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 - Entre rêve et réalité ? [ Soren ]

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Misao Kiyomizu
Farewell, Darling.

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Did you ever see an asparagus ?

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MessageSujet: - Entre rêve et réalité ? [ Soren ]   Mer 10 Aoû - 20:09

    Car il suffit parfois de prendre son envol pour arriver à l’endroit tant désiré. Une petite touche d’envie profonde que personne ne pourrait disgracier. Quelque chose de pensé et gravé. Un moment d’inquiétude… puis tout s’envole. Des lettres, des mots, des phrases, tout se dilate dans le ciel, pour finir en parfaite fumée. Triste et la vie, mais si vous n’êtes pas un minimum entêté, vous n’arriverez à rien. Telle est la dure réalité. Il faut le vouloir pour l’avoir, ou bien tout simplement être doué et riche. Car sinon… rien ne peut vous appartenir. Même pas l’avenir que vous auriez tant visé. C’est pour cela qu’il ne faut pas confondre : rêve et réalité. Car les capacités s’entremêlent souvent à ce sujet. Pour vous agacer, pour vous semer d’embûches, tout comme peut-être vous aider.

    Tu rougis sous la gêne lorsque quelque chose d’honteux sort sans le vouloir de ta gorge. Tu te sens mal. Mais ce n’est rien, car au fond, même ton subconscient a son opinion et souhaite le partager. Tu n’as pas à t’en vouloir. Après tout… c’est qu’il y avait un élan de vérité dans la question dite. C’est ainsi que l’amour a été conféré. Pour stimuler ce subconscient et le pousser à sortir. Comme il vient de le faire avec moi. Et pourtant… pas avec la personne dont j’aurais rêvé. Non… pas du tout même… il était gamin, capricieux, sensible. Moi je voulais à la base quelqu’un qui sache me tenir tête… et pourtant. Cupidon choisit parfois mal ses cibles. Ou bien, le fil de la destinée, mal son partenaire. Mais bon… je suis amoureux, et ainsi donc, mes ailes ont été reposées sur lui, ma main sur son épaule. Je suis là pour sécher les larmes qu’il laisse couler. Pour faire renaître sur son visage le sourire éblouissant qu’il partage tout le temps. Cela fait mon petit bonheur je dois dire. Oui. C’est cela… le bonheur. Cette chose que je n’avais connue qu’en me basant sur les ébats sexuels, mon travail et bien évidemment la moto. Niant l’amitié et par-dessus tout l’amour. Il faut croire que j’ai raté pas mal de choses, en sentant mon cœur palpiter au fin fond de ma poitrine. Ce n’est pas quelque chose de désagréable. Jamais il n’avait été comme cela. Jamais quelqu’un ne m’avait autant atteint. Par des pleurs, des rires, des colères… j’étais pour la plupart du temps insensible. …Ce que je suis encore, ne vous méprenez pas. Mais… quand on sent le doux contact amoureux, cela nous donne tout de suite l’image d’un apaisement constant, et il vous arrive de sourire pour on ne sait quelle raison… ce que j’étais incapable de faire. De partager. Oui… C’est ça. L’incompréhension arrive donc aux pieds d’un psychologue. N’est-ce pas d’un certain ironique ? Le psychologue qui n’arrive pas à résoudre des inéquations infinies. Qui n’a pas de réponse amadouantes. Les soupires s’échappent, la sueur s’esclaffe.

    L’appétit rongeait mon estomac tout comme mon moral. Pour y remédier, je décidais d’emmener mon « petit ami » dans une pâtisserie. Celle qui se trouvait en plein centre-ville. La meilleure de la ville appelée : « Petit Chou à la Crème. » … bon d’accord, je l’admets, le nom laisse vraiment à désirer, mais à l’intérieur, c’est tout autre chose ! Vous verrez par vous-même ! J’étais monté sur ma moto, enfilant mon casque, tout en attendant que Soren me rejoigne avec un certain empressement dans mon ton, lorsque je lui dis « C’est quand tu veux ! » Après cette exclamation, il posa rapidement le casque noir que je lui avais prêté sur la tête, et d’un pas hésitant, monta sur mon engin, tout en s’accrochant à moi, me confiant sa peur, comme il l’avait toujours fait. Comme quoi, beaucoup de choses ne changeront jamais, ce qui n’est pas plus. C’est mieux ainsi après tout… J’avais déjà démarré ma moto, le moteur ronronnait de tout son cœur, ce qui fit rire mes oreilles. Je me prononçais par un simple « Hmn… » Avant de m’envoler sur la route à une vitesse ahurissante. Oui, j’aimais la vitesse. La moto, l’air libre qu’elle me faisait partager. Sur la route, où je rencontrais quelques voitures, je slalomais élégamment et avec grande facilité tout en riant. Je crois que… seul la moto peut afficher sur mon visage une telle mine enjouée. C’était mon petit monde après tout… ma vie en dehors du boulot. Faire le tour du monde en moto ne me dérangerait pas du tout, au contraire même… Je profitais de mon élan de joie et d’une route suffisamment longue et plane pour me retourner, grand sourire aux lèvres, bouille illuminée vers Soren pour lui dire d’un ton ébahi de bonheur et les yeux pétillants.

    « Ne sens-tu pas cet air pur ? Cela nous donne l’impression de voler ! »

    Puis, je me retournais vers la route, entamant un nouveau virage. Mon rire s’encra sur le chemin, les traces des roues de mon engin tout également. Après certes moins de temps que l’allée, nous arrivions enfin à destination. Et par chance, une place était libre pile devant la pâtisserie. Je m’empressais à faire un créneau avec une véritable souplesse et facilité, puis, j’enlevais la clé pour la fourrer dans ma poche. Je descendais aisément de mon moteur à deux roues, puis, voyant Soren légèrement crispé, je l’aidais à le descendre comme un prince l’aurait fait à sa princesse. Je détachais le casque, tout en lui remettant dans sa main. Il était clair que je n’allais pas les laisser dehors ! J’enlevais à mon tour le mien, remettant par la suite sur mon nez mes lunettes. Je coinçais mon casque dans l’un de mes bras tout en attrapant la main de Soren pour le tirer vers l’entrée de la pâtisserie. Lorsque je poussais la porte, la petite cloche fit son train train habituel, j’alarmais donc les pâtissiers qui nous accueillerent avec de grands sourires. Je les connaissais assez bien. Je venais souvent ici après le boulot. Me désaltérer et manger quelque chose de sucré. Et oui, malgré tout apparence, il se trouve que je suis assez gourmet…

    La pâtisserie était magnifique, d’un blanc immaculé, les plats en argents, les tables ornées de décors et d’ustensiles innombrables et magnifiques avec des nappes tout aussi blanches que le reste. Tout cela était un véritable plaisir pour les yeux. L’odeur était prenable et faisait geindre mon estomac, et le goût était parfait. Certes, pour tout dire de manière simple : Cet endroit est un éveilleur de sens.

    Je saluais tout le monde en me courbant doucement et avec une certaine élégance qui vraisemblablement leur plût, accompagné d’un petit sourire neutre qui fit rougir les demoiselles. Puis, je tirais Soren vers une table libre, car effectivement, nous n’étions pas seuls ici. Une table légèrement retirée où je m’installais la plupart du temps. Je tirais la chaise de Soren, attendant qu’il s’asseoir avant que je ne daigne poser mon fessier à mon tour. Après quelques secondes, c’était ce qu’il fit. Et moi, je le rejoignais à la chaise d’en face. Les menus aux bords argentés ornaient la table. Je jetais un vide coup d’œil à la carte, même si je savais déjà ce que j’allais commander. Un mont blanc. J’en voulais un. Absolument. Et ici, ils étaient d’un goût divin. Je baissais doucement ma carte pour observer Soren se lamenter. Il était tellement prévisible. Il ne savait pas quoi prendre. Il est vrai qu’ils avaient beaucoup de choix. Le voir ainsi me fit sourire. Je posais ensuite doucement le menu sur la table, posant délicatement mon coude sur la table et mon poigné sur ma joue. Je l’observais encore une fois, ne me cachant point. Il était mignon, vu comme ça. Quoi que… son innocence faisait tout simplement son charme il faut dire. Je finis par lui dire doucement, sourire microscopique aux lèvres. Voir un véritable sourire était tellement rare pour quelqu’un comme moi…

    « Tu as choisi ? »

    Je profitais de ces quelques instants de silence pour regarder par la fenêtre. Regarder les gens, c’était tellement simple pour moi. Les personnes qui s’affichaient par des couleurs voyantes souhaitaient tout simplement qu’on les regarde, ou combattre le regard des autres. Les autres, préfèrent se fondre dans la masse, tout comme certains montrer qu’ils sont riches. C’est assez simple comme fonctionnement. Quelque chose de quotidien dont on se lasse bien vite. L’une des serveuses se rapprocha de notre table, costume de soubrette, joli petit tablier qui s’accordait parfaitement à l’environnement. C’était simple et sympas. Accompagné de son bloc-note, tout le monde l’aurait reconnue, c’était la petite préférée du patron. Arisu. Sourire chaleureux aux lèvres, elle nous adressa la parole.


    « Bonjour Misao, on change pas les bonnes habitudes n’est-ce pas ? »
    « Fort bien Arisu. »
    « Haha, puis-je prendre votre commande ? »
    « Oui… pour moi ce sera un thé noir au citron avec un mont blanc. »
    « Très bien, et ce charmant jeune homme… ? »


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Soren Jones
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MessageSujet: Re: - Entre rêve et réalité ? [ Soren ]   Mer 10 Aoû - 22:23

    Parfois, la joie est tellement intense, qu’on ne sait pas comment l’exprimer. Par des cris, des sourires, en sautillant, en pleurant… On ne sait plus, alors on se contente du minimum. On esquisse un sourire à son partenaire, les yeux brillants, le cœur battant. Cette adrénaline, ce plaisir compresse votre cœur d’une façon plus ou moins agréable. Vous donnant l’envie de hurler votre bonheur aux autres. C’était ce que je ressentais dans ce genre de moment. Une envie incompréhensible d’aborder un passant, rien que pour l’informer, que je suis heureux. C’était futile. Après tout, les personnes comme moi le sont souvent. Il nous suffit d’un petit rien, pour avoir envie de mettre la terre entière au courant. Mais là, ce n’était pas rien. C’était même je dois dire, beaucoup trop. Je planais dans un nuage de douceur. Mes yeux regardaient le ciel bleuté, d’un air rêveur et occupé. J’étais présent uniquement physiquement, admirant les beautés toute simples que la nature m’offrait. En quelques secondes, des réflexions s’enchaînaient dans ma petite tête. Mon cerveau en ce jour, avait reçu de multiples secousses, tout comme mon cœur, qui avait eut le temps de se briser une vingtaine de fois, avant que quelqu’un ne recolle les morceaux en un rien de temps.

    Les gens brisent facilement un cœur, mais la plupart du temps, le laisse comme il est. En des millions de petits morceaux… Et parfois, ils osent repasser devant, sans regrets, sans remords. Avec de l’ignorance, du je-m’en-foutisme cruel. Ils ne daignent même pas poser les yeux sur votre petite personne. Car après tout, pourquoi regarder un être qui n’a plus de véritable cœur ? Cet organe est trop précieux ! Pourquoi les gens sont-ils si méchants ? Et aussi ! Pourquoi certains partent avec ? Hein ? A quoi ca sert de… d’arracher une âme ? De ne jamais lui rendre ? Des personnes sont décédées ainsi ! Elles sont mortes. Mortes d’amour. Le plus gros chagrin, que la planète puisse connaître… J’arrive à m’enfoncer seul… L’amour ne me semblait pas être un beau sentiment par moment. Le mal dominait dans ma tête, quand on parlait de cœur qui battait. De rougissements incessants. J’avais tellement vue de personne, souffrir à cause de ça. Sombrer. Broyer du noir. Et toutes ces choses qui me font plus peur que de perdre ma plaquette de chocolat préféré. –oui vous savez, celle au chocolat au lait avec des noisettes entière dedans !– Aimer, c’était prendre un risque. C’était la première fois que je le relevais. Et j’espère, la dernière. Misao ne semblait pas pourtant, être la personne idéale faite sur mesure pour moi. Il me fallait de l’attention, beaucoup de câlins, énormément d’amour. De preuves. Toutes ces choses que j’attendais depuis ma tendre enfance, que je n’avais put avoir de personne. C’était ce que je voulais en quelques sortes, de mon futur prince charmant. Quelqu’un d’expressif, de protecteur et de doux. De parfait. Il est sûrement imaginaire, ce beau monsieur que je me suis efforcé d’attendre pendant dix-huit longues années. Disney m’a mentit. Disney nous ment ! Le prince charmant, n’est seulement qu’un être fictif. Quoi que… Je pourrais peut-être qualifier mon petit copain actuel, de prince. A partir du moment, ou mon amour lui est confié, et qu’il fait mon bonheur, je suppose qu’on peut appeler ca « l’idéale »… non ?

    Haem, je pense que l’amour stimule mon cerveau. A partir d’aujourd’hui, je pense que je peux commencer un journal intime ! Je pense que je vais en prendre un rose pâle avec un chat dessus, et un gros nœud blanc. Comme celui que j’ai vu à la librairie avant-hier ! Par contre il faut que j’achète un stylo assortie. Peut-être plus foncé que la couverture, non… ? Oh Soren tu t’égards ! C’est vrai, c’est vrai. Sourire toujours accroché aux lèvres, je secoue légèrement ma tête, remettant quelques mèches de mes cheveux comme il faut. J’avais presque oublié, que Misao avait faim, et qu’il m’attendait pour partir dans une « excellente pâtisserie » disait-il ! J’adorais manger. Comment refuser une telle invitation ? Eeh… Peut-être en prenant compte qu’il va encore falloir que je monte sur ce moyen transport immonde. LA MOTO !! Je déteste caaaa ! C’était pourtant, il me semble, le seul engin motorisé qu’avait Misao. Et moi, je ne passerais jamais mon permis. Non ! J’ai peur de conduire une voiture ! En plein Tokyo en plus ? Au Japon ? Jamais ! Jamaiiiiis ! Nya. J’enfilais à contre cœur le casque de mon conjoint, avant d’avancer d’un pas hésitant vers… cette chose qui allait nous conduire au dit lieu. Le premier reflexe que j’eu, une fois posé sur cet engin trop déséquilibré à mon goût, ce fut de m’accrocher sans gêne à Misao. Il faut dire que le contact ne me dérangeait pas. Bien au contraire, le sentir si proche de moi d’un côté, me rassurait. Oui mais… rien qu’un petit peu. A little ! Une fois le moteur déclenché, je serrais un peu plus amant, avant de fermer les yeux pour ne pas voir les rues défiler à toute vitesse. Je sentais notre moyen de transport vaciller, slalomant certainement entre quelques voitures. Je priais Dieu pour ne pas ouvrir les yeux dans ce genre de moment, mis à part si les voitures étaient arrêtées. J’étais plus ou moins… bon d’accord. J’ETAIS peureux dans ce genre de moment. La trouille d’avoir un accident me faisait oublier le bonheur d’apprécier toutes les rues, couleurs, et paysages défilés. Ce qui ne semblait pas tellement être le cas de Misao, enjoué comme rarement sur les routes japonaises bondées. Il tourna son visage rayonnant vers le mien, mes yeux s’entrouvrirent timidement, ne fixant que ce dernier, me disant joyeusement.

    « Ne sens-tu pas cet air pur ? Cela nous donne l’impression de voler ! »

    Impossible de sortir une syllabe du fond de ma gorge. Seul un sourire timide fit son apparition. Mes tremblements commencèrent à se faire sentir au niveau de mes bras. Je m’accrochais d’avantage à lui, d’une manière assez apeuré. Pendant quelques instants, j’ouvris les yeux, profitant du peu de voiture qu’il y avait dans l’avenue ou nous étions. La vitesse était raisonnable, mais les taxis, et le monde refit assez rapidement irruption, pour mon plus grand malheur. Je jetais un coup d’œil rapide vers mon conducteur privé –Bah quoi, c’est vrai ! Non ? – qui s’était retourné vers la route, toujours aussi chaleureux. J’espérais le voir plus souvent ainsi… même si mon stress était au plus haut point, mon cœur se voyait réchauffé, au son de ses dernières paroles dites avec autant de gaieté. Enfin à destination, et une fois garé pile devant la boutique, Misao vint en quelques sortes me secourir. Je le vois ainsi pour tout dire… Descendre de cette moto m’enleva un poids énorme. Je soufflais doucement, tout ça avec un sourire véritablement nerveux. Ca fout la trouille la moto ! Brrr… Je préfère les trains fantômes ! Une fois soulagé, et les pieds sur terre, je retira le casque, secouant la tête. Par la suite, Misao ne tarda pas à reprendre ma main pour me diriger vers l’entrée de la pâtisserie. La délicieuse odeur était particulièrement attirante, on pouvait sentir cet arôme sucré de dehors, ce qui réchauffa mes narines, et provoqua un léger gargouillement de la part de mon estomac. Ayant passé la porte d’entrée, une petite clochette se mit à retentir. Attiré par le bruit, mes yeux se posèrent vers le haut de la porte, regardant cette dernière émettre un dernier son avant de se taire définitivement... Misao ne tarda pas à alarmer le personnel de notre venue. De grands sourires nous étaient adressés. Enfin, du moins, étaient adressés à Misao. Je fis tout de même la même chose, rendant ce geste naturel. Une fois les sourires, et salutations faites –N’oublions pas la politesse !– Nous avancions vers les tables, du moins, Misao me tirait dans un endroit précis, pendant que je regardais avec insistance chaque objet composant cette magnifique pâtisserie. Simple, mais tellement belle… L’odeur, la vue, et la personne m'accompagnant pouvait exactement me faire croire au paradis. Je m’exclamais alors automatiquement devant cette pure beauté, yeux brillants.

    « Waaaaaah ! C’est magnifique ! Je n’étais jamais venu… »

    Me voilà donc devant la table désirée. Un petit coin en retrait des autres clients, qui dégustaient dans le calme leur collation. Je fixais chaque assiette d’un air envieux. La faim montait de plus en plus… Après l’odeur, me voilà confronter à la vue de ces charmants gâteaux. Légèrement dans la lune, je sentis Misao tirer ma chaise pour que je puisse m’asseoir. Regard toujours accroché aux tables voisines, je me posais silencieusement, rapprochant sans un bruit mon siège, saisissant le menu argenté dans mes petites mains. Le menu n’en finissait pas... Beaucoup de choix s’offrait à moi. Mes yeux ne savaient plus où réellement se poser. Mais… qu’est ce que je vais prendre moi ?! Je lisais tout, vraiment tout. Même les petites compositions en italique, sous chaque nom de gâteau. Et à chaque pâtisserie lut, j’étais encore plus indécis. Je relevais mon visage quelques instants, Misao semblait déjà avoir choisit. Il avait vraiment fait vite… Pour ne pas plus le faire attendre, j’enclenchais la vitesse supérieure avant qu’une serveuse n’arrive. Paniqué, mon visage laissait entrevoir mon embarras, et mon doute. Soudainement, la voix de Misao me coupa dans ma lecture. Son ton attirait tout de suite mon regard vers le sien. Ainsi, je pouvais faire n’importe quoi, cela m’amenait toujours à arrêter ce que je faisais.

    « Tu as choisi ? »

    Il souriait. Je devins littéralement écarlate devant cet acte pourtant simplet. Heureusement pour moi, son regard se tourna assez rapidement vers la fenêtre à notre droite, pour regarder je ne sais quoi…

    « Euh… Je ne suis pas très sûr de ce que je vais prendre. Il y a bien trop de… choix. »

    Je tournais la page du grand menu, pour continuer à lire, jusqu’à que j’entende une voix féminine et inconnue. Une demoiselle s’était approchée de nous, sans que je ne m’en rende compte. Je fis un léger sursaut, avant de la regarder. Une serveuse, chaleureuse et souriante, à qui je ne pu rendre un sourire, car son regard ne prit même pas la peine de réellement croiser le mien. J’avais pu apercevoir son prénom pendant la courte conversation que Misao et elle eurent. Arisu. Hm. De plus, j’appris que Misao était un habitué… Je comprenais à présent un peu mieux, pourquoi tous ces sourires lui étaient envoyés à foison. Je chantonnais derrière ma grande carte, toujours sans savoir ce que j’allais prendre.

    « Haha, puis-je prendre votre commande ? »
    « Oui… pour moi ce sera un thé noir au citron avec un mont blanc. »
    « Très bien, et ce charmant jeune homme… ? »

    Je regardais timidement la demoiselle dans les yeux, visage à moitié caché par la carte que je tenais dans mes mains depuis maintenant quelques minutes.

    « Je pense que… euh… » Je jetais un dernier coup d’œil décisif vers la carte, relisant rapidement les titres les plus attrayant. « Je vais prendre un thé vert au citron, une part de fraisier, et… un fondant au chocolat. »

    Tout sourire, je ferme et pose le précieux menu, pour pouvoir admirer la demoiselle en entier. Cette dernier finit de noter nos commandes sur un bloc note blanc. Un sourire nous fit à nouveau adresser. Enfin, pas vraiment à moi… m’voyez.

    « Merci, cela devrait arriver rapidement ! »

    Arisu, enfin, la soubrette, s’en alla donc vers le comptoir pour annoncer notre commande. J’espérais vraiment que cela arrive vite, car cette fois-ci, c’était officiel, j’avais faim ! Très faim ! Mon ventre criait famine. Mais les quelques bruits de couverts, et discussions, suffisaient à couvrir ce son désagréable que produisait ce dernier.

    « Tu viens souvent ici alors ? Tu la connais la serveuse ? »

    Deux questions pour le prix d’uneeee. J’enchaînais tout sourire, et yeux scintillants, malgré un sentiment bien désagréable serrant ma poitrine.

    « Elle m’a même pas souris à moi ! Elle te dévorait du regard. Tu trouves pas ? »

    Sur la fin de cette phrase, mon ton devint plus ronchon. Je baissais les yeux, prenant la cuillère en argent reposant devant moi, pour m’amuser avec. Du moins, m’occuper… Pour ne pas croiser le regard de Misao dans ce genre de moment. J’avais légèrement honte de ce que je venais de dire. J’étais naïvement franc, et parfois, certaines choses que je ne voulais pas dire, sortaient seules. Comme là… Des rougissements prirent d’assaut mes pauvres petites joues, un sentiment de chaleur prit mon visage. Mes yeux remontèrent cependant vers lui quelques instants, avant de retourner sur la fascinante cuillère. Oui, dans ce genre de moment, même une cuillère est intéressante !
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