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 Mirror. - Keith.

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Blood Nightmare.
Chapelier Fou et Chef Mafieux.

Chapelier Fou et Chef Mafieux.


: Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.
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MessageSujet: Mirror. - Keith.   Dim 24 Avr - 20:23



Je connaissais un monde, mais ce n'était pas le notre.


    Sa nuit avait été agitée.

    Blood s’était souvent retourné, tourmenté par ses cauchemars. Comble du comble pour une personne dont le nom de famille était Nightmare. Il s’était lever de son canapé, avisant du regard Lev. Celui-ci était adossé au mur, tenant dans ses bras sa très précieuse Cindy. Il sommeillait gentiment, et un filet de bave traînait au coin de sa bouche. C’est vrai que ces derniers temps avaient été agités, et que tous manquaient cruellement de sommeil. Il toucha son épaule du doigt, qui lui répondit en une douleur fulgurante. Ses cicatrices ne cicatrisaient pas, pire même, son état empirait. S’il devait soulever un carton, ou faire quelque chose, il demandait à quelque un d’autre mimant un dédains ou s’inventait une excuse. Tout allait bien. Cela allait passer, et aucuns de ses proches ne se sera inquiété pour rien.
    Le Chapelier s’agrippa au rebord du canapé pour se lever, et sorti du salon. Il mourrait de chaud, et un filet de transpiration coulait le long de sa tempe et de son cou. Il avait la vue trouble, brouillée. Il se stoppa quelques secondes devant sa chambre. Sa chambre… Celle qu’il avait déserté, depuis quelques semaines déjà. Il ouvrit délicatement la porte en bois, et passa la tête à l’intérieur. Amaya était étendue sur le lit, les yeux clos, le drap du lit légèrement remonté sur ses épaules. Il referma la porte, en faisant bien attention de ne pas la claquer. Passant devant la chambre de Lylou et de Keith, il s’appuyait aux murs pour se soutenir. Réprimant une grimace, il arriva enfin devant la salle de bain du couloir. Allumant la pale lumière des néons, il se posta devant le lavabo. Il s’aspergea le visage d’eau fraîche, et commença à retirer sa chemise. Faisant bien attentions à ses gestes, il la laissa choir à terre. Employant de nombreuses précautions, il commença à défaire ses bandages, qui pourtant, étaient censés ne plus être là. Il grogna lorsqu’il fit tomber le dernier lambeau de tissus, légèrement rougeâtre. Se retournant, il inspecta les sept impacts, ce qu’il vit l’horrifia.

    Bien que Blood était conscient de sa souffrance, il n’avait pas pris le taureau par les cornes avant ce soir ci. Les points d’arrivée des balles étaient devenus violacés, légèrement noirâtres par endroits. Ces même endroits étaient légèrement creusés, et certains saignaient légèrement. Foutus médecins. Bon. Certes. Je vous l’accorde, le Chapelier n’avait pas réellement suivi les conseils de ceux-ci. Ne serait ce que prendre les médicaments de sa sortie… Ils avaient tout simplement fini à la poubelle. Pris d’une nausée, il s’assit par terre, haletant. Il devait sortir de ce mensonge, rien n’allait. Et à ce rythme, il serait bientôt incapable de se lever. Et les séquelles seraient bien trop graves pour qu’il se remettre complètement. Envisager la chose lui était impossible. Littéralement. Impossible. Il ne pouvait se permettre aucune faiblesse, aucune fantaisies ou caprices. Mais comment. Comment le dire, ou moins se l’avouer à lui-même.

    Il n’en pouvait plus.
    A bout de force physique, mentale. Mais plus révoltant encore, le fait qu’il ne pouvait rien y faire. Il réprima une envie de vomir, en plaquant une main sur sa bouche. Reprenant son souffle, il fixa cette même main quelques secondes. Dégoûtant. Tant de faiblesse. C’était dégoûtant. Il se releva à grande peines, ignorant les protestations de son dos en détresse. S’adossant contre le lavabo, il repris sa respiration. Respirer. Calmement. Il se retourna vers le miroir, dos à la porte. Il avait maigrit, depuis quelques temps. Et bien qu’il soit encore assez en forme, son état se dégradait de plus en plus. Se faisant ressentir dans ses mouvements, plus mesurés, et ses manières. Plus amples et lentes. Malgré cela, il gardait toujours le même regard doux, et pourtant sauvage, qui lui était si particulier. Mais si vous regardiez bien, ces même yeux étaient entourés de légères cernes. La fatigue, toute sa fatigue de ces dernières semaines l’avait achevé. La tête tournée vers le lavabo, il se pinça les lèvres, et ses phalanges blanchirent sur le rebord du meuble. Le regard crispé, une larme coula sur sa joue et tomba dans le lavabo.

    S’essuyant la joue, il fut cependant pris au dépourvu, lorsque la porte s’ouvrit et laissa entrer Keith. Celui-ci recula légèrement, lorsqu’il découvrit le dos malmené de Blood.

    Spoiler:
     

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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: Mirror. - Keith.   Lun 25 Avr - 18:31

    Le plafond. Quelle merveilleuse vision. Le plafond. Non. Franchement. Je n’aime pas regarder mon plafond. Voir les étoiles. Oui. Mais le plafond. C’est Triste. Pâle. Granuleux par endroit. Le sommeil ? Je n’ai pas sommeil. Pas depuis plusieurs nuit. Depuis notre petite partie de massacre. Ouais. C’était bizarre. J’ai failli. J’ai failli perdre beaucoup en deux jours. La tête. Blood. Et puis. Cela pourrait très mal tourné. Amaya. Elle aurait put être blessée. Ou pire. Pas que sa me préoccupe hein. Mais bon. Sa aurait fait de la peine à Blood. Ouais ouais. Je sais. Je deviens très sentimentaliste en ce moment. Mais bon. J’ai compris. Blood. C’est… l’image paternelle absolue. Cette étrange sensation d’avoir quelqu’un pour vous garder dans le droit chemin. Aussi droit que peut être le chemin de la mafia. Mais là. Des jours. Depuis sa sortie de l’hôpital. Je le vois. Son comportement. Sa nonchalance. Des bruits, de pas. Je les entendais. Parfaitement éveillé, aucun bruit dans cette maison ne m’échappait. Aucun. Je me levais. Je devais aller voir. Qui est-ce ? Pourquoi ? Bien que. J’avais déjà ma petite idée. Au bruit clopinant des pas. Aux arrêts par instants. Une seule personne dans cette maisons auraient les raisons d’être aussi… Voilà. Enfilant rapidement un short au-dessus de mon boxer. Ebouriffant nerveusement mes cheveux. Le couloir était sombre. Dans les ténèbres les plus complète. Qu’importe. Je connaissais cette maison aussi bien que celle de mon enfance. Dans le moindre détail. Un pas. Deux pas. Un bruit. A ma gauche. Une porte qui s’ouvre. Je me retourne. Apercevant à la lueur d’une lampe de cheveux une masse hirsute de cheveux cachant deux yeux rouges. Lyle. Cet idiot s’est réveillé. Je m’approche de lui, observant son regard vitreux. Il serrait contre lui une peluche. Un chien. Orange. Surement un de ses fameux Pokémon. Il m’observa. Sans réellement me voir. Bafouillant doucement. « C’est l’heure de déjeuuuuuuuuu*baillementsonordesamère*ner ? ». Je souris doucement. Franchement. Même le pire des meurtriers ne pourrait résister à cette bouille d’ange. Je m’approche de lui, passant ma main dans ses cheveux bruns. « Non. Retourne dormir gamin. » Il bafouille un peu. Une histoire que si rondoudou était là il me punirais de l’avoir réveiller. Enfin. Un truc du style. Je n’ai pas tellement compris au final. La porte se referme sur lui. Je soupire. J’ai quelqu’un d’autre à voir cette nuit. J’avançais. La salle de bain. De la lumière. Je poussais doucement la porte.
    C’était. Comment dire. Violent. Le dos de Blood. Vous savez. On est souvent blessé dans notre milieu. Moi-même je ne compte plus les cicatrices qui parcourent mon corps. Les blessures. Tout. Et la pire chose qui peut nous arriver. Ce n’est pas la mort. C’est une blessure plus grave qu’une autre. Une infection. Une chose qui peut paraître banale. Mais chez nous. Je sais pas. Qu’est-ce qu’il lui a pris. Merde. Sa fierté est si grande ! On ne laisse pas une plaie s’infecter. Il faut connaître ses limites. On n’est pas des Dieux. Aussi puissant on est. Je soupire. Doucement. Il lève la tête. Je reste sur le seuil de la porte, mon épaule se posant contre l’encadrure. Il se retourna. Vers moi. Il semblait. Je ne sais pas. Comment un enfant pris en flagrant délit d’une bêtise. Ouais. C’est ça. Une bêtise. Une putain de grosse bêtise qui pourrait lui couter la vie. Je fronce les sourcils. Doucement. Je vis sur sa joue. Une goutte. A peine. Un reste. Une larme. Blood… Non. Pas à ce point-là. C’est pire que ce que je pouvais imaginer. Les choses n’allaient pas se passer comme ça. Vraiment. Je croisais les bras sur mon torse nu.

    « Pourquoi… Pourquoi tu ne m’as rien dis pour tes blessures… Tu n’as pas confiance en moi ? »

    Blood se tourne. Vers la glace. Des gestes lents. Je vois de nouveau son dos. C’est vraiment dans un mauvais état. Comment as-tu pu laisser aller ta santé jusqu’à de telle extrême. Je suis. Blessé. Franchement blessé. Il sait tout. Tout de nous. De nos blessures. Physique. Moral. Mais il n’y a rien dans l’autre sens. On ne sait rien de ses blessures. C’est vexant. Parce que. Franchement. Je m’attache à peu de gens. En faite. C’est bien la première fois depuis des années que je m’attache réellement à des personnes. Que je puisse considérer des êtres humains comme ma famille. Et là. C’est. Blessant. Les mains de Blood se pose sur es yeux. Un sourire. Méchant. Le genre de sourire que je n’ai jamais vu sur ce visage. Du moins. Pas comme ça. Un rire. Nerveux. Vraiment. Blood. Regarde-toi. Tu es cassé. Comme ces magnifiques boites à musiques qui à cause d’une brisure dans l’aspect ont une mélodie déréglée. Vraiment. Je ne te reconnais plus.

    « Là n’est pas la question. Je vous fais confiance à tous. Mais je ne vais pas vous laisser le poids de ma souffrance. »

    « Tu supportes bien les nôtres. T’es pas tout seul Blood ! Tu nous as recueillis. Sauvés. On est là pour toi aussi. »

    Oui. Tout ne peux pas toujours aller que dans un sens. On a besoin des autres. Autant qu’ils ont besoin de nous. C’est con hein. Mais là. A cet instant. Je savais que Blood ne s’en sortirait pas seul. Parce que pour une fois. Il avait besoin. D’une épaule pour le soutenir. D’une épaule qui lui fasse entendre raison. D’une claque dans la gueule pour se réveiller et sortir de cet orgueil et cette fierté. Parce que là. Ce Blood. Cette Faiblesse. Cette fievre. Ce délire. Ce n’est pas le chef de la mafia. Responsable du tea party. Ce n’est pas le chapelier. C’est. Une loque. A cet instant je savais. Qu’en combat en duel. Il n’aurait aucune chance contre moi. Et ca. C’était la preuve suffisante qu’il y avait réellement un problème. Un problème dangereux. Ces blessures. Ce sang. Cette couleur. Tout cela. N’indique rien de bon. Cet état. Il fallait le soigner. Rapidement.

    « Tout vas parfaitement bien »

    Je soupire. Me décale du mur. Et avance. Vers lui. Tout vas bien hein ? Désolé Blood. Sincèrement désolé. Mais il est temps que je te prouve que tout ne vas pas bien justement. Il se retourne. Me fait face. Au moment précis ou mon bras s’avance. Rapide. Contrôlé. Un coup. Vers l’estomac. Jamais. Jamais je n’aurais put imaginer avoir un jour à frapper Blood. Il bloqua. Difficilement. Trop difficilement. Surtout pour un simple coup de poing. J’enchaine. L’épaule. Je sens le contact de sa peau brulant sous mon poing. Non. Blood. Non. Il étouffe un bruit. Ses yeux s’écarquillent. Il souffre. Je le sais. Il souffre le martyr. Il glisse sur le sol. Lentement. Je m’abaisse. Accroupis près de lui. Le regardant droit dans les yeux. Oui. Je ne suis surement pas la meilleure personne pour lui à ce moment précis. Je suis maladroit. Et mes méthodes sont plus que radical. Mais il ne peut faire autrement. C’est moi. Et seulement moi. Je ne laisserais ma place à personne d’autre. Je passe ma main dans mes cheveux. L’observant. Je serais là pour lui. Autant qu’il le faut. Je mentirais pour lui. Je tuerais pour lui. Sans aucun problème. Et si pour le faire réagir. Je dois le frapper. Le blesser. Je le ferais. Là. C’est la mort qu’il risque. Et je ne le permettrais pas.

    « Non. Tout ne vas pas parfaitement bien Blood. »
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Blood Nightmare.
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MessageSujet: Re: Mirror. - Keith.   Mar 26 Avr - 20:23

    http://www.youtube.com/watch?v=9rygykyqN4E


    Tu le savais, Blood. Quoi ? Qu’un jour, tu en serais là. Que ce soit Keith. Lylou. Amaya. Lev, ou encore Vladimir. Ils s’en seraient rendus compte. Au mieux, par accident. Comme en cet instant. Au pire, quand ils auraient découverts ton cadavre. Dans la salle de bain. Dans le salon. Ou même dans la rue, en t’effondrant. Cela veut-t-il dire que j’ai de la chance ? Que tu ne vas pas mourir, plutôt. Haha. T’es drôle. Un rigolo dans ton genre. Là. Tout de suite. J’ai honte. Honte. De ma faiblesse. De mon comportement. De tout. Et cette bulle de mensonge, a enfin éclatée. Il fallait bien que ça arrive, et tu le sait. Il aurait aussi pu se dire, que ce n’était pas de sa faute. Si il s’était fait tirer dessus ? Tu parles. C’est faux. Dans un sens, on récolte ce que l’on sème, comme dit le dicton. Ce n’est pas le boulanger du coin qui vas se faire tirer dessus. T’es pas innocent, Blood Nightmare. Tu es loin de l’être.

    - «  Pourquoi… Pourquoi tu ne m’as rien dis pour tes blessures… Tu n’as pas confiance en moi ? »

    Blood avait la gorge nouée. Aucun son ne pouvait entrer de sa bouche. Il était touché. Au cœur. Au corps. A l’âme. Et les paroles de Keith ne faisait qu’enfoncer le couteau dans la plaie déjà béante. Un drôle de sentiment le pris. Il sentait. Les larmes lui monter. Mais pleurer ici serait très certainement l’humiliation ultime. Lui. Si fort. Protégeant tout le monde. De la mort. Des problèmes. Du besoin. Ses… Enfants. Se retournant, il eu un méchant sourire. Forcé. Cruel. Celui-ci déformait ses traits, pourtant si doux. Un rire nerveux et sardonique le pris, et il se cacha les yeux d’une main, avant de se pencher vers le lavabo. Il répondit, difficilement.

    - « Là n’est pas la question. Je vous fais confiance à tous. Mais je ne vais pas vous laisser le poids de ma souffrance. »

    Sa souffrance. Ce mot avait si peu de signification pour lui. Il était trop fort. Trop violent. Trop… Trop tout. Il souffrait. Réellement. Plus que tout. Mais, se l’avouer. Ne serait-ce qu’à lui-même. Il était tellement fière, tellement droit. Il ne pouvait se pardonner aucune bavures. Rien. Qui ne puisse nuire aux autres. A sa famille. A ses proches. Mais la réponse de Keith frappa, sans appel.

    - « Tu supportes bien les nôtres. T’es pas tout seul Blood ! Tu nous as recueillis. Sauvés. On est là pour toi aussi. »

    Haha… Haha… HAHAHAHAHAHA. Non. Ce n’est pas votre rôle. Ce ne sont pas les enfants qui protègent les parents, ou qui les rassurent dans le noir, quand la nuit tombe. Ne n’est pas votre place, ce n’est pas votre charge. Alors. S’il te plais Keith. Laisses moi. Là. Maintenant. Laisses moi seul dans cette foutue salle de bain. Vas te recoucher. Avec Lylou, si tu veux. Mais vas t’en. VAS T’EN.
    Le Chapelier était comme fou. Déboussolé. Son affection pour le garçon se battait avec la séduisante idée de lui foutre une bonne paire de claques. Cette situation. Il n’en pouvait plus. Mais, il devait tenir. Encore. Un peu. A peine. Juste quelques secondes. Quelques heures. Quelques jours. Quelques semaines. Quelques mois… Non. Pas quelques mois.
    Je serais mort à ce moment là.

    - «  Tout vas parfaitement bien. »

    Tu ne te rend pas compte à quel point la phrase que tu viens de prononcer est stupide ? Keith. Au moins autant que toi, sait que ça vas tout sauf bien. Et je pense que ta vision erronée de ton état commence à sérieusement lui courir sur le haricot. Attends. Il bouge. Tu te retourne. Tu pars ? Keith ? Tu abandonne ? Si vite ? Tu m’abandonne ? Non. Il s’avance. Je te défend de me toucher. Tu me touche, t’es mort. Mort. MORT. TU M’ENTEND ? Mais, tu le vois quand même. Son mouvement de bras. Ample. Fluide. Ce coup. Celui qu’il vas porter. Celui qu’il vas me porter. Blood le bloque. Difficilement. Son dos lui lance une douleur sourde, atroce. Il n’a pas fini. Non. Il ne pourra l’esquiver. Encore moins le parer. Il la sent. La main. S’abbattre sur son épaule. Et bientôt, une explosion de souffrance éclata dans son dos. Se dispersait dans son corps entier. Ses blessures. Comme des éclairs de pure acide. Ça s’infiltre, dans son âme. Qui hurle. Hurle. Hurle encore et encore sa souffrance. Mais lui n’étouffe qu’un bruit, un simple bruit. Barrant l’accès de ses cordes vocales. Ses yeux s’agrandissent, ses pupilles ne deviennent que deux minuscules points noirs dans son regard tremblant. Ouvrant légèrement la bouche, laissant un léger, très léger bruit. Comme un soupir d’agonie. Il agrippe de son bars l’épaule martyr, et glisse à terre. Vaincu. A plat de couture. Totalement. Entièrement. Vaincu. Son souffle devient haletant, et ses yeux restent grands ouverts. Il sent le sang palpiter près de ses blessures et son organisme entier s’agiter. Se débattre. En vain. Keith s’accroupi à ses côtés, calme, en apparence. Car il le sentait. Le profond doute lui agiter les entrailles.

    - « Non. Tout ne vas pas parfaitement bien, Blood. »

    Le Chapelier ne peut pas parler. La douleur lui ampute la capacité de s’exprimer. Il essaye pourtant, en vain, de se calmer. Mais le coup de Keith avait ouverts les vannes de panique qui sommeillaient en lui. Il ferme les yeux, échappant ainsi au regard accusateur que lui lançait les deux yeux vairons. Tu m’en veux, mon garçon ? Tu m’en veux à ce point ? Ne se sentant plus capable de quoi que ce soit, une culpabilité immense s’abat sur ses épaules, comme les démons dansant et chantant leur victoire. Ramenant ses genoux vers sa poitrine, et reprenant sa respiration, Blood repris peu à peu son calme. Une à deux minutes passèrent, avant que le mafieux ne puisse murmurer :

    - « J’aurais tant voulu… Prendre sur moi. Tout amortir. Comme je fais d’habitude. »

    Il repris une nouvelle fois sa respiration, dire ces mots lui coûtait énormément. Physiquement. Moralement. Surtout à Keith. Pas qu’il n’ait pas confiance en lui, loin de là. Mais ce garçon avait besoin d’une épaule. De quelqu’un qui le garde dans le droit chemin. Oh, il s’en rendait bien compte. A quel point il avait changé depuis son arrivée au Tea Party. Moins renfermé. Plus ouverts aux autres, à la vie. Ce n’était plus une personne imperméable aux sentiments. Mais, ne plus incarner cette personne inébranlable. C’était le trahir lui. Non. Eux. Avec Lylou. Surtout avec Lylou. Car le garçon aussi comptait. Énormément même. L’enlever à ce gang. Ça avait été si… Dur. Ne plus tenir ce rôle. C’était impossible. Il avait menti. Il avait tué. Mais maintenir le mensonge. La bulle protectrice. C’était aussi d’un extrême égoïsme.

    - «  Keith… Partir. A cause de … ça. N’aurait pas été digne du rôle que je dois tenir. De mes responsabilités. Faire disparaître les preuves de votre présence ici. A toi et à Lylou. Intimider les curieux. Tuer ceux qui en découvrent un peu trop. Mais surtout. Être là. Pour vous. Pour votre stabilité. »

    Voilà. C’est dit. Blood ré ouvre les yeux. Et regarde un Keith… Surpris ? Quoi. Tu ne t’imaginais quand même pas vivre sous le toit d’une mafia sans attirer de soupçons j’espère. Il continua.

    - « Cela vas faire… Deux semaines. Que je m’en suis rendu compte. Pour mon dos. Je m’étais dis que ça allait passer. Comme toujours. Mais… Après. C’était trop tard. Et au jour d’aujourd’hui, se réveiller le matin ou même tenir correctement debout est un calvaire. »

    Il eu un sourire. Étrange. Presque nostalgique. Et toujours à terre, il reposa sa tête sur la baignoire. Fermant de nouveau les yeux, il murmura d’une manière quasi inaudible :

    - «  Tout est de ma faute. Pardonnes moi… »

    Sa conscience s’endormait peu à peu, le poids de ces révélations le soulageait d’une extraordinaire manière, mais le fatiguait aussi affreusement. Il sentait le sommeil le gagner peu à peu, mais avant qu’il ne fût happé, il lui dit :

    - « Je voudrais dormir, Keith. Juste ça… »

    Et Blood fût englouti, par les vagues sombres et noires de Morphée.

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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: Mirror. - Keith.   Mer 27 Avr - 11:12



    Je l’observais. C’était. Etrange. Non. Même pas. Pire que ça. Qui était cet homme devant moi ? Es-tu si fier Blood ? Si fier que tu préférais crevé que t’accepter que tu vas mal. Très mal. Regarde-toi maintenant. Tu n’es plus que l’ombre de toi-même. Une loque. Un gosse. Une plaie béante de souffrance. Je suis déçu. Profondément déçu. Jamais. Jamais je n’aurais pensé que Blood aurais pu avoir un comportement aussi infantile. Putain. Merde quoi. Il est le chef d’une des plus puissantes mafias. Il est le père d’une famille de gros malade. Ce n’est pas comme si il n’avait aucune responsabilité ; Pas comme si il n’avait aucun entourage. On n’agit pas comme un gosse tout fier lorsqu’on a tant à perdre. Tant à faire perdre. Si je t’en veux Blood ? Oui ; Je t’en veux. Profondément. De me montrer ta faiblesse. Ta fierté. Ton orgueil. D’être ainsi. Mais. Au final. Je suis un des moins bien placé pour te critiquer dans cette maison. Je ne suis pas Lyle a pleurer à chaude larme à la moindre coupure. Je ne suis pas lui à appeler au Samu à la moindre goutte de sang. La fierté. Quelle chose étrange. Par fierté on fait beaucoup de chose. On se cache. On triche. On ment. Aux autres. A soi-même. La fierté est un des sentiments les plus vicieux. Celui qui a poussé plus d’un à la perte. Qui a failli avec moi. Qui est en train de faire sombrer Blood. Oui. Je ne peux pas critiquer ce que moi-même j’aurais fait ; Sauf que. C’est tellement plus facile à ma place. Là. Maintenant. De faire la moral. Parce que c’est con. Mais je sais, que d’entendre ça de la bouche de son propre fils, était sûrement le plus grand déclic au monde. Je regardais Blood. Ramenant ses genoux vers sa poitrine, comme n’importe quel enfant paniqué. Se calmant. Doucement. Je ne dis rien. Me contenant de plongé mes yeux dans le bleu des siens. Attendant. Je n’avais rien à dire. Rien n’a pensé de tout cela au final. Il fallait juste changer le fil. Changer la route. La fin auquel se destiné Blood quelques heures auparavant encore ne me satisfaisait pas. Loin de là. Il parla. Non. Il murmura. Un désir. Une habitude. Oui mais voilà Blood. Les habitudes sont des habitudes. Tout ne se passe pas toujours comme d’habitude. Il faut savoir les briser. Les détruire. Ou même. Savoir. Réaliser. Qu’elles ne sont justement QUE des habitudes, et non une vérité absolue. Je reste silencieux. Je sais. Je sais parfaitement que dire tout cela est difficile pour Blood. C’est… Blood. L’homme qui est toujours là. L’homme qui sait tout de nous, dans les plus noir secret. Mais au final. C’est lui-même qui est un secret, caché derrière son grand chapeau et ses sourires affectueux. Qui est-il ? Franchement. Je n’en sais rien. Et je sais que les autres ne sont pas plus avancés. Si sa nous dérange ? Pas tellement. On se doute tous. Qu’il n’a pas dut avoir une vie de pépére dans son fauteuil. On se doute tous, qu’il a eut son lot de malheur comme nous tous. On le sait. On lui a tous parlé naturellement de nous. On crève tous d’envie de plus le connaître. Mais nous respectons aussi son droit au silence. Un respect dont nous n’avons jamais parlé mais que nous suivons tous. On ne peut pas toujours être le modèle intouchable. Celui qui sait tout. Celui qui supporte tout. Le pilier. Les barrières sur la route pour ne pas qu’on se perde hors des sentiers battus. Mais si c’est le guide qui s’égare ? Nous suivrons tous. Un à un. Perdu. Quand les barrières se brisent. Se casse. On s’y engouffre. Et on est foutu. Il ne faut pas. Il faut garder ls barrières intact. Et pour cela. Il faut parfois les réparer. Et qui mieux que ceux qui parcourent le sentier pour repérer et soigner ? Rien n’est indestructible sur cette terre. Pas même toi Blood.

    « Et mourir. A cause de … ça. Tu crois que c’est une meilleure idée ? Tu sais parfaitement qu’à ta mort, on va sûrement sombrer. Se perdre. »

    Lui fis-je. Lentement. Oui. Je ne sais rien de l’histoire des autres. Je ne m’en suis jamais réellement intéressé. Je pense qu’ils n’ont plus grand monde non plus. Lyle. Je crois qu’il a un frère. En prison. Mais personne d’autre ne semble s’inquiéter pour lui. Pas de parents. C’est notre maison ici. Notre famille. Notre point d’attache. Et celui-ci n’existe que par l’aura du chapelier. Et oui. Je me doutais bien. Que tu nous protégé. Que tu nous couvrais. Même si. Je l’avoue. J’étais surpris pour Lyle. Mais quel putain d’histoire ce gosse pouvait avoir avec sa gueule d’ange et ses bâillements sonore. J’écoutais. Les paroles de Blood. Deux semaines. Deux semaines de silence. Un sourire. Sur les lèvres de Blood, reposant sa tête contre la baignoire, fermant les yeux. Je cru avoir mal entendu. Je fis comme si je n’avais pas entendu. Je ne suis pas un adepte des excuses. Loin de là. Mais en entendre de la part de Blood. Autant cela me faisait bien, un apaisement dans la poitrine. Autant. Je n’aimais réellement pas le voir s’excuser. Je fronçais les sourcils. Un instant. A peine. Il semblait si faible. Si fatigué.

    « Et bien dors. Laisse-moi m'occuper de tout. Pour une fois. »

    Je m’approche de lui. Lentement. Observant son dos. C’est vraiment dans un mauvais état. Un très mauvais état. Je me relève. Doucement. Attrapant un linge propre. Je le passe sous l’eau chaude, l’humidifiant. Je l’essor. Je sens l’eau sur mes doigts alors que je tordre le tissu. Je me penche et le passe sur le dos. Je passe sur les blessures. Doucement. Juste pour nettoyer un peu ; Je ne peux rien pour lui. Mes connaissances dans le domaine médical sont des plus minimes. Juste ce qu’il faut pour survivre au bon moment. Je fais le contour des impacts. Evite les zones trop douloureuses. Je suis minutieux. C’est juste histoire d’apaisé la douleur. Jusqu’à demain. Je fouille dans la salle de bain. Des bandes. Propres. Je les trouve. Je me mets à genoux près de Blood. Essayant le moins possible de le faire bouger. Un tour. Deux tours. Trois tours. Plusieurs tours. Un travail propre. Il somnole. Je le vois. Doucement je me place devant lui, passant ses bras autours de mon cou. J’attrape ses jambes, plaque son torse contre mon dos. Me lève. Il est. Léger. Affreusement léger. Je le soulève. Le cale bien contre moi. Essayant le moins possible de le bouger. J’éteins les néons. Traverse le couloir. D’un pas lent. Assuré. Ouvre la porte de ma chambre. Ne sentant même pas la présence de Blood sur mon dos. Il est léger. Bien trop léger. Il a maigri. Plus qu’il ne faudrait. T’es vraiment cassé Blood. Beaucoup trop cassé. J’allume la lumière. Clignant un peu des yeux. Ma chambre. Simple. Un lit deux place. Un sofa. Une armoire. Je ne m’encombre pas. Je dépose Blood au pied du lit ; L’asseyant. Je ramène les draps au pieds du lit. Et doucement je le dépose sur le ventre, évitant ainsi que son corps ne repose sur son dos meurtri. Je ramène le draps sur lui lentement. Je me redresse. Me frotte la tête. Et bien. Sacré nuit. Mais elle n’est pas finie. Je lui ai dit. Que je m’occuperais de tout. Je me jette sur mon sofa, attrape le téléphone portable trônant dans la poche de mon jeans. Négligemment jeté sur le sol. Je parcoure mon répertoire. J’ai pas tellement de monde dedans. Juste les personnes importantes. On a tous nos petits contacts. Tut. Tut. Tut. « Keith ? Je te dois plus rien, ca va te couter pépète » Je soupire. De l’argent ? J’en ai. Et pas que ce du compte du tea party. Un petit compte perso. Que j’avoue. Est rentable grâce à cette affreuse blonde. J’ai ien l’impression qu’elle nous exploite tous. J’ai d’ailleurs dut racheter trois motos a cause de sa manie de prêter la mienne à Lyle. « Aucun problème. Demain. Multiple blessures infecté au dos ». Un silence Un lourd silence. « Depuis quand tu fais la charité Keith ? » Le doc’. Il a comprit que ce n’était pas pour moi. Il a dut se douter que je n’aurais pas été en état de lui parler aussi bien si cela avait été le cas. « T’occupe. Demain. 7h ». Avant que les autres ne se lève. Officiellement. Blood partira en voyage. Officieusement. C’est une autre histoire. Je raccroche. Jette mon portable sur le sol. M’allonge. Un bras derrière la tête. Je n’ai pas sommeil. Je ne dormirais pas cette nuit. D’ailleurs. Au final. Celle-ci est sera très courte. Qu’importe. Ce qui compte. C’est Blood. Cette nuit. Juste lui.

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Mirror. - Keith.
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