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 Earl Grey, Please. [ PV. Lev ]

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Shin Tanaka
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MessageSujet: Earl Grey, Please. [ PV. Lev ]   Mar 17 Mai - 21:22



    Une semaine. A peine plus. A peine moins. Une semaine depuis l’arrivée de mon premier contrat. Et pas sous n’importe quelle forme. Un volute de souvenir. Une jolie blonde aux yeux bleuâtres. Le Tea Party. Ma première réelle affaire. J’avais fait un choix. Particulier peut être. Limite suicidaire au final. Me jeter dans la gueule du loup sans informations préalables. Comme un mouton égaré dans la meute affamée. Ce que je savais ? Juste quelques brides d’informations que j’avais recueillies sur le chemin. De par l’emplacement. De par la façade du bâtiment. Un petit salon de thé en ville. Pas tellement fréquenté. Un lieu pour les habitués au final. Mes coudes reposèrent sur le volant de ma vieille voiture. Il était là. A quelques mètres à peine. Une simple route à traverser et je me retrouver dans l’antre de… Je ne sais pas exactement quoi. Une mafia ? Franchement. Je commence à croire que serait une cachette idéale. Qui viendrait chercher des mafieux dans un salon de thé dans un quartier pareil ? Un bruit. Des pas. Je tourne la tête. Je rêve. Qu’est-ce qu’elle vient foutre ici ? Elle me demande d’enquêter sur ce lieu et elle n’hésite pas à venir ici. Je la reconnaitrais. De dos. Je connais plus son dos qu’autre chose au final. Dans le cabinet de mon père. Toujours. Courant. Elle ne court pas là. Elle a changé. Depuis cette époque. Elle est là. Elle marche. Nonchalante. S’approche d’une moto noire. Enorme. Masculine. Virile. Je fronce les sourcils. Attendant la suite des évènements. Elle attend. Les mains dans les poches. M’a-t-elle remarquée ? Aucune idée. Elle n’en montre pas signe. La porte du salon de thé s’ouvre à la volée. Une trainée noire. Une touffe de cheveux noire. Veste noire. Tee-shirt rouge flashant. Et un grand sourire aux lèvres. D’un coup. Je me revis quelques années plus tard. Elle. Oui. Elle avait ce même sourire quand elle me voyait à la porte de son école. L’adolescent bondit, atterrissant dans les bras de la jeune femme qui fut rattrapé par la moto. Trop de ressemblances. Trop de souvenir. Je détourne les yeux. Un instant. Fixant le compteur kilométrique. Je soupire. Expulsant de mes poumons fiévreux un sursaut de mémoire. Je ne dois pas. Me disperser ainsi.
    Mon regard se pose sur le couple d’ami. Il est là. Trépignant. Agitant ses bras. Mouvant ses yeux dans un rythme frénétique. Le torse se soulevant à la vitesse d’un chien fou. Et elle. Stone. Imperturbable. Un simple sourire se dessinant sur ses lèvres fines. Oui. Trop de ressemblance. J’espère jeune homme que jamais tu ne la laisseras. Parce que même si elle ne le montre pas. Cela la détruira si tu partais. Je ne le sais que trop bien. Le garçon sortie de sa poche une paire de clé. Sei les prit. Lui balança un casque de moto et enfourcha le destrier mécanique. L’adolescent se glissa derrière elle, passant ses bras autours de sa taille. Avant que le casque ne vient cacher son visage d’ange ses yeux se posèrent sur moi. Simple hochement de tête. Oui. Tout commençait maintenant. Comment on dit déjà ? Aujourd’hui est le jour du reste de ma vie. De ma nouvelle vie. Avec tout ce qu’elle comporte. Alors que le vrombissement de la moto s’éloignait déjà je sortie de ma voiture. Une clope se glissa subtilement entre mes lèvres. Déjà entamé. Quand-est-ce que je l’avais éteint ? Je ne sais plus. Il n’y a pas si longtemps. Il ne restait pas grand-chose. A peine une ou deux bouffée. Je m’en contenterais. Pour les dix prochaines minutes. Avec un soupire je jetais le mégot dans une poubelle proche et me dirigeait enfin vers le Tea Party.
    Je poussais la porte du salon de thé. Silence. Un coup d’œil rapide m’indiqua qu’il n’y avait personne. Parfaitement vide. D’un côté. Cela m’étonnait. Je n’avais pas l’habitude de me retrouver seul dans un lieu publique. Mais là. Au final. Cela paraissait de coller totalement avec le cadre. Comme si une surpopulation aurait fait perdre tout son charme à la pièce. Je me dirigeais vers table. M’installant. Je jetais un rapide regard traversant le lieu. Personne. Même pas un serveur. Ou le patron. D’un coup. Je me sentais réellement dans le piège pour la souris, appâter par un simple bout de fromage est prêt à me faire piéger par des griffes de fer. Je soupire. J’ai envie de fumer. Et de partie. Cette ado m’aurait quand même pas jeter dans un piège ? Enfin. C’est étrange quand même. Elle à l’air de connaître un des habitués d’ici. Rhaa. Shin. Ne commence pas à te faire de film. Règle n°1, ne doute jamais du client. Je finis par me redresser, ouvrant la bouche.

    « Hm ? Y’aurais un serveur ? »

    Après quelques secondes une traînée rouge débarqua. Vous savez ? Le genre d’hérisson rouge qui accompagne Sonic. Exactement le même type. Une tignasse rouge hérissé. J’arque un sourcil. Je dois avouer que je m’attendais à tout. Vraiment à tout. Sauf à ça. Des mecs bizarres j’en ai rencontré beaucoup. Des mecs flippants aussi. Là. On aurait dit un mélange de tout. Et je ne vous parle pas de l’aura qu’il dégage. Et de cette odeur. Si caractéristique. Un léger sourire flotte sur mes lèvres. Ce salon de thé semble cacher beaucoup de chose. Et de sacré personnage de prime.

    « Qu’est-ce que je vous sert ? »

    Me fit le serveur au yeux émeraude lorsqu’il arriva à ma table. Un grand sourire aux lèvres. Un terrifiant sourire. Une rangée de dent se laissant découvrir. Blanche. Pointue. Aiguisé même. Vous savez. J’ai l’impression d’être un chaperon rouge. Alors que franchement je ne suis pas celui qui porte du rouge ici. Mais. Je suis là. Et j’ai l’affreuse envie de sortir un « Mais que vous avez de grandes dents… ». Je me retiens. Péniblement. Je me redresse. Ayant esquissé un léger mouvement de recul à la découverte de son sourire.

    « Du Earl Grey, S’il vous plait »

    Fis avec un léger sourire.



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MessageSujet: Re: Earl Grey, Please. [ PV. Lev ]   Ven 20 Mai - 16:45

    C’est fou.
    De quoi ? Comme le temps passe vite. Si vite. Ah parce que tu ne t’en étais pas rendu compte ? Si. Bien sur, mais quand j’y repense. Ça vas faire plus de six mois que je suis ici, au Tea Party. Chez Blood. Je ne vis pas réellement à son crochet, vu que je gère moi-même mes actions mafieuses depuis ce minuscule salon, qui me sert aussi de chambre. A peine plus de vingt mètres carré. Une table, une armoire avec quelques affaires, un canapé d’une couleur bordeaux profond et aucune fenêtre. Pas la moindre, même la plus minuscule. Le papier peint était quand à lui un pattern rouge intense virant très légèrement sur le mauve, et les quelques meubles présents étaient faits d’un bois précieux mais inconnu, ayant une teinte légèrement violacée. Il se plaisait à imaginer un Blood, atterrissant sur une île déserte avec une stupide tenue d’aventurier et une machette pour se frayer un chemin à travers les voies impénétrables de la jungle, pour trouver de nouveaux thés ou justement, les fameux bois précieux. Bien sûr, ce genre de pensées, il les gardaient pour lui. Il imaginait très bien la réaction du Chapelier, face à cette blague. Un sourcil qui s’arque, un haussement d’épaule et un « j’enverrais des mercenaires à ma place, dans ce genre de situation, bougre d’imbécile. » Le russe eu un ricanement imperceptible, il ne se voyait réellement pas casser le mythe. S’étirant, il bailla quelques secondes et fixa son écran d’ordinateur, seule source de lumière dans la pièce, plongée dans l’obscurité la plus totale. Réajustant ses lunettes, il reprit l’engin sur ses genoux. Une série de chiffre incompréhensibles pour les non initiés s’afficha, il tapa à une vitesse folle quelque chose, puis une carte du monde apparue. Les données étranges se reflétaient dans le verre de ses lunettes, déformant les résultats et donnant une impression dérangeante, et derrière, nous pouvions voir ses yeux verts grands comme ceux d’une biche, concentrés. Autre chose apparu à l’écran, des points rouges, visiblement stratégiques, disséminés sur la mappemonde. Plusieurs centaines, en Amérique, Australie, Europe, mais la plus grande majorité se trouvaient en Russie, Chine, Japon et Angleterre. Les deux derniers pays n’étaient pas très grands, mais les points étaient tellement innombrables que pour certains, ils recouvraient une partie entière du territoire. Bien sur, il avait un zoom, alors cela n’était pas réellement dérangeant. Tous ces points, c’était des endroits d’échange. Hommes de peu de foi, devenus esclaves, des femmes sans dignité, des enfants sans parents, ou assez mesquins pour les vendre, des armes, de la drogue, des barres d’uranium, tout ce joyeux stock formaient comme un sapin de noël sur la carte. Il arrivait parfois à Lev de fredonner tristement « Petit papa Noël, quand tu descendra du ciel, avec, tes jouets par milliers. » Le russe était de toute manière un pessimiste en affaire, et il avait parfois du mal à s’accoutumer aux rudesses des choses. Mais, les choses sont ce qu’elles sont. Malgré tout. Toute son industrie était tellement bien rodée, il faut dire. Et plus rien d’intéressant ne se passait lors des échanges, même les plus délicats. Aucun père héroïque, aucun princesse de sauvée, aucun frère désireux de vengeance. Et c’était lui, Lev Maddox Kalachnikov, le Grand Méchant, qui l’emportait dans tous les cas. Le garçon, tellement absorbé par ses cartes et ses statistiques, n’avait pas remarqué la venue d’un intrus. Il tilta lorsqu’il éleva la voix.

    - « Hm ? Y’aurais un serveur ? »

    Enfin. Intrus. C’était vite dit. Car c’était plutôt un client. Tous, que ce soit Keith, Vladimir, Lyle, avaient la fâcheuse tendance d’oublier que le Tea Party n’était peut être qu’une couverture, mais ça n’en était pas moins un réel salon de thé. Sauf Blood, évidemment. Mais lui, c’était une autre histoire. D’ailleurs, pourquoi il n’irait pas s’occuper de ce client ? Ah. Oui, c’est vrai. Il était parti avec Vladimir, quelques heures plus tôt, pour une histoire de trafic et achat d’enfants. Keith ? Disparu de la circulation depuis le mâtin très tôt pour une raison X ou Y. Quand à Lyle ? Il venait tout juste de sortir avec Sei, sur la bécane de cet abruti de fruit jaune. Il eu un looong soupir, puis se résigna. De toute manière, il n’avait rien à faire ces jours-ci, ils se ressemblaient et devenaient de plus en plus chiants. C’était affreusement ennuyant en fait. Alors autant s’amuser autant que l’on pouvais. Il ouvrit la porte du salon, ses pupilles se rétractèrent à la vitesse de la lumière et des étoiles noires dansèrent dans ses yeux lorsque la brûlure du soleil parvint jusqu’à eux. Aaargh, mes yeeeeeuuuux. Je fooooooond. Mh. Désolée. Je ne vous avais pas dis que Lev était un grand amateur de Dracula ? Et bien maintenant, si. Bref. Celui-ci se dirigea vers le fameux client, et lui dit de son plus grand sourire:

    - « Qu’est-ce que je vous sert ? »

    AH ! Mais il n’avait pas remarqué la réelle beauté du garçon avant de s’en approcher. BCBG quoi. Un visage plaisant, de belles proportions, et de magnifiques yeux verts, un peu comme les siens, mais en plus pales. ARGH. Bref. Calmons nous. C’est pas réellement le moment mon cher et tendre. D’ailleurs, il eu un mouvement de recul en apercevant les dents aiguisées du russe. Mh. J’ai comme oublié ce léger détail. On lui disait souvent qu’il ressemblait au grand méchant loup ou alors à un requin. Mais ça, ce n’était qu’une question de point de vue.

    - « Du Earl Grey, S’il vous plait »

    Bon, au moins, il n’avait pas perdu sa langue. Lev aimait bien aussi sa voix, tranquille, calme et assurée. Posée. Cela change du monde nerveux des mafieux ou des militaires, là où les hommes hurlent, beuglent, crient leurs ordres incompréhensibles et frappent les faibles, avant de eux même s’entretuer. Il eu un léger soupir, et se dirigea vers le bar. Il ne s’était presque jamais servi de celui-ci. Sauf pour piller la réserve d’alcool de Blood, quelques fois. Heureusement que celui-ci se préparait des thé à n’importe quelle heure de la journée et de la nuit d’ailleurs, car même en y prêtant peu ou pas d’attention, on arrive assez bien à repérer les bons gestes pour un bon thé. C’est aussi grâce à la manière parfaitement organisée dont il rangeait ses thé qu’il retrouva le fameux thé. Le Chapelier était presque maniaque avec ça, et personne s’osait toucher la moindre boite sans son autorisation. Sortant deux tasses, une théière et deux parts de gâteau à la crème du frigo, il attendit quelques minutes que la boisson infuse bien avant de tout servir sur la table. Portant le plateau avec tout dessus en un parfait équilibre, il déposa le tout en rangea le plateau avant de lui aussi, s’asseoir devant l’inconnu. Cela ne te gène pas de t’installer comme ça mon vieux ? Pas trop hein. Mais ça ne semblait pas non plus gèner l’autre homme, placé juste en face de lui. Il fit glisser avec deux doigts l’assiette contenant l’une des parts de pâtisserie, et lui dit :

    - « Cadeau de la maison. »

    Un léger sourire flotta sur ses lèvres, cela faisait du bien de voir d’autres visages, quelques fois. Sortir de ce quotidien qui vous enferme, vous étouffe. En y repensant, sûrement que le russe voulait retourner au bercail, à Moscou, ou même à Saint-Pétersbourg. Les soirées vodka - caviar lui manquaient un peu, bien qu’il ne fut jamais un très grand amateur de la denrée marine. Il aimait jeter son argent par les fenêtres, après tout - comble du comble quand on séjourne dans un pauvre salon chambre sans aucune de ces fameuses fenêtres -. Quelques fois, cela fait du bien de bousculer ses comptes, son quotidien, qui ne faisaient que s’enrichir chaque secondes, chaque minutes, chaque heures, chaque jours. Nouveau soupir, distant cette fois-ci. Tu soupire beaucoup Lev, ces temps ci. Ouais, je sais. Ce sont des choses qui arrivent. Mais il s’ennuyait tellement, dans ces moments là. Tout était trop calme, plat, chiant même. Sortant un paquet de cigarettes de sa poche, il en proposa une à l’inconnu qui accepta à son tour en piochant dans le paquet. Allumant les deux cigarettes, il tira quelques bouffées de fumée avant de demander à l’inconnu :

    - « Lev Maddox Kalachnikov. Enchanté. »

    Il avala une cuillerée de gâteau, avant de replonger son grand regard vert dans celui du brun.

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« Sous vos crachats, ma reddition.
Qu'est-ce qu'un ange quand il tombe ?
Qu'est-ce qu'une lueur face à l'ombre ? »

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Shin Tanaka
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MessageSujet: Re: Earl Grey, Please. [ PV. Lev ]   Ven 27 Mai - 23:12



    ULe serveur me tourna le dos, se dirigeant vers le bar, ses longs cheveux rouges volant légèrement contre son dos à chacun de ses pas. Je l’observais agir. Suivant chacun de ses gestes du regard. Attendant quelques instants. Franchement. Cette endroit avait un certain charme. Mais il ne sentait pas le vieux QG pourri de malfrat. Non. Au contraire. Je ne s’aurais pas expliqué. Je sentais que cet endroit était une maison pour beaucoup de personne. Un point d’attache. Un repaire. Comment un tel lieu pourrait-il être lié à une mafia ? Au final. C’est quoi une mafia. Franchement. En y réfléchissant bien. Un groupe de personnes agissant dans un même secteur, pas des plus légaux certes, mais avec un système de code d’honneur et fraternité assez particulier. Oui. Au final. Ce salon de thé aurait tout d’un bon vieux repaire de mafieux distingué. Le serveur dépose les mets sur ma table. Ma tasse de thé. Une autre. Accompagné de deux gâteaux. Et bien. Il semble qu’il n’ai pas prévu de me laisser seul. Je souris doucement. L’observant s’asseoir en face de moi comme le ferait n’importe quelle connaissance. Sauf que nous ne nous connaissions pas. Une assiette glissa vers moi, laissant un léger bruit suivre son tracé.

    « Merci »

    Fis-je doucement en attrapant une cuillère pour attraper une portion du gâteau que je fis glisser entre mes lèvres. Du coin de l’œil je continuais d’observer le jeune serveur, apercevant un sourire flotter sur ses lèvres fines. Quel bien étrange personnage. Intéressant. Mais étrange. Je l’entendis. Le froissement du tissu. Le froissement du carton. Il y a des sons. Des sons automatiques. Qui s’inscrive dans votre tympan comme une évidence. Cigarette. Ma belle. Un paquet venait d’apparaitre sous mes yeux, tenu par le serveur aux yeux rouges. Je pris l’une d’elle avec un signe de la tête en remerciement. Elle fut bien vite allumée. A peine une légère fumée s’en échappée qu’elle se trouvait entre mes lèvres, gorgeant ma gorge de sa nocivité. Lev Maddox Kalachnikov. Un nom russe. Un sacré nom. Quoi de mieux comme nom de famille qu’une des plus célèbres armes russes ? Que cache tu donc derrière de si beau yeux vert ? Je laisse échappé un filet de fumée avant d’ouvrir la bouche à mon tour.

    « Shinichi Tanaka. De même. »

    Un nouveau sourire. Et loin d’être le dernier.

    Cela dura plusieurs jours. Plusieurs semaines même. A venir. Revenir. Toujours les mêmes jours. Toujours la même heure. Toujours la même chaise. La même table. Le même thé. Les mêmes cigarettes. Et le même serveur. Toujours là. Bien sur. Entre temps. J’avais eus le temps de croiser quelques autres personnes. Que se soit Sei et son jeune ami. Un étrange bonhomme au chapeau étrange. Un grand inquiétant à la coupe de cheveux improbable. Mais je savais que ma meilleure approche était ce jeune serveur aux cheveux rouges. Et. Non professionnellement parlant. Je devais avouer que ces rendez-vous me plaisaient bien. Ce jour-là était-le même. Le gâteau terminé. La tasse de thé vidé. Le paquet évaporé. Il était temps. Même si mon estomac me réclamait une nouvelle pâtisserie. Avec un sourire je pris congé de mon ami. Nous étions seuls ce jour-là. Les autres étaient partis vaqués à leurs différentes occupations. Je rajustais ma chemise blanche. Franchissant la salle du salon de thé. Il commençait à faire chaud dehors, malgré l’heure tardive. Plus le temps passé plus ces rendez-vous au salon de thé ne se faisait long. Qu’importe. Personne ne m’attendait réellement dans mon appart. La nuit était presque tombée, les lampadaires commençant à resplendir de leur faible lueur. Je soupirais. Et bien. Mon vieux. Il n’y a plus qu’a rentré te faire un plat de nouille. Quelle vie passionnante. Moi qui croyait que ma première mission serait remplie d’action. Pas qu’elle me déplaise. Mais ma vie est bien trop calme.

    « Wesh. Hé. Twa. Jte Kôz ! »

    Un corbeau passa. Faignant de n’avoir rien entendu je continuais ma route en toute innocence. Rencontré ce genre de cas n’était pas rare dans les rues de nos jours. Le mieux. C’était de faire comme si ils n’existaient pas. Pas qu’ils soient réellement effrayant. La plupart n’était que des guignols. Juste que c’était très malpoli de leur éclater de rire à la gueule. Je sorti une clope. La glissa entre mes lèvres. D’un geste l’alluma. Et de nouveau cette voix.

    « Hey blaireau ! ‘Tain. Jte parle ! Tu sors du Tea Party ? Tu traine ‘vec ces pourris ? On va tpourrir »

    Je me retournais. Enfin. Ils étaient. Beaucoup. Beaucoup trop pour que ce ne soit pas organiser. Le gars qui parlé, le plus jeune de la bande, se fit frapper à l’arrière de la tête par un des hommes. Une aura particulière s’échappant de lui. Un tueur. Oui. Et le chef de la petite bande. Et bien. Trainer dans un simple salon de thé devenait dangereux semble t-il. Je mordillais doucement le filtre de ma clope. Et bien. Ma main glissa vers l’étui de mon arme. Pas assez vite. Mauvaise évaluation du danger. Le coup part. Une vive brulure parcourra mon flanc. Je posais un genou à terre, sentant ma chemise s’imbiber du liquide rouge. Je pressais la plaie en levant les yeux vers mes assaillants. Putain. J’aurais vraiment dut reprendre une part de gâteau..



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MessageSujet: Re: Earl Grey, Please. [ PV. Lev ]   Jeu 2 Juin - 17:19

    « So I tryed my best en prayed to god my dreams will all turn real... Cauze there is a fire burning in my heart I hope you all can feel. » Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu.

    Un sourire, de la part du type brun. Il ne semblait pas gêner visiblement que Lev s’incruste à sa table. Après l’avoir remercier et acceptant la cigarette, il lui dit enfin son nom. Shin Tanaka. Il l’aimait bien, ce nom. Résonnant avec une étrange lucidité au creux de ses oreilles. Ils n’eurent pas une grande conversation, ce jour là. Mais c’est après qu’il quitta le Tea Party que le russe poussa un looooooooong soupire. Comme à son habitude, vous en conviendrez. Mais celui-ci était plus lasse. Plus malheureux que d’habitude. Il s’était demandé, ce soir là, en se couchant sur ce canapé rouge, s’il le reverrait. Peut être que oui. Peut être que non. Était-il de passage en ville ? Si ça se trouve. C’était un journaliste qui voyageait à travers le monde, ou bien un aventurier sans cesse en quête de liberté. Il enfouit sous visage sous sa couette, un large sourire s’étalant sur ses lèvres, imaginant les métiers les plus farfelus et téméraires de la terre, que ce mystérieux inconnu pouvait avoir.

    Seulement, il revint.

    Toujours le même jour, toujours la même heure, toujours le même thé, toujours le même gâteau. Blood, qui avait commencé à comprendre le drôle de manège leur lançait parfois des regards amusés ou affligés, cela variait selon les semaines. Et malgré cette situation plutôt cocasse, il ne lui en pipait mot. Cela dit, Lev se doutait bien qu’il ne voyait pas ça d’un très bon œil. On ne peux avoir des amis en dehors de la mafia, ou alors on prenait le risque de ne plus les voir très longtemps. Soit parce qu’ils fuyaient, soit parce qu’ils se faisaient supprimés par des ennemis, et dieu seul sait à quel point ils étaient nombreux. Mais cela ne les empêchait pas de se voir. En fait, le russe ne parlait pas de la mafia. Il ne savait pas trop comment prendre la chose. Et encore moins comment prendre cette amitié naissante. Il l’aimait bien - pour ne pas dire beaucoup -, Shin. Et c’est cette petite bulle qu’il aimait entretenir comme on s’occuperais de plantes sur son balcon. Et généralement, il repoussait du revers de la main ses sentiments, s’ils s’averraient trop poussés. Mais il y avait toujours cette impatience fébrile, cette attente qu’il devait supporter durant plusieurs jours avant de le revoir, et ce soulagement d’entendre le carillon de la porte du Tea Party, à sa venue. Il commençait à mieux le connaître, malgré le fait qu’il ne parlait que très peu de lui. De nature calme, posée, sympathique. Il avait un peu le même flegme que Blood, mais en moins blasé et moins paternel ou snob. De toute manière, le Chapelier était un mélange de choses complètement contradictoires, mais ils se ressemblaient de loin, avec son ami. Cette impression que la vie n’est qu’un long fleuve tranquille.

    Puis, vint le jour fatidique.

    Le soir commençait à pointer ses rayons chaleureux sur la ville nippone, et malgré l’heure tardive, l’air ambiant était chaud. Nous étions presque en été, et les soirée à préparer un feu de cheminée était décidément révolue. Peut être faudrait-il prévoir ses vacances ? Lev demanderait sûrement à Blood. Pourquoi ne pas partir en collectif ? Il imaginait déjà la tête de Keith, lorsque l’ouragan Papa Blood préparant les valises déboulerait dans sa chambre et prendrait ses affaires pour les fourrer dans un sac, sans qu’il ne comprenne le pourquoi du comment. Mais il y penserait après, pour l’instant, toute son attention était concentrée sur son interlocuteur. Leurs rendez vous duraient de plus en lus longtemps, et malgré leur manque de conversation à tous les deux, leurs longs silences à fumer cigarettes sur cigarettes étaient bien plaisants. Lev avait commencé à lui décrire les personnages qui peuplaient le Tea Party, bien sûr, en ne parlant jamais de la mafia. Car visiblement, Shin se posait tout un tas de question en ce qui concernaient les différents protagonistes présents ou non de la maison. Puis, il prit congé. Lev se leva en même temps, commençant à débarrasser la table. Il était de dos, se dirigeant vers le bar, lorsqu’il entendit les voix hurler comme des chiens dans la rue. Il se retourna, et vit la peuplade dans la rue. Shin n’avait visiblement pas regardé le groupe, composé d’une quinzaine d’hommes. Un rapide coup d’œil sur leurs habits lui permirent d’identifier les allemands, du gang qu’ils avaient exterminer. Une vague de souvenir lui revint en mémoire, comme une vague déferlante. Les blessures de Blood. Leur vengeance. Le sang sur les murs. Les corps décapités. Les hurlements des hommes. Avec le temps qui s’était écoulé, cette joyeuse bande de rigolos lui étaient sortis de l’esprit. Il se précipita sur son étuis à guitare, transportant sa précieuse arme, mais le temps de la sortir de son précieux empaquetage et de courir vers la rue, tout s’était déjà passé très vite. Le coup de feu avaient retenti dans ses oreilles, faisant éclater une formidable poussée d’adrénaline dans ses veines. Il enclencha le moteur de Cindy, qui rugit comme une bête enragée, au moins autant que l’était son maître. Les hommes en face glapirent, lorsqu’il se dressa devant eux. Certains ne cherchèrent même pas à comprendre, et s’enfuir en courant. Leur chef, pourtant si assuré quelques secondes auparavant devint aussi blanc qu’un linge, à faire pâlir de jalousie la plus blanche des colombes, et lui d’une voix tremblante :

    - « C’EST LE OUF A LA TRONCONNEUSE, ON DEGAGE ! »

    Ses subordonnés ne se firent pas prier, et décampèrent aussi vite qu’un groupe de mouches devant un journal enroulé sur lui-même. La rue était maintenant déserte, mais leurs hurlements retentirent encore quelques secondes avant de s’évaporer dans la vie urbaine. Il leur aurait bien couru après, si il n’y avait pas eu Shin, à genoux derrière lui. Il arrêta le hurlement de son arme, et posa un genoux à terre, devant son ami. Découvrant la blessures à son flanc, il fût soulagé qu’elle ne soit pas plus grave. Heureusement que ce blaireau ne savait pas tirer. Il tenta de l’aider, mais le garçon aux cheveux bruns se crispa et baissant la tête, et murmura, sévère et irrévocable.

    - « Ne me touches pas. »

    Le russe s’immobilisa. C’était comme si on venait de lui donner un coup de poing dans l’estomac, assez violent pour assommer un rhinocéros. Il bafouilla quelques mots incompréhensibles, et sentant les larmes lui monter aux yeux, se dégagea rapidement. Serrant la poignée de sa tronçonneuse, ses dents se crispèrent et il baissa la tête. Entrant dans le salon de thé, il jeta avec violence Cindy par terre, qui entra en collision avec plusieurs chaises qui tombèrent au sol elles aussi et eurent un effet domino. Le fracas des objets ne le dérangea pas plus que ça, et il se rendit dans son salon. Fermant la porte de celui-ci en la claquant sans ménagement, et toujours la main sur la poignée, il posa son dos contre la porte de bois et haletant. Son souffle le manquait, et de longues larmes coulèrent sur ses joues. Sa respiration était saccadée, comme s’il était au bord de l’asphyxie. Il aurait du s’en douter. Après tout. Ça se termine toujours comme ça. D’une manière ou d’une autre, l’issue ne pouvait être que tragique. Et plus cette relation aurait durée, plus tu en aurait été atteint. Triste sort. Bien triste sort. Et à présent. Il devrait oublier. Il aurait aimé supprimer sa mémoire, d’un coup d’un seul. Et pourquoi après tout. Se dirigeant à grands pas vers son armoire, il renversa quelques vêtements avant de trouver son sésame. Un petit paquet de papier kraft, et à l’intérieur, la poudre de l’oubli. S’asseyant sur son canapé, les yeux toujours dégoulinants, il déroula et découvrit le petit sachet. Alignant un rapide et brutal rail, il l’inspira dans sa totalité, et tandis que la drogue faisait son effet, les larmes ne voulaient cesser de couler sur ses joues. Trouvant l’effet trop peu rapide, il s’en fit un autre, et inspira de nouveau. Des étoiles commençaient à danser devant ses yeux, noires, blanches, comme un feu d’artifice artificiel. Un nouveau liquide coula son visage, mais ce n’était pas des larmes. Non. C’était du sang. Dégoulinant de son nez. Pleurant en même temps, il eu une sorte de rire mesquin emplit de sanglots. C’était comme un brouillon, un dessin froissé, des sentiments partant de tous les côtés. Plongé dans son désenchantement, Lev n’entendit pas le bruit feutrés des pas inconnus, derrière la porte. Par contre, lorsqu’il ouvrit la porte, il le perçu très nettement. Se cachant le visage de ses mains, il tourna le dos à Shin, qui venait d’entrer dans la pièce. Pourquoi. Pourquoi il était là. Qu’est-ce qu’il voulait. Il aurait aimé le voir dans cet état ? C’était sûrement ça. Ce plaisir mesquin de contempler la douleur des autres. Et cette drogue, étalée sur cette table basse, signe de sa faiblesse, cette profonde et indéracinable faiblesse. Il murmura, d’une voix d’outre tombe.

    - «  Qu’est-ce que tu me veux. »

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MessageSujet: Re: Earl Grey, Please. [ PV. Lev ]   Ven 3 Juin - 21:27



    La blessure était légère. Du sang. C’est tout. Un peu de sang. Le reste irait avec quelques points de suture fait maison. Pas que c’était une habitude. Mais disons que je préférais la médecine personnelle que celle des blouses blanches. Un bruit. Vrombissement infernale d’une machine. Mais attends. Ce bruit si caractéristique. C’était celui d’une tronçonneuse. Je m’attendais à beaucoup de chose. Mais pas à attendre une tronçonneuse dans cette rue, cela n’annonçait rien de bon. Je n’étais pas friand des films d’horreurs, mais généralement ce type de matériaux résonnant au milieu de la nuit annonçait un bain de sang. Je lève les yeux. Il était là. Facilement reconnaissable à ses longs cheveux rouges. Lev. Lev. PUTAIN. Lev. Qu’est-ce qu’il foutait là avec une tronçonneuse ? Je frémis. Longuement. Sentant la chair de poule parcourir mon dos comme une vague de… De quoi d’ailleurs ? De peur ? Un peu. C’est toujours effrayant de voir la face cachée des gens. Je savais. Enfin. Je me doutais. Que ce serveur devait être mafieux. Qu’il devait avoir sur les mains du sang aussi rouge que ses cheveux. Les gens. Ces gens. Ces agresseurs. Ils tremblaient. De peur. C’est normal. Quoi. Y’a un gars avec une tronçonneuse devant eux. Mais là. Sa semblait diffèrent. Ils le connaissaient. Et ils en avaient peur. Terriblement peur. Qu’as-tu bien put faire dans vie Lev ? Combien as-tu fait couler de litre de sang ? De douleur ? Je me doute qu’ils ne sont pas tout blanc. Je me doute qu’ils ont dut eux aussi faire souffrir. Mais. Je ne sais pas. Je suis trop chevalier servant. Trop de bonne volonté. De bonne grâce. Trop justicier. Tout ça. Tout ça c’est trop violent. Leur peur. Le moteur. Leurs cris. Leurs pas de course. Il était là. Devant moi. Si proche. Je sentais encore la chaleur du moteur de la tronçonneuse. Les bruits. Non. Les hurlements de ces hommes. Je ne savais plus. Cette violence. Je déteste la violence. Franchement. La violence m’a oté trop de chose, que ce soit la violence du corps, de l’esprit, ou de la vie Je n’en veux plus.

    « Ne me touche pas. »

    C’était sorti tout seul. Ordre implacable. Un murmure. Pas maintenant. Lev. Pas maintenant. Il faut que sa ce calme. Tout cela. Je suis calme. Moi. Comme à mon habitude. C ‘est l’air. Etouffant. Il faut qu’il se calme. Il ne bougeait plus. Semble-t-il choqué par mes mots. Pardon. Pardon Lev. Ce n’est pas toi. Enfin. Si. C’est toi. Et ton monde. Est-ce que j’étais réellement prêt à tout ça ? Je ne sais pas. Je suis un dur à cuir. Je suis un gars costaud qui a pas peur de la réalité. Mais je suis un idéaliste. La noirceur de ce monde, je la connais. Mais quand je vois de telle chose. Je commence à croire qu’un simple homme ne peut pas tout changer. Il était parti. Je n’avais pas remarqué. Je ne pouvais pas. Je ne voulais pas. Le laisser. Comme ça. Sur cette image. Sur cette parole. Et si il faisait une connerie ? Et si ? Je sais pas. Avec des si on refait le monde non ? Je retournais vers le Tea Party, laissant ma main s’appuyer sur ma blessure. Douleur ? Oui. Bien sûr. Mais supportable. Le Tea Party. C’était sombre. Bien moins accueillant que quelques minutes auparavant. Je continuais. Marchant dans le noir. Entendant du bruit dans une des pièces, je me dirigeais vers celle-ci. Ouvrant la porte doucement. Il était là. Me tournant le dos. Je la vis. La drogue. Cette terrible drogue. Sur la table basse. Un élan de tendresse me parcourra. Je connaissais. Tout cela. Ce monde. Je m’approchais. Ignorant ses paroles. Attrapant ce qui se trouvait sur la table basse. Tout. Et l’envoyant valser. Loin. Le visage étrangement calme. Le sang coulant doucement dans mes veines. Je me rapprochais de lui. Le regardant dans les yeux. Il était là. Des larmes ruisselantes sur son visage. Du sang coulant de son nez. Tu devais bien avoir défoncé ton esprit et ton corps. Une bonne dose. Bien puissante. Celle qu’on prend par désespoir. Je levais la main. L’abattant sur sa joue. Violement. Oui. Violement. Moi. J’étais violent. Parce que là. Je devais le faire réagir. Redescendre sur terre. Revenir à la réalité. Je sentis ma main chauffer sous le choc. Je tombais a genoux. A ses côtés. Et mes mains passèrent autours de ses épaules. Je l’attirais vers moi. Le serrant contre moi, sentant une vive douleur. Mais je m’en foutais. Je savais pas comment agir. Ma sœur. Comment avais-tu put t’occuper de moi ? Cela semblait si facile. Alors que moi. Je suis là. Comme un idiot. Ne sachant que faire.

    « Si t’as envie de me frapper, frappe moi. Si tu veux que je parte, dis le moi. Fais ce que tu veux, mais ne te détruis pas… »


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MessageSujet: Re: Earl Grey, Please. [ PV. Lev ]   Dim 5 Juin - 18:24

     Ça n'est pas ta faute, c'est ton héritage, et ce sera pire encore, quand tu auras mon âge, ça n'est pas ta faute, c'est ta chair, ton sang, il va falloir faire avec. Ou, plutôt sans. 

    Peut être était-ce la meilleure des solutions ? De quoi est-ce que tu parle. Et bien, cette poudre blanchâtre sur la table basse. Je savais, d’après mes nombreuses expériences que quoi qu’on fasse, on termine toujours par crever au fond d’une cage d’escalier, un garrot sur le bras, et les yeux grands ouverts, les pupilles dilatées à l’extrême, et les lèvres légèrement entrouvertes, comme murmurant quelque chose. A qui ? A quoi ? Je n’en sais rien, je sais juste qu’on termine notre vie sur cette image pitoyable. Mais, malgré que la situation soit risible, c’est peut être la meilleure des… Solution. Solution à quoi ? Et bien, à toute cette vie. LA vie. En général. Que ce soit tous les tracas quotidiens. Après tout. Pourquoi est-ce que je continuerais à me débattre, inutilement. Pour le bonheur ? LE BONHEUR ? HAHA. Il me fait bien rire, ton misérable bonheur. Ce n’est qu’une vague impression, une relative pulsation au creux de tes veines. Et finalement ? Pour aboutir à quoi ? Dois-je l’arracher avec mes dents, mon puéril petit morceau de joie ? Mon étincelle quotidienne ? Dois-je mourir comme un chien, maintenant et tout de suite, me mettre à genoux pour essayer d’implorer le Seigneur de me l’accorder ? Dois-je marcher sur le chemin triste, sur les pavés froids, le dos voûté, et le hisser à la force de mes bras ? Ce bonheur mesquin ? Je ne suis pas un chien, je ne suis pas un animal, qui ira hurler à la mort, sous les fenêtres du palais divin, ma supplication dérisoire face à ces monstres laids et rieurs qui eux aussi crèverons la gueule dans le froid, la haine et la solitude. Je veux tout. Ou alors je ne veux rien.

    La gifle. Cette gifle. Elle laissa une marque rouge et brûlante sur la joue de Lev. Ses sentiments intérieurs, étaient étranges. Comme floutés. Oui, vous savez, on ne peux pas réellement les distinguer, mais on sait, avec une étrange, forte, inébranlable conviction qu’ils sont là. Vous pouvez presque tendre le bras dans l’espoir fou de les attraper, mais ils finissent toujours par vous échapper. Ils couinent, se rient, se moquent, de vous et votre foutu espoir. Juste un corps flanqué d’une fausse intelligence, et de bassesses congénitales. Alors je crois que je l’ai bien mérité, cette gifle. Non. Je sais. Tu n’a qu’à m’achever, ça ira plus vite. Ah ? Mais. Qu’est-ce que tu fout. Pourquoi est-ce qu’il sent à présent des bras chaleureux l’entourer ? Et. Des paroles. Il n’en saisit qu’un lointain écho, mais les mots, avec les secondes, prenaient tout leur sens. C’était drôle, car maintenant, lui aussi était prit au dépourvu. Lev ne savait plus réellement quoi faire, dans les bras de ce garçon. Était-ce réellement la même personne qui l’avait chassé, et giflé, quelques secondes, quelques minutes auparavant. Le russe passa ses mains dans son dos, fourrant son nez dans son épaule, toute proche de son cou. Les dents serrées, il se calma peu à peu, mais les effets de la drogue se faisaient de plus en plus violent. C’était comme un panache d’une fumée noire qui s’échappaient de son cerveau, et obscurcissait toutes ses pensées. Il s’agrippa plus fort à Shin, car il se sentait tanguer, comme s’il perdait l’équilibre. Vous savez, c’est comme dans les cabines de bateaux. On se sent déchanter, malgré le fait que nous sommes sur du sol. C’est comme si tout autour de lui s’effondrait. Est-ce qu’il tremblait ? Oui, tout en serrant les dents. Est-ce ces même tremblements qui lui donnait cette impression de tomber ? De trébucher ? Peut être était-ce la drogue. Peut être était-ce ces sentiments indistincts qui se bousculaient en une magnifique orgie en lui, se disputant la place pour savoir qui aurait le dessus. Serait-ce la haine ? Serait-ce la colère ? Serait-ce la rage ? Serait-ce la peur ? Serait-ce encore cette agonie silencieuse dont il était la proie ?

    Ou bien était-ce l’amour ?

    Depuis combien de temps avait-il bougé ? En fait, ce qu’il faisait, il ne s’en rendait plus bien compte. Juste ce goût, doux, amen, de miel, sur ses lèvres. Sur celles de Shin, qu’il venait d’embrasser. Son regard vert croisa celui du garçon brun, presque interloqué par ce qu’il venait de faire. Était-il bien sur de ce qu’il venait de faire ? Après tout. C’était complètement stupide. Idiot. Ce qu’il venait de faire. Il avait juste ces grand yeux étonnés, derrières ses lunettes rouges, et cette bouche légèrement entrouverte. Et maintenant ? Et bien. Parle, bougre d’imbécile, après ce que tu viens de faire tu devrais pouvoir te justifier non ? MAIS NON JUSTEMENT ! C’est con. Je suis le dernier des cons. Juste, le dernier des cons. Il balbutia.

    - « Je… Je suis désolée. »

    Sa tête le tournait, et on pouvait presque apercevoir ces lueurs, ces particules de cannabis, dansant dans ses pupilles. Lev avait pourtant ses mains, ses bras, passés dans le dos du garçon. Il essayait, de tout son corps, de toute son âme, de partir, de ces bras pourtant si réconfortants. Il aurait aimé, mieux agir, rien que pour une fois, et il sentait de nouveau une boule d’angoisse se former dans sa gorge, et il paniqua. Baissant la tête, il laissa de nouvelles larmes de rage dégouliner faiblement de ses yeux. Elles avaient un goût amen, celui de la défaite. Il serra les dents, il aurait même cru qu’elles auraient cédée si il n’avait pas senti la main de Shin, sur son menton, lui relevant le visage. Lev résista au départ, mais le brun non plus, et finalement, lorsque sa tête se releva, il senti les lèvres du garçon se poser de nouveau sur les siennes.

    Si tu aimes partir avant, mon enfant, mon enfant, avant que l'autre s'éveille, avant qu'il te laisse en plan, si tu as peur du sommeil, et que passe le temps, si tu aimes l'automne vermeil. Merveille, rouge sang.
     

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« Sous vos crachats, ma reddition.
Qu'est-ce qu'un ange quand il tombe ?
Qu'est-ce qu'une lueur face à l'ombre ? »

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Shin Tanaka
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MessageSujet: Re: Earl Grey, Please. [ PV. Lev ]   Mar 7 Juin - 21:23

Je la connais. Je les connais. Ces sensations. Que tout part à la dérive. Que tout nous échappe. Quand la drogue prend le dessus. Quand on existe plus. Quand il ne reste plus qu’elle. Elle seule. Pleinement contrôlatrice de notre corps. De notre âme. Je le serrais contre moi. Comme on serre un enfant après un cauchemar. Comme on sert un homme dans sa déchéance la plus totale. Je le sentais. S’agripper à moi. Tanguant. L’équilibre. Quelle chose fragile. Si facilement détruite par deux trois joints et un peu de poudre. Quand tout nous semble aller de travers. Perdre son sens. Perdre sa réalité. Le sol au plafond. Le plafond au sol. Et le cœur qui se retourne. Je le gardais contre moi, ma tête dans son cou, le visage enfouie dans ses cheveux rougeâtre. Je le sentais. Je les sentais. Ces tremblements. Je ne savais pas réellement ce que je foutais là. Pourquoi j’avais fait demi-tour. Pourquoi j’étais rentré dans ce salon. C’était juste une enquête comme les autres non ? Une simple enquête. On débarque. Prends les infos. On reçoit la paie. Et on part. On repart. Pour une nouvelle enquête. C’est comme ça que ça se déroule non ? Alors pourquoi ? Pourquoi la vie de ce gars m’importe tant ? Pourquoi ce pincement au cœur à le voir se détruire ? Pourquoi ces sentiments quand je le sens dans mes bras ? Pourquoi toutes ces idioties qui parcourent mon esprit. J’avais été là. Assis à cette table. Durant toute ces semaines. Toutes ces journées. Le temps de ces tasse de thé. De cette clope. De cette conversation. De ce sourire. Tout ça. Etait-ce juste de la mission ? Non. Je m’étais surpris à apprécier la présence du serveur. Sa conversation. Tous ces détails. Et là. Là. Je ne supportais pas l’idée de le voir dans cet état. Cet état qui m’avait emprisonné des jours durant. Quelques temps auparavant. Peu de temps. C’est si récent quand on y pense. Tellement proche.
Nous sommes resta là. Je ne sais combien de temps. Juste lui dans mes bras. Juste son sang coulant sur mon cou. Celui sortant inévitablement de son nez. Juste mon sang imbibant ma chemise doucement. Et ses lèvres. Douces lèvres. Au gout léger de drogue. Enivrante. Ces lèvres. Ses lèvres. Je le regardais. Surpris. Je ne m’y attendais pas. Vraiment pas. Hey grand frère, toute façon tu seras gay. Je ne veux pas qu’une fille s’approche de toi. Ah ah. Tu le savais hein ? Qu’un jour sa se passerait ainsi. Tu avais toujours su. Tu m’avais toujours cerner. Parce que j’étais là. A embrasser un homme. Et je n’avais qu’une envie. Y gouter plus. Mais. Mais en même temps. Je ne comprenais pas. Tout ça. Tout ce beau bordel. C’est quoi cette soirée ? C’était une soirée comme les autres. Et là. Me voilà. Blesser. Physiquement. Le voilà. Blesser. Mentalement. Et puis. Tout se termine. Indubitablement. Je le regarde. Les yeux écarquillés. Je perdais le contrôle. Total. De la situation. Mais, encore faut-il que je l’ai eus un jour. Depuis le début. Le tout début de cette enquête. Depuis la venue de Sei en faite. Cette sensation étrange que tout cela me dépasse. Que rien ne se passe comme prévu. Que rien ne se passe comme il se devrait. Que cette enquête n’est qu’une blague des plus affligeantes. Que la seule chose qui m’importe derrière de pâle d’excuse de contrat c’est de le revoir. Lui. Il parla. Balbutia. Des paroles. Des Excuses. Mais pourquoi ? Franchement. Pourquoi. Ah moins. Ah moins qu’il regrette. Non. Je ne lui laisserais pas l’occasion de regretter. Je voyais ses larmes salés dévalées ses joues. Ma main se posa sur son menton, relevant son visage. Mon pouce caressa sa joue, chassant quelques-unes de ces larmes sacrées. Je sentis une résistance. Je n’en avais que faire. Je voulais juste revoir ses yeux. Sentir ses lèvres. A nouveau.
Je l’embrassais. Doucement. Au début. Et puis. Il y avait ces émotions. Qui se bombardaient dans mon esprit comme une bande de guerrier affamé. Oui. Affamé. J’avais faim. Faim de ses lèvres. De ce goût si agréable que je découvrais à chaque baiser. Ma main quitta son menton, se perdant dans ses cheveux. Qu’est-ce que je foutais ? Franchement ? Il n’était pas en état. Moi non plus. Je ne sais pas s’il était réellement consentant. Je sais pourtant. Mieux que quiconque. Les effets de la drogue. Sur la raison. Sur la conscience. Sur l’esprit. Est-ce que j’abuse ? Qu’importe. C’est mal Shin. Je sais. Mais c’est mal aussi de se retenir. C’est mal parce qu’il pourrait faire des conneries. Tant que je suis avec lui. Je le serrais contre moi. Un peu plus. Contre mon torse. Ne quittant plus ses lèvres. Je devais être là pour lui. Cette nuit. C’était ma mission du soir.

Le matin. Qu’est-ce que c’était que ce bordel. Je me rappelais de cette nuit. De cette soirée. De tout. A peu près. A quelques détails près. J’avais mal. Affreusement mal. Mon regard se posa sur mon torse nu. Ah ouais. C’était pas beau a voir. J’aurais peut-être dut m’occuper un peu plus de ma blessure hier soir. Mon regard se posa sur Lev. Toujours endormie. Le pauvre. Il allait souffrir ce matin après la défonce de la veille. Qu’importe. Je serais là. Et si. Et si il le prenait mal. Et si il me rejetait. Et si je me retrouvais sur le trottoir en boxer ?


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