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 One More Sad Song - Blood

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Keith P. Alayn
Petite pluie



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Emploi/loisirs : La peur est mon loisir. Surtout quand c'est toi qui la ressent.
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MessageSujet: One More Sad Song - Blood   Jeu 28 Avr - 22:05





    Cette pièce. Je n’y avais jamais réellement mis les pieds. Du moins. La première fois était il y a quelques jours à peine. C’était étrange. Cette pièce. Elle. Elle représentait tellement. Comme une antre intouchable. Que j’avais violé. Impunément. Pourquoi ? A cause de cet objet de malheur. Démoniaque. Et pourtant. Je soupirais. M’asseyant calmement derrière cet instrument. C’était à Blood. A lui. Et pourtant. J’étais là. Sans autorisation. Comme hypnotisé. Le tea party était vide aujourd’hui. Le calme. Ce calme. Il m’avait manqué. Les gens disent qu’il y a de l’agitation au tea party. Entre les disputes. Les éclats de rire. Les blagues de Lyle. Mais. Quand Blood est pas là ; C’est encore pire. Comment fait-il pour contrôler ainsi. Quelques jours après son départ. Non. Quelques heures à peine. Et toute la maisonnée était sens dessus dessous. Et. Au contraire. A peine il fut de nouveau dans les locaux que tout retrouva sa place. C’est presque. Magique. Mes coudes reposent sur le couvercle du clavier. Mes mains se perdant dans mes cheveux, de chaque côté de ma tête. Franchement. Qu’est-ce qu’il me prend. Pourquoi. Pourquoi depuis quelques jours je me retrouve irrémédiablement ici. Assis sur ce siège. A sentir l’odeur du bois. Pourquoi. Pourquoi je ne peux pas m’en empêcher. Pourquoi quel que soit ma volonté mes pas y vont seuls. Je soupire. Doucement. Blood. Pourquoi. Pourquoi as-tu ressortis mon malheur ? Pourquoi l’as-tu dépoussiéré ainsi ?

    Blood était revenue quelques jours avant. Accueilli par un Lylou survolté et en manque. Ce gamin avait même pleuré à chaude larme en retrouvant celui qu’il appelait affectueusement papa Bloody. J’avais observé. A distance. L’arrivé de notre chef. De mafia. De gang. De famille. Non. Bien sûr. Qu’il revienne me faisait plaisir. Surtout que je commençais à sérieusement paniqué. Diriger le tea party. S’en occupait. C’est réellement trop de travail. Beaucoup trop de travail. Et encore. Heureusement que Lev était là pour le ménage. Heureusement que Lylou faisait de bon gâteau. Heureusement que Sei maitriser avec doigté les comptes du tea. D’ailleurs sa m’arrache la bouche de dire qu’elle m’a été très utile durant ces semaines. J’avais attendu. Que l’agitation se calme. Que tout retrouve son rythme habituel. Nous étions seuls. Seuls dans une des salles du tea party. Je croisais les bras. Il savait. Il savait parfaitement ce que je voulais savoir. Je voulais être sûr. Sûr que cela été fini. Que je n’avais pas fait tout cela pour rien. Que cette page était enfin tournée. Au maximum. Nous nous faisions face. Je souris. Doucement. « Content de te revoir Blood ». Laisse-je échapper. Regardant ailleurs. C’était dur. Dur. Dur de laisser paraitre qu’il m’avait manqué. C’était le cas. Tellement. Je me suis finalement habituée à sa présence. A ses coups de canne. A ses coups de flingue. A son air attentif. A tout ce qu’il fait qu’il est lui. Je finis par lâcher la question qui me brûlait les lèvres depuis presque une heure. Du moins. La question. L’ordre. Car je n’allais pas lui laisser une seule échappatoire. Aucune. « Blood. Montre-moi ton dos ». Je devais savoir. Savoir. Blood le fit. Il défit lentement sa chemise, dévoilant son corps à la lumière. Se tourna. Me montra son dos. Je l’observais. Un instant. Les cicatrices. Des marques. Profondes. Léger rosacés par endroit. Et puis. Il y a. Ça. Qui attire mon regard. Un tatouage. Sur l’omoplate. Magnifique. Nouveau. Mais Magnifique. Un cygne. Noir. Hypnotisant. Je souris. Décidément. Tu me surprendras toujours Blood. Tu me surprendras toujours.

    Oui. Cela s’était passé comme ça. Son retour. Parmis nous. Et puis ; Il avait ça. COMMENT. Comment avait-il put oser. Le découvrir. Le porté à la lumière du jour. Je l’avais aperçu. En passant à côté de la chambre de Blood. Depuis. Je n’avais pas pus résister. Lorsque le Tea se vide. Lorsque silence règne. Il faut. Il faut que je vienne ici. Que je m’assoie derrière cet instrument du diable. Que je caresse du bout des doigts les touches blanchâtres. Un piano. Je hais cette chose. Je la hais tellement. Mais. C’est comme. Vous savez. Comme quand on hais une chose. Mais qu’au final. On est irrémédiablement attiré par elle. Comme l’homme avec la douleur. Comme beaucoup de chose. Je la hais. Comme une chose qui apporte la souffrance. Comme une chose qui rappelle de mauvais souvenir. Comme quelque chose qu’on jalouse. Comme quelque chose qui éclipse le plus important. Oui. Je HAIS le piano. Et pourtant. Je ne peux m’empêcher de venir caresse ses touches. Entendre la douce mélodie. Je soulève le couvercle. Observe la succession de note. Blanche. Noire. Je les caresses. Doucement. Oserais-je ? Encore ? Surement. Entendre ces mélodies. Entendre tout cela. Juste. Alors que. Enfin. C’est que. C’est Elle. Elle qui m’a appris. Non. Qui m’a forcé à apprendre. Elle. Elle qui a voulu assourdir mes oreilles de mélodie. Elle. Elle qui voulait que je lui fasse ce plaisir. Au final. Le faisais-je réellement pour elle ? Ou pour moi ? Ou. Je ne sais pas. Instinctivement. Mes doigts se placent. S’agitent. Je ferme les yeux. Je laisse ces mélodies atteindre mon cerveau. M’assourdir. M’étourdir. Me révolté. M’apaisait. Me détruire. Me faire vivre. Me faire mal. Me faire du bien. Des souvenirs. Horrible. Cette haine. Cette douleur. Cette envie de tout jeter en l’air. De tout détruire. Cette envie irrépressible de réduire en poussière l’instrument de musique. Et pourtant. Le besoin infaillible de jouer. Encore et encore. Pourquoi. Pourquoi je ne peux pas m’en empêcher. M’as t’elle tellement conditionné ? Au final. Suis-je réellement devenu sa boite à musique. Son automate. Jouant sous ses ordres. Jouant pour elle. NON. Je ne joue pas pour elle. Je joue. C’est tout.


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Blood Nightmare.
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MessageSujet: Re: One More Sad Song - Blood   Sam 30 Avr - 19:53

« Il était des nuits où la lune ne brillait pas. Il était des nuits où les murmures de nocturnes ne se manifestent pas. Il était de ces nuits où les corbeaux, dans leurs cages, ne chantaient pas.

Il était de ces nuits où sans toi, j’avais froid. »

    La chapelier gardait les yeux désespérément fermés.
    Allez, flemmard, bouges tes fesses. T’as assez végété dans ta belle clinique clandestine, non ? Faut encore que tu dormes dans le canapé de Lev ? Et bah ouais. J’ai envie de dormir là. Qu’est-ce que tu veux que je te dise. Je n’ai plus envie de pioncer dans ce lit. Vide. Et portant encore trop de traces. De marques. De son passage. De son odeur. De ses souvenirs. De tout ces fragments d’êtres qui étaient encore présents là bas. Ah. Tu parles d’elle sûrement. Oui. Je parle d’elle.

    Couché sur le ventre, Blood soupire longuement. Depuis combien de temps est-ce qu’il était ici ? En fait, cela allait faire plusieurs heures que Lev, Vladimir, Lylou et les autres étaient partis du Tea Party. Son retour avant fait des émules, et Lylou avait failli le faire tomber à la renverse quand il s’était précipité dans ses bras en beuglant comme un damné « PAPAAAA BLOOOODYYYYYYY ». C’est pas qu’il était lourd, mais on vas dire qu’il n’était plus un gamin d’1m30 de haut, et avec l’élan assez extraordinaire de ce garçon… Bref. Heureusement qu’il s’était parfaitement remis, car sinon il aurait été achevé définitivement. C’est bien plus tard qu’il avait montré son dos à Keith, sous un de ces ordres. Car non, on ne pouvais pas vraiment appeler ça une question. Mais il avait semblé étrangement… Heureux. A ce moment là. Content de me revoir mon gars ? Tant mieux. Parce que maintenant, je te quittes plus. Je ne vous quittes plus. Le Chapelier avait su le départ de la donzelle quelques temps auparavant, par un bref sms de Keith. Cela ne l’avait pas réellement surpris. Mais cela n’empêchait pas le fait qu’il en souffrait sincèrement. Mais. Après tout. Cela devait arriver non ? Tu sais que tu ne forme que des couples foireux, mon vieux. En plus d’être poète, tu est devin. Haha. Non, sans blagues, je ne n’avais pas encore remarqué. Tu m’aide incroyablement là. Il se retourna, et fixa le plafond noir. Pensif. Il s’était bien amusé, durant sa convalescence, tout de même. Et il s’était fait cette petite fantaisie. Cet « extra ». Ce tatouage, sur son omoplate droite. Ce cygne noir. Black Swan. Cette espèce d’expression de sa conscience. Ce magnifique dramaturge. Le cygne noir. Tout simplement.

    C’est à ce moment qu’il les entendis.
    Les notes. Cette sérénade. Il savait, d’où cela provenait. De sa chambre. Comment avait il pu laisser quelque un entrer sans permission ? Se levant, il ouvrit la porte du salon avec prudence. La mélodie était belle. Magnifique même. Exécutée d’une main de maître, de maestro. Montant les marches à pas de loup, et avec la plus grande discrétion, il passa la tête dans la chambre. Et ce qu’il découvrit dedans failli le faire trébucher. Il retint son souffle, lorsqu’il découvrit le dos de Keith, devant l’instrument. Il voyait derrière sa silhouette ses doigts s’agiter sur les notes blanches et noires, d’une merveilleuse synchronisation et d’une délicieuse harmonie. Je ne savais pas. Que tu pouvais monter cette partie, non, ou plutôt qu’elle existait. Car je suppose que je n’étais pas censé le voir, comme tu n’étais pans censé non plus t’introduire dans ma chambre. Il s’accouda sur le rebord de la porte, les bras croisés, et attendit la fin du morceau. Et tandis que le garçon exécutait son morceau, le Chapelier tant qu’à lui était étonné et émerveillé des prouesses de celui-ci. Lorsque les dernières notes eurent finis de raisonner dans la pièce, le mafieux ne pu s’empêcher d’applaudir très calmement le prodige.

    - « Tu est doué. Keith. Très doué. »

    Le garçon appuya fortement sur les touches, ce qui produit un son d’une extrême violence et d’une dissonance très désagréable à l’oreille. Il se raidit, et se leva brusquement. D’un bond. Traversant la chambre, la tête baissée et le dos rond, il dis un « C’était juste pour tester, je n’y toucherais plus », et quelques autres paroles qu’il bafouilla difficilement. Passant par la porte, Blood lui agrippa la manche, le forçant à se retourner. Ils se regardèrent ainsi quelques longues secondes, comme si le temps lui-même s’était arrêter. Et maintenant, Blood ? Que vas-tu faire ? Regarde. Ils tremblent, les yeux de Keith. Il n’avait pas l’habitude. Je suppose. Il n’aurait sûrement pas voulu, qu’il le voit ainsi. Lâchant le vêtement, le père lui dit :

    - « Viens. »

    Lui adressant son plus tendre sourire, il lui tendit sa main, comme une invitation à un bal. Tu veux bien m’accorder cette danse, Keith ? Hésitant, il la lui pris quand même. Satisfait, le Chapelier l’emmena devant l’instrument en bois massif. Ça faisait longtemps mon vieux hein ? T’étais enterré sous une tonne de paperasse inutile, et un drap poussiéreux. Laissant le jeune home s’installer devant la grande bête aux milles chants, il attendit quelques secondes avant de s’installer à ses côtés. Silencieux au début, c’est Blood, une fois de plus qui brisa le silence.

    -  « Joue moi quelque chose. Je m’accorderais. »

    Il posa ses mains sur le clavier, et attendit ses premières notes.

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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: One More Sad Song - Blood   Dim 1 Mai - 18:33




    Qu’est-ce que c’est ? Ce bruit. Régulier. Des… des applaudissements. Non. Impossible. Cela voudrait dire quelqu’un m’écoute. Une voix. Je la reconnaitrais entre mille. Blood. Blood. Putain. Il n’était pas parti. Il était là. Encore. Il m’avait entendu jouer. Il m’avait entendu. Il avait applaudis. Cela avait du lui plaire. A moins que ce ne soit pour faire plaisir. Qu’importe. Il n’aurait jamais dû m’entendre ! Il n’aurait pas dû assister à ça. Cela n’aurais jamais du se passer. Je n’aurais jamais dû venir dans cette chambre et touché à ce piano. Mes mains appuient sur les touches du piano. Un violent résonne dans la chambre. Désagréable. Pour moi. Pour lui. Pour n’importe quelle oreille. Encore plus pour ceux qu’ils l’ont musicale. Je me lève. Brusquement. Mes jambes frappent contre le siège qui bascule en arrière. Tombe. S’écrase sur le sol dans un bruit sourd. Je garde la tête baissé. Observant vivement les touches blanchâtres. Aucun. Aucun regard vers lui. J’avance. Il faut que je sorte. Que je fuis. Que je dégage de cette chambre. Que je m’éloigne de cet objet maudit. Il faut. Il me faut. De l’air. Oui. C’est ça. Je dois aller prendre l’air. Oublié tout ça. Tout oublié. Un tour de moto. Je ne sais pas. M’enfuir.

    « C’était juste pour tester. J’y toucherais plus »

    Lâchais-je en passant le seuil de la porte. A quelque centimètre à peine du chapelier. Je bafouillais. Moi-même je ne comprenais ce que je cherchais à dire. En fait. Je m’en foutais. Les mots qui sortaient de ma bouche étaient fade. Sans goût. De purs mensonges. Des excuses de gosse. Ouais. C’est ça. Un gosse qu’on découvre en flagrant délit, touchant aux affaires de ses parents, et repartant piteusement la queue entre les jambes. On me retient. Je le sens. Ma manche. Je m’arrête. Me retourne. Et enfin j’affronte le regard de Blood. Plongeant mes yeux vairons dans ses deux prunelles bleuâtres. Je voulais m’enfuir. Blood. S’il te plait. Laisse-moi m’enfuir. C’est. C’est trop compliqué. C‘est trop fort. Le piano. Trop de souvenir. Je ne veux pas qu’on me voit jouer. Je ne veux pas. Laisse-moi partir. M’éloigner de tout cela. M’éloigner de ça. De cet objet. De cet instrument à la mélodie si particulière. De toutes ces sensations qui vont avec. De tout. Laisse-moi. Il me lâche. Enfin. Je peux partir. Je peux. Et pourtant. Je n’en fais rien. Je le regarde. Encore. Ce sourire. Ce sourire qu’il m’adresse. Si tendre. Tellement tendre. Est-ce qu’on m’a déjà souris ainsi ? Hein ? Est-ce qu’on m’a déjà offert tant de tendresse ? Mes yeux se baissent. Sa main. Tendue vers moi. J’hésite. Un instant. Allez mon vieux. C’est l’occasion de s’enfuir. De partir. D’oublié tout cela. Oui. C’est l’occasion. Mais putain. Pourquoi as-tu pris ça main ? Pourquoi ? Franchement. Je ne sais pas. Et pourtant. Je me laisse emmener vers l’instrument de bois. Je me laisse emmener. Je le regarde. Un instant. Et puis. Je m’assois. Près de lui ; Laissant entre nous le maximum de distance, les poings sur les genoux. Ne me demande pas de jouer. Blood. Ne me demande pas de jouer. Vraiment. Je ne peux pas. Pas devant quelqu’un. Pas avec quelqu’un à côté de moi. Je ne veux pas. Et puis. Il parle. Il me dit de jouer. Qu’il va jouer avec moi. Un instant. Mes mains se posent enfin sur le clavier. Je caresse un instants les touches. Avant de commencer. Les deux premières notes sont totalement fausses. Et puis. La netteté vient. Je ferme les yeux. Et écoute. Juste écouter.

    Cela ne fut pas la dernière fois. Plusieurs fois. Dans les semaines suivantes. Alors que tous les autres avaient quitté le tea party. Nous nous retrouvions. Et nous jouions. En silence. Profitant juste de la musique. Ce matin-là aussi. Nous étions là. Assis derrière le piano. A joué. Nos mains se balançant d’une touche à l’autre, développant dans l’air une mélodie agréable. J’aimais bien. Joué avec Blood. Franchement. J’aimais ces instants où il n’y avait que nous et les sons que nous jouions. J’aimais tout cela. Cette intimité. Ce silence. Ces mélodies. Ces rythmiques. Tout cela. Et puis. Voilà. Je reprends goût au piano. Mais là. Je ne sais pas. Mon cœur rate un battement. Un frôlement. Un simple frôlement. La main de Blood qui s’approche de la mienne durant le morceau. Je me raidis. Ramène vivement mes mains sur mes genoux. Ferme les poings. Fort. Les jointures qui blanchissent. Les membres qui tremblent. La respirations qui se stoppent. Non. Non. Il ne faut pas. J’ai rien fais. Rien fais. Mais putain. Keith. C’est plus comme ça. C’est plus à cette époque. C’est pas elle. C’est pas Elle. Merde idiot. C‘est Blood. Blood. Oui. Mais. Mais. Je ne veux pas. Qu’on me touche. Je ne veux pas. C’est comme elle. C’est comme elle. Regarde toi Keith. On dirait un gosse. La ferme. La ferme. LA FERME.

    « Ne me … touche pas. »

    Laissais-je échappé. Les yeux dans le vide. Fixant mes mains tremblantes. Fixant les légères cicatrices que l’on pouvait discerner sur ma peau blanchâtre.


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MessageSujet: Re: One More Sad Song - Blood   Lun 2 Mai - 15:30

    C’est drôle non ? De voir avec quelle facilité les rôles peuvent êtres inversés. Il y a quelques semaines encore, c’était à Blood de se faire prendre la main dans le sac, à cause de ses blessures, dans sa salle de bain. Et maintenant ? Maintenant, c’est à ton tour, Keith. Tu t’es introduit dans ma chambre. Mon domaine. Sans autorisation. Et en plus de cela, tu touche à mon précieux piano. Non, bien sûr, je ne suis en voulait pas vraiment. Pas du tout même. Je ne savais pas qu’un tel talent se cachait sous mon toit. Mais, tu ne semble pas en paix, mon garçon. Est-ce cet instrument qui te dérange ? Qui te pose tant de problèmes ? Le Chapelier n’en savait rien. Et pourtant, il le connaissait, Keith. Lui et son passé. Cela n’avait plus réellement de secret pour lui. Mais alors ? Pourquoi ? Avait il caché cela ? Aurait il voulu oublier ? Effacé ? Comme l’on retire les traits d’une craie sur un tableau noir ? Non. Ces marques restent. Comme des saletés de traînées poussiéreuses. Quand bien même on essaierais d’en camoufler les traces, celles-ci reviennent, inéluctablement, et vous narguent, dans votre incompétence. Le garçon aux yeux vairons hésite, Blood le sent à présent. Et il lui prend finalement la main, après une cogitation intérieure visiblement difficile. Ils s’assoient finalement sur le tabouret. Et. Keith à commencé à jouer. Ce n’était pas le même morceau que tout à l’heure. Mais il n’en était pas moins dénué de beauté. Posant ses mains sur le clavier noir et blanc, le mafieux dompta lui aussi la mélodie, et en capta toute les subtilités. Ainsi, ils jouèrent. Quelques minutes, avant que l’enchantement ne soit brisé par l’arrivée de Lyle, au rez-de-chaussée. Le garçon à ses côtés s’était éclipsé, et ils n’avaient pas reparlé de ces instants de la soirée entière. Mais, cela ne les empêcha pas de jouer ensembles de nouveau, en effet, s’ils attendaient que le Tea Party fut complètement désert, - ce qui donnait de nombreuses occasions à Lev de lancer quelques blagues salaces à Blood -, ils tentaient au fur et à mesure, des morceaux plus longs, et plus complexes encore. En effet, si le Chapelier ne doutait pas de ses capacités, il ne connaissait pas les limites de son partenaire, et essayait de voir jusqu’où celui-ci pouvait aller dans son répertoire.

    Le premier incident arriva un mardi.

    Il devait être dix-huit heure, c’était l’horaire creuse au salon de thé. En effet, Lev et Vladimir étaient aux courses, Lyle était en cours, Sei avait des choses à faire, bref, plus personne ne se trouvait là bas sauf eux. Ils avaient joué quelques minutes, lorsque pour atteindre un ré mineur, Blood avait tendu la main vers celle de Keith, lui effleurant à peine l’un de ses doigts. Il sent parfaitement le garçon se raidir, il ramène ses mains sur ses genoux, baisse la tête. Le Chapelier cesse de jouer, lui aussi. Les dernières notes lancèrent un écho lointain dans la pièce, et s’en suivi un parfait silence de mort. Il regarde son protéger avec stupéfaction, lorsqu’il entend ses paroles, violente, et sans appel.

    - « Ne me … touche pas. »

    Le Chapelier n’arrive même pas à déglutir. On l’avait souvent traité de vieux, d’imbécile, d’idiot, lancé des coussins dans la tronche quand il les réveillait le matin, parfois on lui faisait la tête, parfois on se vengeait en lui lançant un sceau d’eau dans la tronche. Mais jamais. On ne lui avait dit ça. Les mains de Blood se crispèrent aussi. Il retint son souffle. Que devait il faire ? Briser ce piano ? Sortir de la pièce ? Oui. C’était sûrement la meilleure chose à faire. Le laisser tranquille. Ne plus le toucher. C’est-ce qu’il souhaitait non ? Et tu sais très bien que ce que tes gosses veulent, tu le leur donne. Ces besoins vitaux. Ces suppliques. Quand quelqu’un est mal. Il faut le laisser non ? Ta gueule. Stupide conscience. Il a été là. Pour moi. Alors je serais là pour lui. Seulement. Comment agir ? Tu sais très bien que la chose la plus raisonnable à faire. C’est le laisser. Devant ce piano. Dans cette chambre. Le Chapelier esquisse un mouvement, non pas de fuite. Il ne fuirait pas. Et passant ses mains derrière le dos de Keith, il l’enlaça. C’est drôle à dire hein ? Le tueur et violeur de jeune femmes dans les bras d’un des plus puissants chefs de la mafia japonaise. Il ferma les yeux, et ne dit rien. Il n’y avait rien à dire, après tout. Le garçon brun lui rendit son étreinte, hésitant et tremblant. Comme un petit animal qu’on essayait d’apprivoiser. Les secondes passaient, et finalement les tremblements de Keith cessèrent. Mais ils ne se quittaient toujours pas. Finalement, c’est le garçon aux yeux bicolores qui brisa le silence.

    - « Blood… »

    Le Chapelier attendait la suite, avec une certaine appréhension.

    - « Qu’est-ce qui t’as donné envie, de jouer du piano ? »

    La question le pris un peu au dépourvu, mais pour y répondre, il devait se lever. Se détachant de lui, il rencontra son regard. C’était d’étranges yeux, que tu avais Keith, à ce moment là. Comme un enfant. Les prunelles de Blood étaient quand à elles, étrangement tristes. Comme dans un rêve. Il se leva, et se dirigea vers le bord de son lit. Sur sa table de nuit, se trouvait son porte feuille. Un vieux porte feuille en cuir noir et abîmé. Il s’assit de nouveau aux côtés de Keith, et ouvrit une petite poche cachée, à côté de la carte bleue, et en sortit une série de photos.

    C’était une série de clichés, quatre pour être exact, à l’horizontal. Sur la première, se trouvait une jeune fille blonde, de dos. Elle portait une robe rose pale, et ses mains étaient jointes dans son dos. La seconde représentait la même fille, essayant de faire une pose plus ou moins naturelle, légèrement maladroite. Ses yeux étaient du même bleu orage que ceux de Blood. Sur le troisième cliché, on la voyait courir vers l’appareil, sûrement pour effacer la photo précédente, elle avait un léger rouge aux joues, et ses longs cheveux étaient ballottés en tout sens avec l’élan qu’elle avait pris. La dernière, quand à elle, possédait deux personnes sur le fond de la ville. Toujours cette même fille, prise dans les bras, dans le dos, d’un garçon. Il devait avoir dans les 17 ans, et ses cheveux mi-longs noirs débordaient dans le cou de la blonde. Il avait un sourire aux lèvres, et le col de sa chemise laissait dépasser un étrange pendentif doré, semblable en tout point à celui que portait la jeune fille. Les deux avaient la même forme de visage, les même pommettes, mais surtout le même regard à la fois tendre et farouche.
    Ce garçon, sur la photo, c’était le Chapelier, 10 ans plus tôt.

    - « Alice. »

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MessageSujet: Re: One More Sad Song - Blood   Lun 2 Mai - 19:56



    Je gardais les yeux fermés. Hermétiquement. Je ne voulais pas. Ouvrir les yeux. Voir ce piano. Affronter le regard de Blood. Il l’a prit pour lui ? Ya des chances ? Parce que ce n’était pas à lui que tu parlais ? Hein ? Ce n’est pas à lui que tu interdis de te toucher. Non. Bien sûr que non. La présence de Blood. Près de moi. Ne me dérange pas. Pas du tout. C’est juste. Ces images. Ces sons. Ce souvenir. Tout cela. Je n’en veux plus. Je veux que tout cela parte. J’en ai marre. Marre. C’était passé. Enfin. Je crois. J’avais l’impression. Ces derniers jours. Avec Blood. Ça allait tellement mieux. Jouer avec lui. A ses côtés. J’étais même. Heureux. Oui. Heureux de jouer du piano. Heureux de le laisser m’écouter. De jouer là. Pour lui. Avec lui. Enfin. Je sais pas. Je pensais que tout cela était bien loin. Et puis. Ce frôlement. Ce simple frôlement. Un long silence s’installé. Violent. Pesant. Désagréable. Enfin. Pas tant que ça. J’aimais ce silence. Même si je savais. Que Blood. Ses pensées. Il devait se poser tant de question. Sur ma réaction. Sur ces choses qu’il ne savait pas encore de moi. De tout cela. Un mouvement. Je l’entends. Le froissement du tissu. Les sens à l’affut. Ceux du tueur. Ceux du mafieux. Franchement Keith. Tu n’as l’air d’aucun des deux-là. Juste d’un gosse apeuré. Non. Je ne suis pas cela. Je ne suis plus cela. Cela fait si longtemps. Tellement longtemps. Ce sont juste. De vieux réflexes. De putains de vieux réflexes. Je ne veux plus. De tout ça. Effacé la mémoire. Totalement. Ce serait. Tellement plus simple. Même si je sais. Que c’est tout cela. Tous ces souvenirs. Elle. Juste Elle. Qui au final. Fait beaucoup de ce que je suis à présent. On est façonné. Plus par notre passé que par notre caractère. Au final. Le caractère. C’est juste le résultat du moule d’un tas de souvenir. Et puis. Ses mains. Dans mon dos. Un tremblement. A peine. Léger. Mais présent. Mon dos se raidit. Tout mon être se raidit. Et puis. Quelques secondes. Longue seconde. Mes mains quittent mes genoux. Et passe doucement autours de Blood. Je reste contre lui. Etrange. Quelle étrange situation. Au final. Comment. Enfin. C’est bizarre. Je suis un des plus grands salops de cette terre. Blood un des plus puissants personnages de cette ville. Et me voilà dans ses bras. Profitant de son étreinte, comme un enfant allant contre son père. Avec toute la simplicité du monde. Je me calme. Doucement. Chassant tout cela de ma tête. Je veux. Je veux chasser tout cela. Penser à autre chose. Occuper mon esprit. Il y a Blood. Oui. En apprendre plus sur lui. Sur son passé. Sur les raisons. De sa relation. Avec ce piano. Ce fameux piano. Et tout ce que cela comporte.

    « Blood… Qu’est-ce qui t’as donné envie, de jouer du piano ?
    »

    Blood se lève. Je l’observe. Lentement. Attentif à chacun de ses mouvements. Je le regarde. Dans les yeux. Observant ses deux yeux bleus si magnifique. Si triste. Tellement triste. Aurais-je dis quelque chose de mal ? Aurais-je raviver de douloureux souvenir ? Il s’avance vers le bord du lit. Cherche son portefeuille. Et reviens. Une série de photo dans la main. Je les observe. Une à une. Diaporama fugace du passé du chapelier. C’est étrange. Quand même. Enfin. Je ne sais rien de lui. Je ne savais même pas. Qu’il avait une sœur. Elle est… magnifique. Adorable. Je ne sais pas. Cette tristesse dans les yeux. Cela ne voulait dire qu’une chose. Elle n’était plus près de lui. Cela allait de soit. Tellement de mois. D’années. Près de nous. Au tea party. Sans jamais en parlé. Sans jamais nous accordé le partage de ses souvenirs ; Il gardait tout cela pour lui. Enfermé dans son cœur. Et là. Juste ce matin-là. Le voilà. A me montré cette jeune femme. Ce portrait craché du chapelier. A quelque détail près. Mais ce regard. Si identique. Si pur. Si innocent. Si farouche. Blood aussi. Il semblait si jeune. Tellement jeune. Tellement différent. Tellement moins affecté par ce monde dans lequel nous vivions. Oui. Nous avons tous un passé. Je n’en connais aucun. Juste le miens. Et un peu de celui de Blood à présent. Enfin. A peine. Juste quelques photos au final. Oui. A peine quelque photo.

    « Elle est… magnifique. Que s’est-il passé ? »

    Laisse-je échappé ; Il avait y avait sûrement beaucoup de réponse. Oui. On peut en raconter des choses avec un que s’est-il passé. Au final. C’est fait exprès. Je ne veux pas le forcer. Je ne veux rien de tout ça. Je voudrais juste. Qu’il me parle un peu de lui. Après. Il peut me dire ce qu’il veut. Je ne veux pas. Le forcer à parler de chose qui le dérange. Je finis. Par refixer mes mains. Et le piano. Jouant quelques notes. A peine quelques notes. Histoire. D’entendre. Ces mélodies. Encore une fois. Et puis. Je finis par lacher. Presque malgré moi. Dans un murmure. Les yeux perdus dans le vide. A nouveaux.

    « Elle m’a forcé. Ma mère. A apprendre le piano. »

    Forcé. Oui. Forcé est un doux euphémisme avec elle. Blood le sait. Il sait tout. Non. Pratiquement tout de ma vie. A quelques détails près. Que j’évitais. Pas volontairement. Parfois. Juste des oublies. Des choses que je veux oublier. Totalement. Oublier. Comme ça. Comme ce piano. Comme tout ça. Mais parfois. Il faut expliquer. Parce que. Il faut s’en débarrasser. Mon pouce parcoure une cicatrice sur ma main droite. Légère. A peine relevé. Mais je sais. Qu’elle est là. Comme toutes les autres. Sur mon corps. Sur mon âme. Tout cela. A cause d’elle. Elle. Encore Elle. J’aurais aimé. Qu’elle n’existe pas. J’aurais aimé. Ne pas l’avoir tué. Pour recommencer. La torturer. Encore un peu. Parce qu’aujourd’hui. Oui. Aujourd’hui. C’est le jour où je l’ai tué. Quelques années plus tôt. Achever. Enfin. Avec lui. Ce garçon. Et pourtant. Là. Maintenant. Ils revenaient me hanter. Encore.

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Blood Nightmare.
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MessageSujet: Re: One More Sad Song - Blood   Mar 3 Mai - 15:31

http://www.youtube.com/watch?v=4PjC1vCyuZg&feature=related


    Keith fixait la photo. Non, Blood n’avait jamais montré ces clichés. Bien cachés, dans ce portefeuille. Protégés des regards indiscrets. Il la trouvait belle. Oui, tu as raison mon garçon. Elle était magnifique. Respirant la joie. Innocente. Des crimes que j’avais commis. Envahi par une vague de souvenirs, les yeux se perdirent dans le vide. Se souvenant. Rien que qu’un instant, quelques bribes de mémoire.

      Flashback.


    - « Héééééé, Bloody. Réveilles toi ! Arrêtes de flemmarder ! Tu viens jouer plutôt ? Alleeeeeeeez ! »

    Le garçon, allongé sur le canapé, ouvrit les yeux. La pièce dans laquelle il se trouvait avait un style du Japon traditionnel. Le sol était un tatami beige, et les seuls meubles présents dans la pièce étaient une table ronde, basse et en bois, sur laquelle étaient disposées des tasses à thé encore fumantes. Une armoire, un arrangement floral et le fameux canapé. La baie vitrée, faite de bois et de papier était grande ouverte, donnant sur un paysage de campagne, estival. Les criquets lançaient leurs appels par milliers au dehors, et le soleil trônait haut dans le ciel d’un bleu parfait. Les quelques nuages traînants ici et là n’étaient que des lambeaux de dentelle effilochées, et ne gâchaient rien du paysage merveilleux. Cela dit, il faisait très chaud. Un été particulièrement vigoureux, cette année là. Et n’importe quel être vivant courait s’abriter sous un arbre ou une construction, dans l’espoir de trouver de l’ombre, attendant la fraîcheur de la nuit, plus clémente que l’ardeur du jour. Le regard bleu orage de la jeune fille croisa les prunelles identiques de son frère, elle le secoua légèrement, tendant de le faire bouger de son canapé.

    - « Bloooooodyyyyyy, s’iiiiiiiiiil te plaiiiiiiiiis, joue pour moiiiiiiiiii. »

    Sa sœur avait pour mauvaise habitude de doubler, tripler, quadrupler les voyelles de ses phrases quand elle lui demandait quelque chose. Cela se faisait plus longuement et intensément encore quand elle lui demandait de lui jouer un morceau de piano. Cela pouvait devenir très agaçant, voir carrément insupportable, si elle y mettait du cœur. Mais il y était habitué, depuis le temps. Passant sa main dans sa tignasse blonde, il eu un sourire, qu’il voulait plus ou moins la faire culpabiliser de la réveiller, mais je crois bien que elle aussi y était habituée, aux expressions faussement accusatrice de Blood.

    - « Oui Madame. » - Prononcé en français dans le texte -

    Elle eu une espèce de grimace, en retirant la main de Blood de ses cheveux. Elle détestait qu’on la décoiffe, et lui adorait la taquiner. Il se leva, et réajusta son kimono marron. Satisfaite, elle lui pris la main et le tira vers le piano. Le grand, le même piano brun que celui de sa chambre. Aux jours d’aujourd’hui, il ne possédait pas l’original, détruit dans l’incendie de la maison, mais il s’en était procuré une réplique exacte, celle qui se trouvait dans sa chambre. Il avait cependant sauvé la carcasse noire des flammes, inutilisable, certes. Mais toujours présente. Avec ces souvenirs. Il s’assit devant l’instrument, et commença le morceau. Fermant les yeux, la blonde, qui connaissait l’air le chantonna, agitant ses jambes en avant et en arrière, au rythme de la musique, ceux-ci n’atteignant pas le sol sur le tabouret.

      Fin du Flashback.


    « Elle m’a forcé. Ma mère. A apprendre le piano. »

    Blood fut ramené à la réalité, chassant ses pensées nostalgiques. Oh. Oui. Cette femme. Keith, lui avait raconté. Une fois. Rien qu’une, certes. Mais c’était déjà bien assez suffisant pour comprendre tout ce qu’elle lui avait fait subir. Humiliations. Coups. Et que sais-je encore. Le Chapelier lui toucha la joue, passant ses doigts dans ses cheveux, juste en dessous de son œil mort. Il ne savait pas, si les autres étaient au courant. De cette faiblesse, ce handicap. Cela peut paraître dérisoire, car même s’il reste quelqu’un de redoutable, chez nous, ça compte. Même une fraction de seconde. Et c’est la faute, la mort assurée. Il reposa sa main sur le clavier, en enfonça une touche au hasard, imitant son fils. C’est là qu’il raconta. Mettant ses idées en ordres.

    - « Tu sais très bien, que dans notre milieu, la famille, et protéger ses membres n’est pas chose facile. Oh. Ici. Nous somme une exception, je dirais. Sachant que chaque membre du Tea Party à tué, de nombreuses fois. Des tueurs, des militaires, des anciens de gangs. Alors même si l’un de nous se faisait attaqué, seul, il serait largement capable de s’en sortir. Finir de faire les courses, laver la voiture et acheter le pain. Seulement. Elle ne savait pas se défendre, que pouvait elle faire. D’ailleurs, ils n’ont même pas pris la peine de se tacher le costume, préférant mettre directement le feu à notre maison. Elle est morte dans l’incendie. »

    Un sourire triste apparu sur son visage. Non, il n’avait plus aucune rancune. Juste quelques regret. Il continua.

    - « Bien sûr, les fautifs se sont fait tué. C’était un gros clan, des yakuzas, mais nous étions bien décidés, mes hommes et moi. Je me suis fais un plaisir d’écrire des messages sympathiques sur le mur du bureau du chef ennemi, avec pour pinceau ses propres enrailles. Je ne te cache pas que cela fut très divertissant de le voir se tordre de douleur durant l’opération, mort, il n’aurait plus eu d’intérêt pour moi. La suite, tu la connais. C’est d’ailleurs ce raid qui nous à fais connaître, mais tu connais la suite et le parcourt de notre mafia en générale. Les hommes, en ces temps là, n’avaient pas les tripes pour se salir les mains, sans mauvais jeux de mots. »

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MessageSujet: Re: One More Sad Song - Blood   Mar 3 Mai - 20:10

    Blood. Il semblait dans ses pensées. Perdu dans des souvenirs douloureux. Je le comprends. Montrer ces photos. Cela devait le ramené dans une époque passé et lointaine. Une sœur. Je n’avais jamais imaginé Blood ayant une autre famille que nous. Ses fils. Mais. C’est normal. Il n’est qu’un être humain. Avec des liens de sang avec des gens. Sont-ils encore vivant ? Possible que non. Je ne connais que peu de gens de notre milieu ayant encore au près d’eux leur famille. Lyle. Je crois qu’il a un frère. Un jumeau. Oui. Il en parle. Rarement. Ce qui étonnant pour ce petit bout d’homme. Lui qui parle toujours de tout et de rien. Bizarrement. La famille. Celle de sang. C’est rarement un sujet qu’on aborde au tea party. Comme par respect. Taisant sûrement lourd secret. Oui. Nous avons tous des secrets. Nous avons tous du sang sur les mains. D’une certaine manière. Nous avons sûrement tous causé du tort aux nôtres. Parce qu’irrémédiablement ils ne font pas partis de notre monde. Ou. Au contraire. En font trop partie. Ma mère. Elle était pourrie. Jusqu’à la moelle. Jusqu’à l’âme. Mon père. Lui. C’était le contraire. Trop faible. Beaucoup trop faible. Impossible de survivre dans le monde que moi et mère créions. Oui. C’est ainsi. Enfin. Je me comprends. Je ne veux attirer personne dans la réalité de ce monde. Non. La mafia. Les membres du tea party. C’est diffèrent. On est tous plongé dedans. Comme dans une cuve d’acide. On ne peut plus en sortir. Sa nous bouffe. Doucement. Sa détruit les fous qui veulent nous en sortir. C’est comme ça. Quand on y est. On y reste. Ou on crève. Parce qu’on ne peut pas vivre. Parce qu’on ne peut pas s’enfuir. On assume.
    Blood. Il sort de sa rêverie. Ou de ses souvenirs. Immergeant doucement. Il me regarde. Je la vois. Sa main se lever vers moi. Un geste. De recul. A peine perceptible. Sauf pour nous. Ne croyez pas que nous sommes des surhommes. Nous sommes juste entrainés. Parfaitement entrainé. Comme des armes bien rodées. Sa main. Chaude. Sur ma joue. Sous mon œil. Oui. Je sais que c’est à lui que tu pense. Tu es le seul. Le seul dans cette maison. A connaitre le défaut dans l’arme que je suis. Ce détail. Pouvant être mortelle. Comme une arme qu’on à démonter. Mal remonté. Oubliant des pièces. Les mettant à l’envers. Je hais cet œil. Cette souffrance. Constante. Que j’essaye d’oublier. Continuellement. Tuer. Chasser. Rouler. Vite. Tout cela. Juste pour ça. Ces matins. Ou. C’est si violent. Si douloureux. Juste l’envie d’arracher ce membre mort de mon crâne. Le sentir froid au creux de ma main. Cette envie. Violente. D’ôter ça. Mais je ne peux pas. Je ne dois pas. Cette douleur cuisante. Constante. C’est son souvenir. C’est ma force. Au final. Celle d’avancé. Celle qui me rappelle le plaisir de tuer. Le plaisir de sentir leur crainte. Ma haine pour ces femmes. Pour ces personnes. Ma haine de la lâcheté. Comme père. Ce peureux. Et aussi. Pour eux. Pour me souvenir que je pourrais toujours être mieux que mes parents. Avec ma famille. Ma vraie famille. Celle que j’ai choisie. Celle qui m’a choisi. Blood. Il posa sa main sur le clavier. Enfonçant les touches. Libérant le son. Je retiens ma respiration. Je savais. Qu’il allait parler. Me raconter. Un peu. Ce qui fait son être. Son passé.
    Je l’écoutais. Silencieux. Oui. Je le sais. Que ce milieu est des plus dangereux. C’est pourquoi. Je suis bien ici. Je n’ai pas réellement à m’inquiéter. A part peut-être. Pour Lylou. Je ne comprends pas. Ce qu’il fait ici. Je ne sais rien ici. Je sais juste qu’il est faible. Pas moralement. Je ne doute pas de la force intérieur du gamin. Non. Vraiment. Sa façon d’affronter la vie est particulière. C’est vrai. Mais de nous tous. Je sais qu’il est celui qui moralement pourrait en affronté le plus. Malgré ses larmes et ses gémissements. Ancien de gang. Je suppose que c’est lui. Surement même. C’est vrai. Pour les autres. Je ne m’inquiète pas. Lev. Vladimir. Blood ; Au contraire. Il y aurait plus de raison de s’inquiéter pour les fous et ignorant qui auraient la folie de s’attaquer à eux. Franchement. Il faut être malade pour oser se friter avec un gars qui se ballade avec une tronçonneuse appelée Cindy. Le suicide est une option bien sûr, mais franchement, pour ma part, je ne tiens pas à ce que mon corps finisse disperser aux quatre coins d’une rue. Je préfère une mort propre. Avec du sang bien sur. Mais propre tout de même. J’ai un beau corps. Et si il doit finir à pourrir sous terre. Autant que ce soit un beau spectacle pour les vers. Houlà. Je dérive. Mes pensées se reconcentre sur les dires de Blood. Il parle de sa sœur à présent. Incapable de se défendre. Oui. C’est sûr. Elle ne semble pas faire partie de notre milieu. Ses yeux révèlent bien trop de pureté. Le feu. Quelle horreur. Tellement facile. Tellement lâche. Tuer incendie. Sans oser affronter le regard de la personne à qui on ôte la vie. Je déteste ce genre d’individu. Un sourire. Triste. Sur son visage. Il le savait. On le sait tous. Quand on s’engage dans cette voie. Toute personne autours de nous devient une victime potentielle. Il m’explique. En détail. Leur mise à mort. En vrai Homme. En vrai tueur. En regardant dans les yeux la personne à qui on ôte la vie.

    «Notre monde est impitoyable. Mais beaucoup ne sont pas capable d’y garder une dose d’honneur. »

    Murmurais-je en pensant à ces lâches tuant une jeune fille sans même la regarder dans les yeux. Sans même la laisser affronter du regard sa mort venue. Je ne suis pas un exemple. Je tue des femmes. Je les violes. Je les tortures. Vraiment. Je ne suis pas un exemple. Mais jamais je n’ai tiré dans le dos de l’une d’elle. Même Elle. Je ne lui ai pas permis. Au contraire. Je me suis délectée de me voir. De se retrouver face à ma mise en scène alors que je la tuais. Sans même me salir les mains au final. Juste par le cœur. Par les sentiments. La tuer ainsi. C’était bien plus violent qu’un coup de couteau. Bien plus violent qu’une balle dans la tête. C’était juste lui briser le cœur, sans jeu de mot, comme elle avait brisé celui d’enfant que j’avais. Un bruit. En bas. Oui. Quelqu’un rentrait. Je me levais. Lentement. Ma main se posa sur l’épaule de Blood. Je ne sais pas. Je ne suis pas encore le grand roi des contacts. Manque d’habitude. Je la serre. Doucement.

    « Pardonne moi. Pour ma réaction de toute à l’heure. Mes pensées sont tournées vers Elle. 6 ans aujourd’hui. C’est étrange. On rejouera… ensemble ? J’aime ça. Bon. Hm. A plus tard. »

    Fis-je. Terminant rapidement ma phrase. Mal à l’aise par mes propres déclaration. Je quitte la chambre. Rapidement. Faisant mon ignorant lorque Lyle me sauta dessus en me demandant où était son papa Bloody pour qu’il lui montre son cerf volant fait main. J’haussai les épaules, feignant l’ignorance avant de quitter le salon de thé, prêt à me ballader à pied.

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MessageSujet: Re: One More Sad Song - Blood   Aujourd'hui à 14:16

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