Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 Свет

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Blood Nightmare.
Chapelier Fou et Chef Mafieux.

Chapelier Fou et Chef Mafieux.


: Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.
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Emplois / Classe : Chapelier Fou - Mafieux - Gérant du Tea Party.
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MessageSujet: Свет   Ven 4 Mar - 20:14

Le sang se lave avec des larmes et non avec du sang.




    Il était tôt.

    Quelle heure exactement ? Il n’en savait rien, mais les quelques lueurs de l’aube qui lui paraissait de par la fenêtre de sa chambre étaient encore pales et incertaines, presque hésitantes. Le Chapelier passe sa main dans ses cheveux noirs corbeaux, et regarde le corps frêle qui sommeille à ses côtés. Les longs cheveux de Amaya se déployaient sur les draps comme des fil des soie, et ses paupières étaient délicatement fermées. Un ange endormi. Un sourire s’esquisse sur son visage, cela faisait plusieurs semaines, voir quelques mois que Blood s’était habitué à cette vision si douce, et qu’il ne se choquait plus lui-même en pensant à ce que les papiers civils disaient de leur situation. Sa fille adoptive, qui ne l’était plus vraiment en fait. L’homme repoussa une mèche bleue qui barrait le visage de la jeune fille, et déposa un baiser sur son front. Se dégageant délicatement des draps pour ne pas la réveiller, il passa dans la salle de bain et s’habilla. Que pourrait il faire durant le temps de son réveil ? Il se rabat sur la pâtisserie, et commence un gâteau à la crème et aux fraises. Baillant aux corneilles, et se sachant pourtant incapable de se rendormir, il jeta un coup d’œil à sa montre à gousset. 6h30, les premières lueurs du matin s’étaient transformées en de splendides rayons dorés et ocre. Il hésita à mettre la radio mais se ravisa, de peur que celle-ci réveille la princesse endormie. Un sourire d’imbécile fendit son visage. Il vivait à présent un rêve à chaque instants, si Amaya n’était pas à ces côtés, comme en ces instants, il pensait à elle, et si elle était là, tout ces regards, toutes ces paroles, toutes ces pensées étaient tournées vers elle. Il se brûla l’index sur la plaque de cuisson, et retint un juron. Bravo Blood, en plus d’être amoureux tu fais pas gaffe. Pas de ma faute, si elle m’obsède. Les minutes passèrent, et le dessert avançait bien. Il ne restait plus que la présentation, aussi, il pris sa crème et la déposait peu à peu sur le gâteau immaculé à l’extérieur, et rouge rose à l’intérieur. Son portable vibra dans sa poche, il regarde de nouveau l’heure. 9h20. Qui pouvait bien l’appeler à cette heure ci ? Il décrocha, mais ne pipa mot. Par contre, son regard d’océan et d’orage changea, devint dur, et profond.

    - « Où. »

    Nouveau flot de paroles, puis, Blood raccroche. Il regarde le gâteau non fini, pousse un soupire agacé et prend un calepin plus un stylo. Il trace quelques lignes vites faites, et prend son manteau en cuire. Y aller en moto serait plus pratique et facile, avec la circulation du matin. En effet, tout le monde partait au travail à ce moment là. Enfilant son casque, et laissant à regret son chapeau haut de forme, posé sur la table, il sorti de la boutique. Montant sur son fidèle destrier de métal, il démarra assez rapidement dans les rues sinueuses de la ville.

    Les voitures défilaient à ces côtés, certains y mettaient de leur klaxon, mais le mafieux était bien trop agile et rapide, sur cet être de fer et de vitesse parfaite. Il parcourt quelques kilomètres, en direction du point indiqué par son subalterne. Se remémorant la conversation de l’instant d’avant, il négocia un virage parfait. L’homme lui avait indiqué un immeuble, duquel se négociait un trafic de drogue non autorisé par le Chapelier. En effet, l’endroit était son territoire, et aucunes actions touchant au domaine de la mafia ne pouvait être autorisé sans son accord. Il accéléra encore plus, poussant son cheval mécanique et formidablement rodé à ces vitesses frisant la folie. Il n’était plus qu’à quelques centaines de mètres maintenant, et il s’élança comme un fauve sur la dernière ligne droite. La vitesse de Blood était inconsidéré, était folle. Il avait tellement hâte d’en finir pour retrouver Amaya, encore endormie dans les draps aux odeurs de roses et de miel.

    L’impact fût terrible.

    Blood compta trois balles avant de perdre le fil, et de se laisser tomber de sa monture, les pneus hurlèrent à la mort, son corps fût balancé comme un pantin de chiffon, et le contact du béton lors de sa chute se mua en une douleur dans tout son être. Le verre de son casque explosa en un milliers d’éclats, un gros morceau lacera sa joue gauche en frôlant de peu son œil. La moto tomba sur le côté mais continua sa route folle et sans perdre de sa vitesse, qui faucha une dame et son enfant. La vue de Blood se brouilla, de sang et des brumes de l’inconscience qui commença à le gagner. Il compta les trous dans son, dos, un, deux, trois, quatre balles, sûrement plus. Il ne serait plus son épaule droite, qu’il tenta vainement de bouger. celle-ci lui assena comme réponse une douleur insupportable. Il étouffa un gémissement, et se retourna sur le dos, au milieu des éclats de verres d’une vitre d’un magasin qui avait explosé au dessus de lui, à cause de la moto qui lui avait foncé dedans avant de rebondir sur les deux civils. Ses dernières bribes de pensées se dirigèrent vers Amaya, encore endormie au Tea Party, et au mot qu’il avait laissé sur la table, juste devant son gâteau inachevé et son chapeau.

    « Nous avons eu un problème au sud de Tokyo, je dois partir. Désolé, je voulais te faire une pâtisserie pour ton réveil. La présentation n’est pas terminée, mais tu peux aussi le manger comme ça. Je rentre vers 11h30 / 12h. Tu m’attend tout de même pour manger ? Je t'aime.

    Tendrement, Blood. »


    Spoiler:
     

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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: Свет   Ven 4 Mar - 23:14





    Mes ongles s’enfonçaient dans mon front. Mon pouce éraflait ma joue. La douleur était intense. Mais rien. Rien ne pouvait faire disparaitre celle qui traverser mon œil. Cet œil mort. Comme beaucoup de chose en moi. Ma respiration se régularisait. Lentement. Je levais les yeux dans le miroir. Guettant de mon œil valide les lueurs rougeâtre dans mon œil. Cela m’arrivait. Parfois. Qu’au milieu de la nuit cette douleur me réveille. En sueur. Réfrénant un cri. Ouais. Intenable. La sensation de brulure intense. Juste cette envie. Dévorante. De plonger ses doigts dans son orbite pour arracher cet objet mort. Oui. La tentation est grande. Et puis. Au final. Qu’est-ce que cela changerait. En y réfléchissant bien. Cet œil ne servait déjà plus à rien. Si. Il sert. Il fait mal. Cette souffrance qui fait se sentir humain. Oui. Encore humain. Encore un peu de cette chose si fragile au creux de l’âme. Je ris doucement. Un rire étouffé. Presque cynique. Ouais. L’humanité. Pourquoi l’être humain s’y attache tant. Hein ? Pourquoi moi-même j’y attache tant d’importance. Parce que. Etre humain. C’est toujours mieux de n’être plus qu’un bout de métal. Qu’une arme à tuer. Pourtant Keith. Parfois. Tu l’es. Oui. Oui. Bien sur. Parfois. Il y a le chasseur. Mais lui aussi. Il encore. Cette chose au fond de lui. Et il y a toi. Ma douce conscience. Tu es la pire d’entre nous. Tu vomie l’humanité comme un volcan vomit la lave. Je ne crois pas. Ah oui ? Et pourtant. Et pourtant. Tu es la pire. Tu resteras la pire. Et on a besoin de toi. Nous tous. Keith. Tu fais peur. Ah. Mauvaise nuit. C’est tout. Je ne peux pas toujours être le gentil serveur du tea party. Pas toujours. Je ne suis pas que ça. Il est en manque c’est ça ? Oui. Il trépigne. Il y a cette fille. Elle n’est toujours pas morte. Ca le perturbe. Ca le révulse. Elle lui survit. Il n’aime pas qu’une proie le nargue. Je secoue la tête. Rapidement. Je glisse mes mains en coupe sous le jet d’eau gelée. La projetant sur mon visage. Chassant mes pensées. Les chassant. Le chassant. Le taisant. Pas encore. Pas maintenant. Il fallait. Que je bouge. D’urgence. Que je m’active. Que je quitte cette chambre. Que je prenne l’air. Je m’habille. Rapidement. Simplement. Un jeans. Une chemise blanche. Une veste.
    Le silence règne dans le salon de thé. Tu m’étonnes. Les deux tourtereaux doivent dormir. L’accro à Pokémon est à son internat. Y’a que moi pour tenir la chandelle. Qu’importe. Je passe par le salon de thé et attrape un fruit. Une pomme. Je l’avale rapidement tout en sortant du Tea Party. Ma moto. Elle est où ? Ah. Là. M’attendant docilement. Je l’enfourche. Met le moteur en route. Le vrombissement qui la secoue m’apaise. Oui. Voilà ce qu’il me faut. De la solitude. De la vitesse. De l’adrénaline. De quoi m’occuper un peu l’esprit. J’accélère. Encore. Encore. Qu’importe les limites. Qu’importe les lois. Juste l’ivresse de la vitesse. De sentir le vent frapper contre son visage. De sentir l’air s’infiltrer sous les vêtements. Se sentir vivant. Se sentir libre. Sans aucune attache. Combien de temps à rouler ? Est-ce réellement important ? Est-ce que vous demandez réellement depuis combien de temps vous agissez quand cela vous procure un plaisir aussi intense ? Non. Franchement non. Vous le vivez c’est tout. Vous laissez votre vie vous échapper pour profiter intensément. Retours en ville. De la circulation. Qu’importe. C’est même plus drôle. Naviguait entre les véhicules. Subir les jurons de conducteur frustré. J’entendis des klaxons. D’autres jurons. Venant de la route opposé. Une autre moto filé. Aucun doute. Il y a de ces personnes qu’on reconnaitrait entre mille. Blood. Le patron était donc enfin sortit de son lit de jouissance. Et bien. Disons qu’il venait de trouver une autre bolide à chevaucher.
    Les coups retentirent, entrainant un envol d’oiseaux. Ouais. Vous voyez. Ce genre de scène qu’on ne remarque que dans les films. Ces plans fugaces pour intensifier la situation. Là. Franchement. C’était inutile. Purement inutile. Ces bruits. On les reconnait. Forcément. Dans notre milieu. C’est le bruit de la mort. Un virage. Serré. Un demi-tour. Le bitume brulant mon jeans. Non. Non. C’était impossible. Les gens autour de moi s’affolaient. Sortait de leur voiture. S’interroger. Sortait leur portable. Filmer. Ouais. La belle preuve de la connerie humaine. Et celle aussi qu’ils ont autant d’humanité que moi. Regarder. Observer. Un accident. Vous croyez réellement que les gens viendront voir comment vous allez ? Non. Ils vont poser des questions. Regarder de loin. Genre, je ne suis pas concernée. Je n’ai rien vu. Rien du tout. Et puis. Au pire. Ils vont filmer. Et là. C’est plus. J’étais là. J’ai tout vu. C ‘était horrible. Et pourtant j’ai pas bougé d’un pouce. Je n’allais pas salit mon nouveau vernis. Je les bouscule. Ils tombent. Ils crient. Ils se font mal. Et alors ? PUTAIN. Et alors ? Ils n’ont pas compris. Ils n’ont pas compris les bruits. Les coups de feu. Les pneus. Les éclats. Moi si. C’est comme un brusque coup dans le cœur. Une certitude. Une attaque. Une putain d’attaque. Et y’a pas grand monde dans cette rue ayant assez d’ennemi pour ce genre de bassesse. Je ne me trompais pas. Il était là. Allongé sur le dos. Sa moto des mètres plus loin avaient percuté une femme. Une gamine. Franchement. Je m’en foutais. Juste lui m’importait. Pourquoi ? Quoi. J’ai un cœur merde. Quand même. Et puis. Lui. C’est Blood quoi. Juste Blood. C’est ce que j’ai qui ressemble le plus à une famille. C’est une attache. Une profonde attache. Un pilier. Et quand on perd son pilier. On s’effondre. On devient soit une serpillère juste bonne à épongé sa propre merde. Soit une arme froide. Je tombe à genoux à ses côtés. Sentant des bouts de verres s’enfonçant dans ma peau. Il est… dans un sale état. Dans un réel sale état. Que du sang. Du sang. Encore du sang. Une marre de sang. Non. Ce n’est pas Blood. Cela ne lui ressemble pas. Il fallait agir. Vite. Très vite. Ce n’était pas qu’une simple balle dans l’épaule. Non. Je sortais mon portable, pianotant nerveusement sur les touches, une voix absente résonna dans mon oreilles.

    « Ramenez votre putain de cul avec une ambulance, ouais à Yamashita. Y’a un blessé par balle. Il a perdu connaissance. Il réspire faiblement. RAMENEZ VOUS MERDE OU JE VOUS PROMET QUE PERSONNE DANS VOTRE PUTAIN D’HOSTO NE REVERRA LA LUMIERE DU JOUR AVANT LONGTEMPS »
    Dis Keith. Pourquoi ton cœur bat aussi vite. Pourquoi ta respiration est aussi irrégulière. Pourquoi tes yeux parcourent les différentes blessures de Blood aussi nerveusement. La ferme. DIS-LE. POURQUOI. PARCE QUE J’AI PEUR MERDE. TU COMPRENDS CA. JE CREVE DE PEUR. C’est le premier. Le premier. A m’avoir recueilli. A m’avoir donné un toit. Une maison. Un endroit où rentrer la nuit. Un endroit où se sentir bien, ne plus être traqué. La stabilité. Je croyais que tu ne connaissais plus la peur. Ce n’est pas ce genre de peur. C’est. Profond. Tu sais. A cet endroit où je ne vais jamais. Parce que y’a des gens. Et parce que je fais le léger. Le distant. Et pourtant ils sont bien là. Avec tout ce qui va avec. J’appuie nerveusement sur les blessures. Des compresses faites de tissus sous les paumes. Stopper les hémorragies. Le maintenir en vie. Jusqu’à ce qu’ils arrivent. J’entends au loin les sirènes. Ambulance. Police. Bien sûr. Accident avec blessé par balle. Il se ramène. C’est sûr. J’ai du mal à le lâcher. Même quand ils sont là. Même quand ils m’éloignent. Ils le mettent sur un brancard. Cale sa tête. Lui enfonce des aiguilles dans la peau. Je les bouscule. Monte dans l’ambulance. « Etes-vous de la famille ? » « J’suis son fils ». Un mensonge ? Pas tellement finalement. Pas tellement. Amaya. Il faut lui dire. Il le faut. Je reprends ma respiration, évitant de regarder cet homme qui ne ressemble en rien à mon patron. Je sors mon portable, cherchant son numéro dans mon répertoire. Tut… Tut… Tut…

    « Amaya… ? »

    Un silence. A peine quelques seconde. Je ne sais pas si ma voix trahis quelque chose. Surement. Je suis du genre calme. Et là. Je suis loin de l’être. Enfin. Sa réponse. Légere comme à son habitude. Cela m’enerve. Franchement. Je ne peux pas lui en vouloir. C’est vrai. Mais là. Ce n’est réellement pas le moment. Surtout pour me dire :

    « Appelle moi Maman, soit pas timide »

    J’arrache nerveusement des morceaux de verres qui s’étaient enfoncés dans mes genoux. Rester calme. Ce n’est pas comme si tu avais de bonnes raisons de t’énerver contre elle. Pourtant. Ma voix me trahis. Ma colère. Ma peur. Cette foule de sentiment qui se bousculait en moi.

    « Ah Ah Ah… Bah prie alors pour que je puisse réellement commencer à t’appeler comme ça. On a un blem. UN GROS BLEM. »
    « Euh, "On" ? »
    «Ouais. On. C’est Blood. Il est… dans un sale état.»

    Et c’était peur sans dire. Un étrange bip résonna dans l’ambulance. Mon cœur fit un bond. La voix des ambulanciers résonna dans le petit véhicule. « ON LE PERD, ON LE PERD. ARRET CARDIAQUE, DEFIBRILATEUR » Je déglutis. Levant les yeux. Observant ces hommes en blancs s’affairaient autours de Blood avec des machines relevant plus des instruments de tortures que des sauveurs. Une voix aigu résonna dans mon oreille. Elle avait entendu. Au moins son attention était tout à moi à présent.

    «QUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUOI ? C'EST QUOI CA ? REPOND MERDE ! ! IL LUI ARRIVE QUOI ! KEEEEEEEEITH !!»
    «Il a eus un putain d'accident. Enfin. Pas réellement un Accident d'après ce que j'ai pu voir. Ramène ton joli cul à l'hôpital St Joseph.»
    «KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! J'ARRIVE TOUT DE SUITE, Attends-moi dans le hall de l'hôpital ! »

    Alors que je raccrochais l’ambulance entra dans l’enceinte de l’hôpital. Tout s’accéléra. Ils le sortirent. De nouveaux hommes et femmes en blancs s’affairant autours de lui. Hurlant des ordres. Des consignes. Des mots si compliqués qu’ils n’atteignaient pas mon cerveau. L’odeur de l’hôpital choqua mes narines alors que je me laissais guider par le roulement des roue du lit. Ils passèrent une porte. On m’en bloqua l’accès. Vous ne pouvez pas continuer. Vous ne pouvez pas avancer. Pourquoi ces règles. MERDE. Pourquoi je ne pouvais pas rester avec lui. J’avais l’impression d’être en cage. Entre ces murs blancs. Je tournais en rond. Stressant toutes personnes autour de moi. J’étais. Apeuré. Réellement. Et parfaitement énervé. Mes idées se remettaient en place. Cet accident. Non. Pas un accident. Cette tentative de meurtre. Car oui. Ce n’était qu’une tentative. Il ne pouvait pas mourir. Il n’avait pas le droit. Pourtant. Des gens avaient essayé. Eux. Ils mourront. C’est tout. Il ne fallait pas chercher plus loin. Mon poing s’abattra contre le mur. Violement. Très violement. Du sang venant gâcher la jolie peinture blanche. Qu’importe. Ce coup. Ce simple coup. C’était. Déclencheur.
    J’étais calme. Parfaitement calme. Ma respiration avait retrouvé un rythme des plus normaux. Mon bras tomba le long de mon corps, des perles de sang tombant sur le sol. Keith. Oui ? Laisse-moi. Laisse-moi. Non. Non. Pas maintenant. Pourquoi ? Tu en as tellement envie. Cette haine sourde au creux de toi. Non. J’ai dis non. Elle arrive. Je ne veux pas. Pas encore. Elle est sous le choc. Il faut attendre. Sa colère. Oui. A ce moment-là. Là. C’est trop tot. S’il te plait. Ca fait si longtemps. De puis Elle. J’ai tellement envie. La ferme. Tu attendras. Encore. Un peu. D’accord… Je pousse un soupir. J’ai mal. A l’œil. Comme ci c’était le moment. Mais c’est. Parce qu’il est là. Le tueur. Au profond. Tapis dans le noir. Il attend. Comme il y a des années. Ma mère. Depuis, il n’a rien eus. C’est le chasseur qui a tout. Il est jaloux. Je le sens. Une infirmière s’active près de moi. Me prends la main. La pense. Je l’ignore. La laisse faire. Je regarde juste cette porte.

    Celle qui s’est refermé sur moi.
    Celle qui s’est refermé sur mon père.

    Juste cette fragile frontière. Entre la vie et la mort. Entre moi et eux.

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Amaya Etsukoi
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MessageSujet: Re: Свет   Sam 5 Mar - 16:50

    I Can't Believe it, I Can't Understand why. ~



    Quelle sensation agréable. Humm ! Je n'ai pas envie de me lever, non, j'ai envie de prendre Blood dans mes bras. T'es ridicule ma petite. Taggle. Non mais c'est vrai quoi. Regarde-toi ! On dirait les filles dans les shôjo, enfin, vous c'est plutôt les matures vu comment vous vous envoyer en l'air. Eh bien, vive la délicatesse. Et puis va te faire foutre, je ne suis pas une de ses connes de mangas pour bébé qui veulent se suicider dès qu'on leur vole leur premier baiser, pour généralement finir avec celui qui leur à prit. Quelle belle vision des choses,… Bah quoi ? 'j'aime Blood, j'en suis dépendante, il est pire qu'une drogue mais je ne vais pas faire la potiche stupide pour paraître plus crédible, et puis ferme là maintenant, moi ce que je veux maintenant c'est le serrer contre moi. Tu peux toujours essayer ~ Qu'est-ce que tu veux dire ? Essaye. Hum… Amaya tend la main sur le côté, et au moment où sa main devrait effleurer le corps tant désiré, elle ne rencontre que le vide pour finalement reposer lâchement sur les draps froid. Amaya se redresse intriguée. Blood n'est plus là. Quelle déduction ! Tu t'améliore dis-moi. Mais tu ne peux pas te taire dès le matin ? Et puis, il est où mon Bloody ? Déjà lever surement. Ouais, vu la marmotte que tu, il devait en avoir marre de rester à côté de l'empaffé que tu es. Crève. Bah quoi ? Je ne suis pas empaffé ! Tu ne nies pas pour le reste. Bah je ne sais même qu'elle heure il est, s'il s'est réveiller tôt, c'est normal qu'il se soit déjà levé. Il doit être en bas, dans le thé. Bah debout feignasse. Ouais, tout de suite. Merde ! J'avais oublié que j'étais dans la chambre de Blood, faut que j'aille chercher mes fringues dans la mienne. J'espère que Keith n'est pas là. Ce n'est pas malin de se promener en sous-vêtement devant un pervers. Je m'inquiète pas pour Lylou, lui est resté à Pretty School. Pourquoi tu dors dans la chambre de Blood aussi. Parce que dormir dans ses bras, il n'y a rien de mieux. C'est mon Doudou câlin ne l'oubli pas. Ouais mais, vous avez qu'à dormir dans TA chambre. Non, son lit est dix fois plus luxueux. Et puis c'est sa maison quand même. Ouais bref. Lève-toi, va dans ta chambre sans te faire voir par l'autre obsédé, prends des vêtements, va te doucher, habille-toi. Amaya s'exécute, pas qu'elle veule obéir à l'autre abruti dans sa tête, non, loin de là. Mais elle voulait retrouver son ange et le prendre dans ses bras, car cette envie ne lui était pas encore passée. Mais. Lorsqu'elle arriva dans le salon, il n'y avait personne. Idem pour la cuisine, juste une pâtisserie presque achevée et un petit mot. Elle le prit et le lu.

    « Nous avons eu un problème au sud de Tokyo, je dois partir. Désolé, je voulais te faire une pâtisserie pour ton réveil. La présentation n’est pas terminée, mais tu peux aussi le manger comme ça. Je rentre vers 11h30 / 12h. Tu m’attends tout de même pour manger ? Je t'aime.

    Tendrement, Blood.
    »

    Oh! Fuck ! Mon câlin va devoir attendre… je voulais passez la mâtiné avec lui. Bouhouhou. Débile. Enfoiré. Un sourire né tout de même sur le visage de la jeune fille. C'est fou, qu'importe le nombre de fois où il te dit je t'aime, t'as toujours cette tête de demeuré. Ouais et ? Bah, tu sais quand je parlais des filles stupides de shôjo, là sérieux, tu y ressembles. Mouais, les rougissements, l'air surpris en moins. Ouais. Nan mais ces fille, leurs mecs leurs diront vingt mille fois qu'ils les aiment, elles auront toujours l'impression qu'il ment ! Moi Bloody, je le crois, je l'aime aussi. Je suis juste vraiment heureuse qu'il partage mes sentiments. Tss, c'était mieux quand tu ne savais pas ce que c'était l'amour tu ne crois pas ? Franchement être amoureuse ça te va pas, t'as l'air limite saine d'esprit. Beuw ! Soit pas si cruel ! Je ne suis pas cruel ! Juste réaliste ! Mouais… Parce que tu trouves que notre relation est normale peut-être ? Tu veux dire quoi ? Bah, limite, si j'avais du être saine d'esprit et tombée amoureuse, je l'aurais fait d'un mec qui a à peu près mon âge, que j'aurais rencontré de façon super romantique et j'aurais attendue quelque mois voir années avant d'habiter avec lui, non ? Au lieu de ça je suis tombé amoureuse de mon patron qui est enfaite mon père adoptifs, que je considérais comme ça il y a quelques mois, je vivais chez lui avant de sortir avec et en plus il a huit ans de plus que moi. Ah ! Et détail qui tue, c'est un mafieux. Moi qui était censée détesté la mafia… Finalement, quand je le vois lui et Lylou, même Keith parfois il est drôle, je me dis que tous les mafieux ne sont pas seulement des enfoirés, wokay, ils ont cette partie sombre en eux, même Blood là, mais ce sont aussi des gens géniaux quand on les connait. J'ai même l'impression que tué ne me dérangerait plus. T'es sérieuse là ? Oui… Pff, comme si tu pourrais le faire si t'en avait l'occasion. Je te demanderais conseil non ? Je suis sure que ça t'amuserait beaucoup, je me trompe ? OUIIIIII ! C'est ce que je pensais… haha. Finalement, ne t'es pas complètement ennuyeuse… Merci. Bref mange, il s'est donné du mal pour te faire cette pâtisserie. AVEC PLAIIIIISIR ! Tout ce que prépare mon bloody est délicieux, c'est vraiment le meilleur petit-déjeuner qu'on puisse espérer. Petit-déjeuner… il a dit qu'il revenait vers 11h30-midi. Il est qu'elle heure là ? 9h 52. Tiens maintenant que j'y réfléchis, ce qui m'a réveillé, c'est le bruit d'une porte. Alors soit c'est l'autre Ananas qui vient de partir, soit j'ai manqué Blood de peu. Fais chier ! Trop nulle cette fille. Trop conne cette voix. Fuck. Avec plaisir ? Dévergondée ! Je rigolais ! Bref. Amaya savoure le délicieux présent que lui a laissé son amant. Une fois qu'elle eu finit de se régaler, elle se demanda ce qu'elle pouvait faire pour passer le temps. Et si elle allait au lycée ? Pas en cours, hein ! Depuis qu'elle est avec Blood, donc depuis Novembre, elle n'a du y aller que quatre fois et à chaque fois, elle préférait parler avec Chloée ou Lylou plutôt que d'écouter le prof. D'ailleurs, si j'y vais c'est pour parler avec elle. Ca fait un moment que je ne l'ai pas vu, genre deux semaines, Lylou c'est différent, je le vois souvent, quand il vient au thé. Chloée m'a dit qu'elle viendrait bien, mais elle a un peu peur. Quoiqu'elle m'a promis qu'un jour elle viendrait voir Keith jouer au serveur.

    Amaya se lève, débarrasse la table, monte faire le lit de Blood puis se prépare et enfin, sort. Peut-être qu'elle arriverait à convaincre Chloée de sécher une heure, sinon elle irait faire un tour, où ça ? Qu'importe. Une fois arriver, elle se dirige devant la salle où elle est censée avoir cour et attend que ça sonne; Lorsque ça le fait, les élèves sorte. La regardant bizarrement pour certain. Bah quoi ? Vous voulez ma photo ? Tu veux qu'ils vomissent ? T'e vraiment un salaud, tu dis ça parce que t'as pas de visage. Je n'imagine pas la sale gueule que tu dois avoir sinon. Haha, très drôle. Je me marre. MDR QUOI ! Parfois Amaya, tu ferais mieux de ne pas parler. Et toi de ne pas exister. Tu dis ça maintenant, mais tu t'ennuierais sans moi. Certes. Chloée sort enfin de la salle et sourit en voyant Amaya, bien sur ce n'était la première fois qu'elle passait la voir au milieu des cours sans pour autant venir en classe. Amaya salue Lylou que se trouve toujours dans la salle de la main et part avec Chloée en direction de la prochaine cour de la blonde, car bien sur il est évident qu'elle n'ira pas.

    "- Sèèèèèèche avec moi, s'toplaaait !!!!
    - Nan, j'ai la flemme. Viens en cours toi !
    - Hein ! Nan ! J'ai même pas mes affaires, et puis franchement, je n'ai aucune envie d'aller en maths, ce prof est un salaud. Tu te rappelles comment il parle à Sei McCray quand elle vient en cours ? Il fera pareil avec moi !
    - Comme si t'en avais quelque chose à foutre ?
    - Nan c'est vrai mais…"

    Un sourire sadique apparaît sur ses lèvres, transformant étrangement son visage angélique; Cette fille aussi est bizarre, tantôt elle est gentille, tantôt sérieuse, tantôt stupide, tantôt sadique. Vraiment ! Mais elle le cache bien. Contrairement à moi. Elle attrape mon poigné et m'entraine de force dans les différents couloirs. C'est moi la mafieuse mais c'est elle la plus forte. Enfin maintenant, et c'est uniquement parce que je ne suis pas bien réveiller. Bloody m'a apprit à me battre hein. Mon amie rit aux éclats et je la rejoins, amuser par son entrain. Les gens nous regardent courir comme des idiotes dans les couloirs, moi toujours tirée par Chloée. Elle criant des "TU VAS EN COUUUURS". Finalement, on arrive essoufflées devant la salle. Et évidement, comme on a courut, on est les premières arrivées; les élèves nous regardent toujours suspicieusement mais on s'en fout, on est jeune, on s'amuse. Merde. Finalement le prof nous laisse entrer me regardant méchamment. Amaya lui lance un sourire provocateur et part s'assoir auprès de Chloée. Bien sur, elle n'a pas son sac, et ça le vieux l'a remarqué. De toute façon, elle n'a pas l'intention de travailler. Si Chloée l'a forcé à venir en cours, c'est qu'elle n'en a pas envie non plus. La sonnerie retentit et le cours commence. Le prof interroge plusieurs fois Amaya qui lui répond par ses "J'en sais rien et vous ?" ou "Vous n'avez qu'à le faire, vous" ou encore "Devinez." Il abandonne finalement, une aura meurtrière s'élevant autour de lui. Il aurait pu la virer de cours. Mais elle n'aurait rien trouvé de mieux que de chanter devant sa salle, ou je ne sais quoi dont elle était capable. Le cours continue tant bien que mal. Jusqu'à ce qu'une sonnerie de portable retentisse. Comme par hasard, il s'agit de celui du miens; Pourquoi comme par hasard ? Il n'y a que toi qui es assez conne pour laisser ton portable allumer non ? À ton avis, je décroche ? Bah, rien à foutre du prof. C'est abuser tu ne trouves pas ? Non, de toute façon, je m'en fous d'être virée. En plus tu as vu de qui vient l'appel ? Non, de qui ? Keith ! QUOI ? Lui ? Il t'appelle, alors que chaque matin il a le syndrome du poisson rouge ? À priori. Bah décroche, c'est surement important.

    « Amaya… ? »

    Je rêve ? Sa voix, elle tremble ? Non, j'ai aussi eu cette impression. Quand je te disais que c'était grave, pour que lui est l'air effrayer, ça doit vraiment être important; Pourtant Amaya ne peux s'en empêcher. Elle cherche toujours à fuir le malheur, alors de sa voix insouciante au possible elle fait comme si de rien était et dit la réponse qu'elle aurait donné habituellement. Peut-être que Keith et malade, rien de plus. Mais pourquoi l'appellerait alors ? Je n'en sais rien.

    « Appelle moi Maman, soit pas timide »
    « Ah, Ah, Ah… Bah prie alors pour que je puisse réellement commencer à t’appeler comme ça. On a un blem. UN GROS BLEM. » Sa voix paraît énervée, agressive. Il ne plaisante pas.
    « Euh, "On" ? » Réponse instinctive. Keith ne l'ayant jamais appréciée, d'après ce qu'elle savait, elle ne le voyait pas la mettre dans le même panier que lui.
    «Ouais. On. C’est Blood. Il est… dans un sale état.»

    On. Problème. Blood. Sale état. Qu'-Quoi ? Qu'est-ce qu'il voulait dire par là; Qu'est-ce qu'il a Blood; impossible qu'il lui soit arrivé quelque chose. C'est Blood merde ! Okay, il avait une mission ce matin. Mais, Blood, le chapelier fou, comme s'il pouvait lui arriver quoi que ce soit ! Non, impossible. Mais Keith le dit. Il a dit sale état. Je sais, j'ai entendu ! Derrière j'entends un « ON LE PERD, ON LE PERD. ARRET CARDIAQUE, DEFIBRILATEUR ». Le cri part tout seul. Perçant surement les oreilles de toutes personnes se trouvant dans un rayon de cent mètre et de l'interlocuteur à l'autre bout du fil. Mais sérieusement je n'en ai rien à foutre.

    «QUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUOI ? C'EST QUOI CA ? REPOND MERDE ! ! IL LUI ARRIVE QUOI ! KEEEEEEEEITH !!»

    La blonde à côté de moi, me regarde complètement inquiète et confuse. Pourquoi je cris comme ça, qu'est-ce que Keith vient faire dans cette histoire. Ce sont surement les questions qu'elle se pose, mais je m'en fou aussi. De toute façon elle comprendra vite que la mafia est liée. Blood, qu'est-ce qu'il lui arrive. Ce "arrêt cardiaque, ce n'est pas lui hein ? C'est quelqu'un d'autre ! S'l vous plait, faites que ça soit quelqu'un d'autre !

    «Il a eus un putain d'accident. Enfin. Pas réellement un Accident d'après ce que j'ai pu voir. Ramène ton joli cul à l'hôpital St Joseph.»

    «KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! J'ARRIVE TOUT DE SUITE, Attends-moi dans le hall de l'hôpital ! »

    Tout en raccrochant je lâche mon portable, Chloée le rattrape, m'interroge du regard. Je lâche un "Blood" tremblant. J'entends une respiration se stopper, Lylou a entendu. Elle me regarde d'un air entendu et me murmure un "File !". Pas que j'ai besoin de son autorisation mais ces mots me redonne contenances et je m'élance dans les couloirs. Elle expliquera au prof que mon père adoptif est à l'hôpital. Ma destination. Au bout d'une vingtaine de minutes j'y parviens enfin. Je m'arrête nette. La peur que j'avais laissée au lycée me rattrape enfin. Durant ma course, je m'étais empêcher à quelque chose d'autre que mes pieds, le chemin à prendre, mon souffle,… tu as beaucoup courus ce matin. C'est une bonne chose vu que t'as pas fait ton Jogging. S'il te plait… pas maintenant. Je sais, la je dois passez en mode meilleur ami non. Oui… Amaya prend une inspiration puis rentre dans le bâtiment. Son cœur battant la chamade. Keith est là, son visage déformé par l'inquiétude. C'est mauvais, très mauvais. Keith n'est-il pas censé être quelqu'un qui n'a jamais peur ? Et pourtant, pourtant il a l'air effrayé. Je sais que Blood doit compter pour lui, et son inquiétude transcrit l'état de celui que j'aime. Amaya s'élance vers lui, son visage étant presque identique à celui du garçon. Ses yeux le supplient silencieusement de lui donner une bonne nouvelle. Mais elle sait très bien que tous les mots que dira Keith ne feront que l'enfoncer un peu plus. Elle retient malgré tout ces larmes. Blood n'aimerait pas qu'elle pleure. Elle tente de se calmer, et finit par y parvenir, un peu.

    "Co-comment… Va-t-il ?"

    Sa voix tremble. Son corps aussi. Je suis morte d'inquiétude. Comment pourrais-je ne pas trembler hein ! Calme-toi Amaya. Je ne peux pas, Blood est dans cet hôpital et peut-être en train de mourir. Comment veux-tu que je me calme ? Je ne sais même pas ce qu'il lui ait arrivé, un accident. Non, pas réellement un accident a dit Keith. Mais c'est quoi pas réellement un accident. On l'a attaqué c'est ça ? Par surprise je suppose, impossible autrement. Amaya, reste calme, t'énervée ne changera rien.

    "Viens."

    Keith m'entraine dans les couloirs, comme Chloée précédemment, mais aucun de nous n'a le cœur à rire… je le suis. Tant bien que mal, mes jambes tremblant trop fortement. Je manque de tomber plein de fois mais je me tiens au mur. Je n'ai jamais eu aussi peur. Vraiment. Je ne veux pas le perdre, tu vois quand je te disais que tu aurais mieux fait de ne pas tomber amoureuse. Ca n'apporte jamais rien de bon. Tu le fais exprès, Dans tous les cas j'aurais perdu comme un père. Pourquoi parles-tu de perdre. Il n'est pas encore mort ! Les deux jeunes gens arrivent devant une salle opératoire et travers la vitre, Amaya voit des médecins s'activer autour de quelqu'un, le torse en sang, le bas-ventre recouvert par une couverture. Malgré tout, elle le reconnait. C'est bien Blood là, devant elle. Si vulnérable. Un nouvel élan s'empare d'elle et elle veut rentrer dans cette foutue salle, mais à peine a-t-elle fait un pas que les médecins l'arrêtent. Pourquoi ? Pourquoi il ne me le laisse pas le rejoindre ? Je veux être à ses côtés, laissez moi entrer. Je me tourne vers Keith, malgré l'inquiétude de ses traits il est calme, complètement. Trop. La jeune fille aux cheveux bleutés s'approche de lui. Refoulant une nouvelle montée de larme, elle s'effondre sur lui, ses bras se referment sur elle. Ils allaient devoir être là l'un pour l'autre. L'un comme son fils, l'autre comme sa femme. En quelque sorte. Comme une famille qui s'apprête perdre quelqu'un; Sauf qu'on ne le perdra pas ! Il va survivre ! Pas vrai ! Dis-moi qu'il va survivre ! Je relève la tête vers le jeune homme. Doucement. Je dois savoir ce qu'il lui ait arrivé, même si j'ai peur d'entendre la réponse. Encore une fois, comme toujours lorsqu'il s'agît de Blood, tu ne te ressembles pas. J'ai du mal à te reconnaître. C'est si important pour toi ? Lorsqu'il s'agît de lui, tout à une ampleur différente, beaucoup plus grande. Je prends une inspiration et mon courage à deux mains; je tente de me calmer et finit par poser la question. Celle qui me permettra d'évaluer l'intensité des dégâts; De savoir si Blood peut s'en sortir ou non. Tu n'es pas médecin, tu ne pourras pas évaluer la situation. Ferme là.

    "… Qu'est-ce qu'il lui ait arri… vé…"

    Ma voix s'est cassée sur la fin. Reflétant bien mon état. Je crois que s'il ne me tenait pas dans ses bras, je me serais déjà effondrée. Blood… reste avec moi.
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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: Свет   Sam 5 Mar - 21:04

    Je me reposais contre le mur. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre. Franchement ? Je ne pouvais qu’attendre. Attendre. Attendre. Putain. Qu’est-ce que je déteste attendre. La patience n’est pas une de mes qualités naturelle. Loin de là. Mais il le faut. Avant de les retrouver. Avant de les tuer. Je dois l’attendre. Elle. Pourquoi ? Parce que quand Blood se réveillera y’a de grande chance qu’il me détruise une nouvelle l’épaule pour avoir laissé sa copine seul. Et puis. On a beau ne pas s’apprécié plus que cela. Bah voilà. Quoi. Comment dire. Je n’ai pas envie de la voir chialer ou d’autre truc du genre. Je préfère encore son sourire arrogant quand elle se fout de ma gueule. Keith tu deviendrais sensible ? Je ne suis pas sensible. J’ai des prédisposions dut au contexte actuel à être plus gentil avec l’entourage de Blood. C’est tout. Cela ne va pas plus loin. Mais oui. Mais oui. Tu verras si il devient sensible. Toi la ferme ton tour ce n’est pas maintenant. Mon pauvre. Ta tête est quand même un beau bordel. Et je n’en suis pas coupable. A peine. Au final. On est tous toi. Ouais. Ouais. Cet hôpital. Purée. La dernière fois que j’ai été dans un lieu pareil j’étais gosse. Enfin. C’était bien plus miteux. Bien plus désaffecté. Et l’opération s’est passé illégalement avec des médecins qui ne devait plus avoir le droit d’exercer depuis un bail. Pas étonnant que je ne me sente pas à l’aise. Quoi ? Qu’est-ce que vous croyez. Bien sûr que j’ai souvent été blessé ces dernières années. Mais on trouve facilement des gens capable de vous soigner. Des médecins privés pour la mafia. Faut pas croire. Les employeurs savent prendre soin de leur rentrée d’argent, même quand ils viennent d’être criblés de balle. A part ceux comme Blood qui tire eux même sur employé. Je souris doucement à cette idée, ma main passant sous ma chemise et caressant du bout des doigts la fine cicatrice à mon épaule. J’avais presque envie qu’il me retire dessus. Au moins. Cela voudrait dire qu’il est en vie. Je soupirais doucement, rien que l’idée qu’il pouvait mourir me semblait aussi saugrenue qu’un monde sans ananas. Et puis. Qu’est-ce que je deviendrais sans lui ? Un nouveau chien errant sans attache ? Je ne veux plus de cette vie. Non. Plus jamais.
    Je lève les yeux. Elle était là, le visage rongée par l’inquiétude. Je n’aime pas quand les filles affichent de tels airs. Sauf quand ce sont mes victimes. Mais elle. Elle n’en est pas une. Et puis. J’ai l’impression d’avoir un miroir de ma propre inquiétude. Et cela. C’est pire que tout. De quoi ? Tu as du mal à avouer que tu ais peur ? Non. Mais le montrer. Si. Comment va-t-il. Toute la question est là. Résumé en quelques mots. Comment vat-il. Comment se sent-il. Respire-t-il encore ? Vit-il encore ? Comment le savoir. Que dire. Je ne suis pas la personne adéquate dans ces situations. Dans les sitcoms les gens te sortent un baratin. Ne t’inquiète pas. Tout vas bien se passer. Il y a une bonne équipe médicale derrière lui. C’est un homme fort. Il va s’en sortir. Mais dans la réalité ? On peut réellement sortir ce genre de niaiserie ? Non. Surement pas. Parce que on ne sait rien de tout ça. On ne sait pas comment les choses vont se dérouler. Parce que les médecins ont la technique mais ne sont pas infaillible. Parce que parfois la force d’un seul homme ne suffit pas à le sortir de tout le danger. Dans notre boulot. Dans notre milieu. On sait tous qu’on peut mourir d’un instant à l’autre. Même le meilleur peut se faire avoir. On a eus la preuve aujourd’hui. Je ne pense pas. Qu’il va mourir. Parce qu’il n’a pas le droit. Parce que si cela arrivait trop de chose tomberait en miette. Parce que l’espoir est une chose étrange auquel je goute rarement et pourtant je sens son goût amer au fond de ma gorge. Elle tremble. Comme une feuille. C’est étrange. De la voir ainsi. Je ne l’ai jamais vu comme ça. Je ne me suis jamais vue comme ça. Et bien. Nous avons la preuve que la situation est loin d’être habituel pour nous les grands mafieux de la ville.

    « Viens »

    Je lui attrape le poignet, fermement. Pas pour lui faire mal. Mais à la vue de son corps tremblant je la sens proche de défaillir. De s’effondrer. Il ne faut pas. Il ne faut vraiment pas. Je l’emmène avec moi. Dans les couloirs. Entres ces murs à la blancheur étouffante. SI je sais où on va ? Oui. Je les vois. S’agiter encore. Et encore. Autour de lui. Je les vois. Passer cette putain de porte. Je m’arrête devant elle. De nouveau. La fixant doucement. Je la passe. Je me fous de leur règle. Les gens nous ignorent. Bien sûr. Qu’importe les gens qui passent ici. Ils sont trop occupés. Il y a cette vitre. Il y a ces gens. Il y a ce genre. Tout ce sang. Le sang de Blood. Je fronce les sourcils. Amaya. Elle essaye d’entrer. Elle se fait rembarrer. Normal. Je ne préfère pas. Y aller. Parce que je ne servirais à rien. Parce que c’est une salle stérile. Parce que je ne veux pas m’énerver contre les médecins. Je ne veux pas de tout cela. Elle se tourne vers moi. Je la regarde, le visage impassible. Si elle savait. Si elle savait le combat que je mène pour garder ce calme. Pour le calmer. Lui. Le tueur. Pour ne pas à me retrouver à décimer chaque personne dans cet hôpital. Ce ne sont pas eux les cibles. Non. Elle s’effondre. Dans mes bras. Je les passe autour d’elle. La soutenant. Autant que je peux. Je la serre doucement contre moi. Une telle proximité ? Je crois que c’est un évènement unique dans notre vie, enfin, entre nous deux. Elle relève la tête. Je plonge mes yeux vairons dans les siens. Silencieux. Je la sens. Cette question qui lui brûle les lèvres. Cette supplication silencieuse. Savoir. Comprendre. Tout ce qui se passe. La situation. La cause. L’effet. Le mécanisme. Une inspiration. Et elle sort. Difficilement. La voix cassé. Je la garde contre moi, la portant presque pour ne pas qu’elle s’effondre. Je lève les yeux au plafond, m’aveuglant des néons. Puis je la regarde. Ce ne sont pas ce genre de chose qu’annonce en regardant ailleurs. Non. Pas comme ça.

    « J’ai pas tout vu. Je roulais dans l’autre sens. Juste des coups de feu. Ils l’attendaient. C’était un piège. Il est tombé de moto alors qu’il était à pleine vitesse. J’ai essayé de stopper les hémorragies. Le temps que ces putains d’ambulancier arrivent. »

    Je la garde contre moi. Silencieux. Que dire de plus de toute façon. Les minutes passent. Instopable. Je sens le cœur de la jeune fille battre que le miens. En faite. C’est étrange. Elle est plus jeune que moi. Elle n’a rien à faire dans un hôpital à s’inquiéter pour l’homme qu’elle aime. Elle n’a pas à subir tout cela. Mais au final. Elle n’a pas le choix. Nous avons choisis cette vie. Nous avons tous fait ce choix. Pour une raison. Ou pour une autre. Nous avons tous embrasser ce quotidien et nous devons nous y faire. C’est tout. C’est étrange. En y pensant. Nous sommes tous des êtres parfaitement différents. Des énergumènes même. Quelle équipe atypique. Blood. Le chapelier à la classe légendaire, vrai papa poule. Moi, que dire ce moi, schyzo tueur et dragueur. Amaya. Ah Amaya. C’est gamine est carrément devenue ma belle-mère. Et ne parlons même pas de Lylou qui est joueur indécrottable de Pokémon. Franchement. On fait une belle branche de mafieux. Et puis. Il sort. Cet homme en bleu. Du sang le recouvrant. Je dépose doucement Amaya sur une chaise non loin. Il arrive vers moi. Les sourcils froncés. Quoi ? Il a un problème ? On dirait bien.

    « Mais qu’est-ce que vous foutez là tout les deux ! Cette zone est interdite au public ! »

    Je ferme les yeux. Poussant un long soupir. Ma main attrape le col de son pull bleu. Sentant le tissus sous mes doigts. Sentant le sang de Blood sous ma peau. Je le soulève. Avec facilité. Une grande facilité. Il bat des jambes. Tentant de se débattre. Je le colle au mur. Il a peur. Il a panique. Il ne semble pas avoir l’habitude de tomber sur des gens inquiet ou quoi ? Putain. C’est si facile habituellement de parler aux familles des blessés ? Je ne comprendrais jamais rien aux médecins. Vraiment rien. Merde. De quel droit il nous parle comme ça alors qu’il sait parfaitement qu’une personne qu’on aime était allongé sur sa table quelques minutes au paravent.

    « Il va bien ? »

    Mon ton est sec. Méchant. De tueur. Oui. Je ne rigole pas. Je suis loin de rigoler. Et si il continue à me chercher je vais réellement le tuer. Franchement. Je n’éprouverais aucun regret. Au contraire. Juste un plaisir quasi jouissif. Il déglutit. Une goutte de sueur dévalant sa tombe et retombant mollement sur ma main. C’est beau. Des années d’étude sans rien connaitre de la vie. Quelle peur insupportable. Ma respiration est calme. Cela l’effraie. Il semble chercher ses mots. C’est bien mon coco. Tu as raison. Parce que si tu dis un truc qui me déplait, je te jure que je t’arrache la cervelle de ton crâne.

    « Et bien… il était dans un salle état. Nous avons réussis à extraire les sept balles de son corps, nous avons réparé les tissus nerveux et musculaires abimés. Cela fut particulièrement difficile dans la région thoracique. Il a eut plusieurs côtes cassé, et deux fêlés, l’une d’elle à perforer son poumon gauche nous avons fait ce que nous avons pu pour limiter les dégâts. De plus. La chute à entrainer un traumatisme crânien assez sévère, nous n’avons pas pu déterminer encore les légions dans la zone cérébrale nous avons besoin de faire de nouveaux examens pour cela. De plus, son épaule droite et son omoplate sans un état critique. Pour l’instant nous l’avons mis dans une chambre, Chambre 42, son état s’est stabilisé, c’est à lui maintenant de faire le rester du chemin. Maintenant lâchez moi. S’il vous plait. Vous pouvez aller le voir. Mais pas longtemps. »

    Mes doigts se desserrèrent. Doucement. Il retomba au sol. Remis en ordre sa blouse. Et partit vis-ça. Je baissais les yeux. Wouah. Il était réellement dans un sale état. Je tournais les yeux vers Amaya. Elle avait tout entendu elle aussi. Je m’avançais vers elle. Doucement. Je m’accroupis devant elle l’observant un instant. Ma main se glissa dans la sienne et d’un signe de tête je lui indiquai de se lever. Nous allions le voir. Je l’emmenais. Dans la suite de couloir. Encore. Serrant doucement sa main dans la mienne. J’ouvris une porte. Celle qu’il m’avait indiquée. J’hésitais. Un instant. Puis je poussais la porte. Il était là. Allongés dans ces pâles draps blancs. Ses cheveux noirs entourés son visage cadavérique, un masque à oxygène fiché sur son visage l’aidant à réspirer. Tutut. Tutut. Tutut. Les machines exerçaient leur bruit mécanique dans la salle. Je lâchais la main d’Amaya. La laissant aller près de lui. Je ne pouvais pas. M’approcher. Je n’y arrivais pas. Je me reposais contre le mur, en face du lit, mes yeux rivés sur celui qui avait pris la place d’un père. Hey Blood. Est-ce que tu as un jour pensé à tout le mal que tu ferais en te retrouvant dans une chambre d’hôpital. A toutes ces personnes qui s’étaient attachés à toi ? Non. On y pense pas tellement. Pas avant que cela n’arrive. Mon portable vibra. Je regardais l’écran. Lyle. Un sms. « Dis Keith. Se passe quoi… ? Y’a un problème… ? » Je soupire doucement.


    « T’inquiète pas gamin. Blood a perdu son chapeau et c’est devenu une affaire d’état. Tu le connais. Travaille bien tu me dois un jus d’ananas je te rappelle ».
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Lev M. Kalachnikov.
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MessageSujet: Re: Свет   Dim 6 Mar - 12:13

Bang Bang; my baby shot me down.





    Dis Blood; ça fait quoi de perdre un être cher ?

    Je sais qu’en ces instants, tu ne pourra pas me répondre. Mais sincèrement, Chapelier, ça fait quoi ? J’ai eu seulement de très rares occasions pour m’attacher à des gens et de me pencher sur la question. Et je ne pourrais m’imaginer une seule seconde, un seul instant, sans vivre avec eux, ou du moins, en sachant que quelque pars sur cette planète, leur cœur bat. Je sais, tu me l’a déjà dis et reproché, je n’ai aucunes imagination. Car pour moi, c’est impossible. Erreur système. Car je ne pourrais pas vivre sans eux. Mais toi, tu vit bien non ? Très bien apparemment. Tu t’es vite remis de sa mort, même si tu en a énormément souffert. Et même si tu en souffre encore. Cela veut donc dire que toutes blessure est guérissable ? Et que malgré la souffrance, et les plaies béantes, nous pouvons nous relever de toutes les épreuves ? L’homme est donc voué au continuel supplice. Acceptant sans broncher les violences de la vie et des autres. Mais les blessures cicatrisent vite, même s’il en reste des traces. Et ce sont les moins redoutables, les moins mortelles. Les pires, ce sont les invisibles, celles que nous refoulons au plus profond de notre être, au plus profond de notre âme. Celles que nous taisons. Juste une simple piqûre, indolore, qui distille pourtant dans votre esprit le plus effroyable des poisons. Qui vous poursuit, qui vous traque, qui vous met à bout. Le poison se répand dans vos veines et vous démange le cœur jusqu’à vous griffer, jusqu’à vous mutiler, jusqu’à vous briser. Cette douleur, cette souffrance est si insupportable, que vous voudrez vous sortir les tripes, vous taillader les veines et vous vider de votre sang jusqu’à votre dernière goutte, pour que ce poison de douleur, cette géhenne, vous abandonne en dégoulinant de votre bras, de votre cou, et en suppliant quelqu’un de vous achever, d’arrêter ce supplice. Vous voudriez hurler au monde votre désarroi, votre rage, votre colère, votre douleur inhumaine.

    Ces ces blessures là restent parfaitement silencieuses.

    L’homme devant la tombe dépose ses lys, en compagnie des roses rouges encore fraîches déjà présentes. Li fixe l’écriteau, il n’y a aucunes photos. Juste un nom, et deux dates, celles de la naissance et celle de la mort. Le nom du lapin. Celui qui rendit fou le Chapelier. Il se relève, et tourne les talons. Ses multiples chaînes cliquetèrent, son long manteau rouge bruissa et ses bottes troublèrent l’équilibre immobile des flaques d’eau encore nouvelles. Les nuages s’amoncelaient au dessus du ciel comme les ailes d’un corbeau sur l’univers. Il lève la tête vers le soleil voilé comme un tombeau, et une goutte de pluie lui tomba sur le rebord de ses lunettes. Un sale temps. Le russe réajusta son étuis à guitare, qui était pendu à son épaule, qui transportant son précieux instrument de mort. Se dirigeant vers la sortie du cimetière, il pianota sur le clavier de son portable. Toujours pas de réponse du Chapelier. Montant à l’arrière de la berline noire qui l’attendait, il indiqua comme prochaine étape le Tea Party, et attendant que le chauffeur atteigne le salon de thé, il jeta un nouveau coup d’œil sur son téléphone. Le dernier message de Blood datait d’il y a trois jours, et depuis aucunes nouvelles. Le Chapelier ne le disait pas à Lev, mais il lui envoyait souvent des messages car il savait que le garçon s’inquiétait vite. Et c’était le cas en cet instant. Arrivé à la boutique, il sort les clés et ouvre la porte de verre. Il se souvenait encore des paroles de Blood, ce jour là. « Tu sera toujours le bienvenu ici, et tout ce qui est à moi est à toi désormais. » Un sourire se dessina sur les lèvres du russe, découvrant une rangée de dents effroyables. Le chapeau du mafieux était posé sur la table, mais son propriétaire était visiblement absent. Intrigué, son regard d’émeraude croisa la vision du répondeur, qui d’un voyant rouge et clignotant, indiquait un nouveau message. Une voix féminine résonna dans le haut parleur.

    - « Amaya ? C’est Chloée. On s’inquiète Lylou et moi. Blood vas bien ? Qu’est-ce qui s’est passé merde ! J’espère qu’il n’y à rien de grave… »

    Un bip retenti, signifiant la fin du message, mais déjà la salle était vide. Lev avait pris le chapeau de roses, de plumes et de cartes, et s’était volatilisé. Les pneus crissèrent sous les injures du militaire, dont certaines d’un exotisme tout particulier, proférés en sa langue natale. La voiture se dirigea vers l’hôpital le plus proche, Saint Joseph, et ainsi, tout le long du trajet, le pauvre sous-fifre qui lui servait de chauffeur fut qualifié de « merde de goulag », « d’enfoiré de chien stalinien », de « Ебля в дерьме » ou encore de « fils de lépreux ». Enfin, ils se stoppèrent devant la porte. celui-ci sorti brutalement de la voiture et pris le chapeau, ainsi que sa tronçonneuse. L’aura de l’homme en rouge se mua en un amas de colère pure, de terreur, de sauvagerie sanglante empreinte d’un cynisme meurtrier. Arrivant dans le hall, il arracha des main le registre qui recensaient tous les patients de l’hôpital, et les causes de leur venue des mains d’un infirmier. Celui-ci tenta de lui reprendre, mais il se retrouva assommé sur le comptoir de la secrétaire. Elle glapit et demanda de l’aide, mais Lev avait déjà disparut. Montant quatre à quatre les marches de l’escalier de service, le russe arriva bientôt dans le couloir, dans lequel se trouvait Blood. Un médecin, visiblement de sexe féminin, essaya de l’empêcher d’avancer, mais, plein de fureur, contre le Chapelier de s’être fait avoir, contre les fumiers qui avaient osés faire ça, et contre lui-même de ne pas être rentré plus tôt, il explosa le crâne de la jeunette contre le mur d’une seule main. S’effondrant au sol comme une poupée de chiffon, elle avait laissé de son sang sur le mur, au niveau de l’impact, qui témoigna de la violence inconsidéré du coup porté. Enfin, il pénétra dans la chambre.

    Lev ne remarqua pas la présence des deux jeunes gens au début, juste cet homme, cette seule et unique véritable famille, agonisant sur ce lit affreusement blanc, et respirant avec l’unique aide de cet hideux masque sur le visage. Ses cheveux noirs étaient en bataille autour de son visage, et ses paupières étaient parfaitement closes. Oh. Il aurait tant aimé. Voir cet homme ouvrir les yeux, arracher ses perfusions et se relever, avant de lui ouvrir les bras. Des bras dans lequel il se serait précipité, et que cet homme, si abîmé, lui murmure à l’oreille en lui caressant les cheveux que toute cette comédie était finie.
    La voix de Maddox ne fut que ténèbres.

    - « Qui a fais ça à mon frère. »

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« Sous vos crachats, ma reddition.
Qu'est-ce qu'un ange quand il tombe ?
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MessageSujet: Re: Свет   Dim 6 Mar - 19:24

    La solitudine fra noi. Questo silenzio dentro me. E l'inquitudine di vivere la vita senza te ~

    « J’ai pas tout vu. Je roulais dans l’autre sens. Juste des coups de feu. Ils l’attendaient. C’était un piège. Il est tombé de moto alors qu’il était à pleine vitesse. J’ai essayé de stopper les hémorragies. Le temps que ces putains d’ambulancier arrivent. »

    Soutiens. Moi. J'ai vraiment besoin que tu me soutiennes Keith. Je ne pensais vraiment pas qu'un jour j'aurais besoin de toi. Mais la, c'est vitale. Sans tes bras, je m'effondre. Ca ne signifie pas que tu compte pour moi, mais j'ai besoin de soutiens, d'un appuie. Et toi, tu es celui qui me comprend le mieux. Dans cette situation, je ne peux compter que sur toi. Et au fond, c'est mieux. Qui sait, s'il y avait eu Chloée, j'aurais surement préférés tes bras aux siens. Lylou, je ne sais pas. Peut-être que c'est trop compliqué pour moi. Pour l'instant, je ne préfère pas vraiment penser à pourquoi j'ai tant besoin de lui. Car ça me ramène inlassablement à l'état de Bloody. J'ai même envie de faire comme-ci je n'avais pas entendu ce qu'il m'avait dit. Mais ce n'est pas aussi simple. Je ne peux pas fuir, pas cette fois. Parce qu'à on réveille, Bloody aura besoin de moi. Pourquoi est-ce que tu parles de réveil. Parce qu'il ne peut pas mourir. Pourtant tu as entendu ce qu'à dit Keith non ? DES coups de feu. Pas un, plusieurs. De plus il est tombé de moto alors qu'il roulait à la vitesse qui le caractérise si bien. Tu sais à quel point c'est rapide. Dangereux. Tu sais à quel point l'impact à du être violent. Blood est fort, mis peut-être que ce n'est pas suffisant. Et les hémorragies, elles signifient qu'il s'est vidé de son sang, donc qu'il est beaucoup plus faible. Pourquoi tu me dis ça ? Pourquoi est-ce que tu m'enfonces ? Pourquoi est-ce que tu me ramènes inlassablement au bord du gouffre ? Parce que je ne veux pas que tu espères. Quoi ?! Pourquoi ? Je ne pensais pas que tu étais un salaud à ce point. Je pensais pouvoir compter sur toi et …. Ferme-la un peu. Si je ne veux pas que tu espère c'est pour ton bien avant tout tu sais. Parce que tu sais ce qui a de pire que de n'avoir aucun espoir, c'est les déceptions, quand tu crois vraiment en quelque chose, que tu espères vraiment que ça soit vrai et que finalement, non. Ca fait mal ! Vraiment très mal ! Crois-moi. Qu'arrivera-t-il si tu crois que Blood va survivre et qu'il meurt ? Tu ne crois pas que ce sera pire que de te dire dès le départ qu'il va mourir. … Je ne m'en sens pas capable. Je n'arrive pas à imaginer un monde ou Blood ne vit pas. Tant pis si la douleur est plus profonde après. Je veux croire en mon amant. C'est tout ce que je peux faire pour l'instant. Me soutenir à Keith, le soutenir comme je peux et croire. Mon cœur bat la chamade. Celui de l'autre garçon aussi. Malgré les minutes, longues minutes qui passent. Leurs battements ne s'atténuent pas. J'ai toujours envie de pleurer. Et je lutte contre ces larmes. Ca m'occupe un peu l'esprit. Mais je ne peux pas l'empêcher de retourner sur la vue qui s'est offerte à moi. Blood dans ce lit. Si faible. La détresse qui m'a habiter et qui m'habite toujours. Ce sang. Celui de mon chapelier.

    Et finalement, je n'ai pas le droit de dire "Mon". Certes, je l'aime, il m'aime. Mais il ne m'appartient pas. Je ne suis la seule qui tienne à ce point à lui. Pas la seule qui ait tellement besoin de lui. Keith aussi. D'autre fils du mafieux aussi. Je sais que même s'il est un assassin, c'est un homme bien. Qui a sauvé plusieurs personnes des ténèbres de l'esprit. Il les a empêché de tomber dans le gouffre de la solitude et de la folie. Je pense que c'est ça pour Keith, je ne sais pas grand-chose de leur rencontre. Mais je me doute que pour Keith, Blood est une sorte de sauveur. Ou un père comme dit plus haut. Amaya pousse un petit soupir, elle ne se sent vraiment pas bien. Savoir Blood entre la vie et la mort était une torture insoutenable. Et finalement après une attente interminable, un chirurgien sort enfin du bloc d'opération. Keith me dépose lentement sur une chaise, ses gestes sont doux. Je ne le reconnais pas. Tu préférerais peut-être qu'il te balance sur une chaise comme une vulgaire poupée ? Non bien sur que non. Je trouve juste cela tellement peu réaliste. Amaya remercie Keith du regard et pose ce dernier sur le médecin. Il est couvert de sang. Celui de l'homme qu'elle aime. C'est comme un coup de poignard dans son cœur déjà blessé. L'homme les regarde méchamment, à priori quelque chose le gène. Quoi ? Rien à foutre. Tout ce qui compte pour toi en ce moment, c'est ta famille, pas vrai ? Oui. Il n'y a plus qu'eux. Blood, Keith, Lyle, Vladimir. Même si elle n'avait vu ce dernier que peu de fois, il faisait partie de la famille.

    « Mais qu’est-ce que vous foutez là tout les deux ! Cette zone est interdite au public ! »

    Enfoiré. C'est tout ce que tu as à dire à des gens qui s'inquiètent pour la vie d'un de leur proche. Keith semble du même avis que toi, ma grande. Ah ? Il vient de soulever le mec et de le plaquer contre le mur. Ce n'est pas pour lui faire une déclaration d'amour. Je m'en doute. Heureusement, heureusement. L'homme se débat, il a peur. Keith fait peur. Surtout comme ça. Son regard n'exprime que de la haine. C'est évident qu'il meurt d'envie de le tuer, et ça m'étonne même qu'il ne l'ait pas déjà fait. On dirait que tu as envie qu'il meurt. Franchement, je m'en contre balance. Je te l'ai déjà dit, pour le moment, il n'y a que ma famille qui compte. Alors qu'un enfoiré crève devant moi, je m'en fou comme de ma première poupée Barbie. Ah, à ce point. Oui. Tu as vraiment changé. Tu as donc oublié que ta véritable famille a été tuée ? Justement, avec le recul je me dis que s'ils ne se sont pas gêner pour les tuer, pourquoi devrais-je le faire ? Et bien, c'est surprenant venant de madame je ne me prends pas la tête. Dis-toi que si Blood meurt, cette fille, tu ne la reverras jamais. Je sais… Bref, revenons à la réalité. Pourquoi ne le tue-t-il pas ? C'est évident. Hum ? Si tu ne comprends pas, c'est que tu es réellement stupide. Cet homme, c'est le seul qui puisse…

    " Il va bien ?"

    Oh. Je vois. Oui, finalement, c'était évident. Le seul qui puisse nous dire comment va Blood, s'il va s'en sortir. Avec des séquelles ou non. Alors oui, c'est normal qu'il ne le tue pas. Pourtant il a l'air d'avoir du mal à se retenir. Je le comprends. Ce mec n'a aucun respect des familles. Peut-être fait il ce Job car il paye bien. Est-ce seulement une raison pour se comporter comme un connard avec ceux qui comme nous sont mort d'inquiétude ? Amaya baisse les yeux. Elle ne supporte plus la vue du sang sur le haut du médecin. Elle attend juste qu'il parle. Qu'il la rassure ou qu'il l'achève mais qu'il parle, vite.

    « Et bien… il était dans un salle état. Nous avons réussis à extraire les sept balles de son corps, nous avons réparé les tissus nerveux et musculaires abimés. Cela fut particulièrement difficile dans la région thoracique. Il a eut plusieurs côtes cassé, et deux fêlés, l’une d’elle à perforer son poumon gauche nous avons fait ce que nous avons pu pour limiter les dégâts. De plus. La chute à entrainer un traumatisme crânien assez sévère, nous n’avons pas pu déterminer encore les légions dans la zone cérébrale nous avons besoin de faire de nouveaux examens pour cela. De plus, son épaule droite et son omoplate sans un état critique. Pour l’instant nous l’avons mis dans une chambre, Chambre 42, son état s’est stabilisé, c’est à lui maintenant de faire le rester du chemin. Maintenant lâchez moi. S’il vous plait. Vous pouvez aller le voir. Mais pas longtemps. »

    Est-ce bien, mal ? Je n'y comprends rien. Ces mots, ce ne sont pas ceux d'un humain avec des sentiments. Non, ce sont ceux d'une machine donc on lirait l'historique. Il n'en a rien à foutre des patients. Mais tout de même. Qu'est-ce que ça peut vouloir dire ? Aide-moi ! Toi, là haut ! Et bien… Je ne suis pas médecin non plus mais je pense que Blood ne s'en sort pas trop mal. Il n'est pas encore tiré d'affaire mais il survit pour le moment. Il a dit qu'il était stabilisé. Il est en mauvais état mais ce n'est pas mortel à priori. Tout de même, il faut qu'il se batte. Hum. Ouais. Pas terrible. Ca pourrait être pire ! Il pourrait être mort sur la table d'opération ! JE SAIS ! Mais tant qu'il ne sera pas tiré d'affaire pour de bon, je ne pourrais que m'inquiéter ! Tu peux comprendre ça, non ? Oui. Mais bon, vous pouvez allez le voir, c'est ce qui compte, tu vas pouvoir être à ses côtés et le soutenir. Même si ce n'est pas longtemps. C'est mieux que rien. Evidement. Boum. Qu'est-ce que c'est ? Amaya relève les yeux. L'homme est par terre. Keith l'a lâché. Comme il l'avait demandé. Le jeune homme aux yeux verrons se tourne vers moi, me regarde et s'approche. Lentement. Comme s'il approchait un animal effrayé. Je n'ai pas peur, ne t'en fais pas. Il s'accroupit devant moi, et m'observe. Je n'imagine pas la gueule que je tire. Un mélange d'inquiétude, de haine, de souffrance. Mais non, je n'ai pas peur de lui. Etrangement, en ce moment je lui fais confiance. Il prend ma main et me fait signe de me lever. J'obéis. Ils quittent la pièce et commencent à arpenter le bâtiment. Amaya ne le connait pas bien cette hôpital alors elle le laisse l'entraîner dans les couloirs. La guider jusqu'à lui. Et enfin ils arrivent devant cette chambre. Celle marqué du numéro 42. Ils rentrent dedans, et là, son cœur s'arrête. Elle manque encore de s'effondrer. Heureusement, la main de Keith la ramène à la réalité. Mais voir Blood ainsi c'est vraiment dur, insupportable. Voir son visage aussi pâle, ce masque d'oxygène rappelant qu'il est tellement fragile. Car oui, Blood est humain avant tout. Plus fort que la plupart d'entre nous, mais tout de même humain. T'es bizarre toi, tu te mets en tête qu'il va peut-être mourir lorsqu'il va mieux. Mieux ? Tu as vu dans quel état il est. Il n'est peut-être plus couvert de sang. Mais il doit souffrir quand même. Vraiment ! Ceux qui lui ont fait ça… Je veux les tuer. Voir leur cadavre s'amonceler à mes pieds. Je veux les voir souffrir avant de leur ôter la vie ! Je les hais tellement. Je leur en veux tellement. Keith est pareil, je le sens. Je sens qu'il tente de rester calme. Finalement il lâche ma main, me laissant rejoindre Bloody. Lui s'appuie contre le mur. Il ne s'avance pas. Pourquoi ? Peut-être qu'il ne peut pas aller plus loin, c'est peut-être trop difficile pour lui. Contrairement à toi qui veut absolument être à ses côtés. Amaya s'approche du lit, tire un tabouret prévu à cet effet. Et s'assoit. À ses côtés. Elle prend doucement sa main dans la sienne. Elle est glacée. Elle retient de nouvelles larmes qui menacent de déborder. Elle s'est retenue de pleurer avant, ce n'est pas pour le faire lorsqu'elle est à côté de lui. Elle entendu une vibration. Un soupir. Un pianotement sur des touches. Keith envoyait un Sms. Peut-être à Chloée ou à Lylou. Les deux doivent s'inquiéter vu sa réaction lorsqu'elle a apprit pour Blood. Finalement, elle n'était pas excessive quand on voit l'état de son amant. Le temps passe. Elle observe le visage de Blood. Elle sent la tension de la pièce malgré le silence. Keith est tendu, vraiment. Au bout d'une bonne vingtaine de minutes, un bruit sourd retentit dans le couloir, mais Amaya ni prête pas attention. Jusqu'à ce que la porte de la chambre s'ouvre violement sur un homme à l'apparence plus qu'étrange. Mais ça non plus ça n'attire pas l'attention d'Amaya. La seule question que tu te poses en ce moment en voyant ce type c'est qui est-il ? Est-ce qu'il est l'un des connards qui ont attaqués le Chapelier. Mais ses paroles prouvent que non.

    « Qui a fais ça à mon frère. »

    Si seulement on le savait. Mais on n'en sait rien. Que lui dire. Je pourrais laisser Keith répondre, mais il a déjà l'air de faire un effort pour se retenir de tuer tous ceux qui se trouve sur son passage. Je n'ai pas envie de le forcer à parler, ça pourrait être déclencheur. Même si je me rends compte que j'aurais besoin de son aide si je veux pourvoir venger Bloody. Quoi qu'il en soit je prends la parole.

    "On ne le sait pas, en tout cas, moi je l'ignore. Je sais juste que ça s'est passé au sud de Tokyo… d'après le mot que m'avait laissé Blood ce matin. Mais ça m'empêchera pas d'aller les tuer…"

    Tu sais que quand tu parles comme ça, tu es ridicule ? Super ridicule. Ca ne te va pas. Tu as cru quoi, que toi tu pouvais décimer un gang, car c'est surement un gang qui est à l'origine de ça ? Tu crois que je comptais y aller seule ? Je ne suis pas suicidaire. Je sais que Keith va m'accompagner. On dirait qu'il nous remarque enfin. Enfin bref, maintenant que j'ai répondu à sa question, il va répondre à la mienne.

    "On peut savoir qui tu es ?"

    Ma voix est plus agressive que voulue, mais je ne peux pas m'en empêcher. Pourtant s'il appelle Blood son frère, je dois le considérer comme un ami non ?


    "Lev Maddox Kalachnikov. Et la personne étendue sur ce lit, c'est mon frère."

    Frère. Je sais bien que ce n'est pas le vrai frère de Blood. Le chapelier n'est pas russe, alors que lui si. Je le sais grâce à l'accent présent dans sa voix. Le problème. Il se répète et ça ne m'aide pas. Mais bon j'en conclus que c'est un allié. Il n'est pas le coupable. Mais commente a-t-il su pour Blood ? Peut-être qu'ils en parlent à la télé. SI c'est le cas, c'est la merde. Totale.

    "Et vous, qui êtes-vous."

    Hum, oui, c'est donnant-donnant. Le truc c'est que je présente comme la fille de Blood ou comme sa copine ? Oh, après tout, il n'a pas l'air d'en avoir grand-chose à foutre des lois, je n'ai pas à mentir.

    "Amaya Etsukoi, je suis officiellement la fille de Blood. Mais l'homme allongé dans ce lit, est mon amant."
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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: Свет   Dim 6 Mar - 22:16

    Je croise les bras. Je l’observe. Inlassablement. Je trépigne. Aussi. Qu’est-ce qu’on fait encore là ? Putain. On peut rien ici. On ne peut rien faire. Et pendant ce temps cette bande de chien galleux doit fêter leur pseudo victoire. Un goût de sang dans la bouche. Une envie de sang. Oui. Il est là. Il gronde. Il a faim. Il a soif. De vengeance. De violence. De massacre. C’est tout ce qu’il désire. C’est ce qu’il y a de plus destructeurs en moi. Je ne m’approche pas. Définitivement pas. Le dos restant collé au mur. Pourquoi ? Parce que. Parce qu’il semble si faible. Si fragile. Si facile à atteindre. Je n’aime pas la faiblesse. Je ne la supporte pas. Voir la faiblesse. Voir ce qu’elle peut faire. Elle mène souvent à la mort. Alors non. Je ne m’approcherais pas. Je garderais en moi l’image du Blood qui hier soir encore râler sur moi. Les minutes passent. Silencieuse. Aucun de nous deux ne parlent. Je la laisse, être près de lui. C’est ça place non ? L’amante épleuré est près du blessé. Et moi ? C’est quoi ma place dans cette belle mascarade ? Dans cette putain de mascarade. Ah ah. La grande question de l’humanité. Qui suis-je ? Où est ma place ? Qu’est-ce que je suis réellement venue faire dans ce putain de monde ? Franchement ? Qu’on soit là ou non cela ne changerais pas grand-chose au final. Si ce n’est pas nous ce sera un autre. Mais pour une fois. Comme rarement dans ma vie ; Je sais exactement là où je devrais être en ce moment. Pas dans cette chambre à observer cet homme qui ne ressemble en rien à Blood. Pas dans cet hôpital à respirer l’air étouffant à l’arôme de médicament. Pas dans ce lieux de soin et de calme. Non. Je devrais être là-bas. A serrer leur cou entre mes mains. A trancher leur vie comme ils ont voulus trancher la sienne. A détruire tout ce qu’ils étaient. A briser des vies. Encore et encore. Et puis. Un homme entre. Dire qu’il me parait étrange serait un des pires euphémismes. Des cheveux rouges sang. Un air look atypiques. Une aura comme on en voit peu. Oui. Le gars qu’on ne s’étonne même pas de voir entrer dans la chambre d’un type tel que Blood au final. Parce que. Franchement. Y’a qu’un gars comme Blood pour connaître des spécimens comme nous. Ce qui fais nous la mafia la plus étrange de tout le Japon. Personne n’en doute. Mes pensées furent confirmées par ses dires. Mon frère. Oui. Autant qu’il était mon père. Un lien qui n’avait aucun sens au point de vue des ces hommes en blancs dehors. Non. Aucun rapport avec le sang qui pouvait couler dans nos veines. Aucun rapport avec le nom que l’on peut porter. Aucun rapport avec les noms écrits sur nos actes de naissances. Les liens du cœur, dix fois plus important, et un nombre infini de fois plus puissant.
    Amaya parle. Merci. Je n’en ai pas la force. Pas encore. Pas tout de suite. Parce que là. La seule chose que je veux. C’est faire taire la bête qui gronde dans mon cœur. Cette œuvre de la vie. Cette œuvre des liens du sang. Des réels cette fois-ci. Voilà où ils nous mènent ces liens. Ils nous mènent à la folie. Ils ne sont que peine et douleur. Le mieux. C’est de s’en débarrasser. De les briser. De les détruire. La famille. Quelle idiotie. On n’a pas d’autre famille que celle que l’on se créer. Les tuer… Toi aussi Amaya tu veux les détruire. Je n’en doute pas. Au final. Ils t’ont fait souffrir. Car si Blood souffre physiquement. Nous ressentons tous cette douleur, cette colère féroce au creux des entrailles. Celle qui appelle à la vengeance. Celle qui fait oublier la moral et ces autres stupidité. Oui. Juste tuer. Juste ça. Nous serons deux. Peut-être trois ? Cet homme semblait plus que tenir au chapelier. Et son aura m’indiquer que tuer n’était pas un problème pour lui. Alors aucun ne doute. Il allait nous suivre. Alors aucun doute, ils allaient mourir. Et pas de la manière la plus douce qui soit. Cette idée me tira un sourire Léger. A peine perceptible. La question était posé. Qui es-tu ? Agressivement. Par Amaya. Elle aboie. Elle s’inquiète. Elle est en colère. Je ne suis pas mieux. Les loups on perdus leur alpha. Ils hurlent à la lune leur douleur et leur haine. Même entre eux. Kalachnikov. Tiens. Ce n’est pas le même nom que Vladimir ça ? Je n’ai que rarement vu cet homme, et franchement je ne vois aucune ressemblance entre lui et ce Lev. Qui je suis ? Ni un frère. Ni un amant. Et je ne peux m’avancer fils comme ça. Non. Décidément. Je ne peux pas.

    « Keith Alayn. »

    Dis-je simplement. Je n’en peux plus. Maintenant que nous sommes réunis. Si on peut dire ça. Il est temps d’agir. A présent. Il faut y aller. A trop attendre la proie s’enfuie. C’est toujours ainsi. Ils ne sont pas assez stupides pour rester sur place. Ils doivent le savoir. Le sentir. Nous ne sommes pas connus pour être des inactifs. Nous avons tout de même une certaine réputation ici. Je me détache du mur, décroisant mes bras, m’approchant d’Amaya en ignorant totalement Lev. Je ne crains rien pour lui. Rien du tout. Il survivra à n’importe quelle attaque. Il y a des choses qu’une tueur capte dans l’aura d’un autre. C’est ainsi. C’est le radar qu’on finit tous par posséder dans ce milieu. On se reconnait. On se jauge. Sans même un regard. Juste à l’odeur. Juste à l’attitude.

    « Allons sur le lieu de l’accident. Ils ne doivent pas être loin. Amaya. Si tu viens... Tu restes en vie. Quoique que cela coûte. Quoique cela me coûte. J'ai pas envie qu'il me tire dessus et qu'il me fasse un sermon en revenant parce que tu es abimée »
    J’ouvris ma veste et je sortie mon arme. Un Desert Eagle. .44 Magnum. Une arme lourde. Pas de petites balles. Loin de là. Une des plus puissantes pour son calibre. Son fait de gros dégât. C’est assez dangereux. Et en plus. J’y tiens. Beaucoup. Je la tends par le canon à Amaya. Elle n’a pas d’arme. Je le sais. Et moi. Une toute chaude m’attends au lieu de l’accident. Avec ma moto. Je le sais. Le tueur n’aime pas les armes à feu. Il préfère être dans le feu du combat. Etre là où le danger est vraiment. Et. Je préfère savoir Amaya un peu à l’écart.

    « Ne t’en fais pas, je serais prudente »

    Elle regarde un instant l’arme avant de la prendre. Elle sourit. Ne sourit pas. Parce qu’aujourd’hui tu vas tué. Et cela n’a rien d’un acte anodin. Loin de là. Je glisse des chargeur dans ses poches. Ce n’est pas avec 8 coups qu’elle irait bien loin. Je me tournais ensuite vers Lev. Il avait compris. Il commençait déjà à partir. Je le suivais. Il devait bien avoir un moyen de locomotion. Juste pour arriver ici. Amaya avait dut venir à pied. Ou je ne sais pas. En bus. Et ma moto était encore sur le lieu de l’accident. Sur le chemin, des traces de sang sur le mur, des médecins s’affairant autours d’une jeune femme. Sûrement l’œuvre de Lev. Vu le cris de panique qu’elle tenta de pousser en le voyant avant de reperdre connaissance. Je le suivais. Je trépignais. Lui aussi. Je le sentais. Au fond de moi. Encore un peu. Juste un peu. Et je te laisserais le plein contrôle. Même si je devais m’y perdre. De toute façon. Je ne pourrais le retenir plus longtemps. Il se nourrit de ma haine. De ma colère. Depuis le temps. Depuis ces années. Sa puissance est considérable. Même pour moi. Alors là. C’est peut être mes derniers instant de plein contrôle sur moi-même. C’est étrange. L’idée qu’on va peut-être mourir. Physiquement bien sûr. Cela fait longtemps que je me suis fait à l’idée que ma vie était loin d’être un fil lisse jusqu’à la vieillesse. Mais. Moralement. Se perdre soit même. J’ouvris les yeux. Devant moi. Une Berline. Classe. Ouais. Franchement. Classe. Avec chauffeur en plus. Et bien. Y’en a qui ont de quoi faire on dirait. On monte dans la berline. Confortable. Franchement. Confortable. Je regarde l’intérieur. Je regarde le nouveau venu. Avec quoi se bat-il ? Je ne vois aucune arme ici. Et ses vêtements ne semblent pas dissimuler de révolver. Et puis. Il y a cet étui à guitare. Etrange.

    « Tu vas les tuer en leur jouant une sérénade ? »

    Il ne répond pas. Il se contente d’attraper son étui à guitare. De l’ouvrir l’entement. Et là. Je ne vois pas du bois et des cordes. Non. Une machine de métal. Une machine violente lorsqu’on la détourne de son utilité première. Une tronçonneuse. Une magnifique tronçonneuse. Je souris ; Intéressant. Très intéressant.

    « Ça c’est Cindy »
    « Enchanté »

    Fis-je avec toujours ce léger sourire. Il s’amusait. Il riait Il avait hâte d’en découdre. Moi aussi. Au fond. La berline s’arrêta. Nous étions arrivé. L’agitation se faisait toujours entendre dehors. Oui. Les traces de sang sur sol sa intrigue. Je lance un dernier regard à Amaya. Un hochement de tête. Nous sortons. Un léger vent s’engouffre dans mes cheveux. L’odeur du sang. Encore. Et encore. J’avance. Lev à mes côtés. Nous observons tous les deux les traces de sang sur le sol. Je le sais. Dans sa tête la même mécanique se met en place. La mécanique de survie. La mécanique de chasseur. Ces calculs compliqués que seul l’expérience nous permet d’acquérir avec justesse. On calcule. La chute à moto. La glissade. On revient au point d’impact. On aperçoit encore au sol, malgré la distance que la police à mis en place, les quelques goutte de sang des impacts. Nos tête se tournent, simultanément. Un point. Le toit d’un appartement. A une centaine de mètres derrière nous. Il fallait un bon sniper pour atteindre une cible vivante à cette distance. Il y en avait des doués dans la bande. Cela ne faisait aucun doute. On se dirige vers l’immeuble en question. Au passage je récupère un long fourreau sur ma moto, bien dissimulé aux yeux de tous. Un long fourreau noir. Et bien. Je ne t’ai pas utilisé depuis longtemps ma belle. Depuis bien longtemps. Je rattrapais Lev d’un pas rapide. Nous étions à présent devant la porte. Je l’observe. Un instant. Bientôt. Bientôt. Ils vont hurler. Ils vont saigner. Sans détacher mon regard de la porte je dis « On fait quoi ? », la réponse fut simple. Brève. Et plaisante.

    « On bourrine »
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Lev M. Kalachnikov.
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MessageSujet: Re: Свет   Mer 9 Mar - 16:41




      Tu t'entêtes à te foutre de tout
      Mais pourvu qu'elles soient douces
      D'un poète tu n'as que la lune en tête
      Des mes rondeurs tu es K.O. !
      Tu t'entêtes à te foutre de tout
      Mais pourvu qu'elles soient douces
      D'un esthète tu n'as gardé qu'un "air bête"...
      Tout est beau si c'est "Vue de dos" !

    Pourquoi. Comment ces fumiers ont-ils osés faire ça. Ne serait-ce que toucher à un seul de tes cheveux. Ne serait-ce que d’imaginer ton malheur, ta tristesse, me met hors de moi. Là. J’ai envie de les tuer. Tous. Jusqu’au dernier. Les donner en pâture à des chiens, les faire souffrir au moins cent fois, mille fois plus que ce que tu endures. Je veux les brûler, les briser, décimer leur familles, vendre leurs filles à des pervers, unes par unes, devant leur yeux de sous-espèces unicellulaires. Je veux les réduire en charpie, et aucunes de leur souffrances, aussi pures soient-t-elles, aucune de leur douleur, ne pourrait racheter cette faute, ce crime impardonnable. Je veux qu’ils meurent, encore et encore. Je veux qu’ils crèvent comme des chiens, la gueule ouverte sur le trottoir, qu’ils implore ma pitié, mon indulgence, ma clémence. Je veux qu’ils rampent à mes pieds et me demandant pardon, et en demandant pardon à Blood. Surtout à Blood.

    - « On ne le sait pas, en tout cas, moi je l'ignore. Je sais juste que ça s'est passé au sud de Tokyo… d'après le mot que m'avait laissé Blood ce matin. Mais ça m'empêchera pas d'aller les tuer… »

    Lev sort de sa torpeur vengeresse. La jeune fille au pied du lit parle, mais le russe reste silencieux. Au sud de Tokyo hein. Les Allemands. A tout les coups. Ces Allemands. Les poings du garçon se serrent tellement que ses phalanges blanchissent. Il était hors de lui. Littéralement hors de lui.

    - « On peut savoir qui tu es ? »

    La question fît un peu pendre pied au militaire, ses pensées se bousculaient dans son pauvre crâne. De plus, le ton de la fille avait changé. Agressif, sur la défensive. Elle devait bien connaître Blood, car on pouvait très bien discerner dans son regard cette colère sombre, et immense. Ces deux lueurs de folie.

    - « Lev Maddox Kalachnikov. Et la personne étendue sur ce lit, c'est mon frère. »

    Que pouvait il répondre d’autre ? C’est mon coéquipier ? Ma famille ? Mon père ? Ma raison ? Ma lumière le soir, quand j’ai peur dans le noir ? Que pouvait il répondre, le pauvre enfant. Il a perdu sa raison. Il a perdu ses repères. Cette seule personne qui lui permettait de se maintenir à flot. Aller. Soit plus constructif tout de même.

    - «  Et vous, qui êtes vous. »

    Elle eu comme une légère vague d’hésitation. Aller. T’as peur de quoi. De mes grandes dents ?

    - « Amaya Etsukoi, je suis officiellement la fille de Blood. Mais l'homme allongé dans ce lit, est mon amant. »

    Une pointe de nostalgie vint s’immiscer en Lev. Il s’était douté de son identité, Blood n’avait pas des milliers de femmes dans sa vie, et il lui avait déjà parlé d’elle. D’ailleurs, Amaya correspondait assez bien à l’idée qu’il s’en était faite. Quoiqu’il aurait pensé un peu plus de « maturité » physique. Il n’était pas au courant des goûts de bonne chair du Chapelier, ce qui lui tira un sourire léger. Mais une autre personne était présente dans la salle, un jeune homme, plus effacé, plus discret. Il le jaugea, tout son être transpirait la souplesse, et la mort. Ses cheveux nuit tombaient sur son visage mais ne dissimulaient pas ses yeux vairons, deux billes étincelantes de noirceur. Son aura meurtrière et sauvage ressemblait à deux immenses ailes d’un corbeau, repliées sur elles même, mais si celle-ci se déployaient, découvrait une arme particulièrement meurtrière. Il avait déjà, apparemment, vu à quelle genre de personne il avait à faire mais ne se démonta pas pour autant. Il connaissait déjà son identité avant que celui-ci n’eu à prononcer une seule parole.

    - «  Keith Alayn. »

    Keith. Le jeune cerf de Blood. Le tueur imprudent qu’il avait recueilli, une nuit d’hiver. Bien que terriblement effarouché et indépendant, l’homme l’avait apprivoisé comme un petit animal. Il avait donné chaque jour de sa patience, de son enseignement, presque de son amour au jeune garçon qui était devenu à présent bien plus, tellement plus qu’un pion.
    Il bouge, enfin. Il doivent partir à présent. Avant que ces chiens ne partent, avant qu’ils prennent peur. Keith s’adresse à Amaya, et lui met une arme dans les mains. Une arme lourde, dangereuse. Cela se voyait dans son regard, dans ses gestes, ses paroles. Le garçon s’inquiétait pour la mafieuse. Elle hocha la tête et promit d’être prudente, mais déjà Lev s’éloignait. Il avait envie de bondir dans le couloir, de dégager le chauffeur et de foncer à toute berzingue vers le lieu de l’accident avant de faire la peau à ces sous-merdes. Mais il se contrôlait. Il se contrôlait parfaitement. C’était la première leçon de ces années d’entraînement. Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, tu es maître de toi-même. Tu est maître de la situation et de tes émotions. Car la panique, la précipitation, amène aux maladresses et aux erreurs. Sauf que tu ne doit en commettre aucunes; pas même la plus petite. Tu seras maître de toi et de ton adversaire, sinon celui-ci en profitera et il te tuera. Le garçon se dirigea vers la berline, indiqua la destination au chauffeur et les deux autres montèrent à bord, et s’installèrent sur les banquettes juste en face de lui. Keith fixa l’étuis à guitare, il devine son étonnement, et ne trouve qu’à dire une réplique cinglante, et non sans sarcasmes.

    - «  Tu vas les tuer en leur jouant une sérénade ? »

    Un léger rire sort de la gorge de Lev, non, un ricanement. Perfide. Il ouvre la protection de tissu et de cuir, découvrant ainsi sa magnifique tronçonneuse. Étincelante. Meurtrière.

    - «  Ça c’est Cindy.
    - Enchanté. »

    Le sourire gagne de la place sur son visage, découvrant ainsi sa rangée de dents impressionnante, se rapprochant plus du requin que de l’humain. Il jubile. Keith aussi. Il le sent. Il le sait. C’est comme les réjouissances des loups avant un festin de roi. Les tueurs sortent, ils ont faim, de sang, de justice, de vengeance, de meurtre. Pour venger leur père, leur amant, leur frère, leur famille, leur pilier, à l’apparence si solide. Il fixe les taches de sang, bouscule des gens. Lev a sorti sa tronçonneuse, elle pend en bandoulière dans son dos. Des personnes crient dans la foule, partent, parlent, ça fait de la place. Keith passe près de sa moto, et récupère un formidable instrument de mort. Leur calculs sont justes, et finis. L’immeuble est repéré. Ils se dirigent d’un pas rapide et décidé vers celui-ci, grimpe les étages, et s’arrêtent devant une porte. Ils s’arrêtent devant LA porte.

    - « On fait quoi ? »

    Sourire, immense, de la part de Lev. Une réponse brève, et d’une formidable évidence.

    - « On bourrine. »

    Le russe enfonce avec une brutalité barbare et non mesurée la porte, qui tombe comme un fétus de paille. Il enclencha le moteur de son arme, qui hurla dans un bruit sauvage et destructeur. Les ennemis ont peu de temps, plus le temps. L’un d’eux n’hurle même pas, il est déjà tranché en deux par Cindy. Ses viscères et son sang se déversèrent sur le sol dans un floc abominable. Des poitrines déchirées, des hommes démembrés, des crânes défoncés, des têtes tranchées. Tout ce sang excite les sens de Lev, qui fut pris d’un rire de dément et incontrôlable. Certains voulurent se jeter par la fenêtre, mais ils étaient bien vite rattrapés par le militaire qui passait son arme en travers de leurs têtes. Des morceaux de cervelles giclèrent sur le mur, et le sol et parquet n’était plus qu’une immense flaque écarlate. Du sang avait giclé sur les habits de Lev, se confondant à la fois à son manteau déjà rouge, et tachant sa chemise immaculée. Les cris des hommes perçaient dans toute la pièce, d’autres gémissaient, ou demandait pardon et miséricorde, ce qui donna encore plus de satisfaction à Lev lors de leur mise à mort. Il ne restait plus personne dans sa salle, sauf un pauvre type au fond, assit sur le cul et dos au mur, tenant fermement dans ses bras une valise noire. Lev se dirigea vers lui d’un pas lent et mesuré, lui prenant sa valise et l’éclatant contre le papier peint déchiré et ensanglanté. Celle-ci éclata, et libéra des centaines et des centaines de billets en petites coupures. Quand ceux-ci se déposèrent sur les cadavres et dans les flaques écarlates, l’homme glapit de douleur, comme si c’était lui que l’on tuait. Le militaire lui assena un coup de pied en plein visage et lui hurla, dans un allemand parfaitement maîtrisé :

    - « QUI EST TON CHEF ?! CHIEN D’ALLEMAND. »

    Celui-ci balbutia des phrases intelligibles, mais le russe le releva dans le col de la veste et le plaqua contre le mur, lui aussi, couvert de ce liquide sanglant.

    - « REPOND. »

    Il avala sa salive, et déballa tout. C’était un coup monté, lui n’était que l’employé, il ne connaissait pas d’identité de la victime. D’ailleurs, lui n’était que le traducteur entre les deux gangs, les payeurs et les tueurs. Lev ne le lâcha pas pour autant, et laissant sa tronçonneuse à terre, dont le moteur se stoppa comme un chien parfaitement dressé, il sorti de sa poche un long coutela. Affreusement aiguisé.

    - « Ce soir, tu appellera ton chef. Tu lui dira ce qui s’est passé. Tout ce qui s’est passé. Et le mois prochain, tu ira le voir. Ainsi, il pourra constater l’étendu des dégâts. »

    Alliant la parole aux geste, et ne lui laissant aucunes issues, il lui arracha un œil de sa lame. Le type hurla, mais le militaire n’en avait pas fini. Resserrant sa prise, il arracha des morceaux de chair et de joues entières, il entama aussi les sourcils, et le libéra de ses deux oreilles. Défonçant le cartilage du nez et lui découpant carrément à l’intérieur de la bouche des morceaux de gencive et de palais, il arracha aussi la paupière de son œil valide, et n’était à présent qu’une masse de chair informe et hurlante, et sa gorge poussait des gargouillis répugnants. Il se retourna vers Keith et Amaya, qui avaient assisté, silencieux, à la scène. Le tueur, tout comme Lev, était recouvert de sang, qui trempait ses vêtements, ses cheveux et son sabre. Son regard était noir, presque fou à la vue de tout ce sang, mais aussi soulagé. Profondément soulagé. La jeune fille tant qu’à elle, contemplait la scène d’un regard vide. Profondément et terriblement vide. Elle tremblait, de tout son corps, de toute son âme. De toute cette frêle constitution physique. Cela devait être la première fois, qu’elle voyait tant de barbarie, tant de sauvagerie. Toute la pleine, immense et terrible noirceur de l’âme humaine. Lev remet Cindy dans son dos, et son couteau dans sa poche. Il se dirige vers Amaya, et ignore parfaitement le type gémissant et hurlant derrière lui. Il retire son manteau, et en couvre les épaule de la jeune fille. Son regard est encore perdu, profondément perdu. Il l’entoure de ses bras, en lui murmurant des paroles rassurantes à l’oreille. Une litanie douce, chaleureuse, pleine de promesses.

    - «  Là. C’est fini. Je te promet Amaya, tout est fini. Pour de bon. Tout est rentré dans l’ordre. Tout vas bien. »

    Voyant qu’elle ne bougeait toujours pas, il la porta de ses bras jusqu’à la porte. Il réajusta sa tronçonneuse dans son dos et couvrit du mieux qu’il pu l’enfant de son manteau sanglant, affreusement taché. Il n’adressa pas un regard à Keith. Il devait le laisser tranquille, en paix. Il reviendrait. Mais pas maintenant. Pas en ces instants. Sortant dans la rue, il vit la berline qui les attendaient, juste sur le trottoir, ce qui lui permit de ne pas se faire voir par trop de passants. Il se réfugia avec sa précieuse cargaison dans la voiture, et la berça de mots doux tout le long du trajet jusqu’au Tea Party. Ils ne pouvaient retourner à l’hôpital dans cet état, et Keith devait être seul. D’ailleurs, il aurait sa moto pour rentrer.

    Serrant la jeune fille contre son cœur, la voiture démarra enfin.

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« Sous vos crachats, ma reddition.
Qu'est-ce qu'un ange quand il tombe ?
Qu'est-ce qu'une lueur face à l'ombre ? »

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Amaya Etsukoi
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MessageSujet: Re: Свет   Sam 12 Mar - 23:12

    "Ce ne fut plus qu'un sanglot et un éclat de rire, l'un venant de l'âme, l'autre venant du coeur."
    A. De Musset.
    ~~~~~~~~~~~~

    "Keith Alayn."

    Aussi étrange que ça puisse paraître, l'homme nous connait. C'est évident, ça se voit sur ses traits. L'éclat de compréhension. S'il nous connait, c'est soit vraiment un proche de Bloody, soit un espion ennemi. Mais alors un très bon informateur, parce que trouver des informations sur moi qui suis trop discrète et que personne ne soupçonne d'exister dans le monde de la mafia, ce n'est vraiment pas simple. Surtout que je n'ai jamais tué personne. Tu crois que ça suffit ? Hein ? Comment tu sais qu'il t'a reconnue en tant que Mafieuse ? Qui te dit qu'il ne considère pas comme un moyen de pression ? Pourquoi il devrait me considérer comme ça… ? Parce qu'officiellement tu es la fille de Bloody, donc logiquement, s'il t'arrive quelque chose, Bloody ne restera pas de glace. AH ! Oui... Je vois… Et bien, t'es encore plus stupide lorsque t'es inquiète. Taggle. C'est à ça que tu sers non ? Hum ? À me raisonner. Je prends des vacances alors, c'est trop difficile ce boulot. Qui t'a parlé de vacances ? Myself. Tu comptes me laisser tomber alors que Bloody est dans cet état ? Non. Te soutenir c'est aussi mon rôle et je ne prendrais pas de vacances pour ça. J'arrête simplement de te raisonner car en ce moment, et pour ceux qui vont suivre après, il vaut mieux que tu ne sois pas raisonnable. Le mieux serait que tu ne sois pas consciente de tes actes. De toute façon je te guiderais. Merci. Beaucoup. Ouais. Prego. Bref. Tiens, pour en revenir à ce Lev, je pense que c'est bien un proche de Blood. Rien de bien surprenant quand on connait ton amant en faite. C'est vrai. En plus… Kalachnikov… C'est le même nom de famille que Vladdy non ? Il me semble. Enfin, il fait très sanglant quand même. Comment ça. Ben, les cheveux et le manteau rouge sang… Ah ouais, je n'avais pas vraiment fait attention. Mon Dieu, t'es vraiment stupide. Mon Blood, je t'emmerde. Ouais, ouais. Bref. Keith s'avance vers toi. Son visage a l'air résigné mais il est toujours aussi calme, malgré la tension qui ressort de lui.

    "- Allons sur le lieu de l'accident. Ils ne doivent pas être loin. Amaya. Si tu viens... Tu restes en vie. Quoique que cela coûte. Quoique cela me coûte. Je n'ai pas envie qu'il me tire dessus et qu'il me fasse un sermon en revenant parce que tu es abimée"

    - Ne t'en fais pas, je serais prudente "

    Keith te tend son arme. Elle est magnifique. Classe. Vraiment. Et dieux sait ce qu'il y tient. Tu la regarde un instant puis finalement tu la prends dans tes mains. Tu sais te battre et tu sais tirer, mais tu n'as jamais fait contre personne. Est-ce que tu en auras le courage ? Un regard vers l'homme que tu aimes suffit à te convaincre. Tu sers l'arme plus fortement entre tes doigts et tu souris. Légèrement. Pas que la situation soit marrante. Loin de là, mais au fond, ce geste te réchauffe le cœur. Les mots de Keith ne sont pas innocent non plus. On pourrait croire qu'il s'inquiète pour toi. Impossible, comme s'il s'en foutait. Non. Vous êtes une famille. Vous avez tous besoin des autres. Même lui a besoin de toi, mais il ne l'avouera jamais. Qu'est-ce que tu en sais au fond. Je sais des choses, beaucoup de choses. Comment ? Qu'importe ! Oui. Ton sourire dure quelques secondes quand tu songes à l'effort qu'à du faire Keith pour te laisser son arme. Fais-y attention. Oui, promis. Puis ton sourire se fane. Tu penses à la raison pour laquelle tu tiens cette arme entre tes doigts. Parce que tu vas tuer. Prendre des vies. Non le problème n'est pas là, je m'en fous de retirer la vie à des gens qui ont tenté de prendre celle de Blood. D'ailleurs, c'est là qu'est le problème. L'état de Blood. J'ai autant envie de les tuer que de rester avec Blood et de veiller sur lui. Le laisser seul ne me plait pas. Imaginez qu'il se réveille. Seul. Je n'ai pas envie qu'il se réveille avec personne autour de lui. Que faire ! Appeler Lylou ? Non. Mieux vaut l'épargner. Pas le choix. Je ne peux pas demander à Chloée de venir. Ce ne serait pas bienvenu. Après tout, il ne son ni proche ni ami. Juste une connaissance. Et je n'ai pas le numéro de portable de la meilleure amie de Blood, Asamé je crois, ni celui de Vladdy. Raaaaah ! Pas le choix. Il faut y aller et vite, sinon ils partiront. Hors-de-question qu'on les laisse s'échapper. Qu'est-ce que tu feras s'ils sont déjà partis ? Mon boulot en tant qu'informatrice et que copine de Blood. Je rechercherais le plus d'information sur eux, je les retrouverais, et on ira les tuer. N'importe où qu'ils soient. Mais s'ils là. Je peux te jurer qu'aucun d'entre eux ne connaîtra de lendemain. Je suis assez bien entouré pour pouvoir dire ça.

    En parlant d'entourage. Ce Lev est déjà en train de tourner les talons et de s'en aller et Keith le suis. Tu les rattrapes et arriver à la porte tu t'arrêtes. Net. Tu te retournes et lance un dernier regard à Blood. Tes yeux se teintent d'amertume et de peine. Tu souffres à laisser ton ange ici. C'est évident et pourtant tu dois y aller. Tu restes une dernière seconde et tu murmure un "Je reviendrais vite" puis tu cours pour rattraper tes acolytes. S'ils parlent, tu ne t'en rends pas compte. Trop plongé dans tes réflexions. Tu essayes de nier, nier que l'homme sur ce lit c'est Blood. Tu ne veux pas croire que le chapelier fou soit dans cet état. C'est trop dur à accepter. Mais c'est bien lui tu le sais. Tu l'as déjà vue endormis. Sauf que quand il dort il n'a pas le teint aussi cadavérique ! Il n'a pas des tubes dans les bras, pas de masques à oxygène ! Je sais, calme toi. Je sais. Mais pour ce qu'il va suivre, il vaut mieux que tu sois guider par la haine et par moi, plutôt que par la raison. Tu ne crois pas, je n'en sais, mais je te fais confiance si tu me dis que c'est mauvais, c'est mauvais. Finalement vous montez dans la voiture de ce russe. Tu ne vois pas à quoi elle ressemble, tu penses à peine au faite qu'il y a un chauffeur. Ah, parce qu'il y en a un ? Oui. Ah… Puis la voiture démarre. Keith parle, tu ne l'écoutes pas. L'autre répond, tu n'entends toujours rien. Tu regardes à travers la vitre les bâtiments défiler sous tes yeux sans les voir vraiment. Et moi, quand je te vois comme ça, je te sens vide, j'ai l'impression que tu n'es plus là. Avec nous. Parfois tu me réponds quand je te parle. Je t'ai dis de ne pas avoir peur de te mettre e colère, mais pas de disparaître pour autant. Je ne disparais pas, je n'ai juste pas envie de parler. C'est inutile. Je vais tuer des enfoirés. Qu'est-ce qu'il y a à dire la dessus; tu ne veux pas que je me plaigne non, je vais venger Blood. Alors je ne peux être qu'heureuse. C'est marrant, je ne pensais pas que tuer quelqu'un puisse te rendre heureuse. On verra ça après. Pour le moment, j'ai soif de vengeance. Bien. On est arrivé. Maintenant, fais tout ce que je te dis. Bien. Sort de la voiture. Suis les deux autres. Ce soit tes alliés ne l'oublie pas. Pourquoi tu me dis ça. Tu n'as jamais connue ce genre de situation, je ne peux pas prévoir tes réactions, il vaut mieux prévenir que guérir, non ? Effectivement. Bien. On arrive sur la scène de l'accident. Ton cœur fait un bond puissant dans ta cage thoracique. Malgré tes efforts, tu ne peux pas t'empêcher d'imaginer ce qui s'est passé avant, ici. La où tous les gens sont regroupés. Ces gens que tu ne peux pas supporter, en ce moment. Car il ce qui les intéresse, ce n'est pas l'état de ton amant. Non. Ce qui veulent savoir c'est ce qui s'est passé, pourquoi. Pour pouvoir se la raconter devant les autres. Vous trouvez ça marrant peut-être ? Hein ? Reste calme. Ne crie pas. Laisse Keith et Lev travailler. Regarde. Ils sont trouvés. L'immeuble la bas, ils y vont. Keith va chercher une arme dans sa moto. Suis-les. Une fois arrivée devant la porte de l'immeuble, les deux hommes s'arrêtent.

    - « On fait quoi ? »

    Lev sourit. Ca tu le remarques. Oui, un sourire pareil, ça ne se manque pas. Effrayant. Il n'y a pas d'autre terme. C'est un ami de Blood. Oui mais, il me fait peur. Tu ne dois pas lui paraître très aimable aussi pour l'instant. Comme tu l'as dis tout à l'hure. On verra après.

    - « On bourrine. »

    Tu ricanes. C'est étrange, effrayant. Ca ne te ressemble pas. Rire sadique. Est-ce vraiment toi Amaya ? Je ne sais pas. Pour l'instant mon corps t'appartiens, fais-en ce que tu veux. J'obéirais. À tout. Bien. Prépare-toi. Enlève la sécurité. Charge ton arme. Tu es prête. N'oublie pas pourquoi tu y vas. Pour Blood. Oui. Lev défonce la porte. Il rentre. Keith le suis. Toi pareil. Tu resteras en arrière et tu les couvriras face aux lâches qui attaqueraient dans le dos. Ce ne serait pas étonnant. À peine rentrer, les ennemis attaquent. Ils sont vivement tués par Lev et Keith. Pour l'instant tu n'as rien à faire. Mais ne relâche pas ton attention. Reste sur tes gardes. Les lâches finissent toujours par sortir de leur trou. Tu es un bon appât. Une jeune fille à l'air de gamine. Ca va forcément jouer sur leur jugement. Ils te croiront inoffensive. Mais tu ne l'es pas. Pas quand il s'agit de Blood. Attention ! En voilà un justement. Il attaque de front. Quel idiot. Lève ton arme. Vise la tête. Inspire. Expire. Tire. Bien, il est mort. Voilà. Ton premier meurtre. Rien à foutre. Pour les regrets ont verra après. Bien. En voilà d'autre. Tu es prête. Soit rapide et efficace. Pan. Pan. Bien. Continue. Il y en a d'autre. Toujours. Puis tu tombes à court de balle. Que faire. Keith t'as mis des recharges dans tes poches. Oh ? Vraiment. Oui. Très bien. Prends la recharge. Dégage celle qui est vide. Remplace-la. Et recommence et le manège.

    Au fur et à mesure la pièce se vide de plus en plus. De vie humaine s'entend. Les corps sont toujours là. Tu n'as plus de chargeur, plus de balle. Mais tu n'es plus en danger. Il ne reste plus qu'un homme. Lev s'en charge. Tu tombes à genoux. À bout de force. Tu entends Lev crier contre l'autre. N'entendant que des brides de conversation. "Chef." "Allemand" "Appelleras". Rien d'autre. Tu lèves les yeux vers Keith. Non. Ce n'est pas Keith. Tu ne le reconnais plus. Une bête. Un monstre. Cette partie sombre au fond de chacun l'a envahit. Il sourit. C'est machiavélique. Terrifiant. Tu as peur. Pas de lui. De l'avoir perdue. On ne peut pas le laisser. Il n'y a rien à faire. Laisse-le. … Tu tournes alors ton regard vers Lev. Il est en train de défigurer le mec. Puis ton d'un coup, ton esprit s'effondre. Je n'ai plus contrôle sur rien, car il n'y a plus rien. Je te laisse redevenir maître de tes gestes et tu te mets à trembler, comme une démente. Tu n'as pas peur pourtant. Alors que ressens-tu ? … Amaya ? … Pourquoi tu ne me réponds pas ? … Amaya ? … Je veux bien que tu sois en état de choc. Mais réponds. … Amaya… S'il te plait. Keith aura besoin de toi, pour redevenir lui. … Merde Amaya. … Je sais que c'est beaucoup pour toi. Tuer, voir un tel massacre, Blood, toutes ces horreurs qui sont arrivées si vite. Je sais. Mais reviens. … Amaya, regarde. Lev s'approche de toi. Il te parle. … Je suppose que tu n'as pas entendue un mot de ce qu'il t'a dit. J'imagine ce à quoi tu dois ressembler de l'extérieur. Une coquille vide et tremblante. … Il pose son manteau rouge sang, rouge de sang sur tes épaules frêle. Les entoure de ses bras en continuant le flot de douces paroles inaudibles pour ton esprit absent. Où peut-il être ? En vacance ? Qu'il n'y reste pas trop longtemps. Lev te regarde inquiet et finir par te soulever. Il te prend dans ses bras comme une jeune mariée. Pourtant en ce moment, tu n'as rien d'une jeune mariée. Tu n'es plus qu'une simple poupée de chiffon. Poupée qui appelle à la délicatesse de peur de la casser. Tu as l'air si fragile. Tu ne l'es pas. Tu es juste surpassée. Epuisée. Tu as besoin de repos. Pourtant quoi que tu fasses, tu ne trouveras pas le sommeil. Ou il sera peuplé de mauvais songe. De "Nightmare". Comme le nom de ton amant. Oui ils seront peuplés des images de ces dernières heures. Du corps blessé et faible de ton amant jusqu'à cet homme défiguré. … Réagit Amaya. … Amaya… S'il te plait, dès que tu es prête, reviens près de nous. Lev t'amène à l'extérieur. Laissant ce Keith fou et terrifiant. … Il te dépose dans la voiture et s'assoit à tes côtés. Ses lèvres débitants toujours ces paroles réconfortantes auxquelles tu ne prêtes aucune attention. Même si au fond. Même si tu sembles absente, elles t'appellent, t'apaisent. Te ramènent près de nous. Et finalement vous arrivez au Tea. Ta maison. Ta demeure. Votre chez-vous. Votre domicile, à tous. Le Tea Party. Notre foyer. Amaya, te revoilà. J'ai besoin de… m'allonger. Je me sens mal, j'ai mal à la tête. Mal au cœur. Tes yeux retrouvent leurs éclats. Lev t'aide à marcher jusqu'à l'intérieur et finalement tu te tournes vers lui.

    "Merci. Pour tout."

    Des mots simples, mais sincères. De toute façon tu n'as jamais joué sur les faux-semblants, alors encore moins maintenant. Tu souris légèrement. Très légèrement. C'est tout ce dont je suis capable. On ne t'en demande pas plus. Déjà ça, c'est bien. Ca me rassure. Tu fais comprendre à Lev que tu vas t'allonger car tu tiens à peine sous tes jambes. Tu trembles toujours un peu. L'émotion. Tu es touchée par la gentillesse de cet homme. Autant il était effrayant tout à l'heure, autant la il est vraiment rassurant. Tu montes jusqu'à la chambre de Blood et t'effondre sur sa place. Pose ta tête sur l'oreiller et inspire sa fragrance. Elle est tellement présente. J'ai envie de le prendre dans mes bras. C'est urgent, pressant. J'en ai vraiment besoin. Tu te replis sur toi-même. Enserre tes bras de tes genoux. Puis commence à tout ce qui s'est passé ce matin. En même pas trois heures. Blood a été gravement blessé, vous l'avez vengé, tu as tué. Tu te rends compte. Tu as tué. Tu as agi comme ceux qui ont pris la vie de tes parents. Tu as rejoints la mafia. Oui. Tu es entrée dans ce monde que tu as toujours méprisé. Dans cet univers qui t'a tout volé. Et par amour, toi qui pensait ne jamais aimer. Ton esprit vagabonde entre tous les événements de la matinée puis tu finis par t'endormir, épuisée. Ton sommeil est peuplé de cauchemars, de souvenir. Tu transpires. Tu pousses des petits cris qui ne seront entendus de personne. Tu t'agites, tu trembles à nouveau. Puis soudain tout s'arrête. Un bruit. Tu te réveilles. Quelques heures plus tard, tu le sens. Une larme a couléé le long de ta joue. Une. Et tu n'as pas pu la retenir. Finalement une porte claqua. Keith était rentré.
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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: Свет   Dim 13 Mar - 17:09

I hear voices crying I see heroes dying
I taste blood that's drying I feel tension rising.



    Allez. Vas-y. Vraiment ? Oui. Fais. Fais. Fais ce que tu veux. Bat-toi jusqu’à la mort si il le faut. Pourquoi. Pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi cette question, tu as réellement besoin de raison pour laisser aller ta folie ? Non. Mais j’ai bien envie de savoir ce qui peut te pousser à faire ça. Et bien. Je ne sais pas. Ces hommes. Leurs attaques. Leur geste. Sa me touche Sa me fout en rogne. JE veux les détruire. Les tuer. Et pour cela. Pour qu’il souffre comme ils n’ont jamais souffert. Et bien. Tu es le plus apte. Tu es le plus violent. Je suis toi. Oui. Tu es moi. Entièrement moi. Mon corps. Mon esprit. Mes gestes. Mon destin. Ma vie. Tout est toi. Tout est a toi. Tu es bien trop gentil Keith. Moi. Gentil ? Je ne crois pas. Je ne crois vraiment pas. Ah bon ? En quoi ? Regarde-toi. Tu n’es plus celui que tu étais. Tu as évolué. Tu t’es affaibli. Il a fait de toi un gentil chiot. Obéissant. Compatissant. Tu te trompes. Je ne suis rien de tout ça. J’ai juste une raison à présent. Je ne fais plus tout cela pour vous combler. Je fais cela pour la mafia ; Pour ce que cela représente. Ah ouais ? Toute ces filles que tu tues. Que tu chasses ‘est pour eux ? Non. C’est pour moi. Et c’est aussi la preuve que je ne suis pas gentil. Tu me fais rire Keith. Décide toi merde ! T’es pas un ange. Mais ne t’es même pas un démon. Tu n’es rien qu’un gamin capricieux qui veut garder ses jouets et l’amour de sa maman. C’est ça en réalité. Juste un gosse. Tu veux continuer à jouer tout en ayant l’immortalité et la puissance de l’enfance. On ne fait rien aux enfants qui tuent. On ne fait rien aux enfants qui casse leur jouet. Non. Au final. Ils ont toujours les sourires de leur mère. Les regards fiers de leur père. La ferme. Quel langage fleuri jeune homme. Rien à foutre. Tu te trompes. Tu ne sais rien de moi. Je suis pourtant toi. Qui a dit que l’on se connaissait réellement ? Ce que je sais, c’est que je tiens à cette foutue mafia, que j’aime tuer, que j’aime sentir la peur de mes victimes, que j’aime sentir leur souffles s’accélérer, que j’aime voir leur sang couler. ALORS POURQUOI. POURQUOI TU NE LE FAIS PAS TOI-MEME ICI. QU’EST-CE QU’ILS DE SI DIFFERENTS DE CES FILLES QUE TU POURCHASSES. Ah non. Excuse-moi. Ce n’est même pas réellement toi qui le fais. C’est le chasseur. Toi tu ne fais rien que le fanfaron. Tu ne fais rien par toi-même. Si. Vous êtes moi. Je suis vous. C’est là la subtilité. Au final. Je fais tout. Je ne fais rien. Mais c’est toujours moi. La seule chose qui change c’est… L’humanité. Quelle belle connerie. Exactement. Une belle connerie.
    Lev défonce la porte. Brutalement. A l’image de ces barbares qui venait piller et tuer dans les villages. C’est cela en réalité. Nous étions les conquérants. Les envahisseurs. Nous venions dans cet immeuble pour détruire et tuer. Les guerres de Troie des temps modernes. Ils avaient blessé notre beau prince. Nous venions réclamer vengeances. Mais au final ? Est-ce que tout cela est réel. Est-ce que le prince veut réellement être vengé ? Est-ce que cela lui plait que nous nous mettions en danger pour lui ? J’entends le vrombissement de la tronçonneuse. Je souris. Mon bras gauche sort la lame de son fourreau. Ma belle. Ma douce. Cela fait si longtemps que ton acier précieux n’avait pas gouté au sang. Ta soif va être assouvie. Qu’importe les autres. Qu’importe le sang. Il sourit. Je souris. Nous ne sommes plus qu’un. Ma lame décrit un arc parfait, s’abattant sur la nuque d’un homme. A peine plus âgés que Lyle. A peine plus détruit. Le coup est net. Sans bavure. Une lame parfait. Aiguisée. La tête s’abat sur le sol, le net explosant au sol. Elle roule, doucement, stopper par un mur. Le corps tombe à genoux. Bascule en arrière. Le sang. Il arrive. Enfin. Il goutte de ma lame. La parcoure ; la teint. Et retombe au sol. Tu es né poussière et tu retourneras poussière. Et le sang là-dedans ? Ils redeviendront eau. Liquide pur. Vital. Je souris. Amenant ma lame à mes lèvres. Je l’embrasse. Baiser chaste entre deux être intiment lié. Le sang coule sur mes lèvres. Je le goutte. Ferreux. Impur. Il faut nettoyer tout cela. Quel meilleur moyen que d’extraire tout ce sang. De l’amener à lumière que celle-ci le caresse. Le purifie. Deux hommes arrivent. Brutalement. Hurlant à gorge ouverte. Très ouverte. Ma belle vint caresser la carotide du premier. Le sang gicle, veillant, désirant sortir de ce corps puant. Le deuxième reçoit mon pied en plein abdomen. Le suit. Le plaque contre le mur. Le gardant bloqué par ma semelle dans son ventre, je lui souris. Il comprit. Ma lame s’enfonça dans sa poitrine. Poussant son corps de ma jambe je ressortis ma lame. Encore. Encore. J’en veux. Encore. D’autre homme. De n’importe quel âge. Qu’importe leur visage. Les corps s’empilent un à un autour de moi. Mon sourire s’augmente. Encore et encore. Toujours plus. Et puis. Il n’y a plus personne. Juste un homme. Un simple homme. Quelqu’un s’occupe déjà de lui. Qui est-ce déjà ? Le russe ? ouais. Je crois ; Qu’importe. Je me délecte du spectacle. Il sait y faire.
    Le fameuse mallette. Elle vola. S’écrasa comme le crâne de beaucoup des hommes précédemment vivant. Des billets. De jolis billets. Evidement. Une mallette dans ce genre d’endroit contient rarement autre chose. Etais-ce l’argent pour avoir attaqué Blood ? Cela est bien possible. Qu’importe. Cet argent n’était plus à personne à présent. Un coup de pieds. Des mots. Au vue de l’accent cela ne pouvait être que de l’allemand. Je n’y connaissais rien. Et franchement. Cela n’avait pas réellement d’importance. Cela ne me concerner pas. Mais cela fonctionna. Tout fut dit. Le coup monté. Un simple coup monté était à l’origine de massacre. Et bien. Ils sauront à présent que s’attaquer à nous était une très, très mauvaise idée. Le russe lui arracha un œil. Je fermais les yeux. Quelques secondes. Je ne connaissais que trop bien la sensation qui peut nous assaillir lorsque l’on touche aux globes oculaires. Mais. Je ne vais pas protester. Juste apprécier. Bien que cela ne ravive la douleur à mon œil. Ouais. Un vrai carnage Le sang coulé de partout. De son visage. Si l’on pouvait encore définir cela comme un visage. Juste des morceaux de chair et de sang. Rien de plus à présent. Il n’était plus rien. Il n’avait plus rien d’un homme. Non. Le suicide revenait à une libération de ce cas. La douleur. Devait être intense. Surplombant le reste. Juste cela. Juste une douleur. Même plus un être. Le russe se tourna vers nous. Nous. Ah oui. Elle était là. La fille. Ah ah. Ce n’est pas un endroit pour elle a son visage. A son air. C’est à gerber hein ? Cette odeur. Cette vue. Ce mélange de tout ce qu’il y a de plus pestilentielle dans l’être humain. Et je ne parle pas que des cadavres qui nous entourent. Elle tremblait. Pour son premier meurtre, elle avait vu beaucoup. Elle n’avait pas encore les épaules assez larges pour assumer tant de barbarie. Le russe se dirigea vers elle. Je les laissais. J’étais ailleurs. Accroupis près des cadavres. Je me délectais du spectacle. Tant de sang. Tant de chair mise à vif. Je souris. Léchant sur mes doigts le sang, les quelques morceaux de chairs. Ils étaient partis. Surement.
    Je me laissais tomber en arrière, m’allongeant sur le sol, le ventre ouvert d’un des cadavres. Le sang des victimes pour matelas. Mes jambes se croisent. Mes mains jouent. Faisant tourner en l’air ma lame recouverte de cette douce couleur écarlate. Je ne suis pas rassasié. Pas encore. Je veux plus. Encore plus. Du sang. Plein de sang. De la violence. Cette adrénaline. Toutes ces enzymes dans mon corps. Cette extase dans mon esprit. Je veux tout cela. C’est si… plaisant. Agréable. Un vrai bonheur. Jouissif. Mieux qu’une partie de paintball d’une nuit, de deux jours. D’une vie. Je soupire. Je m’ennuie déjà. Je ne suis pas rassasié au final. Des bruits. Dans le couloir. Surement des idiots arrivant en retard. J’attends. Ne bougeant pas. Entendant leur respiration se rapprocher. Leurs murmures. Leurs paniques. Ils s’attendent au spectacle qu’ils s’apprêtent à voir. Mais pas autant que la réalité. Ils sont là. J’entends leur souffle se couper. Ils sont … choqués. Je souris. Je me lève. Lentement. Couvert de sang. Rapidement. Je suis près deux. Un coup de pied. Un autre. Leurs petits pistolets volent un instant pour retomber lourdement sur le sol. Ils ont peurs. Ils tremblent. Je souris. Je tue le premier. Rapidement. Facilement. Le deuxième tremble. Dans son coin. Tombant au sol. Il me regarde. Il me fixe. Il a peur. Une odeur putride s’élève de lui. Je rêve. Il a fait dans son froc. Pitoyable.

    « Pi…Pitié… j’ai une famille… J’ai un fils… Il a même pas 1 an… s’il vous plait… »

    Une famille… La ferme Keith. Ferme là. Retourne dans ton bordel. Retourne dans ton purgatoire. Laisse-moi. Laisse-moi. La lame s’enfonce dans la gorge de l’homme. Encore. Encore. Je le taillade. Le visage. Le corps. Encore et encore. Le sang coule. Tellement. Je m’en fous. Il faut qu’il se taise. Non. Il la réveiller. PUTAIN. Je râle encore. Encore. Putain. C’était si plaisant. Le revoilà maintenant. Qu’importe. Il ne parle plus. Pas tellement. Il est juste là ; Je sens sa présence. Je la sens. Et je n’aime pas ça ; Je veux être de nouveau tranquille. Seul. Je soupire. Je dois prendre l’air. Sortir de cette ambiance. De cette odeur. Mais. Est-ce vraiment moi qui veux cela. Ou lui ? Qu’importe. Rester ici est inutile. Et dangereux. Le vacarme à du alerter des gens. Une tronçonneuse n’est pas si discrète que cela. Je me redresse, déambulant entre les cadavres. Une porte. Je lève les yeux. WC. Parfait. J’entre. C’est plutôt sale. Et mal odorant. Qu’importe. Je ne suis pas venue ici pour manger un plat distingué. Mon regard se pose vers les lavabos. Suit les tuyaux. Ici. Parfait. Un coup de pied. Deux coups. Trois. Le tuyau explosa. Un long jet d’eau parcourant la pièce. Je sentis le contact du liquide sur moi, se mêlant au sang. Je souris. Un coup de pied dans une vieille armoire métallique. Bien. Un pantalon. Je n’ai pas besoin de plus. Je me déshabille. Rapidement. Laissant l’eau couler sur moi. J’enfile le jeans et ma paire de chaussure. Torse nu. Le sang m’a à présent totalement quitté. Juste un peu dans les cheveux. Encore. Je me penche et chasse de mon cuir chevelue ces taches disgracieuses. Je nettoie ma lame. Méticuleusement. La range. Il est temps de partir. Je sors des toilettes, des gouttes d’eaux tombant encore de mes mèches de cheveux. Je sors de l’immeuble.
    Je sens l’odeur de la ville. De la vie. Le froid. Je suis mouillé. Torse nu. Et nous sommes encore en hiver. Qu’importe. Dit. Quoi ? Qu’est-ce que tu fous là toi ? Tu crois réellement que j’allais rester silencieux ? Bien sûr que non. Mais dix minutes de répit supplémentaire ne m’aurais pas déplut. Ca je n’en doute pas. Donc. Tu vas me rendre mon corps ? Tu rêves. Et tu n’as même pas la force de me combattre. C’est ce que tu crois. Je le sais. Je soupire. Avance. Il n’y a pratiquement plus personnes sur l’avenue à présent. Juste des voitures. Encore et toujours. Les gens n’en ont plus rien à faire de l’accident s’étant déroulé ici quelques heures au paravent. Au pire. Ils auront quelques choses à raconter au prochain repas. Super. Je lève les yeux. Une chevelure blonde. Vous savez. Il y a de ces personnes que vous pourriez reconnaître les yeux bandés. Juste à l’odeur. Juste à l’aura. Juste par ce lien qui vous unis. Sei. Amusant. Très amusant. Et Si… tu vas l’a tué ? La tuer ? Pourquoi pas. Ce serait marrant non. De voir son sang couler. De le sentir. Sur mes mains. Sur mes lèvres. De voir son visage se décomposer. Elle ne mourrait pas comme ça. Qu’en sais tue. Je la connais. Tu la connais ? Ah ah ah. Tu me fais bien rire. On ne connait jamais ses ennemis. On n’a pas le temps de les connaitre. On les tue avant. Tu te trompes. Qui peut mieux vous connaitre que votre propre ennemi. Que la personne qui vous ôte la vie. C’est un acte tellement intime que de tuer. Tu rêves. Tuer c’est l’extase. Cela n’a rien d’un acte passionnel. Alors tu ne connais réellement pas toute la pureté du meurtre. Elle est là. Assise sur la barrière de sécurité séparant les deux routes. Je m’avance. M’assois contre la barrière. Sans un regard. Elle n’a pas peur. Elle ne ressent aucune peur. Non. Qu’est-ce qui te rends si sûre de toi jeune fille. Sans rire. Je pourrais te tuer. Là. Maintenant. Et le regard des autres ne me générait nullement. Et pourtant. Tu n’as pas peur. Elle laisse échapper un volupte de fumée de ses lèvres, sa cigarette se consumant lentement. Ses yeux sont rivés sur les taches de sang sur le sol. Elle est intelligente. Qu’en sais-tu ? Je l’ai souvent observé, elle lit des livres dont même moi je ne comprends pas le titre. Tu es un idiot Keith, et lire des bouquins compliqués ne fait pas de vous un être intelligent.

    « Blood »

    Elle lâcha échapper cela. Comme une vérité absolue. Tu veux la preuve de son intelligence ? Elle a compris. Tout compris. Notre présence ici. Les bruits qu’elle a dû entendre. Les taches sur le sang. L’état de Blood. Hein ? Comment pourrait-elle savoir. Tu n’es qu’un idiot. Plus que moi. Tu ne relèves pas les subtilités dans le langage. Dans la voix. Elle sait. Qu’il est vivant. Qu’il vivra. Qu’il n’y a pas à s’inquiéter pour lui. Tu délires. Totalement. J’ai bien envie de la tuer. Là. Tu as toujours envie de la tuer. Tout comme moi. Alors pourquoi. Pourquoi tu ne le fais pas ! Parce que. Nous sommes des ennemis naturels. Pourquoi ? Parce que nous nous ressemblions trop pour nous apprécier et pas assez pour nous empêcher de se blesser. Parce que sans elle je m’ennuierais. C’est comme les rivaux. L’existence de l’un à de l’intérêt tant que l’autre est présent pour le mettre au défi. Tu délires. Surement. Un peu. Mais voilà. Un jour. Je la tuerais. Ou elle me tuera. Mais cela se fera dans les règles de l’art. Elle ne me connait mieux que moi-même je ne me connais. Et je sais tout d’elle. Dans le moindre détail. Tu ne sais rien d’elle, de son passé, de son présent, de son futur. Oui. Mais est-ce que nous avons réellement besoin de cela pour connaître quelqu’un ? Tu me soule avec ta philosophie. J’ai envie de tuer. Juste tuer. Il n’y a que cela d’intéressant. La destruction. Je ne veux pas. Pourquoi ? Tu es un assassin. Et tu m’as laissé le contrôle. Le plein contrôle. Alors je serais là. A chaque instant. Jusqu’à ce que je récupere le contrôle. Jamais ! JAMAIS ! Je baisse les yeux. Une bouteille. Vodka. Et au bout de celle-ci. Sei. L’air de rien.

    « Il faut noyer tes démons. T’as une famille qui t’attends »

    J’attrape la bouteille. Hein. Je force. Keith. Il veut. Boire. Pourquoi. La bouteille se vide dans ma gorge. Comment. J’ai encore du contrôle sur mon corps. Et puis. Tu as beau être un tueur. Tu aimes la décadence et l’alcool. Autant que moi. Ça aide. Réellement. Le liquide me brule la gorge. Encore. Encore. Cul sec. Toute la bouteille. Purée. J’ai soif. Plus je bois. Plus j’ai soif. C’est si bon L’alcool. Comme le sang Cette petite chose d’interdit. Cet arrière-goût agréable. Mon esprit se brouille. Je vois. Le sourire de Sei. Je rêve. Ou bien… Je viens de me faire avoir par cette gamine et par ce débile. Putain. PUTAIN. Je rêve ou quoi. Noyer le démon. Je ne suis pas un démon. Non. Je ne veux pas. Je veux mes idées claires. Je veux m’amuser. Encore. Encore. J’en ai marre. D’être coincé. Je veux profiter moi aussi. De ce monde. De ces victimes. De tout cela. Je veux jouer. Je veux tuer. Je veux boire ce sang. Je veux le gouter. M’en délecter. M’offrir des carnages de maitre. Je n’arrive plus à bouger. Je me sens mal. Très mal. Fatigué. Cela change quoi Keith. Franchement. Quand j’aurais décuvé. Cela sera pareil. J’aurais le contrôle. Et je repartirais tuer. Détruire ce corps ne te sauveras que quelques heures. Et encore. J’ai confiance en Sei. QUOI ? COMMENT PEUX-TU AVOIR CONFIANCE EN ELLE ? Parce que je sais, qu’elle tient à être la seule de mes ennemis comme je tiens à être le seul de ses ennemis. Et parce que tu es entre nous. Elle se lève. Me prends par le bras. Je me dégage. Vivement. Titube. Me rattrape à la barrière. Purée. Purée. Je ne contrôle plus rien. Mes jambes sont lourdes. Elle sourit. J’ai envie de lui taillader le visage. D’enlever de celui-ci ce sourire amusé. Elle m’emmène. A la moto. Je ne résiste pas. Je ne peux pas. Je titube. Trébuche. Je me bas. Parfois ; J’essaye de la frapper. Elle est rapide. AHAHAHAHAHA. Pourquoi tu ris toi ! Ferme là. Ferme là. J’ai mal au crâne. Ferme là. Quel bonheur. De quoi tu causes ? Les biens faits de la cuite sans les désagréments. Profite bien de mon corps. Ferme là. Ferme là. J’ai le contrôle. LE PLEIN CONTROLE. TU NE PEUX RIEN. RIEN NE CONTRE MOI. On monte sur la moto. Je me serre contre elle, passant mes bras autours de sa taille. Je serre. Fort. Très fort. Je cherche à lui faire mal. Très mal. Elle ne bronche pas. Tu ne dois pas la serrer aussi fort que cela. Tu mens ! Elle doit souffrir. QU’ELLE CREVE !
    Le trajet est long. Très long. Je ferme les yeux, m’enfouissant dans son cou. Je me sens mal. Malade. Si je pouvais lui vomir dessus je ne me gênerais pas. Mais je ne peux pas même pas. Je sens mon estomac se balancer au rythme des virages. Crash nous. Allez. Crash nous. Putain. Pourquoi elle sait conduire. C’est la loose. Je te promets. Sei McCray ; que le jour où je te retrouve en face de moi je tue le plus lentement possible. Je te ferais souffrir. Je tuerais tes amis. Ta famille. Sous tes yeux. Je te détruirais. Tu me supplieras de t’achever. On s’arrête. J’ouvre les yeux. Les lèves. Tea Party. Qu’est-ce que je fous ici bordel. Putain. Je descends de la moto. Je titube. Trébuche. Manque de tomber. Me rattrape de justesse. Je tourne les yeux vers elle. Plein de hargne. « C’est à eux de faire le dernier pas » Elle me sourit. Un putain de sourire arrogant que je lui ferais bien avaler. Elle se casse ; Je rêve. Elle se casse avec ma moto. Qu’importe. J’avance. Je me sens mal. Je me rattrape. Je rends tout. Mon entre. Mon dessert. Mon plat. Mon repas de ce midi. De ce matin. Tout. Tout ce que j’ai pu avaler ces derniers jours. Salopard. Salope. Je vous buterais tous. TOUS. Je me rattrape à la porte. Qu’importe les gens à l’interieur. Je veux juste dormir un peu. Un peu. J’entre. C’est silencieux. Parfaitement silencieux. Et puis. Elle arrive. Devant moi. La fille. Je supporte plus les filles. J’ai mal au crâne. Je veux dormir. Je la regarde. A moitié hébété. A moitié fou. Elle me parle. Mais ferme-là. FERME-LA.

    « Keith ? Keith... *elle se rapproche* Keith regardes-moi. Calme-toi ! Keith, qu'est-ce qui t'arrives ? Du calme ! C'est moi ! Amaya. Tu sais la copine de Blood, ta collègue. Keith... Tu n'es plus toi même ! On dirait une bête ! Redeviens-toi s'il te plait ! Ne te laisse pas aller. On a besoin de toi. Tous ! Blood, Lylou et Moi. Même Lev et Vladimir. Nous sommes une famille. Tous ensembles. Nous devons nous soutenir. Si tu disparais ça ne sera plus jamais pareil. Je veux encore me disputer avec toi. Que tu me demandes qui je suis chaque matin. Que tu m'envoies balader quand je te dis de m'appeler Maman. Je veux encore t'embêter en t'ébouriffant les cheveux et en te disant que tu es adorable. Je ne te déteste pas, j'ai besoin de toi. Et si ça ne te suffit pas, il n'y a pas que moi. Blood, tu penses à Blood ? Lui aussi a besoin de toi. Tu es son fils ! Tu es vraiment important pour lui. Il tient à toi comme à la prunelle de ces yeux, si ce n'est plus. Comme à son chapeau tiens. Vraiment, il ne le supporterait pas si tu disparaissais. Je le sais, je le connais. Comment crois-tu qu'il régira si à son réveil tu n'es plus là, si tu n'es plus qu'une bête !? Il sera infiniment malheureux. Veux-tu vraiment lui laisser vivre ça ? Et puis il n'y a pas que lui. Il y a Lylou aussi, qui a vraiment besoin de toi. Et Chloée, même si elle n'est pas directement lié. Ils, non nous, avons tous besoin de toi ! Tu as beau être un assassin, tu as des gens qui t'aiment, tu as une famille pour qui tu es essentiel. Tu n'es pas un monstre, tu es le fils de Blood, mon stupide beau fils. Le grands frère de Lylou et de Chloée et il y a surement d'autre personne que je ne connais pas qui t'aiment et pour qui tu as un rôle primordiale. Crois-moi Keith. On a besoin de toi. Pense à notre famille, à tes amis, à nous tous. Veut-tu tous nous abandonnez. Reviens avec nous, pour avoir d'autre de ces moments de joies. On a besoin de toi. »

    Une famille. UNE PUTAIN DE FAMILLE. La ferme. La ferme. Ne parle pas ainsi de ma famille. TA gueule toi. Tu n’es rien. Tu m’entends. Tu n’es rien. Elle n’a pas tort. QUOI. MAIS TAIS-TOI. J’ai une famille. Je ne peux pas leur faire ça. Je ne peux pas. Qu’est-ce que tu crois ! QU’EST-CE QUE TU PENSES POUVOIR FAIRE ! TU N’ES RIEN ! TU NE PEUX RIEN CONTRE MOI ! RIEN TU M’ENTENDS ! Je ne vais pas te laisser faire. Je ne te laisserais pas leur faire du mal. TU ES FAIBLE KEITH. TU ES FAIBLE. ILS FINIRONT PAR TE TUER ! RESTE AVEC MOI ! TU AURAS L’IVRESSE ! TU AURAS TOUT ! Ouais. J’aime l’ivresse. J’aime le sang. Mais j’aime surtout le goût de tout cela quand ils sont derrière moi. Blood m’a sauvé. Je ne peux pas lui faire ça. Sans lui. Je serais toi depuis longtemps. Et en voyant ça. J’en ai franchement pas envie. Ma main se lève. Rapidement. Fortement. Elle s’abat. Sur la joue d’Amaya. Je veux lui faire mal. Je veux qu’elle se la ferme. Je veux qu’elle se taise. NON ! Ma main se stoppe. Je suis essoufflé. Terriblement essoufflé. Epuisé. Je n’en peux plus. C’est trop. Beaucoup trop. Je baisse les yeux. Ma main se pose sur sa joue. Comme un remerciement. Je la caresse du bout des doigts. Et je tombe. Comme si tout retombait sur mes épaules. Poids difficile. Je ne veux plus rien. Je ne veux plus ressentir cela. Je les veux eux. Juste eux. Près de moi. Je veux oublier. Je ne veux plus l’entendre. Je veux dormir. Je veux vivre. Je veux être éveillé. Je ne sais plus ce que je veux. Mon regard se vide. Totalement. Je suis… malade. Mais je suis moi. Juste moi.


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Lev M. Kalachnikov.
Glorieuse Tronçonneuse.

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MessageSujet: Re: Свет   Mer 16 Mar - 16:24




      « N’importe qui aurait pu être n’importe quoi d’autre, cela aurait eu autant de sens. »

    Nous sommes enfin rentré chez nous.
    La berline noire se stoppe devant le Tea Party, et Lev débarque précautionneusement Amaya. La jeune fille tremblait comme une feuille, et elle semblait très peu apte à marcher ou ne serait-ce que d’esquisser le moindre pas. Le russe la prend de nouveau dans ses bras, délicatement, comme par crainte de la briser comme du cristal. Passant la porte en verre, il baissa les stores de l’établissement et emmena la mafieuse à l’étage. Passant quelques portes, ils arrivèrent enfin dans la chambre de Blood. Il la déposa avec autant de délicatesse dont il était capable sur le lit blanc, et se contrôla d’autant qu’il pu, lors de son ouverture. L’odeur. L’univers entier du Chapelier s’insinua en lui. Cette douceur de rose, cette pointe de sucre et de virilité, cet arrière goût de fruit et de chocolat, qui le caractérisait tellement. Il aurait tellement voulu s’assoupir dans ce lit, et y rester. Pour l’éternité. Son éternité. Lev referme la porte. Amaya s’était écroulée sur cette place tant convoitée, ce grand lit blanc et défait. Il tituba dans les marches, Cindy dans une main. Lorsqu’elle entrait en contact avec un autre objet, celui-ci se retrouvait avec de profondes striures sur sa surface. Le sang sur le manche et les crans de l’arme avait sécher depuis quelques temps déjà. Il accouda la tronçonneuse à une chaise, et s’assit sur une autre avant d’an f son visage dans ses bras. Vous savez, comme quand vous êtes très fatigué en cours et que vous vous endormez. Lev frotta ses yeux bouffis et contempla la salle. Prenant une longue inspiration et son reste de courage, et se leva. Se préparant un café très serré. Le propriétaire des lieux serait horrifié de voir qu’une telle boisson serait consommé dans son établissement, mais qu’importe. Il resta prostré ainsi, en sirotant le plus lentement possible sa boisson. Le regard creux, il fixa son reflet dans la tasse noirâtre. Comment était il arrivé ici ? Pourquoi ? Il bu le reste de café, fuyant cette vision de lui-même. Ses cheveux, par endroits, étaient collés entre eux, gluants de sang. Son visage était constellé de taches rouges, dont certaines étaient arrivées sur les verres de ses lunettes. Il fixa ensuite ses mains. Non… Cela ne pouvait pas être les siennes. Celles-ci étaient couvertes de cette matière, écarlate, et profondément humaine. Son regard accrocha la vision de lui-même, dans un des miroirs du salon de thé. Cette vision lui donna la nausée. Il ne pouvait pas la supporter. Se levant, il chancela quelques instants avant de se diriger vers son reflet. Il fut pris d’un sentiment de vertige. Que pouvait il voir dans ce miroir ? Le jeune Nicolai Staliniri ? Le travesti des quartiers chics ? Ou bien son propre visage, celui couvert de sang ? Un grondement de fauve sorti de sa gorge, et levant un bras, il éclata de miroir qui explosa. Les cheveux bruns et le regard juvénile de l’enfant se dispersèrent, les diamants et bijoux du deuxième éclatèrent, et le sang sur les vêtements du tueur s’éparpillèrent. Dans l’air, la vision réfractée du liquide écarlate présent dans chacun des éclats. Lev fixa ces trois vies des yeux. Que serait il devenu ? S’il n’avais pas accepté la proposition de Mikail ? Si il n’avait jamais existé de Lev Maddox Kalachnikov ? Serait il devenu un de ces nombreux gigolos russe, qu’il s’était parfois lui-même payé ? Le travesti ultra efféminé des quartiers de Moscou, ou de Saint-Pétersbourg ? S’il n’était pas parti de l’orphelinat, aurait il passé le reste de sa vie, avec ce garçon qui lui avait offert la plaque militaire de son père mort à la guerre ? Aurait il seulement pensé un jour à goûter le parfum du sang ? Mais finalement Qu’est-il devenu ? Un mercenaire. Un mafieux russe. Un tueur malade. Malade des vies qu’il a prises. S’il n’était jamais venu au monde; celui-ci se porterait-t-il mieux ? Il enfonça encore plus son poing dans le miroir explosé. Ses reflets tant haïs n’en étaient que multipliés. Des bouts de cheveux, un éclat d’œil émeraude, et ces larmes. Toutes ces larmes, qui coulaient par dizaines le long de ses joues tachées de sang. Celui-ci se mêla aux perles salées, qui les transformaient en un liquide rosâtre? Pourquoi ? Pourquoi tout ce sang ne voulait pas revenir dans les veines de leurs propriétaires ? Pourquoi toutes ces vies ne voulaient elle pas faire le chemin inverse, et retourner dans ces cœurs ? Dans ces âmes ? Lev se retourne, et retourne s’asseoir. Il fit tomber la tasse par mégarde au passage, qui tout comme le miroir, explosa sur le sol. Pourquoi lui pouvait il se retourner, et pas elle ? Pourquoi est-ce qu’elle ne se reformais pas ? Pourquoi est-ce qu’elle ne s’élevait pas au dessus du sol, et se déposerait tranquillement sur la table ? Le garçon fixa les deux objets uns à uns. La tasse. Le miroir. La tasse. Le miroir. La tasse. Le miroir. Que serait devenu le monde, s’il n’avait pas fait ces deux actions ? Peut être que le vitrier, qui remplacerait le miroir quelques jours plus tard n’aura pas été là pour récupérer sa fille le soir, à la sortie de l’école, jeune fille qui rentrerait donc à pied. Sur le chemin, elle rencontrerais une de ses amies, et déciderait de dormir chez elle la nuit suivante. Les parents absents, les deux enfants mangeraient devant la télé, mais en apportant l’eau et trébuchant sur le tapis, celle-ci renverserait la carafe sur la télé, qui aurait alors un court circuit. Ce même court circuit paralyserait alors la ville, puis la région entière. Les autoroutes n’étant plus éclairées, cela créerait alors d’immenses et monstrueux accidents de voiture, faisant des centaines et des centaines de morts.
    C’est la mise en application de l’effet papillon.

    Le russe fixe une nouvelle fois la tasse. Et toi ma chérie ? Que pourrais tu faire comme catastrophes ? Un ouragan en Nouvelle Guinée ? Une éruption volcanique ? Ou alors un génocide en Asie du Sud Est ? Il commence à ramasser les morceaux à terre. C’est que Blood n’aimerait pas voir sa boutique dans cet état. Il pris aussi le balais et se chargea des morceaux de verre et de miroirs. Il appellerais le vitrier le samedi. Il n’y à pas école. Ce jour là. Après cette tache, il pris le téléphone. Après tout, il devait aussi prendre des mesures de son côté, comme l’aurait souhaité le Chapelier. Le garçon passa en tout des dizaines de coups de fils. Japon. Russie. Pologne. Allemagne. Prévenir ses alliés et organiser le meurtre de la fameuse filière germanique. Il appela aussi Asamé, et Vladimir. Bien qu’ils ne s’étaient pas parlé depuis longtemps, les deux frères. Toujours ce froid de la part de son frère. Mais c’était Blood. Et Blood justifie tous les coups de fils du monde. Il tomba aussi sur les numéros des gens à prévenir en cas de problèmes. Keith, Amaya, Lev, Lylou, Asamé et Vladimir. Et un autre. Juste un autre. Totalement inconnu au militaire, mais ayant une note juste au dessus de celui-ci. Notaire. Ce nom glaça le sang du garçon. Pourquoi ? Avait il déjà pensé à son testament ? A ses funérailles ? A l’éventualité même de sa mort ? Enfin. Vu comme ça. C’était évident. Un mafieux ne meurs pas d’un bête accident no de vieillesse. Lev hésite. Pourrait il composer le numéro ? Connaître les dernières volontés de Blood changerait il quelque chose à sa vie ? Certes. Non. Mais… La curiosité le prit. Il composa le numéro. Quelques secondes passèrent, entrecoupées de tut tut. Enfin, un homme répondit. Lev déclina son identité, et décrivit l’état du Chapelier. Un silence s’en suivit, il entendit des froissements de papiers, une clé qui ouvre un coffre, et des dossiers défaits. Un soupir, puis la voix repris. Elle exposa mot pour mot son testament. Le russe eu une impression étrange. Même s’il connaissait Blood, savoir ses dernières paroles, en quelques sorte… C’était comme une initiation dans sa vie privée. Et malgré cela, la sagesse du Chapelier avait été d’une extrême justesse. Il remercia l’homme et raccrocha. Le militaire regarda l’horloge fixée au mur du salon de thé, cela allait faire presque 2h qu’ils étaient rentrés. Pourtant, les cris du massacre retentissaient déjà dans son esprit comme les échos lointain des ouragans.

    Un bruit de moteur vint interrompre sa rêverie. Une moto. Il se leva, et aperçu deux silhouettes sur le destrier d’acier. La première, féminine et blonde. La seconde, masculine et brune. Il reconnu immédiatement Keith. Comment ne pas le reconnaître ? En plus de cela, il était torse nu. Et trempé. Pourquoi ? Cela n’avait pas d’importance. Il serait juste malade le lendemain. La fille le fit descendre, et le jeune cerf chancela dangereusement. Il semblait ivre. Ivre d’alcool. Ivre de meurtre. Ivre de sang. La blonde parti, avec sa moto en prime. Bravo jeune homme. Tu t’es fait fauché ton jouet, demain ton papa vas te gronder en sortant de l’hôpital. L’idée séduit Lev, qui imagina Blood avec sa perfusion encore au bras, dans sa tenue de malade, et poursuivant son fils à coup de canne bien senties. D’ailleurs. Quelle serait sa réaction lorsqu’il apprendrait pour le massacre ? La possibilité que le Chapelier les déshéritent tous et les enverraient jouer les larbins dans les bars gays de la capitale donna un frisson dans le dos de Lev. Étant considéré comme un adulte, qui plus est « responsable », les deux alliés dans la même phrase horrifia le militaire. Lui allait aussi en prendre pour son grade, il la sentait grosse comme une maison. Il n’eu pas le temps de développer sa pensée plus loin, Keith entrait. Amaya apparue à l’étage, ses yeux étaient encore ensommeillés. Tu en avait de la chance, gamine, de pouvoir dormir après ça. La jeune fille en question posa son regard sur Keith, elle semblait horrifiée et inquiète. Profondément et sincèrement inquiète. Un flots de paroles s’échappa alors de ses lèvres. Comme un poids qui s’échappait. Des choses non dites, et pourtant d’une incroyable évidence.

    - « Keith ? Keith... *elle se rapproche* Keith regardes-moi. Calme-toi ! Keith, qu'est-ce qui t'arrives ? Du calme ! C'est moi ! Amaya. Tu sais la copine de Blood, ta collègue. Keith... Tu n'es plus toi même ! On dirait une bête ! Redeviens-toi s'il te plait ! Ne te laisse pas aller. On a besoin de toi. Tous ! Blood, Lylou et Moi. Même Lev et Vladimir. Nous sommes une famille. Tous ensembles. Nous devons nous soutenir. Si tu disparais ça ne sera plus jamais pareil. Je veux encore me disputer avec toi. Que tu me demandes qui je suis chaque matin. Que tu m'envoies balader quand je te dis de m'appeler Maman. Je veux encore t'embêter en t'ébouriffant les cheveux et en te disant que tu es adorable. Je ne te déteste pas, j'ai besoin de toi. Et si ça ne te suffit pas, il n'y a pas que moi. Blood, tu penses à Blood ? Lui aussi a besoin de toi. Tu es son fils ! Tu es vraiment important pour lui. Il tient à toi comme à la prunelle de ces yeux, si ce n'est plus. Comme à son chapeau tiens. Vraiment, il ne le supporterait pas si tu disparaissais. Je le sais, je le connais. Comment crois-tu qu'il régira si à son réveil tu n'es plus là, si tu n'es plus qu'une bête !? Il sera infiniment malheureux. Veux-tu vraiment lui laisser vivre ça ? Et puis il n'y a pas que lui. Il y a Lylou aussi, qui a vraiment besoin de toi. Et Chloée, même si elle n'est pas directement lié. Ils, non nous, avons tous besoin de toi ! Tu as beau être un assassin, tu as des gens qui t'aiment, tu as une famille pour qui tu es essentiel. Tu n'es pas un monstre, tu es le fils de Blood, mon stupide beau fils. Le grands frère de Lylou et de Chloée et il y a surement d'autre personne que je ne connais pas qui t'aiment et pour qui tu as un rôle primordiale. Crois-moi Keith. On a besoin de toi. Pense à notre famille, à tes amis, à nous tous. Veut-tu tous nous abandonnez. Reviens avec nous, pour avoir d'autre de ces moments de joies. On a besoin de toi. »

    Lev est frappé en plein cœur. C’était pourtant d’une éclatante simplicité. Une famille. Merde. Une famille. Comment cela était possible ? Des mafieux. Des putains de mafieux. Toute la gangrène de l’âme humaine. Et pourtant, ils étaient devenus… Merde. J’arrive même pas à le dire. Bien sur, il considérait Blood comme un membre de sa famille. Mais ces autres personnes ? Il ne les connaissait pas. Certes. Il avait été presque… Tendre avec Amaya. Mais c’était pour Blood. Car malgré cela, il était profondément jaloux. De cette fille. Qui n’avait rien à voir avec lui. De cette relation. Etrange. Qui ne ressemblait en rien au Chapelier. Perdu dans cette multitudes de sentiments nouveaux et de pensées contradictoires, il ne voit que trop tard la main de Keith s’abattre sur la joue de la jeune fille. Il n’a pas le temps d’intervenir. Mais le geste du garçon se stoppe. De justesse. Juste avant que Lev ne dégaine son arme. Juste avant de commettre le geste fatal. Ses doigts caressent les cheveux de la mafieuse. Il parcourt sa joue d’un geste léger avant de s’effondrer. Le russe le rattrape in extremis. Un drôle de sentiment se remue en lui, alors qu’il passe le bras du garçon autour de ses épaules, et qu’il l’aider à marcher et à se relever. De la colère. Peut être. Envers elle. Qui avait brisé l’équilibre pourtant si instable, qu’il s’était installé entre eux. Même si l’évidence était là, tout le monde la taisait. Nous étions et sommes des tueurs sans attaches avant toute chose. Il dit à Amaya d’une voix sèche :

    - « Tu bouge pas. »

    C’est un peu comme la mère qui engueule son enfant quand celui-ci répond mal non ? Mais. Ce n’était pas un peu le cas ? Lev devait veiller sur eux, en l’absence de Blood. Il devait les protéger des autres, et d’eux-mêmes. Surtout d’eux-mêmes. Le militaire ne vit même pas sa réaction, il emmenait déjà Keith dans la salle de bain du rez-de-chaussée. Ou ouvrit la douche en grand, et libéra les vannes d’eau glaciale. Lui torse nu, et le russe entièrement habillé. Qu’importe, il devait se changer de toute manière. Des croûtes de sang se diluèrent dans ses vêtements et ses cheveux, qui donnèrent le même liquide rosâtre de la dernière fois. Lev pris du shampooing et frictionna énergiquement les cheveux de Keith. Pour le réveiller principalement, mais aussi pour chasser cette abominable odeur de sang qui flottait dans l’air. Il pris le pommeau de douche, et le plaça juste au dessus de la tête du garçon, qui chassa les débris de savon. Il lui donna quelques légères claques, avant de lui dire.

    - « Blood t’en aurait voulu si t’avais touché à sa chérie. »

    Le tueur ne broncha pas. Il semblait assommé, mais ses yeux ouverts signifiaient sa présence dans le monde des conscients. L’aidant à le relever, il pris une serviette et lui frotta les cheveux et le torse. Plus ou moins sec, mais le pantalon encore trempé. Lev ne pris pas la peine de se sécher lui-même, ça, il s’en occuperait après. Ce n’était pas la priorité pour le moment. Repassant dans la salle principale, il vit Amaya, qui n’avait pas bougé d’un pouce. Que regardait elle ? Eux ? Le néant ? Impossible à dire. Et il s’en préoccupe peu. Il ne lui adressa pas un regard et monta à l’étage. En fait… Il n’avait aucune idée de l’emplacement de la chambre du garçon. Et ce n’était même pas la peine de lui demander de faire le guide. Ouvrant les portes unes à unes, il la dénicha enfin. C’était une pièce assez dépouillée. Rien que des murs nus, un miroir, un lit défait, une table de nuit sur laquelle était placée une simple lampe de chevet. Le russe dépose Keith sur le lit, le couche comme un enfant, rabat le drap sur lui. Ressortant dans le couloir, il pris dans une armoire une couette, plus épaisse, et en couvrit le garçon.

    - «  Tu seras malade demain. Autant que tu reste au lit. On verra plus tard en ce qui concerne ta température, mais je ne te cache pas que t’as fais le con. Pour l’instant, désoûle, et repose toi. C’est tout simplement dingue le nombre de conneries que vous pouvez faire sans Blood pour vous engueuler à l’arrivée. »

    Lev referme la porte, et vas dans une autre salle de bain. Il ouvre des placards, et trouve une trousse à pharmacie. La laissant en évidence pour le lendemain, il redescendit en bas. Tu n’a toujours pas bougé, Amaya. Tu es figée. Comme une statue. Choquée ? Très certainement. Le militaire allume une cigarette. Le paquet dans sa poche était cabossé et légèrement humide à cause de sa douche surprise, mais il était encore utilisable. Le bout de tabac et de papier crépita sous la flamme, et une volute de fumée s’éleva bientôt dans l’air. Un long et profond silence s’en suivit, entrecoupé des inspirations du mafieux russe. Une minute passe, puis deux. Il brise finalement le silence.

    - « Approche. »

    Il lui désigna une chaise, juste en face de lui. Bizarrement, elle s’exécuta. Attend tu quelques actions, quelques geste de ma part pour faire quelque chose, Amaya ? Elle pris place, il fixa son visage, scruta ses traits plus en profondeur. Que pouvait bien lui trouver Blood ? C’était une jolie fille. Certes. Mais profondément quelconque.

    - «  Il serait temps de faire connaissance non ? »

    Peut être que s’il lui parlait, trouverait il la Chose Extraordinaire, la pépite incongrue, la différence parfaite qu’avait vu le Chapelier en elle. Sauf qu’elle ne parlait pas. Aucun son ne s’échappait de sa gorge. Rien. Quedalleuh. Il écrasa le mégot de sa cigarette sur la table, et en repris une autre. Visiblement, il devait commencer.

    - « Je m’appelle Lev Maddox Kalachnikov. Je fais parti du Clan Kalachnikov, et de la mafia Russe, dont je suis d’ailleurs à la tête. Blood et moi sommes collaborateurs de longue date. Cela vas faire plus de 6 ans que je le connais. Mon père avant moi, feu Mikail Kalachnikov, faisait de nombreuses entre la Russie et le Japon. Mikail nous ayant quitté il y a deux ans, j’ai repris les affaires. * Il inspira une nouvelle bouffée de cigarette. * Je me doutais déjà de vos identités, lorsque je vous ais vu, Keith et toi, à l’hôpital. Blood m’avais déjà longuement parlé de vous. »

    Et toi Amaya ? Ton amoureux t’avais déjà parlé de moi ? Ou bien il avait caché mon existence ? Il n’avait pas assez confiance en vous pour vous en parler ? Lev eu un petit sourire. Pas mesquin. Juste un sourire. Léger. Distant. Il était trempé, la cigarette au bec, les jambes croisées et menant un véritable interrogatoire à cette fille, qui se croyait déjà de sa famille, alors qu’ils ne se connaissaient même pas.

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« Sous vos crachats, ma reddition.
Qu'est-ce qu'un ange quand il tombe ?
Qu'est-ce qu'une lueur face à l'ombre ? »

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