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 When life leaves us blind. Love keeps us kind. - Blood

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Keith P. Alayn
Petite pluie



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Emploi/loisirs : La peur est mon loisir. Surtout quand c'est toi qui la ressent.
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MessageSujet: When life leaves us blind. Love keeps us kind. - Blood   Lun 26 Sep - 17:58



    Bang. Quel son commun. Ce n’est pas la première balle qui se fiche dans le mur du Tea Party. Pas la première qui me frôle ainsi. Pas la dernière non plus. Blood. Il n’y a que lui pour tirer aussi rapidement. Aussi précisément. La cicatrice sur mon épaule me le rappelle assez souvent. Je baisse le bras. Lentement. Je savais que le canon de son arme était toujours pointé vers moi. Près à m’assainir la balle fatale au moindre geste maladroit. Je fus presque tentée. Quelle bonne issue de secours à toute cette merde. Ah ah. Keith. Qu’est-ce qui t’arrive pour que des idées pareilles te viennent en tête. Tu dois vraiment être perturbé. Ou effrayé. La ferme. C’est juste la merde. LA BELLE MERDE. J’en ai marre. Et si je me cassé ? Hein. Si je revenais à ma vie d’avant. A ma liberté. Sans attache. Sans contrainte. Sans autres instinct que celui de survie. Sans sentiment. Tu n’y survivras pas. Ça te tuais. Je sais. Mais tout était tellement plus facile. Juste m’enfuir, me couper de tout ça.

    When you feel you're alone. Cut off from this cruel world. Your instincts telling you to run.


    L’ordre claqua. Dehors. C’est ironique quand même. Moi qui voulait tant m’enfuir. Voila qu’on me demandait. Non. Qu’on m’ordonnait de quitter le Tea Party. Je sors d’un pas lent. Décidé. Mes yeux fixant la porte vitrée. Pas un regard vers les autres. Pourtant je te les sentais. Pourtant je les devinais. Elle devait être perdue, un peu perturbée par la situation. Il devait avoir les larmes aux yeux malgré son incroyable courage précédent. Elle devait préparer derrière ses deux yeux cyans mille et une façons de me le faire payer. Il devait agir en bon paternel avec le gosse, un regard rassurant poser sur lui. Il devait attendre les ordres du grand patron. Je respire une grande bouffée d’air, me posant contre une des barrière séparant la rue du trottoir. Je regarde l’intérieure du tea party. Comme si tout cela était devenu un monde bien différent du mien. Comme si tout changeait d’un coup. Est-ce que j’étais en train de tout perdre ? J’étais devenu si faible. Et en même temps si fort. Oui. La faiblesse des sentiments. Qui m’avait apporté des alliés non négligeables. Et une stabilité nécessaire. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Keith. Quoi ? Qu’est-ce que tu as encore toi ? Hein ? Tu en as pas marre de venir me rabâcher ta bonne parole à longueur de journée. HEIN. TU PEUX ME DIRE CE QUE JE PEUX FAIRE LA. MAINTENANT. Hein. Pour une fois. Est-ce que tu pourrais arrêter de me provoquer et me dire simplement les choses. Keith. Quoi…? Blood est là. Fait lui confiance. Je lève les yeux. Oui. Il est là. Devant moi. Froid. Mais c’est normal non ? Après tout ça. Je sens sa main attraper fermement mon poignet Je le suis. Je crois que je l’aurais suivis jusqu’en enfer. Ce n’est pas la première fois. Tu lui fais confiance. Oui. Tu as raison. Encore. Je lui fais confiance. Même si c’est pas toujours rose. De toute façon c’est laid le rose. Ouais. T’as raison, c’est laid le rose. J’avance, suivant cet homme. Une ruelle. Le genre du ruelle comme on en trouve souvent. Des poubelles. De la poussière. Un air inquiétant. Une ambiance pesante. Le genre de ruelle où on rencontre les mauvaises personnes. Etrangement. Celle ruelle à une autre signification pour moi. Oui. Cette ruelle là où tout avait commencé.

    Listen to your heart. Those angel voices, They'll sing to you, They'll be your guide. Back home.


    Retours aux sources. Dans cette ruelle ou tout avait commencé. Ou la vie avait pris un nouveau tournant. Oui. Cette ruelle où cet homme était venu me chercher, où cet homme m’avait tout offert. Une maison. Une famille. Une stabilité. Des sentiments. J’avais bien plus appris en ces quelques mois passés ici qu’en vingt ans de vie. Et je méritais parfaitement ce regard. Je méritais parfaitement ces menaces. Je méritais parfaitement ce sentiment étrange qui me tiraillait le cœur depuis plusieurs minutes déjà. Ce regret. J’étais un sociopathe. Aucun regret. Aucune attache. Et pourtant. Le fait d’avoir touché ainsi Lyle. Le gosse. Je me sentais mal. Juste mal. L’amour fraternel dirais-t-on. Je n’ai jamais eus de frère. Je n’ai eus de famille. Avant cette ruelle. Avant Blood. L’amour rends gentil. Trop gentil. Mais. Je ne regrette rien de tout ça. Au contraire. Je ne m’étais jamais rendus compte de tout cela. De toute cette importance qu’ils avaient pris. Autant qu’ils sont. Ces personnes rencontrées ici. Avec leurs caractères. Leurs histoires. Nos relations. Relation. AH AH. Juste ça. Je n’avais eus de relations avec les gens avant. Juste un rapport proie victime. Juste un rapport employeur employé. Tu n’es pas si méchant que ça en fait Keith. Non. Personne n’est totalement noir ou blanc. C’est ce que j’ai appris ici. Il y a du bon en chacun. Même en moi. Comme il y a du mauvais. Même Lyle et ses yeux larmoyant doit avoir un sombre côté. Et pourtant. Je reste celui que je suis, avec ses pulsions. Même si une partie de moi est... gentille.
    Il me relâche. Je recule un peu. Tourne en rond dans cette ruelle. Comme un loup pris en cage. C’est un peu le cas. J’ai trop de chose qui me passe en tête. Trop de réflexion. Trop de question. Trop de souvenir. Trop de sentiments. Contradictoire. L’envie de m’enfuir. L’envie de rester. L’envie de meurtre. L’envie de tendresse. L’envie de tout casser. L’envie de calme. L’envie d’hurler. L’envie de silence. L’envie de tout déballer. L’envie de me renfermer. Blood soupire. Parle. Calmement. Ah ah. Toi aussi tu demandes. Pourquoi elle est encore en vie. Si seulement je savais. Si seulement je comprenais pourquoi je n’y arrive pas. Pas l’envie qui m’en manque. Non. J’ai envie de la tuer. Chaque nuit je rêve de sa mise à mort. Plus horrible chaque jours qui passe. Chaque jours j’imagine son sang parcourir sa peau pâle. J’imagine ses cris de douleurs déchirés la nuit. Et j’adore ça. Mais. Je n’arrive jamais à aller jusqu’au bout. Je n’y arrive pas. Et je hais ça. Ce sentiment, cette sensation, ne pas finir ce qui est commencé. Je hais tout ça.

    « Non. Je ne l’ai pas tué. Et pourtant. Ça me hante. J’en crève d’envie. De la frapper. De la tuer. De la voir souffrir. Je veux sa mort. J’en crève. J’en rêve. Ça m’obsède. Sa souffrance. Mais, j’y arrive pas. J’y arrive pas. Je deviens trop faible. »

    When life leaves us blind. Love keeps us kind, It keeps us kind.


    Je donne un coup de pied rageur dans une boite en carton trainant par terre. Celle-ci s’envole et s’écrase contre un mur. J’ai l’impression d’être un vieux jouet cassé. Comme ces robots avec lequel Lyle aime jouer. Qui après un coup trop violent finisse par déblatérer des conneries sans sens ni profondeur. Leurs mécaniques rouillés et déranger. Ne marchant plus droit. Leurs têtes tournantes à 380°. Leurs voix partants des aigus aux graves. Juste un petit jouet déglingué. Ne sachant plus quelles sont les bonnes réactions. Ne sachant plus qu’elles sont les bonnes pensées. Ne sachant plus quelles sont les bonnes sensations. J’écoute Blood. Oui. Je sais tout ce qu’il me dit là. J’ai eus le temps de réfléchir ces dernières minutes. Et je sais qu’il sera là. Comme j’ai été là. Comme il a toujours été là. Je sais aussi qu’il ne sera pas le seule. Tous les autres seront là à leurs manières. Même Sei. C’est juste. Un nouveau combat. Une nouvelle bataille. Et pourtant. Et si le guerrier principale n’avait pas les armes suffisantes pour réussir ce combat. Si son épée était trop brisée. Et si son passé était trop lourd pour lui. Si se retrouvait face à ses vieux démons était trop oppressant. On a beau être une armée. On ne peut pas prédire les actions des guerriers aux yeux assombris par le passé et ses cicatrices. Je tourne le dos à Blood, observant le mur devant moi. J’étais dans une impasse. C’est bien le cas de le dire. Une putain d’impasse. Dans tous les cas je souffrirais. Dans tous les cas je ferais souffrir. Dans tous les cas sa finira sûrement mal. Comment, avec de tel élément, suis-je sensé prendre la bonne décision. Hein. Franchement ? Je soupire, ne quittant pas du regard ce mur poussiéreux.

    « Et si les abandonner était l’acte le plus responsable dont je suis capable, qu’importe si cela me fait souffrir. Blood. Tout cela n’a rien de sain. Papa comment t’as connu maman ? Oh rien je l’ai violé dans sa chambre au milieu de la nuit et j’ai recommencé dans un cinéma. Et je rêve chaque nuit que je la tue. Qui te dis que dans dix ans elle ne se suicidera pas parce que mes pulsions sont trop fortes et que aimer signifie faire souffrir ? Ma mère à façonner un monstre, l’histoire à de grande chance de se répéter. »

    When you suffered enough And your spirit is breaking. You're growing desperate from the fight.


    Je me retourne vers lui. Vers Blood. Vers celui que je considère comme mon père. Même si il n’y a pas les liens du sang. Il y a ceux du cœur. Je le regarde dans les yeux. Je suis calme à présent. Les idées plus clairs. Beaucoup trop clair. Sur tout ça. Sur notre situation. Sur nous-même. Je sais que j’ai une famille. Une belle famille. Avec des caractères uniques. Même mes ennemis sont dans ma famille. Faut le faire. Et pourtant. Cette famille est une raison de plus de ne pas croire en tout ça. C’est fou quand même. Mais. On a rien de gens normaux. On a rien de ce gars qu’on croise dans la rue ou de cette femme qui tient une boulangerie. Nos préoccupations ne sont pas les mêmes. Nos occupations ne sont pas les mêmes. Le sang sur nos mains n’est pas celui d’animaux. La poudre blanche sur notre visage n’as rien de farine. La bosse sous notre vestes n’est pas causé par un portefeuille. Cette situation n’as rien de normal. Nos vies n’ont rien de normal. Nous ne sommes pas normaux au sens propre du terme. Jamais nous ne pourrons avoir une vie aussi banale que la population de cette vie. Toujours dans l’ombre. Toujours à l’affût. Les muscles prêts au moindre bruit. On ne change pas ce qu’on l’on est. Mais on est pas obligé d’impliquer les gens là-dedans. Nous avons fait nos choix. Nous n’avons pas à les imposer aux autres.

    « Regarde-nous Blood. Notre famille c’est le chenil des chiens errants. Chacun d’entre nous trimballes des valises plus sanglantes les unes que les autres. On est des mafieux, des tueurs, on trempe dans des affaires plus noires que le charbon. Comment veux-tu qu’un gosse né d’un viol grandisse convenablement dans une famille où on sort les flingues et couteaux dès que le réveil sonne trop tôt. Merde. Les chances de survivre aux jours suivant sont si faible que j’ai déjà un testament de prêt depuis mes seize ans. Un gamin ne devrait pas vivre en voyant son père revenir couvert de sang la vie aux bords des lèvres. On sera toujours les méchants dans l’histoire. Ce n’est pas à moi de décidé. C’est à elle de savoir si elle veut réellement être impliquée dans cette vie. Avec les risques qui vont avec. Y compris le risque que je resterais à jamais. »

    Remember you're loved And you're always will be. This melody will bring you right. Back home.

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Blood Nightmare.
Chapelier Fou et Chef Mafieux.

Chapelier Fou et Chef Mafieux.


: Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.
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MessageSujet: Re: When life leaves us blind. Love keeps us kind. - Blood   Mar 27 Sep - 18:17

    « On veut savoir courir grandir sourire, Et dans la vie être libre. Faire en sorte d’être rapide, Faire vite et être en règle avant de partir.
    Mauvaise humeur que tu traînes, Impossible sur les problèmes. On aimera s’échapper s’évader crier haut et fort qu’on en a assez, De trimer toute l’année avancer reculer;
    A chaque jour suffit sa peine »

    Keith, tu ne parles pas autant d’habitude. Tu t’exprimes plutôt avec un regard intrigué, dédaigneux, intéressé. Mais pas autant de mots, pas autant de… Bon sens ? Non, pas autant de fatalité je dirais.

    Blood s’adosse au mur crasseux, sur lequel est collé une affiche à moitié déchirée et dont les graffitis sont presque tous effacés par la couche de crasse urbaine. Il regarde le ciel, dans lequel d’effiloche quelques nuages blancs sur le bleu déjà un peu pâle de l’horizon. Tu reste silencieux, mais pas vaincu. Comme disait Alice, il suffisait d’organiser ses idées pour pouvoir espérer entrevoir la vérité, et la fin de la misère. La misère, dans laquelle avait grandit Blood. Il s’en souvenait encore, elle restait, imprimée dans sa chair, son cœur et son âme. Toute son enfance respirait cette misère crasseuse et poussiéreuse, ces rêves inachevés, comme déformés, tel un fœtus sortant du ventre de sa mère par une fausse couche. Des rêves et des espoirs avortés, remplis de cette même et immonde couche nauséabonde. Le chapelier prend quelque chose dans sa poche, un paquet de cigarettes. Tiens, tu te remet à fumer, Blood ? Ça faisait longtemps. Oui, tu rabache à Lev que ça reste sur le palais et ne permet pas au goût rond et doux du thé de l’atteindre réellement. Lui, qui ne boit que du café. Un café fort et noir, dans lequel on plonge le regard et dans lequel on s’y perd. La fumée s’étire dans un élégant panache, comme si elle devenait plus souple, plus ample, face à son illustre propriétaire. Il replonge son regard bleuté dans les yeux vairons de Keith. Cette cigarette, celle qui avait privé ce garçon de sa vue, et accessoirement de sa vie. Il inspire profondément, prenant de longues respirations, comme si le temps lui-même se consumait au bout de ce bâtonnet incandescent. Les secondes fuient et défilent au fur et à mesure que la chaleur, entretenue par les poumons du mafieux, brûlait la petite fille, dans sa robe blanche et orange. Il se souvenait, ce soir d’hiver, quand il avait recueilli son fils ici, dans cette ruelle respirant la crasse. Il y avait sa victime, une autre que la mère de son enfant, dans sa période où même le plus grand océan ne pouvait étancher sa soif de sang. Il se souvenait de ce regard vairon sauvage, intrépide, cruel et indiscipliné. Il se souvenait de l’étrange facilité avec laquelle il avait maîtrisé le vilain garnement. Il souriait à ce souvenir perdu, ce sentiment de nostalgie incongrue. Non, il ne regrettait pas cette époque, loin de là. La route pour dompter le loup sauvage avait été rude, et lui faire raconter son passé l’avait été davantage. Et malgré tout, malgré la situation, malgré l’étrange paternité de Keith, Blood souriait. Il souriait en regardait le ciel, et les nuages s’effilant et s’étendant comme des flanelles de robes du XVIème siècle. Il pouvait presque apercevoir le sourire carmin d’une grande dame dans ces cieux décidément peu cléments. Le chapelier avait cette étrange expression, qui lui était propre dans les moments décisifs mais dont il savait, il y aurait toujours une issue. Un mélange de profonde mélancolie, comme un deuil de lui-même, et de ce sourire profondément reconnaissant, cet étirement des lèvres vers la droite et la gauche, comme une ébauche d’un sourire. La joie mélancolique, et peut être résignée, d’un certain côté.

    - « Keith, pour toi, qu’est-ce que la normalité ? »

    Il laissa passer quelques secondes, mais le garçon ne lui répondait pas. En fait, Blood n’attendait pas de réponse, et ça, son fils le savait très bien. Il joua quelques secondes avec sa cigarette, qu’il fit tournoyer dans ses doigts et dont la fumée s’étirait comme le ruban d’une gymnaste. Le chapelier continua.

    - « La normalité, pour moi, ce n’est pas tant mon métier. Quoi que nous fassions, nous sommes normaux, car nous sommes humains. Toi qui t’étais enfermé dans cette affreuse barrière de métal et de fer, dans cette forteresse que tu croyais indestructible, avant de t’aventurer ici. Cette normalité, est la même pour nous tous, et malgré tout, elle reste ancrée en nous. Ou alors au contraire, nous ne sommes pas normaux, et rien de cette vie n’est normale. Trouves tu normal la société actuelle de n’importe qui, en dehors de notre contexte ? Que serais-je devenu, sans cette alternative qui finalement, s’offrait, et s’offre à toi comme un quelconque métier ? On broyes les enfants de nos jours, comme de petites sardines dans de jolies boites de conserve. Si tu abandonne cet enfant, tu ne perdra pas que lui, mais aussi une partie de toi-même. Tu auras prouvé à ta mère qu’elle avait raison, si tu fais ça , tu lui prouves que tu ne peux pas vivre sans elle et son souvenir. Mais en plus, tu rejoins le modèle prédéfinis de ce père trop lâche pour intervenir. Et je sais, que tu n’es pas un lâche. Ta mère, Keith, à façonner un monstre, mais ce n’est pas pour autant que tu en es un. »

    Il connaissait le passé du garçon depuis longtemps, mais ils ne l’avaient pas ressortis depuis. Gardant de silence religieux et respectueux que les êtres ont envers les blessures secrètes. Blood était en colère, contre cette mère inhumaine, contre ce père incapable et dont-ils n’avaient laissé que ce fils trop grand et à la fois trop petit. Keith avait cependant raison sur un point, le Tea Party était devenu un chenil. Mais le patron, malgré qu’il aimait ces chiens blessés et dont il avait pansé les blessures unes à unes, était, dans un but à la fois caché et évident, des armes. Keith aussi devait le savoir, et malgré tout, il régnait une certaine stabilité là bas. Dans ce fameux chenil bon enfant. En ce qui concernait le réveil, il était vrai que Vladimir avait grand besoin de sommeil, et que le réveiller trop tôt pouvait occasionner quelques travaux, mais rien de bien méchant. Il assimilait les informations, ralluma une autre cigarette et éclata de rire. Tu es étrange, Blood. Dès que tout vas mal, tu vas bien. Non, je n’irais pas jusque là, mais, je préfère juste garder quelques rires pour les jours sans joie.

    - « Et bien nos valises ? »

    Il regarda Keith, droit dans les yeux, de ce regard éteint comme le mégot de sa précédente cigarette sur le sol. Droit dans ce regard unique et bleu comme un océan, ouvert tellement grand comme un immense océan.

    - « Nos valises, mon enfant, nous ne pouvons que les porter. Si cet enfant doit en avoir avant de naître, il ne sera pas non plus seul pour les porter. Notre passé, nous ne pouvons que nous y accoutumer, que abdiquer à le supporter. »

    Il jeta la donzelle à peine allumée au sol, et malgré sa chute, elle continuait de dégager cet élégant panache de fumée. Blood se rapprocha de son fils et lui murmura à l’oreille tout doucement, commençant à passer ses bras autour de son cou.

    - « Que peut espérer un enfant des quartiers défavorisés dans la loi des gangs ? Que peut espérer un deuil inachevé depuis tant d’années ? Que peut espérer un pauvre gosse dont les seuls talents dont il est sur est savoir manier le pistolet et le sachet de thé dans cette impitoyable vie ? Et pourtant, il est là. Que peut espérer un marmot programmé à chacun de ses faits et gestes ? Que peut il espérer alors que sa vie entière n’est qu’un mensonge, jusqu’à sa véritable identité. Que peut il faire face à ce passé tellement sanglant que celui-ci vas même jusqu’à recouvrir ses cheveux et ses vêtements ? Et pourtant, il est là. Que peut imaginer une enfant fausse, tellement fausse, qu’elle ne croit même plus se reconnaître dans un miroir, tellement grand et tellement couvert de dorure par ses excès qu’elle se demande si elle n’est pas faite de cette même matière que les mannequins. Dans quel monde vit-elle, dans cette bulle dans laquelle elle s’est isolée comme dans une chambre d’hôpital, cette même chambre d’hôpital dans laquelle, finalement, elle a laissé son âme. Et pourtant, elle est là. Que peut imaginer un enfant des rues, obéissant aveuglément à son effroyable doppelgänger et aux mêmes lois que le précédent. Dans un monde où il s’est gelé, comme sa croissance psychique, essayant d’échapper à cette réalité, à ce wonderland de l’horreur. Et pourtant, il est là. Et enfin, comment ce marmot quasiment aveugle, torturé par cette enfance cruelle, dans lequel il est prisonnier et dans lequel il s’enferme autant qu’il essaye de s’en échapper. Dans ce monde où il ne peut se permettre la moindre maladresse, croyant encore qu’un coup pourrait lui être infligé, alors que ce n’est plus qu’un terrifiant fragment de mémoire. Terrorisé par l’avenir, ancré dans le passé, et pétrifié par le présent. Et pourtant, il est là. Juste devant moi. »

    Blood, derrière ce sourire doux, ce visage presque bienheureux, retenait ses larmes, qui elles, ne transparaîtraient jamais.

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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: When life leaves us blind. Love keeps us kind. - Blood   Mer 28 Sep - 22:44


    Spoiler:
     


    Depuis quand je parle autant. Depuis quand j’ai autant de chose à raconter. Depuis que je dis des choses pareils. Depuis que tu les as au fond de toi. Toutes ces questions. Toutes ces remarques. Toute cette éducation qui t’as façonné lentement. Elle a bien réussi son compte. Au final. Regarde-toi. Ouais. Mais je vaux mieux qu’elle. J’ai toujours valu mieux. Pour ça que j’ai gagné. Echec et Mat hein. Prise à son propre piège. Elle l’espérait. Oui. Je sais. C’est ce qu’elle attendait. C’est ce qu’elle avait toujours attendu. Mourir avec une certaine fierté. Celle d’avoir fait de moi cet être calculateur et capable de franchir les limites de la morale. Cette femme était réellement cinglée en y pensant. Eduquer un enfant dans le but qu’il vous tue. Dans le but qu’il vous surpasse dans toute votre putain de vacherie. Oui. Cinglée. C’est le mot. C’est une femme quoi. Ah bah voilà. Sa fait longtemps. Ta misogynie m’avait manqué. Vraiment ? Non. C’était de la pure ironie. Au fond tu es toujours le même petit macho prétentieux. Kufufu. Ouais. Au fond j’ai pas tellement changé. Juste qu’à présent le reste du monde peut voir à quel point tu es un sale gamin insupportable. Tu ne te caches plus dans des ruelles comme celle-là. Tu ne te contente plus de la laisser le chasseur attraper son quota de viande fraiche. Et je dois ça à cet homme-là. Adossé au mur, une cigarette à la bouche. Depuis quand tu fumes Blood ? Ça te donne un air classe, mais toi l’incurable amateur de thé tu ne risques pas de faussé le gout de tes breuvages ? Est-ce que tu te rends compte à quel point je suis fier que tu m’es trouvé ici ? Qu’importe tes d’essaims. Qu’importe tes réels buts. Je me doute. Comme n’importe qui au tea party. Que tu ne nous as pas recueillis pour te servir de serveur ou de femme de ménage. Même Lyle doit le savoir, pour dire. Nous sommes une mains d’œuvre non négligeable pour les affaires sombres du chapelier. Des experts dans leurs matières. Même Sei peut avoir son utilité. Pour dire. Macho. Nan mais c’est vrai. A part rayer ma moto et jouer les baby-sitters pour Lyle, elle fout quoi ici ? T’es grave Keith. Tu n’as réellement rien remarqué. Faut vraiment que tu essayes de t’intéresser aux autres. Tu crois aussi que Lyle est un gentil garçon un peu enfantin ? Bah. Oui. Idiot. Aveugle. Je m’occupe plus de toi. Il me regarde, dans les yeux, de ses yeux bleus. A quoi penses-tu Blood ? A ce que j’ai dis. A toute mes réflexions ? C’est étrange mais. Je me sens plus calme. Apaisé. Il fallait que sa sorte. Que tout cela sorte. Dans le seul espoir que tu détruises tout cela de tes belles paroles. Alors. Qu’est-ce que tu attends. Toi. Blood. Le chapelier. Le patron. Le big boss. J’affiche même un léger sourire. Oui. C’est con. Mais j’attends que tu détruises mon argumentation. Que tu me rappelle que penser tout cela est stupide. Qu’il y ai juste une chance que cela ne se passe pas mal. Qu’il y ai un… espoir.
    La normalité ? La normalité c’est cette chose fade. Ce n’est pas la normalité ça Keith. C’est la routine. C’est pire que la normalité. Ah. Oui. C’est vrai. Je déteste quand tu es plus intelligente que moi. Oh. J’ai tellement envie de te sortir de ces choses-là Keith. Hein ? Tu viens d’avouer que j’étais plus intelligente que toi. Ouais pas tant que ça quand même mais où est le rapport ? IntelligentE. … T’es ma conscience, mots féminin. Et là tu viens d’avouer que tu avais une partie féminine en toi. Sei dégage de ma tête. Putain. T’es vraiment une fille. Aussi chiante que ça. Laisse-moi tranquille. C’est pas le moment. Blood continue, sans avoir eus de réponse. Comme si il en attendait. Plus les minutes passaient. Plus l’idée d’un gosse me plaisait. Je n’y avais jamais pensé. A 21 ans on ne pense pas à ça. Et je suppose que Mitsuki n’y pensait pas non plus avant que cela ne lui tombe dessus. Elle devait être dans un sacré état en ce moment. Abandonner un enfant. Je me suis toujours sentie abandonné. Par une mère qui ne m’aimait pas. Par un père qui n’avait pas la force de m’élever. Je ne voulais pas être comme eux. Je voulais avoir ce courage. Avoir cette force. Faire mieux qu’eux. Prouver que toutes leurs conneries avaient fait de moi quelqu’un de bien. Enfin. Autant qu’un tueur puisse être bon. Mais. Comment dire. Que je n’étais pas si irrécupérable que ça. Je voulais croire aux paroles de Blood. Je voulais vraiment y croire. Mais est-ce que j’y arriverais ? Je suis juste réaliste. Terriblement réaliste. C’est peut-être dans la nature humaine de procrée. Ce n’est pas dans la nature de chaque humain de pouvoir élevé un gosse. Je reste silencieux. Ecoutant attentivement les paroles de Blood. Oui. J’avais envie. De le garder. Non. J’avais pas envie. De l’abandonner. Mais l’envie ne fait pas tout. Non. Je suis trop cassé.
    Il continua à parler. Parlant des valises. Passant ses bras autours de mon pas. Tu fais peurs des fois Blood. Franchement. Je n’ai pas la proximité. Je n’aime pas qu’on me touche en faites. Mais là. Là. J’étais trop omnibulé par les paroles qu’il dégageait au creux de mon oreille. Oui. Je reconnaissais la plupart des membres du tea party. Blood. Je connaissais Blood. Son passé. Sûrement partout. Mais je savais que je faisais partie des rares à connaître ces quelques parties de sa vie. Tout comme je savais qu’il était un des rares à connaitre tout de mon histoire. Tout de mon enfance. Tout de mes talents. Tout de mes faiblesses. Tout de mes peurs. Tout de mes forces. Tous mes démons. Lev. Je ne savais pas grand-chose de l’épouvantail *PAN* rouge. A part sa tronçonneuse. Mais je me doutais que le sang devait recouvrir ses souvenirs comme il recouvre ses vêtements. Je l’ai vu sur le terrain. Je l’ai vu agir. Personne n’agis comme ça impunément. Asamé. La belle Asamé. La classe incarnée. Et pourtant. Si particulière. Si absente. Ailleurs. Je sais qu’elle était avec Sei. Elles se ressemblent peu. Et pourtant. Il y a ce lien entre elle auquel je ne comprends rien. Sei en parle peu de sa belle grande muse. Mais je sais qu’elle me hait pour ce que j’ai fait. Et je la comprends. Lylou. Je me rends compte que je ne sais rien de cette tornade aux yeux rouges. Et pourtant. Si il est là. Au tea Party. C’est que le sang ne doit pas lui être inconnu. Mais comment. Comment cet être plein de vie et de sourire pourrait avoir derrière lui de ces valises ? L’homme est-il réellement capable de sourire aux pires souffrances ? Je crois que j’aime ce petit gars. Cette force. Ce caractère. Cette capacité à positiver. A etre heureux. Je l’aime. Je l’admire. Je le jalouse. Moi. Bien sûr. Moi. Enchainé à des souvenirs et des cicatrices. Enchainés à des idéaux inculqués. Enchainés à des douleurs. Enchainé à cette perfection. A ce comportement sans faille. Aucune erreur. Le contrôle. Toujours le contrôle. Ouais. Décidément Blood. Ta parole est sagesse. Je le regarde. Il sourit. Je souris ç mon tour. Ce genre de sourire que je n’affiche jamais.

    « Que peut espérer un enfant naissant d’un viol ? Que peut espérer un gosse vivant d’un père tueur dans une famille de mafieux ? Il peut espérer acquérir de notre force. De notre grandeur. De notre profondeur. Il peut vivre avec la fierté d’une vie unique. Il peut apprendre de nos expériences. De nos erreurs. Plus que de celle de n’importe qui. Il peut nous balancer ses valises à la gueule et nous rappeler que ce n’est pas nos parents qui font ce que nous sommes mais décidé de lui-même ce qu’il veut être. Je veux donner une chance à ce gosse de vivre dans un lieu à part où il pourra être qui il veux sans chaine, qu’importe les mensonges et les secrets. »

    J’ai l’impression de raconter de la merde. T’as pas tort Keith. Faut dire que la joueuse en a un peu ras le bol de ce rp. Ouais. Elle me fait dire de la merde. Elle me me paiera. Je me gratte l’arrière du crâne. Ajustant un peu plus mon épi naturel. J’ai bien envie de me laisser pousser les cheveux. Je sais c’est un hs total. Mais sa m’irait bien les cheveux long non ? Je repose mes yeux sur Blood. Un instant. Je suis un peu… gêné. Je pense encore à toute à l’heure. A la gifle. Je n’ai jamais voulu lever la main sur Lyle. Jamais. Je… regrette. Quel étrange sentiment. C’est horrible les regrets. Ah ah je suis fautive. Bien sûr. Il n’y a qu’une conscience qui cause les regrets. Et t’y arrive même sans parler. Je n’ai pas besoin de parler. Tu as sentie ma désapprobation lors de ton geste. Et pire encore. La tienne.

    « Je regrette. Vraiment. Pour Lyle. J’irais m’excuser. »

    Et cette phrase à elle seule était un renouveau. Pas difficile à dire. Au contraire. Tellement facile. Parce que c’était Lyle. Parce que c’était mon Bro’. Le gosse. Et parce qu’au final je m’étais attachés à ces zozos cinglés et mafieux.
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When life leaves us blind. Love keeps us kind. - Blood
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