Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)

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Yureka Kakurasaka
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MessageSujet: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Ven 17 Déc - 16:19

Je m'arrêtai enfin de courir, me plantant devant l'immense entrée de cette école : la Pretty school. Je levai la tête, observai l'énorme bâtisse, ouvris la bouche. Ouaah, c'est... Assez grand quand même. Rien à voir avec mon petit lycée de campagne où il y avait 15 lycéens qui se battaient pour être à la tête du classement d'élève...
Lorsque je me rappelai que les mouches avaient la possibilité d'entrer dans ma bouche depuis approximativement 57 secondes, je la refermai et secouai la tête pour me remettre les idées en place. Déjà que je suis pas encore bien réveillée, si je me secoue, je sens que je vais perdre l'équilibre et que je vais tomber...
Bon, assez bavarder ! Je baissai les yeux vers mon sac rempli de tout et n'importe quoi à la dernière minute avant de partir. Je déteste quand ma mère se trompe sur les horaires. Hier, elle m'avait dit que ce n'était pas un problème si je me levai à 9h, etc etc, car après obtention de mon emploi du temps suite à mon inscription en cours d'année, je ne commençai qu'à 10h, ou je ne sais quoi (un avantage que je n'habite pas loin, c'est à dire à quelques rues d'ici). Sauf que... Je commençai à 9h, justement. Résultat, je me suis retrouvée à courir partout pour arriver ici à... 9h05.
Je poussai un long, long, loooong soupir, et regardai une dernière fois mon sac qui pesait trois tonnes. Est-ce que j'avais VRAIMENT besoin de prendre les mini-briques de lait que j'avais acheté la veille pour Syousuke ? (Ah, oui, Syousuke, c'est mon chat.) Nan, vraiment, je crois que c'était pas franchement nécessaire... Sauf qu'avant de mettre une feuille, trois crayons et une règle, je n'ai pas retiré ce qu'il y avait déjà dans mon sac. Ce qui explique également la présence de tous ces mangas que j'ai acheté hier... Et qui explique également pourquoi je penche d'un côté plus que de l'autre. Ce sac est trop lourd !
Bon. On se reprend.
J'inspirai un grand coup. Cette fois, on y va !
Je relevai la tête, observai une nouvelle fois la grandeur de ma nouvelle école, école dans laquelle j'allais certainement devoir terminer toute ma scolarité de lycéenne, puis entrai d'un pas déterminé. J'espère vraiiiiment que je ferais de bonne rencontre, que les cours seront agréables... C'est à dire, que les professeurs ne soient pas trop désagréables.
Je passai finalement, une bonne fois pour toute, le portail de l'école. Ca y eeeest, j'y suis !
Alors maintenant, passons à l'étape deux : une fois arrivée à la destination 1 (c'est-à-dire l'école)... Où est-ce que je dois aller...?
Je laissai mon regard filer entre les bâtiments et j'observai les différents bancs présents dans la cour (comme si ça allait m'aider à trouver la réponse à ma question), puis, j'eus soudain la merveilleuse idée d'aller regarder les papiers que ma mère m'avait donné : ceux qu'elle avait été chercher à l'école pour mon inscription, concernant ma classe, mon emploi du temps, et un dernier papier sur lequel était imprimé le plan de l'école. Sauf que, oh, quelle chance, je les avais complètement oublié.
Pour en rajouter une couche, marchant sans regarder où j'allais, je trébuchai, me prenant le pied dans un caillou avant de lourdement tomber sur les fesses.

-Aaaaaïeuuuuh !
m'exclamai-je.

Je passai accroupie, bougonnant. Pourquoi est-ce que ce genre de chose m'arrive toujours ? Je regardai rapidement l'état de mes genoux, et observai une plaie sur chacun d'eux. Je soupirai. Pour changer, hein... J'ouvris à nouveau mon sac, non plus cette fois pour trouver un plan ou qu'est-ce, mais plutôt pour en sortir des pansements que, oh, miracle ! je n'avais pas oubliés. Sauf qu'en fait... J'en avais qu'un, car le deuxième tomba et s'envola au loin, malgré ma vaillante et courageuse poursuite. Je me contentai alors d'un pansement sur un genou... Et, relevant la tête, je cherchai au moins l'accueil ou quelqu'un dans les parages qui pourraient m'aider. Tiens, d'ailleurs, est-ce qu'il y a quelqu'un qui m'a vu tomber...? Parce que si c'est le cas, je peux changer tout de suite de lycée, hein, c'est pas un problème.
Tandis que je regardai à droite et à gauche à la recherche de quoi que ce soit qui puisse m'aider (ils ont pas un graaand plan affiché ici par hasard ? Nan...? Bouh.), je reçus sur ma tête, devinez quoi ? Un gland ! J'parie qu'il y a même pas de chêne ici ! Dans le genre j'ai la poisse, hein !
Je marmonnai à nouveau dans ma barbe, puis je décidai de remonter les manches de mon pull ( car j'ai aussi oublié mon manteau), qui était noir, tout simple, bref, je remontai mes manches et décidai de partir à l'aventure de ce territoire sauvage... Prenant vaguement le temps de me masser le haut du crâne avant ça. Ça fait mal un gland quand même... Une fois prête à partir à l'assaut de cette immense école, un papier m'arriva en pleine tête. Habituée à recevoir décidément tout et n'importe quoi sur la tête, je le retirai, et me préparai à aller le jeter dans la poubelle (trions, sauvons la planète !) quand je me rendis compte qu'il s'agissait... Du plan de l'école ! Si c'est pas merveilleux, tout ça.
... Qui a dit que j'étais chanceuse ? Je me suis réveillée en retard à cause de ma mère qui m'a raconté n'importe quoi, je me suis étalée en plein milieu de la cour dans ce nouveau lycée dans lequel je suis censée faire mon entrée, et je viens de me prendre une feuille dans la figure (même si c'est le plan dont j'avais besoin) juste après m'être fait agressée par un gland sans raison. Non, oui, vraiment, je suis terriblement chanceuse ! D'habitude, c'est carrément pire !
Un grand sourire bêta se dessina sur mon visage et je tournai le plan dans tous les sens pour tenter de voir où est-ce que je me trouvais... Ce qui fut, à vrai dire, vain.
Une fois que je parvins enfin à situer la cour, un grand courant d'air m'arracha le plan des mains, et, tandis que je courrais, sans faire attention à ce qui se trouvait autour de moi, tentant par tous les moyens de le rattraper, je le vis... se coller sur le visage de quelqu'un que je ne connaissais certainement pas. De toute façon, dans cette ville, à part ma mère, hein, je connais personne...
Je portai vivement mes mains à ma bouche, étouffant un petit "Ah!" puis je m'approchai de cette personne, extirpant le papier de son visage. Je m'inclinai immédiatement, honteuse, et bredouillai quelques excuses sur un ton rapide et gêné.

-Euh, je... Je suis désolée... Y'a beaucoup de vent aujourd'hui, et...


Je me redressai, observai la personne, et demandai de but en blanc :

-Est-ce que vous... tu peux m'aider ?


Je crois que tout à l'heure, quand je suis tombée, j'ai cassé le pinceau dans ma poche... J'y pense là, parce que je me sens tellement nulle et ridicule sur le coup là, que ça me permet de me focaliser sur autre chose.
...Sauf que c'est trop horriiiible si mon pinceau a été cassé !
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Soren.S Del Moro
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Ven 17 Déc - 21:03

Aujourd'hui, le ciel avait beau être dégagé et le soleil rayonnant, il ne faisait pas moins froid. Soren serra son manteau un peu plus contre lui, il aimait la neige certes mais la différence de température soudaine entre l'Italie et le Japon avait été un choc pour lui. Son corps s'habituera par la suite de tout façon. Il passa le grand grillage, ses deux valises noires à la main. Il jeta un dernier regard derrière lui, comme pour dire au revoir temporairement à son ancienne vie en Italie. Quand retrouvera-t-il son pays ? Quand reverra-t-il son père ? Sa maison ? Le parrain ? Ses amis ? Heureusement il avait au moins sa sœur avec lui. De la douceur dans ce monde de brute.

Il détourna son regard et s'avança sur le grand chemin qui devait mener au hall principale de l'école. Le jardin qui séparait le portail du hall était immense et tout blanc sous son manteau de neige. Ses pas s'enfonçant dans la couche de neige, il avança prudemment pour ne pas trébucher et surtout abimer le moins possible ces chaussures vernies. Il pesta contre lui-même de ne pas avoir penser à prendre des chaussures pour le climat d'ici. De toute façon, il pourrait en racheter, l'argent n'est pas un soucis. Il coule à flot dans la mafia. De l'argent sale parfois, c'est vrai, mais de l'argent tout de même.

Il regarda le paysage tout blanc... Des bribes de souvenirs l'envahirent, il se rappela ces souvenirs d'enfant, quand il habitait le Japon encore, quand il était encore l'enfant de la honte de son village...Il serra les poings à ce souvenir, il savait qu'un jour il y retournerai, il savait qu'un jour il se confronterai à sa famille biologique et leur ferait mordre la poussière. Sa mère lui avait raconter, sa mère lui avait tout dit ! L'acte de lâcheté de sa mère biologique de l'avoir abandonné, bébé, dans les bois, sans défense. La colère commença à le submergeait, il serra plus dans ses mains l'anse de ses valises et ses mains nues rougirent à cause de la pression.

Un léger cri le fit sortir de sa colère montante, il se retourna vivement sur le qui-vive, encore un des réflexes acquis depuis qu'il est entrée dans la mafia. Une jeune fille au loin venait de trébucher, elle s'accroupit et sortit un pansement de son gros sac, il s'envola au loin...Soren regarda la jeune fille coursait le pauvre pansement, peine perdue, elle se résigna à retourner à son sac, prendre un autre pansement et l'appliquer sur sa blessure. Il retenu un éclat de rire quand un gland vient atterrir sur la tête de la jeune fille qui se massa la tête par la suite. Il se retourna pour rigoler sans qu'elle voit, il continua sa trotte vers le hall oubliant que quelque minutes plus tôt il était en colère.

Soudain, des pas de courses dans la neige se fit entendre derrière lui, de plus en plus proche, rapide. D'un geste, il se retourna, prêt à riposter. Décidément les habitudes sont dures à perdre, comme si dans un lycée quelqu'un voudrait l'attaquer...en même temps ne sait-on jamais ? Les familles adverses ont bien tué sa mère et si ils en avaient après Soren et sa petite soeur ? Quelle ne fut sa surprise de faire aveuglé avec quelque chose sur le visage. Soren se demanda ce qu'était cette attaque, il se mit en position de défense, aveuglé et laissant son ouïe se charger de lui indiquer où son ennemi se trouvait. Des pas se firent entendre face à lui, méfiant, il se mit en position de protection...Puis la lumière revint, la jeune fille de tout à l'heure était en face de lui et c'était qu'un papier vulgaire qui s'était collé à sa figure. Soren rougit, se sentant stupide, il reprit une position normale, quelque peu gênée.


-Euh, je... Je suis désolée... Y'a beaucoup de vent aujourd'hui, et...
La jeune fille s'inclina, embarrassée. Soren avait oublié qu'au Japon on s'inclinait pour tout et pour rien, il avait perdu cette habitude en Italie. Il s'inclina à son tour silencieusement comme pour s'excuser, après tout, il avait faillit l'attaquer...Quelle erreur cela aurait été !

-Est-ce que vous... tu peux m'aider ?
Il se releva et la regarda, hésitant. Elle était sûrement nouvelle elle aussi et demandait de l'aide pour trouver le hall, enfin Soren n'était sûr, vu que il paraissait évident pour lui que le hall se trouvait au bout du chemin,même si on le voyait pas d'ici. Peut-être qu'elle voulait qu'il porte son sac qui était trop lourd pour elle. Il prit le plan de ses mains, le mit à l'endroit et le lui rendit. Il pointa un endroit sur la carte.

- On est là...et le hall juste ici. On a qu'à y aller ensemble. Dit-il sans chaleur avant de se diriger vers son sac. Il posa une de ses valises à terre, prit le sac de la jeune fille sur son dos et repris sa valise. Ses yeux s'arrondirent quand il sentit le poids du sac

- Mais t'as des briques dans ton sac ?! S'exclama-t-il avant de reprendre le chemin vers le hall.
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Yureka Kakurasaka
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Ven 17 Déc - 22:19

Je m'attardai quelques secondes sur les valises du garçon que j'avais dérangé, continuant à me demander si mon pinceau avait été cassé ou non, ayant trop peur de vérifié pour m'en assurer. Et s'il était vraiment cassé, hein ? Ce serait la fin du monde ! Ah, oui, vraiment, ce serait trop horrible.
Décidant de penser à autre chose, j'observai un instant le visage de cet inconnu, détaillant ses traits fins et sa peau pâle contrastant parfaitement avec ses cheveux noirs. Bon, il va sûrement se passer un truc pas très cool, parce que comme je suis pas censée être chanceuse, je peux pas tomber par hasard comme ça sur le genre de mec qui est le profil type d'un milliard de filles ordinaires. Je me mordis la lèvre, avant de sursauter lorsqu'il tourna le plan dans mes mains pour le remettre droit.

-On est là...et le hall juste ici. On a qu'à y aller ensemble.

Je levai timidement les yeux vers lui, tentant d'être discrète. Y'a pas à dire, avec son apparence, son air froid et distant, presque mystérieux, je suis sûre que n'importe quelle fille qui le croise tombe sous le charme. Enfin, c'est quoi qu'il vient de me dire, déjà ?
Je reportai mon regard sur le plan, et cherchai l'endroit où il m'avait désigné le hall. Décidément dépourvue du sens de l'orientation (c'est un plan, je sais, mais c'est pas une raison), je tournai la tête vers lui, avant de prendre un air bête au moment où il me sembla voir, l'espace d'une seconde, une once de surprise étirer les traits de son visage.

-Mais t'as des briques dans ton sac ?!

Je me passai une main dans les cheveux, gênée. J'aurais presque pu la deviner, cette réplique ! N'empêche que tu m'étonnes qu'il est lourd mon sac... Je l'ai pas vidé... Mais c'est de la faute de ma mère, si elle m'avait pas dit n'importe quoi, je me serais levée plus tôt et j'aurais pu prendre le temps de le vider avant de fourrer deux feuilles qui se battent en duel dedans avec un crayon qui est peut-être même tomber pendant ma course jusqu'ici.
Voyant qu'il n'avait pas attendu ma réponse pour partir vers le hall, je trottinai, histoire de le rattraper, avant de reprendre une marche normale.

-Je suis désolée, je n'ai pas pris le temps de le vider, alors il y a encore des choses que j'ai mis dedans la veille, en allant faire les courses...


Pitié, faites qu'il ne voie pas les briques de lait pour chat. D'ailleurs, j'espère qu'il ne m'a pas vu tomber parce que bon, c'est franchement pas discret... Même si ça risque d'arriver plutôt souvent dans l'année, et encore plus en ce moment étant donné qu'il neige, ce serait cool que pour mon premier jour, je ne sois pas trop maudite.

-Mais merci, c'est gentil de le porter... Je veux dire, t'étais pas obligé, hein ! Si tu veux, je peux le reprendre.

Là, j'ai hâte d'entendre la réponse. Parce que bon, c'est quand même un mec, il a sa fierté, non ? ... Enfin en même temps, avec ma force de mouche, je me demande encore comment j'ai fait pour traîner mon sac jusque là.
Curieuse et incapable d'attendre sa réponse trop longtemps (c'est à dire quelques secondes), j'enchaînai :

-Au fait, ces valises... Tu es un pensionnaire...? Interne...? Je sais pas trop comment on dit... Mais bref, tu restes dormir ici ? Et... Tu es nouveau ?


Si ça se trouve, je parle trop, et il va en avoir marre. Peut-être même qu'il ne voudra pas me répondre. Regardez la différence entre nous quand même. Il ressemble au genre de mec bien carré et tout, assez classe, un peu comme les gars dans Matrix ! Sauf qu'on est pas dans Matrix... Pis c'est juste le style vestimentaire qui ressemble, parce qu'il n'a pas du tout la même tête !
Enfin bref, tout ça pour dire qu'on doit avoir l'air complètement différent. Lui, il est genre classe, et moi, je suis genre...
Je baissai la tête et regardai comment j'étais habillée. J'avais vraiment rien trouvé à me mettre ce matin... J'avais pris tout ce qui me passait sous la main ! Un pull noir, tout simple, et un jean. Des baskets, même pas imperméable d'ailleurs. Je vais avoir... En fait, j'ai les pieds trempés, à cause de la neige. J'avais même pas de bricoles genre bijoux et autres, et mes cheveux flottaient dans l'air. C'est malin ! Avec le temps et l'humidité, j'aurais pu les attacher, ça aurait fait moins de noeuds à démêler ce soir. Parce que là, je dis pas le temps que je fais perdre à essayer de faire quelque chose avec mes cheveux. J'aurais préféré passer ce temps à dessiner ou je ne sais quoi. Mais enfin, ça sert à rien que je lui demande un élastique, hein...?
Je poussai un faible soupir, secouai la tête pour reporter mon regard sur le jeune homme, attendant sa réponse.
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Soren.S Del Moro
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Sam 18 Déc - 3:04

La jeune fille trottina pour se retrouver à la hauteur de Soren, s'en voulant de la faire courir, il réduisit la vitesse de ses pas. Effectivement, son sac était lourd, étonnamment lourd pour une fille, comment avait-elle fait pour le porter jusqu'ici !? Mais le poids du sac n'était rien comparé à ce qu'il avait vécut pendant ces entraînements. Il secoua la tête silencieusement, ne voulant pas penser à des choses désagréables. Il écouta attentivement sans un mot les explications de la jeune fille sur la lourdeur de son sac et elle le remercia de porter son sac. Il acquiesça poliment comme pour dire " De rien et non je continue de le porter "

- Je voudrais pas que tu t'enfonces dans le sol. Ajouta-t-il avec un sourire au coin en la regardant
Une petite taquinerie gentille, il détourna le regard et observa l'horizon. Elle avait à peu près le même âge que Valéria, sa petite soeur. Il aimait taquiner Valéria, parfois même jusqu'à qu'elle pète un boulon ou aille tout rapporter à leur père. C'était son hobby en tant que grand frère, normale non ? Malgré son côté frère chiant, il était très attentionné, Valéria est sa petite poupée en porcelaine dont il ne fallait pas s'en approcher, sinon à vos risques et périls. Valéria était l'enfant biologique de Lorenzo et Grazianna contrairement à Soren qui avait été adopté. Cette différence n'avait rien changé et ses parents le traitait de la même manière dont il traitait Valéria. Il était un Del Moro à part entière , qu'il aie le sang ou pas italien. La jeune fille le sortit de ses pensées.


-Au fait, ces valises... Tu es un pensionnaire...? Interne...? Je sais pas trop comment on dit... Mais bref, tu restes dormir ici ? Et... Tu es nouveau ?

Il tourna la tête vers la jeune fille tout en remontant l'anse de son sac qui glissait d'un coup d'épaule.

- Oui, je suis nouveau. Je devais être pensionnaire mais finalement mon père nous a trouvé un appartement à ma soeur et moi...En gros, je transporte ces valises pour rien. Dit-il avant de soupirer mais bon son père avait tellement de choses à faire, normale qu'il aie oublier de le prévenir. Peut-être qu'il pourrait les laisser dans une endroit et les récupérer à la fin des cours, sa serait drôlement pratique. Il se voyait pas se les trimballer toute la journée, surtout qu'elle n'était pas légère.

- Au faite, je m'appelle Soren. Et toi ? je suppose que tu viens nouvelle aussi ? Demanda le brun. Le hall commençait à pointer le bout de son nez. Enfin un peu de chaleur ! C'est pas que mais le froid commençait à transpercer ces vêtements et surtout ces chaussures vernies. Quel gâchis, il les aimait bien...bah tant pis, il en rachètera. Le bas de son pantalon commençait à être trempé, Soren fit un grimace, il déteste paraître négligé. Belle impression pour le premier jour...enfin bref tant pis, pour ce qu'il en fait de ce que les gens pensent de lui. Non c'est plus pour lui-même qu'il aime être tiré par 4 épingles, pour lui-même et parce qu'il représente les Del Moro en tant que successeur de la famille. Il reporta son attention sur la jeune fille attendant sa réponse.

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Yureka Kakurasaka
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Sam 18 Déc - 13:16

Je finis par sourire et je hochai la tête lorsqu'il déclara qu'il ne voulait pas que je m'enfonce dans le sol. Comme c'était joliment dit... Avec toute cette neige, je me demandais encore comment je n'avais pas fait pour glisser et tomber en courant pour arriver ici.
Je l'écoutai ensuite m'expliquer pourquoi il transportait ces valises avec lui, et notai l'absence de sa mère dans sa phrase. Ses parents étaient divorcés, ou bien...? Enfin, après tout, peut-être qu'elle était avec son père, et que je me faisais des idées. Après tout, peut-être que c'était simplement à son père de trouver l'appartement, et que la mère n'avait rien à voir là-dedans !
Un sourire vint alors étirer une nouvelle fois mes lèvres.

-Tu as une soeur, tu en as de la chance ! Moi j'aurais adoré en avoir une... Mais je n'ai eu qu'un grand frère.


Je lui souris, retirai un de mes gants (j'avais eu la présence d'esprit d'en prendre, quelle chance ! En revanche, j'avais oublié mon manteau alors...) pour passer une main dans mes cheveux et tenter vaguement de les réordonner avant de renfiler mon gant.
A vrai dire, j'aimais bien mon frère, il pouvait être super gentil et agréable avec moi... Sauf que ce genre de moment arrivait une fois par semaine, lorsqu'il était fatigué... Et que le reste du temps, il comblait l'ennui avec son jeu "j'embête-Yureka-je-sais-qu'elle-adore-ça". Mais enfin, maintenant, ça, c'était fini, étant donné qu'il était parti à l'université. J'espérais d'ailleurs qu'il allait bien... Je n'avais pas eu beaucoup de nouvelles, mis à part ce message où il me disait de dire à Maman qu'il rentrerait pour Noël. Bah... Soyons honnête : il m'aura bien un peu manqué.
Je poussai un petit soupir amusé, et reportai alors mon attention sur... Soren, apparemment, d'après ce qu'il venait de me dire. Je lui souris.

-Je m'appelle Yureka ! Et je suis nouvelle aussi, oui.

Je reportai mon regard devant moi, et vis que nous n'étions plus qu'à quelques pas du hall. Je laissai un léger silence s'installer jusqu'à ce que nous soyons bien au chaud dans les locaux (manquant d'ailleurs de m'étaler sur le sol de tout mon long en glissant au dernier moment sur une petite plaque de verglas que je n'avais pas vu), puis je tournai la tête vers Soren.

-Peut-être que tu pourrais aller déposer tes valises dans un casier. Tu sais déjà si tu en as un ou pas...?


Je n'attendis même pas quelques secondes qu'il réponde qu'une autre question me vint à l'esprit. Je m'exclamai vivement :

-Ah mais d'ailleurs ! Ta soeur, elle a quelle âge ? Elle est dans le lycée où elle est plus petite ?


L
a curiosité est un vilain défaut, je sais. Mais je m'en fiche. C'est un défaut qui me sert bien ! Et j'espère que je l'aurais toute ma vie ! ...Quoi que, ça énerve les gens, parfois. J'essayerais d'apprendre à me tenir un jour, c'est promis.
Mais fort heureusement, un jour, ça ne signifie pas aujourd'hui, alors.
Etant donné ma capacité à vite enchaîner les questions sans parfois laisser le temps à l'autre de répondre (comme dans le cas présent), je demandai, de but en blanc, encore une fois :

-Au fait, tu as quel âge ? Tu penses qu'on sera dans la même classe ? Moui... Nan en fait, tu as l'air plus âgé quand même !


J
e sais que je parle vraiment tôt, et je sais que ça peut être très énervant, maiiis... On ne sait jamais après tout, hein. Qui sait, peut-être qu'il aime bien parler avec des personnes bavardes ! D'accord, c'est peu probable, mais hein. Laissez-moi croire que je ne le dérange pas.
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Soren.S Del Moro
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Mer 22 Déc - 10:19

Soren admira le paysage enneigé...Ce sentiment qui l'envahissait, il le connaissait bien...Cette sensation d'être incomplet, ce sentiment d'être incompris, d'être seul contre tous. Cette tristesse que seul ton pays pourrait consoler...Ce sentiment : le mal du pays. Le brun était au Japon depuis la veille que déjà le manque de sa terre italien lui tirait les entrailles. Un profond sentiment de solitude le hantait...sans côté cette horrible sensation, cette perte douloureuse, ce trou béant dans son coeur, le décès de Grazianna.

Il n'avait pas encore fait son deuil, le refusant tout simplement. Ils avaient pris l'avion précipitamment en coup de vent. Son père, effrayé pour leur sécurité les avait jeté dans un avion, ils ne s'étaient pas posés pour parler, laisser sortir leur émotions. Et voilà comment cela finissait, Valéria ne dormait pas et quand elle réussissait elle était pris de cauchemars horribles, revivant le décès de leur mère. Soren quand à lui, ne s'était pas posé la question, il se contentait de refouler ses larmes, de cacher sa tristesse et de remettre à demain encore et encore son deuil, comme s'il voulait fuir la réalité...Une réalité où sa mère est encore présente.

La voix de sa voisine de marche le fit revenir sur terre, il l'écouta son débit de paroles sans pouvoir placer un mot. Elle ressemblait à Valéria avant d'arriver ici. Avant Valéria était vivante, joyeuse et bavarde comme elle. En arrivant ici, elle est devenue silencieuse...Il lui arrive parfois d'être de bonne humeur mais le décès de sa mère est encore un peu trop brutale pour elle. Soren éclata de rire avant de répondre à la jeune fille.


- Alors dans l'ordre, pour le casier oui, j'en ai un je crois. Pour ma petite sœur, elle a 15 ans, moi j'en ai 19 ans. Donc je ne pense pas qu'on sera dans la même classe, tu as l'air d'avoir à peu près l'âge de ma petite sœur.

Il posa ses valises un court instant pour se frotter les mains afin de les réchauffer et il les reprit en main avant de redresser sur son épaule l'anse du sac de Yureka.

- Au faite, enchanté Yureka. Ajouta-t-il avant de reprendre sa marche.
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Dim 26 Déc - 14:54

Son rire me surprit un peu. Faut dire, quelqu'un qui a une beauté comme la sienne, un peu froide quand même... C'est étonnant de voir quelqu'un comme ça rire ! Sauf que comme c'était à cause de toutes les paroles que je pouvais déballer en 5 sec top chrono, je fus un peu gênée. Je rentrai alors ma tête dans mes épaules, les joues légèrement rosées, et l'observai parler. Je m'arrêtai en même temps que lui lorsqu'il posa un instant ses valises, remontai mon sac sur son épaule pour enfin reprendre sa route. J'avais presque l'impression d'être un toutou moi...

-Tu es sûr que tu ne veux pas d'aide ? Même si mon sac est super lourd, tes valises doivent l'être un peu moins quand même, non ? Enfin, c'est comme tu veux...

Je l'observai quelques instants, attendant une réponse, avant de finalement me passer une main derrière la nuque. Je devais vraiment être agaçante parfois... Je poussai un petit soupir, et relevai les yeux vers lui alors que nous entrions dans le hall. Une question m'échappa. Question que je m'étais posée dès que je l'avais entendu parler, curieuse comme je l'étais. Car il avait beau avoir tout de l'apparence d'un japonais...

-Tu as un accent, j'ai l'impression... Tu viens d'ailleurs, ou je me trompe ?

Surtout qu'avec son déménagement, comme il me l'avait dit. Ces valises, cet appart' que son père avait trouvé au dernier moment. Ce n'était peut-être qu'une impression, mais il y avait cette légère intonation dans sa voix qui donnait l'impression qu'il n'avait pas parlé Japonais depuis un petit moment déjà, et qu'une autre langue l'avait remplacé.

-Désolée si c'est indiscret
, ajoutai-je, timide.

HRP : Désolée, je n'avais vraiment pas d'inspiration ><
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Soren.S Del Moro
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Mar 28 Déc - 3:11

Ils avaient posé un pied dans le hall, enfin. La chaleur des radiateurs réchauffèrent les joues du brun, il se tourna vers la jeune fille, qui avait légèrement rentrer la tête dans ses épaules et avait les joues rosies, comme si elle avait...hmm honte ? enfin qu'importe, Soren ne s'y connaissait pas du tout en intéraction sociale, c'était sûrement le froid. Nonchalamment il posa les fardeaux à terre et se massa légèrement l'épaule tout en regardant autour de lui. Luxueux le petit pensionnat...enfin petit, les km qu'ils ont dû faire entre le portail d'entrée et ce foutu hall...faut pas charrier non plus. La jeune fille poussa un soupir, il se tourna vers elle, curieux de savoir qu'elle en était la raison. La jeune fille lui demanda alors d'où il venait, ayant remarquer son accent...

A son tour, il soupira et jeta un rapide coup d'œil autour de lui. Personne pour accueillir ? C'est quoi ce foutu bordel ? Et puis le japonais, quelle foutue langue...Il préférait l'italien et le français...foutu japonais, foutu japon...Et puis oui, normale qu'il avait un accent, normale...normale...Ce qu'il y a de magique c'est que notre brun italien peut passer de la bonne humeur à une humeur exécrable, d'un coup de baguette magique. Intérieurement, il était entrain de fulminé contre le japon et ses traditions...Il prit un longue respiration pour se calmer, après tout, la jeune fille avait rien à voir là-dedans.



- Non, sa va...Je viens d'Italie.
Déclara-t-il d'un ton neutre avant de passer une main derrière sa nuque tout en cherchant quelqu'un qui pourrait les renseigner, s'occuper d'eux. Il se dirigea vers un comptoir, une sonnette y était posé, il l'a fit retentir, une fois...une deuxième fois et une troisième fois avant de soupirer encore et de s'adosser au comptoir, les bras croisés sur son torse.

- Tu as cours aujourd'hui ou tu viens pour les paperasses administratives ? Lui demanda-t-il en faisant un signe de tête vers elle. Il avait qu'une envie, faire demi-tour et rentrer chez lui. Prendre une tasse de chocolat chaud et se foutre sous la couette avec un bon film. Oublier tout cette saleté de neige, ce pensionnat, tout ! Juste être avec sa soeur, chez eux.




HRP : c'est pas grave, car comme tu peux le voir, moi aussi X'D
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Yureka Kakurasaka
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Mar 28 Déc - 15:07

J'eus très envie de m'excuser lorsque je crus le voir commencer à s'énerver, mais je me repris avant d'ouvrir la bouche. Je n'étais même pas sûre que ce soit de ma faute... Je veux dire : ça aurait pu l'être, si ma question l'avait énervé, déstabilisé ou quoi, bref, s'il n'avait pas voulu répondre pour une raison quelconque... J'aurais compris que c'était de ma faute. Mais là, honnêtement... Mystère. Car il avait répondu à ma question, alors ce n'était sans doute pas de ma faute. Ou alors, c'était porter mon sac qui le gênait...? Peu probable, étant donné qu'il avait tout posé par terre... Plus aucune charge ne l'incombait. Pensant à toutes sortes de choses en même temps (si vous saviez comme c'est énervant de toujours chercher instinctivement ce qui contrarie les autres en se sentant obligé de les aider... Impossible de ne penser qu'à moi, c'est vraiment incroyable. Surtout que je doute pouvoir faire quelque chose, mais enfin...) je l'observai aller vers un comptoir pour aller sonner une fois, deux fois, trois, sans jamais obtenir de réponse. Je me mordis la lèvre inférieure, embêtée, lorsque je le vis s'adosser au comptoir en soupirant, blasé.
Sauf que mon petit instant d'observation ne dira pas longtemps. Quelques mots suffirent : Tu as cours aujourd'hui ?
J'ai la poisse ? Vous n'étiez pas encore au courant ? Vous voilà mis au parfum du jour.
Mes yeux s'agrandirent tandis que j'observai ses lèvres bouger sans pouvoir percevoir un seul son. Le reste de sa phrase m'avait complètement échappé. Tout ce que je retenais, c'est que...
J'avais bel et bien cours. Car c'était pour ça que je m'étais pressée pour arriver à 9h. Ma mère avait déjà été chercher tous les documents qu'il fallait remplir, elle avait appelé le lycée, on avait tout à la maison. Tout avait été rempli, signé... Tout était en ordre. J'avais même mon emploi du temps et tout ce qui allait avec.
Le seul petit, minuscule, imperceptible je dirais même, détail... C'est que dans mon empressement de ce matin, je n'avais absolument rien pris. Rien du tout. Pas le moindre papier d'inscription. Alors bon, ce n'était pas très grave, étant donné que mon nom avait tout de même été enregistré. Non, franchement, ça, c'était le cadet de mes soucis.
...Etant donné qu'à cause de cet oubli, je n'avais ni le plan du lycée, ni le nom de ma classe, ni la salle dans laquelle je devais avoir cour.
C'est-à-dire que quelque part, en ce moment, la classe dans laquelle j'étais censée être avait cours. Je ne sais pas de quoi, ni jusque quelle heure, ni même en quel salle... Ce que je sais, c'est que pour un premier jour... Je devais donner une sacré bonne impression.
J'imaginais déjà le prof : "Bonjour à tous. Aujourd'hui, vous allez accueillir une nouvelle camarade avec vous : Mlle Yureka Kakurasaka. Yureka, pouvez-vous venir au tableau vous présentez s'il vous plaît ?"
Les élèves avaient dû le prendre pour un imbécile. Pire encore : un fou. Le pauvre ! Tout ça par ma faute !
Dire que j'étais déjà en train de sécher les cours... C'est vraiment brillant !
Je suis sûre que je suis aussi malchanceuse aujourd'hui parce que... Je me suis pris un gland sur la tête. Personne ne se prend des glands sur la tête en plein milieu de la cour d'un lycée complètement normal. Absolument personne ! Alors ça doit bien signifier quelque chose ! Que je suis maudite pour la journée, ou... Ou... Ou je sais pas ! Mais zut alors, c'est énervant d'être aussi nulle !
Je finis par prendre ma tête entre mes mains pour me calmer. Parce que ouais, en plus d'être excitée dans ma p'tite caboche, je m'affole dans tous les sens. Intérieurement, ET extérieurement. C'est vraiment classe. Je vous jure.
Je relevai la tête, laissai mes bras retomber le long de mon corps.
Soren va peut-être me prendre pour une folle...? C'est vrai quoi. Je viens de m'agiter un bon moment pour rien. En fait, peut-être que je suis vraiment folle ? ... Oui mais non ! C'est normal, je m'en fais pour ce pauvre professeur à qui j'ai foutu un lamentable vent sans le vouloir... Tiens, si j'avais su, je me serais même pas levée ce matin ! J'aurais dû savoir que ce serait une journée nulle ! Enfin, passons.
On se calme. Chut. Zeeeen.
J'adressai un petit sourire désolé et timide à Soren.

-En fait... Je suis venue parce que j'ai techniquement cours. Sauf que j'ai oublié de prendre les papiers administratif et tout ce qui va avec en partant en vitesse ce matin, et... Et... Ben je ne connais ni ma classe, ni la salle dans laquelle je suis censée être.


Je me passai une main dans les cheveux, affichant un air bête.

-Du coup, il faudrait que j'attende que quelqu'un arrive pour... Aaah, bonjour !
m'exclamai-je en apercevant une jeune femme arriver juste derrière Soren.

Bah dis donc, elle aurait pu se presser, parce qu'entre temps, j'ai carrément eu le temps de m'affoler moi ! S'apitoyer sur son pauvre et misérable sort... Si c'est pas pitoyable ça !
Par contre, je vais laisser Soren s'exprimer, parce que si c'est moi qui parle, elle va jamais rien comprendre...
J'vais aller chercher mes affaires en attendant... Ouais, ça me semble être une bonne idée !
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Ven 31 Déc - 10:54

Accoudé au comptoir de marbre, Soren observait d'un oeil attentif, intrigué mais aussi amusé la jeune fille. Ses yeux s'étaient rapidement arrondis, telle des pièces de monnaie puis soudainement, c'était comme si elle avait décroché...qu'elle s'était déconnectée pour n'être que dans son monde. Quelque part il pouvait comprendre ce sentiment...Surtout dans les situations assez périlleuse. Comme l'hiver de ces 17 ans, infiltration dans une famille Polonaise, il avait suivit le protocole à la lettre. Hélas un soucis technique avait fait foiré tout les appareils électronique, leur couverture fut grillé et les hommes de mains de cette famille s'en prirent à Soren et ces hommes. Comment diriger ses hommes à 17 ans ? Soren était le plus jeune de la mafia, le moin expérimenté et déjà à la tête d'un groupe d'hommes, certes pas d'un grand nombre mais n'empêche.

Il avait dû faire preuve de beaucoup de sang froid et de courage. Pour ramener ces hommes et lui-même en vie, il avait dû se déconnecter de la réalité tout en restant lucide et maître de ses décision, agir rapidement et ne pas oublier les protocoles et les règles, puis surtout les adapté selon les situations. Imaginez-vous le stress ? Avoir sur le dos toute ces vies à ramener ? Prendre des décisions rapidement et agir...C'était comme s'il était là mais en même temps absent, comme un robot. Ils rentrèrent tous en vie au manoir des Del Moro, seul un homme fut blessé mais superficiellement, il fut par la suite encore plus apprécié du Parrain au dépourvu de Lorenzo qui ne voulait pas voir son fils enrôlé dans la mafia, lui voulant un avenir plus certain et sécurisé. Il aurait voulu que son fils fasse des études dans le marketing et les finances pour qu'il puisse reprendre leur business de vignoble, laissé de côté...A vrai-dire c'était leur couverture pour ne pas se faire choper par les fédéraux.

N'empêche, à ce moment-là, Soren ne comprenait pas trop pourquoi son père ne voulait pas qu'il entre dans la mafia, il rejetait l'idée de faire de grandes études...Mais maintenant il comprenait désormais son point de vue, en aucun cas, il voudrait voir Valéria se faire enrôler. Certes, oui, c'est différent une fille et un garçon, mais pour Valéria, il voulait une vie calme, sans danger ni drama, sans sa vie en jeu à chaque instant, qu'elle soit tout simplement heureuse. Il reposa les yeux sur Yureka, celle-ci avait sa tête entre ses mains, on avait l'impression qu'elle essayait de se maîtriser pour ne pas exploser...Soren était perplexe, il savait qu'il avait quelque tares sociales, mais là franchement il était sidéré, il ne savait pas du tout ce qu'il lui prenait. Enfin elle releva la tête et lui sourit timidement, il le lui rendit de façon un peu gauche, ce qui se voulait être un sourire fut une sorte de grimace plutôt comique.

Elle salua quelqu'un derrière lui, sûrement et enfin la réceptionniste, il se retourne d'un pas vif.

- Bah enfin ! Bonjour Madame ! Annonça Soren d'une voix un peu agacée.

- Bonjour à tous les deux, que puis-je pour vous ?

- Nous venons d'arriver, elle, elle aimerait savoir dans quelle classe elle est ce matin et quelle salle, ce que j'aimerai savoir moi aussi et surtout où se trouve mon casier.

- Bien, je vous demanderai vos noms s'il vous plaît.

- Soren Del Moro et elle Yureka....Déclara-t-il en se tournant vers la jeune fille, ne connaissant pas son nom de famille, pour que celle-ci le dise.

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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Lun 10 Jan - 16:20

HRP : Désolée, j'ai du retard ><

Je me mordis la lèvre inférieure lorsque je le vis... sourire ?, en réponse à mon propre sourire. Je l'avais peut-être mis mal à l'aise ? Ah, et puis mince alors ! J'étais tellement expressive aussi... Et pas que malchanceuse. D'ailleurs, je me demandais encore comment c'était possible qu'il ne me soit encore rien arrivé de vraiment horrible depuis que j'étais entrée dans le hall. Mais enfin, là n'était pas la question...
Je regardai Soren s'adresser à la réceptionniste, et partis prendre mon sac en attendant. Je l'écoutai d'une oreille distraite, pensant qu'il allait tout d'abord parler de son cas, avant de voir leurs deux regards posés sur moi, au moment où je me redressai, mon sac en main. J'eus une absence de plusieurs secondes, le temps de comprendre de quoi il s'agissait, puis les paroles de Soren me revinrent en mémoire et j'adressai à la réceptionniste un petit sourire embêtée.

-Kakurasaka ! Je m'appelle Yureka Kakurasaka ! En-...

Je m'arrêtai au dernier moment. Foutues habitudes ! J'allais dire "enchantée"... C'était carrément le moment.
Je me passai une main derrière la nuque, nerveuse pour une raison que j'ignorais complètement, et m'approchai des deux personnes, marchant tant bien que mal avec mon sac d'une tonne. Bon, d'accord, c'est vrai, j'en rajoute... Mais quand même.
Silencieuse, je regardai la femme de l'accueil fouiller dans son registre à la recherche de nos noms. Persuadée qu'elle commencerait par s'occuper du cas de Soren, je me laissai aller à ma rêverie, me déconnectant quelques instants du monde réel. S'il y avait bien une chose qui m'avait passionnée, c'était l'imagination que j'étais capable d'avoir. Je vous promets ! J'avais déjà fait des tonnes de rêves où je volais, faisais apparaître des choses par magie ! Même qu'une fois, j'avais entretenu la conversation avec un canard. Si si, je vous jure ! D'ailleurs, croyez-le ou non, mais les canards ont de la conversation ! Parler avec eux, c'est génial, honnêtement. J'avais appris des tas de choses dans ce rêve ! Bon, après, entre réel et irréel... Je sais pas si je devrais croire ce canard fait de songe. Mais après tout, j'ai lu une fois que notre vie était faite "de la même étoffe que les songes". Alors vous savez ! Je suis prête à croire tout et n'importe quoi. Pas que je sois naïve, bien sûr...
Bon, passons. Je relevai la tête, reportant mon attention sur la réceptionniste qui terminait de parler à Soren. Elle venait visiblement de lui donner sa classe, et au vu des papiers posés sur le "bureau", elle lui avait donné son emploi du temps et tous ces trucs administratifs. J'avais cru comprendre qu'elle lui indiquerait alors l'emplacement de son casier après m'avoir indiqué ce que je voulais savoir à mon tour. Elle se replongea alors dans le répertoire de son ordinateur, et repartit à la recherche de mon nom. Lorsqu'elle sembla le trouver, elle releva les yeux vers moi.

-Alors, Yureka Kakurasaka... Tu es en deuxième année, et en ce moment, la classe est en cours de Maths, en salle 1-D. Je te laisse un plan du lycée ici, et... Je t'imprime ton emploi du temps ?

Je mis quelques secondes à réagir, perturbée par ses yeux. Ils étaient tout brillants, c'était vraiment trop mignons ! J'aime beaucoup les yeux, je trouve que le regard joue un rôle majeur dans la beauté d'une personne.
Enfin bref, tout ça pour dire que lorsque je revins sur Terre, je répondis, un peu maladroitement :

-Ah non non, vous embêtez pas avec ça ! Je l'ai chez moi et puis... Enfin voilà, je demanderais simplement dans la journée aux gens que je rencontrerais de me dire les cours suivants et puis voilà... Merci beaucoup madame !


Elle me regarda un petit instant. J'ai dit une bêtise ou quoi ? ... Un peu gênée, je détournai le regard, jusqu'à ce que sa voix me le fasse relever.

-Je vous ai posé un plan là.
-Aaah oui, pardon, désolée, je l'avais pas vu !


"Pardon, désolée"... Lamentable. Je suis vraiment lamentable ! Je pris le plan, lui adressant un petit sourire d'excuse, puis je me tournai vers Soren.

-Et bien euh... Merci de m'avoir aidé à porter mon sac jusqu'ici et puis... Enfin, voilà quoi... Merci !
dis-je alors, m'inclinant légèrement.


Dernière édition par Yureka Kakurasaka le Ven 14 Jan - 17:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Mer 12 Jan - 9:54

Soren observa Yureka sortir de sa rêverie et répondre à la jeune femme, parfois il avait l'impression qu'elle était légèrement à l'ouest...Dans son monde, dans sa tête à elle...Un peu comme le chapelier fou d'Alice au pays des merveilles. Dans ce conte, il préférait le chapelier fou, pour on ne sait quelle raison. Pourtant il était illogique et taré mais Soren le préférait, il le faisait toujours rire. Très loin d'être comme ce personnage, il trouvait qu'il y avait certaine choses dont il comprenait...Cette faculté de rêver, sans cesse, de penser, d'inventer son monde, sans cesse de l'innover, d'être ailleurs sans bouger, d'être loin sans s'éloigner, d'être ici et là-bas en même temps. Il fut un temps il était comme sa, rêveur, songeur...Une époque révolue, désenchanté... Parfois il regrettait cette partie de lui mais il n'y pensait pas trop, en tout cas , il ne se le permettait pas, tant de choses à faire, à accomplir. Cette jeune fille lui rappelait sans cesse cette partie de lui, morte désormais, ce n'était pas désagréable, c'était juste que ...eh bien, que c'était triste. Une vie sans rêver ? est-ce vraiment vivre ? La réceptionniste le tira de ses pensées en poussant vers lui des documents à signer. Il attrapa un stylo et remplit les papiers tout en répondant au question de la réceptionniste.

- Bon les formulaires sont remplis comme il faut. Voici le cadenas pour votre casier, le 15A. Votre premier cours se déroulera en 5-A, Bâtiment I, pour le moment les 4ième année sont attendus dans le Hall B pour le discours du proviseur et voici deux copies de votre emploi du temps. Pour votre petite soeur, il faudra qu'elle vienne d'elle-même me voir. Tenez ces feuilles là, c'est vous en tant qu'adulte qui devait les remplir pour elle.

- Très bien, merci. dit-il d'un ton très posé, presque comme son père s'exprimait, comme il le fait chaque fois que sa concerne sa petite soeur. Il devient calme et posé mais sa peut vite virer au vinaigre. Il se décala pour laisser Yureka s'approcher du comptoir pour s'occuper de ces affaires. Il fouilla dans ces poches et chercha des ces doigts son zipper et son paquet de clope, une envie de fumer le prenait. Il resta là à attendre que Yureka ait finit adossé à une colonne de marbre tout en écoutant de son perchoir la conversation entre les deux filles, le regard dans le paysage enneigé. Au bout de quelque minutes, Yureka se tourna vers Soren et le remercia d'avoir porté tout en faisant une petite courbette. Soren prit un air amusé et saisit l'anse du lourd sac.

- Si tu crois que je vais te laisser traîner ce sac d'une tonne ! fit-il avec un petit sourire au coin avant de basculer le sac sur son dos. De toute façon, je ne suis pas pressé, mon premier cours est loin de commencer. Il se tourna vers la réceptionniste et posa une main sur le comptoir paume vers le plafond.

- Imprimez-lui comme même son emploi du temps, je sens qu'elle va galérer dans la journée.

La réceptionniste s'exécuta pendant que Soren s'empara gentiment du plan pour se diriger dans la classe de la jeune brune.

- Je pense qu'il est préférable que c'est moi qui le lise ! Là il est encore à l'envers, Yureka ! déclara le brun avant de rire doucement en s'emparant du plan tout en posant une main amicalement sur la tête de la jeune fille, il l'ébouriffa une second et attrapa l'emploi du temps que la réceptionniste lui tendait. Il tendit l'emploi du temps à la brunette , s'empara de ses deux valises et s'engagea dans le couloir qui menait à la salle de cours de Yureka. Le plan était clair mais ce pensionnat était un vrai labyrinthe...Soren marchait d'un pas rythmé pour ne pas qu'ils soient en retard, s'amusant parfois de voir Yureka gambadait pour être à sa hauteur.
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Ven 14 Jan - 18:39

Je fus fort surprise de voir Soren afficher un petit sourire alors que je relevai la tête vers lui, après m'être inclinée pour le remercier, mais autant dire que j'étais carrément abasourdie lorsqu'il me prit mon sac et demanda un emploi du temps pour moi à la réceptionniste. Il me prit mon plan, et me déposa à la place un emploi du temps dans les mains en ébouriffant au passage mes cheveux, geste qui me surprit également. Je continuai un instant à le regarder en silence, presque sans comprendre, avant de réaliser qu'il était déjà plusieurs mètres devant moi. Un peu paniquée (pour une raison inexistante bien sûr...) je me tournai vers la réceptionniste, puis regardai Soren, la réceptionniste, Soren, la réceptionniste... Et lui adressai alors un petit sourire désolé, gêné et... pressé, avant de m'éloigner en trottinant pour rattraper Soren.
Je devais avouer que ça me surprenait. Je ne pensais pas qu'il puisse être aussi gentil. Je veux dire ! Pas que mes premières impressions étaient mauvaises, mais... Disons que je le voyais plus renfermé, quoi. Enfin je sais pas, je m'exprime mal ! Mais c'est pas du tout que je le croyais froid ou quoi. Je veux pas qu'on pense que je juge les gens trop facilement ! Au contraire, je suis sûre que dans tout le monde, il y a du bien. Je sais, je suis sans doute un peu trop utopiste ou que sais-je encore, mais en tout cas, j'en suis persuadée. Il y a toujours une raison qui amène quelqu'un à être plus froid, plus renfermé ou encore plus "méchant" à proprement dit. Mais au fond, on est tous pareil, non...?
Bref, tout ça pour dire que malgré les apparences de Soren qui m'avaient fait pensé à quelqu'un d'assez... Pas distant, mais... Réservé, peut-être. Et bien malgré ça, il était vraiment super gentil ! Et pas tant réservé que ça, finalement. Hé, lui qui aurait pu passer pour un mec froid, il souriait et riait quand même ! Encore une fois, pas que j'eus pensé que c'était impensable...
Revenant à la réalité, je trottinais un peu pour le rattraper. Il avait de plus grandes jambes que moi, et en plus, comme j'étais perdue dans mes pensées, j'étais carrément lente...
Regardant le plan par dessus son épaule, je demandai :

-J'ai tant de mal que ça à prendre un plan dans le bon sens ? Enfin bref, tant pis... On est où là en fait ? Je comprends rien à ce plan, c'est super grand ici ! C'est même plus un lycée à ce stade-là...

Je m'arrêtai alors me rendant compte que je venais de faire tomber mon emploi du temps. En fait, ça devait faire un petit moment que je le sentais plus dans ma main... Enfin, voilà quoi, c'est ça d'être pas douée... A trop penser, on en oublie le présent... Et ma main s'est ouverte toute seule comme par hasard pour laisser tomber ce foutu emploi du temps... Je soupirai.

-Attends 5 sec, je reviens !
lançai-je à l'attention de Soren avant de m'éloigner en courant.

Je revins sur nos pas, cherchai sur le sol mon emploi du temps. Une fois la feuille retrouvée, je me baissai pour la ramasser, glissai et tombai. Je me relevai tant bien que mal, le plus rapidement possible, louchai sur mon nez tout endolori, puis, mon emploi du temps enfin en main, repris le chemin que je venais d'emprunter pour retrouver Soren. Sauf qu'un problème se posait... Un couloir qui en coupe un autre ! Bon, à droit, tout droit, ou à gauche ? ... Tout droit, j'ai pas tourné en revenant sur mes pas il me semble ! J'empruntai le couloir, marchai rapidement, mais débouchai... Sur je sais pas quoi. J'empruntai un autre couloir, encore un autre... J'appelle au secours ? Pourquoi j'ai pas le sens de l'orientatioooon ?! Bon dieu, ce n'est un LYCEE ! Qu'est-ce que ce serait en pleine forêt ? ... J'ose pas imaginer.
Je me mordis la lèvre inférieure, puis aperçus alors une chevelure noire, à l'embouchure d'un autre couloir. Soren...? Oh pitié, faites que ce soit lui ! C'est luiiii qui a le plan (pis mon sac aussi...) ! Et c'est la SEULE personne que je connaisse ici ! J'accélérai l'allure, trottinai même, pour rejoignis enfin le carrefour des couloirs. Je m'arrêtai, tandis qu'un grand sourire étirai mes lèvres. Viiiiiiiiiictoiiiiii-... Quoi ? C'est... Aaaaah naaaan c'est pas lui ! Mais je suis maudite !
...Quelle question. Oui, je suis maudite.
Je me retournai alors, prête à chercher une fenêtre pour aller regarder le ciel et méditer sur mes malheurs, quand j'aperçus, à peine à quelques mètres derrière moi... Soren, justement. Et cette fois-ci, c'était bien lui, puisqu'il n'était non pas de dos, mais de face.
Un nouveau sourire étira mes lèvres, un sourire de soulagement, et je m'élançai vers lui, telle une jolie blonde dans un film américain, revenant à la réalité au dernier moment : avant de le serrer dans mes bras. N'allons pas trop loin, je suis peut-être folle, je m'attache vite aux gens et tout, mais c'est sans doute pas son cas... Pis je l'embête déjà assez avec mon sac et tout ! En plus, je suis tellement maladroite qu'il se sent obligé de tenir mon plan et de me guider ! Je dois vraiment lui paraître pitoyable. Tout essouflée, je me passai une main derrière la nuque, postée devant lui, gênée.

-Désolée... Je... Euh... Me suis perdue...? J'ai pas le sens de l'orientation, et puis... J'ai pas réfléchi, j'ai tracé pour pas trop te retarder ou t'embêter, et... Et... Enfin, je l'ai dit, ce Lycée est super super super grand ! Encore désolée... Je t'ai pas trop fait attendre au moins ? Enfin, tu me cherchais pas ? Raaah je me sens trop nulle !


Je le regardai, observai son visage en cherchant à voir s'il n'était pas agacé ou énervé, ou juste s'il se moquait carrément de moi et de ma stupidité... Je suis peut être folle, mais... Mais... Mais rien, je n'ai aucun argument pour... Pour faire je sais même pas quoi.
Raaah je m'énerve !
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Sam 15 Jan - 1:32

Dehors, le soleil commençait à se cacher derrière d'énorme nuage gris. Pas joyeux, pas joyeux du tout ! La journée allait être tristounette si le ciel commençait à faire ce genre de théâtre déprimant. Yureka était toujours un peu derrière, tentant de suivre le rythme de pas cadencé du brun. Il la regarda du coin de l'oeil avec un léger sourire sur les lèvres, au premiers abords, il aurait pu être un sourire joyeux mais c'était plutôt de la tristesse et de la nostalgie. Yureka et son innocence, sa joie de vivre et sa tête dans les nuages, lui rappelaient tellement de chose. Premièrement lui, quand il était jeune et habitait encore au Japon avant de se faire arracher à sa famille de substitution et deuxièmement, elle lui rappelait sa petite soeur, Valéria, sa chère petite soeur, celle qu'elle était avant le décès de leur mère. Tellement vivante, tellement heureuse et remplie d'innocence, aujourd'hui, c'est comme si elle s'était éteinte, qu'elle s'était fanée.

Elle ne sourit plus autant qu'avant, ces éclats de rires résonnent moins et son regard est moins pétillant. Le monde l'avait déçu, tout comme il avait déçu Soren. Mais il ne voulait pas qu'elle devienne comme lui, quelqu'un d'amer et qui ne sait, ne peux plus rêver. Quelqu'un de triste et frigide après tout, comme un glaçon. Valéria était une fleur dans son monde noir et glaciale. Pourquoi tout doit changer ? Pourquoi toute bonne chose a une fin ? Et cette jeune fille, Yureka...Yureka, comme une sensation de douceur après une chute brutale, comme un jus de fruits multi-vitaminé après une traversée dans le désert. Pour être honnête, au tout début, ouais, il l'avait trouvé bizarre, un tantinet exaspéré par cette jeune fille excentrique mais de plus en plus, il voyait Valéria à travers elle. Et ouais, bizarrement, cela lui faisait énormément de bien, c'est comme si...eh bien comme si pendant un moment, ce qui c'était passé en Italie n'avait pas eu lieu, que sa mère était encore en vie et que Valéria était comme avant, heureuse.

Pourquoi ? Oui, pourquoi cette sensation ? Il connaît rien de Yureka, pourquoi tout ces émotions près d'elle ? Bah...après tout, pourquoi les hommes cherchent toujours une explications à ci et ça ? C'était ainsi et puis c'est tout. Cependant, sans chercher de raison, il trouvait bizarre, oui très bizarre même, ces sourires, ces gestes affectifs, sans réfléchir, qui venaient tout seul. Ce n'est pas douloureux non, c'est bizarre. Comme s'il était paralysé et qu'il bougeait à nouveau...En quelque sorte désagréable car sûrement inconnu, effectivement, il n'était comme cela qu'avec sa soeur et sa mère. Les seules personnes de sexe féminins qu'il côtoyait jusqu'ici il faut le dire. Peut-être après tout il n'était comme sa qu'avec les filles ? Non c'était bien plus que sa...Pas vrai ? Enfin comme toute chose qu'il ne comprenait pas, qu'il ne saisissait pas et surtout qu'il ne savait pas gérer, il le mit dans une petite boîte et la balança loin dans un coin de son esprit, nous verrons cela plus tard, un jour. . . hmm ou pas. La voix de Yureka s'éleva dans les airs, sortant de ses pensées, il tourna la tête vers elle sans ralentir sa cadence. Il n'avait pas tout compris et il stoppa en la voyant rebrousser chemin en courant. "Hein ?"

Un peu abasourdi, il la regarda s'éloigner à une vitesse éclair, il croisa les doigts pour qu'elle ne tombe pas, connaissant son jeu de jambes dont elle a fait preuve au début de leur rencontre. Il posa leurs valises à terre et s'adossa aux colonnes de marbres. Tout en massant son épaule endolorie, il se demanda si ce n'était plus judicieux de lui courir après, elle serait capable de se perdre dans l'étendue de couloir de ce pensionnat non ? En même temps, avec ce foutu pensionnat , il pourrait passer sa journée à lui courir après car il ne sait même pas où elle est allée. Non le mieux était de rester ici et de l'attendre sagement. Il jeta un regard sur l'espace de verdure qui se trouvait derrière lui, leurs affaires toujours à portée de sa vue, il passa le chambranle d'une petite porte en verre et s'adossa sur le mur extérieur cherchant dans ses poches son paquet de cigarettes. Le butin trouvé, il en porta une à ses lèvres et l'alluma avec son zipper où le blason de sa famille était gravé. La première bouffée lui fit du bien, tout ce chemin sans fumer. C'était sa première clope depuis qu'il avait foulé le sol japonais et bien qu'il adorait l'hiver, fumer en plein froid, c'était pas agréable du tout, cela changerait légèrement le goût de la cigarette. Il la fuma tranquillement en observant le petit coin de verdure tout nu recouvert de neige. Soren se redressa en entendant au loin, au début du couloir des pas qui couraient, peut-être la petite folle se dit il en rigolant en son for intérieur. N'allez pas vous énerver, c'était vraiment affective ce petit sobriquet. Il éteignit sa cigarette et retourna là où il avait laisser leur bagage

Effectivement, c'était bien elle qui courait vers lui, quand elle l'aperçut un sourire béat illumina son visage, une scène vraiment mignonne qui donnait envie de rire. Cependant le brun se figea, ayant la forte impression qu'elle allait le prendre dans ses bras mais pourquoi ? Mais que se passe-t-il ? Il fit un petit pas en arrière mais se détendit quand celle-ci s'arrêta pile à une certaine distance de lui et se gratta la nuque nerveusement, hors d'haleine.


-Désolée... Je... Euh... Me suis perdue...? J'ai pas le sens de l'orientation, et puis... J'ai pas réfléchi, j'ai tracé pour pas trop te retarder ou t'embêter, et... Et... Enfin, je l'ai dit, ce Lycée est super super super grand ! Encore désolée... Je t'ai pas trop fait attendre au moins ? Enfin, tu me cherchais pas ? Raaah je me sens trop nulle !

Non, c'était horrible ! Vraiment ! C'était pénible ! Sa montait dans la gorge, sa chatouillait non ! pénible ! Cela faisait longtemps que sa lui était pas arrivé, sa le secouait de l'intérieur...c'était quoi déjà ce truc ? Sa s'appelait comment déjà ? Eclater de rire ? eh bien c'est totalement cela, éclater ! La situation, le visage de la pauvre Yureka exténuée, son petit nez rouge qui, Soren était sûr, avait du faire un baiser au sol, non, tout cela étaient trop drôles. Il se mordit la lèvre pour rester impassible mais son regard était déjà trompeur, son regard, hélas, l'avait trahi...Ainsi le mal était fait, il enveloppa Yureka d'un regard protecteur et doux, eh oui le mal était fait, bien qu'incompréhensible et qu'il le faisait sans s'en rendre compte, Soren venait de s'attacher à la petite folle comme il l'appelle affectueusement, sans le savoir lui-même et étonnamment si rapidement, enfin que voulez-vous, la vie a ses propres mystères qu'il sert à rien de comprendre ou de lutter contre. Il attrapa l'emploi du temps, trophée de la course de Yureka.

- Je pense qu'il est préférable que je tienne en main ton emploi du temps aussi. T'inquiète pas, je ne t'ai pas attendu longtemps et j'ai pensé qu'il serait préférable que je t'attend sagement là où tu m'as laissé pour ne pas qu'on se court après.

Il attrapa leur valises et fit un signe de tête à Yureka pour lui faire comprendre d'avancer.

- On va marcher plus lentement, comme sa tu pourras me suivre.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Soren ralentit son pas et se tourna vers elle en pointant son nez de son index

- Et ton nez ? sa va ? Il a voulu dire bonjour au sol ?
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Yureka Kakurasaka
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Dim 16 Jan - 9:51

Je me sentis brusquement rougir lorsque j'aperçus cette expression dans ses yeux... Et ses lèvres pincées. Malgré sa face de marbre... Il avait envie de rire, c'est ça ? Si ça se trouve, j'avais un truc truc sur le visage, ou... Bon, inutile d'essayer de loucher pour voir, j'aurais juste l'air encore plus sotte. Déconnectée de la réalité depuis à peine une seconde, je sursautai lorsqu'il me prit mon emploi du temps des mains, déclarant qu'il était préférable, encore une fois, que ce soit lui qui le tienne. C'était pas totalement faux, maiiis... Enfin bon. J'appris de sa bouche qu'il m'avait attendu là pour ne pas qu'on se coure après, pour reprendre ses mots, et il me dit ensuite qu'il allait ralentir la cadence... Tant mieux ! Enfin, le pire dans tout ça, c'est que lui il est chargé, et il arrive à marcher plus vite que moi qui n'aie aucune charge... Je n'ai aucune endurance, ça doit être ça. Même si je ne pense pas vraiment que ce terme s'applique à la marche à pied à allure normale.
Lorsqu'il pointa mon nez du doigt, je ne pus m'empêcher de loucher dessus. Il était si rouge que ça ?! Me rappelant que je devais avoir l'air idiote comme ça, je secouai négligemment la tête, l'air de rien, avant de reposer mes yeux sur Soren.

-Eh bien... C'est que j'ai perdu l'équilibre, et... Bah... Oui, je crois bien qu'il voulait dire bonjour au sol...


Mais le sol lui n'avait pas trop l'air d'accord, parceuh qu'il m'a fait mal-euh ! Je me frottai discrètement le bout de mon nez endolori, et croisa ensuite mes mains derrière mon dos pour tenter une seconde, rien qu'une seconde, d'arrêter de bouger. Je levai les yeux vers Soren qui regardait le plan pour se repérer dans ce labyrinthe tout bonnement affreux. Honnêtement, sans lui, j'aurais passé la nuit ici sans être jamais capable de sortir. ... Bon, d'accord, j'en rajoute sûrement.
N'empêche que sa bonté me réconfortait. Je veux dire, j'étais entre de bonnes mains, en gros. Et puis, comme je l'avais dit, malgré une apparence qui pourrait faire croire qu'il était du genre à ne pas trop s'intéresser aux autres, il était au fond tout à fait sociable, et même super gentil. C'est ce que je pensais, en tout cas. Certains on la critique facile, moi c'est le compliment. Mais comme c'est la vérité, on va plutôt dire que je suis réaliste et honnête !
Je remarquai alors qu'il portait encore ses valises. Comment n'avais-je pas pu voir ça avant ? C'était pourtant pas caché... Il les avait depuis qu'on était arrivés, et alors qu'on partait du hall, il était reparti avec. Pourquoi n'était-il pas passé aux casiers ? Il ne voulait pas que je sois en retard...? C'était trop tard, de toute façon. Et puis, j'étais un peu un boulet... Alors même avec lui, j'arrivais à nous retarder.
Je poussai un petit soupir, amusée par mon comportement si... enfantin, il fallait le dire. Et à son attitude, à sa façon d'être à lui beaucoup plus mature. Et il n'y avait pas que l'âge qui faisait ça, j'en étais sûre. Il avait dû vivre d'autres trucs qui le rendait si... Sûr de lui on va dire, mais pas dans le sens péjoratif. Mélioratif, plutôt.
Mon rythme cardiaque étant redevenu à peu près stable après ma course, je lui demandai alors, marchant à côté de lui sans avoir à trottiner :

-Dis, Soren, c'était comment l'Italie...? Je n'ai jamais voyagé, je suis toujours restée ici, au Japon... Tout ce que je peux savoir des autres pays viennent de connaissances théoriques et parfois même involontairement faussée par l'opinion propre du pays dans lequel on apprend tout ça, alors...


C'était une question qui m'était venue, comme ça, lorsque je m'étais rappelée qu'il m'avait dit venir d'Italie. Je n'avais jamais véritablement entendu parler de l'Italie, si ce n'était des villes qui ressortaient : Venise, Rome, Pise, Pompéi, Milan... C'était un endroit, paraît-il, chargé d'histoire. Chaque ville avait son contexte, présente dans toute son architecture. Mais c'était un territoire partagé en trois, non ? Le nord, le centre/milieu, et le Sud... Et tout ce que j'avais pu entendre de bien concernait toujours uniquement le Nord, ou parfois le Centre, ce que je ne comprenais pas. Après tout, que pouvait-il se passer de si grave dans le Sud ? J'étais vraiment ignorante sur ce point...
D'ailleurs, d'où venait-il, lui ?

-Tu habitais où, toi, en Italie ?
renchéris-je.
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Dim 16 Jan - 12:25

Ils prirent une rythme plus lent. Coincée dans l'une de ses mains, Soren tentait tant bien que mal de déchiffrer ce foutu plan. C'était clair et bien indiqué sur le plan mais en 3D dans la réalité, très différent, ce couloir qui était à gauche ben en faite...il existait tout bonnement PAS ! Et cela commençait à l'agacer vraiment ! Quelle idée de faire un pensionnat aussi grand et compliqué ! Ce sont des nains qui ont été les architectes ? Ces nains qui construisent des galeries interminables, enfin bon...Bref ! Enfin, le couloir C ! On se rapproche du couloir D où se trouve la salle de Yureka. Et dire qu'il aurait pu être tranquillement assis dans un coin, seul en attendant son premier cours et non il était là à déambuler, chargé comme un boeuf et à chercher une classe qui n'existe peut-être pas. Enfin...en même temps, il pouvait pas la laisser seule comme sa, perdue dénué d'instinct de survie et qui plus est de sens de l'orientation. C'est sa être gentil ? Hmmm sa peut nous perdre sa ! Pas vrai ?

-Eh bien... C'est que j'ai perdu l'équilibre, et... Bah... Oui, je crois bien qu'il voulait dire bonjour au sol...

Soren détourna son attention du plan pour la reporté sur Yureka. Sa ne l'étonnait pas et c'est ce qu'il s'était dit dans sa tête en la voyant revenir avec le nez tout rouge. Il ouvrit la bouche pour lui conseiller de faire plus attention car elle pourrait se faire bien plus mal que sa mais il préféra garder sa pour lui. Il ferma la bouche et se reporta sur son plan. Bah admettant que toutes les filles se ressemblent, quand il est on va dire papa poule, bah quelle expression horrible, comment on peut appeler ce comportement ? protecteur ? nah ! Il n'est pas comme sa si ? Bon on va dire prévenant, eh bien sa soeur est exaspérée ! Et lui dit souvent " Soren, je ne suis pas en sucre ! C'est bon là ! " Ah bon très bien ! Mais, il est bien placé pour connaître comment est le monde extérieur non ? Comment est le monde pour de vrai, sous le voile d'illusion, quand on a plus ce merveilleux cadeau : l'innocence. La vie n'est pas souvent belle ni facile et elle rengorge d'épreuves parfois très dures. Il se contenta donc d'un "Hmm" quasi sonore pour répondre à Yureka.

Bon le couloir D, bon c'est noté,le couloir pour son casier est par là ! Il pourra revenir sur ces pas pour ranger ces foutues valises ! Quel boulet ! Son père aurait pu le prévenir bien plus tôt ! Il n'aurait pas à se balader avec sa ! Bon elles pesaient pas non plus des tonnes, non sa c'était le sac de la brunette. Mais bon c'était chiant quoi de les porter. Il n'avait mit que le strict minimum, encore heureux ! Alfredo avait pris soin de repasser chaque costard de son maître, maître, quel mot horrible , vous ne trouvez pas ? Soren détestait cela. Pourtant sa ne le dérange pas la hiérarchie, qu'il ait au-dessus de lui des hommes plus puissant et qu'il dirige des hommes, mais ce terme maître, c'était bien trop. Hiérarchie oui ! Esclavage non ! Mais Alfredo était tellement gentil puis il était âgé, les coutumes de jadis était ancré en lui et façon Soren lui avait plusieurs fois dit de l'appeler Soren et non jeune maître, Alfredo n'a jamais changé sa façon de l'appeler. Il est depuis longtemps au service des Del Moro, il est même venu avec ces parents l'adopter au Japon. C'est comme un grand-père car Soren n'a jamais connu de grands-parents, les parents de Lorenzo et Grazianna sont décédés pendant la guerre mondiale. Horrible, les périodes de guerres. Cela devaient être plus affreux que leurs temps de conflit à eux. Façon les guerres, c'était une confrontation entre plusieurs pays, une échelle mondiale, tandis que les conflits inter-mafia sa a une échelle plus régionale, les dégâts ne sont pas les mêmes mais il y a des morts...Des morts...

-Dis, Soren, c'était comment l'Italie...? Je n'ai jamais voyagé, je suis toujours restée ici, au Japon... Tout ce que je peux savoir des autres pays viennent de connaissances théoriques et parfois même involontairement faussée par l'opinion propre du pays dans lequel on apprend tout ça, alors...

Soren tourna la tête prestement vers Yureka, tant mieux qu'elle aie ouvert la bouche, il n'avait pas envie de penser à cela. Pour une fois, il était ravi du côté moulin à parole qu'était la brunette. L'Italie. . . Comment c'était d'y vivre ? Eh bien, mieux que ce pays de m.... Enfin, il n'eut pas le temps de répondre, Yureka attaqua d'une autre question, une habitude non ? Mais sa n'avait pas l'air de déranger notre Del Moro, même si se souvenir de l'Italie était pas très très agréable pour le moment, encore beaucoup rongé par le mal du pays.

- Je bougeai beaucoup en Italie mais la plupart du temps, j'étais soit à Florence soit dans la région sicilienne. L'Italie est une ville riche en culture, elle a abrité pendant la renaissance d'important peintre comme Michel-ange et Raphaël. La religion a son importance, car le pape habite au Vatican mais perso j'y met pas vraiment les pieds, j'y crois pas en ces bêtises. C'est agréable d'y vivre...bien plus qu'ici.

Soren aurait bien aimé lui retourner la question, bien qu'il soit née ici et qu'il y ai vécut quelque année de sa jeunesse, il se souvenait de façon flou du Japon. Il avait perdu les coutumes et les traditions, heureusement pas trop la langue, même si il devait comme même réfléchir avant d'ouvrir la bouche et son accent, faut le dire, était ridicule ! Oh ! Enfin ce foutu couloir D ! Ils y bifurquèrent, un long couloir avec des petits panneaux indiquant le numéro des classes. Soren observa ces panneaux en disant à voix haute "la D-1, D-1" Car oui, ils étaient même pas foutu de mettre dans l'ordre les salles de classe, la logique aurait voulu que la première salle au début du couloir soit la D-1 non ? Au bout d'un moment, la D-1 apparu ! Enfin ! Il se tourna vers Yureka qui avait l'air de continuer de chercher la salle.

- Yureka ! Ta salle est ici !



HRP : Gloups, j'y connais rien en géographie donc en ce qui concerne l'Italie, j'ai fait avec ce que je connais :/ désolée si c'est moyen lol
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Lun 17 Jan - 20:03

HRP : Oh bah t'inquiète, moi je suis tellement nulle en géographie que tu sais très certainement plus de trucs que moi ! Et puis, Yuyu' est japonaise alors elle ne peut qu'en apprendre plus ^o^ Et comme elle est pas franchement très brillante... xD Elle est dans la moyenne, donc elle sait pas tout ça... Bref, j'me tais.

Je l'écoutai me parler de l'Italie sans dire un mot, me contentant de regarder son visage et d'identifier les expressions qui s'y mêlaient pour tenter de les interpréter. Ses derniers mots me surprirent pourtant un peu. C'est vrai qu'il était toujours difficile de s'adapter à un nouveau pays. Enfin, je ne l'avais pas vraiment vécu, mais... C'était déjà dur de s'habituer à une ville, alors d'habituer à un pays... Et encore, lui avait la chance d'avoir quelques souvenirs de la langue, et peut-être aussi des cultures. Il m'avait dit être venue avec sa soeur, et son père les avait également rejoint... Est-ce qu'ils parlaient le Japonais, eux aussi ? Sans doute, oui.
Mais enfin, de là à dire que ce n'est pas agréable de vivre ici ? Je trouvais cela exagéré... Il avait tant abandonné pour venir ici ? Des amis...? Il n'était là qu'avec sa soeur et son père... Sa mère était restée en Italie ? Un divorce...? Je ne connaissais en réalité que très peu de choses à son sujet... Mais après tout, c'était normal, non ? Je venais de le rencontrer.
Je secouai la tête pour me remettre les idées en place lorsque je le vis commencer à chercher ma salle de classe. A mon tour, je commençai à regarder les écriteaux sur les portes pour trouver la D-1. Dur de me concentrer avec toutes ces questions en tête ! C'est vrai quoi, pourquoi est-ce que Soren était venu au Japon s'il n'aimait pas cet endroit ? D'après ce qu'il m'avait dit, il allait rester ici avec son père et sa soeur... Mais l'organisation à la dernière minute me donnait envie de croire qu'il s'agissait d'une arrivée précipitée, pas organisée... N'avait-il pas dit qu'à la base, il aurait dû être pensionnaire ?
Raaah, décidément, je ne comprenais rien à rien ! Dur dur d'être sérieuse... Et surtout réfléchie. Parce que là, j'en venais à la conclusion que ses parents avaient divorcé et que son père était parti de l'Italie pour venir au Japon... Comme ça ? Coup de tête, sans doute... En tout cas, ils ne devaient vraiment pas s'entendre, les parents de Soren, pour qu'ils instaurent une telle distance entre eux. Enfin, après, je savais rien de l'histoire, et tout n'était que supposition... Mais imaginons que ce soit juste... Ca expliquait peut-être l'aversion de ce cher Brun pour le Japon.
Alors que je tournai la tête vers lui, ouvrant la bouche pour essayer de lui en demander davantage sur les raisons qui l'avaient véritablement poussé à venir vivre ici, il me parla. Un peu déboussolée -j'allais parler quoi, je m'attendais pas à entendre sa voix aussi !- je restai quelques secondes la bouche ouverte, avant de la refermer, me rendant compte que tout ceci était... Très élégant. Je portai alors mes yeux sur la porte qu'il m'indiquait, et hochai la tête pour lui montrer que j'avais compris avant d'aller le rejoindre.
Je levai la tête, regardai l'écriteau, puis, tentant d'être discrète, j'essayai d'écouter ce qu'il se passait à l'intérieur de la salle. C'est pas une classe de dingue, hein ? Dîtes-moi juste que ce n'est pas une classe de fous, je vous en prie !
Enfin, ça va, j'ai résisté à la tentation de coller mon oreille sur la porte. C'était dur, mais enfin ! J'ai tenu bon.
Je me tournai vers Soren, lui adressai un petit sourire de remerciement pour m'avoir guidé ici, murmurai un faible "merci", et toquai deux petits coups sur la jolie porte en bois. C'est une voix masculine qui me répondit d'entrer, et je m'exécutai, tournant la poignée avec lenteur, légèrement hésitante. J'arrivai en plein milieu d'un cours, c'était vraiment pas très intelligent... Enfin, c'était pas ma faute, mais... Je sentais déjà tous ces yeux braqués sur moi. Brrr ! Je paraissais peut-être pas comme ça, mais... Enfin, voilà quoi, j'aimais pas attirer l'attention ! A chaque fois, c'était pas de ma faute... Après tout, qui rêve réellement de se vautrer en public pour qu'on le remarque ? Personne, soyez honnêtes.
La porte s'ouvrit, j'entrai alors, regardant une dernière fois Soren.
Le professeur m'accueillit avec un grand sourire, et je m'excusai, gênée, d'être arrivée en retard. Me passant une main derrière la nuque, le prof fit son petit discours habituel à la classe, et me demanda ensuite de me présenter. C'était assez simple : Nom, Prénom, Ancienne ville voire Ancien lycée, et ensuite, les Activités si jamais j'avais envie d'en parler. Je terminai de me présenter sur un "J'espère que je pourrais apprendre à mieux vous connaître ! Et j'espère surtout qu'on s'entendra bien !" Puis, j'allais m'asseoir à la place que le professeur m'avait désigné... Sauf que. Haha, surprise.
Devinez quoi ? Je suis sûre que ça va vous venir à l'esprit tout seul.
Mon sac.
Je n'avais pas repris... Mon sac. J'avais complètement oublié.
Perturbée, je me levais d'un coup, attirant une nouvelle fois tous les regards dans ma direction, avant de me rasseoir subitement, terriblement embarrassée. Le professeur arqua un sourcil avant de me demander ce qu'il se passait. Je répondis, maladroite :

-Euh... C'est que... Je... Enfin... J'ai oublié mon sac... C'est quelqu'un qui... Enfin, Monsieur, je peux sortir s'il vous plaît ? J'en ai pour cinq minutes, tout au plus ! C'est promis ! Désolée, c'est mon premier jour, et je vous embête déjà, et... Et...

Phrase trop longue, il en eût certainement marre, car je n'eus même pas le temps de finir ma phrase qu'il soupirait en me montrant de son pouce la porte. Je me levai, m'inclinai rapidement pour le remercier, et trottinai vers la porte. Je l'ouvris, sortis, regardai à droite et à gauche en refermant la porte derrière moi et...

-Soreeen
! m'écriai-je en l'apercevant au fond du couloir. (enfin, c'était limite un hurlement, mais chut.)

J
e m'élançai alors dans sa direction. Mon sac mon sac mon sac ! Mais quelle idiote. J'ai vraiment pas de tête ! Précipitée, je me prenais les pieds dans mes pieds (rassurez-vous, je n'en ai que deux), et je manquai de me ramasser juste sous son nez. Arrivée devant lui, je me passai une main dans les cheveux, et le regardai avec un petit sourire gêné.

-Désolée, euh... C'est qu'en fait... J'ai... Oublié de reprendre mon sac, déclarai-je en pointant du doigt l'anse de mon sac sur son épaule.


J'affichai un sourire embêté.

-Pardon de t'embêter encore...
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Lun 17 Jan - 22:50

Soren haussa un sourcil en en regardant Yureka, la bouche ouverte qui le regardait. Au bout de quelque secondes, elle referma la bouche, sûrement consciente que celle-ci était ouverte et acquiesça en le rejoignant. Elle avait un instant plus tôt une tête bizarre, comme si elle réfléchissait ? A quoi pouvait-elle bien réfléchir ? Baaaah en même temps, on sait pas combien ils sont dans sa tête. Elle se pencha vers la porte pour écouter supposa Soren. Elle devait sûrement être stressée par la rencontre avec sa nouvelle classe. Bien qu'il n'ait vécu cette situation qu'une fois et dont il se rappelait vaguement, il se doutait que cela n'était pas très agréable et comprenait le stress de la brunette. La scolarité de Soren se fit essentiellement à domicile, il en a vu passer des professeurs. Déjà, il en avait des différents selon la région, car il vivait soit à Florence soit dans le centre de la Sicile. De plus, parfois pendant une mission, surtout lors de long trajet, son père tenait à coeur de lui imposait en plus de gardes du corps, un professeur pour lui faire faire des devoirs pendant le voyage. Enfin, il faut relever l'allure comique, une mafieux dans son jet, se déplaçant pour une mission dangereux, sa préparation ? Ses cours d'anglais ou de maths.

Non mais il faut le faire ! Lorenzo mettait un point d'honneur aux études, lui-même avait fait de longue études avant de préférer la mafia à une vie tranquille et rangée, car oui la famille Del Moro est depuis longtemps dans la mafia. D'ailleurs, Soren soupçonnait ces grands-parents d'être morts d'un meurtre que de la guerre mondiale enfin c'est un autre histoire. Soren avait été une fois dans une école, il avait 13 ans et sa mère avait insister pour qu'il aille en collège, pensant que ce serait bien pour lui d'être entouré par d'autres gamins de son âge, son père céda. Voici Soren, en plein printemps, rentrant à L'école Française de Florence, oui caprice de sa mère voulant que Soren parle Français. Il n'y a passé qu'une semaine car son père le retira rapidement de l'école, obsédé par sa sécurité qui faut le dire était menacé. Son premier jour d'école fut horrible, arrivé en fin d'année scolaire et enfant de famille puissante, son accueil fut hmm pas terrible.

Par les professeur nickel ! Mais les élèves. . . Certains étaient odieux car se sentant visiblement agressés par le statut de Soren, d'autres étaient extasiés par lui et la puissance de sa famille, ce qui l'énervait vraiment et d'autres le regardaient avec méfiance, sûrement au courant des rumeurs qui tournaient autour des Del Moro comme quoi, ils faisaient partie de la mafia . . . S'ils savaient que ce n'était pas des rumeurs mais à l'époque, Soren ne savait rien des activités de son père, qui pour lui, était un homme d'affaire connu dans toute l'Italie. Ce fut une bonne expérience et en même temps une mauvaise, au final, il était très bien chez lui dans son coin à ne fréquenter que sa famille et les employés de sa famille. C'est avec joie qu'il retrouva ces professeurs particuliers. Les parents de Soren étaient souvent fiers de lui, il était un très bon élève et ne rechignait pas à apprendre ce qu'ils désiraient. Son père avait voulu qu'il fasse du violon, de l'anglais et du marketing, il le fit, sa mère avait voulu qu'il fasse du français, du piano et de la littérature, il le fit et tout ce que ces parents auraient voulu éviter, entrer dans la mafia, il le fit aussi ! C'est sûr qu'avec ces études, il aurait vu avoir une vie tranquille sans problème d'argent, un poste haut placé et tout la tralalalalala mais non.

Yureka lui se retourna vers lui et le remercia, il lui répondit en inclinant la tête. La porte de classe s'ouvrit sur un homme d'une trentaine d'année environ si ce n'est pas quarante, Soren n'est pas vraiment doué pour établir un âge. Après un dernier regard, Yureka entra d'un pas hésitant. Le professeur adressa un signe de tête rapide à Soren et referma la porte sur un brun en quelque sorte déboussolé. C'est qu'il avait le sac de la brunette encore sur les épaules, comment l'oublier ? Il n'allait tout de même pas rentrer et le lui rendre devant tout le monde, la honte ! Autant pour lui que pour elle ! Bon bah que faire ? Et puis rester immobile devant la porte de la classe n'allait pas aider. Bon . . . Bon . . . Bah retournons à l'accueil, il y laissera son sac et un mot que la secrétaire lui transmettra. En route donc . . . Ahlalala quelle tête en l'air cette Yureka, il sourit dans le vide, c'était comme même une rencontre divertissante, n'est ce pas ? Et puis toute cette joie de vivre . . . Certes il ne connaissait rien d'elle mais elle avait quelque chose d'attachant. Purée, son sac est d'une lourdeur ! Un cri lui parvint à l'oreille, hmm ? Il crut entendre son nom mais n'y fit pas gaffe, sa pouvait pas être possible, il connaissait personne ici et Yureka était en cours. Il continua sa route quand il perçut des pas précipités qui venaient en sa direction, par réflexe, il se retourna prêt à se défendre si l'autre était menaçant. Il se radoucit quand il vit que c'était Yureka, il l'a regardé, quelque peu amusé et dans sa tête il se lança un pari " tombera ou tombera pas ? " Elle courait comme si la gravité lui jouait des tours. Elle arriva enfin à la hauteur de Soren, sans tomber. Mais pourquoi lui courait-elle après ?


-Désolée, euh... C'est qu'en fait... J'ai... Oublié de reprendre mon sac . . . Pardon de t'embêter encore . . .

Soren regarda le sac et Yureka à la suite. Bah ouais ! LE SAC ! hahaha quel imbécile. Il hésita un instant et regarda Yureka avec ces épaules frêles et ce gros sac. Il n'avait pas une carrure imposante non plus, mais lui, il était un garçon il pouvait porter cette charge

- Bah tu sais, j'allais le déposer à l'accueil . . . C'est peut-être mieux, tu le récupéreras à la fin de tes cours, comme sa tu te le trimballes pas. . . Enfin c'est comme tu veux, après tout, c'est ton sac.

Se rendant compte de ce qu'il avait dans la main, il tendit l'emploi du temps et le plan à Yureka après avoir posé ces valises pour avoir la main libre. Finalement heureusement qu'elle avait couru après lui.

- Oh ! Au faite, tes papiers et les fait pas tombé !

Yureka le regarda, apparemment elle avait oublié, elle aussi, l'existence de ces papiers tout comme Soren. Hmm contaminé le petit Del Moro ? Soren regarda Yureka, les papiers en mains, les habits dans tous les sens après sa course, décoiffée après s'être passée la main n'importe comment dans les cheveux et elle voulait rajouter à cette équation un gros sac d'une tonne ? Mauvaise idée hin hin !

- Écoute, je le dépose à l'accueil c'est mieux ok ? Sinon tu vas déclencher une catastrophe régionale ! Ne t'en fais pas pour ton sac, je dirais à la secrétaire de faire gaffe. Allez, retourne en cours. Ajouta-t-il en lui faisant un signe d'y aller.
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Yureka Kakurasaka
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Ven 21 Jan - 18:23

HRP : Je suis désolée pour le retard, j'ai eu beaucoup de travail cette semaine, j'ai pas trop eu le temps, désolée >< (c'est ça te tout repoussé à la dernière minute >w<)


Lorsque j'arrivai, essoufflée (après avoir fait 10 mètres...), passant mes mains dans mes cheveux pour tenter de les "recoiffer", il sembla... Etonné. Ce n'est que quand je désignai mon sac, sur son épaule, du doigt, et que je lui déclarai, désolée, que je l'avais encore oublié, qu'il sembla comprendre.

- Bah tu sais, j'allais le déposer à l'accueil . . . C'est peut-être mieux, tu le récupéreras à la fin de tes cours, comme sa tu te le trimballes pas. . . Enfin c'est comme tu veux, après tout, c'est ton sac.


Ben... D'accord quoi. Mais je suis sûre que j'aurais jamais pensé à aller le chercher à l'accueil mon sac... Alors heureusement que je m'en suis rappelé à la dernière minute et que je lui ai couru après !
Il aurait dû le comprendre que j'étais pas douée, quand même... Mais j'esquissai pourtant un sourire, reconnaissante, et hochai la tête en guise de réponse. Il ne tarda pas alors à ajouter autre chose :

- Oh ! Au faite, tes papiers et les fait pas tombé !
-Ah... Euh...

Ce fut les seuls... "mots" que je prononçai. Je le regardai quelques instants, et baissai les yeux sur les papiers qu'il venait de me rendre. Oui, les papiers... Comment avais-je pu oublié que je m'étais perdue pendant une éternité dans ces couloirs sans fin en recherchant cet emploi du temps qui m'avait échappé des mains...? J'étais vraiment idiote.
Alors que je m'affairai à regarder dans quel genre de cours je venais d'arriver -c'est vrai quoi, j'arrive, je me présente et tout, mais... Qui me dit qu'il va pas parler anglais après ?- et regardai l'heure sur ma montre pour ensuite me repérer sur l'emploi du temps. Mathématiques... Ah. Ca aussi, elle l'avait dit, la femme de l'accueil. Je relevai la tête vers Soren lorsqu'il ouvrit à nouveau la bouche. Sauf que c'était pour me parler de mon sac, cette fois... Encore une fois...

- Écoute, je le dépose à l'accueil c'est mieux ok ? Sinon tu vas déclencher une catastrophe régionale ! Ne t'en fais pas pour ton sac, je dirais à la secrétaire de faire gaffe. Allez, retourne en cours.


Je le regardai, et penchai la tête sur le côté, comme si je ne le comprenais pas. En fait, je le comprenais parfaitement, mais... Maiiiis...

-5 secondes !
lui répondis-je en ouvrant ma main complète pour afficher 5 doigts.

Je lui adressai un petit sourire avant d'ouvrir mon plan sous mon nez. Donc, on est...

-Là !
m'exclamai-je en pointant du doigt la salle D-1.

Bon, maintenant... L'accueil c'est... C'est... C'eeest... C'est oùùù ?! Aaaaah ! Le voilà ! L'accueil... Je le fixai quelques instants, avant de reporter mon regard sur mon doigt, posé sur la petite case indiquant la salle D-1. Je cherchai à tracer l'itinéraire, comme l'aurait fait un enfant, dans un livre de jeux pour petit. Parvenant tant bien que mal à trouver une trajectoire (bien compliqué d'ailleurs, je dois faire le tour de l'école pour que mon doigt arrive enfin à l'accueil... On peut m'aideeer ? TwT), je relevai la tête vers Soren, tout sourire.

-Ok, d'acc ! J'irais le chercher là-bas à la fin de mes cours... Merci !


Je m'inclinai pour le remercier une énième fois, me redressant en lui adressant un énième sourire, et repartis en direction de ma salle de classe, emploi du temps et plan en main. Je m'arrêtai pourtant sur place, me tournai vers lui avec une moue gênée.

-Dis, euh... Je connais personne ici. Tu voudrais pas qu'on se retrouve pour manger, à la cafet'...?


Je me passai une main derrière la nuque, embarrassée.

-Sauf si tu as un bentô...? Enfin, moi, j'ai pas trop eu le temps d'en préparer un ou quoi alors...
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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Dim 30 Jan - 3:33

Soren regarda, perplexe les cinqs doigts levés devant lui. Il se tut et la regarda essayer de se repérer avec le plan pour aller à l'accueil...Finalement, ça serait une bonne idée peut-être qu'il vienne la chercher à la fin de ces cours, elle serait capable de se perdre dans le pensionnat et mourir de faim...Elle lui adressa un sourire avant de se cacher derrière le plan...Comique...Il enfonça ses mains dans ses poches, attendant sagement que Yureka s'y retrouve sur le plan pour trouver l'accueil. Il passa un regard autour de lui, les bruits de cours lui parvenaient aux oreilles. Il se demandait comment les élèves pouvaient bosser ainsi ? Avec ce brouhaha incessant ? Oui, c'est vrai que lui, il avait été habitué au silence, vu qu'il prenait des cours à domicile, il n'arrivait pas à bosser dans le bruit, cela le déconcentrait trop.


Au bout de quelque minutes, Yureka releva la tête avec un sourire, elle ira chercher son sac après ces cours. Une petite courbette que Soren répond par le même geste et elle s'en va en cours. Touchant du bout des doigts son paquet de cigarette, il pense en allumer une quand Yureka se retourne sur ces pas avec une mine gênée...Y se passe quoi ? Après quelque seconde, elle ouvrit la bouche, lui proposant de déjeuner avec elle. C'était pas une mauvaise idée, ils ne connaissaient personne. Déjeuner seul ne lui posait pas de problème car le regard des gens, il s'enfichait, un coin sombre, un fusil et une pelle suffit si on l'embête trop...Non bien-sûr, je rigole...Quoique...Faut pas trop le chercher...Un bentô, expression qu'il n'avait plus entendu depuis longtemps... Il haussa les épaules et lui répondit que cela lui allait, qu'ils avaient qu'à se retrouver à la cafétéria, le premier qui arrive garde une table. Silence...Il lui fit un signe de retourner en classe en accentuant d'un regard qui voulait tout dire...Elle allait se faire lyncher par le prof' sinon. Quand elle se décida à retourner en cours, il remit le lourd sac sur ces épaules, ces valises à la main et refit le chemin qu'ils venaient de faire tantôt. Arrivé à l'accueil, il en profita pour déposer ses propres valises et ne prendre que le nécessaire pour suivre une première journée de classe.


Il tourna ensuite les talons et se dirigea vers sa salle de classe, ses affaires coincées sous le bras, une clope à la main et l'autre main dans sa poche. Il déambula d'un pas tranquille vers sa classe, pas pressé de se mélanger dans une foule de jeune de son âge. Sa classe atteint, il laissa tomber sa clope sur le sol et l'écraser d'un pas puis pénétra dans la salle de cours. Des visages se tournèrent vers lui mais il n'y fit pas attention, le professeurs le salua, il y a répondit d'un geste de la tête et alla s'installer sur une table libre au dernier rang. Le proviseur n'allait pas tarder à venir pour souhaiter la bienvenue à Soren, qu'il vienne faire son lèche-cul, cela ne change rien. Le cours continuèrent sans problème, Soren contempla la cours du pensionnat recouverte de neige, perdu dans ses pensées...Ce n'est pas pour se la péter mais ce cours de littérature, il connaissait déjà...C'était du déjà vu...Voilà un des points positifs à étudier à domicile, tu vas à ton rythme, tandis qu'à l'école, tu dois faire en fonction de tes camarades de classes et parfois du prof' qui peut être lent. Soren soupira, une année scolaire qui sera longue, il espérait bien ne pas s'ennuyer à chaque cours ainsi, un peu de stimulation, pardi ! La matinée se déroula ainsi, entre plusieurs cours...Soren suivit avec attention le cours d'anglais, cela lui permettait de réviser son anglais...La cloche sonna la pause de midi...Enfin, il se leva de son pupitre en s'étirant puis rangea ces affaires, quelque filles gloussaient dans leur coins, leurs regard dans sa direction ? Il leva les yeux au ciel...De quoi ? Avaient-elles eu écho d'où était-il issu ? C'était son joli minois ? L'intérêt pour un élève nouveau ? Quoiqu'il en soit, il haussa les épaules et sortit de la classe sans un mot. Arrivé dehors de la classe, dans le couloir, il chercha le plan, maintenant, il fallait chercher la cafétéria et ce n'était pas une mince affaire...


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MessageSujet: Re: Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)   Aujourd'hui à 14:14

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Aaaaah, d'accord ! C'est comme ça qu'on tient un plan... (libre)
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