Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]

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Mitsuki Sakamoto
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MessageSujet: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Dim 3 Juil - 13:51

/!\ Ce Rp à lieu en fin du mois d'avril 2011.
Ça fait 14 mois que Keith et Mitsuki se connaissent.
5 mois ont passés depuis leur dernière rencontre.


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    Un cri, strident. Le tien.

    « ... ... Ah... Ah..! ...Ah-aaa-a-a-ah... AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !! »

    Il te venait du fond du ventre, de la gorge, de tout. De ton corps tout entier. Au début tu n'y croyais pas. Puis l'évidence t'a percutée. Tu as commencé à trembler. De ta main libre qui s'accrocha à tes cheveux pour les secoués frénétiquement, à tes jambes qui soudain te lâchèrent. Qu'est-ce qui te mettait dans cet état ? Revenons un peu en arrière...

    Tu savais bien ce matin, que tu n'allais pas bien. Ça faisait plusieurs mois, deux ou trois environ, que tu ne te sentais pas bien. Oh, rien de très grave. Tu pensais que c'était le stress des examens, ou bien à causes de petites embrouilles entre tes amis. Il t'arrivait de vomir aussi, des fois, mais ça tu pensais que c'était parce que tu étais malade. C'est vrai qu'on était encore en hiver, pas tout à fait au début du printemps, quand tu commença à te sentir mal.

    Et puis, en ouvrant les yeux, il y a une heure ou deux, une idée te vint à la tête. Mais, ça ne pouvait quand même pas être ça... si ? Pas convaincue pour autant que tu avais raison, tu ne t'étais pas dépêchée pour te laver, t'habiller et déjeuner. Mais au fur et à mesure que le temps passait, tu commençait à t'inquiéter. Tu essaya de te rassurer en te disant que, de toute façon, tu t'emportais toujours trop vite dans tes délires. Oui, oui... Tu ne marcha pas de ton pas vif et habituel pour te rendre là où tu voulais aller. Tu fis tes achats en essayant d'être la plus normale possible, faisant cependant attention aux quelques regards alentours qui pouvait se poser sur toi. Mais après tout, tu n'avais pas à être sur les nerfs comme ça, détends toi. C'est ce que tu fis sur le chemin du retour, jusqu'à ta chambre d'interne.

    Tu sorti ce que tu avais acheté de son emballage. Tu t'enferma dans la salle de bain adjacent ta chambre. Puis, cinq minutes plus tard, le sort en était jeté.

    « Aaaah ! Aaaah ! *respiration incontrôlée* Nooon... Ah-ha-ha-ha-haaaaa..! »

    Tu venais de découvrir que tu étais enceinte. ENCEINTE.

    E N C E I N T E

    Ça s'inscrivait et s'inscrivait dans ta tête. Tu étais maintenant abattue, debout sur tes genou. D'une main tu tenais le test de grossesse et tu serrai l'autre en forme de point. Les bras croisés sur ton ventre. Tu le regarda, les yeux brouillés par les larmes. Mais qu'est-ce que tu allais faire ?! Tu ne savais pas, tu ne savais rien. En plus, en seulement quelques secondes la tête du père t'apparut. Ça ne pouvait qu'être lui. Lui. Tu n'avais couché avec personne d'autre après lui. Tu essayais de calculer dans ta tête quand tu l'avais vu depuis la dernière fois. Enfin, "vu", tu te comprenais. Tu le voyais toujours. Dans des ombres, au coin de rues, ou de la fenêtre de ta salle de classe.

    Cinq mois. Ça ferait donc cinq mois. Cinq mois que tu serai enceinte, et que tu ne t'en étais même pas aperçu. Comment c'était possible ? Tu enleva ton tee-shirt et te rendis à l'évidence : tu n'avais pas un ventre de femme enceinte. Mais plus celui auquel tu étais habitué. Tu avais peut-être du prendre... Quatre kilos ? Tu ne t'en étais peut-être pas rendu compte car tu ne fais pas partie de ces filles qui se regardent tout les jours dans leur miroir. Et puis, tu ne mettais pas d'affaires moulantes en hiver. Toujours des gros pulls, ou des robes bouffantes. C'était donc un peu normal que tu ne t'en soit pas rendu compte. Mais maintenant...

    Il fallait que tu le prévienne. Il était hors de question que tu élèves ton enfant sans en avertir le père. Car tu ne pouvais plus avorter maintenant, à quatre mois du terme, c'était beaucoup trop tard. Et qui sait, ... non, ne te fais pas d'idées, ne commences même pas à envisager sa réaction. Rien. Niet. Nada. Cherches juste ce papier que tu avais trouvé dans sa chemise, la dernière fois. Chemise que tu as toujours au fait. Ah, le voilà.

    Keith. Quant-est-ce que tu vas arrêter tes conneries, bordel !
    Je t'attends au thé party. Faut qu'on parle. Blood.

    Keith. Thé party. Et bien justement, c'est parti. Tu remets ton tee-shirt, ton manteau, et tu sors. Tu ne sais même pas où il se trouve, ce "thé party", mais bon. Après avoir demandé à un commerçant, tu t'y trouva vite. Quelle heure il est au fait ? Un coup d’œil à ta montre t'informa vite. Presque midi. Midi. Si ça se trouve, il ne venait ici qu'occasionnellement. Ou alors il n'y avait mit les pieds que pour ce rendez-vous. Oh la la... Tu recommence à t'inquiéter. Et tu es là, seule, devant ce thé. Y entrer ? L'action ne t'a même pas traversée l'esprit. Pourquoi ? Aucune idée. Peut-être que tu es maso, à rester comme ça dehors. Bien qu'en fait, il ne fait pas particulièrement froid.

    Et là, tu vois une moto s'arrêter non loin de toi. Avec de grands yeux encore un peu humides, tu fixes la personne chevauchant cette mécanique. Tu espères que la tête dissimulée sous ce casque lui appartienne, hein.


Dernière édition par Mitsuki Sakamoto le Ven 29 Juil - 11:10, édité 1 fois
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Lyle McNeal
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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Mar 19 Juil - 1:38

Spoiler:
 


  • Vous savez. J’aime la vie. Vraiment. C’est fun, y’a des trucs marrant, vous savez, comme les déssins animés le matin devant un bol de céréale. Comme le bonheur d’attraper ce pokémon qu’il vous manquait pour remplir enfin votre pokédex. Comme le goût d’un Ice Tea dévalant votre gorge. Oui. J’avais encore tant de chose à faire avant de mourir. Mon Arcanin numéro 27 n’était que level 99. Je ne pouvais pas mourir en gardant en mémoire cet acte inachevé. Il allait me tuer. Il m’adorait. Je le sais. Mais là, il allait me tuer. Mon doigts passa sur la longue éraflure qui barrait la carcasse noire de la moto. SA moto. Je soupire. Je m’étais mis dans de beaux draps encore. Ce matin, il avait encore laissé trainer ses clefs sur le bar du tea party. Quel idée. Il ne retient décidément pas la leçon. La tentation avait été trop grande. Pas que je sois un grand amateur de moto. J’aimais bien. C’était marrant. Et je pouvais faire plein de bêtise, tant que je ne l’abimais pas. Sauf que là… Elle était abîmée. Et bien abimé. Sa c’était passé il y a quelques minutes. Un feu rouge. Un banal feu rouge. Alors je m’arrête. Je ne suis ni Keith ni Sei. Je respecte le code de la rouge. Mon regard se perd, un instant, observant un nuage à la forme peu banale. Je souris doucement sous le casque. Et là. LE CHOC. VIOLENT. APOCALYPTIQUE. Des étoiles apparurent devant mes yeux. Je crus défaillir alors que je m’effondrer sur le côté. Le casque avait amorti la puissance du choc mais je restais sonné quelques secondes. J’étais au sol, eus juste le temps de m’éloigner du bolide avant qu’il ne tombe lourdement sur le sol. Je me souviens avoir enlever le casque. Avoir passer ma main dans mes cheveux. Avoir jeté un œil paniqué à sa moto sur le sol. Et enfin. M’être atardé sur cette forme sur le sol. Mort. Il ne respirait plus. Je sentis les larmes me monter aux yeux. Oui. Cet accident avait été plus violent pour lui que pour moi. Il avait percuté mon casque de plein fouet, avec assez de puissance pour me faire tomber. Pauvre Pigeon. Paix à son âme. Et voilà. C’est ainsi que je me retrouvais sur la route du Tea Party avec la moto de Keith abimé. Et voilà l’accident qui annoncer ma mort. Bouh. C’est triste.
    Je m’arretais près du Tea Party. C’était silencieux. Toute la famille devait être à l’intérieur. Avec un peu de chance je trouverais quelqu’un pour me défendre. Je soupire. Coupe le contact de la moto et enlève mon casque. Secouant énergiquement la tête je ne vois pas la porte du salon de thé s’ouvrir, laissant sortir une jolie blonde. La voyant enfin je souris, descendant de mon destrier emprunter. Elle s’avance vers moi, fronçant légèrement les sourcils. Oh oh. Elle sait que j’ai fait une bêtise. Elle me pousse légèrement sur le coté et s’accroupit près de la moto, touchant de ses doigts fins la longue éraflure. Je me frotte l’arrière du crâne, géné. Oui. Je sais Sei. J’ai fait une bêtise. Elle soupire et attrape dans ma main les clefs de la moto. Non ? Tu vas faire ça ? Tu n’es pas obligée Sei. Je savais. Je savais qu’elle risquerait bien moins que moi dans cette histoire. De un parce qu’elle savait bien mieux se défendre que moi contre le grand brun. De deux parce que c’est Sei et que c’est genre… Wonder Woman vous voyez, elle est invincible ! J’suis sur qu’elle est même immortel. Genre la fille qui se guérit de toutes les blessures dans Heroes. Save the cheerleader ! Save the World ! Elle me lance alors un regard, me montrant du coin de l’œil la rue plus loin. J’arque les sourcils avant de tourner la tête. Une fille. Une blonde. Elle me disait quelque chose ! Mais oui ! C’était une des élèves de notre école. Dans la classe de Sei si je me souviens bien. Ou un truc dans le genre. Elle avait l’air gentille. Elle avait de beau cheveux et de belles rotules.

    « Elle vient te voir ? »


    Demandais-je à ma meilleure amie en la regardant à nouveau. Elle me sourit, jouant avec le trousseau de clef et hochant négativement la tête. Non. Elle ne venait pas pour Sei. Ni pour moi. Alors. Pour qui pourrait-elle se retrouver là, devant le Tea Party, à attendre. Pas Bloody, pas son type de fille. Lev et Vlad… ? Non. Non. Il restait que Keith. C’était sûrement Keith. Parce que c’est… Keith. Il ne faut pas de raison de plus. Je souris à Sei avant de m’éloigner d’elle me rapprochant de l’autre jolie blonde. Elle semblait. Préoccupée. Ou je ne sais pas. Ses yeux brillaient étrangement. Je la regardais, l’air inquiet. Je n’aime pas voir les gens ainsi. J’aime les voir avec un grand sourire. J’aime les entendre rire. Il ne vallait mieux pas la laisser là à attendre plus longtemps. Je lui tendis la main, doucement.

    « Tu veux voir Keith ? »

    Je lui souris.
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Mitsuki Sakamoto
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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Ven 29 Juil - 12:29

    Eh bien, apparemment, ce n'est pas lui. Tu l'a vu dès qu'il enleva son casque. Déçue ? Oh oui tu l'es, n'essaye pas de me le cacher. Tu ne peux rien me cacher petite. Ni ta déception, ni ton étonnement quand tu vis une blonde aller à la rencontre de cet... inconnu. Ces traits te disent quand même quelque chose. A qui ? Elle ou lui ? Hmm... Sur ce coup tu ne peux pas me renseigner. Tu dirais bien les deux, mais bon.

    Tu les vois discuter. On dirait que la blonde engueule le brun. Eh ben. Ce vrai que d'ici tu arrive toi-même à voir un semblant de marque sur la moto du jeune homme. Un accrochage ? Un accident ? Bah, tu essayes vraiment de te changer les idées comme tu peux, hein ? Mais tes bras repliés sur ton ventre ne font que te rappeler ton désormais inévitable destin. Tu te met même à psychoter en te disant que, peut-être qu'il vit déjà, à l'intérieur de toi ? Peut-être... que tu peux déjà le sentir ?

    Tu secoues la tête énergiquement, tu ne veux pas y penser. Tu dois... d'abord parler à Keith avant de faire quoi que se soit d'autre. Oui, c'est ça. Une de tes mains remontent jusqu'à ta tête et tu démêle tes cheveux machinalement. Tu sais très bien que ça te les abime, hm. Mais tu continues. Tu fais toujours ça quand tu es angoissée. Tu te gratte la tête, tu joues avec tes cheveux. Tu te grattes au point d'avoir d'affreuses marques. Tu sais que ce n'est pas beau en plus. Ni bon pour toi. Mais tu le fais.

    Tes yeux étant descendus jusqu'à tes pieds sans que tu t'en rendes compte, tu les relève et voies le jeune homme s'avancer vers toi. Non, ce n'est vraiment pas Keith. Pas du tout. Ce garçon à l'air plus... Gai. [ Grande hésitation : "Je mets un "i" ou j'mets un "y" ? Very Happy" /PAN/"] Joyeux. Tu aurais presque envie de dire plus jeune, mais sa corpulence te fais hésiter. C'est qu'il a l'air d'avoir des muscles quand même. Enfin. Tu n'es pas là pour le détailler. Même si... Même si son regard à l'air d'en dire long. Le tien aussi tu penses ? C'est peut-être à cause de ça qu'il a l'air inquiet au fait !? Il est vrai que tu ne t'es toujours pas remise de ta découverte. Tes yeux sont encore légèrement troublés par le passage de tes larmes.

    Et puis là, un geste. Sa main. Tendue vers toi. Qu'est-ce qu'il voulait faire au juste ? Etre déstabilisée pour si peu, tu n'en as pas vraiment l'habitude, hm ? Tu fronces doucement les sourcils, te replis sur toi et recule de quelques centimètres. Tes yeux sont cependant toujours plaintifs et emplis de crainte. Si tu dois te défendre, tu n'en sera pas capable. On dirait que tu vas fondre en larmes.

    « Tu veux voir Keith ? »


    Q... Quoi ? Tu... N... Respires Mitsuki, je n'arrive plus à parler. Mais c'est vrai que tu ne t'attendais pas à ça. Et puis soudain. Son visage te reviens. C'est un élève de Pretty School ! Mais oui ! Tu l'as déjà vu dans les couloirs et à la cafet'. Même qu'une de tes amies t'en avais un peu parlé parce qu'elle avait craqué pour lui. Ah oui... Oui c'est vrai. C'est... On... Ça n'a aucun rapport en fait. Avec sa question.

    Tes yeux se sont lentement agrandit au fait, suite à sa demande. Que faire ? Et au fait, comment il le connait, Keith ? et aussi,... STOP. Tais-toi. Tais-toi Mitsuki tu m'embrouilles. Tais-toi. Je suis obligée de te faire violence, tu te rends un peu compte ? Bien.

    Ta main se déplaça lentement dans les airs et vient se poser en tremblant légèrement dans celle du jeune homme. Comment s'appelle-t-il déjà ? Ça doit comment par un "L" si tu te souviens bien. Et son prénom n'est pas très long. Li... Lil... Tu as un court moment d'absence avant de revenir à la réalité : Lyle ! Voilà, c'est ce prénom que t'as donné ta copine. Tu t'en rappelles à présent. Mais ça n'explique toujours pas le fait qu'il sache que tu es là pour voir Keith.

    Après ta légère divagation tes yeux se reposent faiblement dans les siens, et ta tête se met à hocher faiblement. Oui. Tu ne sais pas comment il l'a su, mais oui. Tu veux voir Keith. Tes lèvres se pincent machinalement et tu resserres ton manteau de ta main libre.
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Lyle McNeal
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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Mar 9 Aoû - 17:55

    Le tea party est un bon salon de thé. Bien sûr. Mais étrangement il n’y a surtout que des habitués qui vienne ici. Je crois que les autres font un peu peur aux gens, certains viennent une fois mais ne mette plus jamais les pieds ici. Pourtant les gâteaux sont bons. Et le thé aussi. Même si je préfère l’ice tea. Elle hésite. Je le sens. Je fais si peur ? Je ne sais pas. C’est pas, grave, j’attends patiemment. Il y a ces moments où vous avez une certitude. La mienne, c’est qu’elle est là pour Keith, et que ce c’est grave. Elle a l’air si perdu. Si triste. Si apeuré. Je sens sa main dans la mienne, sa tête m’indiquant que je ne me trompais pas. Je souris doucement, rassurant. Je l’attire avec moi vers le salon de thé, marchant lentement. Je lève les yeux. Bien sûr Sei me regarde, ce léger sourire aux coins des lèvres. Quoi ? Toi. Tu as cette expression que je ne connais que trop bien, celle de savoir des choses qui m’échappe. Comme souvent. Ce sourire que tu affiches quand je te demande pourquoi le ciel est bleu ? Pourquoi y’a toujours plus de dragibus oranges que de noirs ? Je soupire. Et bien sûr. Elle ne m’expliquerait rien. Pas encore. J’arrive à sa hauteur. Elle lance un regard à la jeune fille qui m’accompagnait, elle ne semblait pas surprise de la voir rendre visite à Keith. Pourtant. Je connais bien Keith. Il ne reçoit pas beaucoup de visite. Du moins, pas de jeune et jolie jeune fille. Elle pose sa main sur l’épaule de la jeune fille, une fraction de seconde à peine avant de nous dépasser et de franchir la porte du salon de thé.
    Il n’y avait pas grand monde aujourd’hui. Un gars parlait avec Lev à une des tables devant une tasse de thé et du gâteau. Je parcourais la salle du regard, attendant d’apercevoir celui que je recherchais. Keith. Bien qu’au fond. Je n’étais pas tellement pressé. Sa moto avait encore disparu hier soir. Il n’aimait pas du tout qu’on lui emprunte sans son autorisation. Mais c’était tellement drôle de le voir s’énerver et hurler contre tout le monde durant des heures. Sa amusait beaucoup Sei. Et moi aussi. Mais là. Y’avais une grosse rayure sur sa bécane, ce qui signifiait l’arrêt de mort d’une personne. Et pas la mienne, vu que Sei avancer dans la salle laissant tourner le trousseau de clef entre ses doigts. Je ne sais jamais comment elle fait. Mais elle survie à Keith, et Dieu sait à quel point il la hait. Mes yeux se posèrent derrière le bar. Il était là, astiquant quelques verres. Il leva les yeux. Ses yeux vairons qui me faisaient frissonner de terreur. Du moins là. Il n’était vraiment pas de bonne humeur. Il ne posa même pas les yeux sur moi. Ses yeux étaient rivés sur Sei et les clefs qui tournaient négligemment entre ses mains. Un sifflement. Deux dagues traversaient la pièce droits vers Sei. Un pincement au cœur. La peur. Ce n’était pas un spectacle rare. Mais il y avait toujours cette peur. La blonde esquisa un mouvement et evité la lame qui voulait se ficher entre ses deux yeux. Elles finirent dans le mur. Un trousseau de clef teintant légèrement contre l’acier. Ce gars était d’une précision morbide, je ne préférais réellement pas l’avoir comme ennemi. Je soupirais de soulagement alors que leur gueguerre habituelle continuer. En effet, le tueur était passé au dessus de barre et tenait à présent Sei par le haut de veste.

    « MAIS PUTAIN SEI JE VAIS TE BUTER UN JOUR ! OK ! JE VAIS TE BUTER ! NE – TOU-CHE – PLUS – A MA – MO – TO ! »

    J’attirais la jeune fille avec moi vers le barre, attrapant deux canette d’ice tea. Je lui en présentais une et entamé la mienne. Il ne vallait mieux pas les interrompre durant l’un de leur mythique règlement de compte. Bien que ce soit surtout Keith hurlant comme un dératé à qui on aurait arraché les poils de nez trop vite et Sei souriant doucement en attendant que sa se finisse. Je bus une gorgée d’ice tea avec un sourire non dissimulé, observant mes deux amis se battre. « JE TE PROMET QUE SI IL Y A LA MOINDRE RAYURE JE TE DEMEMBRE ! ET ARRETTE DE SOURIRE MERDE ! » Je vis le sourire de Sei s’agrandir doucement, elle leva la main et montra du doigts la jeune fille à mes côtés. « QUOI ? QU’EST-CE QU’IL Y A ! ESSAYE PAS DE DETOURNER MON ATTENTION ! » Mais Sei n’en démordait pas et souriait toujours. « TU ME SOULE ! JE SAIS PAS POURQUOI JE T’AI PAS ENCORE… » Il l’avait quand même fait. Il avait tourné la tête. Ses yeux étaient tombé sur la blonde à mes cotés. Son visage perdu toute sa colère. « …TUER… Mitsuki ? »

    Il lacha Sei qui pris le temps de se rhabiller correctement avant de se diriger vers moi pour s’installer à mes côtés. Mes yeux fixaient encore Keith. Il fronçait les sourcils, ne semblait pas heureux de voir la jeune fille, peut être qu’il n’avait réellement pas l’habitude d’avoir des rencontre pareil ? Qu’importe. Il s’approcha rapidement d’elle et l’attrapa par le poignet. Je voulu protester ! On n’attrape pas une fille comme ça ! Pas avec tant de violence. Mais la main de Sei sur mon bras me stoppa. Keith emporta avec lui la jolie blonde, j’eus juste le temps d’entendre un « Qu’est-ce que tu fous ici ? » avant que la porte ne se claque.

    Décidément. Keith n’aimait pas les imprévus.
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Mitsuki Sakamoto
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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Sam 27 Aoû - 11:33

Spoiler:
 

    Et voilà que Lyle m'entraine avec lui. Où allions-nous ? J'arrive à avoir une pensée pour Dora. C'est grave. Quoique, si je dois garder le bébé, comme je pense que c'est ce que je devrais faire, il est bien trop tard pour avorter, je devrais m'y mettre. Histoire de... m'habituer ? Ohlala quelle horreur, je lui interdirai de regarder cette gamine, se sera bien plus simple. Enfin.
    On arrive à la hauteur d'une fille. Que.. Je... J'ai. Mais... C'est bien la fille que j'ai ramené une fois dans ma chambre, elle ?.. Celle, qui, avait disparu quand... Keith... Est venu... Ohlalaaaaa. Me dîtes pas que c'est... Sa complice ? Ce serait un immense coup monté ? Mais c'est pas possible... Comment aurait-elle pu savoir que je la ramènerai dans ma chambre ? Moi-même je ne le savais pas sur le coup. Ce... C'est pas possible. C'est trop compliqué. Elle me sourit cependant de façon assez douce. Est-ce qu'elle saurait... mon état ? J'en ai parlé à personne, c'est pas possible, encore une fois ! Phouuu... Mes yeux se ferment, j'essaye de me calmer, de... C'est quand je verrai Keith que je devrai vraiment m'inquiéter. Je sens la main de la jeune fille blonde se poser sur mon épaule, et au moment où je rouvre les yeux je la vois passer devant nous. A l'intérieur du salon de thé. Et nous entrons.

    L'endroit n'est pas vraiment peuplé. C'est le moins que l'on puisse dire. Il doit y avoir en tout moins de dix personnes. Mitsuki les fixait de son air toujours aussi craintif et apeuré, comment aurait-elle pu faire autrement aussi ? Elle ne savait toujours pas comment annoncer la nouvelle au concerné, et se demandait maintenant comment sa famille réagirait. Et ses amis. Et tout le monde en fait. Elle n'avait que 18 ans après tout.
    Elle vit un homme avec une immense tignasse de cheveux rouges parler avec un homme plus... normal. Elle se retint toutes remarques. Continuant à parcourir lentement l'intérieur du salon. Jusqu'à le voir. Au moment où ses yeux se posèrent sur lui, elle essaya discrètement de se cacher derrière Lyle. Elle avait peur maintenant. Il n'avait encore rien fait, mais elle venait de se souvenir de la moto devant l'établissement. C'est celle qu'elle avait vu partir en trombe après sa "rencontre" avec Keith au cinéma. Et elle avait une immense éraflure avant de rentrer ici.

    A tous les coups... Mais oui ! Ce serait Lyle qui aurait fait ça ? Mais alors... Pourquoi est-ce que c'est l'autre blonde qui aurait un trousseau de clés entre les mains, et qui l'agiterait comme un... appât ?

    Mitsuki ne comprenait pas tout. Pas qu'il y est quelque chose à comprendre en même temps, ça ne la concernait pas. Mais au moins ça la distrayait un peu de son problème à elle. Enfin, jusqu'à ce qu'elle entendit un sifflement venir de Keith. Et qu'elle vit deux dagues se planter dans le mur derrière Sei.

    Mais c'est un... MA-LA-DE ?! Il aurait pu l'embrocher !

    Si seulement elle savait. Mais elle ne sait rien. Rien de leur relation et de tout le reste. Alors elle se contente d'être sidérée par la situation, et de suivre toujours inconsciemment Lyle. Keith se mit à crier. Après être passé au-dessus du bar avec une agilité déconcertante. Il ne s'égosillait pas contre elle, non, il ne l'avait toujours pas vu. Heureusement. Il hurlait contre l'autre blonde, à cause de la moto. Ça effrayait encore un peu plus notre demoiselle. Surtout qu'il tenait l'autre fille tout près de son visage, et qu'on aurait dit qu'il voulait la tuer rien qu'avec son regard.

    Et pendant que j'étais en train de regarder ce spectacle fort... effrayant maintenant, Lyle me tirait toujours vers je-ne-savais-quelle-destination. Jusqu'à ce qu'il me tende une canette d'Ice Tea. Ne..? Je ne réussis pas à le remercier, trop perplexe. Keith s'apprête à tuer cette... "Sei" ? Et qu'est-ce que lui fait ? Il me propose un Ice ea..? C'est du grand n'importe quoi ! Il faut aller l'aider ! Elle va crever !
    J'étais en train de prendre la défense de cette fille quand les images de notre cuite et de nos baisers me revinrent en mémoire. Comme si j'avais besoin de ça.

    « JE TE PROMET QUE SI IL Y A LA MOINDRE RAYURE JE TE DEMEMBRE ! ET ARRETTE DE SOURIRE MERDE ! »

    ... Tu n'aimes vraiment pas l'entendre hurler, hein ? Mais il faut croire qu'il n'aime vraiment pas cette fille, à la façon dont-il la traite. Bien que ça t'arranges un peu, quand même, comme ça il ne fait pas attention à toi. Tu te dis même qu'en fait, tu pourrais peut-être revenir demain..? Pui tu relèves tes yeux de la canette d'Ice Tea -que tu n'as toujours pas ouverte- et tu vois Sei tendre un doigt vers toi. Com...ment ? Non ! Non non non, il faut qu'elle arrêtes ! Tu ouvres de grands yeux, reposes sans bruits la canette sur le bar et essaye de lui faire de discrets signes pour qu'elle arrête. Elle ne doit pas lui dire que tu es là ! Surtout pas ! Tu... Tu regrettes d'être venue maintenant, tu es même sûre que ça va mal finir tout ça.

    « …TUER… Mitsuki ? »

    ... Bingo ? Elle venait de mettre son visage entre ses mains, et c'est au moment où elle découvrit ses yeux qu'il la vit. Tes yeux s'ouvrirent encore un peu plus, pour de suite revenir à leur taille habituelle.

    Bon... Tu devrais donc bien l'affronter maintenant. Même si ça te fichait la trouille. Tu vis du coin de l'oeil Sei se rapprocher vers Lyle après s'être rhabillée. Tu la fusilla d'un regard à la fois furieux et plaintif. Mais POURQUOI elle t'avait balancé ?! La connasse.Ceci ne te prit que quelques secondes, ton regard était inévitablement attiré par celui de Keith. Qui n'était pas content. Qui n'est pas content. Du tout. Du tout. Ça se voyait rien qu'à ses sourcils qui allait rentrer en collision.

    Oh mon Dieu, Keith, arrête de me regarder comme ça... J'ai rien fais !

    Et le voilà qui s'approche de toi à une vitesse approchant la grand V et qui t'attrape par un de tes poignets.

    Non mais c'est bon ! C'est pas comme si j'allais m'enfuir ! Putain... Oh mon Dieu qu'est-ce que j'en ai marre, je vais pleurer...?!

    T'es au bord d'une crise de nerfs, ma très chère. Au bord d'une crise de nerfs alors que Keith t'entraine vers l'extérieur en te lâchant un fort élégant :

    « Qu’est-ce que tu fous ici ? »

    Alors là, s'en était trop. Tu pouvais aisément lui retourner la question ! Tu secoua violemment ton poignet pour qu'il te lâche, ce qu'il ne fit que quelques secondes après. Tes mains s'agitent toutes seules, à la fois pour le pointer d'un index rageur, à la fois pour prendre ta tête entre tes deux mains.

    « CE QUE JE FOUS ICI ? Mais putain je pourrais te retourner la même question ! T'es pas censé être un massacreur de filles ou je ne sais quoi, qui vient me voir pour tirer un coup ?! Espèce de... De..! De oh putaiiiiiin ! »

    Tu t'écroules sur le sol, en larmes. T'as craqué. Trop d'émotions, ça te va pas bien. Tu t’effondre comme une poupée de chiffon et réceptionne ton visage entre tes mains. Et tu pleures. Tu pleures. Tu ne sais pas combien de temps, mais ça te fais du bien. Tu ne fais même plus attention à Keith, tu ne saurai même pas nous dire ce qu'il fait, là, maintenant. Mais quand tu relèves ton visage après quelques minutes à te libérer, il et là. Et les yeux encore un peu embrumer, tu lui lâches ce qu'il veut savoir.

    « J'suis enceinte. Keith. ... Je suis enceinte ! »

    Ta dernière phrase s'échappe en un soupir, comme pour qu'il se rende compte de la fatalité de la chose. Et tu recommences à pleurer. Doucement.
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Keith P. Alayn
Petite pluie



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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Jeu 22 Sep - 19:18


    Qu'est-ce qu'elle foutait là. Putain. Qu'est-ce qu'elle foutait là. Comment elle m'avait trouvé ? Elle ne savait rien de moi. RIEN. Rien sauf ma voix. Rien sauf mon prénom. Rien sauf mon corps d'Apollon. Enfin. Je m'égare. Il y avait forcément une raison. L'un d'eux avait dut parler. Prendre contact avec elle. Je ne sais pas. Ce n'était pas normal. Elle n'avait rien à faire ici. Tu paniques. Tu rigoles là ? Moi ? Paniquer ? Pour ça ? C'est juste un contretemps malheureux. Non. C'est vrai, tu ne paniques pas toi, tu es un grand garçon. La ferme. Tu parles comme Elle maintenant. Je sais je sais, pour ça que elle, comme moi, on t'énerve à ce point. Justement, si vous alliez crever toute les deux dans un coin. On te manquerait. Non non, je t'assure, ça me ferait même très plaisir de vous voir dans des cercueils de seconde main. En y pensant, sa fait bien une minutes que tu es là à parler avec une voix dans ta tête. Tu dois bien avoir l'air con. Ferme-là. Je regarde la jolie blonde, la respiration encore haletante de ma crise de nerfs contre ma rivale. Quelle journée de merde. Sei, puis Mitsuki. Les blondes sont de revanche aujourd'hui, ont-elles décidé de pourrir ma journée ? BRAVO. JACKPOT LES FILLES. Je vous félicite vous êtes très douée. C'est quoi la prochaine surprise ? Je soupire. Je sens son poignet entre mes doigts. Je le serre. Fort. Assez pour que les jointures de mes doigts blanchissent. Mal ? Sûrement. J'en ai juste strictement rien à foutre qu'elle ait mal. Je l'embarque dans la salle de bain. T'as vraiment des idées pourrîtes des fois. Quoi ? T'es pas partie crevée toi ? Non non, je suis là. Mais franchement. La salle de bain ? Ouais bah merde, tu fais chier, c'était l'endroit le plus proche. Je la soulève légèrement sur le chemin. La colère battant dans mes tempes. J'ouvre la porte de la salle de bain d'un coup de pied. La jette dedans sans ménagement. Et puis quoi encore. Elle débarque comme ça dans mon lieu de travail. Je referme la porte derrière moi.
    L'espace était exigu. A peine de quoi tenir à deux. Qu'importe. Je n’étais pas là pour parler déco. Elle secoue son bras. Violement. Je lâche prise au bout de quelque seconde. Plus par agacement que parce que ses gestes étaient efficaces. Elle a l'air si... hystérique. Je fronce les sourcils. La colère grondait toujours en moi. Sei m'avait poussé à bout. Comme à chaque. Et je sais qu'elle prenait un malin plaisir à ça. Alors franchement. Ce n'était pas la journée. La blonde continuait de gesticuler comme une tarée. Elle s'est pris un coup sur la tête ou quoi. Elle parla enfin. Mais qu'est-ce qu'elle raconte. Elle délire totalement. Ce que je fous ici. Je suis chez moi. Je fous ce que je veux ici. Merde.

    "Tu n'as rien à savoir de ma vie. Tu n'es qu'une... qu'une proie. Un amusement régulier ! Sens-toi heureuse que je ne me sois pas encore lassée de toi. "

    Elle est au sol. Elle pleure. Comme si c'était l'endroit. Comme si j'étais la personne devant qui elle devait pleurer. Bon. Bah que j'aime forcément ça. Enfin, si j'adorais ça. Voir les filles pleurer; Surtout quand c'est de ma faute. Mais pas dans ces conditions. J'aime les voir pleurer quand je suis le chasseur. Là je suis juste. Keith. Et Keith aime voir les filles sourires sous ses airs charmeurs. Même si je n'ai rien de charmeur là. Et puis franchement. Merde. Quoi. Je ne sais pas quoi faire moi. Aucune fille ne débarque comme ça pour pleurer dans la salle de bain de mon patron. Et puis. Je suis trop énervée pour me préoccuper de ses larmes. Je croise les bras. Attendant qu'elle ait fini son petit manège. Ne sachant pas tellement quoi faire d'autre. Je me demande juste ce qu'elle vient foutre ici.
    Et au final. Je crois que j'aurais bien préférer ne jamais le savoir. Qu'elle. Je sais pas. Qu'elle m'oublie juste. Qu'elle me raye de son existence. Parce que les quelques mots qui sortirent de sa bouche, je pensais ne jamais à avoir à les entendre un jour. Enceinte. Enceinte. Enceinte. Ce n’est pas en le répétant ce mot qu'il va s'user Keith. Enceinte. Enceinte. Enceinte. Youhou. Keithounet. Reveille toi. Félicitation. Tu vas être P.A.P.A. Mais. Mais. Coment sa a pu arriver. Euh. Keith, tu veux vraiment un cours sur la reproduction ou tu vas t'ouvrir les neurones et comprendre. T'as engrosser la gamine. Non. Non. Un mélange de panique et de colère montait en moi. Je le savais. JE LE SAVAIS. Les pensées s'enchainent. Partie. La tuer. Les tuer. Non. Pas Les. Ce n'était pas possible. Elle se foutait de sa gueule. Elle cherchait à le provoquer. C'est ça. Comme tout le monde aujourd'hui. On voulait juste le faire chier. Sei était sûrement dans le coup. Il n'y avait qu'elle pour avoir une idée aussi tordu. Je vais la tuer. Je vais la tuer. Keith. Je suis sur que c'est une blague pourrite. Ou de Lev peut être. Ou Blood. Pour me donner je ne sais quelle leçon. Keith. Oui. AHAHAHAHA. LA BONNE BLAGUE. KEITH. QUOI ? Elle rigole pas. Si. Elle rigole. C'est obligé. Non. Elle ne rigole pas, elle là, en pleure, dans la salle de bain du tea party, avec ton gosse dans l'bide. Non. Elle rigole. C'est obligé. Je tremble. Je panique. Non. Pas moi. Pas père. Je ne peux pas. C'est impossible. IM-PO-SSI-BLE.

    "Je le savais... Je le savais. J'aurais dû te buter. C'est ça. J'aurais dû te buter."

    Je m'approche d'elle. Me penche. Me met à sa hauteur. Ma respiration saccade. Qui est-tu; Keith. Non. Keith ne perds pas la boule comme ça. Keith tue avec une maitrise de lui impeccable. Je suis calme. Tu rigole ? T'es là. Les membres tremblant. Les yeux secoués de spasme. Tu paniques Keith. Non. Non. NON. Mes doigts se resserrent sa nuque. Si fragile. Tu ne le feras pas Keith. Bien sûr que si. Je vais le faire. Je vais le faire et me débarrasser de toute cette merde. Me débarrasser d'elle. Et de ce... de cet... de ça. Tu ne le feras pas. Si je le ferais. Et tu sais quoi. J'aurais aimé que mon père ait le même courage il y a 21 ans de se débarrasser de cette femme et de me laisser crever dans son bide. Tu ne le feras pas. Et pourquoi. HEIN. Dis-moi pourquoi je ne le ferais pas. Donne-moi une bonne raison de ne pas le faire. Une seule putain de bonne raison. Parce que comme ton père, tu n'en a aucune envie. Mes mains se desserrent. Je ne comprends pas. Cette idée. Et pourtant. Mon corps lui capte totalement la chose. Je me redresse. Oui. Je suis incapable de la tuer. Pour une idée que je ne comprends toujours pas. Je secoue la tête, les sourcils froncés. Le dégoût au bord des lèvres. L'envie de recracher mon cœur et mes poumons. Mes entrailles. J'ouvre la porte. D'un ton froid.

    "Dégage... Dégage. Toi et ton sale batard.... J'suis pas un papa gâteau."

    Mes yeux se relève. Dehors. Juste devant la porte. Ils se tiennent tous les deux. Lyle. Sei. Je le sais. A leurs regards. Qu'ils ont tout entendu. Lyle et ses grands yeux d'enfants. A la fois choqués par la nouvelle. Mais aussi. Cette étincelle au creux des yeux. N'y pense même pas gamin. N'y pense même pas. Et Elle. Elle. Son visage est inexpressif. Elle sait ce que tout cela implique. Elle sait comme tout cela est arrivé. Elle sait toujours trop de chose. C'est un détail que je hais chez elle. Cette connaissance. Cette compréhension. Je les regarde. Et là. Elle fait une simple chose. Qui fait rejaillir toute la colère. Toutes les pulsions. Les envies. Un rire. Je ne l'avais jamais entendue rire. Malgré toute les moqueries, les mauvais coups. Jamais. Evidemment. Elle attendait. Réservant cela. Comme la cerise sur le gâteau. Elle avait un beau rire. Si. Naturel. Qu'est-ce qu'il y a de drôle. HEIN. DIS-MOI. QU'EST CE QUI TE FAIT RIRE. J'avance vers elle. Elle ne bouge pas. Comme d'habitude. Pourquoi bougerais-t-elle. Pourtant. Je vais la tuer. Et là. Rien ni personne ne m'arrêterais. Pas même elle. Je suis né pour la tuer. Elle le sait. Je le sais. Et c'est maintenant que cela doit arriver. C'est la goutte d'eau. Elle disparait de ma vue. Soudainement. Derrière un grand corps maigre que je ne connais que trop bien. Lyle. Les bras croisés. Ses yeux rouges plantés dans les miens. Il est si. Tellement. Enfin. Ce n'est pas lui. Une telle assurance. Une telle volonté. Un tel sérieux. Son visage inexpressif. Cette lueur dans les yeux. Leurs significations. Approche-la et je te tue. Si la colère ne m'aveuglait pas, j'aurais eus peur. Mais là. Il n'y a plus que toute cette merde qui me tombe dessus et la colère qui me parcoure. Un claquement. Une chaleur dans la paume. Une perle de sang. Il redresse la tête. Lentement. Me défiant du regard. Une ligne de sang parcourant son menton depuis sa lèvre.

    Je. Viens. De. Gifler. Lyle.

    Un regret. Quelle. Sensation. Etrange. Je n'en veux pas. Je ne veux pas de tout ça. Et pourtant. Je sens que la situation a changé. La tension dans l'air. L'énervement général. Ils sont tous prêt. A me tuer. Je le sais. Tous. Qu'il essaye. Qu'il me tue. Je me fous. Je me fous de ça. Cette fille est enceinte. Je viens de gifler Lyle. Toutes ses sensations. Ce regret. C'est trop pour moi. Trop nouveau. Trop inconnu. Et tout ça. Tout ça à cause d'elle. De ses cheveux blonds. De sa beauté. De son corps. De sa curiosité un soir par la fenêtre. De tout ça. PUTAIN. TOUT CA A CAUSE D'ELLE. D'ELLE ET DE CA. QUI POUSSE DANS SON VENTRE. Je me tourne vers elle. Lève la main. Je vais la gifler. Je vais la frapper. Je vais la tuer. Ou du moins. Lui donner l'envie de partie loin de moi. De tout ça. De foutre ma vie tranquille. De me laisser seul.
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Blood Nightmare.
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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Dim 25 Sep - 15:28


    « But you see, it's not me, it's not my family. It in your head, it in your head they are fighting, With their tanks and their bombs, and their bombs and their guns. It in your head, it in your head, they are crying... »


    Tout est parfaitement normal.

    Blood s’était levé tôt ce matin, il avait prévenu Lev endormi dans son canapé que le frigo était vide et qu’ils devaient vite le remplir. Pas qu’il y avait des problème d’argent et que personne ne voulait payer la note, loin de là, mais aucuns membre du Tea Party ne voulait visiblement se bouger un peu le cul, attendant et piaillant comme des oisillons qui veulent leur pitance. Finalement, c’était toujours lui qui s’en chargeait. Il aimait bien prendre du poisson pour Keith, ça lui permettait de lui dire « t’avais qu’à remplir le frigo toi même » avec ce petit sourire malsain et satisfait dont il était particulièrement fière. Impossible par contre d’envoyer Lyle, la dernière fois qu’il l’avait pris avec lui, le jeune garçon s’était perdu dans les rayons, Lev l’avait embarqué dans le rayon lingerie devant une foule de mères choquée et avait finalement échoué devant le stand d’Ice Tea. Inutile de demander à Sei. Finalement, c’était lui, Lev ou Vladimir qui nourrissait la baraque. Le mafieux s’était parfois demandé ce que deviendrait celle-ci, si d’aventure il « oubliait » de remplir sa fonction. Une image d’un Lyle et d’un Keith affamé se traînant sur le sol avait fini par le convaincre du bien fondé de son action. Soupirant, il pris la voiture ( repeinte d’un rouge éclatante par un certain Lev, dont la lubie ne s’étendait visiblement pas jusqu’à ses vêtements, ses cheveux ou même son ordinateur ). Le véhicule démarra et ils prirent tous deux la route vers le Carrefour du coin. Il regarda du coin de l’œil son collège, le visage impassible et blasé, parcourant de son grand regard vert le paysage urbain. Il s’était coupé les cheveux, et sa grande tignasse dont il était si fière avait laissé place à une coupe plus sage, plus normale. Il s’était essayé aux lentilles, histoire de remplacer ses lunettes souvent cassées par quelques garnements du salon de thé - aucuns noms ne sera cité. Par exemple Lyle. - Mais il ne supportait pas de voir sa figure sans le rouge carmin de ses binocles, qu’il avait finalement gardé. Les pendants de celle-ci, décorées de têtes de mort, se secouait faiblement aux quelques remous de la voiture en marche. Blood soupira, le russe était devenu un peu - un peu, soyons honnête, mais pas trop non plus - calme. Le chapelier ne savait pas à quoi c’était réellement du, mais il avait déjà quelques soupçons, et cela le faisait doucement sourire.

    Tout était absolument normal.

    Ils arrivèrent au supermarché, et ne perdirent pas de temps. A deux, ça allait plus vite. Ils s’était répartis les tâches et n’eurent pas grande peine à terminer la chose en moins d’une quarantaine de minutes. Les deux hommes de grandes statures dépassaient les jeunes demoiselles qui se poussaient parfois devant ce duo incongru, qui traçaient leur route sans vraiment s’en occuper. Ils ressortirent de l’endroit, mais le mafieux se stoppa net, il avait oublié quelque chose.

    - « Meeeeeeerde. Le carburant du p’tit. »

    Il avait prit pour habitude de l’appeler « le p’tit » depuis quelques temps, ce qui avait d’ailleurs le don d’agacer prodigieusement l’intéressé qui vociférait des protestations mêlée à des noms de pokémons qui se voulaient sûrement vexants mais dont se fichait royalement Blood. Il laissa les courses dans les bras de Lev qui se mit à gueuler sur le parking que c’était trop lourd en qualifiant son ami de « gros emmerdeur », mais il ne l’écoutait déjà plus. Le chapelier se faufila entre les bonnes femmes et pris deux packs entiers de la précieuse boisson ( dont le stock serait liquidé en quelques jours seulement ) et se redirigera vers la sortie. Il inspecta le cadrant de sa montre, dans la poche intérieur de sa veste, et remarqua que cet oubli lui avait coûté quand même pas mal de temps. C’était le jour où toutes les mères de familles et les vieilles se précipitaient pour faire leur course, et il y avait un monde fou aux caisses. Quand il retrouva son compagnon, il vit sa mine renfrogné dépassant des sacs en kraft d’où sortait quelques légumes, boites et paquets de spaghettis. Il lui ébouriffa les cheveux d’un revers de main, ce qui l’agaça prodigieusement, mais les mains pleines, ne pouvant lui mettre son poing à la figure. Il ne pouvait plus que lui dire quelques insultes acerbes et osées, dont le mafieux se faisait un plaisir de répondre « oui, moi aussi je t’aime, maintenant laisse moi conduire. » Ils roulèrent ainsi une vingtaine de minutes, ce qui les fit arriver un peu après midi au Tea Party. Midi dix, pour être exacte. Ils sortirent de la voiture, les bras chargés, et entrèrent dans l’établissement. Le sang de Blood ne fit qu’un tour.

    Tout était normal.

    Il voyait la joue rouge de Lyle, son air profondément meurtri au fond des yeux, reculant de quelques pas en titubant comme si une balle venait de l’atteindre en plein cœur. Il voyait la main de Keith, levée au dessus de cette fille blonde inconnue mais que lui semblait plutôt bien connaître, et qui allait s’abattre sur elle aussi. Il voyait le début du mouvement de Sei, prête à se jeter sur lui et à soutenir le gamin qui se tenait devant, elle. Il comprit. Tout était normal. Cette situation, il s’y attendait, il l’avait prévue depuis longtemps. Il y avait juste l’endroit et le moment où elle allait tomber qui lui était imprévisible. Le chapelier lâcha son paquet, et avant qu’il ne touche le sol, sorti son arme, mit son fils en joue, et tira.

    *BANG*.


    Le bruit fut terrible, et raisonna dans toute la maison, suivi des entrechoquement des boites de conserves déformées, des bouteilles de verres brisées et de l’Ice Tea répandu sur le sol en carrelage blanc. Le geste du jeune homme fut suspendu, et celui-ci se tétanisa sur place, comme si le temps pour lui s’était arrêté. Blood enjamba le paquet au sol, continuant de garder en joue le garçon. Lev lui n’avait pas bougé d’un petit doigt, mais déposant calmement les affaires sur une des nombreuses tables, attendant les instructions de son chef.

    - « Keith. Dehors. On vas discuter toi et moi, en attendant, sors d’ici. »

    Sa voix était glaciale, autoritaire. Ce n’était pas une demande, non, loin de l’être, mais bel et bien un ordre. Depuis quand est-ce qu’il ne lui avait pas donné un ordre ? Aucune idée. Il ne s’en souvenait plus lui-même. Le concerné n’attendit pas plus, et passa la porte vitrée sans un mot, et attendit dehors, quelques mètres plus loin. Il avait un regard indéchiffrable, de son seul œil bleu et valide. Blood se retourna, pris une cannette, et la déposa dans les mains de Lyle, tombé au sol et acculé contre le mur et dont les grand yeux rougeâtres commençaient à s’emplir de grosses larmes infantiles. Il lui murmura quelques paroles rassurantes à l’oreille et se redressa. Il jaugea quelques instants la blondinette et s’adressa à elle.

    - « Navré de cette situation. Lev, propose lui une table. J’en aurais pour un peu de temps, avec Keith, on ne reviendra pas avant la tombée de la nuit au moins. Occupes toi de cette charmante demoiselle en attendant. Si vous voulez bien m’excusez. »

    Il pris congé du Tea Party et sorti dans la rue. La température commençait à descendre de jours en jours, et les feuilles en dehors se teintaient peu à peu de rouge et d’or, mais cela restait dans le domaine du supportable. Le garçon n’avait pas bougé, sûrement dans le vague après ce qu’il venait de se passer. Il le ramena à la réalité en agrippant son bras et le tirant en avant.

    - « Suis moi. »

    Ils marchèrent quelques minutes dans les rues pavées et désertes, et Keith le suivait sans résistance. Les deux hommes arrivèrent bientôt dans une ruelle sombre, une impasse, là où s’entasse poubelles et obscurité. Le chapelier se plaça derrière lui, afin qu’il ne s’enfuis pas, malgré le fait qu’il était sur qu’il ne tenterait rien. Il agrippa le col du garçon fermement et planta son regard orage dans les yeux vairons de celui-ci.

    - « Ne t’avise plus jamais. Plus JAMAIS. De toucher ne serait-ce qu’à un cheveu de Lyle. Est-ce bien CLAIR ? »

    Il le relâcha de sa poigne, le laissant libre de ses mouvements. Blood, cette situation, il s’y attendait. Comment ne pas s’y attendre quand votre fils se ballade dans les ruelles comme celle-ci pour y violer des nanas sans se soucier des conséquences. Si il n’avait pas de capotes sur lui, pourquoi ne l’a-t-il pas tuée ? Il était tout de même surpris. Pourquoi est-ce que Keith n’avait pas tué cette blonde en particulier ? Il l’avait pourtant fait à de nombreuses reprises. Violer et tuer. Pourquoi elle ? Pourquoi ? Était il… Capable de sentiments ? Bien sur. Il le savait. Envers sa famille sûrement. De l’amitié. De la fraternité. De l’affection. Lui qui avait eu tant de mal à l’approcher, comment cette fille avait elle réussi à ne pas mourir ? Non, bien sur que non, Blood n’était pas jaloux. Ou juste un peu. Mais intrigué, étonné, oui. Le garçon était tellement torturé par son passé que se lier dans le présent était devenu rare et difficile. C’est peut être l’éducation que le chapelier lui apportait qui avait changé la donne ? Qui sait. Il ne pouvait pas lui demander, car il était sur que le concerné lui-même ne pourrait répondre. Le mafieux soupira, et continua, plus calmement.

    - « Tu ne l’a pas tué, Keith. Tu n’a pas tué cette fille, et tu en serait incapable maintenant qu’elle porte ta chair. »

    Quelques instants passèrent, Blood, pour une fois, cherchait ses mots. Que lui dire ? En fait, ça lui vint plus ou moins naturellement.

    - « Je sais que tu n’a pas besoin de recevoir de leçons, Keith, mais laisse moi te dire quelque chose en ce qui concerne la paternité, car à ce niveau là je pense être plus que renseigné : Tu ne peux pas l’abandonner. Tu ne peux pas les abandonner. Plus maintenant. Elle ne peux pas avorter, plus maintenant, et elle ne voudra sûrement pas le laisser à une autre famille, et toi aussi non plus, au fond de toi-même. Savoir qu’un potentiel fils, ou qu’une charmante demoiselle issue de ton propre sang cours dans ce monde sans savoir qui il est et où est-il ne te réussirait pas. Cela te ferait te poser un tas de questions auxquelles tu ne voudrait pas être confronté. Keith, écoutes moi, tu n’es plus un enfant, mais ce n’est pas pour autant que tu es devenu quelqu’un de… Responsable, je dirais. Tu sais très bien que tu n’es pas seul, et que Lyle prend tout simplement. Tu n’es plus seul, Keith, c’est à moi de t’aider maintenant. »

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Mitsuki Sakamoto
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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Mer 28 Sep - 21:01


« C'est Bagdad dans ma tête. »
▬ Mathieu W.

« Tu n'es qu'un amusement régulier ». Ça aussi, ça m'a fait craquer. Je le savais pourtant, je le savais. Oui ! Je ne pouvais que le savoir. Mais... Je ne sais pas. Sur le coup, j'ai peut-être cru, que... Non ? Mais non. C'est flou, brouillé, embrumé, je ne comprend plus rien, affalée comme une loque non pas dehors mais en fait sur un carrelage. Et je pleure encore. Je ne sais faire que ça, là. C'est trop merveilleux. Comme si ça allait faire avancer les choses. En plus, je suis pathétique quand je pleure. Mes mains s’affairent, vainement, à essuyer des larmes de plus en plus abondantes, ou alors à agripper mes cheveux, à faire n'importe quoi, à s'occuper. Et quand je relève la tête pour voir où lui en est maintenant, je le vois devant moi, plus que troubler. Tu m'étonnes. T'aurai du me voir moi, j'étais pas mieux. Pas mieux du tout. Et les larmes coulent maintenant seules, en silence.

« Je le savais... Je le savais. J'aurais dû te buter. C'est ça. J'aurais dû te buter. »

Moi aussi je le savais. Alors... Pourquoi tu ne l'a pas fais ? Parce que... Je me débattais ? C'est ça ? Parce que j'étais peut-être la seule à m'être débattue, accrochée ? A la vie ? Pourquoi, hein ? Pourquoi ! Pour rien, rien. Moi aussi je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi... tu me plais. Ou m'attire. C'est néfaste tout ça, toxique et dangereux, comme un poison qui s'infiltre petit à petit, contre lequel on veut lutter mais rester accroché quand même. Comme... Comme de la drogue. On sait que c'est pas "bien", que c'est interdit; mais une fois qu'on y a gouté et que ça nous a plu... On en veut encore. Plus. Encore et toujours, même si ça fait mal. Et là, on se fait mal. Très mal. Tellement que je n'ai déjà plus de force pour lutter.
Non, plus de force pour lutter. Même si je vois ton regard à travers mes larmes, et tes mains venir vers moi à travers mes cheveux entre-mêlés. Même si je sens que tu me sert trop fort, pour me faire taire, à jamais. Même, même, même. Je ne fais rien, à part essayer de me raccrocher à un dernier souffle. L'instant de survie, que ça s'appelle, apparemment. J'ai l'impression que mon cerveau, toute ma tête, vacille, et que mes yeux partent voir d'autres horizons, quand ma respiration me revient. ... Mais encore une fois, pourquoi ? Hein ? Ça fait deux fois qu'il aurait pu me tuer ! Deux fois ! Si je le l'avais pas vu avec le corps d'une fille de ma classe égorgée entre ses bras, j'aurai douté de lui, me serais demandé s'il était vraiment un assassin. Mais j'ai raison, pourquoi, moi ? Mes yeux se lèvent encore vers lui, je les essuient un peu mieux. On dirait... qu'il va vomir. Avant d'ouvrir la porte et de commencer à se retourner.

« Dégage... Dégage. Toi et ton sale bâtard.... J'suis pas un papa gâteau. »


H... Hein ?! J'ai une convulsion, comme si ça révélation était encore pire que la tentative de meurtre qu'il venait d'essayer de faire. Sûrement car pour moi c'était le cas. Un... bâtard ? Mais ça veut dire quoi ça ? Je ne suis pas une bâtarde ! J'ai une famille ! ... Pourquoi il dit ça, hein ? On peut m'expliquer ?!... Je ne comprends rien..! Et puis, qui lui a dit que je voulais d'un "papa gâteau" ? Si je voulais un papa gâteau, j'aurai très bien pu attendre encore 5 ans, faire un mariage avec toutes ces fanfreluches auxquelles je pensais tant il y a encore quelques jours, ou... Ou je ne sais pas ! Faire un remake de Barbie peut-être. Mais j'en veux pas. Où il a été chercher cette idée ? Mais il est complètement con ! Mais, mais pourquoi il dit un papa gâteau ?! J'ai une tête à vouloir un "papa gâteau" ?!! Mais !..
Je perd la tête, je perd la tête. Je me répète comme un perroquet, j'en deviens folle. Pourquoi ça m'arrive d'ailleurs, pourquoi je suis dans cet état ? Ah oui ! Qu'est-ce que je suis conne moi aussi : c'est parce que je suis enceinte ! Hahaha la bonne blague ! J'avais réussi à OUBLIER que j'étais enceinte. Peut-être que c'est ça en fait, hein. On est fait pour aller ensemble parce qu'on est que deux gros cons. Que deux gros cons. Non mais ça va pas bien dans ma tête ?! Je me fatigue. Ça. Me fatigue.

Je n'entend pas le rire de la blonde de l'autre nuit, non. J'étais bien trop folle à ce moment là pour l'entendre. Mais j'entends ce qui suit. Après tout mon monologue. La claque. Je ne vois même pas qui se la reçoit en fait, mais ça me donne envie d'en savoir plus. La curiosité vous savez, malgré tout ce qu'on dit, ça peut être un vilain défaut. Avec difficultés j'arrive à me relever en m'aidant du mur à côté de moi, et commence à le longer doucement, les deux mains et le corps collé contre lui. Si je suis bourrée ? Bien sûr que non, j'ai rien mangé justement ce matin. Je suis même plus sûre d'avoir bu de l'Ice Tea de Lyle. Je crois pas, j'ai pas le goût en bouche. C'est peut-être ce qui me met dans cet état alors, avec les pleurs en plus...
Jusqu'à ce que je retombe. Je ne sais pas comment, j'ai peut-être glissé sur une flaque d'eau..? Mais en tout cas, je suis retombée lamentablement sur le sol froid, mes mains toujours collées contre le mur, ne faisant que suivre la chute immanquable de mon corps face à la gravité. Mes fesses ont mal, mon front se cogne un peu contre le mur, c'est... Tout ce qui me manquait. Je suis lamentable. J'entends des pas, tourne mon visage, et le revois. Vous pouvez m'expliquer pourquoi... j'ai l'impression d'être apaisée quand je le vois ? Alors qu'on ne fait que se détruire moralement ou physiquement depuis qu'on s'est rencontré ? Je vois sa main. Inratable. Et décolle mon visage du mur.
Vas-y. Frappes-moi. Frappes-moi, si c'est ce que tu veux. TUES-MOI, si tu penses que c'est mieux. Vas-y, fais-le. Je veux tout ce que tu veux. Je suis... Folle.

*BANG*.

Je sursaute, c'était quoi ça ?! Hein ?! Mes yeux effarés essayent de trouver d'où provient ce bruit, jusqu'à ce qu'il rencontrent le canon d'un flingue. Wtf ? Un... flingue ? Bah alors, Mitsuki, tu devrais pas être si étonnée que ça, toi-même t'en a. Deux. Inutilisés, mais t'en as. Bah oui, mais, justement. Inutilisés. Puis j'entends aussi le bruit d'un sac se répandre par terre, mais comme s'il était loin de moi, beaucoup plus loin que la distance que je vois. Le bruit du coup m'aurai donc presque assourdie ? Eh bah dis donc. C'est chaud ça. Et mes yeux sont toujours grands ouverts, allant du sac au flingue, du flingue au mec qui se trouve au bout. Et qui ressemble au chapelier dans Alice aux pays des merveilleux, oui, tout à fait. Comme si c'était normal, hein. Voyons. Puis je remarque enfin l'homme qui se tenait derrière le tireur, avec également un sac de courses, et les cheveux... rouges. J'crois que je suis même plus en état de faire de commentaires.

- « Keith. Dehors. On vas discuter toi et moi, en attendant, sors d’ici. »

J'ai froid. Sa voix me hérisse les cheveux et les poils des bras, c'est dire. Il a une aura... immense, apparemment, ici. Plus personne ne parle, plus personne ne bouge. Bon, en même temps, on ne peux pas EXCLURE le fait qu'il ai un flingue. C'est un fait. Mais je crois que même sans, tout le monde l'aurai écouté. Comme si c'était le chef de la meute. Oui, c'est une meute. Avec la louve solitaire et bornée, le louveteau qui deviendra grand, l'isolé se croyant mal-aimé, rejeté, alors que c'est tout le contraire, le... second ? Et le chef. Peut-être. Si ça trouve je me trompe complètement.
Keith sorti, en silence, et le chef donna de l'Ice Tea à Lyle. Serait-il lui dopé à cette boisson comme moi je le suis au Coca ? Coca. D'ailleurs... Est-ce que mon gosse sera un hyperactif à cause de toutes les canettes que j'ai bu ? La question se posa naturellement en mon esprit en même temps que mes yeux suivaient inlassablement le chef de meute. Sans pour autant décrire une quelconque expression de terreur folle ou de blasement. Je crois que j'avais l'air... Paumée. Ouais, c'est ça. Il me fixait et moi j'avais les yeux dans le vide. Paumée ailleurs.

- « Navré de cette situation. Lev, propose lui une table. J’en aurais pour un peu de temps, avec Keith, on ne reviendra pas avant la tombée de la nuit au moins. Occupes toi de cette charmante demoiselle en attendant. Si vous voulez bien m’excusez. »

Je... . Le chef de meute quitta le salon en même temps que... "Lev" vint à ma rencontre. Il m'aida à me relever, et je dois avouer que sans lui, je ne serai pas allé loin. Au mieux, je me serai peut-être trainé avec un regard vide pour me poser près de Lyle. Mais donc. Il me porta presque en fait, je dois avouer mon état de fardeau, et m'installa à une table que le chef lui avez demandé. ... Si j'allais bien ? ... C'est une blague ? J'entre-croise mes doigts sur la table, les avant bras bien posés dessus de manière à me tenir à peu près convenablement. Et je le fixe. Ce mec à l'air... bizarre. Avec ses cheveux rouges. Et sa bouche bizarre. Et ses yeux étrangement verts. Et... tout. Et moi, moi aussi je dois être bizarre. Avec la gueule toute rouge d'avoir pleuré, les yeux gonflés, les cheveux peut-être un peu en bataille. On doit être trop beaux quoi. Et je ne sais toujours pas quoi lui répondre. Est-ce que je saurai ne serai-ce que lui répondre ? Je ne sais pas. Je suis vide. Vous savez, cet immense vide que vous avez quand quelqu'un que vous voulez près de vous ne l'est pas. Et bien c'est ce que j'ai. A propos de... Keith. Je crois. Puis mes yeux viennent se poser sur mon ventre. Une de mes mains vient se poser dessus, et je m'adosse contre ma chaise. Je soupire et ferme les yeux.

« Non. Ça ne va pas. Tout ne va pas. Rien ne va. Ça va pas. Ça va pas... »

Je soupire encore, ça m'exaspère. Ça m'exaspère parce que je ne sais pas quoi dire, alors je me répète, et ... voilà. Ça me saoule, j'en ai marre. Comme un grand blasé de la vie. J'ouvre doucement les yeux, et sens une larme se sauver de l'un d'eux. Encore. Je tourne la tête et la chasse de ma main précédemment posée sur la table. Ça suffit. Je ne vais pas rester là pendant trois ans non plus. De toute façon, dans trois ans je ne serai plus enceinte. J'aurai déjà accouché. Puisque je ne peux pas avorter, à cinq mois, c'est du n'importe quoi. Je suis obligée d'accoucher. Obligée. Puis mes coudes viennent se planter doucement sur la table, et mes mains accueillent mon visage. J'essaye de sourire, difficilement, pour changer de sujet.

« Et vous, ça va ? »
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Lev M. Kalachnikov.
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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Jeu 29 Sep - 18:28

    Lev regardait sans sourciller la scène se déroulant devant ses yeux. Il savait quel schéma prendrait la suite : Blood qui sort son arme et menace Keith, un trou dans le mur. La routine quoi. Enfin, presque la routine. Vous savez, c’est comme dans ces contes, situation d’énonciation et puis l’élément perturbateur. Et là, le fameux grain de sable dans l’œil, c’est la blondasse, plantée devant toi. On pourrait presque croire qu’elle fait partie du décor, tellement elle donne l’impression de vouloir se fondre dans le mur et disparaître. Ses grands yeux larmoyants qui ne voulaient visiblement pas se tarir, même si ce n’était certainement pas l’envie qui lui manquait. Après les instructions du chef, le garçon aux yeux vairons sorti et resta dans la rue. La jeune fille semblait un peu… Perturbée, par l’arrivée je dirais fracassante des deux hommes et semblait assez interloquée par l’individu au singulier chapeau. Elle resta interdite pendant que celui-ci donnait une canette à un Lyle plus que déboussolé, dont les larmes s’écoulaient de ses joues en de grosses billes translucides. Sei restait à ses côtés, silencieuse, mais non moins déterminée. Si le chapelier ne réglait pas rapidement ce problème, il était plus que probable que le Tea Party ne se transforme en véritable bombe à retardement. Enfin, plus que d’habitude je veux dire. Lorsque le chef quitta l’établissement en lui laissant les dernières instructions, c’est seulement au son qui carillon de la porte qu’il se mit en mouvement. Il aida la jeune fille à se relever à bout de bras et l’aida à marcher. Celle-ci était légère comme une plume, malgré le poids qu’elle portait dans son cœur et dans son ventre. Elle avait de longs cheveux blonds cascadant le long de son dos, en fait, elle était plutôt jolie. Un visage fin, des traits respirant la jeunesse, et malgré la tristesse déformant son expression. Enfin, il supposait qu’elle serait jolie, si il n’avait pas été gay.

    L’asseyant à une table près du bar, il la regarda quelques instants. Ses traits gonflés étaient boursouflés comme une poupée pour gamine, et elle essayait d’être la plus calme possible, chose qu’elle faisait plus ou moins bien, malgré plus de moins. Se mettant à ses aises, faire ces petits gestes semblaient la calmer. Après une bataille visiblement intensive contre son envie palpable de s’effondrer, elle soupira et fixa son ventre d’un air perdu. Une fille, visiblement une lycéenne, qui débarque là, tout d’un coup et sans avoir rien demandé à personne dans cet univers de mafieux impitoyable de mafieux. Elle avait été violée, sûrement battue, trompée, humiliée. Alors, gamine, que fais tu encore ici ? Pourquoi est-ce que tu ne prends pas tes jambes à ton cou et fuyant cette vie à présent détruite ? Il hésitait entres deux sentiments bien distincts. A savoir l’admiration et la pitié. De l’admiration, sur le fait qu’elle ne s’était pas encore tuée, ou qu’elle n’avait pas fuit. Fuir cette ville ou cette vie, quelle importance du moins qu’elle n’affrontait pas ce qu’elle devait affronter à présent. Elle était là, pliant l’échine mais ne se brisant pas. Mais aussi de la pitié, pour cette pauvre gamine qui avait pourtant, qui avait peut être, tout pour être heureuse. De la pitié, pour cette inconsciente qui en se raccrochant à cet endroit, à cet enfant, ne ferait que perdre le peu qu’il lui reste de raison, ou se perdre tout court. Mais il y avait bien quelque chose dont il était sur : Lev était profondément triste. Pour elle, mais aussi pour cet enfant qui, s’il grandissait, vivrait dans cet univers de sang et de larme. Ou s’il ne grandissait pas, mourrait avant même d’emplir ses poumons de vie. Perdu dans ses pensées, ce sont les paroles de la jeune fille qui le tira de sa rêverie.

    « Non. Ça ne va pas. Tout ne va pas. Rien ne va. Ça va pas. Ça va pas... »

    Elle s’était adossée à sa chaise, tout en fermant les yeux. A qui est-ce que tu songe, mon enfant ? Qui sait. Dans ce genre de situation, il y a deux réactions profondément humaines. Soit le grand vide, blackout total. Notre esprit ne ressemble qu’à un désert sans début et sans fin. Juste ce sentiment de fossé béant dans le cœur, comme si le vent s’engouffrait au plus profond de votre être. Retournant à l’état de fœtus, l’esprit se recroqueville sur lui-même, dans le noir complet. Ce sentiment de profond abandon, de soi, des autres. Ils peuvent vous toucher, ils ne font que vous effleurer. C’est comme si vous étiez mort à l’intérieur, bien à l’intérieur. Autrui, leurs paroles, leurs gestes, ils passent à travers vous. Rien ne vous semble réel, vous ne pouvez plus que les regarder avec vos grands yeux interloqués. Et si il vous arrive d’avoir envie de crier, votre plainte aura beau être tonitruante dans votre âme, secouant les parois fragiles de votre univers, il n’en sortira de votre bouche qu’un vague murmure, un soupir presque angoissé. Et votre voisin ne pourra que vous demander si vous avez dit quelque chose, ce à quoi vous répondrez un vague « non ». Ou alors au contraire, ce hurlement, lui, bien sonore. Vous balancez tout à vos fenêtres, vous cassez des choses, et tout au contraire vous échappes. Plus vous gueulez, plus vous pleurez. Et ce mélange informe de sentiments confus et instables que vous connaissez et qui vous est inconnu. Lev reste silencieux, encore, attendant la suite, car il y en aura bien une. Et là voilà qui arrive, avec une dernière larme bien vite chassée. Elle essaye de sourire, mais ce qu’elle ne sait peut être pas, c’est que c’est une grimace tordue qui se trouve sur son visage.

    « Et vous, ça va ? »

    Le russe eu un léger sourire, se dirigeant calmement vers le bar. Il inspecta les fonds de placards mais fit la moue, il aurait presque oublié qu’il venait de faire les courses. Il ramassa le sac de kraft plein à craquer tombé au sol lors de l’intervention de Blood, et rangea les denrées dans le frigo et les placards. Il en sorti quelques boissons prises au hasard et les déposa devant la jeune fille. Il ne savait pas si elle était majeure - même s’il supposait que oui -, et de toute manière, proposer un verre d’alcool à une femme enceinte c’est pas forcément très correct. Le thé du chef était délicieux, mais elle n’aimait peut être pas ça. Autant s’attacher aux valeurs sures des grandes marques américaines. Il se prépara pour lui un rapide café noir très serré et s’installa à la table. Elle avait déjà dégommé la moitié de la bouteille rouge et noire, une bonne descente, la gamine.

    - « Moi ? Mais parfaitement bien. Keith est un rustre, mais c’est un gosse. Et son père lui apprendra les bonnes manières, ne vous en faites pas. C’est encore un jeune chien fou, et plein de… Fougue, je dirais, mais il n’est pas bien méchant face à Blood. »

    Il hésita à prendre une cigarette, mais chassa cette idée de la tête. Le tabagisme passif et compagnie. Bref, il se vengea sur la tasse encore brûlante. Lev regarda le gosse, adossé contre le mur, derrière son interlocutrice. Ses larmes commençaient peu à peu à se sécher, et ce gros chagrin passerait très certainement avec une autre bouteille d’Ice Tea, qu’il lui apporterait après. Il avait déjà vidé sa cannette.

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« Sous vos crachats, ma reddition.
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Mitsuki Sakamoto
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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Lun 24 Oct - 19:16


Juste se laisser emporter par le rythme.

C'est une question bien banale que je viens de poser, je sais. Mais, on ne sait jamais. Peut-être qu'il va mal, après tout ? Peut-être a-t-il une peine de cœur, ou des problèmes de famille... Qui sait, de travail aussi ? Ça m'arrangerai qu'il me réponde. Qu'il me parle. Beaucoup. Pour que je puisse penser à autre chose qu'à moi, que mon esprit parte un peu ailleurs, voir d'autres paysages, une autre vie. Que j'oublie la mienne. C'est tout ce que je veux. Oublier.
Oui, c'est cruel ? Stupide ? Sûrement, mais c'est tout ce que je souhaite à l'instant. M'évader. Je repenserai à mes problèmes plus tard, j'en ai trop eu pour aujourd'hui je trouve. Pas vous ? Puis, je ne le connais pas cet homme, et lui n'a même pas surprit de me voir. Si ça se trouve, Keith leur avait déjà parlé de moi ? Si ça se trouve, ils savaient déjà, il, cet homme et celui au chapeau, savaient tout ce qui allait arriver aujourd'hui ? Parce que lui non plus n'avait pas eu l'air particulièrement choqué ou troublé de me voir. Ni la blonde. Juste... Keith. Et Lyle. Et moi.

Lev souri discrètement. Mh. Oui. J'en suis pratiquement sûre maintenant, il savait tout. Ou non, j'avais oublié ma question. Qu'elle idiote. Donc, je le fais rire ? C'est déjà ça. Même triste, j'arrive à faire rire, si c'est pas rassurant ça.
Non, bien sûr que non, ce n'est pas rassurant. Mon malheur lui ferait plaisir ? Ou, non, j'ai encore oublié. C'est ma naïve question qui l'a sûrement fait sourire.
Soit. Il se leva ensuite, sans répondre. Mais réponds-moi ! Réponds-moi ! Ne me laisse pas là, seule, avec mes pensées. Tu ne fais que m'aider à me détruire, et ce n'est pas ce que je veux. Reviens.
Je me retins de lever un bras pour tendre ma main vers lui. Calme toi. Calme toi Mitsuki. Il va revenir. Chut, chut. Ça va aller. Mon front vient se poser entre les paumes de mes mains, mes coudes toujours sur la table. Et je respire. J'essaye de ne me concentrer qu'à cette tâche, enfin de ne pas réfléchir à autre chose.
J'entends du bruit autour de moi, mais ne bouge pas pour autant. Je crois qu'il range les courses qu'il venait de faire avec l'homme au chapeau. D'ailleurs, maintenant que j'y songe, serait-ce "Blood" cet homme ? Il faudra que je pose la question à Lev. Si j'ose. Pas que j'ai peur, pas particulièrement. Mais... Ce serait assez bizarre de poser cette question alors que ce n'est pas le sujet de notre conversation. Pas que nous en ayons un en particulier, au contraire, mais... Je ne sais pas. Je ne me vois pas, aujourd'hui tout du moins, demander aussi facilement qui est cet homme alors que je ne le connais pas. Ni lui, ni Lev. C'est... Gênant. Je ne connais personne en fait. Rien du monde de Keith. Niet. Nada. Sauf Lyle, bien sûr, je ne l'ai pas oublié, mais... Je lui ai à peine parler, donc c'est un peu du pareil au même à la fin.

Et puis, d'un coup, j'entends un bruit bien familier près de moi. Je découvre mes yeux et vois avec ravissement que Lev vient de poser une bouteille en verre de Coca devant moi. ... C'est obligé, Keith lui a parlé de moi. Quand il me suivait, m'épiait, M'es... pionnait. Ou alors c'est Lev lui même qui l'a fait. ... Bon. Je hausse à peine les épaules à cette découverte, un peu las. Un peu beaucoup. Je pense que je dois m'y faire de toute façon, puisque je pense être tombée dans une secte où je ne sais quoi d'autre. Une "famille". ... Attendez. "Famille". "La famille". C'est les italiens qui disent ça !? C'est. Ce. Ce serait. La. Mafia ?! Ne. Ze. Mes sourcils se froncent comme d'habitude quand je ne comprend pas quelque chose de compliqué. Puis je secoue doucement ma tête de gauche à droite, à coup sur je dois me tromper. Oui, c'est ça, je me trompe. J'espère.
Quoiqu'il en soit, j'avais ouvert la bouteille pendant ce temps, gestes habituels et presque automatiques en présence d'une de ces bouteilles. Et j'avais bu, aussi, pendant cet entretien avec moi-même. Encore un. Ce ne fut que lorsque que mes yeux se posèrent sur la bouteille que je vis que j'en avais déjà bu la moitié. Et bah dis donc. Je bois plus vite que d'habitude, Lev devra bientôt m'en ramener une autre.
Puis Lev revint s'asseoir à la table avec une tasse à café, apparemment brulante.

- « Moi ? Mais parfaitement bien. Keith est un rustre, mais c’est un gosse. Et son père lui apprendra les bonnes manières, ne vous en faites pas. C’est encore un jeune chien fou, et plein de… Fougue, je dirais, mais il n’est pas bien méchant face à Blood. »

Bon. Il n'a pas de problèmes lui alors. Je devrais trouver un autre sujet de conversation. Bien que, peut-être qu'il dit ça juste pour ne pas en parler, et, en y réfléchissant, il a parfaitement le droit de ne pas avoir envie de me raconter sa vie. Je suis une inconnue après tout pour lui. Enfin, s'il n'a pas fait de recherches sur moi.
Un... rustre ?! Je ne pu m'empêcher d'écarquiller légèrement les yeux. Je ne trouvais pas qu'il était un rustre moi... Et encore moins un gosse...
Et son père ?.. Juste son père ? C'est donc peut-être à propos de lui, et non de moi, qu'il parlait de bâtard tout à l'heure ? Sa mère serait morte ? Ou... Hm. Oui, plein de "fougue". Je peux bien le confirmer par ma seule présence ça. Mes yeux se partirent sur le côté, ne pouvant plus supporté la vue de Lev pour l'instant. La bouteille revint rejoindre mes lèvres. Les bulles, ma bouche puis ma gorge.
Et ce nom. Blood. C'est bien celui auquel je pensais, alors. J'essayerai de le retenir.

Après un petit moment, je refis repasser mes mains sur mon visage, histoire de me remettre encore de ce qui venait de se passer. J'avais posée ma bouteille finit sur la table au préalable, assez loin de moi. On ne sait jamais, ce n'est pas dans mes habitudes, mais je pourrais avoir envie de jouer à des jeux morbides. J'étais tellement différente de la "moi" que je connais d'habitude, alors autant prévenir que guérir, comme on dit. Mes yeux bleus se reposèrent sur Lev et je lui parla d'une voix calme. Étrangement. J'avais pu redevenir calme. C'est déjà ça. De nouveau avec un sourire, bien que plus petit, et mieux réussi. Ainsi que plus furtif.

« Vous pouvez me tutoyer vous savez. »

Une de mes mains monta jusqu'à ma chevelure afin que je l'arrange un peu, plus pour réfléchir encore, et hésiter, que pour essayer de me donner un semblant de beauté.

« Et... Vous savez... Quand ils... Reviendront ? »

Mes prunelles s'étaient misent à briller, montrant mon espoir dans cette question. Je voulais qu'il revienne. J'étais perdue ici. Toute seule.
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MessageSujet: Re: Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]   Aujourd'hui à 13:33

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Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? [Pv - Lyle & Keith]
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