Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Soren.S Del Moro
Nuage d'eau



Féminin Messages : 118
Age : 27
Ici depuis le : 16/12/2010

PERSONNAGE ;
Emplois / Classe : Etudiant
Liens:
MessageSujet: Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka   Jeu 17 Fév - 1:24

    Ses affaires sous le bras, Soren sortit de sa classe sous les murmures intéressés des filles. Le cadet de ces soucis. C'est pas que Soren n'aimait pas les nenettes ni qu'il était homo, oh grand dieu non. Juste qu'il n'aimait pas les filles de son âge, trop immature à son goût, pour ne pas dire stupide. Elles se laissent guider par leur hormones en ébullition, rien de bien franchement intéressant. Il préférait les filles de 2 ou 3 ans de plus que lui, il n'a jamais vraiment eu de petite amie, plutôt des plans culs à long terme. Faut bien se détendre comme il faut. Puis il faut le dire, quand tu es un garçon plutôt pas mal et que t'es dans la mafia, t'attire les nenettes, surtout celles qui sont titillées par le danger, l'excitation de l'interdit et tant d'autres mœurs bizarroïdes. Il va pas s'en plaindre hein ? Il se retrouva face à plusieurs couloirs et un flot d'élèves sortant de leur classe dans un brouahaha impossible. Mais où est la cafétéria ? Le brun se met à chercher un plan dans sa chemise en carton, le butin trouvé, il s'oriente selon celui-ci à travers la foule d'élève, se frayant un passage à travers eux assez rapidement et agilement. Rapidement, il se perd dans la nuée d'élève, ça le gave...Vivement la cafétéria afin de se tirer d'ici...Autant de proximité, horripilant !

    Au bout de quelque minutes, il trouve la cafétéria où une nuée d'élève se rue en son sein, afin de nourrir leur estomac. Il soupire, quelle bordel ! Il jette un regard autour de lui, cherchant du regard Yureka, peut-être par un grand miracle, elle a pu se diriger rapidement vers la cafétéria et arriver en première, il en doute mais sait-on jamais. Elle semblait regorger de surprise cette jeune fille. Aucune trace d'elle, il s'engouffre lui aussi dans la cafétéria. Une fois à l'intérieur, le mafieux jette un regard sur l'ensemble de la salle, comme si la cafétéria lui appartenait. Encore une fois, aucune trace de la brunette. Elle doit être en chemin ou presque, façon suffisait de suivre le troupeau d'élève si elle était perdue. Il se dirigea d'un pas nonchalant vers le comptoir et attrapa un plateau. Une fille de son âge, le visage agréable ainsi que le physique se cogna à lui. Celle-ci, confuse, s'excusa en lui faisant une petite courbette, hmm oui, les habitudes japonaises. Il se courba lui aussi et lui fit un signe de la main, galant, la laissant passer devant lui. Soren était peut-être froid mais il savait être gentleman quand il le fallait, son éducation donné par son père. Traiter les femmes avec respect, bien que, il en ait tuer quelque unes...espionne, force de cas majeur ! C'est différent et puis ce n'était qu'une poignée !

    Il posa sur son plateau, une assiette de crudités, attrapa un plat du jour, une sorte de purée de pomme de terre enfin peut-être, des bâtonnets de poisson panés et des haricots verts...Hmm...C'était peut-être mieux de ne pas manger tout court non ? Et s'il chope une gastro avec cette bouillie ? Enfin bref, il avance avec son plateau, le faisant glisser au grès de ces pas sur le comptoir. Il saisit une part de tarte au pomme, seul met de cette pauvre cafétéria qui semble mangeable et pas porteuse de germes quelconque. La fille qu'il a laissé passer se retourne vers lui et lui adresse un sourire, sourire auquel il répond par un hochement de tête bref...Quoi répondre d'autres ? Ils se connaissent pas. Il prend son plateau chargé et se dirige vers une table libre, un peu à l'écart du brouahaha générale mais visible de l'entrée. Le brun pose son plateau, le faisant claquer sur la table et s'installe tranquillement. S'emparant de sa fourchette, il remue la bouillie censée être de la purée et la touille légèrement, jouant avec légèrement. Hmm ça n'a pas l'air délicieux, il zappe donc et porte à sa bouche de façon prudente un haricot vert...ça va ça a le goût d'haricot vert. Il lance un regard vers la porte d'entrée de la salle, une tête brune parmi le troupeau d'élève se dirigeant vers les comptoirs de bouffe se dégage, on dirait bien Yureka. Il ne bouge pas, elle le verra bien puis c'est pas son genre de se lever ou faire des grands signes bien voyants.

    Il reste donc assis, à grignoter ses haricots verts tel un lapin. La fille d'il y a un instant apparaît dans son champs de vision. Hmm c'est quoi ?...Elle se racle la gorge et l'invite à venir à sa table avec ses amis, ayant remarquer qu'il était seul. De façon neutre et stoïque, il décline l'invitation poliment plantant son regard de glace dans ses yeux. Elle le prévient sur le ton de la confidence que là où il est installé appartient à un gang du pensionnat et s'ils voient que quelqu'un leur a piquer leur table, ça ne va pas leur plaire. Un sourire zèbre son visage impassible et d'un souffle amusé il laisse glisser un "On verra bien ça, merci de m'avoir prévenu" Et pour mettre fin à cet échange et lui faire comprendre de se casser, il plonge sa fourchette dans ses haricots et quitte du regard la jeune fille. Celle-ci comprend et se tire, incrédule, l'air de se dire qu'il est suicidaire ou/et inconscient. Aucun des deux...Soren aime pouvoir faire ce qu'il veut et surtout que personne l'en empêche, si le gang arrive et s'emporte, tant pis...Après tout ce qu'il a vécu, c'est pas un petit gang de tapette qui va l'effrayer. Il continue de picorer son assiette et attend la jeune fille, elle devrait pas tarder. De loin, il lui jette des coups d'œil rapide, elle serait capable de le rater, et si ça arrive, il ne ferait rien pour capter son attention. C'est pas qu'il s'enfout mais il est comme ça. Puis en même temps, dur de rater Soren, seul plouc en costard cravate dans une cafétéria sur une table isolée.
Revenir en haut Aller en bas
Yureka Kakurasaka
Tsunami



Féminin Messages : 154
Age : 22
Emploi/loisirs : Rire, sourire, et puis rire aussi, et sourire ! Et puis quelque fois, il m'arrive de sourire, puis de rire...
Humeur : Joyeuse !
Ici depuis le : 12/12/2010

PERSONNAGE ;
Emplois / Classe : Peindre et dessiner !
Liens:
MessageSujet: Re: Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka   Ven 18 Fév - 20:02

    Mes cours venaient enfin de se terminer, et autant le dire : ce n'était pas trop tôt ! Comme si être maladroite et ne rien comprendre lorsque le professeur m'interrogeait n'était pas suffisant, il avait fallu que mon ventre gargouille en plein milieu du cours... En plein silence. Je vous dis la honte ! Parce que oui, j'avais toujours la chance de vivre ce genre de truc honteux. Bien sûr, rien de grave, ça fait rire la foule, je rougis comme une pivoine... C'est quand je tombe, ou quand quelque chose me tombe sur la tête... Quand je me cogne... Enfin bref, sans doute était-il inutile de répéter que j'étais malchanceuse.
    Enfin libérée des cours de ce matin, la sonnerie retentissant dans toute l'école, je sursautai d'un coup, avant de jeter ma trousse et les feuilles que j'avais sortie pour prendre des notes dans mon sac. Je me levai d'un bond, avant de courir vers la sortie. Manger manger manger. Oublier ce ventre et ces cours, oublier tout ce qui m'entoure, et... Manger ! D'ailleurs, je dois retrouver Soren, sauf s'il a oublié...? Enfin, on verra bien !
    Alors que je sortais de la salle de classe, j'entendis une voix derrière moi. Enfin, j'avais dû mettre du temps à comprendre les paroles...

    -...ka ! ...reka ! ... Yurekaaa !

    Je m'arrêtai net, me retournai, penchant la tête sur le côté, sans comprendre. Mais qui est-ce qui m'appelait ?

    -Oui ? répondis-je à tout hasard.

    Peut-être devenais-je comme Jeanne D'arc, cette paysanne Française... Du genre à entendre des voix... C'était peut-être Dieu ? Ah, non, pas possible. Dieu est un être... Bah c'est ni un mec, ni une fille (désolée pour ceux qui se prennent pour Dieu), et là, il y a une fille qui court vers moi. J'arquai un sourcil. J'ai fait quelque chose de mal ? Ah ! C'est peut-être la déléguée de la classe ! Le prof veut me voir ?! Mais j'ai faiiim !

    -Tu m'as prêtée ta gomme, et je te l'ai pas rendue...


    Ah. Oui, en effet. Je récupérais la gomme et souris, gênée. Je me passai une main derrière la nuque, la regardant avec un petit air timide.

    -Ouais, désolée... Heu...
    -Yumi !
    répondit-elle du tac au tac.
    -Désolée, Yumi, souris-je.

    Elle me rendit mon sourire, avant de déclarer d'un ton enjoué :

    -Bon, je te retiens pas plus, va manger ! Il faut que j'aille demander quelque chose à... Enfin, tu t'en fiches ! Bon appétit Yureka.

    Elle s'inclina rapidement avant de s'éloigner en trottinant et de retourner dans la salle de classe. Elle n'avait même pas repris son sac pour venir... Elle était vraiment pressée ! Ou alors, en voulant manger, j'étais partie trop vite ? Bah, de toute façon, on s'en fiche.
    Rangeant vaguement ma gomme dans mon sac (la laissant plutôt tomber à l'intérieur, sachant pertinemment que je mettrais beaucouuup de temps à la récupérer), je repris ma route en direction de la cafétéria. A vrai dire, je savais que j'allais avoir du mal à m'y retrouver, plan en main ou non.
    Le sens de l'orientation et moi, on est pas très copains.
    Déjà que retourner chercher mon sac à 10h dans le hall avait été plus dangereux que Koh-Lanta... Alors là, trouver la cafétéria alors que tout le monde se marche dessus pour y arriver en premier !
    ... Ah, mais tiens... Si je suis tous ces gens, je finirais bien pas arriver à la cafétéria, non...? Hum. Bah dis donc, je savais pas que je pouvais réfléchir aussi vite et bien !
    Je pressai alors l'allure. Je mangerais dans une heure sinon... Et là, j'ai vraiment faim ! Et puis, peut-être que Soren n'est pas encore arrivé, je pourrais l'y attendre... C'est gentil, non ? Je sais pas en fait... Il me trouve peut-être collante ? Lourde ? Enervante ? Sans personnalité ? Pas drôle ? Aaaaah j'en sais rien d'abord ! Je m'énerve toute seule, c'est ridicule.
    J'inspirai un coup, expirai. L'entrée de la cafétéria se rapprochait. Ben, oui... Puisque je la voyais. Je souris, et continuai d'avancer au rythme que tout le monde autour de moi semblait avoir assimilé. Un peu trop rapide pour mes petites jambes... Mais bon, j'allais pas me plaindre.
    J'entrai dans la pièce qui était déjà remplie de plein de monde qui avaient déjà tous entamé leur repas. Je regardai vaguement autour de moi, sans y voir grand chose. Trop de gens, je ne connaissais personne... C'était vraiment étrange.
    Soren n'était sans doute pas encore arrivé.
    Je suivis la foule qui s'avançait sans doute vers le service ou... Bah, nan, c'était forcément là que tout le monde allait. Je pris un plateau lorsqu'ils furent à disposition, pris des couverts et continuai à avancer. Le plat de ce midi : purée, haricots et... C'était quoi cette viande encore ? Bon, pas grave...! Je pensai à prendre un verre, une serviette, et attrapai une pomme avant de recevoir un coup dans le dos. Ca va, ça va, je sais que je suis pas très rapide, mais quand même...
    Je ne bronchai pas ; de toute façon, pourquoi l'aurais-je fait ? J'étais bien trop impuissante, et peu importait la situation.
    Une fois mon plateau complet en main, je me tournai vers l'ensemble des tables et en cherchai une vide du regard, pensant que Soren n'était pas encore là. Du moins, c'est ce que je croyais, jusqu'à ce que j'aperçoive sa chevelure. Humm... C'était bien lui au moins ? Bonne question... Je m'approchai lentement, ayant peur de me tromper. Nan mais si c'est pas lui, je vais encore avoir l'air idiote ! Imaginons que je me sois ramenée toute joyeuse, entraînante et tout, lui demandant comment s'était passé sa matinée en posant mon plateau devant lui... Et que 30 secondes plus tard, je me sois rendue compte qu'il s'agissait de quelqu'un qui n'était... Pas du tout Soren.
    Un regard en arrière de sa part m'assura qu'il s'agissait bien de lui. Un large sourire vint barrer mon visage. Bon, c'est bon, plus la peine d'avoir peur ! Ah mais d'ailleurs... Attendez, il a pas oublié j'espère ?! Si ça se trouve, il a complètement oublié, et dans la matinée, il a rencontré d'autres personnes, leur a demandé de manger avec lui et... Et... Bon, tant pis, je tente quand même le coup ! Et s'il a oublié ben... ben... Tant pis, hein.
    Je m'approchai, hésitante, et posai mon plateau en face de lui. Bon, visiblement, pas de problème, il dit rien... Super alors !
    Un grand sourire vint se peindre sur mes lèvres et je demandai, enjouée :

    -Alors, tu as passé une bonne matinée ? Des nouvelles rencontres ? lançai-je joyeusement.

    Je le regardai, attendant sa réponse avec un sourire, jusqu'à ce que j'aperçoive des personnes s'approcher d'ici. Ils doivent chercher une table... Mais pourquoi il s'arrête juste là ? Je veux dire... Juste à côté de la table ? Enfin, heu... Soren avait réellement oublié qu'on mangeait ensemble, et il avait demandé à d'autres personnes de venir...? Ben... Enfin, je comprends, hein, je suis sans doute chiante, mais... Quand même... Enfin...

    -Ben... Je vais pas te déranger si tu as prévu de manger avec quelqu'un d'autre, hein,
    déclarai-je en baissant la tête, mal à l'aise.
Revenir en haut Aller en bas
http://terrae.forumpro.fr/
Soren.S Del Moro
Nuage d'eau



Féminin Messages : 118
Age : 27
Ici depuis le : 16/12/2010

PERSONNAGE ;
Emplois / Classe : Etudiant
Liens:
MessageSujet: Re: Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka   Sam 19 Fév - 6:20

    Méfiant, Soren porte un bâtonnet près de ses lèvres, il hume rapidement le machin...Bon, on tente. Il croque dans le bâtonnet, infecte ! Il recrache le tout dans son assiette. On a vu plus glamour que ça mais il s'en branle franchement. Il s'essuie la bouche avec une serviette en papier, sa bouche formant un rictus de dégoût. Pensionnat célèbre, bouffe merdique. Belle équation ! Vivement qu'il rentre à la maison se goinfrer de la cuisine d'Alfredo. Personne ne pouvait l'égaler, non, personne. Il avait grandi avec sa cuisine et finalement était bien content qu'il les accompagne au Japon. Soren, vu ces compétences en cuisine, aurait finit par mourir de faim avec sa soeur. Même des choses à réchauffer, il arrive à les faire cramer, c'est pour dire...Point que Valéria aime toucher pour le taquiner. Forcément, n'ayant pas d'arguments en retour, ça se finit en bataille d'oreiller qu'il la laisse parfois gagner, ah bah quand même ! Sinon, ça boude façon ! Ahlalala les filles ! Il jette un coup d'oeil en direction de la long queue surplombant les comptoirs de bouffes ou plutôt pâté pour chats devrait-on dire. La brunette a avancé, il remarque derrière en début de file, un groupe de garçon qui passe devant tout le monde, sans que personne ne dise quoique ce soit. Serait-ce le fameux gang ? Pitoyable...En quelque mouvements, ils dépassent Yureka. Enervé sûrement du faite de se faire dépasser, le jeune homme se trouvant derrière la brune s'énerve et lui donne un coup dans le dos pour accélérer le mouvement.


    Soren ne le quitte pas des yeux, remerciez Dieu qu'il n'aie pas d'arme dans les yeux. Son sang ne fit qu'un tour...Aucun respect ! Qu'est ce que ça change qu'il lui donne un coup ou non ? La file n'avance pas plus vite ! Abruti de première va ! Yureka qui ne bouge pas d'un pouce, façon que peut-elle faire face à un garçon, un petit con qui plus est ? D'un geste rageur, il pousse son plateau et pose dans un fracas de vaisselle son assiette de tarte devant lui avant d'y planter sa fourchette. Ce genre de personne l'exaspère vraiment au plus haut point. Ce n'est pourtant pas difficile d'être un tant soit peu respectueux et civilisé, encore plus avec les demoiselles. Quand je vous disais qu'il était rigide, vous me croyez maintenant ? Voici un aspect de sa personnalité, pas d'excuse, tu respectes et tu fermes ta gueule, pas d'alternative. Faut avouer que c'est un défaut mais ça peut être une qualité, c'est de par ce trait de caractère qu'on peut observer une certaine droiture et comportement digne chez le brun. Armé de sa cuillère, il commence une autopsie de la tarte, potentiellement potable, il en prend un morceau et l'avale. Goûteux, connu mieux, mais dans cette cafétéria pourrie, on va pas faire la fine bouche et puis c'est mangeable.

    Un coup d'oeil au loin, la brunette le cherche du regard...Ah ! Elle l'a vu au sourire déformant ces traits inquiets. Elle se dirige vers lui, le plateau chargé de trouvailles immangeables, super ! Au fur et à mesure qu'elle approche, son sourire disparaît et son visage prend une autre émotion...C'est quoi ? Elle est pas sûre que ce soit lui ? Elle a un doute ? Elle n'a plus, du coup, envie de déjeuner en sa présence ? Rha mais c'est compliqué les interactions sociales ! Le brun jette l'éponge et ordonne à son cerveau d'arrêter de cogiter, tant pis ! Elle s'approche de la table et d'un geste hésitant elle pose son plateau. Soren garde le silence, se demandant malgré lui, pourquoi elle hésite autant, c'était elle après tout qui avait lancé cette idée de déjeuner ensemble, non ? Il n'arrivera décidément jamais à comprendre un autre humain, déjà que se comprendre lui-même, échec totale ! Vie sociale, à faire une croix dessus ! Un sourire vint arquer ses lèvres avant qu'elles se muent pour laisser s'échapper sa voix que le bruit de la cafétéria parasite un peu. Pourquoi parle-t-elle de manger avec quelqu'un d'autre ? Il tire une tête vraiment étonné ! Il savait son imagination débordante mais là ! Elle lui inventait un ami imaginaire ? Même imaginaire façon personne voudrait être ami avec un pareil retardé socialement et un vrai glaçon de surcroît. Le brun suit son regard qui mène au groupe de débiles qui avaient dépassé tout le monde. Il les ignore royalement et fait un signe à Yureka de prendre place.

    - J'ai passé une matinée plutôt barbante mais raconte-moi la tienne. Et non, tu ne me dérange pas, je n'ai pas prévu de manger avec quelqu'un d'autre. Je t'en prie, assis-toi ! Dit-il d'une voix claire et neutre. Pendant qu'elle prend place, il s'empare de sa fourchette et récolte avec un autre bout de tarte qu'il mâche, tranquillement. Une main vint se poser sans manière sur son épaule accompagné d'une voix de gorille "Toi là ! Tu sais où tu es assis ?". Son sang se met à bouillir, ce n'est pas la colère, c'est l'adrénaline, l'excitation d'une confrontation. Soren a baigné dans ce genre d'ambiance, celle de la provocation, de la violence, c'est son chemin de vie. Il n'est pas habitué à une vie toute calme et proprement rangée. De plus, son côté impulsif vient d'être réveillé, la soif du combat, la soif de dominer. Let's play ! Sans lui accorder un regard, il vire d'un geste hautain la main de l'intrus et secoue son épaule, faisant comme s'il la nettoyait. Il accorde un sourire à Yureka, bref mais sincère se voulant rassurant et réconfortant, car ce qui va suivre n'est pas un spectacle pour les jeunes filles, la violence, c'est jamais bien, il le sait mais c'est ce qui rythme sa vie, c'est ainsi. Il sent la colère monter autour de lui, le gorille est sûrement le chef de bande et Soren venait lui montrer qu'il ne le respectait pas, la réaction n'allait pas tarder, il est sur ces gardes.

    Une main vient frapper la table imposant son autorité (laissez-moi rire) tandis que l'autre bras du gorille vient en direction de notre mafieux pour lui empoigner son col. Rapide et agilement, Soren esquive le coup, sa fourchette en main, il vient la planter dans la table, exactement entre l'index et le majeur du mec, son regard toujours sur la brunette qu'il quitte du regard un instant pour la reporter sur le gros lourdeau, un peu abasourdi par la rapidité du coup de fourchette et d'avoir été esquiver, eh oui mon gros, un adversaire de ta taille et encore, il s'est retenu de tout effusion violente et sanglante.

    - Tu me laisses finir mon repas avec la jeune fille, tire-toi, pauvre type. lâche-t-il d'une voix rauque, son regard, différent d'habitude, saisit les prunelles du gorille. Démonstration de force, comme les animaux. La loi de la jungle s'applique un peu partout. Le brun sait pertinemment qui domine en ce moment même, s'il s'entête, tant pis pour lui...quoiqu'il gardera une certaine mesure, il est en public et il ne voudrait pas effrayer Yureka, si ce n'est pas déjà le cas de toute façon. Non pas qu'il irait jusqu'au meurtre, faut pas pousser ! C'est que pour certains cas, ok Soren est un violent mais faut pas charrier ! Le gorille se retire en profanant des menaces légères de circonstances les "Ouais, fais gaffe à tes arrières blablabla" de ce genre, truc bien inutiles que Soren n'a jamais prononcé, lui, pas de menace, ça se règle de suite et maintenant. Mafia oblige, on élimine direct, pas de menace. Il répond à ces menaces d'un rire sarcastique, l'oeil encore posé sur le gang qui s'éloigne, penaud. Il a suffit d'une personne pour niquer leur réputation...Au moins une chose de positif à son arrivée ici. Le brun reporte son attention sur Yureka, essayant de deviner si elle va lui balancer son verre d'eau à la figure et courir ou encore l'insulter ou encore lui dire que c'est qu'un gros violent ou je ne sais d'autre réaction.

    - Désolé que tu aies assisté à ça. Articule-t-il d'un souffle avant de continuer d'attaquer sa tarte. Silence. Il ne dit mot. Qu'importe la réaction de Yureka à son égard, il ne fera rien, ne dira rien, même si elle le gifle. Les gens pensent ce qu'ils veulent de lui, c'est pas son problème et il respect leur avis, surtout quand il s'agit de la violence, car il sait ce que n'est pas quelque chose de bon, et de plus, c'est une fille, pourquoi s'énerver après elle ? hors de question. Et puis il est ce qu'il est, et pour traîner avec lui il faut l'accepter en entier. Non ?


Revenir en haut Aller en bas
Yureka Kakurasaka
Tsunami



Féminin Messages : 154
Age : 22
Emploi/loisirs : Rire, sourire, et puis rire aussi, et sourire ! Et puis quelque fois, il m'arrive de sourire, puis de rire...
Humeur : Joyeuse !
Ici depuis le : 12/12/2010

PERSONNAGE ;
Emplois / Classe : Peindre et dessiner !
Liens:
MessageSujet: Re: Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka   Ven 25 Fév - 14:18

    -Alors, tu as passé une bonne matinée ? Des nouvelles rencontres ? avais-je demandé avec entrain avant de voir des gens étranges s'approcher de notre table. Ben... Je vais pas te déranger si tu as prévu de manger avec quelqu'un d'autre, hein...

    Je baissai la tête, un peu honteuse et vexée d'avoir été oubliée aussi vite. Cependant, alors que j'allais repartir, Soren me répondit.

    - J'ai passé une matinée plutôt barbante mais raconte-moi la tienne. Et non, tu ne me dérange pas, je n'ai pas prévu de manger avec quelqu'un d'autre. Je t'en prie, assis-toi !

    Je le regardai, regardai ces mecs, et m'assis, enfouissant ma tête dans mes épaules. Ca ne sentait pas bon... Ca ne sentait pas bon du tout !

    "Toi là ! Tu sais où tu es assis ?"
    Je sursautai et fermai instinctivement les yeux. Le poing de cet inconnu vint cogner contre la table et je souhaitai un milliard de fois me transformer en souris pour venir me cacher dans un de ces fameux trous. Ce que j'aurais aimé, disparaître, là... J'avais horreur des histoires, des malentendus, des problèmes en tout genre. Ma maladresse m'avait amené à me retrouver face à un sacré paquet de gorille, et à chaque fois, j'avais réussi à esquiver en m'excusant d'une petite voix et en me sauvant, me faisant plus petite que jamais. Je prenais toujours sur moi, en toute circonstance, parce que je ne ne supportais pas les conflits...
    Et si j'avais été seule, là, je serais déjà partie lorsque j'aurais vu que la seule chose qu'il voulait, c'était notre table.
    Cependant, Soren ne semblait pas partager mon avis... Et bientôt leur petite bataille commença...
    J'ouvris un oeil et aperçus le bref sourire réconfortant que Soren m'offrait. Le gros dur s'emporta alors, tenta de saisir Soren par le col ; geste qu'il évita avec bien trop de facilités à mon goût... Le brun répondit à sa provocation en plantant sa fourchette dans la table, pile entre l'index et le majeur de l'homme qui l'avait attaqué. Je sursautai une nouvelle fois en apercevant ça. Il... Il ne pouvait pas être aussi précis, aussi agile... Sans n'avoir rien vécu avant.
    J'avalai lentement ma salive, regardant les amis du gros dur qui s'écartaient de quelques pas. Je secouai doucement ma tête et tentai de chasser ses mauvaises idées de ma tête, mais c'était bien difficile...

    - Tu me laisses finir mon repas avec la jeune fille, tire-toi, pauvre type.

    Je relevai les yeux vers Soren, un peu déboussolée, ne sachant comment réagir. Tout ça pour... Une table ? Un déjeuner ? C'était si peu... On aurait pu bouger et aller à une autre table... Mais non, il avait fallu que ça tourne mal.
    L'inconnu finit alors par s'éloigner, et je poussai un long soupir de soulagement. Il marmonna plusieurs injures dans sa barbe, mais je préférai ne pas y faire attention. J'étais de toute façon trop troublée pour pouvoir donner un quelconque sens à ses paroles.
    Je reportai mon regard sur Soren, et remarquai alors que ma main, sous la table, tremblai. Je la casai sous ma cuisse et tentai de me calmer, sentant mon coeur battre la chamarade. J'étais peut-être une petite nature... Peut-être pas. Mais malgré tout, j'avais eu peur. Tous les regards étaient posés sur nous, et je ne savais même pas où me mettre. J'étais mal à l'aise et... Chamboulée. Bien sûr, je n'allais pas pleurer... Pas pour ça. Dans le fond, personne n'avait eu mal, ou peur... Si ce n'est moi, mais ça ne comptait pas.
    Cependant, cet instinct qu'avait Soren me perturbait. Il me perturbait bien trop... Il n'avait pas parlé de sa mère, lorsque je l'avais rencontré. Et maintenant que je voyais comment pouvait être Soren... Trop d'idées s'imposaient à moi. Car en plus de ça, à la vue de sa tenue... Ce n'était pas un "délinquant" au sens propre du terme. C'était... Comme le rang au dessus.
    Mais je me faisais sans doute des films, pas vrai ?

    - Désolé que tu aies assisté à ça.


    J'ouvris la bouche, mais aucun son ne sortit. Que dire...? Il était désolé, oui, mais... Il l'avait voulu, d'une certaine manière.
    Je cessai de le regarder pour observer mon plateau. Je n'avais même plus fin...
    Je me servis un verre d'eau, et bus tranquillement. Une fois ceci fait, je passai une main dans mes cheveux pour tenter de me changer les idées. Je relevai alors les yeux vers Soren et bégayai :

    -C'est pas grave... Enfin, c'est... Ca n'a pas d'importance... Je pense. Enfin, je crois... Je sais pas.

    Je détournai le regard, incapable de le regarder pour l'instant. J'avais trop d'imagination, et cette imagination était en train de m'emporter.

    -Désolée, je suis sans doute trop fragile, je... Je suis pas habituée à la violence et... Enfin, dé... Désolée.

    Je décidai de penser à autre chose, et me souviens alors de son renvoi de question, avant que tout ça n'arrive. Je regardai son plateau. Je me sentais ridicule de réagir ainsi... Mais j'étais trop naïve, trop innocente... Au fond, je devais encore être trop gamine, et ce genre de désagrément trop habituel pour certains me touchait beaucoup plus que les autres...

    -Sinon... Ma matinée était assez longue, j'avais beaucoup de mal à me concentrer en cours. Mais ma classe a l'air bien, alors je pense que je vais tout de même passer une bonne année scolaire...!
Revenir en haut Aller en bas
http://terrae.forumpro.fr/
Soren.S Del Moro
Nuage d'eau



Féminin Messages : 118
Age : 27
Ici depuis le : 16/12/2010

PERSONNAGE ;
Emplois / Classe : Etudiant
Liens:
MessageSujet: Re: Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka   Dim 27 Fév - 7:19

    Soren jeta un regard sur la salle dont le bruit s'était stoppé pendant un moment, comme un arrêt sur image. Toutes les paires d'oeils étaient sur lui, sur eux. Ses prunelles se posèrent sur sa partenaire de table, elle tremblait tentant bien que mal de ne pas le montrer. On pouvait lire de la peur dans le regard de certain, d'autre de la consternation, d'autre de l'admiration... Hmm...il replongea son regard sur son assiette et retira sa fourchette de la table d'un geste las. Superbe impression pour le premier jour, ironiquement, il avait envie de rire. Il jeta un regard au coin à la brunette, celle-ci dissimulait une main tremblante sous la table, crampe au ventre, il rejoignit sa tarte du regard. Silence. La brun attendit sagement que vie prenne dans cette salle de cafétéria et qu'il soit moins le centre de l'attention de tout le monde, il n'aimait pas tellement être la bête de foire quoiqu'il l'avait cherché ce coup-ci, après ce genre de "show" faut pas s'attendre à avoir la paix et être ignoré, sur ce coup-là, Soren, tu t'es loupé grave ! S'il était schizo et qu'il m'entendait, il me dirait sûrement de fermer ma grande gueule tiens ! Enfin... ! Il reste figé sur sa tarte ne sachant pas vraiment comment réagir et quoi dire. La jeune fille en face de lui avait l'air dans tous ces états et avait l'air effrayée, par lui, sûrement. Ce n'est pas un visage qu'il montre quotidiennement. Yureka ne touchait plus, elle aussi, à son plateau, erf ! Sûrement déboussolée par cette scène, serait-ce la violence ou bien cet aspect de la personnalité de Soren qu'elle venait de découvrir ? allez donc savoir...


    Son regard à l'instant, ce mélange d'incompréhension, d'étonnement, de choc mélangé à de la peur... Ce regard... Comme celui de Valéria...comme le sien quand elle sut ce qu'il faisait vraiment avec leur père, ses missions, ses actes, le levé de rideau sur ses absences, ces blessures inexplicable, les tâches rougeâtres sur ces vêtements. Juste la vérité, rien que la vérité ! A cet instant, Yureka avait eu le même regard que sa petite soeur, à la seule différence près est que Valéria était sa soeur, faisait partie de sa famille. C'est vrai qu'elle aurait pu rejeter son frère et son père mais elle ne l'avait pas fait, car ils étaient sa famille, son sang. Elle s'était contentée de les regarder de ce regard si profond qui attrista Soren puis elle fonça sur lui et le prit dans ses bras, pleurant, inquiète pour son frère qui risquait sa vie à chaque fois qu'il partait. Soulagement ! C'est ce qu'il avait ressenti lorsque les bras de la blonde s'enroula autour de lui, il se savait monstre sanguinaire, c'est ce qu'il était et malgré cela, celle qui était la plus importante à ces yeux l'aimait, quand même. Quel puissant lien qu'est la fraternité ! Il plissa les yeux légèrement, hélas, Valéria était Valéria, il ne pouvait attendre des autres qu'il réagisse pareil... Comment après tout peut-on apprécier un monstre ?

    La logique aurait voulu que s'il voulait être apprécié, il fallait qu'il change non ? Ce cher Soren ne cherchait pas vraiment à être apprécié, c'était pour lui vaguement inutile ! Non, pour lui, l'important était d'être respecté voir craint, c'était les liens qu'il avait avec ces hommes. Il fallait de la poigne pour gérer une équipe. Ces liens pour la plupart était basé sur le respect et la domination, il n'y a que ces liens avec Valéria et Grazianna qui étaient emprunts de douceur et de tendresse. Justement c'était elles qui lui avaient fait connaître ce sentiment, qui l'avaient introduit dans sa vie. Ce qu'il ne savait pas, et dieu sait qu'il a beaucoup à apprendre, des gens extérieurs à sa famille pouvait très bien ressentir de l'affection pour lui, mais ça, il ne le savait pas... Il pensait que toutes les personnes le voyaient comme il se voyait, un monstre sanguinaire et violent. Bien que fier de servir le parrain pour qui il ressentait une profonde dévotion, fier d'appartenir à la famille Del Moro sur laquelle il avait construit sa dignité, son honneur, il n'était néanmoins pas fier d'avoir recours à la violence, même si malgré lui, il ne pouvait s'en empêcher. Ca avait rythmé tant de jours de sa vie, cette rage de converser, sauver la sienne, les siens, cette rage de s'en sortir, toute la colère accumulée durant sa vie, embrasée pendant des secondes éphémères dans cette violence quasi incontrôlable...Oui, en faite, c'était cela, c'était devenu comme une sorte de drogue qui lui permettait d'extérioriser sa colère, ces sentiments noirs dû à son passé...Un exorcisme pour le moins inutile car la colère, pourtant, restait bien ancré en lui, pas moyen de l'effacer et de toute façon, il ne savait pas faire. Il lâcha sa fourchette, comme si celle-ci lui brûlait et un haut-le-coeur vint s'emparer de ses entrailles, il se dégoûtait lui-même, ça faisait longtemps que ce sentiment ne s'était pas manifester, il s'en serait bien garder, surtout en public. Le brun passa une main dans ses cheveux, reprenant une consistance, assez de "show" pour aujourd'hui. Il se concentra sur les mots de la jeune fille, car il voulait entendre ce qu'elle avait à dire et aussi car cela lui permettait de penser à autre chose, faire passer l'envie de se vomir.

    Ces prunelles se posèrent sur elle, accentuant l'envie de vomir, la brunette évitait son regard, dégoûtée elle aussi ? Oh comme il te comprenait Yureka, lui aussi...Après quelques efforts pour déglutir, il ouvrit la bouche, enfin.

    - Si, c'est grave et ça a de l'importance...J'aurais dû...*silence*...J'aurais dû ne pas en faire tout un plat et régler ça calmement. Tu n'as vraiment pas à t'excuser, c'est moi qui suit désolé d'avoir eu recours à la violence devant toi. C'est juste que...je...*silence*...c'est juste que c'est mon mode de vie, j'y suis habitué et parfois j'oublie que les autres non. Je suis tellement impulsif et je ne supporte pas les gros lourdeau comme lui, je pense que je dois pas avoir l'habitude qu'on me manque de respect...Bref quoiqu'il en soit, je ferais un effort si ça doit se reproduire et qu'on est ensemble.

    Il se tut, si toute fois ils se revoient, pas si sûr Soren qu'elle veuille te revoir après ce repas plein de rebondissement va-t-on dire ! C'était la première fois qu'il parlait autant avec une personne à peine rencontrée, voir c'était la première fois depuis leur rencontre qu'il parlait plus de 30 secondes. Il était lui-même étonné...C'est bizarre, c'est ça parler ? Non pas qu'il soit débile mentale mais c'était ça discuter ? S'ouvrir, même qu'un peu ? Car même si c'était très peu, M.Del Moro venait de parler de lui, sur ce qu'il pensait et ressentait ... Mais dingue ! Pour un peu, je sortirai le champagne et les feux d'artifice ! Mais le brun n'avait pas l'air de se rendre compte de ce qu'il venait de faire, erf ! Ca viendra ! Un silence s'installa avant que Yureka ne le brise de sa voix cristalline.

    - Tant mieux, j'en suis ravi pour toi. Glissa-t-il en plongeant son regard sur son plateau, un sourire léger, à peine voyant se dessinant sur ces traits, car sincère, il était content pour elle. Après tout, elle aurait pu tombé sur un classe de merdeux, mais non en fin de compte et c'était tant mieux pour elle. Son sourire de dissipa aussi facilement qu'il était apparu. Un silence s'installa et le brun ne se sentit pas de le briser, façon il sait pas comment.
Revenir en haut Aller en bas
Yureka Kakurasaka
Tsunami



Féminin Messages : 154
Age : 22
Emploi/loisirs : Rire, sourire, et puis rire aussi, et sourire ! Et puis quelque fois, il m'arrive de sourire, puis de rire...
Humeur : Joyeuse !
Ici depuis le : 12/12/2010

PERSONNAGE ;
Emplois / Classe : Peindre et dessiner !
Liens:
MessageSujet: Re: Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka   Mar 1 Mar - 10:49

    Alors que j'étais incapable de le regarder, je sentais ses yeux rivés sur moi. Je me sentais mal, vraiment, et même si peu à peu, les autres personnes présentes dans la cafétéria se délestaient de leur observation, c'est à dire nous, sentir son regard à lui posé sur moi me troublait. J'avais vraiment du mal à savoir comment réagir, même si j'avais trouvé que je m'en sortais assez bien... Visiblement, j'avais mal trouvé.

    - Si, c'est grave et ça a de l'importance...


    Je relevai les yeux vers lui, un peu troublée par ses paroles. Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse réagir de cette manière... Je pensais qu'il aurait ignoré ou... Ou je ne sais pas, qu'il aurait agi différemment du moins. Qu'il aurait haussé les épaules. Je veux dire... Je l'imaginais se ficher de l'avis des autres et vivre comme il le voulait, comme lui l'entendait. Visiblement, je me trompais, comme beaucoup d'autres fois avant ça, sur son compte. Lorsqu'il avait pris mon sac par exemple ou... Lorsqu'il m'avait accompagné à ma salle de classe. Oui, vraiment, dans le fond, il semblait vraiment être quelqu'un de gentil, même si son passé me restait sombre, et si son attitude d'il y a quelques secondes, voire quelques minutes, me troublait encore.

    -J'aurais dû...*silence*...J'aurais dû ne pas en faire tout un plat et régler ça calmement.


    J'écarquillai les yeux. Il ne lisait pas dans mes pensées, c'était certain, mais pourtant... Pourtant, il savait exactement dire ce que je pensais qu'il aurait dû faire. Il en avait conscience, il... Enfin, ça me donnait l'impression que réagir comme il l'avait fait était trop habituel. Comme s'il n'avait pas réfléchi, que son corps avait agi tout seul. Est-ce que je me trompais ?

    -Tu n'as vraiment pas à t'excuser, c'est moi qui suit désolé d'avoir eu recours à la violence devant toi. C'est juste que...je...*silence*...c'est juste que c'est mon mode de vie, j'y suis habitué et parfois j'oublie que les autres non.


    Visiblement, non. Je ne me trompais pas... Il avait réagi avec habitude, ne s'était posé aucune question. Pourtant, je revoyais son léger sourire, qu'il m'avait adressé avant de s'emporter, comme pour me rassurer. Malgré ça... Malgré ça, dès le début, il savait qu'il maîtrisait ce gars-là. Et qu'il gagnerait à coup sûr... Il était conscient de ses capacités, et même s'il agissait peut-être sans réfléchir, comme par instinct, il savait l'issue de chaque conflit.

    -Je suis tellement impulsif et je ne supporte pas les gros lourdeau comme lui, je pense que je dois pas avoir l'habitude qu'on me manque de respect...Bref quoiqu'il en soit, je ferais un effort si ça doit se reproduire et qu'on est ensemble.


    Un sourire vint presque automatiquement se dessiner sur mes lèvres, sans que je n'ai le temps d'y réfléchir. Je lui souris, presque rassurée après l'avoir écouté parler si longtemps -chose qui me surprenait encore chez lui. Non, vraiment... J'avais fait bien trop de suppositions fausses sur son compte lorsque je l'avais rencontré... Et à chaque fois, si souvent, un geste, un mot, quelque chose venait me contredire. Et je devais dire que ça me donnait encore plus envie de le connaitre... Qui sait, j'allais peut-être apprendre encore plus de chose sur lui, à force de le fréquenter. Après tout, je ne le connaissais que depuis ce matin, et il venait de contredire à peu près 3 voire 4 des idées que je me faisais de lui.
    Gardant mon sourire, je me décidai enfin à lui répondre :

    -Ne t'en fais pas, c'est... Bon, je te mentirais en te disant que c'est déjà oublié, mais... Je sais que tu n'es pas... méchant, dans le fond. Je ne pense pas que tu sois du genre violent à chercher les autres c'est juste... Que ce garçon t'a provoqué et... Enfin voilà. De toute façon, ce qui est fait est fait alors... Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter. Tu es comme tu es, et c'est ton droit, je n'ai pas à te juger...

    Je continuai de lui sourire et baissai les yeux sur mon plateau. J'étais toujours incapable de manger, malgré tout... Enfin bon, un repas de sauté, ce n'était pas non plus la mort.
    Lorsque je lui annonçai après un court silence que ma journée, ou du moins ma matinée s'était bien passée et que j'étais contente d'avoir une bonne classe, il me répondit avec simplicité, mais avec... gentillesse ou en tout cas quelque chose du genre, qu'il était ravi pour moi. Je relevai les yeux vers lui et souris à nouveau. Finalement, je m'étonnai moi-même... Malgré ce qu'il venait de se passer, je lui parlai, le regardai comme avant... Comme si justement, il n'y avait rien eu. Il devait me prendre pour une idiote, ou une personne bête qui ne savait pas ce qu'elle voulait, et il avait raison. Moi-même, je me prenais pour quelqu'un de ce genre.

    -Merci,
    lui répondis-je enfin en souriant.

    Je pris alors mon verre d'eau, et alors que je l'approchai de ma bouche pour moi, un... Ouais, un spasme, sans doute, hein, me poussa malheureusement à le renverser. Je maugréai. Super... J'avais peut-être plus faim, mais quand même, autant d'eau dans mon assiette, c'est pas super quoi... Je marmonnai quelques mots inintelligibles dans mon coin, avant de relever la tête vers Soren, reposant mon verre devant moi.

    -Et toi, ta classe, tu en dis quoi pour l'instant ? demandai-je comme si de rien n'était.

    J'étais tout de même bizarre, hein, en plus d'être malchanceuse. Parce qu'encore, faire comme si de rien n'était après avoir renversé son verre, ça allait... Mais faire comme si de rien n'était après ce qu'il s'était passé avant, c'était étrange... Pourtant, j'avais pas l'impression de me voiler la face pour autant. Je ne sais pas c'était juste... Que je l'acceptais comme ça. Je n'allais pas lui demander de changer pour moi qu'il ne connaissait que depuis quoi ? 4 heures ? C'était ridicule. Et puis, c'était sa vie, son existence, il en faisait ce qu'il voulait. Et puis... Enfin... Voilà quoi. J'étais sans doute trop naïve, mais j'étais persuadée qu'il ne me ferait rien à moi. Alors ça me suffisait... Je pense...?
Revenir en haut Aller en bas
http://terrae.forumpro.fr/
Soren.S Del Moro
Nuage d'eau



Féminin Messages : 118
Age : 27
Ici depuis le : 16/12/2010

PERSONNAGE ;
Emplois / Classe : Etudiant
Liens:
MessageSujet: Re: Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka   Mer 2 Mar - 10:38

    Un semblant de vie reprenait dans la cafétéria, les gens semblait trouver ennuyant la vue du brun, tranquille sur sa chaise les ignorant. Ils passèrent à autre chose et finirent leurs repas, c'est tout ce qu'il y avait à faire dans cette salle de toute façon. La cafétéria ne fut pas la seule à reprendre doucement vie, le visage de Yureka s'éclaira d'un sourire, un sourire presque spontané, du moins c'est ce que le mafieux en eut l'impression. Peut-être ces mots qui avaient fait cette effet ? Bien qu'il n'avait pas cherché cette cause à effet, il fut tout de même ... comment mettre un mot sur ce sentiment...ravi ? content ? de voir moins de peur dans ce regard, comme à leur rencontre ce matin, sa spontanéité débordante, c'est après tout, un de trait qu'il appréciait chez sa compagne de table. Ou peut-être avait-elle compris qu'il n'était au fond pas méchant, quoique aberrant, Soren était pas méchant au fond, colérique, violent et impulsif c'est vrai. A savoir qu'il ne commence jamais une provocation ou un combat, il n'a recours à la violence que lorsqu'on le cherche, qu'on touche à ceux qu'il aime et qu'on lui manque de respect , à lui, ou tout autres personnes qui chérit. Sinon, c'est un genre de pacifiste, enfin si je puis dire cela. La jeune fille l'avait-elle compris ? Je croise les doigts pour car aussi handicapé socialement qu'il est, il ne lui fera pas comprendre, non pas qu'il trouve cela inutile c'est juste qu'il n'y a pas pensé, qu'il ne réfléchit pas trop comme une personne qui a eu son apprentissage en sociabilisation.

    Il écouta ce qu'elle avait à dire sans l'interrompre, il écouta tout simplement, vêtu d'un visage parfaitement stoïque, fermé, peut-être sur la défensive, prêt à bondir hors de la salle, partir d'ici. Ce n'était pas une habitue de fuir, c'est vrai, mais parfois le silence est la meilleur des armes. Il est rare,je l'avoue qu'il ne l'use mais parfois, elle se révèle être très utile. Il semblait que Yureka avait compris que Soren n'était pas mauvais au fond, la fin de sa phrase résonnait dans sa tête "je n'ai pas à te juger" Bien la première fois qu'il entendait cela. Partout, les gens se sentait comme obligé de juger les autres, d'émettre des avis, dire, accuser, pointer du doigt, il y avait fait face, partout, L'italie, le Japon...Oh ! Surtout le Japon. Les humains jugent tous, sans aucune exception, se croyant meilleur que les autres, dans leur morale, dans leur façon de penser, de vivre, de parler... mais Yureka était différent, elle ne le jugeait sincèrement pas. C'était bizarre de ne pas se sentir épier, épier pour être là à le pointer du doigt au premier faux pas, à la première faiblesse, à la première erreur, quoique il venait d'en commettre une, aujourd'hui, dans cette cafétéria, il ne considérait pas tant que ça sa violence comme une faiblesse, bien qu'il ne la considérait pas non plus comme une bonne chose. Muré dans son silence, il hocha la tête de façon solennel, une certaine manière de la remercier. Pas vraiment d'accepter ces "excuses" en quelques sorte, mais plutôt de ne pas le juger, d'une manière, ne serait-ce pas injuste, dans le sens où elle ne connaît pas son histoire, sa vie, son passé, quoiqu'il en soit, c'était gentil de sa part de ne pas en faire tout un foin, bien qu'il y ait raison à cela, raison tout à fait justifiée.

    Enfin, Soren n'aimait pas trop ressassé, notamment lorsqu'il était fautif, alors il se mit à mettre de côté cet incident dans sa tête, la sienne, en sachant que pour la jeune fille ça sera différent, les gens ont tendance à se baser sur les aprioris, les premières impressions mais quelque chose lui disait que Yureka était différente, ce n'était qu'une impression après tout, forte certes mais il ne faudrait pas qu'en fin de compte il se trompe. Déjà, elle le regardait déjà avec moins d'appréhension, de peur...comme à leur première rencontre à vrai-dire. Peut-être qu'il se trompait mais il avait la conviction que non. Décidément, cette fille était imprévisible et étonnante. Il ne la cernait pas mais n'essayait pas non plus, pas parce qu'il en avait envie mais parce que, ouais, vous l'aurez deviné, il sait pas cerner les gens tout court, il sait cerner les lourdingues con, cerner les faiblesses physiques des autres pour mieux les fracasser, cerner des gens louches etc...mais cerner une personnalité, oh grand dieu...Il prenait juste ce qui venait sans trop porter de jugement, sauf si il y a mot ou geste qu'il ne tolère et le déplaît mais jusqu'à présent, rien n'a eu besoin d'être remis en place avec elle. Et c'était bien, faut l'avouer, même agréable. Puisqu'on est au aveux, il aimait bien sa présence, c'était à vrai dire rare, très rare. C'était sûrement sans rappeler une certaine similitude entre sa soeur et Yureka. Celle-ci le remercia, tout sourire

    - Je t'en prie. Largua-t-il en hochant la tête, court, simple, envoyé. La brunette se saisit de son verre et aussi surpris qu'elle ne le fut, prise d'un spasme venu d'on ne sait où s'empara d'elle et fit renverser un peu d'eau dans son plateau. Les haricots se mirent à flotter dans un bain opaque que constituer la sauce, elle marmonna des mots dans sa barbe, Soren fut amusé, malgré que son visage restait impassible, une envie de rire le prenait mais elle resta coincé dans sa gorgé, scellée par des lèvres fermées. Elle releva la tête pour planter sans regard sur lui, hmm, sa classe ? Pour le peu qu'il y prêta attention, il n'avait rien à dire sur elle mais qu'importe, un effort pour converser ferait pas de mal

    - Pour le moment, ça peut aller, ils me laissent tranquille et ça me va. répondit-il en rangeant ses couverts sur le plateau. Au vu de l'état de son plateau, on pouvait en déduire qu'Yureka avait fini et vu le goût de la nourriture, lui aussi avait terminé, plus de raison de rester donc entre ces 4 murs. Il prit appuie sur la table, esquissant le mouvement de se lever de table

    - On migre autre part ? Autant profiter de la fin de notre pause dans un endroit plus...décontracté. Proposa-t-il puis il rajouta en plantant son regard dans le sien "Enfin, si tu en as envie..." Il se leva emportant son plateau, la proposition avait été lancé et faite. La bienséance aurait voulu qu'il attend sa réponse mais bon je vais pas me répéter sans cesse, c'est Soren l'associale et dans sa petite tête, si elle avait envie de traîner avec lui le temps de la fin de la pause, elle le suivrait, au cas contraire, resterait attablée. Il déposa son plateau sur les comptoirs pour cet effet et quitta la cafétéria d'un pas tranquille, derrière lui quelque murmures...Parlez bande d'ignorant, parlez donc...
Revenir en haut Aller en bas
Yureka Kakurasaka
Tsunami



Féminin Messages : 154
Age : 22
Emploi/loisirs : Rire, sourire, et puis rire aussi, et sourire ! Et puis quelque fois, il m'arrive de sourire, puis de rire...
Humeur : Joyeuse !
Ici depuis le : 12/12/2010

PERSONNAGE ;
Emplois / Classe : Peindre et dessiner !
Liens:
MessageSujet: Re: Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka   Sam 5 Mar - 20:35

    Pour une raison que j'ignorais, cet incident semblait avoir plongé Soren dans ses pensées, et c'est sans doute ce fait qui me permit de relever la tête et de continuer à pouvoir le regarder sans me cacher ou sans être mal à l'aise. Bizarrement, le fait qu'il pense à autre chose, qu'il replonge sans doute dans son passé ou... Ou je ne sais quoi d'autre, ça m'aidait à me rassurer. Peut-être que j'étais trop naïve. Instinctivement, sans m'en rendre compte, je me disais peut-être qu'il pensait qu'il n'aurait pas dû faire ça où... Peut-être m'imaginais-je qu'il regrettait, ou je ne sais quoi d'autre encore ! Mais j'étais bien obligée d'avouer que cela m'aidait à accepter, et... Me permettait de re-sourire.

    Je n'aimais pas arrêter de sourire. J'avais toujours tellement souri que lorsque j'arrêtais, j'avais peur qu'on s'inquiète pour moi, ou tout simplement qu'on devine qu'il y avait quelque chose. J'avais appris à sourire en toute circonstance, pour ne jamais attirer l'attention sur moi. Lorsque j'étais triste, je continuais à sourire, et jouais la comédie. C'était si simple, à force ! Une fois qu'on a l'habitude, après tout... La seule chose que je n'arrivais pas à changer, c'était mes yeux. Impossible de les cacher, et de cacher la colère ou bien la tristesse qui brillait en eux. La déception, la peine, la douleur... Tout s'y lisait si aisément que parfois, j'en avais peur. Me regarder dans un miroir me le prouvait chaque jour, et me le rappelait à chaque fois que j'allais mal. Il suffisait que je croise mon propre regard pour comprendre...

    Bien sûr, après, c'est parce que je me connaissais. Quelqu'un que je connaissais à peine, que je croisais... Quelqu'un que je n'avais pas vu depuis longtemps ne pouvait pas le voir mais... Moi je le voyais tellement que ça suffisait pour que je m'en veuille de m'afficher ainsi. Car je détestais qu'on sache vraiment ce que je pensais, comment je me sentais. Je détestais ça, parce que j'avais trop peur qu'on s'inquiète... Pourquoi ? Simplement parce que s'inquiéter, ça faisait souffrir. Comme je refusais toujours de parler, les gens s'inquiétaient encore plus, souffraient, se demandaient si ce n'était pas leur faute. Puis naissais le doute et l'incompréhension. Et tant de sentiments commençaient à déferler, simplement à cause... De l'inquiétude.

    Cependant, c'était clair que lorsque c'était moi, être inquiète ne me dérangeait pas. Souffrir pour quelqu'un, pourquoi pas, si ça aidait cette personne à aller mieux ! Recevoir leur colère, être l'épaule dont il avait besoin pour pleurer... Tout ça m'allait, tant que ce n'était pas moi qui avait besoin de déferler ma colère ou de pleurer dans les bras de quelqu'un. Car moi, tout ce qui pouvait m'arriver... Je savais qu'il y avait toujours bien pire. Des enfants en Afrique, des pauvres jeunes filles vendues, violées... J'avais beau être naïve, j'étais consciente de ça.

    Et puis, dans tous les cas, j'étais moins importante que les autres. C'était normal que je me sacrifie pour eux... J'avais certes une mauvaise image de moi, et j'en étais consciente, mais... J'y croyais vraiment, et personne n'aurait un jour pu me faire dire le contraire. Voilà peut-être encore une autre raison de cacher les moments où je suis triste... On tenterait de me réconforter en me disant des choses gentilles que j'aurais très certainement totalement désapprouvées !

    Je secouai alors la tête pour me remettre les idées en place, et regardai Soren. Je lui demandai comment s'était déroulée sa matinée, de son côté, et comment était sa classe, et il me répondit que comme personne ne l'avait encore embêté, comme ils le laissaient tranquille, ça lui allait. Je souris en guise de réponse et hochai la tête. Il avait sa personnalité à lui, et si moi je préférais qu'on m'accueille en venant me parler, il semblait que ce soit totalement l'inverse pour lui.

    Puis, il se leva d'un coup, et proposa d'aller ailleurs pour passer la fin de notre pause dans un endroit plus calme, si j'en avais envie. Sans même attendre ma réponse, il prit son plateau et s'éloigna. Je me levai d'un bond, prise au dépourvu, et levai une main dans sa direction -comme si j'avais pu l'attraper, tiens...! quelle idiote je suis, parfois-.

    -Soren, att-... Aïe !


    Je m'étais mordu la langue. Super... Il fallait le faire, vraiment ! Je m'arrêtai net de parler et portai vivement ma main devant ma bouche. Je sentis des larmes chaudes me monter aux yeux sous la douleur, et je rouspétai intérieurement. Quelle idiote j'étais, parfois...

    Attendant quelques secondes que le mal passe -sans succès- je pris mon plateau à mon tour et courus vers les comptoirs, observant Soren qui sortait déjà de la cafétéria. Aaah, zut, je suis sûre qu'il va même pas m'attendre !

    Je trottinai, et, glissant sur une serviette en papier qui traînait sur le sol, je compris que courir était une très mauvaise idée, surtout avec un plateau en main. Grâce à un miracle, je retrouvai mon équilibre sans tomber la tête dans l'assiette, et arrivai tant bien que mal au comptoir, sans la moindre égratignure ! Vous avouerez que venant de moi, ça méritait bien une médaille !
    Je déposai mon plateau, et partis ensuite d'un pas précipité vers la sortie. Vite vite vite ! Je cours pas pour pas tomber, mais si je traîne trop, je vais sortir qu'il sera déjà parti à perpette la galette !
    Je franchis alors la porte de la cafétéria, la tirant pour l'ouvrir. Je me postai sur le pas de la porte et regardai à droite, à gauche... Avant de tomber sur Soren, un peu plus loin. Un grand sourire éclaira mon visage et... Je me pris la porte de la cafétéria sur le derrière.

    -Aïeuuh !


    J'avançai de quelques pas, légèrement forcée, et jetai un regard noir à la porte. Vilaine, elle a voulu me faire mal ! Enfin, elle m'a fait mal... Heureusement que je me suis pas re-mordue la langue, parce que ça fait mal quand même !
    Je me tournai vers Soren et me passai une main derrière la nuque, gênée, avant de trottiner vers lui pour le rejoindre.

    -J'avais peur que tu m'attendes pas...


    Ce qu'il avait peut-être fait. J'avais sans doute été rapide pour le rattraper à temps...? Roh, j'en sais rien moi !

    -Bon, j'te suis !


    [HRP : Voilà, soit on finit le topic là et j'ouvre l'autre où tu veux, soit tu postes un dernier truc, comme tu veux ! ^o^]
Revenir en haut Aller en bas
http://terrae.forumpro.fr/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka   Aujourd'hui à 0:10

Revenir en haut Aller en bas
 
Toi, moi et notre plateau de bouffe...enfin si on peut appeler ça bouffe... ~PV Yureka
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» « Mais j'trouve pas de refrain à notre histoire... »
» Enfin peindre correctement.
» Notre alimentation
» 'BillClinton,otez-vous de notre soleil'UN TEXTE QUI CHATOUILLE LES PLEURNICHEURS
» Notre Dame de Paris

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pretty School :: ❝ Le lycée Pretty School ❞ :: Cafétéria-
Sauter vers: