Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-

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Misao Kiyomizu
Farewell, Darling.

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Did you ever see an asparagus ?

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MessageSujet: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Sam 11 Déc - 0:38

Don't cry, I'm here to hear you...

    Gosh. Devil. SATAN. Je me lève, du pied gauche. Le réveil n’arrête pas de sonner, c’est une horreur, une damnation… on est vendredi. Je souffle, exhalant l’air pur qui se trouvait dans ma chambre. J’habitais un petit appartement de l’autre côté de la ville, dans un quartier plutôt chic. Ma paye me permettait bien des choses. Des petites amourettes nocturnes aux beaux oiseaux sifflant à ma fenêtre le matin. Je me levais donc, et me déplaçais avec une nonchalance indétrônable dans les pièces de mon appartement. Je me dirigeais tout d’abord vers la cuisine. Où je cherchais dans l’un des placards les plus proches, une bouilloire. Une fois trouvée, je la remplis à moitié d’eau, et la branche. Je met le bouton sur « on ». Et attend patiemment. Vendredi… vendredi… terrible jour, le plus long de la semaine, marquant la fin de cette dernière. Je me massais momentanément les joues, puis me frottais les yeux, baillant avec une certaine discrétion. Gardant à l’œil la bouilloire, je me dirigeais vers la fenêtre, et ouvrai les volets. Il faisait beau… « Tiiit tiiit » Hum… tiens, ça sonne. Je détourne mon regard, et me dirige vers la bouilloire. D’un geste habituel, je l’éteins, et par me chercher un bol, une petite boîte ainsi que du sucre. J’avais envie de thé, ce matin. D’un thé blanc. Je baillais une deuxième fois, et une fois tout cela rapporté, je versais l’eau chaude dans le bol, et posais à l’intérieur un petit sachet. J’y ajoutais par la suite deux sucres. Hum… Dear… je sentais déjà que la journée allait être longue. Je pris une cuillère en argent, la plongeant ensuite dans le bol. Je portais ce dernier, me rendant pour la deuxième fois vers la fenêtre. Je tentais de me divertir, comme je le pouvais.

    Il était sept heures. Les enfants sortaient de chez eux, leur bob jaune sur la tête, se hâtant vers la troupe qui venait les chercher. Ah… les gosses. Toujours excités à l’idée d’aller à l’école. Plus tard, ils penseront plus à sécher qu’autre chose… c’est tellement… mignon de les voir comme ça. Purs et innocents. Ils sont parfaits. Mais… la perfection ne reste jamais longtemps. Ils finiront par grandir, et perdre cette innocence qui devrait être gardée au plus profond d’un trésor. Je sortais le sachet de mon bol, me hâtant pour le jeter à la poubelle, puis, je bus une gorgée de mon thé. Puis deux… puis trois… je le finis. Je fis rapidement la vaisselle, puis, je me dirigeais ensuite vers la salle de bain. Ahh… quelle dégaine. Les cheveux en pétards. J’ai horreur de ça. Il faut toujours que… tout soit bien coiffé. Je déteste les mèches rebelles, et tout ce qui va avec. Je pris une bonne minute, afin de prendre le temps de me laver les dents, puis je soufflais un grand coup, m’armant de ma brosse, et je commençais à coiffer ma chevelure blonde. Un coup par-ci, un coup par-là, un autre par ici et… voilà ! Je pris un petit peu d’après-shampoing, en mis sur mes mains, commençant doucement à les étaler aux pointes de mes cheveux. J’aimais sentir bon. C’était… primordial. Pour moi. J’aimais humer de bonnes odeurs. Une fois satisfait, je me rinçai les doigts, m’essuyai les mains, et m’en allai vers la chambre. Je fouillais dans mon armoire, sortant de celle-ci un sous-vêtement, des chaussettes blanches, un jean clair troué ainsi qu’une chemise aux carreaux rouges bleus et blancs. Enfin, une tenue complètement normale, pour une personne normale. Haha. J’enlevai mon pyjama, et enfilai rapidement ma tenue. Je remontais doucement mes manches, cherchant quelles chaussures j’allais bien pouvoir mettre aujourd’hui. J’optais pour mes magnifiques converses à carreaux bleus et rouges. Ah… les converses, grande histoire d’amour. Puis, j’enfilai une simple veste blanche, j’étais fin prêt. Je me dirigeais une dernière fois vers la salle de bain, mettant une touche de parfum, et ornant mon visage d’une paire de lunettes, à la monture noire. J’avais une tonne de paires de lunettes, que je changeais selon comment je m’habillais. Enfin bon… traite de bavardages.

    Je pris mes clefs, ma mallette de travail, et m’en allais de chez moi. Je fermais la porte derrière-moi, et dévalais les escaliers, dont les marches étaient nombreuses. Ça ne me dérangeait pas de les descendre. Mais par contre… les monter… je préférais prendre l’ascenseur. Car bon… sixième étage, tous les soirs, je dois avouer que ce n’est pas très marrant. Une fois en bas, je pris ma moto (et ouiii, j’ai une belle moto à moi tout seul ! Héééh.), enfilai mon casque et partis sur le champs, quittant mon antre. Dix minutes plus tard, j’arrivai à destination, c’est-à-dire, à Pretty School. J’y viens tous les matins. M’enfin. Je gare ma moto, prenant le soin de tout sécuriser. Puis, je me dirigeais vers l’entrée. Je rencontrais de nombreux élèves, certains que je connaissais, d’autres que non. Je les saluais poliment lorsqu’ils s’avéraient qu’ils me saluaient. Et j’en ignorais d’autres. Enfin, c’était une routine. Je passais à côté de l’infirmerie, pour enfin arriver à mon bureau. J’ouvris la porte, et m’asseyais dans mon siège, déposant ma mallette sur mon bureau. Je soupirais, puis, sortis de cette dernière mon grand cahier, mon planning quoi. Il était huit heures. Ça sonne. Une sonnerie à vous exploser les tympans. Enfin… voyons voir qui est mon premier patient. Un certain Aaron. Tiens… je ne le connais pas encore. Il faut croire qu’il n’est jamais venu ici. Cela risque d’être intéressant. Et d’ailleurs… on frappe à ma porte. Et bien… il sait être à l’heure, ce cher Aaron.

    Je lève doucement mes orbites bleutées, jetant un « Entrez, je vous prie. » et je vois aussitôt la poignet s’animer. La porte grince en silence, et je vois la silhouette se manifester. Le voilà donc… c’était un grand jeune homme, à l’allure toute aussi svelte que la mienne, et au visage indifférent. Son teint était adorablement pâle, et son allure gracieuse. Je lui dis doucement de prendre place, tout en m’enfonçant dans mon fauteuil. Il me fixait, de son regard d’un noir profond. Puis, je lui dis « En quoi puis-je vous aider ? Je suis tout ouïe. ». Il me fixait encore… au point de presque me mettre mal à l’aise. Je joignais doucement mes mains, affichant un doux sourire sur mes lèvres pâles. Je ne sais pas ce qui lui prit, mais à la vue de ce dernier, je vis un sourire également se crisper sur les lèvres blanches de mon patient. Il était plutôt mignon, dans son genre. Il remit l’une de ses mèches noires en place, et commença à me parler de son présent. Je pris un bloc-note ainsi qu’un stylo, et écrivais au fur à mesure qu’il me parlait. J’hochais doucement ma tête, lorsqu’il me demandait si je comprenais. Oui, il n’avait pas à s’en inquiéter. Je comprenais toujours tout. C’était comme ça. Je réunissais quelques informations à son sujet. Grand Prince de l’école, aimant les animaux, voué d’un petit don… enfin, ça, il ne me l’avait pas dit, mais je l’avais deviné. Il m’en fallait de peu, vous savez, pour que je comprenne où la personne veut en venir. Je le regardais, je sentais que le poids qu’il avait accumulé commençait à s’échapper. Ce qui me fit… plutôt plaisir. Je savais que parler, noyait habituellement les peines. Et c’est pour cela, que j’aimais écouter, et ce avec grande attention. Une bonne heure s’écoula, je discutais avec Aaron, on avait bu une bonne tisane ensemble, et tout c’était bien passé. Il semblait éclairé, car un grand sourire chaleureux c’était dessiné sur ses lèvres. Mon Dieu. Il était craquant. Mais je me devais de me contenir, et lui rendait tout simplement ce merveilleux sourire. La cloche sonne, à nos grands regrets. Il se lève calmement et avec grâce, s’inclinant doucement face à moi, me remerciant également. Je lui souris doucement, lui avouant « Tu peux revenir quand tu le désires. Mon bureau est toujours ouvert. » Il pouffa un petit rire tout en hochant la tête, et s’en alla. Je me levais, apportant les tasses à l’évier qui se trouver non loin d’ici. Puis, je retournais à mon siège, regardant qui allait être mon second patient. Hum… Soren. Ah. Lui par contre, j’avais l’habitude de le voir dans le coin. Je dois dire… deux ou trois fois par semaines ? Ou plus ? Tout dépend. Enfin… c’est un grand habitué quoi. Pas que ça me dérange. Enfin voilà… Je me massais doucement le front, me préparant mentalement à assister à un débat… pfiou. Je soulignais au stabilo le nom « MacAlister », montrant que cette étape était déjà franchie, puis, je décrochais la feuille que j’avais remplie à son sujet du bloc-note, la collant à côté du prénom.

    J’entendis frapper à la porte. Et bien… c’est parti. Je frotte agréablement mes cheveux, tout en lâchant un « Je t’en prie, tu peux rentrer, c’est ouvert. ». Oui, je le tutoyais. Et c’était bien l’un des seuls. Disons qu’avec Aaron, on avait bien parlé, et on s’était bien entendu, du coup c’était allé tout seul. Une petite touffe marron entre dans le décor… puis… par la suite… j’entendis des sons… des pleurs, je lève avec un peu plus d’attention mes yeux, et remarque que… il pleure. Oui. Il pleure. Encore. Toujours. Il pleure. Rah. Qu’est-ce qu’il lui était arrivé cette fois ? Il était tombé ? Cassé le bout du nez ? Oh non. Il semble aller très bien… du moins, son nez. Je me lève doucement, et me dirige vers lui. Je le prends par l’épaule, le tirant doucement avec moi, refermant la porte. Je l’avançais vers l’une des chaises. Lui murmurant doucement.

    « Allez, allez. Assis-toi. Je vais te préparer un petit truc, ça va te calmer… »

    Ma gentillesse me tuerait un jour. Je l’ai toujours sût. Je l’aide à s’asseoir, et me dirige vers la bouilloire. (Yes. J’ai des bouilloires de partout moi.) et fis chauffé de l’eau. Je sortis une tasse de couleur rose avec un chat roux dessiné dessus, ainsi qu’un petit sachet aux arômes parfumés à l’orange. Une fois que je trouvais l’eau assez chaude, je la versais dans la tasse, ajoutant deux sucres à l’intérieur, puis, déposant au fond le sachet aromatisé. L’eau fumait doucement, dévoilant des odeurs magnifiques. J’adorais les tisanes. Elles avaient le don de tout relaxer, tout calmer. C’était magique. Je l’apportais au bureau, la posant devant Soren. Puis, je retournais à mon siège, m’enfonçant dans ce dernier, croisant doucement mes jambes, et mes bras. Je regardais le petit garçon, tout sourire. Lui avouant, de ma voix galante et douce.

    « Tu as vu la tasse ? Je l’ai prise pour toi. Après tout, tu es un habitué, tu as le droit à ta propre tasse maintenant. Elle te plait ? J’ai entendu dire que tu aimais les chats et le rose… »

    Je passais ma main dans mes cheveux, affrontant doucement son regard. Non, je ne l'avais pas entendu dire. Je le savais, tout simplement. Vous savez, après deux bonnes séances, j'arrive à vous cerner. Et là... vu le nombre de séances que j'ai dû avoir avec Soren, je crois que je le connais presque par coeur. Je lui dis, donc, par la suite.

    « Sèches donc tes larmes, et bois quelques gorgées, ça va te faire du bien. Et après, tu me diras ce qu’il s’est passé, d’accord ? »

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Spoiler:
 


Dernière édition par Misao Neiro le Dim 12 Déc - 22:51, édité 1 fois
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Soren Jones
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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Sam 11 Déc - 2:04

    Aujourd’hui, c’était le dernier jour de la semaine. Dit : Vendredi. Un jour que j’espérais, être bon. Car il fallait dire, que depuis mon arrivée à Pretty School, rien n’était allé dans le bon sens. Pourquoi ? Etant maladroit, je ne cessais de m’attirer toutes moqueries a force de m’étaler dans les couloirs, ou de faire tomber mon plateau a la cafétéria. Et puis, moi qui étais plus ou moins doué pour me faire des amis… C’était raté. J’étais des plus solitaires qu’il soit. Aucune amitié, aucun lien. Et je crois que seuls les professeurs me connaissaient assez bien, ici. De bon matin, mes pensées étaient plongées dans un bain négatif. Je n’avais personne à rejoindre de bon matin. A qui dire bonjour, ou a qui sourire dès le matin. Même si j’ai l’habitude d’être souriant, et de donner ce sourire a n’importe qui. Sourire qui n’est d’ailleurs, jamais rendu. Peut-être trop gentil… Je n’en sais trop rien. Hésitant, je me lève de mon lit. J’ai peur. J’appréhende cette journée, comme toutes les journées dans cet établissement. Moi qui était heureux d’intégré une école… Je n’arrive pas à m’y faire. Mais, je veux prouver a mes parents, que je suis un grand garçon, et que je n’ai pas tout le temps besoin d’être suivi. Je me gratte la tête, ébouriffe mes cheveux. Mes colocataires sont déjà partis, commençant certainement plus tôt que moi. J’ai donc la chambre pour moi seul, et c’est silencieusement, et d’une mauvaise humeur peu commune, que je me dirige vers la salle de bain… tentant de me vider l’esprit. Je me déshabille lentement, baillant, et titubant. Je n’avais tout simplement : pas assez dormis. POURQUOI ? Car je passe mon plus clair du temps à me torturer l’esprit depuis près de deux mois. Mes yeux se ferment seuls, mais je me reprends, et me presse sous la douche. Mes colocataires n’avaient donc pas penser a moi ? Il fallait mettre le chauffage ! On est plus en été… c’est l’hiver maintenant. Il fait pas très très chaud dans les chambres, surtout à l’étage ou nous sommes. De plus en plus démoralisé, je me demande s’il ne vaut mieux pas que je me fasse passer comme malade. Mais tant pis, étant déjà plongé sous l’eau chaude, j’irais en cours aujourd’hui, solitaire comme d’habitude.

    La douche, c’est l’endroit où on se vide l’esprit. Du moins, c’est toujours ce que j’ai pensé ! Suis-je anormal ? De me libéré l’esprit sous de l’eau chaude et une ambiance relaxante ? Je me remets souvent en question dans la salle de bain… Ben oui ! Je parie que pleins de gens font comme ca ! Silencieusement, avec seulement le bruit de l’eau… Hiiii~ ! Je repense donc, à une personne récemment croisé. Oui… figurez-vous, que la semaine dernière, le concierge m’a enfermé dehors. Sous la pluie. Et j’avais d’ailleurs, attrapé un petit rhume. Que j’ai encore beaucoup de mal a faire passer inaperçu. Enfin, je disais ? Ah oui. Dehors, j’ai croisé… une fille. Une rouquine. Mais là n’est pas le plus important ! Sous la pluie, se trouvait un chaton. Et je l’ai prit, pour le sauver ! Je comptais le garder, vous croyez quoi ! Je le voulais moi, ce minou. Il était roux, mignon. Mais, justement. Cette fille a couru, trempée, vers moi. M’arrachant la petite bête des mains. Me remerciant, me disant vite fait son nom, et citant un « Aaron » dans sa phrase… puis repartant aussi vite. Tout c’était passer a une vitesse éclair. Trop vite pour moi. Et vous savez quoi ? Ca m’a perturbé ! Déjà qu’être enfermé sous la pluie, je ne m’en remets pas. En plus, qu’on m’arrache un petit chaton des mains, violemment. Je prends ca comme une agression. JE SUIS SERIEUX. C’est de l’agression ! Il… il faut y allez doucement ! Me le prendre, gentiment, ou même ! Me demande avant. Et pour le concierge… Pourquoi ne pas regardez dehors avant de fermer ? Suis-je si invisible ? Inutile ? Inintéressant ?! Les larmes montent rien qu’en y repensant. Mais enfin, passons. Je souffle un bon coup, puis sort de la douche, tirant ma serviette que j’avais précédemment posé sur le lavabo. Me séchant, puis l’entourant autour de ma taille, je saisis la deuxième était plus petite, pour me sécher les cheveux. Je retourne alors vers mon lit, et tire ma valise installé sous mon lit, n’ayant pas sortit toute mes affaires, je pioche au hasard, sans réellement regarder. Puis repart m’habiller silencieusement, dans la salle devenue sauna.

    Toujours dans un silence presque agaçant pour certain, mais certainement agréable pour moi, j’enfile mes habits et avec ma main droite, fait disparaître la buée installer sur le grand miroir de la salle de bain. J’inspecte ma chemise, ma cravate bleue. Je veux voir si rien n’est taché ! Ou encore, trop froissé. Je fais des ourlées a mon jean trop grand, puis enfile mes converses d’une pointure de trop. J’attaque enfin : mes cheveux. Que je re-sèche à nouveau avec la serviette précédemment utiliser. Je les coiffe, puis inspecte mon visage. La partie la plus importante ! Je me conviens, et donc, peut sortir. Mais, avant, je range toute la pagaille que j’ai mit. M’étant déjà un peu embrouiller avec mes colocataires, à cause du bazar que je laisse souvent derrière moi. J’ai à présent, retenu la leçon. Cette fois-ci, c’est la bonne ! Je sors, et ferme la porte derrière moi. Je jette un coup d’œil vers mon réveil, je suis dans les temps, et heureusement pour moi. Arriver en retard… C’est quelque chose que je n’aime pas. Pourquoi ? Car tous les regards sont rivés sur toi, à cause de quelques minutes de retard. Si es déjà mal vue, ce n’est jamais agréable. Je ramasse mes livres traînant au sol en les enfournant dans mon sac, puis « ferme » la fermeture éclair cassé comme je peux. Il me reste bien quelques minutes devant moi, mais je préfère partir.

    J’arpente donc les couloirs des dortoirs, et descends les escaliers avec mon sac sur le dos. Je me tiens a la rampe, pour ne pas tomber, et prends mon carnet de correspondance pour vérifier mon emploi du temps. Ce vendredi matin commençait par des maths. Une matière que je n’apprécie pas particulièrement, mais a laquelle je me défends bien. D’ailleurs, en y pensant, les bulletins ne devraient pas tardé à arriver à destination des parents. Cette fois encore, j’espère ne pas les décevoir. Enfin arriver a l’étage, je me dois maintenant de trouver la salle. N’ayant pas le sens de l’orientation, j’ai toujours extrêmement de mal à la trouver. Et pour vous dire, je ne me rappelle MÊME PAS du numéro de cette dernière. Je ressors mon carnet, laissant échapper de celui-ci, un papier assez important. Je me baisse pour le ramasser, et… La sonnerie retentit. Le premier cours de Pretty school venait de finir. Une tonne de gens sortent des salles, et la, je le sens… Je vais me faire bousculer comme pas possible. Je suis fin, petit, personne ne fait attention a moi. On a qu’à me pousser pour que je tombe. Parcourir les couloirs aux heures de « pointes », c’était le genre de choses qu’il ne fallait pas. Voilà pourquoi il fallait que je sois… soit en retard, soit à l’avance. Mais, la plupart du temps, j’étais en pleins dans la foule, à tenter d’avancer, enchaînant les excuses, et trébuchant quelques fois. Tous les jours se ressemblaient dans ces couloirs bleutés. A ce son déjà bien familier, je ramasse ce papier, commence à marcher rapidement je ne sais ou… lisant le numéro de la salle sur mon emploi du temps. Salle 220… 220… Je lève la tête, regarde autour de moi. Tout compte fait… Je ne suis pas au bon étage.

    Mais c’est trop tard Soren. BON DIEU. Pourquoi suis-je tête en l’air ?! Maladroit ?! Je cours pour regagner les escaliers, mais bon. C’est des « bouchons » qui envahissent les couloirs. Et même certaines filles sont plus grandes que moi, pour mon plus grand désespoir. Je me sens ridicule parmi tous ces élèves. Je me sens étrange. Comme un extra terrestre. Le bruit est assourdissant, et commence à me donner un sérieux mal de tête. Sans parler des bousculades encore légère comparer a celles de d’habitude. Et la foule… Tout le monde se colle contre tout le monde, et c’est une chaleur insoutenable qui m’envahit. Bon, je n’ai encore jamais fait de malaise, mais je sens que ca ne saurait tarder. Je soupire, ne cesse de vaciller, et me rend compte que je recule, au lieu d’avancer. Me faisant doubler par de nombreuses personnes, brusques, et tout aussi pressé que moi. Pourquoi tant de violence ?! Je veux juste allez en maths ! Après plus de… trois minutes de combats, je n’avance à rien. Comme quoi, trois minutes peuvent sembler des heures, et des heures. Mais ca y est, ca se dégage, et je peux enfin circuler PRESQUE normalement. Gagnant les escaliers, je les montes, puis me fait pousser volontairement, par une personne ayant vingt centimètres de plus. Le choque de la matinée. C’en ai trop.

    Il m’en faut peu, hein ? Ben oui, ben c’est comme ca. Que voulez-vous ? Ca me stress, ca me perturbe, ca me rend triste. Si je n’étais pas si seule, si j’avais au moins UN AMI avec qui aller en cours, je ne me ferais pas pousser, ou encore insulter comme la veille ! Sans calculer ce grand loubard, j’avance. Puis je réalise, qu’il me parle. Il pose sa grande main sur ma petite épaule. Elle est lourde, sa main. Son visage est orné d’un sourire narquois… Il me repousse à nouveau violemment. Je heurte le mur, et préfère fuir que de rester paralysé. Des rires résonnent derrière moi. J’avance le pas, j’accélère, puis tout compte fait, me met à pleurer. Ma mémoire venait de me remettre l’image d’hier. Ces personnes me suivant jusqu’à ma chambre en m’insultant, c’était eux. Le pire dans tout ca, c’est que des gens y assistent et qu’ils ne disent rien ! Suis-je une si bonne victime que ca ? Ils me suivent, je le sais. Des pas lourds avancent derrière moi. Même s’ils sont éloignés, ils savent ou je vais. L’étage n’a pas trente six milles chemins. Tant pis pour les maths, je préfère filer chez le psychologue. Moi qui ne voulais pas y mettre les pieds aujourd’hui… c’est raté. Avant d’y rentré, je prends mon souffle, et essaye d’arrêter de pleurer. Mais cela m’est presque, voir, totalement impossible. Je tape a sa porte, ouvre silencieusement la poignet, et me met systématiquement a pleuré. Les larmes ne s’arrêtent plus. POURQUOI ?! J’ai l’impression de me ridiculiser ! Même s’il fallait l’avouer, que Misao… Le psychologue, avait l’habitude de me voir en larmes. Sensible comme j’étais, je pleurais très souvent, et majoritairement pour peu de chose.

    Misao s’approchait de moi, mettant sa main délicatement sur mon épaule, et ferme la porte derrière moi. Il m’avança vers une chaise, ou je m’asseye en reniflant bruyamment. Il me dit en me murmurant :

    « Allez, allez. Assis-toi. Je vais te préparer un petit truc, ça va te calmer… »

    Qu’il était gentil. J’en avais le souffle coupé. Un des membres du personnel, le plus adorable. Enfin, peut-être que ce n’était qu’avec moi, qu’il était si indulgent et compréhensif. Il ne tarda a revenir avec une tasse qui habituellement, m’aurait donner immédiatement le sourire. Rose, une couleur douce et féminine que j’appréciais… avec un chat. Les chats, c’était l’animal le plus mignon du monde ! J’étais l’ami des animaux ! Enfin, des chats en particulier. Vu que j’avais parfois, peur des chiens. Mais passons… Le psychologue galant, s’enfonce dans son fauteuil, me disant d’une voix douce qui me rendrait presque gêné :

    « Tu as vu la tasse ? Je l’ai prise pour toi. Après tout, tu es un habitué, tu as le droit à ta propre tasse maintenant. Elle te plait ? J’ai entendu dire que tu aimais les chats et le rose… »

    Reniflant un peu plus discrètement, je lui murmure des paroles que l’on peut a peine distinguer.

    « M..merci beaucoup. »

    En pleures, ou non il fallait que je le remercie. Je l’aimais beaucoup. Même si j’avais l’impression d’être un vrai fardeau pour lui. Je venais de deux, à quatre fois par semaine depuis fin Septembre. L’impression de gêne était permanente. Je pensais, et pense toujours, le gêné quand il ne faut pas.

    « Sèches donc tes larmes, et bois quelques gorgées, ça va te faire du bien. Et après, tu me diras ce qu’il s’est passé, d’accord ? »

    J’hoche la tête, et bois quelques gorgées, comme celui-ci m’a dit. Je me calme, et laisse mes dernières larmes coulées sur mes joues. Je pose la tasse sur le bureau en face de moi, et passe ma main sur mes joues, pour qu’elles soient sèches. Et prend une grande inspiration.

    « Avant tout, encore merci. »

    Les larmes remontent, pourquoi ? Car… car il est trop gentil ! Quoi ? La gentillesse me fait pleurer ? c’est… pas ca ! M’enfin… SI ! Mais, oublions. Je reprends ma respiration, m’empêchant de pleurer. Mais une boule se forme dans ma gorge, et dans mon ventre, me faisant mal. Il ne fallait pas que je m’empêche de… de libérer tout ca. Et pourtant, je le faisais.

    « J’ai… quelques petits problèmes depuis Mercredi. Je… »

    Et PAF. Ca fait un Soren qui pleure. A ce moment là, ce que je désirais le plus, c’était quelqu’un pour me prendre dans ses bras. Je ne comptais plus le nombre de jours, ou je n’avais pas eu un câlin. Sans câlins, je peux maintenant le dire : je meurs a petit feu. Je suis quelqu’un de tactile, d’affectueux, qui a besoin de ca en permanence. Mais, je n’avais pas d’amis. Et, je ne peux pas prendre les professeurs ou le personnel, comme des doudous en peluches. Je souffrais donc en silence. Et surtout, actuellement, je tentais de m’exprimer en pleurant.

    « Y a… une bande de personnes qu..qu…qu..qui me bouscule. I..ils m’ont repérés car je suis du g..genre a-a-a… beaucoup tomber, a être fragile et-et-et mal… a… droit. J..je… »

    Impossible de s’exprimer mieux que ca, hein ? J’éclate en sanglots une nouvelle fois. Au fond de moi, je me disais : Un cââââââââliiiiiiiiin. Mais bon. Je pouvais attendre noël, je l’aurais jamais mon câlin. Pfff… Misao devait le savoir, que cela me touchait beaucoup. Enfin, encore fallait-il qu’il ait comprit mon problème. Je venais souvent en pleurant dans son bureau, a cause de sottises. Car je tombais, car mon prof de français me criait dessus… Car j’avais eu une note en dessous de douze. Enfin, tous ca. Mais jamais pour quelque chose de plus « grave ». Ou encore… d’ « utile » si on peut dire ca comme ca. J’attendais une réaction de ce dernier, élégamment installer dans son fauteuil, les bras croisés, les jambes de même. Son visage inspirait la confiance. Du moins, pour moi. J’arrivais a plus ou moins, cernés les personnes en les observant bien. Pour moi, c’était… la seule personne a qui je pouvais me confier.
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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Sam 11 Déc - 3:27

    Je le savais, j’aurais dû prendre un dolipranne avant de partir. Ce matin, je m’étais retrouvé avec un mal de tête terrible, et maintenant, je me devais de l’affronter. C’était horrible. Je n’avais plus qu’à espérer, que ça passe… doucement… et avec le temps, bien évidemment… Je me massais le front, encore… deux fois en une seule et même journée, c’est assez rare chez moi. Je ne suis pourtant, pas du genre à me rendre malade, ou bien, tout simplement, à être malade. Je me soigne toujours bien, et je suis plutôt résistant. Alors je me demande parfois, pourquoi ça tombe sur moi, ce genre de choses. Surtout en tant que psychologue. Je me dois d’écouter les autres. Et pour écouter les autres, il faut être dans un bon état. Je commençais moi-même à me demander si j’allais tenir la journée… Mais bien sûr que oui ! Je vais la vaincre, la battre, cette journée. Voilà un an que je me confronte à ce fabuleux et chiant vendredi. Une fois de plus, ou une fois de moins, qu’est-ce que ça changerait, au final ? Rien. Rien ! Rien du tout !
    Je sortais d’une rencontre, un certain Aaron. On avait bien discuté, et il faut dire que pendant quelques temps, j’en avais presque oublié mon merveilleux et inoubliable mal de tête. De quoi avions-nous parlé déjà… ? Tellement de choses… d’une rencontre dans un centre commercial. Avec une demoiselle aux beaux cheveux, mais bien étrange. Qui au final, ne l’aura pas laissé de marbre. Mais… d’autre chose aussi… laissez-moi me rappeler… je ne suis pas du genre à oublier, vous savez… de chatons. Ah oui. D’une horde de chatons qui serait presque capable d’envahir Pretty plus tard. Il me disait, qu’il devrait leur chercher des maîtres. Afin de l’aider, je lui proposais de m’en donner un. J’aimais bien les chats. Ils étaient affectifs et tendres. Et ça donnerait une chaleur commune à mon appartement sobre et froid. Un peu de vie. Car à force, vous savez, c’est difficile de vivre seul… dans la même conversation, était intervenue une rouquine. Andy, il me semble. Je crois l’avoir déjà vu dans le lycée. Une fille haute comme trois pommes, qui pourtant aime se sentir grande et forte. Vous voyez… du genre : Dictatrice. C’est assez amusant, je dois l’avouer. Mais bon… si un jour elle vient me voir, je ne crois pas que mon idée serait de casser son rêver de tout gouverner… et pour finir… nous avons parlé d’un Keith. Une relation plutôt ambiguë pour deux meilleurs amis. J’ai noté tout cela, soigneusement dans mon bloc note. C’est prêt à ressortir, en cas de besoin.
    Enfin… c’était très intéressant. J’aimais avoir de nouveaux patients. Ils avaient toujours quelque chose d’intéressant à dire. Quelque chose de bien beau et nouveau à m’apprendre. C’était certainement pour cela que je les aimais, et souhaiter les revoir le plus tôt possible… Oui… c’était forcément l’une des raisons…

    Mais là, Aaron était parti. Me laissant seuls quelques instants. Mais au lieu de me prendre un bon médicament, je préférais débarrasser les tasses, et fouillant dans mon calepin. Enfin, ma routine quoi. Quelque chose que je devrais changer. Une habitude bidonne. En temps normal, n’importe quelle personne aurait fait passé son mal de tête avant cela. Mais moi… non. Il faut croire qu’au fond, je suis anormal. Je soupirais un grand coup, remarquant que mon prochain patient serait Soren. D’ailleurs, voyant l’heure, il ne devrait pas tarder à arriver, à moins qu’il n’ait encore oublié qu’il avait pris rendez-vous avec moi à cette heure-ci. Ce qui ne m’étonnerait pas vraiment. Vous savez, après, j’aurais une heure pour moi. Pour jouer à ma console, prendre autant de médicaments que je le désire. Enfin. Faire tout ce que j’ai envie de faire… mais bon. Le destin en aura donc décider autrement.
    Des sons proviennent de la porte. Quelqu’un frappe. Probablement Soren. Adieu console, bonjour petites histoires ennuyantes de la journée. Petites anecdotes loin d’être croustillantes. Mais enfin… c’était Soren. Je ne pouvais résister à l’idée de lui dire que j’étais là. Je lui répondis, de ma douce voix, qu’il pouvait entrer. Les yeux dans mon bouquin, j’entends la porte grincer, des pas s’approcher à une allure digne d’un éléphant. Puis… j’entends des reniflements, quelques tristes gémissements. Je relève ma tête, et là… SURPRISE. Je vois… Soren en train de pleurer. Et bien. D’entrée, comme ça. C’était bien marrant. Qu’est-ce qu’il pouvait bien se passer ?

    Il est vrai que parfois, j’adorais l’écouter. Tout comme d’autres fois, ça avait le don de m’exaspérer, et de m’ennuyer au plus au point, tellement, que je finissais par sortir ma console. Mais bon, vous me comprenez. Pour une histoire de mauvaise note… c’est un peu venir pour rien, et donc, travailler pour rien. Du coup, je m’occupe autrement, tout en travaillant à moitié. Que voulez-vous que je dise ? « Ne t’inquiète pas, mon petit Soren, tu feras mieux la prochaine fois… » Non, vraiment, vous pensez que je vais dire un truc pareil ? Être psychologue, c’est penser, et penser demande du travail, de la méninge. Du boulot. B-o-u-l-o-t. Et c’est tout.
    Je me levais momentanément, le voyant dans une situation critique, et me dirigeais vers lui, le prenant ma l’épaule, claquant la porte derrière lui, l’asseyant par la suite sur une chaise en face de mon bureau. Je lui dis gentiment « Allez, allez. Assis-toi. Je vais te préparer un petit truc, ça va te calmer… » Et je m’en étais aussitôt allé lui préparer une bonne tisane à l’orange. Des fois, il émanait une aura de pitié, ce gosse. Je ne pouvais qu’à me résoudre à l’idée d’être indulgent avec lui. De ne lui montrer que ma facette « SUPERGENTILLE ». Car après tout, qu’est-ce que je gagnerais avec lui, si j’étais horrifiant ? Des pleurs, des larmes… bref, rien ne pouvant m’aider dans mes recherches. Les relations sont basées sur les situations, et les situations sur les actions. Comme quoi, il faut toujours réfléchir avant d’agir. Sinon… et bien, on finit par se retrouver dans un cercle vicieux. Et c’est tout ce que je déteste, je crois bien. Une fois la tasse préparée, je la posais devant lui, lui disant que j’avais achetée cette tasse spécialement pour lui. …Bon ok, il m’arrive parfois de penser à mes patients lorsque je fais les courses. Est-ce le mal ? Acheter une tasse rose, par contre, je l’avoue, je l’admet, c’est le MAL. Ahlala. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour calmer ce bout de chou. Je le regardais ensuite, sourire chaleureux dessiné sur mes lèvres, je l’entends doucement renifler, en retrait, puis, il bafouille quelque chose, que je réussis à entendre à moitié, mais aussi à deviner, en lisant sur ses lèvres.

    « M..merci beaucoup. »

    J’haussais doucement les épaules, levant mes yeux au ciel. Me remercier. Je n’en aurais pas autant attendu. Un grand sourire installé sur ses lèvres aurait été la réaction que j’aurais voulu. Accompagné d’un petit « Waw !! » ça aurait été parfait. Coude sur la chaise, et main apportée à ma joue, je le regardais, souriant discrètement, lui répondant avec le plus grand naturel du monde.

    « Pas la peine de me remercier, je l’ai fait avec plaisir. »

    Et, ce que je disais était vrai. Généralement, je n’achetais pas tout pour n’importe qui. J’étais assez restreint sur mon argent. Et lorsque je pouvais faire des économies, je le faisais. Bien que ma paye soit assez élevée pour faire vivre trois personnes dans une même maison. J’étais comme ça, prévoyant tout, mettant de côté, afin de peut-être, plus tard, voyager. Ahh… j’avais la soudaine envie de retourner à Paris. Ma ville natale. Qui m’avait bien apporté des ennuis, je dois l’avouer. Mais bon… le passé, c’est le passé. Il faut maintenant se contenter du présent. Je regardais l’anglais, tout sourire. Ajoutant une phrase… « Sèches donc tes larmes, et bois quelques gorgées, ça va te faire du bien. Et après, tu me diras ce qu’il s’est passé, d’accord ? ». Les tisanes étaient réputées pour calmer les esprits en détresse. Et avec moi, ça marchait plutôt bien, lorsque je pétais mes crises habituelles. Alors peut-être qu’avec Soren, ça allait tout aussi bien marcher ? Je le regarde, gardant mon sourire scotché aux lèvres. Il hochait rapidement la tête, s’exécutant à la tâche. Je vois de nouvelles larmes parcourir ses joues, il pleure encore ? Et bien, la fontaine ne sera donc jamais épuisée ? Il pose par la suite la tasse rose sur mon bureau, et je le vois passer ses mains sur ses joues, séchant les larmes ainsi que ses traces qui y avaient résidées. Je le vois prendre une respiration, j’hausse un sourcil, tout ouïe.

    « Avant tout, encore merci. »

    Ahlala… Soren, arrête de me remercier, vide plutôt ton sac pour commencer. Tu me remercieras plus tard. Tu as tout ton temps. Pas la peine de te précipiter. Voilà tout ce que j’avais envie de lui dire. Tout ce que je lui aurais dit. Mais…il avait besoin de dire quelque chose. Alors, je me tus. J’étais ici pour écouter. En tant que juge ou bien spectateur. Alors, je restais au fond de mon siége. Il semblait bien décidé. Quelque chose qui était plutôt rare de voir chez notre petit garçon. Qui était plutôt du genre à se renfermer sur lui-même lorsqu’il s’avérait être seul. Une pris une deuxième respiration, continuant sur la bonne voie qu’il avait entreprise.

    « J’ai… quelques petits problèmes depuis Mercredi. Je… »

    Des problèmes ? Et bien, vas-y, je t’écoute Soren, tu peux tout me dire tu sais. Je pris de mon bureau, mon bloc note ainsi qu’un stylo Bic. Commençant à noter quelques phrases, par-ci par-là, sur notre jeune ami. Et… j’entendis… une nouvelle fois… des pleures. Hn… Habitude, habitude. Quand tu nous tiens. Je relevais ma tête, le regardant, tentant de le réconforter d’un regard, en vain. Du coup, je pris la parole.

    « Des problèmes ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Qu’est-ce que l’on t’a fait. Je suis là pour t’écouter Soren. Alors, calme-toi, et explique-moi tout ce qu’il s’est produit. D’accord ? Allez, je t’ai déjà dit de sécher tes larmes. La tisane ne fait donc pas effet ? »

    J’avais parlé assez fort, de manière à ce qu’il m’entende, ce, même s’il pleurait. Il fallait bien que je le rassure, je ne voulais pas le rendre avec des yeux rouges, rongés par les larmes et la tristesse. J’avais toujours réussi à le calmer, alors, je ne vois pas pourquoi, aujourd’hui, ce serait une exception. Je le regardais, il tentait de s’exprimer, de se calmer en même temps. Ayant un tempérament comme le sien, j’imagine que ce devait être difficile…

    « Y a… une bande de personnes qu..qu…qu..qui me bouscule. I..ils m’ont repérés car je suis du g..genre a-a-a… beaucoup tomber, a être fragile et-et-et mal… a… droit. J..je… »

    Récapitulatif, simple. J’écris dans mon bloc note : Personnes > bousculent Soren > il a tendance à être très maladroit > ça les amuse. TADAM. Comment faire un schéma d’une situation critique avec une grande simplicité, venez me voir ! Non. Sans déconner. C’était lamentable. L’image du vilain petit canard que j’avais de lui, ne cessait de s’amplifier, et la compassion petit à petit m’accablait. Arf. Il ne faut pas. Je le regarde chouiner, tel un gosse de cinq ans, parce qu’il a perdu son doudou fétiche et adoré. Je me lève doucement de mon siège, m’étirant. Je contourne le bureau, me trouvant à côté de Soren. Je m’assis sur une chaise à côté de lui, la rapprochant de ce dernier. Je lui dis, sourire compatissant aux lèvres.

    « Soren… tout ce dont tu as besoin, c’est de quelqu’un. Ne te sens-tu pas mieux, lorsque je suis ici, prêt de toi ? Plutôt qu’en face ? »

    Je m’éloigne doucement avec la chaise, essayant de lui faire comprendre quelque chose.

    « Et lorsque je m’éloigne… est-ce que ton idée de l’incompréhension s’installe à nouveau ? Certainement, oui… mais… »

    Je me levais de la chaise, m’approchant à grands pas du jeune garçon, lui frottant doucement la tête de ma main aux longs doigts. Je soufflais un grand coup. Remontant mes lunettes de mon autre main libre. Puis, je continuais.

    « Il te faut quelqu’un, pour t’épauler. Te parler, t’aimer. Une main pour te tirer, te suivre, te tenir. C’est ça, n’est-ce pas ? »

    J’enlevais ma main des cheveux de Soren, m’abaissant à sa hauteur. Je lui fis un grand sourire.

    « Si ces élèves viennent te voir, c’est bien sûr, car tu es seul. Il faut que tu ailles vers les autres. Que tu trouves une personne digne de toi, qui pourra t’aider dans n’importe quel moment, te conseiller, te relever, sécher tes larmes. Et dans ce lycée… il doit bien y avoir quelqu’un comme ça, qui t’attend, qui te tend la main, que tu souhaites tellement attraper. Alors… ne pleures plus. »


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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Sam 11 Déc - 18:34

    Il faut toujours suivre son instinct. Aujourd’hui, j’aurais dût rester couché. Je le savais. Quitte a raté les cours, j’aurais largement préféré ne pas sortir de ma chambre. Mon optimisme m’a encore eut. Me disant que j’allais peut-être passé une BONNE journée. Mais non, c’est raté, encore une fois. Qu’est ce que je réussis au fait ?... Mais enfin, c’est pas tellement ma faute. Mais lundi, je reste couché si j’ai cette impression dès le matin. Et maintenant, j’ai mal à la tête en plus. C’était presque de la survie, arpenter ces couloirs de bon matin, se faire bousculer et envoyer valser un peu partout. Mettre un quart d’heure pour atteindre les escaliers car on s’est trompé d’étage. Se faire limite harceler par des gens. Mais c’est plus Pretty School ! C’est Koh-lantah ! Et même eux, ils survivent mieux sur leur île, que moi dans cet établissement. Quand mon père me disait que je ne tiendrais peut-être pas… Il avait sans doute raison. J’ai beau aller vers les gens, je me fais toujours peu d’amis. Et là, je n’ai même plus envie d’aller vers les autres. Je commence même a avoir peur des autres élèves. Ce n’est pas moi ca, ce n’est PLUS moi ! Il manquerait plus que j’arrête de sourire… Et, on a perdu le vrai Soren. Ou j’en étais déjà ? Ah oui, je me suis fait bousculer, bon il m’en faut peu, je l’avoue. Mais les larmes commençaient déjà à monter. Et je me suis mit a courir dans les couloirs pour rejoindre le bureau de Misao, le psychologue de Pretty School... Que je tutoyais, d’ailleurs. Il était jeune… Et je tutoyais facilement les gens. Mais, oublions ce blabla. Comme quoi, la matinée commence formidablement bien. Tant pis pour les maths. Tant pis pour les autres matières ! OH NON. J’avais un contrôle de MAAAAATHS. Mince. Oh non. Bon tant pis, j’avais pas révisé. Mais quand même ! M’enfin. Ou je suis là ? Ah oui, c’est vrai. Dans le bureau du psychologue. J’avais taper faiblement a la porte, et appuyer tout aussi tristement sur la poignet. Je suis arrivé, en larmes, presque comme d’habitude. La pièce dégageait une odeur apaisante, qui normalement, a chaque coup, me calmait. Sauf que là, j’étais une véritable fontaine, et impossible d’arrêté mes larmes.

    Et vous savez quoi ? Son bureau, je ne comptais pas le quitter d’aussi tôt. J’avais peur d’en ressortir. Qu’est ce qui pouvait m’arriver d’autres, hein ? Que je tombe, qu’on se moque de moi, encore. Non, je ne veux pas sortir. J’ai peur. Je resterais jusqu’à que les cours soient fini. J’avais décidé ca sur un coup de tête, et je n’avais encore rien dit à Misao, mais hors de question que je m’aventure encore SEUL. PLUS JAMAIS. Il pouvait me dire n’importe quoi. Je veux rester avec lui. Après tout, c’est la seule personne avec qui je me sens bien ici. Il fallait bien sûr, que ce soit un membre du personnel. Mais, il était jeune après tout. Et ce n’était pas ca qui me gênait le plus dans cette histoire… Là pour le moment, c’est mon mal de tête qui m’inquiète énormément. Et je parie que je n’ai même pas prit mes lunettes. Et a cause de cette intense douleur, j’ai même du mal a me rappeler ce que j’ai fait exactement a peine arriver dans son bureau, a part pleurer… Ah oui ! Il s’est levé… enfin, je crois. Il m’a assit sur la chaise… euh. Puis, je crois qu’il est allé me préparer quelque chose. AH MAIS OUI. La tasse rose pâle. Le chat roux dessus ! Huuu… Tout s’éclair ! (\o/) Satané mal de tête… Tout ca a cause de quelques bousculades et bouffés de chaleur. Je savais que j’étais fragile psychologiquement comme physiquement, mais là. J’aurais peut-être dût me diriger vers l’infirmerie. Mais tant pis. J’ai bien dit que je n’allais plus sortir.

    Qu’est ce que Misao devait penser ? Je parie qu’a chaque fois qu’il me voit, il pense « Oh non encore lui ! ». HAN. J’ai des pensées négatives. Non ! Stooooooop ! Je ne suis JAMAIIIIIIIIIS NEGATIF. Négatif = Pessimisme = le mal = 666 = Satan. Qu’est ce qui m’arriiiiive ? Je me fichais la plus part du temps, des ennuis que je pouvais causer aux gens, et tout ca… A vrai dire, ce n’est pas que je m’en fichais, mais que je n’y pensais strictement jamais. Car faire du mal n’est jamais dans mes intentions. Et si j’en faisais, ce n’était jamais volontaire. Je réfléchis trop… Je ne réfléchis jamais en dehors des cours. Mon mal de tête s’amplifie. J’ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal. Je suis ou déjà ? Ca devient grave la, par contre. Je regardais dans le vide en faisant je ne sais quoi. Je reprends mes esprits, du moins, j’essai. Je pleurais encore un peu. Mes joues étaient toujours aussi trempées… Et mes yeux alors ? Ils devaient être rouge tomate !... tomate… J’ai faim. J’aurais dût manger quelque chose. Mon ventre ne va pas tarder à se manifester, lui aussi. Car boire, c’est une chose, mais manger en est une autre. Est-ce que je l’ai remercié ? Oui, il me semble que je l’ai remercié. Je crois même qu’il a haussé les épaules, souriant discrètement, me disant quelque chose dont je me rappelle a peine. Il aurait sans doute préféré plus d’enthousiasme. Il m’avait quand même acheté une tasse ! Mais, aucune émotion positive ne se dégageait. Je n’arrivais même pas a sourire, rien. Trop de peine s’était installé en moi. Un peu plus calmé, je décide de me lancer. Je le remercie encore une fois, plus distinctement… et me voilà prêt ! Enfin, plus ou moins. J’étais pourtant bien partie. Je commence par lui dire que j’ai quelques problèmes depuis mercredi, puis m’arrête net. LA HONTE.

    Allez Soren, tu peux le faire. Tu peux essayer de t’exprimer normalement. Même s’il faut avouer qu’en pleurant, ca ne peut pas trop être ca. Je vois Misao prendre son bloc note et un stylo bic. Puis, il releva la tête, alors que j’étais en train de passer ma main sur mes yeux mouillés. Son regard était doux et réconfortant, puis il prit la parole.

    « Des problèmes ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Qu’est-ce que l’on t’a fait. Je suis là pour t’écouter Soren. Alors, calme-toi, et explique-moi tout ce qu’il s’est produit. D’accord ? Allez, je t’ai déjà dit de sécher tes larmes. La tisane ne fait donc pas effet ? »

    Sécher mes larmes ? C’est presque impossible ! Au plus on me réconfortait, au plus je me sentais envahit par la tristesse. Au plus j’avais envie de pleurer. Mais me laisser seul sans rien me dire, reviendrait exactement au même. Alors, il faut juste attendre que ca me passe. Mais là, ca n’avait pas l’air de vouloir. Pourtant, Misao arrivait bien a me calmer, habituellement. Mais il fallait dire, que ce n’était jamais rien de très important… Je continuais alors de pleurer, mais moins abondamment qu’avant. Effectivement, la tisane ne faisait pas effet… Mais dès que je serais un peu mieux, j’en réclamerais bien une autre. Haem. J’en oublierais presque qu’il attend que j’expose mon problème. J’espère pour lui qu’il me comprendra…

    « Y a… une bande de personnes qu..qu…qu..qui me bouscule. I..ils m’ont repérés car je suis du g..genre a-a-a… beaucoup tomber, a être fragile et-et-et mal… a… droit. J..je… »

    J’espère qu’une chose, qu’il ne me demande pas de répéter, car j’en serais tout à fait incapable. Mais, il a l’air d’avoir comprit. Je le vois écrire sur son petit carnet. Un silence s’empare de la salle, et je me calme quelques instants. Je doute que cela ne dure longtemps. Je repose ma main sur ma cuisse, celle qui me servait de mouchoir, a présent trempé. Misao se lève, s’étirant légèrement. Je le suis du regard, il contourne son bureau. Mais ou allait-il ?... Ah ! A côté de moi. Il s’assoit sur la chaise juste a ma droite, souriant.

    « Soren… tout ce dont tu as besoin, c’est de quelqu’un. Ne te sens-tu pas mieux, lorsque je suis ici, prêt de toi ? Plutôt qu’en face ? »

    Ne te remets pas a pleuré Soren… Je prends une grande inspiration, et hoche la tête. M’exprimer aurait été trop demandé. Bien sûr que je me sentais mieux quand il était prêt… Je pense qu’il connaissait déjà la réponse à cette question. Puis, il s’éloigne de moi avec la chaise… Je le regarde faire silencieusement, mais j’avais au fond, envie de lui dire « Eh mais non ! Reviens ! ». Il continua.

    « Et lorsque je m’éloigne… est-ce que ton idée de l’incompréhension s’installe à nouveau ? Certainement, oui… mais… »

    Oui, effectivement. De l’incompréhension, et une solitude trop pesante. ALORS RAPPROCHE-TOI ! Allez Misao… s’il te plait… Il se leva se la chaise, s’approchant de moi, mettant sa main dans mes cheveux, toujours aussi studieux, je l’écoutais.

    « - Il te faut quelqu’un, pour t’épauler. Te parler, t’aimer. Une main pour te tirer, te suivre, te tenir. C’est ça, n’est-ce pas ?
    - Oui… C’est ça. Comment… »

    Je m’arrêta, car je sentis sa main chaude quitter mes cheveux, et je le vis s’abaisser a ma hauteur avec un sourire qui habituellement, m’aurait fait aussi sourire ainsi. Comment savait-il ca ? J’étais si facile a cerné ? Mon cœur se serre, une boule dans mon ventre s’installe. Je souffle un grand coup, pour faire partir ces douleurs qui s’ajoute en plus de ma migraine

    « - Si ces élèves viennent te voir, c’est bien sûr, car tu es seul. Il faut que tu ailles vers les autres. Que tu trouves une personne digne de toi, qui pourra t’aider dans n’importe quel moment, te conseiller, te relever, sécher tes larmes. Et dans ce lycée… il doit bien y avoir quelqu’un comme ça, qui t’attend, qui te tend la main, que tu souhaites tellement attraper. Alors… ne pleure plus.
    - Quelqu’un comme ça… ? Non… »

    Non. C’était tout simplement… Pas possible. Personne ne m’attendait dans ce lycée… OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN. C’en ai troooooooooooop. Je peux plus me retenir là. Je vois flou, les larmes envahissent mes yeux. Je m’empresse d’utiliser ma chemise comme mouchoir pour les faire disparaître, mais d’autres viennent à la place.

    « Ex...excuse-moi. »

    Je prends une grande inspiration et le regarde fixement, les larmes coules lentement sur mes joues, mais j’arrive a m’exprimer beaucoup mieux que tout à l’heure. Comme si soudainement, j’avais de l’assurance.

    « Je crois que je ne trouverais personne. Peut-être des amis par ci, par là. Mais pas comme tu le décris. Car en fait, la personne que tu décrivais… personnellement, à mes yeux, c’est toi. »

    Sans bégayer, sans réellement pleurer… Super ! Hé… Mais j’ai dit quoi ? Qu’est ce qu’il va croire ? Je me suis beaucoup attaché a lui… C’est vrai, mais… ! J’arrête de le regarder, et fixe le sol, gêné de mes précédentes paroles. J’avais envie de tendre mes bras, comme un enfant de cinq ans, histoire qu’il comprenne ce que je voulais. Mais ca ne se fait pas de réclamer ainsi… Mais tant pis, j’essayai d’abord de lui demander si je pouvais le serré dans mes bras.

    « Est-ce que je peux… Euh… comment dire. »

    Je suis… trop gêné. Allez Soren, fait comprendre par des gestes, ca ira plus vite. Je relève la tête, le regardant avec mes joues colorées, puis lui tends doucement mes bras.
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Misao Kiyomizu
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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Sam 11 Déc - 20:41

    J’avais en face de moi… une véritable madeleine. De toute ma carrière, je ne crois pas avoir déjà connu quelqu’un d’aussi sensible. Il suffisait de le frôler, pour qu’il se mette à pleurer. Soren était capable, aussi bien de pleurer avec la plus grande des tristesses, mais également de pleurer de joie. Disons qu’il avait pour habitude de tout dramatiser. Une petite chose lui arrive, il vient ici. Il repart, d’autres petits problèmes arrivent et s’accumulent, et il finit par revenir. Enfin, c’était à croire que son antre, sa cachette était ici, dans mon bureau. Il était rentré en pleurant. D’habitude, c’était quand il commençait à me conter ses malaventures qu’il se mettait à renifler bruyamment. Mais là, directement… à l’entrée. Je me suis rapidement rendu compte que c’était certainement « plus grave que d’habitude ». Je mets cela entre guillemets, parce que pour moi, d’habitude, ce ne sont que des problèmes bénins. Pas très graves. Je l’aidais à s’asseoir sur une chaise, et lui préparais une bonne tisane tout en lui conseillant de se calmer. Surtout que j’avais un mal de tête à réveiller les morts et que… je n’avais pas spécialement la tête à écouter un môme chialer aujourd’hui. Mais… je cachais toutes ces pensées devant un magnifique sourire à enchanter les belles demoiselles voisines. Je lui apportais la tasse, puis, m’assis sur mon fauteuil. Je lui présentais la tasse que je lui avais achetée, avec la simplicité la plus amicale. Puis, je lui ordonnais gentiment de boire quelques gorgées afin qu’il puisse se calmer, et enfin me dire ce qu’il lui arrivait en un si beau vendredi. Il s’était exécuté, et la magie de la tisane sembla fonctionner pendant quelques secondes. Il posa la tasse, tout en répliquant un « Avant tout, merci. » il prend une grande respiration, puis continue. « J’ai… quelques petits problèmes depuis mercredi. Je… » Il ? Je le connaissais bien, mais pas au point de deviner ce qu’il allait me sortir à la minute qui suivrait. Je le regardais, sourcil haussé, puis, commençais à noter quelques petits trucs sur mon bloc-note, le concernant. Une fois fini d’écrire, je relevais ma tête, entreprenant une discussion.

    « Des problèmes ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Qu’est-ce que l’on t’a fait. Je suis là pour t’écouter Soren. Alors, calme-toi, et explique-moi tout ce qu’il s’est produit. D’accord ? Allez, je t’ai déjà dit de sécher tes larmes. La tisane ne fait donc pas effet ? »

    J’avais lancé cette phrase à l’aveuglette, entre des pleures qui résonnaient à mes oreilles, et qui accentuaient mon mal de tête. Raaah. Un médicament. Maintenant. Je crois que, une fois cette séance terminée, j’irais à l’infirmerie me prendre quelque chose. De plus, j’aimais bien discuter avec l’infirmier. C’était amusant, et c’était un bon collègue. Disons que je m’entendais plutôt bien avec tout le monde dans le lycée. Je n’avais aucun problème. Mais bon… étant psychologue, je me rendais compte que j’étais bien l’une des seules personnes, ici, à ne point en avoir. De Aaron à Soren, tous venaient se confier à moi. J’étais bien raccroché en fait, à l’heure vie. Mais j’avais fait le serment de ne rien dévoiler à personne. Sauf si je gardais l’anonymat. Bien évidemment. Vous savez, des fois, je pourrais en écrire un bouquin. Les histoires que j’écoute dans la même journée sont TOUTES différentes. Je peux passer d’une mauvaise note, à une fille qui vient de se faire plaquer. D’un professeur dépressif à une élève enceinte et qui ne sait plus quoi faire. Bref… tout est parfait, dans le métier. J’aimais bien la diversité. Le fait que chaque jour, je n’allais pas avoir affaire au même sujet de conversation. Tout était différent. Et c’est certainement cela qui me plaisait, outre de m’incruster dans la vie des autres ainsi que me mêler à cette dernière, dans ce métier. Et tiens… d’ailleurs, quand je parle de diversité… je sors rapidement de ma rêverie, et plonge mon regard dans celui de Soren. Des orbes verts, deux émeraudes. Très jolis, opposés aux miens, qui n’étaient que de simples saphirs. Et, je l’entendis s’exprimer en bégayant, reniflant, soupirant… bref, de plusieurs manières différentes, et qui n’étaient pas si difficile à cerner…

    « Y a… une bande de personnes qu..qu…qu..qui me bouscule. I..ils m’ont repérés car je suis du g..genre a-a-a… beaucoup tomber, a être fragile et-et-et mal… a… droit. J..je… »

    Ok… ok. Je vois. J’écris une nouvelle fois sur mon carnet, l’air de tout comprendre, de phrases simples, je m’amenais à des conclusions. Pour moi, c’était tout à fait normal. J’étais beaucoup trop perspicace, dur était de me cacher quelque chose. Je devinais… tout, et rapidement. Je lâchais doucement mon bic, et le posai sur mon bureau, tout en faisant de même avec mon carnet. Je me relevais, contournais mon bureau… j’aurais très bien pût… partir. Allez à l’infirmerie, trouvant cette affaire beaucoup trop ennuyeuse, et mon mal de tête beaucoup plus important. Mais je préférais m’occuper des larmes de Soren. Comme quoi, il est bien vrai que l’on pourrait se tuer au travail. Je m’assis à côté du petit garçon, le regardant tendrement. On m’avait toujours dit, en plaisantant bien sûr, que j’avais toujours cet air de mère dans mes yeux, la chaleur que je dégageais, formait une aura féminine et particulièrement relaxante. Mais heureusement… tout le monde disait ça en rigolant, formant des plaisanteries fortes douteuses. Car bien évidemment, à la base, j’étais une femme. Et ça… personne ne le sait. Et, tant mieux pour moi. Je voulais garder mon air masculin. J’avais tout changé. Tout. Et je ne pense pas dévoiler ce secret à qui que ce soit. Car vous savez, le bouche à oreille… il arrive bien plus rapidement qu’on puisse le penser. Au grand désespoir de tout le monde. Enfin, ça, c’était le cas lorsqu’on en parlait à des élèves, des personnes sur qui la confiance n’est pas accessible. Alors que moi… tout est bloqué. On se confie à moi, mais je ne peux me confier en retour. J’ai pour secret professionnel, de tout garder, de tout cacher derrière un sourire hypocrite. Du coup, je ne peux que prendre sur moi la réalité. Mais bon… c’est comme ça. Je m’étais donc assis à côté de Soren, à sa droite plus précisément, je dessinais un sourire sur mes lèvres, tout en commençant à l’instruire. L’interrogeant sur les sentiments qu’il ressentait. C’était comme cela. Vous savez, on est parfois bien mieux entouré, plutôt que seul. Proche de quelqu’un, plutôt qu’éloigner. Tout cela est psychologique. Et comprenant parfaitement le tempérament de Soren, je savais très bien qu’il était ce genre de personne. Je me rapprochais, pour la deuxième fois du jeune garçon, frottant avec une gentillesse que tout le monde aimerait convoiter, le sommet du crâne de l’enfant. « Il te faut quelqu’un, pour t’épauler. Te parler, t’aimer. Une main pour te tirer, te suivre, te tenir. C’est ça, n’est-ce pas ? » Si c’était ça… bien sûr, que ça l’était. Et d’ailleurs, j’en eus la confirmation, par la voix mélodieuse du gamin, qui tentait tant bien que mal d’en placer une.

    « Oui… C’est ça. Comment… »

    Comment je savais tout cela ? Et bien, c’est ça, d’être professionnel, mon cher ami. Mais je n’en disais rien, me contentant d’enlever ma main de ses cheveux, et de m’abaisser à sa hauteur, tout sourire. Puis, je continuais ma grande philosophie, ma grande constatation. Vous avez le choix du nom.

    « Si ces élèves viennent te voir, c’est bien sûr, car tu es seul. Il faut que tu ailles vers les autres. Que tu trouves une personne digne de toi, qui pourra t’aider dans n’importe quel moment, te conseiller, te relever, sécher tes larmes. Et dans ce lycée… il doit bien y avoir quelqu’un comme ça, qui t’attend, qui te tend la main, que tu souhaites tellement attraper. Alors… ne pleure plus. »

    En avais-je trop demandé ? Est-ce que je l’avais blessé en étalant une vérité qui aurait censée… être secrète ? Je ne savais pas trop. Mais des fois, mon métier m’emporte. Et je ne sais plus vraiment où est-ce que je pars. Où est le bien du mal. Bien que parfois, je me casse la tête avant de sortir une explication à n’importe quel problème. J’étais une sorte d’investigateur. Toujours prêt à surmonter n’importe quelle crise. En parlant de crise, Soren répliqua rapidement à ma supposition.

    « Quelqu’un comme ça… ? Non… »

    Aïe. Je vis ses yeux se remplir d’une eau impure. Il allait recommencer à pleurer. Rah ! Mais arrête ça ! Arrête de pleurer ! Je soufflais à mon tour, à la vue de ces futures larmes. Il commença à utiliser sa chemise en guise de mouchoir… pas très hygiénique… je fouillais rapidement dans la poche de mon jean troué, puis, en sortit un mouchoir que j’avais moi-même brodé. …Oui, je brode, je couds, un problème avec ça ? Il était particulièrement beau. D’un blanc pure, et aux dentelles bien cousues en chaque coin. Je lui tendis, gardant mon sourire indétrônable sur mes lèvres.

    « Utilises plutôt ce mouchoir. Tout ce que tu gagnerais en t’essuyant sur ta chemise, c’est la salir. Et puis, je te l’offre. Comme ça, tu en auras un, de mouchoir, désormais… oh, et puis… »

    Je souriais discrètement, humant l’odeur orangée, je poursuivais.

    « Il ne faut jamais dire ‘non’. Le Monde est rempli de personnes. Et tu ne connais pas le Monde. Alors, il faut toujours foncer, droit devant. Il y a de multiples personnalités… donc, ne dit pas qu’une telle personne n’existe pas. Ce serait se mentir à soi-même. Et même se rabaisser. Hum… ? Et je sais très bien, que tu n’es pas de ce genre. »

    Il s’excusa doucement. Prenant par la suite une grande inspiration. Je me demandais ce qu’il allait bien pouvoir me dire, cette fois. Je vis des perles de nouveau couler le long de ses joues. Je posais l’un de mes doigts, sur l’une d’entre elles, les forçant à s’arrêter.

    « Je crois que je ne trouverais personne. Peut-être des amis par ci, par là. Mais pas comme tu le décris. Car en fait, la personne que tu décrivais… personnellement, à mes yeux, c’est toi. »

    Ah ? Hum… ok. Alors là par contre, je dois réfléchir avant de sortir n’importe quoi. Car, un mot de travers, et je perds toute l’assurance dont il avait fait usage. Et je dois admettre que ce serait bête. Mon sourire s’intensifia doucement, à cette nouvelle. En effet, ça me faisait plaisir, que l’on me dise ça. Bien que j’en avais l’habitude. Beaucoup de personnes, par ma capacité imminente d’écoute, me percevaient comme leur meilleur ami, ainsi que leur confident. Du coup, à chaque phrase avouée, ça me faisait un petit truc. Ça ravivait ma flamme glacée. Mais bon… Soren était un élève, et je devais me contenir face à lui. C’était comme ça. Du coup, gardant mon grand sourire étiré, je lui répondis.

    « Ah ? Vraiment ? C’est gentil. Mais tu sais… c’est mon travail, d’écouter, d’épauler ainsi que de conseiller les autres. »

    Que dire d’autre ? Rien… se taire, voir sa réaction. N’importe qui le prendrait mal, je l’avoue. Car… qui aimerait, après un tel aveu, entendre un « c’est mon travail » ? Personne… mais bon. Le fait que je sois direct, et plus de ma gentillesse, me tuera également, un jour. Il regardait le sol. Tel un enfant perdu, et gêné. Hum ? Il croyait que j’avais d’arrières pensées ? Je ne vois pas vraiment pourquoi. C’était tout à fait normal de s’attacher à un psychologue. Après tout, on lui confie tout, ne lui cache rien. Alors… bref. Tout en continuant de fixer le sol, qui était un simple parquet, parfaitement bien nettoyé, il commença à me demander, d’une voix hésitante.

    « Est-ce que je peux… Euh… comment dire. »

    Hum ? Il relève sa tête, et me tends ses bras. Un câlin ? Je le regardais, visage envahi par la surprise. Il voulait que je l’enlace ? Quel drôle de petit bonhomme, il était, ce cher Soren. Je détournais doucement mon regard, commençant à me gratter la nuque d’une manière toujours aussi élégante. Qu’importe ce que je faisais, j’arrivais toujours à paraître merveilleux aux yeux des autres. Ce qui était un atout. Je lui répondis, rapidement, au tic et au tac.

    « Non. »

    Paf. Ça, c’était fait. Je voyais déjà la déception se dessiner sur son visage. En réalité, c’était un petit jeu que je m’étais posé. Je le regardais, ses yeux commençaient déjà à se remplir de perles. Arf. Je devrais peut-être arrêter ça, tout de suite… je soupirais, me relevant doucement.

    « Du moins, pas tant que tu pleureras. »

    Je m’étirais une deuxième fois. Posant ma main sur son front. Il était brûlant. Fiévreux. Je soupirais de plus belle. Tout en lui demandant.

    « …Tu n’as pas pensé à rester dans ton lit ce matin ? On dirait que tu sors d’un sauna. Ahlala. Qu’est-ce que tu me fais faire toi, quand même… je reviens. »

    Je quittais mon bureau, me rendant à l’infirmerie, qui se trouvait à deux pas de mon antre. Je saluais mon collègue, grand sourire aux lèvres, lui demandant une bonne plaque de doliprannes. On discuta quelques instants, et je lui expliquais la situation de Soren. Il pouffa un rire, car il savait très bien qu’il était un patient très fréquent. Comme quoi, il ne pouvait presque plus se passer de mon bureau… il me livra la petite plaque. Et je repartis, le remerciant, en direction de mon bureau. Une fois rentré à l’intérieur de ce dernier, j’enlevais deux bons doliprannes, et les mis dans les mains de Soren.

    « La prochaine fois, passe à l’infirmerie avant de venir me voir. Tu sais que les pleurs, généralement, aggravent le mal de tête ? Et les entendre également… »

    Je pris une tasse, me versais de l’eau à l’intérieur, et pris à mon tour, deux doliprannes. Le reste… et bien… je les laissai sur mon bureau. Puis, je me rassis dans mon fauteuil. Observant le gamin. Je passais ma main gauche dans mes cheveux, jouant avec quelques mèches. J’avais bien envie de sortir ma DS, tout à coup, là, maintenant. Mais bon. Par respect, je me retenais. Je lui lançais un sourire taquin, et à la fois tendre. Quelque chose qu’on ne saurait vraiment percevoir. Puis, je lui dis.

    « Quand tu seras calmé, tu me feras signe. Comme ça, je viendrais t’enlacer. »

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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Sam 11 Déc - 22:41

    Je suis… dans un état pitoyable. J’ai chaud, je suis sûr que j’ai de la fièvre. J’ai mal à la tête, je suis brûlant, partout. Je pleure comme une madeleine, et j’ai mal au ventre. Je pensais que cette saleté de rhume était passée pourtant… J’en ai même des frissons. Brrr ! Assit sur la chaise en face de « mon » psychologue, j’étais fiévreux et très mal. En pleure depuis mon entrée, je ne cessais de chouiner comme un enfant. Mon hyper sensibilité doit bien être agaçante pour mon entourage. Enfin, entourage que je n’ai pas en ce moment. Misao devait avoir une image de moi, pas vraiment positive depuis le départ. Je ressemblais, avec mon physique frêle, a un enfant réclamant des bonbons, ou encore, ayant perdu son doudou favoris… En y pensant, c’était honteux d’avoir cette image au près d’un adulte. Surtout un membre du personnel de Pretty School. J’en étais gêné, mais tant pis. Autant qu’il sache réellement comment je suis, mes larmes sont bien les dernières choses que je peux cacher. Arrivant dans son bureau, il m’avait offert une tisane, généreusement remplie avec un petit sachet aux arômes orangées… que je bus d’une traite, ayant assez soif. Cette substance était censé me calmer, ce que nous allons voir… J’expliquais donc au jeune homme en face de moi, mon problème actuel. Souffrant d’une migraine, pleurer et m’exprimer en même temps n’arrangeait rien. Mais tant pis, je contrais mes frissons, et douleurs, je les ignorais même, pour essayer de m’exprimer correctement. Même si c’était peine perdu. Ce que je disais était a peine compréhensible, et pour mon plus grand bonheur, Misao savait là ou je voulais en venir, et ne me demandait aucunement de me répété. Chose que je n’aurais sans doute, pas pu faire. Redire deux fois la même chose dans cet état là… En pleurant deux fois plus ? Et comprenant deux fois moins ? Alors, heureusement pour moi qu’il était habitué maintenant, a des explications entre quelques sanglots. Il prend note, comme d’habitude. Je l’observe, silencieusement, avec quelques fois, quelques reniflements bruyants pour briser ce long silence… Je pensais sérieusement que j’aurais dût rester au lit. Attendant une réaction de ce dernier, je jouais avec mes propres doigts, regardant ces derniers avec un air enfantin, mas toujours avec beaucoup de tristesse dans mon regard. J’étais un « grand enfant », comme on me le répetait souvent. J’étais surtout, quelqu’un de dur a cerné pour les gens. Un coup sérieux, un coup gamin. Personne ne savait qui j’étais réellement. Et ma sensibilité était souvent source de problèmes. Car, qui voudrait d’un ami pleurnicheur ? Il m’en fallait peut pour pleurer, je le sais ! Il faut juste savoir me prendre… savoir me calmer. J’étais plongé dans mes pensées, mais en vint, ce fut ce foutu mal de tête qui les arrêta. Je touchais discrètement mon crâne, sentant la chaleur se dégageant de mon corps… Je tentais d’oublier mon état, regardant Misao se diriger vers moi avec élégance. Il s’assit sur la chaise a côté de la mienne, et me regarda avec ses beaux yeux saphir, rassurants. Son visage, son sourire, cette émotion, tout était rassurant. Mais je n’avais malheureusement, toujours pas l’envie de sourire a cette vue. Ce qui était, il faut l’avouer, étrange de ma part. Il me disait alors, avec sa voix mélodieuse :

    « Il te faut quelqu’un, pour t’épauler. Te parler, t’aimer. Une main pour te tirer, te suivre, te tenir. C’est ça, n’est-ce pas ? »

    Oui, bien évidemment que c’est ca. Mais comment pouvait-il le savoir ? C’était certes, son boulot… C’est tout de même étonnant. Personne ne me cerne, et lui il y arrive. C’était un professionnel, sans aucun doute. A cette pensée là, j’aurais dût sourire, aussi. Mais rien. Toujours, et encore rien. Juste des perles d’eau glissant sur ma peau pâle. Il s’abaissa a ma hauteur, pour continuer dans sa lancer. Je ne le coupa pas plus que ca. Et écouta attentivement, même si j’avais l’énorme envie de taper ma tête contre un mur, a cause de ce fichu mal de tête, qui ne passait pas. Misao me disait donc, avec sa grande expérience et philosophie : « Si ces élèves viennent te voir, c’est bien sûr, car tu es seul. Il faut que tu ailles vers les autres. Que tu trouves une personne digne de toi, qui pourra t’aider dans n’importe quel moment, te conseiller, te relever, sécher tes larmes. Et dans ce lycée… il doit bien y avoir quelqu’un comme ça, qui t’attend, qui te tend la main, que tu souhaites tellement attraper. Alors… ne pleure plus. ». Mais voilà ou toutes ces paroles menaient. A des larmes, encore une fois. Qui ne faisait que me faire mal à la tête, au cœur, partout. Mais je m’interdisais d’en laisser une de plus couler. Je pris donc une inspiration, et répliqua rapidement a ce qu’il venait de me dire. « Quelqu’un comme ca ? Non… ». Non, effectivement. NON. Je ne trouverais personne dans cet établissement, dans cette école, dans ce lycée. Je le sais. Je n’ai jamais été aussi pessimiste de ma vie, mais là j’en suis tellement certain.. . Et rebelote, quelques larmes coulent a nouveau, et j’utilise donc la manche de ma chemise pour les effacés. Misao m’arrête dans mon action, en me tendant un mouchoir d’un blanc pure, et brodé.

    « Utilises plutôt ce mouchoir. Tout ce que tu gagnerais en t’essuyant sur ta chemise, c’est la salir. Et puis, je te l’offre. Comme ça, tu en auras un, de mouchoir, désormais… oh, et puis… »

    J’utilisais donc le beau mouchoir qu’il venait de me passer, séchant mes larmes. Il enchaîna avec un sourire discret.

    « Il ne faut jamais dire ‘non’. Le Monde est rempli de personnes. Et tu ne connais pas le Monde. Alors, il faut toujours foncer, droit devant. Il y a de multiples personnalités… donc, ne dit pas qu’une telle personne n’existe pas. Ce serait se mentir à soi-même. Et même se rabaisser. Hum… ? Et je sais très bien, que tu n’es pas de ce genre. »

    Oui, tout ce qu’il disait était vrai. Je ne pouvais pas contester, alors, j’acquiesçais. Je m’excusai par la suite, reprenant encore une fois une grande inspiration. Je fermai les yeux quelques instants, laissant couler quelques perles d’eau sur mes joues. Je sentis d’ailleurs, un des doigts de Misao se poser sur l’une d’entre elles, les forçant a s’arrêter. Je ré ouvris les yeux, puis dit sans réellement réfléchir.

    « Je crois que je ne trouverais personne. Peut-être des amis par ci, par là. Mais pas comme tu le décris. Car en fait, la personne que tu décrivais… personnellement, à mes yeux, c’est toi. »

    J’avais tellement peur de la réaction, j’avais presque envie de me cacher. Je ne savais pas trop a quoi m’attendre avec lui. Alors j’attendais, laissant mes joues se colorés légèrement a cause de la gêne qui m’envahissait.

    « Ah ? Vraiment ? C’est gentil. Mais tu sais… c’est mon travail, d’écouter, d’épauler ainsi que de conseiller les autres. »

    Mes yeux presque a demi-clos, s’ouvrirent soudainement. C’est tout ce que ca lui faisait ? Je pleurais a moitié en lui disant ca, et… il me dit : « c’est mon travail » ? Je ne sais pas trop comment le prendre. Mais ce qui est sûr, c’est que je me vexe. Mais je ne veux pas le montrer. Toujours aussi tristement, je le regarde dans ses pupilles d’un bleu hypnotisant. Avec une mine déçu, qui se laisse facilement deviné. Puis finalement, je baisse la tête vers le parquet intact. Bon aller ! Je passe le cap, je vais… essayer de réclamer un câlin. Je tente d’abord de lui demander. Mais…

    « Est-ce que je peux… Euh… comment dire. »

    Mais ca ne donne rien. Alors, autant le faire comprendre par les gestes. Je lève doucement mes bras, le regardant toujours avec ses joues un peu rosées. J’étais tactile, j’étais câlin. J’avais besoin d’affection, et personne ne m’en donnait. Alors.. il fallait que je réclame. Sinon, j’allais mourir. Je ne sais pas si on peut mourir d’un manque d’affection, mais peut-être en faire une dépression. Sensible comme j’étais, il fallait s’attendre a tout. La réponse fut rapide, d’ailleurs.

    « - Non.
    - N…non ? »

    Quoi… ? Non ? Déçu, je baisse mes bras, et de l’eau vient remplir mes yeux, encore. A nouveau déçu, j’avais encore envie de pleurer. Décidemment. Il se releva en soupirant.

    « Du moins, pas tant que tu pleureras. »

    Je me mis a sourire discrètement, puis il posa sa main sur mon front, il soupira de plus belle. Je pris une mine étonné, puis le regarda en silence, avec mes yeux brillants.

    « …Tu n’as pas pensé à rester dans ton lit ce matin ? On dirait que tu sors d’un sauna. Ahlala. Qu’est-ce que tu me fais faire toi, quand même… je reviens. »

    Mon sourire revint à nouveau, puis j’hochai la tête. « Qu’est ce que tu me fais faire toi ? » rien qu’en rembobinant cette phrase, je pouffai un petit rire. Puis le regarda partir… En l’attendant, je me levai, puis alla derrière son bureau pour regarder la paperasse traînant sur ce dernier. Ma curiosité m’aura, elle aussi. Je voulais savoir quels autres patients il avait. Je touchai quelques papiers, fit tomber un ou deux stylos sans vraiment faire attention… Puis fila vite à ma place en voyant, et entendant la poignet s’animer. Misao s’approcha de moi, puis me donna dans la main, deux dolipranes.

    « - Merci !
    - La prochaine fois, passe à l’infirmerie avant de venir me voir. Tu sais que les pleurs, généralement, aggravent le mal de tête ? Et les entendre également…
    - Je suis désolé… J’ai dût être agaçant. Mais, ca va mieux. »

    Je le regardais prendre une tasse, et verser de l’eau dedans… se rasseyant dans son gros fauteuil. Je regardais dans ma main, ces deux dolipranes, pensif comme jamais. Ce qui m’interpela, c’était la voix tendre de Misao. Je relevai donc la tête, regardant ce dernier avec un sourire taquin.

    « Quand tu seras calmé, tu me feras signe. Comme ça, je viendrais t’enlacer. »

    Calmé ? Je suis calmé voyons ! J’utilise encore une fois le mouchoir qu’il m’a donné pour définitivement sécher mes joues. Puis je lui dis.

    « Je suis calmé ! Mais avant… Merci beaucoup, t'es trop gentil... »

    Je souriais chaleureusement à Misao, avant de dire avec une voix tendre et enfantine.

    « Mais… Est-ce-que s’il te plait tu pourrais me donner de l’eau pour que je prenne mes dolipranes ? »

    Jusque là, rien d’extraordinaire. Je tendis la tasse à ce dernier, puis lui dit sur le même ton.

    « Et… Est-ce que je peux encore resteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer ? S’il te plaiiiiiiiit ? »

    Que voulais-je entendre par là ? Eh bien, que je ne voulais pas allez en cours aujourd’hui. Avant qu’il ne me réponde, j’enchaînai directement.

    « S’il te plait, s’il te plait ! Je veux pas allé en cours aujourd’hui, je peux rester avec toi ? DIS OUI, DIS OUI, DIS OUI. »
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Misao Kiyomizu
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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Dim 12 Déc - 0:36

    « Est-ce que je peux… Euh… comment dire. »

    Ce fût l’une des seules phrases qu’il arriva à articuler correctement jusqu’à maintenant, du coup, je prêtais grande attention à ce qu’il allait me dire. Quoi que… aux dernières nouvelles, ce ne fût pas très important. Puisqu’il n’arriva point à faire sortir de sa gorge la suite de la belle phrase qu’il venait de commencer. La seule chose qu’il parvint à faire, ce fût lever, tendre ses bras vers moi, demandant charitablement un geste d’affection. Je pensais directement à mon travail. Eviter le plus de contact avec son patient était primordial. Le consoler par la parole, c’était le mieux. Le must, comme diraient les jeunes de nos jours. Et donc, j’appliquais tout de même la règle, restant tout de même chambouler par la proposition qu’il venait de me faire. Au pire des cas, je pouvais toujours remettre à plus tard. Je portais doucement et avec une certaine élégance ma main à ma nuque, que je commençais momentanément à frotter, un petit peu gêné. Mais ! Il fallait que je me reprenne en main ! Je ne pouvais pas laisser la compassion m’accabler, au point de faire n’importe quoi, et me supplier aux ordres d’un élève ! (…Misao n’est pas seul dans sa tête… ça, c’est certain… flippant…) M’enfin ! Il fallait que j’arrête. Je le regardais soudainement dans les yeux, mine plus ou moins neutre affichée sur mon visage, ce qui était assez rare à voir. Moi qui cachait souvent mes véritables expressions derrière de grands sourires tendres, mignons, amicaux, mais terriblement hypocrites. Je lui fis donc découvrir, d’une façon très rapide, voir même immédiate, ce que je pensais.

    « Non.
    - N… non ? »

    Voilà. Il n’y avait que cela à répondre. Non. Je ne pouvais pas, pour le moment mais… rah. Non. Pas ça. Il venait de faire, ce que je ne voulais absolument pas voir. Une mine déçue, triste, le liquide aquatique recommence à prendre possession des yeux de Soren. Il baisse doucement ses bras, je le vois déjà venir. Pleurer une nouvelle fois comme une madeleine. C’est terrible. Mes oreilles ! Ma tête. Rah non. Je ne pourrais plus supporter cela. Je perdrais certainement les boules. Pfiouuu. Je crois que mon cerveau a anticipé trop de choses cette semaine. J’aurais mieux fait de rester chez moi aujourd’hui. Dans mon lit, à penser à autre chose, faire mes courses, aller chercher un compagnon de jeu avec qui passer la journée, et peut-être même la soirée. Mais bon, pas être ici quoi. J’aurais déjà traité mon mal de tête, et je n’en serais pas arrivé là. M’enfin, je m’imaginais déjà le scénario qu’il y aurait pût avoir, si seulement je n’aurais pas été ici. A écouter Soren. Ses mésaventures palpitantes, à vous assommer le cerveau. Mais bon. Restons sympathiques, voulez-vous ? Je lui avais clairement dit ce que je pensais du câlin. Je ne voulais pas. Pour raison professionnelle. Et oui, ici, à Pretty School, ma vie tourne autour du boulot je dirais. Mais… je pense que, si ça aurait été en-dehors des cours, je n’aurais pas eut d’excuse. Et j’aurais dût le prendre dans mes bras. Le fait d’être psychologue pouvait aussi m’être une échappatoire parfois. Car, j’évitais beaucoup de personnes. J’étais très aimé. Mais… moi, par contre, je n’aimais pas beaucoup de personnes. J’étais très difficile à cerner. Je suis pourtant quelqu’un de sympathique, je ne dis pas le contraire. Sauf que, rares sont les personnes que j’apprécie. Des fois, je discute avec eux, mais sans plus. Après, ils croient que je suis leur ami, et tentent de se rapprocher de moi. Je vais comme si je ne voyais rien, je les laisse espérer. Bref. J’ai une manière de faire très spéciale, et énormément hypocrite. Mais… disons qu’avec Soren, ce n’était pas vraiment pareil. Il faut croire que… je l’aimais BIEN. Je me relevais doucement, soupirant de plus belle. Je devais trouver une solution, quelque chose pour qu’il évite de pleurer… encore. Je dis alors, d’une façon des plus banales, de ma voix douce et à la fois angélique.

    « Du moins, pas tant que tu pleureras. »

    J’étais debout, et je m’étirais une seconde fois. J’admirais enfin un petit sourire apparaître au loin, sur les lèvres de Soren. Et bien. Il serait temps que j’arrive à lui arracher un sourire. J’affichais à mon tour, un sourire, à la vue de ce dernier. Puis, je plaçais délicatement ma main sur le front du petit garçon. J’avais remarqué, et ce depuis le début, qu’il avait une mine fatiguée. Et était un petit peu pâle. En clair, j’avais deviné qu’il était malade. Et lorsque ma main arriva au contact de son front, tout ce que j’avais imaginé s’avéra juste. Il était fiévreux. Quelle idée de quitter son lit en étant dans cet état. Je n’en croyais pas mes yeux. Il était vraiment têtu, lorsqu’il s’y mettait. Je soupirais encore, et toujours, lui demandant s’il avait pensé ne pas quitter son lit. Je le réprimandais d’une voix plutôt inquiète, et à la fois exaspérée. Puis, je lui dis que je revenais. Je vis son sourire s’intensifier, en un coup d’aile. Je ne voyais pas vraiment ce que j’avais dit d’exceptionnel pour que son sourire revienne, comme ça, tout de suite. Mais bon, il était là. Je l’entendis même pouffer un rire lorsque je m’apprêtais à sortir de mon bureau. Ce qui me laisse étouffer un nouveau sourire, malgré le soupire que je venais de dévoiler. Je me rendis à l’infirmerie, je discutais quelques instants de l’état de Soren avec l’infirmier. Lui par contre, je l’aimais. Il était quelqu’un de bien, et on pouvait entretenir une conversation complète. Pas comme avec… les autres. Il était aimable et sympathique, toujours prêt à l’écoute lui aussi. On avait pas mal de points communs, et c’était certainement cela qui nous avait permis de nous rapprocher, et également de nous supporter. Car bon, au départ, nous n’étions pas partant pour bien nous entendre. Comme quoi… le hasard fait bien les choses, n’est-ce pas ? Je lui demandais une plaquette de doliprannes. Qu’il me donna sans plus tarder en riant. J’aimais bien la sympathie qu’il dégageait. Il était quelqu’un d’extrêmement chaleureux, et me permettait parfois de me laisser aller, ainsi que de souffler. C’était plaisant d’être à ses côtés. Mais bon, il ne fallait tout de même pas que j’oublie Soren. Mon patient. Lorsque j’eus la plaquette en main, je le remerciais avec d’autant plus de chaleur dont il m’avait fait part, et je sortais de la pièce, retournant à mon bureau adoré. J’entrais, et retrouvais Soren à sa place initiale. Je m’approchais de lui, et déposai dans le creux de sa main, deux doliprannes.

    « - Merci !
    - La prochaine fois, passe à l’infirmerie avant de venir me voir. Tu sais que les pleurs, généralement, aggravent le mal de tête ? Et les entendre également…
    - Je suis désolé… J’ai dût être agaçant. Mais, ça va mieux. »


    Je soupirais doucement. Me dirigeant vers l’évier, me servant de l’eau de manière à ce que je puisse avaler mes deux doliprannes. Puis, je me rassis dans mon fauteuil. Je le regardais. L’image innocente qu’il me donnait… j’avais presque envie de rire. On aurait dit qu’il n’avait jamais vu de médicament de sa vie ! Mais bon… j’admirais doucement la scène, avant de l’interpeller, sourire doux et taquin aux lèvres.

    « Quand tu seras calmé, tu me feras signe. Comme ça, je viendrais t’enlacer. »

    Et oui, à ne pas oublier que je lui avais promis. Quoi que… j’aurais certainement dût me taire, afin de ne pas lui rappeler la promesse que je lui avais faite. Mais bon… j’étais certain, que de toutes manières, j’aurais fini par lui donner ce geste d’affection. Alors, autant se résigner à l’idée, une bonne fois pour toute. Mais il fallait tout de même que je me contrôle. Car j’étais un charmeur né. Disons que… lorsque j’enlace quelqu’un, j’ai tendance à aller plus loin… alors bon. Mais il est jeune… donc, je ne crois pas que j’aurais grand mal à me retenir. Je sais tout de même m’arrêter. Surtout que si je lui fais quoi que ce soit, ça pourrait être un détournement de mineur. Et ça pourrait m’ouvrir un casier judiciaire… par conséquent… je crois que je suis prêt à me rendre compte de mes actes, et trèèès bien me contrôler. Je suis un adulte, après tout. Je continue de le regarder, guettant une réponse approximative. Qui ne tarda pas à arriver d’ailleurs…

    « Je suis calmé ! Mais avant… Merci beaucoup, t'es trop gentil... »

    Gentil… Ah, voilà ce que pense tout le monde de moi. Tout le monde aime ma facette tolérante et amicale. J’affichais un doux sourire à cette réponse. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre, de toutes manières ? Lui dire que ce n’est qu’une couverture ? Oh non. Ce serait terrible. Et puis, ce n’est pas comme si je me forçais à ne pas être antipathique en sa présence. Non, j’aimais bien lui faire plaisir. Je lui avais offert cette tasse, parce que je le désirais, et non pas parce que je me sentais obligé. Je le voyais sourire, un sourire que j’aimais tant voir su son visage. Un sourire chaleureux. Ça lui donnait un air enfantin, et tout simplement adorable. Et c’était bien mieux à voir qu’un visage inondé par les larmes. Je lui dis alors, sourire aux lèvres, qu’il avait réussi à me communiquer.

    « Tu auras tout le temps de me remercier plus tard. »

    Il n’attendait que le câlin, maintenant. Je ne savais pas vraiment, quand et comment j’allais lui donner. Certainement d’une manière banale. Quelque chose d’amical et de viril. Ou je ne sais encore quoi. Je vérifiais rapidement mon odeur. Je sentais encore bon. Et heureusement. Mes cheveux détenaient encore la douce odeur du miel, et mon cou, mes habits, encore le parfum. C’était parfait. Je regardais Soren, il me demanda gentiment, d’une manière enfantine, qui lui allait à merveille.

    « Mais… Est-ce que s’il te plait tu pourrais me donner de l’eau pour que je prenne mes dolipranes ? »

    Hum ? Oh, aucun problème, je le vis me tendre la tasse rose, je me relevais doucement, attrapant cette dernière. Puis, au dernier moment, il ajouta…

    « Et… Est-ce que je peux encore resteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer ? S’il te plaiiiiiiiit ? »

    …….Euh. Faut pas pousser le bouchon aussi loin, Soren. Je me rendis vers l’évier, et rinçais doucement la tasse. Car… quoi de meilleur que de l’eau fraîche ? Rien. Voilà, c’est tout à fait ça. Tout en nettoyant cette dernière, je lui répondis, d’une voix douce et à la fois honnête.


    « Hum ? Non. Tu ferais mieux de retourner dans ta chambre après, et de te reposer. Je veux bien te faire un mot pour ne pas aller en cours, aucun problème pour ça. »

    Je venais de finir de rincer la tasse. Je la remplis d’eau froide, à moitié, avant d’éteindre le robinet. J’essuyais de ma manche sèche la tasse, et me dirigeai avec cette dernière, vers Soren, qui continuait de persister.

    « S’il te plait, s’il te plait ! Je veux pas allé en cours aujourd’hui, je peux rester avec toi ? DIS OUI, DIS OUI, DIS OUI. »

    Je soupirais à nouveau, m’approchant de lui. Je commençais à l’enlacer doucement, tasse à la main. Au moins, je serais débarrassé de ça. Il avait une odeur agréable. J’aurais pût rester comme cela des heures, mais bon… Je passais doucement l’une de mes mains dans ses cheveux, lui chuchotant doucement à l’oreille.

    « Tu es vraiment têtu quand tu t’y mets… allez, prend donc cette tasse. Et avales tes médicaments. »

    J’attendais qu’il prenne la tasse, ce qu’il ne tarda pas à faire. Puis, je le lâchais, tout sourire. L’étreinte n’avait pas duré longtemps, mais je l’avais fait, sans même avoir pensé à aller plus loin. Ce qui était une première pour moi. Alors que je m’apprêtais à retourner à mon siège, je lui dis.

    « Tu as eut ce que tu voulais, hum… ? Alors, quoi que je dise, ou fasse, tu auras encore ce que tu désires de toutes manières. »

    Cette réponse voulait tout dire. Il pouvait rester ici. Hum. Mon lunatisme aussi, me tuera un jour. TOUT me tuera ! Ma gentillesse, mon hypocrisie ainsi que mon lunatisme. Toute ma personnalité me détruira. Super… heurm… Je retournais à mon siège… lorsque je m’aperçu qu’il y avait des stylos par terre. Je n’étais pas du genre à laisser trainer mes affaires, et je ramassais toujours ce que je faisais tomber. Du coup, je trouvais ça louche. De plus, quelques papiers n’étaient plus à leur place initiale. …C’était étrange. Je ramassais les stylos qui étaient « tombés tout seul », et lorsque je me relevais, je regardais Soren, sourire malicieux, et à la fois hypocrite aux lèvres.

    « La curiosité est un vilain défaut. » Je m’assis sur mon fauteuil, feuilletant mes paperasses. « S’il y a quelque chose que tu veux savoir sur moi, tu peux me demander, au lieu de fouiller… »

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Soren Jones
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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Dim 12 Déc - 2:11

    Misao m’avait consolé, le mieux qu’il pouvait. Même si je suis, un éternelle inconsolable. Mais, il y était… plus ou moins arriver. Car a présent, je souriais grâce a lui. Mais il en avait bavé, et il en avait vu des larmes couler sur ma peau, avant que j’en arrive a ce sourire chaleureux. Puis, le choque interstellaire. Il venait de refusé un câlin, me disant un « Non. » clair et net, puis se rattrapant par la suite, avec un « Du moins, pas que tu pleureras. » qui m’empêcha, d’encore m’effondrer en larme comme je sais si bien le faire. Puis, il m’avait touché le front, et diagnostiquer de la fièvre. J’étais malade. Je le sentais bien, que mon rhume n’était pas aller dans le bon sens. Mais ce n’est pas en ne me soignant pas que je vais guérir, après tout. Puis, il était partit chercher des médicaments a l’infirmerie…. Revenant avec ces petites gélules, déposant la plaquette sur son bureau, me donnant deux dolipranes dans la main, pendant qu’il versait de l’eau claire dans sa tasse pour avaler les siens. Il m’avait fait d’ailleurs remarquer, qu’entendre les pleures de quelqu’un quand on avait déjà mal a la tête, amplifiait ce dernier. Comme pour une personne qui pleure. Ce qui me faisait tout de suite comprendre, pourquoi je souffrais encore plus le martyr depuis que j’avais éclaté soudainement en sanglots. Je regardais longuement les dolipranes qu’il avait déposer dans ma main, avant que je ne réagisse, en entendant sa voix, maintenant familière.

    « Quand tu seras calmé, tu me feras signe. Comme ça, je viendrais t’enlacer. »

    Justement, j’étais de plus en plus calme. Plus aucunes larmes ne coulait, plus de sanglots, de chouinements, de fontaine. Soren était calmé. Soren allait mieux !... Tiens, cela faisait longtemps que je n’avais plus « parler de moi » a la troisième personne. En entrant a Pretty School, j’ai perdu cette habitude agaçante pour les autres. Peut-être parce que je suis actuellement en compagnie d’un adulte… Et que je n’ai plus tellement d’amis ces temps-ci. Je me rends compte, que j’ai un peu changer, a cause de cette solitude, et a cause de cette arrivée ici. Même si ca ne se voit pas, j’ai peut-être légèrement mûrit ? Même si, je suis encore un enfant dans ma tête, mes parents ne me reconnaitrait pas. Ils ont encore beaucoup de mal a se dire, que je suis dans un lycée a des millions de kilomètres d’eux. A leurs yeux, je suis un grand garçon. C’est sûr… Entre le Soren qui pleurait pour aller au collège, et celui de maintenant, il y a quand même des différences, sans réellement en avoir. Plonger dans de la nostalgie soudaine, c’est avec un sourire rayonnant, que je le remercie de tout cœur. Il me répond alors.

    « Tu auras tout le temps de me remercier plus tard. »

    Oui mais… Je risque d’oublier ! Misao était donc quelqu’un de très aimable. Il m’avait consolé gentiment, puis était partit chercher des médicaments a l’infirmerie… pendant que je fouillais son bureau. Tiens donc, il ne s’en ai même pas rendu compte. Coup de chance, car il me semble avoir foutu un grand bazar, sans trop le vouloir. De nouveau souriant et enjoué, j’avais cessé de « jouer » a la fontaine au près de Misao. Maintenant, passons a quelque chose qui me tenait a cœur ! C'est-à-dire… Que je ne voulais pas retourner en cours, ou, sortir du bureau tout court. Je n’en avais pas envie. Et me retrouver seul dans ma chambre, aurait tendance a me déprimer. La seule solution qui s’offrait à moi, c’était de rester dans son bureau avec lui. Je pouvais l’aider ! A quoi… ? Euh, a ranger des choses ! Même a faire le ménage , je m’en fiche. Si je peux me rendre utile… Ahh, me rendre utile. Ca fait longtemps, que je ne suis plus utile. Que je ne fiche plus rien. Que je suis aussi inutile qu’un crayon de couleur blanc. Ca me ferait tellement plaisir de… d’aider ! Moi qui suis assez attentionné, je ne demande que ça. Si je peux faire quelque chose, je le ferais. Surtout si Misao me le demande ! D’ailleurs, celui-ci était tout aussi souriant que moi. Ce qui me fut, d’autant plus plaisir. J’en oubliais presque, comment je pouvais le convaincre pour rester… Car il se trouvait, que parfois, c’était un peu dur de le convaincre. J’avais peur qu’il me fiche a la porte. Il avait beau être gentil, je n’avais cerné qu’une seule partie de lui. Mais pour le moment, ca me suffisait pour beaucoup l’aimer. Je décidai, de d’abord, avec un sourire chaleureux et enfantin, de lui tendre « ma » tasse rose pâle, lui demandant s’il pouvait me la rincer et me la remplir d’eau pour prendre mes médicaments. C’est avec toujours autant de légèreté qu’il se leva, et partit la rincer. J’ajouta en haussant un peu la voix toujours avec ce ton enfantin : Et… Est-ce que je peux encore resteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer ? S’il te plaiiiiiiiit ? » Il n’avait pas tellement l’air d’être d’accord. Car, avant qu’il ne réponde, il eut quelques instants de silence. Puis il me lança, tendrement mais honnêtement.

    « Hum ? Non. Tu ferais mieux de retourner dans ta chambre après, et de te reposer. Je veux bien te faire un mot pour ne pas aller en cours, aucun problème pour ça. »

    NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON. Misao, s’il te plait, soit tolérant. Comprends ma douleur. Comprends que je ne peux plus me passer de toi !... J’exagère un peu. Je dramatise, même. MAIS. MISAO. NON. S’IL TE PLAIIIIIIIIT. Pendant que je dramatisais intérieurement, j’insistais encore et encore pour qu’il me dise oui. Il s’approcha de moi, m’enlaçant doucement. J’étais surpris qu’il le fasse lui-même, sans que je le réclame à nouveau. Son odeur était agréable, et j’aurais bien voulu que cela dure un peu plus. Il passa sa main dans mes cheveux, me chuchotant à l’oreille.

    « Tu es vraiment têtu quand tu t’y mets… allez, prend donc cette tasse. Et avales tes médicaments. »

    J’étais complètement… déconnecté. Presque absent. Et gêné. M’enlacer c’est une chose. Me toucher les cheveux, une autre. Et me chuchoter quelque chose, encore une autre. J’étais, comme vous le savez déjà, quelqu’un de sensible. Ce qui ne se résume pas seulement qu’à des pleures digne d’un enfant de bas âge. Mais aussi, de joues qui rougissent pour peu. Je clignais des yeux, puis revint dans mon état normal. Me remit à sourire en saisissant la tasse, puis a regardé l’intérieur de la tasse, comme si je redécouvrais l’eau a dix sept ans. J’entendis à nouveau la voix de Misao. Ce qui me réveilla, comme la fois précédente. J’avalais mes médicaments pendant qu’il me disait.

    « - Tu as eut ce que tu voulais, hum… ? Alors, quoi que je dise, ou fasse, tu auras encore ce que tu désires de toutes manières.
    - C’est oui ? C’est ça ? »

    Ca veut dire quoi ca ? Que je peux rester ? Joues toujours aussi teinté par cette couleur rougeâtre, je finissais ma tasse remplie d’eau, puis plongea mes yeux dans ceux de Misao. Longuement. Comme s’il fallait un déclique avant que je ne comprenne, qu’il avait tout compte fait céder. Comme si mon cerveau… bouillonnait pour vérifier si j’avais bien comprit. Comme si des engrenages tournaient, encore et encore, et se rouillaient car je réfléchissais trop. Mais pas la peine de se torturer l’esprit. Il avait… DIT OUI ! OUI OUI OUI ! Mon sourire s’étire, et je pose assez bruyamment la tasse sur le bureau, enjoué, je me lève d’un air victorieux.

    « MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! Merci, merci ! Promis, je ne te dérangerais pas ! »

    Alors que j’allais faire une liste de propositions, pour savoir s’il avait besoin de mon aide pour quoi que ce soit, je le remarquais en train de feuilleter toutes la paperasse sur son bureau. Huuu… ? Ce serait-il rendu compte que j’y avais touché ? Je le regardais faire, pendant qu’il s’asseyait dans son fauteuil. Il me lança avec un sourire malicieux.

    « - La curiosité est un vilain défaut. S’il y a quelque chose que tu veux savoir sur moi, tu peux me demander, au lieu de fouiller…
    - Je n’ai rien touché… ! Promis ! »

    Non. Je n’ai rien touché. C’est faux. Je ne suis pas de ce genre !... Oui, bon. OK. J’avoue, pourquoi promettre a tort et a travers ? Je voulais juste un peu savoir, rien de mal. Mais de toute manière, je n’ai pas retenu grand-chose. Erf, c’était gênant. En plus, je ne savais pas mentir. Encore un gros point faible. Mes mensonges sonnaient faux. Avec une voix fausse… des yeux qui ne savaient plus regarder. Il fallait que je travaille ce qu’on appelle « mentir ». De toute manière, je ne mentais pas souvent donc ca n’allait pas me servir beaucoup… Avec discrétion, je contourne le bureau, puis me rapproche de Misao. Je me glisse derrière son fauteuil, puis regarde ce qu’il y a sur son bureau, du moins, les papiers qu’il range. Puis lui dit.

    « Tu veux que je t’aide à faire quelque chose ? A ranger un truc ? Classer des papiers ? Faire le ménage dans la pièce ? Rechercher quelque chose sur l’ordinateur ? Te calculer des trucs ? N’importe quoi ! »

    Suis-je multi fonction… ? Et bien, oui. Mais surtout, j’aimais aider les autres, comme j’ai pu déjà le dire. C’était donc avec plaisir, que j’allais faire quelque chose pour aider Misao. Je me rapproche de lui, mettant une main sur le bureau, et l’autre sur l’accoudoir. Lisant quelques papiers que j’avais déranger juste avant. Je lui lance en rigolant.

    « T’es désordonné~ ! »

    Je ris, puis le regarde. Même si je m’étais justifié, du fait que ce n’était pas moi, il s’en doutait fortement, et en était presque sûr. De toute façon, il n’y avait qu’un seul fautif ici. Mais j’aimais bien jouer a ce petit jeu la. Tout sourire, je fis un petit tas de feuille, qui voltigeait un peu partout, puis me baissa pour ramasser des stylos par terre. Je me levais, rangea les stylos a leur place, et dit un joyeux « VOILA ! » comme si j’étais fière de moi. Désordonné comme j’étais, ranger quelque chose revenait pour moi, comme un exploit. Je me retournais vers Misao, lui demandant gentiment, avec des yeux doux et un sourire rayonnant.

    « Misaoooooo~ ? Je peux essayer ton fauteuil ? Il m’a l’air… juste… TROP CONFORTABLE ! Sinon je m'assois sur toi. T'as l'air confortable aussi. »
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Misao Kiyomizu
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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Dim 12 Déc - 3:46

    Quand on joue trop avec le feu… logiquement, on finit par se brûler. J’aurais presque crû en cette expression si je serais resté un peu plus longtemps dans les bras de Soren. Mais… j’ai réussi à y reste au grand maximum, quarante-cinq secondes, et c’était bien assez. On ne sait jamais ce que je serais capable de faire. J’avais passé ma main dans ses cheveux, et je lui avais chuchoté une phrase, une sorte d’avertissement. « Tu es vraiment têtu quand tu t’y mets… allez, prend donc cette tasse. Et avales tes médicaments. » Puis, je le lâchais, déposant dans ses mains la tasse décoré d’un chat roux. J’avais légèrement entrevu les joues de Soren se colorer de rouge, ou rose, je ne sais plus vraiment. Mais tout ce que je savais, c’est que j’étais certainement allé trop loin. Je soupirais doucement, m’éloignant à pas lent de lui. Puis, une fois arrivé au milieu du chemin (pour retourner à mon siège), je me retournais discrètement vers Soren, lui souriant doucement, tout en ajoutant, d’une voix douce et comme d’habitude, chaleureuse.

    « Tu as eut ce que tu voulais, hum… ? Alors, quoi que je dise, ou fasse, tu auras encore ce que tu désires de toutes manières. »

    C’était vrai. Il avait généralement, tout ce qu’il voulait. Enfin, en ce qui me concerne. Il était vrai, que c’était difficile, parfois, de me convaincre, mais sous d’autres angles, lorsque j’étais de bonne humeur, c’était aussi facile que de dire bonjour. Et ce, même si je m’étais levé du pied gauche ce matin, j’étais d’assez bonne humeur. Mis à part le mal de tête, que j’attendais patiemment qu’il se dissipe. Si j’aurais été de mauvaise humeur, j’aurais donné cher de la peau de Soren. Il aurait déjà été dehors depuis un bon quart d’heure. Herm. Mais bon. Ce n’était pas le cas. Dooonc. Tout va bien. Je passe rapidement l’une de mes mains dans mes cheveux, comme j’avais la grande habitude de faire, et je continuais ma marche vers mon fauteuil. Pendant ce temps, mon jeune patient semblait se remettre de ses émotions. Se réveiller, comme s’il venait de comprendre la phrase que j’avais exclamée quelques secondes auparavant.

    « C’est oui, c’est ça ? »

    Non non. C’est faux. Ça veut dire non tu vois. Je le vis finir sa tasse d’eau, joues toujours aussi rosées et rongées par la gêne. Puis, nos regards se rencontrèrent. Momentanément, j’eus le réflexe de lui sourire. C’était souvent comme ça. Lorsque l’on me souriait. Afin de me défaire du silence qui devient plus que pesant, j’offre un magnifique sourire. Et ce sourire, dans cette situation-là, semblait confirmer le fait que, oui, ce n’était pas une blague, et qu’il pouvait rester ici. Même s’il risquerait de s’ennuyer, au point d’en mourir. Je vis son sourire s’étirer à une vitesse incroyable. Je m’attendais déjà à ce qu’il exclame un grand « YOUPIIII ». Du coup, je me préparais mentalement à recevoir une belle paire de baffes. Enfin… pour mon mal de tête, je veux dire. Il posa tout d’abord, d’une façon bien plus que bruyante, la tasse sur la table, provocant un grand silence dans tout mon bureau, Puis, il se relève, poussant doucement la chaise au passage. Air victorieux affiché sur son visage, il semblait être fier de m’avoir convaincu. Hum… quoi que, je suis apte à le comprendre. Ce n’est pas tous les jours que quelqu’un va résider dans mon antre une journée entière. Je le regarde, il ne pouvait plus se retenir, il finit bien évidemment… par exploser. Et donc, parler. Ou bien… crier, devrais-je dire ?

    « MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! Merci, merci ! Promis, je ne te dérangerais pas ! »

    Eh bien, ça c’est fait. Disons que… ça commençait bien. Et je sentais déjà que… cette promesse allait être brisée. Il ne pouvait rester en place. Et dans un bureau, il faut obligatoirement être calme. Serait-ce une peine perdue d’avance ? Probablement… mais bon, je devais m’y attendre. Puisque j’étais un grand habitué. Avant de m’asseoir sur mon fauteuil, je remarquais que des stylos résidaient sur le parquet. Tiens ? C’était très étrange. Je ne laissais jamais traîner mes affaires. Et par la même occasion, je remarquais que des feuilles étaient en pagaille sur mon bureau. Herm… le plus étrange, en réalité, c’était que je n’avais rien remarqué jusqu’à présent. Je ramassais les stylos, et m’assis sur le fauteuil, tout en lui jetant un regard suspect, pour finalement lui dire.

    « La curiosité est un vilain défaut. S’il y a quelque chose que tu veux savoir sur moi, tu peux me demander, au lieu de fouiller… »

    S’il y avait bien une chose dont j’avais horreur, c’était que l’on touche à mes affaires sans permission. J’aimais tout mettre moi-même en ordre, tout bien ranger à ma sauce. C’était pourtant simple à comprendre. Et ensuite, qu’on pointe le bout de son nez dans mes dossiers. Rahh. Non. Il faut respecter le travail des autres, et éviter de laisser la curiosité nous envahir. Et c’est tout.

    « Je n’ai rien touché… ! Promis ! »

    Mais ce que je détestais par-dessus tout, c’était quand on enchaînait les mensonges. Et ce avec une difficulté incroyable, rendant le tout : impossible à croire. Soren ne savait pas mentir, et puis, dans cette pièce, il n’y avait que lui, à moins qu’il n’y ai des petits nains qui se faufilent sur mon bureau et dans mes tiroirs, je ne vois pas QUI d’autre a bien pût disproportionner toutes mes feuilles. Je soupirais doucement, commençant à feuilleter mes paperasses. Je lui fis immédiatement savoir, avec la plus grande des franchises, comme si ce qu’il venait de me dire ne m’avait point atteint.

    « Hn… évite de mentir, je t’en prie. Tu ne sais pas jouir de ce bien. Alors, contente-toi de la vérité. »

    Trop direct. Trop méchant. Mes sautes d’humeur pouvaient parfois être insupportables. On ne savait comment je pouvais réagir à une phrase. Bien, ou mal. Mal ou bien. Tout dépend. Du moment, de mon humeur, du comment je suis habillé… bref… tout dépend, tout simplement. Je remonte discrètement mes lunettes, plongeant mon esprit dans mes feuilles, mes informations. Chaque jour, je relisais les notes que j’écrivais sur chaque élève. Il ne fallait absolument pas que j’oublie quelque chose. Je me savais intelligent, mais comme tout être humain « normal », il m’arrive d’oublier, c’est d’ailleurs pour cela que je me permets de relire chaque jour une centaine de feuilles. Et ça ne me dérange pas, bien au contraire. J’adore lire… Je me mis soudainement à ranger quelques feuilles. Je levais doucement mes yeux… eh ? Tiens ? Il est passé où encore, celui-là… puis, j’entends soudainement, derrière-moi, ce qui attira mon regard, sans pour autant m’effrayer, ou bien même me surprendre.

    « Tu veux que je t’aide à faire quelque chose ? A ranger un truc ? Classer des papiers ? Faire le ménage dans la pièce ? Rechercher quelque chose sur l’ordinateur ? Te calculer des trucs ? N’importe quoi ! »

    C’est bon, j’ai compris Soren. Tu veux te rendre utile. Mais… non. Je n’ai pas besoin d’aide. Je lève mon regard vers lui, tout sourire, lui avouant.

    « Non. Je n’ai pas besoin d’aide, merci. Je n’aime pas que l’on touche à mes affaires. C’est presque une maladie. »

    Il se décale doucement, déposant l’une de ses mains sur mon bureau, et l’autre sur l’accoudoir de mon fauteuil. Il lit quelques feuilles. Pas très importantes, au bord de la table. Ça ne me dérangeait pas tellement, qu’il lise ces dernières. Il me semble que ce n’était que des brouillons. Du coup… aucun problème pour ma part. Par contre… ce qu’il lança à la vue des papiers…

    « T’es désordonné~ ! »

    Herm… pardon ? Peux-tu répéter ce que tu viens de dire ? Veux-tu que je te rappelle qui a foutu ce bazar sur mon bureau ? Le prénom commence par un S, et fini par un N. Alors, tu as deviné ? Non ? Bon, et bien, tant pis. Je vais éclairer ta lanterne, le plus rapidement possible, et non pas par la pensée, par le regard… mais plutôt… par la parole. Qu’est-ce que tu en dis ? Hum ?

    « Je te rappelle que c’est toi qui a mis le bazar sur mon bureau… »

    Je continuais de ranger mes papiers, confortablement installé sur mon siège. Il m’aida quelques instants, faisant un petit tas de feuilles, ramassant d’autres stylos qui étaient par terre, les rangeant par la suite dans une boîte. Bref. Il faisait le strict minimum, mais au final, semblait fier. Proclamant un « VOILA ! » révélateur. Je lui souriais doucement, tout en lui disant.

    « C’est fou comme un petit truc peut te rendre heureux, tout comme te faire pleurer. Tu m’étonnes… »

    Puis, je repris ma lecture. Je sentis ensuite des yeux se poser sur ma personne… herm… ça sentait le coup foireux. Qu’est-ce qu’il voulait cette fois-ci ? M’aider à lire ? J’ai deux yeux pour ça. Voir même quatre, si l’on compte les deux verres de mes lunettes. Donc, non. Je ne pense plus avoir besoin d’aide. Mais contrairement à toute attente… ce qui me demanda… fût… étrange.

    « Misaoooooo~ ? Je peux essayer ton fauteuil ? Il m’a l’air… juste… TROP CONFORTABLE ! Sinon je m'assois sur toi. T'as l'air confortable aussi. »

    Je le savais. Le petit Soren était un comique né. Genre, il oserait s’asseoir sur moi. Je posais immédiatement, d’un geste vif, strict et rapide, mon paquet de feuilles sur la table, le regardant, mine neutre. Je lui répondis.

    « Mais oui, je t’en prie. Assis-toi sur moi, si tu veux. Aucun problème…….. Non mais, Soren… plus tard si tu veux. Un élève va arriver là, et je vais déjà devoir expliquer ta présence ici, c’est déjà un bon morceau de boulot à faire, alors, tiens-toi à carreaux. Tu m’as dit que tu ne me dérangerais pas, n’est-ce pas ? N’oublies pas que je suis au travail, d’accord ? »

    Je sentais que j’avais été trop strict avec lui. Alors avant que les larmes fusent, je portais ma main à ses cheveux, que je commençais à ébouriffer avec tendresse. Je lui chuchotais doucement, affectionnant un sourire particulier.

    « Je n’ai pas envie d’être méchant avec toi, mais il faut que tu comprennes… hum ? »

    On frappe à la porte. Je vérifie l’heure… il était dix heures et demi. Je plongeais mon regard dans mon planning. C’était un certaine… Kira. Je la connaissais, elle était venue ici au moins trois fois. En réalité, elle n’avait aucun problème particulier, mais était très stressée de nature. Du coup, elle venait souvent décompresser à l’intérieur de mon bureau, face à une bonne tisane, et des gâteaux. C’était une jeune fille adorable, mais peu de personnes la connaissaient. « Entrez, c’est ouvert. » ma citation habituelle. La porte grince, s’ouvre, une longue chevelure brune rentre dans la pièce. Des yeux d’un gris magnifique, et un teint perlé. C’était le genre de fille discrète, qui portait son uniforme, était sage… bref, le genre de personne à qui on ne faisait pas vraiment attention. Une boîte à la main, grand sourire aux lèvres, elle rentre dans la pièce en lançant un « Bonjour Monsieur Neiro ! C’est moi qui apporte les gâteaux aujourd’hui ! » J’affichais un grand sourire à cette nouvelle, et me levais de mon siège, me dirigeant vers la bouilloire, faisant chauffer l’eau pour la troisième fois en deux heures et demi. La jeune fille s’installa sur une chaise, déposant la petite boîte sur le bureau. Elle sembla remarquer Soren, et afficha un sourire amical et charmeur sur ses lèvres, tout en demandant « Vous n’êtes pas seuls aujourd’hui ? J’aurais bien espéré… » Elle pouffa un petit rire, se rattrapant « Je plaisante, je m’appelle Kira, et toi ? » Je les regardais, du coin de mes yeux. Si ça pouvait permettre à Soren de se faire une amie, tant mieux. Surtout que Kira était une chic fille. Je partis prendre la tasse de Soren, reprenant mon ancienne, et une nouvelle pour l’arrivante. « Tiit tiit ». Eau prête. C’était un rituel habituel. Je remplis les tasses, les ornes d’un sachet rempli de thé, et les apporte sur la table, accompagné de la boîte à sucre. Je me rassis à ma place, les écoutant discuter. Puis, je décidais de les couper.

    « Alors, qu’est-ce qui vous amènes aujourd’hui, Kira ?
    - Oh… la routine. J’avais envie de déjeuner avec vous, et j’ai du temps à tuer… et les examens approchent, du coup, je suis un peu stressée…
    - Je vois… »


    Elle ouvrit sa boîte à gâteaux, découvrant de multiples galettes. Je voyais déjà les yeux de Soren pétiller. Il aimait manger. Je le savais. Moi… je n’étais pas très gourmand, mais manger quelques fois me faisait du bien. « Vous pouvez vous servir ! Ils sont faits maison ! » Elle était le genre de fille que j’aimais. Toujours dans la cuisine, à préparer de bons petits plats, ou bien, à s’inquiéter de tout et de rien. Elle était mignonne, et j’aimais bien discuter avec elle. Pour l’instant. Je savais qu’un jour, peut-être, je finirais par m’en lasser. Mais pour le moment, c’était ainsi… je la remerciais accompagné d’un petit sourire, puis, je me tournais vers Soren, accentuant mon sourire.

    « Tu as entendu ? Elle a dit que tu pouvais te servir. »


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Soren Jones
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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Dim 12 Déc - 18:06

    « La curiosité est un vilain défaut. S’il y a quelque chose que tu veux savoir sur moi, tu peux me demander, au lieu de fouiller… »

    Après qu’il est accepté de bien vouloir me garder (note : Cela revient comme du babysitting.) dans son bureau, il s’était enfin rendu compte que j’avais donc… légèrement fouillé ? Je n’avais pas touché grand-chose ! Juste par ci, par là. La curiosité est un vilain défaut, certes… Mais, c’est plus fort que moi. Quand je vois une pile de papier, je veux savoir ce qu’il y a marqué dessus. Et… Je veux en savoir toujours plus, encore plus. Alors je fouille, jusqu’à que je trouve quelque chose qui m’intéresse par-dessus tout. Mais mon état actuel ne m’avait pas permis de trouver un truc intéressant. Je sautais des phrases, ne regardais que certains mots. Les feuilles étaient tellement remplies, que je n’arrivais pas à tout lire. Mes yeux ne savaient plus trop où regarder. Et je m’étais dépêché… Car l’infirmerie, elle n’est pas très loin du bureau du psychiatre. Et que si j’avais prit mon temps, Misao m’aurait prit en flagrant délit. Mais me dépêcher ma valut le fait de foutre encore plus le bazar. Stylos qui tombent au sol, papiers qui voltigent, papiers mélangés... A vrai dire, je ne penserais pas qu’il remarquerait. Qu’il y ferait attention. Mais je me suis trompé, et c’est donc gêné, et avec une voix fausse que je lui dis : « Je n’ai rien touché… ! Promis ! ». Mais le mensonge, ce n’était pas mon grand point fort ! Quand je mentais, ma voix, mon regard, tout me trahissait. Mes paroles sonnaient tellement faux… Mes yeux regardaient une fois le sol, une fois le plafond. Impossible de regarder la personne ne face de moi. J’étais donc : tout sauf crédible. De toute manière, il n’y avait que moi dans la pièce. Et j’aurais pu sortir cette grande excuse « Il y a du vent ! » mais, je me serais enfoncé. Car… QUEL VENT ? La fenêtre n’était pas ouverte. Et dehors, il n’y avait pas une seule petite brise qui soufflait. Dans tout les cas, mentir ou non, je me serais fait avoir. Mais peu importe, ce n’est pas bien grave. A moins que Misao déteste que quelqu’un ne fouille dans ses affaires ? A vrai dire, je n’en ai pas la moindre idée, et je devrais peut-être me renseigner sur ce fait. Car en y réfléchissant un peu plus, j’ai peut être fait une bêtise.

    « Hn… évite de mentir, je t’en prie. Tu ne sais pas jouir de ce bien. Alors, contente-toi de la vérité. »

    Mais-euuuh… C’était pas méchant ! C’était gentil, joueur. C’est quoi ces sauts d’humeur ? Mon grand sourire s’abaisse et je regarde d’une mine déçu, un mur orné de quelques tableaux. Bon Soren ! Tu ne vas pas te démoralisé pour une petite réflexion. Il avait raison après tout… « Je ne sais pas jouir de ce bien. » blablabla ! Mon sourire revient immédiatement, rien qu’en posant le regard sur cette fameuse tasse qu’il m’avait acheté. Comme quoi il pense un peu a moi. Puis, pendant qu’il lit quelques papiers, je contourne discrètement le bureau, et me place derrière son fauteuil. M’appuyant légèrement contre celui-ci. Je vois son visage se relever, puis pour attiré son attention, je me mets a parler. Son regard se tourne donc vers moi, et je lui demande, enjoué comme jamais.

    « Tu veux que je t’aide à faire quelque chose ? A ranger un truc ? Classer des papiers ? Faire le ménage dans la pièce ? Rechercher quelque chose sur l’ordinateur ? Te calculer des trucs ? N’importe quoi ! »

    C’était effectivement, comme d’habitude, partie d’une très bonne intention. Je comptais bien me rendre utile, mais malheureusement, encore une fois, je fus déçu. Il ne l’entendait pas de cette oreille là.

    « - Non. Je n’ai pas besoin d’aide, merci. Je n’aime pas que l’on touche à mes affaires. C’est presque une maladie.
    - Pfffffff… »

    Soufflais-je bruyamment pour lui faire comprendre que je n’étais pas… enchanté de ne pas me rendre utile. Tant pis. Je passa a nouveau le cap, me décalant, posant l’une de mes mains sur le bureau, et l’autre sur l’accoudoir, et lis quelques papiers pas très importants, apparemment. Laissant paraître un petit sourire, je l’amplifie en le regardant, puis lui lançant avec un petit ton provocateur, accompagné d’un léger rire : « T’es désordonné~ ! ». Ben quoi ! On a le droit de rire un peu… non ? Non ? C’est ça ? J’ai vraiment du mal a le cerné par moment. Il me lance alors.

    « Je te rappelle que c’est toi qui a mis le bazar sur mon bureau… »

    OUI BON CA VA. Je sais ! Pffffff… LUNATIQUE ! ( :C <= Tête de Soren) Je souffla a nouveau, mécontent qu’il ne prenne pas ca de bon cœur. Puis, encore une fois, laissa « couler ». De toute manière, je n’étais pas du genre a me rebeller, ou a faire des réflexions. Ou du moins quand j’en faisais, ce n’était jamais vraiment volontaire… et la plus part du temps, dit sur un ton aussi innocent que mon visage. On pouvait donc comprendre que je n’en étais pas toujours conscient. Mais là, je me taisais, laissant donc Misao dire ce qu’il avait a dire, sans relever. Tant pis s’il le prenait mal, ou bien. Je le savais qu’il était lunatique maintenant. Je pris mon souffle, pour me vider l’esprit et penser a autre chose. Puis commença a ranger les quelques papiers se trouvant de mon côté en un petit tas… enfin, je me baissai pour aller prendre les quelques stylos qui avaient précédemment roulés sur le parquet brillant. Je les saisis, me relève et les met a leurs places initiales avec un grand sourire, et une fierté qui se laisse paraître. J’ajoute a ce court rangement un grand « VOILA ! » toujours aussi joyeux soit-il. J’entendis Misao me dire.

    « C’est fou comme un petit truc peut te rendre heureux, tout comme te faire pleurer. Tu m’étonnes… »

    Effectivement, cela parfois, m’étonnais moi-même. A ces paroles, je tournais mon regard vers lui, et… il souriait ! Ah enfin. Pour une fois que c’était positif. J’avais eu droit, juste avant, a une grande vague de réflexion pas forcément plaisante. Je lui rendis son sourire, lui faisant comprendre que cette remarque, même si ce n’était pas un compliment, me faisait bizarrement plaisir. Misao reprit sa lecture, puis je me tournai complètement vers lui, posant mes yeux émeraude sur sa personne… J’avais EFFECTIVEMENT une idée en tête. Mais NON. Ce n’était pas un truc DERANGEANT ! Je voulais juste le faire lever de sa chaise. Son fauteuil… il m’hypnotisait depuis que je venais dans son bureau. Je lui demandai avec une voix douce, et attendrissante, pour qu’il dise absolument oui :

    « Misaoooooo~ ? Je peux essayer ton fauteuil ? Il m’a l’air… juste… TROP CONFORTABLE ! Sinon je m'assois sur toi. T'as l'air confortable aussi. »

    Bon OK. Les deux dernières phrases n’étaient pas OBLIGATOIRES. Mais c’était de la provocation sans en être. Je suis sûr que c’était un bon oreiller… Puis, je ne suis pas du genre a me gêné. Je suis sur que ses jambes font un parfait fauteuil !... Herm. Silence. Il posa sa pile de papier d’un geste vif sur son bureau, me regardant, sans aucunes expressions sur son visage. Ouille. Je vais m’en prendre pleins la poire.

    « Mais oui, je t’en prie. Assis-toi sur moi, si tu veux. Aucun problème…….. Non mais, Soren… plus tard si tu veux. Un élève va arriver là, et je vais déjà devoir expliquer ta présence ici, c’est déjà un bon morceau de boulot à faire, alors, tiens-toi à carreaux. Tu m’as dit que tu ne me dérangerais pas, n’est-ce pas ? N’oublies pas que je suis au travail, d’accord ? »

    OUIIIIIIIIIIIIN. Ou est le mouchoir ? Dans ma poche ? Ah oui, là, dans ma poche gauche. Que je tâtais pour savoir s’il était vraiment présent… La première phrase, c’était de l’ironie, c’est ca ? SNIF. Expliquer ma présence ici, c’est déjà un morceau de boulot a faire ? SNIIIIIIF. Me tenir a carreaux… Mais oui mais ! MAIS NON JE DERANGERAIS PAS ! Snif. Snif… c’est d’une petite voix faible, et presque tremblante que je lui réponds. (Avec un regard de chien battu.)

    « D’accord… »

    Il porta sa main a mes cheveux, les ébouriffant tendrement, me chuchotant gentiment avec un sourire que je ne saurais… décrire ?

    « - Je n’ai pas envie d’être méchant avec toi, mais il faut que tu comprennes… hum ?
    - Oui, oui... »

    Mes joues se reteinte légèrement, puis j’entends quelqu’un frapper a la porte. Je prends une chaise, la mettant a côté du fauteuil de Misao. Je m’assois calmement, et… vais tenter d’être le plus discret possible. Je me posais bien des questions. Etais-ce une fille ? Un garçon ? J’avais bien envie de me pencher sur l’emploi du temps de Misao, mais je m’en empêchais, contrôlant ma curiosité. Pendant que je le regardais d’un air admiratif, il dit a la personne derrière la porte : « Entrez, c’est ouvert. » La porte grince, s’ouvre lentement. Mes yeux se portent sur la personne allant franchir la pièce. C’était une fille. Une longue chevelure brune, un visage mignon, des yeux gris perles… Mais une totale inconnue. Légèrement a l’ouest, je ne lui adressa aucun sourire, un peu absent a ce moment précis. La seule chose qui capta réellement mon intention, c’était la boite qu’elle portait. Je voulais savoir ce que c’était. Elle ne tarda pas a me le faire découvrir… « Bonjour Monsieur Neiro ! C’est moi qui apporte les gâteaux aujourd’hui ! » Des gâteaux ? Rien qu’à ce mot, mon ventre se manifestait. Je n’avais rien mangé. Et j’étais… un gros mangeur. Pourtant, je ne prenais jamais beaucoup de poids. Je regarde Misao se lever pour aller chauffer l’eau, puis la demoiselle lance « Vous n’êtes pas seuls aujourd’hui ? J’aurais bien espéré… » Mon absentéisme prit fin. Vexé, mon visage n’exprima rien de particulier. Elle pouffa un petit rire, avant de se rattraper « Je plaisante, je m’appelle Kira, et toi ? » je lui rend son sourire puis lui dit « Je m’appelle Soren, enchanté. » elle s’assoit à ma précédente place, et commence a me parler, comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Elle était effectivement… très à l’aise. Mais je n’étais pas très attentif a ce qu’elle me disait, et mes réponses étaient hésitantes. Misao nous observai du coin de l’œil je le sentais…

    « - Tu es en quelle classe ?
    - Troisième année, et toi ?
    - Quatrième ! Qu’est ce qui t’emmènes ici ? »

    Silence totale, et heureusement pour moi, Misao nous coupa. Retournant à sa place, avec une tasse en main, qu’il déposa délicatement devant Kira.

    « - Alors, qu’est-ce qui vous amènes aujourd’hui, Kira ?
    - Oh… la routine. J’avais envie de déjeuner avec vous, et j’ai du temps à tuer… et les examens approchent, du coup, je suis un peu stressée…
    - Je vois… »

    « J’avais envie de déjeuner avec vous ? » Moi aussi je veux faire ca plus souvent ! Pffff… Elle est privilégiée ou quoi ? Moi aussi je sais cuisiner, c’est pas un exploit ! Elle ouvrit sa boite de gâteaux, et mes yeux découvrirent de multiples douceurs. Ces derniers commencèrent a briller, et j’en avait vraiment l’eau a la bouche. J’entends alors la demoiselle brune nous dire « Vous pouvez vous servir ! Ils sont faits maison ! » Pas besoin de s’en vanter hein ! On sait qu’ils sont faits maison ! Je le répète ! C’est pas un exploit. Cependant, on peut se servir ? Ah ben… Merci. DE QUOI ? Jaloux ? Non. Mais ca m’énerve. A nouveau absent, yeux rivés sur les galettes, c’est encore une fois, la voix de Misao qui me réveille.

    « Tu as entendu ? Elle a dit que tu pouvais te servir. »

    Son sourire était radieux. Je lui dis, un peu gêné, car il avait dût se rendre compte de mon absentéisme.

    « Euh, oui, oui ! Merci beaucoup. »

    Je pioche alors avec mes doigts fins, un biscuit dans la boite argenté de Kira. Portant le gâteau a ma bouche, je croque dedans, mâche, puis avale. C’était vraiment excellent, mais je n’avais vraiment pas envie de lui dire. Mais c’était la moindre des choses… Je tentai de me montrer un peu plus chaleureux que précédemment.

    « C’est très, très bon ! »

    Mon sourire était nettement plus expressif, mais légèrement… hypocrite ? Je n’étais pas de ce genre, mais a la vue de cette jeune fille, je n’avais bizarrement, aucunement envie de sourire. NON JE NE SUIS PAS JALOUX. Mais j’ai une question, elle va rester encore longtemps ?

    « Combien de temps restes-tu, Kira ? »

    Poli, comme mes parents me l’avaient apprit, (note : mais surtout avec énormément d’insouciance car c'est pas une question a poser, Soren.) je continuais de piocher dans cette petite boite, ses gâteaux FAIT MAISON. Mordant dans un nouveau biscuit, je l’entends me répondre.

    « Je ne sais pas… autant que monsieur Neiro voudra bien. Habituellement, cela tourne autour d’une heure et demie. »

    Super. J’espère que sa vie est palpitante…. Bon, je peux parler, la mienne ne l’est pas beaucoup, tellement peu, qu’il sort souvent sa console de jeu. Mais si je garde ces petites misères pour moi, qui sait ce qu’il pourrait m’arriver. Je demande alors une dernière fois a Misao si je ne pouvais pas faire quelque chose pour lui, avec une voix tendre et des yeux pétillants.

    « Misao, je ne peux VRAIMENT pas me rendre utile ? »
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Misao Kiyomizu
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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Dim 12 Déc - 20:31

    « D’accord… »

    Bon, en clair, je venais de terriblement le vexer. Je l’admets, ce que je venais de dire n’avait aucunement été sympathique. Je lui avais fait part de mes pensées, d’une façon ironique, un humour de très mauvais goût. Je n’étais pas très doué pour faire des blagues, et je préférais être direct. Donc bon. En clair, je lui avais dis : « Il est HORS de question que tu t’assoies sur moi, c’est bien clair ? » et pour approfondir cette idée, je pris l’excuse qu’il y avait une élève qui devait passer dans quelques minutes. Et que je devrais lui expliquer ce qu’il fait ici, et donc, que par conséquent, il devrait se tenir à carreaux s’il ne voulait pas avoir de problèmes. Et je lui rappelais également, par la même occasion, qu’il avait fait le serment de ne pas me déranger. Ce qui, d’un certain côté, m’arrangeais. Il faut dire que… depuis tout à l’heure, en tentant de se rendre utile, il n’a pas arrêté de me déranger. Quand je travaillais, il me fallait du silence. Et… avec un certain Soren dans la pièce, je savais déjà que ce serait IMPOSSIBLE. C’est comme demander à un chien de ne pas aboyer durant toute une journée. C’est juste… tout simplement… impossible. Je l’avais vu fouiller avec discrétion ses poches avant qu’il n’affirme son petit « d’accord », certainement à la recherche du mouchoir que je lui avais donné, puisque le long discours que je venais de lui faire l’avait certainement touché. Pour preuve… Je voyais déjà ses yeux se remplir de larmes, et afficher une mine vexée, un air de chien battu. Rah… je n’aimais vraiment pas ça. Que l’on me prenne par les sentiments. (Car j’en ai… ? J’en éprouve… ? Haha !!!) … apparemment… oui, j’en ai. Puisque, remarquant cet air désemparé sur le visage de Soren, je portais une nouvelle fois l’une de mes mains dans ses cheveux, les ébouriffant avec affectivité. J’affichais également un sourire que moi-même, je ne connaissais pas, lui chuchotant avec tendresse.

    « - Je n’ai pas envie d’être méchant avec toi, mais il faut que tu comprennes… hum ?
    - Oui, oui... »

    Je vis de nouvelles couleurs trôner sur les joues de Soren. Puis, on frappa à la porte, brisant ce moment d’intimité et de fraternité. Il était dix heures et demi. Tous mes patients étaient à l’heure, c’était assez étonnant. Je visualisais rapidement mon planning, la personne qui, dans quelques secondes, allait rentrer dans mon bureau était une jeune demoiselle. Kira. C’était une élève de quatrième année, avec qui j’avais l’habitude de boire un bon thé tout en mangeant quelques douceurs. Chacun notre tour, nous apportions des gâteaux, afin de combler notre faim, et s’accorder une petite pause. Généralement, elle venait vers quatre heures de l’après-midi, mais aujourd’hui… je ne sais pas. Peut-être qu’elle n’avait pas pris de petit déjeuné ? Tout comme moi, en fait… j’aimais beaucoup les gâteaux. Enfin… surtout les confectionner, j’étais assez doué en cuisine. Et tant mieux, car, vivant seul, il fallait bien que je me débrouille. Ma mère étant française, elle m’avait appris de nombreux petits plats venant de ce pays réputé pour sa cuisine. Mais aujourd’hui, ce n’était pas à moi d’apporter des gâteaux, mais à Kira. Et ce, même si je n’étais pas très gourmand, j’avais hâte de voir ce qu’elle m’avait réservé. Je m’enfonçais doucement dans mon siège, tout en proclamant un « Entrez, c’est ouvert. » sous le regard admiratif de Soren. Elle entrait dans la pièce, d’un pas élégant, une boîte argentée dans la main. Je l’appréciais. Elle était douce, attentive, bref… c’était le genre de fille que tout le monde aimerait convoiter. Et ce, peut-être même moi. Mais bon… c’était une élève, et je ne pouvais me permettre cela. Du coup, je me contentais de l’amitié qui nous unissait, et des gâteaux qu’elle me confectionnait. Ça me suffisait, et je ne cherchais pas plus loin. Vous savez, j’avais plus l’habitude de trouver des compagnons à l’extérieur du lycée. Comme ça, rien ne pourrait m’atteindre, et en aucun cas, je pourrais perdre mon travail. C’est une manière plutôt simplette de voir les choses, et ça me convient. Alors… pourquoi changer sous un coup de tête ? (Ce que, je sais, je serais probablement capable de faire un jour, JUSTEMENT sous un coup de tête.) Soren avait tiré une chaise, afin de pouvoir s’asseoir à mes côtés. Je venais que de remarquer cela, maintenant. Puisque j’étais en train de le regarder. Il avait l’air… absent. Enfin… c’était totalement normal. Il était souvent dans les nuages. Mais si ça continuait, il finirait par avoir une expression ahurie. Je toussotais doucement, afin de lui permettre de reprendre ses esprits, mais finalement, Kira s’en occupa à ma place, proclamant « Bonjour Monsieur Neiro ! C’est moi qui apporte les gâteaux aujourd’hui ! » je lui souriais à distance, me levant ensuite, pour aller préparer trois tasses. Je faisais chauffer l’eau, les admirant au loin. Elle aimait faire des petites blagues, cette jeune fille, afin de voir les réactions des autres. Du coup, lorsque j’entendis… « Vous n’êtes pas seuls aujourd’hui ? J’aurais bien espéré… » je ne pus m’empêcher de pouffer un rire à peine percevable, imaginant la réaction de Soren, qui se trouvait dos à moi. « Je plaisante, je m’appelle Kira, et toi ? » elle savait parfaitement utiliser les pirouettes de rattrapages. En fait… elle était un peu comme moi, au fond. On avait les mêmes sens d’intérêt, et les tics. C’était assez amusant. En disant cette phrase, je vis un magnifique sourire se dessiner sur les lèvres de Kira, et celui-là, il s’adressait à Soren. Je l’entendis répondre, d’une voix qui me paraissait douce et amicale « Je m’appelle Soren, enchanté. » Kira s’assoit à l’ancienne place de Soren, posant la boîte sur mon bureau. « Tiit tiit ». La bouilloire venait de finir de chauffer l’eau. Je préparais les trois tasses, tout en continuant d’écouter ce qu’il se passait.

    « - Tu es en quelle classe ?
    - Troisième année, et toi ?
    - Quatrième ! Qu’est ce qui t’emmènes ici ? »


    Hum… je sentais la gêne parcourir Soren, il ne savait plus quoi dire. Je me dis soudainement, que c’était certainement, à ce moment précis que je devrais intervenir. Je revenais donc accompagné des trois tasses ainsi qu’une boîte à sucres, que je posais sur le bureau, qui était un peu mieux rangé que tout à l’heure.

    « Alors, qu’est-ce qui vous amènes aujourd’hui, Kira ?
    - Oh… la routine. J’avais envie de déjeuner avec vous, et j’ai du temps à tuer… et les examens approchent, du coup, je suis un peu stressée…
    - Je vois… »


    J’avais réussi, avec une aisance exceptionnelle, à lui retourner avec une pointe d’hypocrisie, la question qu’elle venait de poser à Soren, et qui avait installé durant quelques secondes une véritable brise dans l’intégralité de la pièce. Je posais mes yeux sur ma tisane, faisant attention qu’elle soit parfaitement à mon goût. Je voyais l’eau doucement s’imprégner d’une couleur violette. J’avais opté pour celui à la violette. Qui était l’un de mes préférés. L’odeur de cette fleur apaisait mon esprit, et mon cœur, me remettait dans le droit chemin. Bref… c’était parfait. Et j’en avais bien besoin. Je vis Kira ouvrir sa petite boîte, pour nous laisser découvrir de nombreuses petites galettes, aux diverses formes. Ils étaient jolis. Elle y avait mis du cœur et de la décoration. C’était sympathique. D’un air fier, comme j’avais l’habitude de voir régner sur son visage, elle s’exclama « Vous pouvez vous servir ! Ils sont faits maison ! ». En réalité, elle avait hâte que j’y goûte. Pourquoi ? J’étais un excellent critique. Je savais reconnaître le bon du mauvais, et elle avait plus ou moins hâte de recevoir le verdict. Je jetais un œil rapide sur Soren, il était bien silencieux, et c’était ça qui m’inquiétait. Surtout face à de si beaux gâteaux… du coup, je décidais de le réveiller, lui répétant doucement ce qu’elle avait dit précédemment.

    « Tu as entendu ? Elle a dit que tu pouvais te servir. »

    J’avais ajouté un sourire radieux à cette phrase. Puis, je reposais mon regard sur Kira, qui attendait patiemment, sourire aux lèvres, que l’on y goûte.

    « Euh, oui, oui ! Merci beaucoup. »

    Aussitôt réveillé, il mis sa main dans le boîtier, sous les yeux attentifs et lumineux de ma patiente. Il prit le premier qui lui vint sous la main, et fini par le croquer. Je vis les yeux de Soren doucement s’illuminer, mais… c’était comme si il se retenait de lui dire ce qu’il en pensait. Ce qui m’étonna une nouvelle fois. Il sourit, avec une pointe d’hypocrisie, que je reconnu au premier coup d’œil. Aïe, qu’est-ce qui lui prenait ?

    « C’est très, très bon !
    - C’est vrai ?! Merci ! Ça me fait énormément plaisir ! »

    Sous l’enthousiasme prononcé de Kira, j’affichais un sourire amical, piochant à mon tour une douceur. C’était un biscuit en forme de cœur. …Mignon, dans un sens. Je souriais discrètement en admirant cette petite forme. Puis, j’enlevais avec délicatesse le sachet qui trônait dans ma tasse, le jetant dans la poubelle qui se trouvait en dessous de mon bureau. J’y ajoutais par la suite, deux sucres, attendant avec patience qu’ils fondent.

    « Combien de temps restes-tu, Kira ? »

    Hum. Et bien, voilà une question qui, en temps normal ne se pose pas, Soren. Je le regardais, sourcil légèrement froncé, comme pour lui faire remarqué que ce qu’il venait de dire n’était pas très aimable, et encore moins poli. Mais par chance, Kira garda son sourire chaleureux et doux aux lèvres, et lui répondit, avec la plus grande sympathique du monde.

    « Je ne sais pas… autant que monsieur Neiro voudra bien. Habituellement, cela tourne autour d’une heure et demie. »

    Oui, c’était vrai, généralement, on restait plus d’une heure ici, à discuter de tous et de rien, plus particulièrement de sa vie, de sa famille. Qui n’est pas particulièrement rose. Elle avait perdu sa mère à ses huit ans. Et vivait seule avec son père, qui se morfondait encore, sous les taux de l’alcool et la drogue. Joli décor. Elle faisait donc tout. Enchaînait les petits travaux lorsqu’elle avait du temps, étudiait à ses heures perdues, préparait à manger, faisait le ménage… bref, une véritable Cendrillon. Sa force de caractère me surprenait parfois. Elle était vraiment forte. Je n’aurais pas été capable de surmonter tout ça, moi. Alors que je me remémorais tout ce qu’elle avait pût me confier, Soren me sortit une nouvelle fois de ma rêverie, me demandant de plus belle, comme si ma réponse de tout à l’heure n’avait pas suffit.

    « Misao, je ne peux VRAIMENT pas me rendre utile ? »

    Hum. Laisse-moi réfléchir quelques secondes… non. Je soupirais doucement, gardant mon regard tourné vers Kira. Je goûtais enfin le gâteau, faisant mine d’ignorer la question de Soren. Je savourais le dessert, pensif. C’était doux… légèrement sucré… il fondait doucement dans ma bouche… et bien. Elle s’était surpassée, aujourd’hui. Je la complimentais immédiatement.

    « Oh… ? Ils sont excellents aujourd’hui… tu as mis exactement la bonne dose de sucre, pas beaucoup de levure… ils sont cuits comme il le faut… tu m’impressionnes. »

    Un grand sourire se dessina sur ses lèvres. Rares étaient les fois où je complimentais la cuisine de quelqu’un, sans que je puisse faire de remarque à côté. Contente de ma réaction, elle me dit.

    « Ah ? Vraiment ?! J’ai enfin réussi à vous arracher un compliment ! Me voilà touchée… !
    - Ah, cependant, Kira… ?
    - Hum ? Oui ? »


    Je passais doucement quelques mèches derrière mes oreilles. Souvent, ce petit signe voulait dire que j’allais inventer un mensonge. Et cette fois… et bien, c’était le cas. Je regardais, tout sourire la demoiselle, préparant une belle sornette derrière son dos. Une fois bien construite, je lui dis, d’une voix posée, et douce.

    « Notre rencontre ne pourra point durer aussi longtemps que d’habitude…
    - Ah ? Pourquoi donc ? Vous avez quelque chose d’important à faire ? »

    Je posais doucement mon regard sur Soren, essayant de faire comprendre quelque chose à Kira. Elle suivait mon regard, et fini par le regarder, elle aussi. Je commençais à boire mon thé, quelques gorgées afin de me rincer la bouche, puis, je poursuivis.

    « Oui, en quelques sortes… Enfin, tu comprends… c’est surtout important pour Soren. Dans quelques minutes, nous allons devoir partir… » Je voyais déjà le visage amorphe et innocent de Soren se tourner vers moi. Il ne devait… rien comprendre. « Je dois l’accompagner quelque part. Et il a besoin d’un adulte. Mais, je ne peux pas en dire plus. Tu me comprends, n’est-ce pas ? »

    Elle hocha timidement la tête, sourire confiant aux lèvres. Il prit quelques gâteaux, et se leva. J’ignorais ce qui aurait pût passer dans sa tête. Ce qu’elle imaginait, et en réalité, je m’en fichais un peu. Elle se leva, avouant qu’elle n’allait pas nous déranger plus longtemps, dans ce cas-là. Elle finit sa tasse, me remerciant pour la tisane. Je lui dis que ce n’était pas un problème, et elle quitta le bureau. Je commençais à ranger mes affaires. Nous ne pouvions rester ici, maintenant. Une fois tout rangé, j’allais nettoyer et ranger les tasses. Je regardais ensuite Soren, avec un petit sourire narquois au bout des lèvres, je lui demandais.

    « Et si nous allions à l’endroit où je dois t’accompagner ? »

    J’ouvris un placard, à l’intérieur, il y avait un second casque. Je le pris, refermant le placard. Je m’approchais doucement de Soren, le prit par la main, prenant ma mallette au passage. Nous quittions le bureau. J’avais pris le soin de tout refermer. Nous traversâmes les couloirs qui étaient déserts. C’était tout à fait normal. Disons que c’était… une heure de cours, donc logiquement, la plupart des élèves étaient en cours. Puis, nous arrivâmes au parking du personnel. Je donnais le casque à Soren, lui demandant.

    « J’espère que tu n’as pas peur des motos… »

    Je sortis mes clefs de ma poche, enlevant le cadenas qui sécurisait ma moto. Elle était plutôt sympas. Assez conséquente, de couleur noire. Bref. C’était une véritable petite perle. Je m’installais dessus, allumant le moteur, chauffant de quelques coups d’accélérateur ma moto. J’enlevais mes lunettes, comme à mon habitude, découvrant un visage particulièrement angélique sans ces dernières. Puis, je mis le deuxième casque sur ma tête. Je souriais.

    « C’est quand tu veux. N’oublies pas de bien t’accrocher à moi. Ce serait bête de te perdre en une chute. »


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Soren Jones
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MessageSujet: Re: - Je serais toujours là... [ Soren ] -Terminé-   Dim 12 Déc - 22:30

    Nous n’étions plus seuls à présent. J’en oubliais presque qu’il était en train de travailler. Je prenais alors, silencieusement, une chaise en face de son bureau. La déplaçant a côté de son fauteuil. Je m’asseyais, regardant la porte sans aucune émotion précise. Je me posais quelques questions. J’avais hâte de voir le visage de cette personne, de savoir si je l’avais déjà aperçu, ou non. Elle tapait a la porte, et Misao lui donna le signal. Elle pouvait rentrer. C’était une fille, une chevelure brune, et longue, des yeux gris que je voyais de là ou j’étais. Elle tenait dans ses petites mains, une boite argentée, qui éveilla ma curiosité. Je me demandais bien ce qui pouvait reposer là-dedans. Elle s’avança, tout en disant bonjour à Misao, puis lui disant que c’était elle qui apportait les gâteaux aujourd’hui. Ah, c’était donc ca, qu’il y avait dans cette jolie boite aux divers motifs. Toujours aussi dépourvu d’émotion, la brunette lança a Misao : « Vous n’êtes pas seuls aujourd’hui ? J’aurais bien espéré… ». Tandis que ce dernier pouffait un rire, et que la demoiselle avait un sourire accentué, je restais neutre, voir vexé. Mais elle se rattrapa assez vite, et me demandant par la suite, comment je m’appelais. Cette fois-ci, je fus plus chaleureux, et laissa dégager un grand sourire, et de la bonne humeur en disant mon nom suivit d’un « enchanté » peu franc. Elle posa sa boite sur le bureau, que je regardais un peu curieux. Me demandant quelle tête pouvait avoir les gâteaux… Le « tiit tiit » de la bouilloire me fit légèrement sursauter. Je n’étais pas habituer a ce bruit strident et surprenant. A vrai dire, j’étais surtout, très peureux. Misao préparait les tasses, tandis que cette fameuse Kira, commenca à engager la discussion, étant très a l’aise. Habituellement, j’étais comme elle. Un véritable poisson dans l’eau. Mais là, quelque chose coinçait. Je n’arrivais pas a être comme d’habitude. Quelque chose me dérangeait chez elle… J’étais moins amicale, et ca, Misao devait le ressentir. J’étais hésitant a chacune de mes réponses. Même a celle « Tu es dans quelle classe ? »… Par contre, il eut un énorme blanc, quand cette dernière me demanda ce que je fichais là. Ronger par la gêne, je n’osais pas répondre, et préférais faire comme si je n’avais rien entendu. Et pour mon plus grand bonheur, Misao, mon héros, venait d’intervenir, reposant cette même question a la jolie brune, posant délicatement chaque tasse devant chaque personne a qui elles étaient destiner. Je regarde l’intérieur, et tourne avec la cuillère, d’un air toujours aussi absent et rêveur. Je les écoutais parler, sans vraiment prêté attention a chaque mot. J’avais conclus, avec ce que j’avais entendu, que Kira était ici car les examens approchaient. Et qu’elle stressait beaucoup. Et a vrai dire, si je n’écoutais rien, c’était parce que je m’en fichais totalement. J’étais loin d’être comme ca pourtant, je m’inquiétais toujours pour les gens… et a vrai dire je me choquais moi-même. J’avais déjà éprouvé une certaine émotion quand elle avait débarqué avec sa boite de gâteaux, comme si, j’éprouvais… de la jalousie. Mais peu importe. Je ne me posai pas plus de question, et but quelques gorgées, et posa quelques regards admiratifs sur le psychologue, avant de retourné a ma boisson chaude. Kira ouvrit d’ailleurs, sa boite, remplie de multiples gâteaux qui attirèrent mon attention en l’espace d’une seconde. Je sentais mon ventre me supplier, pour que j’en prenne un. Au départ, je n’étais pas du tout partant pour, et donc, continua de rêvasser. Mais ca, c’était avant que Misao me réveille ENCORE une fois. Me faisant tomber de mon haut nuage.

    « Tu as entendu ? Elle a dit que tu pouvais te servir. »

    Misao m’adressait ces paroles avec un beau sourire… Je lui rendis ce dernier, un peu gêné, et enchaîna avec une réponse un peu hésitante. Ma main glissa jusqu’au boitier argenté, mes doigts saisir un biscuit au hasard, et je le croquais sans même le regarder. Il était pourtant, assez joliment décoré… Il était très bon, mais je n’étais pas prêt de décrocher un compliment. Malheureusement, mes yeux me trahissaient. J’étais juste, envouté par le goût de cette douceur. Et par politesse, je lui avouais.

    « C’est très, très bon ! »

    J’affichais un sourire légèrement hypocrite, car je n’étais pas du tout partant pour lui dire ce que je ressentais réellement. Elle enchaîna avec un enthousiasme particulier.

    « C’est vrai ?! Merci ! Ça me fait énormément plaisir ! »

    J’accentuai mon sourire hypocrite, continuant de piocher dans sa jolie boite, des petits biscuits que j’avalais sans vraiment les mâcher. Déjà agacer, je demandais a Kira, combien de temps elle restait. Et cette question, je l’avais posé avec une certaine insouciance, n’imaginant pas si elle mal placé, ou autre. Le plus naturellement du monde, elle me répondit que ses séances duraient entre une heure et une heure et demie. Je soupirais longuement, puis termina ma tasse, me calant sur le dossier de ma chaise. Mon sourire s’abaissait doucement. Je jetais des coups d’œil un peu partout dans la pièce, et déclara avec une mine de chien battu, qui fit son retour.

    « Misao, je ne peux VRAIMENT pas me rendre utile ? »

    Malheureusement, ma question resta SANS REPONSE. Il soupira, et son regard resta en face de celui de la jeune fille précédemment rentré. Misao goutait le gateau, puis tout sourire, donna le verdict.

    « Oh… ? Ils sont excellents aujourd’hui… tu as mis exactement la bonne dose de sucre, pas beaucoup de levure… ils sont cuits comme il le faut… tu m’impressionnes. »

    Blablabla. Je parie que les miens sont meilleurs. J’étais un bon cuisinier, moi aussi ! Surtout, un très bon pâtissier ! Durant mes heures perdues, je me mets aux fourneaux. Je ferais bien de me ramener avec un gros gâteau la prochaine fois. Pfff… Silencieux, je regarde Misao finir sa douceur, puis sourire aux lèvres, Kira s’exclame.

    « - Ah ? Vraiment ?! J’ai enfin réussi à vous arracher un compliment ! Me voilà touchée… !
    - Ah, cependant, Kira… ?
    - Hum ? Oui ? »

    Cependant… quoi ? Je me redressa, un peu puis écouta avec un peu plus d’attention ce qu’il allait lui dire. Il passait quelques mèches derrière son oreille, et un court silence envahissait la pièce. Roh ! STOP LE SUSPENS ! On veut savoir !

    « - Notre rencontre ne pourra point durer aussi longtemps que d’habitude…
    - Ah ? Pourquoi donc ? Vous avez quelque chose d’important à faire ? »

    Ah bon ? Elle ne peut point durer aussi longtemps ? SUPER ! Euh mais… pourquoi ? Il posa son regard sur moi. MOI ? Qu’est ce qui a ? Kira finit aussi par me regarder, interloqué. Toujours aussi calme, je regarde un coup Misao, un coup la jolie brune, avec une émotion aussi interloqué que celle de la seule présence féminine étant dans cette pièce. Je ne voyais pas ou Misao voulait en venir. Il avala quelques gorgées de son thé, puis poursuivis.

    « - Oui, en quelques sortes… Enfin, tu comprends… c’est surtout important pour Soren. Dans quelques minutes, nous allons devoir partir… Je dois l’accompagner quelque part. Et il a besoin d’un adulte. Mais, je ne peux pas en dire plus. Tu me comprends, n’est-ce pas ?
    - Hein... ? »

    Euh… pardon ? C’est quoi ce plan qui a été monté… DANS MON DOS ? On est censé aller OU ? POURQUOI ? Qu’est ce qu’on va faire ? On va quitter l’établissement ? Puis… COMMENT on va y aller ? Pourquoi j’aurais besoin d’un adulte ? C’est quoi ce truc ! C’est un anniversaire surprise ? Mais… C’est pas encore mon anniversaire ! Je me taisais, laissant Misao faire. Kira acquiesça, puis se leva, nous disant qu’elle n’allait pas nous déranger plus que ca. Elle remercia Misao, avant de partir, je la suivais du regard jusqu’au dernier instant. Elle claqua la porte doucement, puis je fixais Misao, qui fut plus rapide pour s’exprimer, que moi. Il avait un sourire narquois aux lèvres, un sourire bien révélateur. Mais qu’est ce qu’il avait derrière la tête ?!

    « - Et si nous allions à l’endroit où je dois t’accompagner ?
    - C’EST QUOI CE TRUC ?! ON VA OU ?! J’ai rien comprit ! On s’en va ?! »

    Il ouvrit le placard, je me demandais bien ce qu’il pouvait chercher la-dedans. Je vois trôner, au milieu d’une étagère, un casque de moto. Je vois Misao le prendre, puis refermer le placard. Euh… On va faire de la moto ? C’est quoi ce délire ? Il s’approcha de moi, me saisissant la main, attrapant sa malette de travail au passage. Je ne comprenais… strictement rien. Nous arpentions donc, les couloirs totalement vides de Pretty School. Tout le monde était en cours a cette heure là. Arriver en bas, dans le parking du personnel, il me tendit donc le fameux casque, me disant.

    « - J’espère que tu n’as pas peur des motos…
    - Euh… Quoi ? »

    Eh bien. Si. A vrai dire, j’ai peur de tout moyen de transport. Et surtout des trucs a deux roues. Je ne sais même pas faire de vélo ! Il sortit les clefs de sa poche, enlevant le cadenas sécurisant du véhicule. Pendant ce temps la, je commençais a m’agiter.

    « ……………………………..SI ! J’ai peur de tout ce qui est à deux roues ! C’est dangereux ! ET SI UNE VOITURE NOUS FONCE DESSUS ?! Et si… et si… »

    Je pris une grande inspiration, histoire de lâcher la pression qui m’envahissait.

    « TU RISQUES D’AVOIR DES ENNUIIIIIIS. Puis tu n’as plus d’autres élèves ? Je m’inquiète, moi. Je veux pas te causer des ennuis, vraiment ! »

    Il s’installa sur sa moto noire, brillante. Elle était impeccable, aucune trace, rien de tout ca. Il alluma le moteur, chauffant la moto à coups de quelques accélérateurs. Puis, il enleva ses lunettes. C’était… bizarre de le voir sans lunettes. Je regardais, assez étonné, son visage tout aussi angélique. Puis il enfila son casque, souriant il me dit.

    « C’est quand tu veux. N’oublies pas de bien t’accrocher à moi. Ce serait bête de te perdre en une chute. »

    ………………………………IL ME RASSURE PAS DU TOUT. C'est quand je veux ? JAMAIS. J'AI PEUR. Bon, je suis gentil. Je monte totalement a contre cœur sur l’engin. M’y reprenant a deux fois. Je n’avais pas du tout l’habitude de monter sur des motos, ou toutes choses a deux roues. J’en avais tellement peur, que je m’en approchais a peine. Avant d’enfiler le casque, je pris mon inspiration puis dit.

    « J’ai peuuuuuuur. J’espère qu’on va pas faire beaucoup de trajet… »

    Et si on meurt, ce sera ta faute, Misao. Je mis le casque qu’il m’avait passé, puis m’accroche a lui. C’est a ce moment que je réalise, qu’il fait vraiment froid dehors, et que je n’avais aucune veste sur moi. Etant persuadé ne pas sortir de l’immeuble. Et bien c’est raté. Je prévois jamais rien au bon moment. Des frissons traversent mon corps, en même temps que nous commencions a avancer. Je mourrais de froid. J’espérais vraiment qu’on ne fasse pas énormément de chemin. J’espérais aussi, qu’il n’y ai pas beaucoup de monde sur les routes. Je ne veux pas finir comme carpette pour les voitures. Je veux pas faire de chute non plus ! Rah, Misao. POURQUOI TU N’AS PAS DE VOITURE COMME TOUT LES AUTRES MEMBRES DU PERSONNELS ?! (TT__TT <= tête de Soren. 8D)
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