Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 Lylou ♥ !

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Lyle McNeal
Goutte

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Masculin Messages : 9
Ici depuis le : 03/10/2010

MessageSujet: Lylou ♥ !    Dim 14 Nov - 16:46

    Identité


    Prénom : Lyle
    Nom : McNeal
    Surnom : Lylou ♥

    Âge : 17 ans
    Date de naissance : 12 Juillet 1993
    Classe : 2e années :3

    Les grandes lignes


    Miroir, miroir...Apparence】 :

    Lyle est un jeune homme d’une taille assez moyenne, avoisinant les un mètre soixante-quinze et quelques millimètres de poussières sous la semelle de ses chaussures. Il semble plutôt frêle, et son teint pâle quasi-maladif ne désapprouve pas cette impression, pourtant il ne lésine pas sur la nourriture, surtout les plats à base de sucre, mais disons que son métabolisme lui évite les kilos en trop et autre mauvaise surprise des grands gourmands. Pourtant, tout dans son physique respire l’énergie, de ses mouvements à sa gestuelle naturelle. Il a un physique plutôt banale quand on y regarde bien, beau sans être d’une beauté absolue, il passe plutôt inaperçu dans la rue, sauf aux regards des jeunes demoiselles chasseuses de nouvelles proies masculines. Mais bon. Il a beau avoir un physique commun il n’en reste pas moins unique dans les détails, enfin, si on ne considère pas son jumeau qui lui ressemble comme deux goutte d’eau.
    Le jeune homme possède des cheveux noirs, ceux-ci sont coupés court et de façon très irrégulière, des mèches frivoles tombant sur son visage et cachant parfois son regard rougeoyant. Un léger épi se dresse à l’arrière de son crâne en quelque mèche rebelle qui se soulèvent et refusent d’être dompter. Lyle aime bien jouer avec ses cheveux, les tartinant de gel différents « Fixation extrême » bien que cela ne soit pas réellement efficace car ses cheveux retrouvent rapidement leur côté … plat. Maladivement, il passe régulièrement sa main dans ses cheveux, n’aidant pas à leur domptage, c’est pas qu’il aime se la jouer en faisant ça, juste qu’il trouve sa drôle de se décoiffer. Comme jouer au chien en secouant sa tête lorsque ses cheveux sont mouillées, arme suprême d’arrosage automatique des voisins o/.
    Le visage de Lyle est particulièrement expressif. Ses traits fins soulignent la blancheur de son teint, celui-ci faisant ressortir ses yeux à la couleur particulière, en effet, s’ils sont techniquement d’une couleur marron, leur pigmentation particulière les fait ressortir d’un rouge rappelant celui du sang. Ses sourcils sont si fin qu’ils semblent avoir été épilé, cela n’est pas le cas mais leurs faiblesse d’épaisseur ne souligne pas son regard, heureusement la couleur de ses yeux attire facilement l’attention d’autrui. De plus, on remarque son menton fin, pointant avec fierté les interlocuteurs. Ses lèvres sont fines, très fines, mais leurs longueurs plus accentuée que la moyenne lui donne des airs parfois machiavélique mais font ressortir la joie de ses fous rires.
    Comme dit précédemment, Lyle est une personne généralement très expressive, en effet il n’est pas difficile de lire à ses traits de caractère son humeur du jour. Ses lèvres en effet s’étire facilement à la moindre sensation de plaisir, avant de s’élargir et de découvrir une belle rangée de dent parfaitement soignée malgré l’ingestion de plusieurs tonnes de bonbon en une vie. De légères pommettes apparaissent alors et creusent ses joues. Au contraire, ses yeux se remplissent rapidement de larme salée dès que la peine le touche, et, étant donné son côté émotif, il n’est pas étonnant de voir le blanc de ses yeux se rougirent doucement simultanément à ses joues.
    D’autres détails notables, Lyle possède des doigts particulièrement longs, oui, c’est un détail, mais cela pourrait être un handicap si il n’était pas affreusement habile avec. Vous n’y croyez pas ? SI si. Parfois. Car son côté maladroit reprend vite le contrôle. En conséquence, on trouve sur tout son corps, même les plus improbables tel que… Non, je ne vais pas vous en parler. En tout cas il possède une cicatrice assez visible au niveau de l’abdomen, une longue ligne légèrement plus halé que son teint naturel, souvenir d’une blessure au couteau. D’autre marque son aussi présente, telle qu’une légère rougeur sur ses bras et d’autre marque d’une hospitalisation trop fréquente, cicatrice d’une guerre qui n’en finira sans doute jamais.
    Le style vestimentaire de Lyle est assez banale, lorsque les jours commencent à devenir frais il enfile un épais manteau long qu’il possède en double, l’un d’une noir aussi sombre que ses cheveux, l’autre d’une blancheur éclatante. Ces deux manteau, hormis leurs couleurs, sont parfaitement semblable, petite délire shopping avec son frère. En effet, le plus foncé des deux appartient à Kyle et a été gentiment emprunté par le plus âgé. Chacun possède les manches et le col renforcé d’une moumoute en poil de mouton blanc albinos de Patagonie du Nord, selon Lyle, d’un champ pas loin de l’usine selon toute vraisemblance. Chez Lyle, c’est tout noir, tout blanc, ou tout multicolore, ou avec des touches de rose ou de blanc. Parfois du rouge. En clair, il n’a pas tellement de goût prédéfini sur les couleurs, bien qu’il soit souvent tourné vers les deux nuances extrême. En été, il arbore de tee short manche longue très fin.
    Lyle aime les bijoux, qu’ils soient coloré ou non. Il porte généralement une bague à chaque index, simple anneaux de d’argent épais, en dehors de ceux-ci il porte selon son humeur d’autre bijoux plus ou moins colorés et extravagant, allant même jusqu’à décoré ses poignets de bracelets multicolores garnis de petit cœur, de bonbon, ou de macarons Very Happy. Au détail, il n’est pas rare de voir autours de son cou un casque de musique, les couleurs sont les siennes, noirs, blanches, roses, et qu’importe ce qu’en pense les gens.


    Je suis comme je suis...Caractère】 :


    Lyle est un jeune homme particulièrement remarquable par sa capacité d’adaptation. En effet, il n’a aucun mal à devenir un autre, vrai caméléon humain, lorsque cela est nécessaire. Que ce soit pour mieux correspondre aux caractères des gens, dans un désir toujours présent d’être accepté et aimé, dans ce cas-là c’est très léger, à peine un peu plus sérieux, à peine un peu plus calme. Pourtant. Dans d’autre situation, il peut devenir un être totalement différent, et le rôle qu’il joue le mieux n’est autre que son frère. Lorsque la situation le demande il peut devenir cet homme dont il connait chaque trait de caractère, chaque attitude, mais lorsque le masque tombe tout lui reviens à la face. Mais voilà. Cela reste exceptionnelle, parti souvent sombre du passé de Lyle et de son caractère. Mais ce détail n’est pas négligeable, son adaptabilité souvent utilisé par le jeune homme pour que les choses se passent au mieux. Voyons à présent les fondements de son être.
    Lyle est de ces personnes qui respirent la joie de vivre, qui voit le verre à moitié plein, qui passent sous les échelles dans l’insouciance des superstitions. Il n’y a aucun courage dans tout ça. Il ne prend pas la vie comme un calvaire, comme un combat de chaque instant. Pour lui, c’est juste une grande partie de jeu, une partie d’échec, ou de jeux vidéo. Il observe. Et s’amuse. Invasion de poufameche et de putafrange, rien d’autre qu’une partie de space invender où il faut détruire les coupes de cheveux de ces filles avant qu’elle ne nous approche. Une foule ? Rien de plus facile, on saute sur la tête de l’un, on récupère le champignon magique et on plonge dans une bouche d’égout en hurlant « IT’S ME MARIOOOOOO ». Les couloirs du lycée ? Un simple jeu de l’oie, on saute de case en case et… ZUT, on écrase le pied d’un surveillant et on se retrouve à la case retenue. C’est ainsi que le jeune homme voit la vie, comme une grande partie de jeu, et jeu est la base de l’amusement. Cela fait de lui une personne singulièrement optimiste, une phase de bonheur suit toujours les malheurs, même la durées est inégale. Il voit la vie avec cette face colorée et arc en ciel qui en dégoutent plus d’un, il s’en fout, il sait que la vie c’est comme la purée Mousline, il est sûr que tout le monde en reprend ♪ o/ Bien sûr, y’a toujours les extrémistes anti-mousline, mais à eux aussi il sourit. Il sourit tout le temps. Pour un rien. Même quand exceptionnellement lui-même va mal. Un simple sourire qui en agace parfois plus d’un. Même quand il pleure on finit par déceler sous le flot de larme un sourire étincelant.
    Lyle est aussi un grand sentimental. Il n’est pas difficile de comprendre ce qu’il ressent. Vraie poupée interactive, il pleure quand il mal, sourit quand il est heureux, rit quand la blague est drôle, mais quand elle ne l’est pas d’ailleurs, et est super sensible aux chatouille. Cela peut paraitre étrange pour un homme de se comporter comme ça dans un pays où le machisme est encore très présent, mais Lylou à ce côté si mignon et adorable que ce côté de son caractère à fait fondre plus d’une fille. Oui. Il regarde des dessin-animé et pleure quand Mufasa meurt et que Balto semble raté sa mission. Oui. Il a réussi à regarder Titanic en entier « NOOON NE TE SACRIFIE PAS çwç c’est trop Mignon ». Enfin. En sachant que l’auteur n’a jamais vu Titanic je suis même pas ce film se termine comme ça. Bref. Lyle est un gros sentimentale. Ultra-sensible, il boude pour un rien, pleure pour un rien, rit pour un rien, dors pour un rien. Ah oui. Ca, sa a aucun rapport avec la sensibilité. Par contre, ce trait de caractère lui a un rapport, Lyle est extrêmement câlin. Il ne dit pas bonjour en faisant la bise ou avec une poignée de main virile. Non, non non ♪. Lui il vous saute dessus et vous câline avec toute la force de son âme. Un vrai bisounours. Oui. Oui. Avec la chanson avec. Moi à mon bisounours je lui fais des bisous. Et pour me dire merci il m’en fait lui aussi ♪. Lyle est très tactile. Il n’hésitera pas à serrer une personne qu’il connait à peine contre lui.
    Lylou se lit facilement aux gens. Il n’a aucun problème pour se faire des amis. Et il devient très protecteur. Chevalier sans peur et sans reproche, il est prêt à tout pour protéger les personnes qu’il aime. Pour protéger leur bonheur, leur sourire. Lyle adore voir les gens sourire, il peut même devenir très chiant quand une personne s’obstine à vouloir rester inexpressif. Alors, ne voulant pas se donner du mal pour rien, il refuse même l’idée qu’une personne ou un évènement puisse voler le bonheur des êtres qui lui sont proche. Dans ce cas-là, il peut devenir extrêmement méchant et courageux. Il fera tout pour plaire et rendre heureux les personnes qu’il aime, même les pires besognes, même les pires crimes, avec pourtant cette innocence qui le définit. Lyle à déjà eut du sang sur les mains. Il a fait des choses horribles. Aucun remords. Il ne regrette pas ses gestes. Pourtant. Cela ne l’empêche pas de ressentir le mal de ses gestes.
    Lyle est un casse-cou, un pur et dur. Un rebelle des bacs à sable. Vous savez, ce gamin qui est toujours prêt pour les pires bêtises malgré les dangers et les remontrances de ceux-là. Car, de ce côté-là, Lyle est resté à cet âge parfait. Oui. Comme sur beaucoup d’autre point d’ailleurs. Mais sur celui-ci c’est particulièrement remarquable. Vous vous rappelez de cette époque où vous pouviez descendre des escaliers en roller à pleine vitesse. Où vous ne ressentiez que l’amusement et que l’idée même de vous tuer ne vous effleuré pas ? Où vous pouviez glisser des limaces dans le sac de la maitresse sans même réaliser la punition qui pouvait vous être imposé ? Lyle est encore à cet époque, il agit, sans réfléchir aux conséquences. Affichant même ce faux air coupable sur son visage d’ange quand les adultes l’engueulent. Victime d’un syndrome de peter pan très aigu, le jeune homme est un vrai gamin dans l’âme. Pourtant, ce côté casse-cou cache un jeune enfant apeuré. Oui. Revenons à l’exemple du rebelle des bacs à sable. On sait tous que le plus casse-cou est souvent le plus peureux. Car Lyle à peur de tout. Il dort encore avec une veilleuse. Avec sa peluche Balto. Il n’aime pas les clowns qui l’approchent de trop prêt. Sursaute au moindre bruit. N’ouvre pas son placard à partir d’une certaine heure de peur de voir un monstre en sortir et refuse de donner à manger ou à boire à n’importe quel animal après minuit de peur qu’ils deviennent un dark animal. On sait jamais… Que le gène des greamlins trainasse dans ce monde èwé. Il n’est pas rare de le voir se glisser au milieu de la nuit dans le lit de quelqu’un suite à un affreux cauchemar.
    Lyle est extrêmement maladroit. Ne lui confier rien il serait capable de le faire tomber. Pratiquement tout ce qu’il tient dans ses mains fini par lui échapper. Que ce soit de la nourriture, ou des objets en porcelaine. Mais il n’y a pas que ça. Malchance peut-être. En tout cas il se fait souvent mal, se cognant le gros orteil sur tout et n’importe quoi, se cognant le genou contre la table, ou la tête contre le mur. Le nombre de bosse et de bleu qui le parcoure est assez effrayant. Sa réaction et elle plus comique. Lyle commence souvent par hurler de douleur avant de pester contre la source de sa douleur. Et là. Après des multiples jurons et autre joyeuseté. Le voilà qu’il se met à frapper avec véracité contre ce maudit meuble ou autre. Et… Evidemment… Il se fait encore plus mal. Cela peut durer des heures. Je vous épargne un épisode avec un râteau qui avait fini par l’immobilisation du jeune homme durant une dizaine de minute et la peur d’être devenu soudainement stérile .


    x &' ♥ Goûts】:


    Lyle aime beaucoup de chose. Owi. Beaucoup. Il aime les couleurs, quelles qu’elles soient. Il aime le rouge, le bleu, le vert, le jaune, l’orange, le kaki, le rose. Ah ça oui ! Il aime le rose ! Wui wui. Il fait partie de ces mecs qui n’ont aucune crainte à s’habiller en rose. Il aime les arc-en-ciel, il adore les chercher dans le ciel pour ensuite les poursuivre jusqu’à ce qu’il disparaisse. Il ne recherche pas la fortune qui, soit disant, se trouve au pied de chaque arc-en-ciel, non non non ♪♫, lui il veut juste voir si les couleurs sont plus frappantes à leur pied. Si il le pouvait, il se promènerait avec un pot de peinture et colorierai la face de chaque personne d’une couleur différente. Il l’a déjà fait. Il a même passé la nuit au commissariat à cause de ça. Il parait que les gens n’ont pas apprécié.
    Il aime aussi tout ce qui est doux, il a une grande collection de peluche et autre doudou. Il aime se câler dans une bonne couverture polaire toute chaude et toute douce. Il aime les draps de soie /PAN/ . Y compris en nourriture, il aime la glace qui fond doucement sur la langue, il aime la douceur d’un plat chaud. Mais il aime aussi les câlins. Ah ca oui ! Les câlins tout doux ! Ceux qui viennent du cœur ! Il adore se blottir contre les gens, câler sa tête dans leur cou et se laisser aller au battement de cœur du câlineur. Et puis, y’a aussi les bisous qui sont tout doux. Lylou adore faire des bisous. C’est doux des joues, c’est toujours tout doux, et chaud. Et les lèvres aussi. Des fois sont rappeuse. Là il n’aime pas. Mais il connait des lèvres qui sont toujours tout douce. Alors là aucun problème. Il fait plein de bisous o/
    Lyle est un grand gourmant. Il n’est pas difficile il mange de tout. Sauf de la viande et du poisson Very Happy. Il est super végétarien èwé. Il ne mange rien de ce qui aurait pu être un jour un animal. Et encore ! Quand il a appris que les plantes étaient des organismes vivants il avait même tout simplement arrêté de manger ! Il fallut plusieurs jours pour le convaincre. Et cela réussi grâce à de petit éléments miracles. Les BONBONS. Lyle adore les bonbons. Il en mange le matin. Le midi. L’après-midi. Le soir. La nuit. Il n’est même pas rare de le voir s’endormir une sucette dans la bouche. Ils les aiment tous, quel que soit les goûts, quelques soit le bonbon. Il n’en ai même pas étonnant de savoir que Halloween est sa période de l’année préférée, bien que tous ces monstres le terrorise. Dans sa logique implacable, un bonbon calme tous les maux. Lylou adore manger. Il pourrait manger tout le temps, il a un grand appétit et son énergie débordante fait qu’il ne grossis pas. Il est même assez effrayant de le voir engloutir des assiettes trois fois plus grosses que lui et en plus de demander des petits extras comme des assiettes de frite. Ses amis comprennent rapidement que l’invité à manger est un suicide bancaire !
    Lylou à une passion dans la vie. Une vraie passion ! Il peut passer sa vie devant. Cette passion est peu couteuse mais peut devenir soulante pour les autres. Lylou adore les pubs ! Au contraire de la plupart des gens il ne zap pas pour les éviter mais bien pour les trouver. Ce qu’il préfère, c’est les slogans. Ces phrases qui retentissent et vous marque à jamais. « On se lève tous pour Danette ! » qu’il déclare fièrement en levant sa petite cuillère. « Croustibat, qui peut te battre ? » Alors qu’il n’a jamais put avaler un seul de ces poissons carré. « U, les nouveaux commerçant »tout cela en rythme bien sûr. Dès qu’une nouvelle pub est sur le marché il la connait dès sa première diffusion. La CIA le suspect d’avoir des contacts dans l’industrie de la pub èwê. Mais il y a autre chose qu’il connait. C’est les dessins animé et leur générique. Pro du karaoké il adore chanter à tue-tête ces hymnes enfantines. « Un jour je serais le meilleur dresseur ! Je me battrai sans répit ! Je ferais tout pour être vainqueur et gagner tous les défiiiiiiiis » lorsque enfant il avait essayé de dresser une fourmi à faire le beau. Il aime tout les dessin animé, adopte comme philosophie « Hakuna Matata », attend toujours le jour où « mon prince viendra », quand un jour il sera « comme un homme, sois plus violent que le cours du torrent, comme un homme sois plus puissant que les ouragans ». Revenir du lycée en chantant « Hé Hooooo Hé Ho Hé ho je rentre du boulot ♫ ». On est passionné où on ne l’est pas. Faut pas faire les choses dans la demi-mesure.
    Lyle aime l’être humain. Il le fascine. Il adore observer les gens. Cela peut lui prendre une journée entière à regarder une personne. Pourvue de son profond optimiste, il croit en l’homme, il en croit en la bonté de l’homme. Que la personne devant lui soit un meurtrier ou un enfant de cœur il pensera toujours que la moindre chose de mauvaise ne peut pas être définitive. Cela lui cause des problèmes. De gros problème. Mais il s’en fout. Il est comme ça. Sa fascination pour l’être humain le pousse parfois à s’amuser des gens, à jouer avec eux pour voir comment ils réagissent, toujours avec gentillesse, Lylou n’est pas méchant, loin de là. Le sang qu’il a sur les mains n’est que le résultat d’un amour trop puissant. Il agit toujours par amour. C’est même triste parfois.

    Lyle aime les animaux. Surtout les chiens. Owi . Son amour pour les chiens date du dessin animé Balto. Alala. Sa l’a marqué à vie. Depuis il est fan des canidés. Et des loups aussi. Oui. D’ailleurs il compare souvent son frère un vieux loup solitaire qui n’attend qu’à être attendrie. Même si cela reste à prouver. Il aime tout les animaux, des tout doux à ceux qui pique, des booba le petit ourson à Patrick l’étoile de mer, sans oublier Ariel la petite sirène. Quoi ? C’est pas un animal. Elle a une queue pourtant ôwo. Lylou a la sale manie de recueillir tous les animaux, sa chambre devenant rapidement l’arche de Noé de 3mètre carré. Il les accueille, les soigne, les dresse, joue avec. Il les aime. Mais bon. Cela aussi lui causa de grave ennuie. Etonnement il ne fut pas apprécier qu’il recueille un boa constrictor échappé du zoo dans sa chambre. Quel drame ce fut pour lui de devoir se séparer de son cher Charles-Hubert. Et puis il y a eu cette Limace, Hatsumi, morte écrasée par un bouquin de maths. Le deuil ne fut pas long car elle fut vite remplacée par un corbeau que Lyle trouvait si triste avec sa couleur noir qu’il peigna ses plume en rose o/
    Et Lylou il aime Nuny *w*. En plus, Nuny, comme Lylou, bah il est bee. Et Lylou aime sa petite abeille toute douce qui pique pas. Avec Nuny ils ont de grande aventure, qui font parfois peur, mais Lylou est toujours là pour le protéger. Et puis. Souvent. C’est des moments de douceur et de câlin. Ils sont dans la même classe et se partage les bonbons. Si ça c’est pas une belle histoire d’amour (oui).

    Et puis. Il y a des choses que Lylou n’aime pas. Par exemple, il n’aime pas tellement les hôpitaux. Il y passe souvent, y reste plusieurs jours et cela lui porte un peu sur le moral. Pas le lieu en lui-même. Non. C’est beau tous ces murs blancs éclatant. Des fois y’a même des dessins. C’est les gens qui semblent si triste. Triste d’être malade. Triste de voir leur famille malade. Lylou il ne comprend pas. Lui aussi il est malade. Pourtant. Il n’est pas triste pour ça. Au contraire. Il comprend mieux l’importance de chaque minute et en profite à fond. C’est pour ça qu’il sourit. Et puis. A l’hôpital, il a fait des bonnes rencontres aussi. C’est là qu’il à rencontrer sa meilleure amie. Et il est content. Alors ce n’est pas si mal que ça les hôpitaux. Non non non ♫.
    Par contre, il n’aime pas se faire mal. Sa lui arrive souvent. Il est si maladroit. Mais il n’aime pas avoir mal. Sa lui tire les larmes aux yeux. Et sa fait monter la colère. Il n’aime pas tout ça. Alors il se venge. Sur les objets qui font mal. Et il a encore plus mal. C’est un cercle vicieux. Horriblement vicieux. Et puis. Il sait que quand il a mal, sa attriste les gens. Il l’a vu. Chez Nuny. Chez Kyle aussi, même s’il le cache. Son frère est idiot. Il devrait pleurer un peu. Mais Lylou n’aime pas voir les gens pleurer. C’est triste quelqu’un qui pleure. Sa veut dire qu’il a mal. Et la douleur c’est le mal. Alors Lylou il fait en sorte que les gens n’ai jamais mal et il prend toute leur douleur à leur place. Quand ils sont énervés et les laisse s’énerver contre lui. Quand ils ont mal il laisse lui faire du mal à leur tour pour se calmer. Il est comme ça Lyle. Son bonheur c’est les autres. Alors il encaisse tout pour les soulager.
    C’est pour ça que Lylou n’aime pas les personnes méchantes. Vous savez ces gens dans les dessins animé qui blessent les héros, qui leur font mal, qui tue leur famille et tout et tout. C’est mauvais ça. Il n’aime pas qu’on blesse les gens. Pourtant. Lui aussi il a blessé des gens. Il a fait beaucoup du mal. Mais c’était par amour. Alors il ne regrette rien. C’est méchant l’amour quand on y pense. Sa blesse. Sa tue. Sa détruit. Et en même temps c’est si beau. C’est cet amour que Lyle défend, avec tous les mauvais côté que cela as. Alors il est méchant à son tour avec les méchants. Il n’y a que comme ça que l’on peut les combattre.
    Lyle il n’aime pas quand il fait noir. Tout noir. Parce que sa fait peur. Parce qu’il sait que c’est à ce moment-là que les monstres sortent. Que la monstruosité humaine ressort. Il le sait. Il l’a vu. Il la vécu. C’est durant la nuit que les crimes se déroulent. A l’abri des regards. Et puis. La nuit. Y’a tout ces bruits effrayants, venant de nulle part et disparaissant dans les ténèbres. Il y a ces ombres qui bougent et s’invitent dans les recoins. Qui vous surveillent. Qui vous ensevelissent. Et il y a ces images. Pures inventions de l’esprit. Il le sait. Et pourtant. Elles le tiraillent. L’agressent. Le surprennent. Avec leurs grands yeux apeurés. Leur robe rougeâtre. Leurs airs abandonnés. Prêtes à vous capturer pour combler leur infâme solitude. Oui. Il les voit. En sachant qu’elle n’existe pas. Et pourtant. Cela ne l’empêche pas de courir, de fuir, jusqu’à se sentir en sécurité, le plus souvent dans la tiédeur de sa couette.
    Enfin. Lyle deteste être seul. La solitude il ne supporte pas. Il faut dire qu’il à toujours été avec son frère. Depuis la naissance. Lorsqu’il comprit qu’ils allaient séparer il eut peur. Terriblement peur. Il n’est rien sans lui. D’ailleurs. Il ressent toujours au fond de lui ce manque à combler. Heureusement. Lyle est rarement seul. Il attire les gens. C’est comme ça. Alors il a des amis. Et heureusement. En plus. Lylou déteste dormir tout seul. A vrai dire, lorsqu’il est seul, il ne dort pas, prise aux proies d’affreuse d’angoisse. Alors il se glisse dans le lit de ses voisins et dors paisiblement contre eux. Les gens ne se choquent pas. Même les garçons. Venant de Lylou cela devient presque normal, ce côté si adorable chez lui, lui permet de s’offrir des comportements qui pourrait en choquer plus d’un.




    Il était une fois...Passé】:



    « On décida qu'ils seraient deux. On décida qu'ils seraient seuls.»
    ... Twins.

    [justify]Parce que chaque histoire ne commence pas par la naissance d’un être, mais bien par ceux qui ont causé cette venue au monde. Je vais donc commencer cette histoire par une jeune femme. Très jeune. Au commencement de ce qui nous intéresse elle n’était même pas encore sortie de l’adolescence. Nous lui donneront seize ans, peut-être même dix-sept ans. Cela n’a pas tellement d’importance car elle n’aura qu’un rôle de figurant. Et pourtant. C’est par elle que tout commence. Elle n’avait rien de bien extraordinaire. De longs cheveux bruns lui tombant sur les épaules encadrés des yeux d’un rouge étonnant. Très rouge même. Injecté de sang. Elle avait la peau pâle, maladif, malgré quelques rougeurs présentent au niveau de ses avants bras, marque d’une déchéance presque commune à la jeunesse actuelle. Cette jeune femme et ce qu’on appelle une junkie. Une droguée. Une débauchée. Et d’autre terme bien moins flatteur encore. Sans thune. Sans fric. Avec que son corps et sa dépendance. Elle n’avait plus beaucoup de choix que de vivre de la rue et de vivre pour la rue. Vous savez. C’était une jeune fille respectable, de bon parent, un bon statut social, il a suffi de mauvaise rencontre et de mauvaise pensée pour que tout dégringole. Elle ne comptait plus les amants avec qui elle partageait une minute, une heure et plus rarement une nuit de sa vie. Ils jouent aussi leur rôle dans cette histoire. L’un d’eux plus que les autres, pourtant nous n’arriverons jamais à définir lequel. Car durant une de ces minutes si banale il se passe ce qu’on appelle le miracle de la vie. Ici il sonna juste le glas de cette jeune fille qui ne doutait encore de rien alors que la drogue pénétrait une nouvelle fois dans ses veines.
    Une nuit. Alors qu’elle planait à des années-lumière de cette ruelle miteuse où elle déambulait. Tout ne se passa pas comme prévu. Une douleur. Puissant. Destructrice. Lui planta le ventre comme une lame aiguisé s’infiltrant dans sa chair. Son cri de douleur retentit contre les murs. Malheur ou bonheur, ce fut un de ces cris qu’on entend. Car si d’habitude l’homme se complet dans l’ignorance du malheur des autres, ici ce ne fut pas le cas. Un vieillard l’entendit et vit cette jeune femme se tordre de douleur sur le sol alors qu’un liquide s’échapper d’entre ces jambes. Pour l’homme qui en avait vu des biens pires sur le front et dans la vie, le constat fut rapide. Cette jeune femme aux yeux explosée et aux vêtements cours étaient en train d’accoucher. La bonne étoile qui veillait sur nous à l’époque offrit des ailes à l’ambulance qui fit le trajet en temps record. Le travail fut rapide. Et qui sait si l’alcool aida. Mais la douleur ne fut pas aussi déchirante qu’avant. Notre état n’était pas le même. Nous n’étions que deux petites choses fragiles prématurément arraché de leur nid chaud. Nous étions deux. Nous n’étions pas prévu. Dans ces cas les adultes parlent de déni de grossesse, tare ignoble pour beaucoup, incompréhension totale pour d’autre, ce fut pourtant le contexte de notre naissance. L’état mental de notre mère ne l’avait pas aidé à comprendre elle ne s’était rendue compte de rien, à peine quelques kilo en plus qui n’étonne personne.
    Nous étions deux. Deux jumeaux. Parfait. Totalement identique. Que ce soit dans les quelques cheveux bruns qui perçaient sur notre crâne ou par nos yeux si semblable à ceux de notre mère défoncés. La seule chose que fit celle –ci pour nous de toute notre vie fut de choisir nos prénoms. De ce jour je me nommai alors Lyle. Mon frère Kyle. Deux prénoms si semblable et qui pourtant dessinait déjà notre destinée, des consonances douce celle plus dur. Elle nous serra dans ses bras. Comme si nous n’étions que des nouvelles drogues douces. Désespérément. Comme une dose qu’on veut prendre et reprendre. Nous étions bien. Nous retrouvions cette chaleur qui nous avait bercés. Cela ne dura pas. Les adultes sont des êtres si cruels. Ils séparent les êtres comme on coupe un ruban. Comme on coupe un cordon. Il y avait ces gens, des assistantes sociales. Ces gens qui soi-disant décide pour notre bien-être. Ils nous ont enlevé à notre mère. Une junkie ne peut pas s’occuper de deux bébés. Nous qui sommes nés deux nous retrouvions seuls.
    Suite à cela notre histoire commence vraiment. Lui et moi grandissions. Sans réels famille. Je ne pense pas que nous en ayons vraiment eut une à part ce lien indestructible qui nous liait. Je ne compte plus ces femmes qui tentaient de devenir des mères. Je ne comptais plus ces hommes qui lever la main à la moindre parole. Je ne compte plus ces femmes qui nous ignoraient et récolté juste l’argent de leur acte. Je ne compte plus ces hommes qui tentaient de nous toucher sans jamais nous atteindre. Je ne compte plus ces autres enfants nous jalousant de vouloir leur voler leur famille. Je ne compter plus les cris et les coups. Je m’en foutais. Je grandissais. Et il était là. Toujours. Main dans la main contre l’adversité qui nous faisait face. Nous n’étions que deux enfants. Dans notre monde. Le nez dans la télévision. Les yeux perdus dans les dessins. Les oreilles assourdies par la musique. L’odorat doper par les parfums. Le toucher exacerber par les câlins. Rien que des enfants vivant. Voyageant. Toujours. Encore. D’une famille à une autre. Mon histoire et donc une histoire pas plus différente que les autres. Franchement. J’aime ma vie. Je suis heureux. Même à l’époque je l’étais. Une histoire sans héro, que des figurants, dont le rôle est plus ou moins long.

    Je m’appelle Lyle McNeal, et voilà mon histoire.

    « La mort nous sourit à tous, tout ce qu’on peux faire c’est lui sourire à notre tour. »
    ... Orphan Disease.

    Un hélicoptère passa dans le ciel, le moteur et le bruit des hélices brisant le silence du moment. Le silence. Un faux silence. Celui des assaillants. Celui de ceux qui vont mourir. Gladiateur armé. Je sens sous mon menton la neige caresser ma peau. Glacial. Tout mon corps est parcouru de tremblement devant l’humidité de mes vêtements. Il fait froid. La neige est épaisse en ce jour de décembre. Mon regard se posa à ma gauche. Il était. Semblable à mon reflet dans une glace. Les mêmes cheveux courts si sombres qu’ils jaillissent dans la neige. Les mêmes yeux rouge perçant de prédateur. Il est concentré. Oubliant le monde autour de nous. Il est le capitaine de notre équipe d’assaillant. Devant nous, ils se tiennent. Prêt à l’assaut. Prêt à défendre leur forteresses jusqu’à la mort. Ils avaient érigé entre nous des murs de glaces. Nous ne voyions dépasser de ces barrières naturelles que des touffes de cheveux et des bonnets à pompon. Qu’importe. Nos munitions en main. Notre courage aux tripes. Nous étions plus fort. Nos éclaireurs avaient préparé des renfoncements aux points stratégiques, les atteindre sans être touchés était vital pour la réussite de la mission. Des cris. Partout. Nous entourés. Les civils étaient là. Insouciant de la guerre qui se profilait. Riant. Criant. Profitant de la pureté blanche de la neige. La règle était clair. Aucun civil ne devait être touché. Ma main passa sur mon front, des perles de sueurs glissant le long de ma peau. Cette bataille serait difficile. La peur me prenait au ventre. Je me sentais mal. Terriblement mal. Comme un condamné attaché au piquet. Oui. J’allais mourir. Je sentais au fond de mes entrailles que cette bataille serait pour moi la dernière. Un pale sourire vers mon frère. Vers notre chef. Il me fit signe. Deux minutes. Oui. Nos éclaireurs fondaient notre dernière barrière, à quelques mètre à peine des tranchées ennemies.
    Un mal être. Une douleur le long de la poitrine. Un gêne. Je tousse. Etouffant mes râles dans la neige. Nous ne devions pas être repérer. La réussite de la mission avant tout. Oui. Je ne devais pas le décevoir. La quinte de toux s’intensifie. Je plaque contre mes lèvres une bouffée de neige glaciale, venant caresser mes lèvres. Une douleur au fond du corps, au creux des côtes. Un souffle. De la neige quitte ma bouche pour retomber mollement sur le sol. Rouge. Rouge sang. Je fronce des sourcils. Tiens. Serais-je déjà blessé ? Mes doigts caressent le coin de mes lèvres, des perles rouges se déposant sur ma peau. Ow. C’est…grave ? Un nouveau regard vers Kyle. Il a les yeux rivés sur l’ennemi. Non. Je ne dois pas l’inquiéter. Cette bataille avant tout. Le bien être d’un soldat n’est rien face à la victoire de la troupe. Un geste. Signe de la main. A l’attaque. C’était le moment. Mon frère se lève rapidement et commence à courir, une boule de neige fermement compacté dans son gant. Oui. A l’attaque. Je me lève. Trop vite. Beaucoup trop vite. A l’instant même ou mon deuxième pied touche le sol le monde autour de moi commence à ridiculement vaciller. Je secoue la tête. Ouch. Mauvais idée. Le monde bouge encore plus. Un pas. Deux pas. Je cours. Je crois. Je titube. Ma main caresse la neige. Je me redresse. Vacille à nouveau. La respiration haletante. Je cours depuis combien de temps ? J’ai l’impression que cela fais une éternité. Ou bien quelques seconde à peine. Les contours s’afirmes. Le monde redeviens stable. Je me suis stoppée. J’ouvre les yeux. Oh. Quelques pas à peine. Il est là. Devant moi. Il me regard. Kyle. Qu’est-ce que c’est que ça ? Cette lueur dans le regard. Ces sourcils froncés. Qu’as-tu ? Oh. Pardon. On est en train de perdre. Les autres sont déjà blancs de neige. J’ai tout fais foiré encore. C’est ça ? Tu m’en veux ? Non… Je ne veux pas. Je veux que Kyle m’aime. Que Kyle soit fier de moi. Juste fier. Il s’avance vers moi. Je titube à nouveau. Je n’ose pas bouger. Sa main. Je la vois. Légèrement flou. Dans une brume subtile. Tendu vers moi. Je lève le bras. Il me semble si lourd. Enlève-moi ces poids aux poignets. Cette sensation étrange. Cette douleur sourde. J’attrape sa main. Elle me semble glaciale. Il a fait tomber son gant. Où est le mien ? Aucune idée. J’ai du le perdre. Oui. Surement. Je sens sa paume. Contre la mienne. Glacée. Il fronce les sourcils. Une perle de sueur glisse le long de ma joue. Tu n’es pas glacial hein Kyle ? C’est moi qui suit brûlant.

    « Lylou… Les soldats qui restent derrière finissent par mourir éwé. »

    Je me sens attiré. C’est. Lui. Oui. Son torse. Le tissus encore mouillé de sa veste. Je plonge ma tête dans son cou. Il est si…froid. C’est agréable. J’ai si chaud. Il semble inquiet. Est-ce ma température qui l’inquiète ? Est-ce les affolement qui parcourent mon cœur, ce rythme effréné, ces battements qui explosent dans mon torse. Est-ce ma respiration qui se perd contre son cou ? Je sens ses bras autours de moi. J’aime bien te voir comme ça Kyle. Tu le sais ? J’aime quand tu me prends dans tes bras. J’ai tellement l’habitude. D’être avec toi. Mon frère. Depuis toujours. Ensemble. Qu’importe le lieux. Qu’importe le temps. Tu es là. Et je suis là. On se séparera jamais hein ? Toujours ensemble ? Je soupire. Doucement. Mon esprit s’embrume. Mes pensées se perdent. S’entrechoquent. Disparaissent. Irrémédiablement. Un pâle sourire. Un murmure.

    « Cette guerre n’est pas la mienne frangin… »

    Et le noir. Total. Quelques sensations. Encore. Une chaleur, au coin des lèvres. Un gout ferreux dans la bouche. L’affolement. De son cœur. Je le sens. Il panique. Il cri. Une voix. Lointaine. Mon prénom résonnant. Encore. De plus en plus fort. De plus en plus étouffé. Lointain. En fait. C’est comme s’endormir ? Non. Plus effrayant. Il fait noir. Je n’ai pas mon doudou. Je suis qu’un gosse. Je ne vois pas ma vie défilait dans mes yeux comme dans les films. Surement parce que je suis à l’âge où on n’a pas encore réellement de vie. Juste des sensations. Juste des souvenir sensitifs. Tiens. J’ai envie d’un crumble aux pommes.

    J’ai mal. Une douleur dans le torse. Ma main vient se placer sur celui-ci. Un tiraillement. Dans la peau. Dans les veines. Une sensation étrange. Celle d’être attaché. Et puis. De scotch. Sur la peau. On est en art plastique ? Non… Je n’ai pas le droit d’avoir du scotch. Parce qu’il faut des ciseaux pour les couper. La maitresse ne veut pas que j’utilise une paire de ciseaux. J’ouvre les yeux. J’essaye. J’ai les paupières lourdes. A peine entrouvert qu’ils se referment, agresser par la lumière. Je cligne. Encore. Le temps de m’habituer. Tiens. Le plafond est blanc. Net. Les murs aussi. Net. Je souris. C’est moins noir. J’ai moins peur. Je n’aime pas la pénombre. Je n’ai jamais aimé les ténèbres. J’aime la lumière éclatante. Et les couleurs. Sa manque de couleur ici. Donne-moi des feutres et je ferais de ce paysage un arc-en-ciel. Je me redresse. Difficilement. J’ai mal. Tiens. Un tuyau entre dans ma main. Un liquide blanc. Je remonte du regard celui-ci. Observant la poche. Plein d’inscription. Je ne sais pas assez lire pour les déchiffrer. Cela semble trop compliqué. Un bruit. Ma tête se tourne vivement. Kyle. Assis sur le lit d’à côté. Les sourcils froncés. Il est en…colère. Je me recroqueville. Il tient son bras. Pourquoi… ? Je le fixe. Il détourne la tête, fixant un point invisible sur le sol.

    « Parait qu’on a un sang rare. Je t’en ai donné un peu… Je voulais plus… Ils ont refusé… »

    Je regarde mon bras. Un trou. A peine plus gros qu’une seringue. C’est pas si faible de le dire. Son sang. Dans mes veines. Ce n’est pas si anormal. Nous sommes frères. Nous sommes jumeaux. Mais là. C’est son propre sang. Avec toute ses particularités. Je souris doucement à cette idée. Celle d’avoir mon frère au creux de mon âme. De mon cœur. Oui. C’est ça place. Je m’assois, sur le bord du lit, mes jambes se balançant dans le vide. Wouah. C’est haut les lits d’hôpitaux. Ils ont peur qu’on s’enfuie ? Si je tombe vais me faire mal. Je souris doucement. M’imaginant en haut d’une montagne. Prêt à la gravir pour atteindre les hauteurs du ciels et frôlait les nuages. Et là. La douleur. Violente. La brulure. Douce. Sur la joue. Une gifle. Une gifle comme jamais on ne m’avais gifler jusque-là. Et cela était arrivé. Souvent. Les familles d’accueil ne sont pas toujours douche. Mais là. La douleur est différente. Plus violente. Oui. Parce que la main qui porte le coup est celle de mon frère. De mon propre frère. Les larmes parcourent immédiatement mes joues, brulant ma peau.

    « Ils disent que t’es malade… TOI AUSSI TU VAS M’ABANDONNER ! TU VAS ME LAISSER SEUL ! Tu vas me laisser… »

    Il pleure. Je n’ai jamais vu mon frère pleurer. Le plus souvent. Je pleure pour deux. Lui. Il est fort. Il me serre dans ses bras. Il me réveille. Il me hurle dessus. Mais jamais. Jamais il n’avait pleuré. Et là. Ce sont des sanglots qui enserre sa gorge. Se sont des torrents qui s’échappent de ses yeux. J’ai mal. Encore plus mal que durant la crise. Encore plus mal que durant la gifle. Une douleur sourde qui gronde au fond du cœur. Qui le déchire. Je saute du lit. Malgré la hauteur. Je sens la perfusion s’arracher de mon corps. Ça fait mal. Je m’en fous. Ce n’est rien à côté. Je file vers lui. Et je le serre. Je le serre avec force. Contre moi. Contre mon cœur. Pour qu’il le sente. Palpitant. Vivant. Là. Je suis là. Je ne le lâcherais pas. Plus jamais je ne veux voir mon frère pleurer. Ne plus jamais. Alors je ferais tout pour que jamais il ne souffre. Pour que jamais il ne soit blessé. Et si pour ça je dois vaincre la mort. Alors ce n’est pas une quelconque maladie qui m‘empêchera, que ce soit un rhume ou la varicelle.
    Je ne savais pas. A l’époque. Que c’était bien plus qu’un rhume. Ou que la varicelle. Une maladie orpheline. A notre modèle. Les traitements. Les crises. Les médicaments. Les séjours à l’hôpital. Un nouveau quotidien. Mon frère ne pleura plus. Il ne se mit plus en colère. Il était juste là. Et je la sentais. A chacune de mes crise. Cette peur dans ses entrailles. Alors je fronçais des sourcils. Et je me battais.

    En faite. Cette guerre était plus la mienne que je ne le pensais.


    « Le doute est une force. Une vrai belle force. Veille simplement qu'elle te pousse toujours en avant..»
    ... Decadence.


    Mes yeux filaient d’un nuage à l’autre. Découpant leur contour. Imaginant leur forme. Rapprochant celle-ci à quelconque animal. Quelconque objet. Quelconque image abstraite. Je ne sais même plus à quel cours nous assistions. Histoires. Ou Mathématiques. Je n’avais jamais été un élève attentif. Problème de concentration parait-il. Des absences. Le cours de la pensée qui dérive… et dérive. Tiens. Un papillon. Il est beau. De belle couleur bleuté. Je souris doucement. Suivant du fils du regard son vol hésitant. C’est beau un papillon. Dommage que sa vie ne sois si courte. Il met tant de temps à éclore, à resplendir de beauté, pour s’éteindre sans qu’on ne puisse réellement comprendre la profondeur de ses couleurs. L’humain aussi. Il est comme ça. Relativement au papillon il vit réellement aussi peu de temps. Trop de temps est gâchés à sortir de sa connerie. Regarder l’humain vivre est aussi palpitant que de regarder le papillon voler. Oui. A quatorze ans mes pensées relevait des futilités adolescentes des grandes questions de ce monde, Qui suis-je, ou vais-je, pour combien de temps. Et tout. Et tout. Je connais la réponse. The answer to life, the universe and everything = 42. Si vous ne me croyez pas regarder sur google. Je laissais tomber mon dos sur le dossier de la chaise, étirant mes jambes endolorie par la position assise. Un coup d’œil à ma droite. Kyle. Il n’aimait pas les cours. Il n’aimait pas grand-chose à y penser. Les filles. L’argent. L’amusement. Mais décidément pas les cours. Il s’impatientait, son crayon tapant frénétiquement contre le bois de la table. Lui. Mon frère. Nous avions toujours été là l’un pour l’autre. Pourtant. Je le sentais s’éloigner. Doucement. Irrémédiablement. Cela ne prévois rien de bon.
    Nous avons grandis. Depuis la découverte de ma maladie. Physiquement. Et mentalement. Nous qui grandissions déjà bien vite par le manque de structure familial. Nous avions appris tout aussi rapidement la fragilité d’une vie. On s’amusait. Encore plus. Malheureusement. Nous n’avions pas les mêmes amusements. Je soupirais. La sonnerie retentis. A peine avais-je commencé à sortir de mes pensées qu’il avait déjà franchis la porte. Cela faisait quelques jours déjà qu’il partait sans moi. Je n’aime pas ça. Rester derrière. Seul. Je n’aime pas être seul. Pas ce soir. Pas cette fois-ci. Je me levais, attrapant mon sac, passant la bandoulière de celui-ci autour de moi avant de partir en trombe. Une course de folie. Je filais. Rapide. Evitant la foule d’élève qui m’ignorais et me bousculais. Qui râlais aussi. Qu’importe. Je franchis enfin la porte d’entrée pour me retrouver dans la cours. Un coup d’œil. Il était là. Avançant de son pas nonchalant. Ses mains dans les poches. Comme à son habitude. Je souris doucement à ses airs de rebelle. Je le suivais. De loin. C’était comme une de ses parties de jeux vidéo d’infiltration. Suivre sans être vu. Avec ses airs d’assassin creed des temps moderne. Se glisser dans un groupe de passant. Raser les murs. Escalader une façade pour plonger dans une cachette. Je suivais ma proie comme un chasseur guette la sienne. Je ne savais pas où il allait. Pourtant. Je sentais qu’il faisait attention. A ce qu’on ne le suive pas. Après. Je ne savais pas si c’est moi qu’il fuyait. Ou quiconque aurait eu l’idée de suivre sa trace. Quel que soit la raison, mon frère ne ferait rien pour me blesser. Je le sais. Il s’éloignait de plus en plus de notre école. Rejoignant les bas-fonds de la ville. Les Dock. Vous savez, ce genre d’endroit dans les films de gangster où l’on retrouve tous les QG des gangs. Pourquoi ? Hey fiston, c’est ici qu’est l’accès au fric, les ports, nos cargos voguent sur les flots du dollar avec plus de facilité de Bill Gates. C’est la famille. La famille. Hm. Je m’égare. Je commençais même à le perdre de vu. Jusqu’à ce que j’aperçois son manteau noir entrer dans un entrepôt. Flippant. Très flippant. Mais je ne pouvais pas laisser mon frère comme ça.
    Je me faufilais jusqu’à cet entrepôt. C’était assez lugubre. Et vide. Me glissant dans l’antre du diable je me cachais derrière un gros tas de caisse. Un coup d’œil me fis apercevoir mon frère. A quelques mètres de moi. Avec trois autres hommes. Ils semblaient se connaitre. Bien assez. Mon frère prenait un faux air assuré. Faux. Car je remarquais ces signes de stress que moi seul connaissais. Les personnes en face de lui semblaient l’impressionner. Ils parlaient. Je n’entendais pas grand-chose. Cela parlait de gang. D’acceptation. De test réussi. De drogue. D’autre connerie du genre. Quand toute à l’heure je parlais d’un film de mafieux je rigolais hein. Pourquoi la vie avait tendance à prendre au mot ce que je pouvais bien dir. Franchement. L’idée de trouver mon frère dans un gang ne me faisait pas particulièrement plaisir. Mais. Qu’importe son choix. Je le suivrais. Ombre subtile. Protection. Jamais je ne laisserais mon frère risquer sa vie. Risquer un quelconque danger. Leurs conversations durèrent plusieurs minutes. Puis mon frère tourna les talons. Il partait. J’eus juste le temps de le voir pousser un soupir de soulagement. Oui grand frère. Tu avais réussi. Bravo. Tu es un mafieux maintenant. Je baissais les yeux. Attendant quelques minutes. Pour quoi ? Pour trouver le courage. Je n’avais pas l’inconscience de mon frère. Du moins. Si. Assez pour l’avoir suivi. Assez pour me retrouver ici. Et assez pour faire ce que j’allais faire. Je me redressais, sortis de ma cachette, et marcha. Lentement. Assurément. Une telle assurance se dégageait de mes pas qu’on aurais cru mon frère. Les hommes se tournaient vers moi. Ils m’observaient, dans l’incompréhension totale. Je souris. Doucement. Il avait une bonne tête de mafieux. Et moi une bonne tête de Kyle.

    « Kyle ? Pourquoi tu reviens ? »

    Un nouveau sourire, plus large. En haussant les épaules, comme si je disais la plus grande banalité du monde, je leurs sortis :
    « Moi c’est Lyle »

    S’en suivis une longue conversation. Apparemment, l’idée d’avoir des jumeaux dans leur gang semblait leur plaire. Parfait. Jamais je n’aurais imaginé me retrouver dans ce genre de bande. Pourtant. Pour lui. Je serais devenu un tueur sans vergogne. Je ne savais pas encore à l’époque que je ce que je venais de penser ne serais que la strict vérité dans quelques mois. Oui. Nous allions encore changer.


    [ Manque des chapitre là Very Happy //OUAIS JE FAIS PAS L'HISTOIRE DANS L'ORDRE 8D ]





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Lyle McNeal
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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Dim 14 Nov - 16:47





    « Les choses qu'on possède, finissent par nous posséder..»
    ... Fraternité.

    Depuis combien de temps ? Quelques semaines. Quelques mois. En fin de compte, être dans un gang ne me déplaisait pas. Je n’avais pas l’âme bad boy de mon frère mais j’y trouvais mon compte. J’étais entourée. Plein de gens. Faut pas croire. Les gangs ne sont pas toujours un ramassis de gangsta à la wesh wesh. Bien qu’il y en ai. La plupart sont des gosses paumés qui se cherchent une famille. Je m’amuse bien. Franchement. D’ailleurs, c’est moi qui ai tout les meilleurs scores aux bornes d’arcade qui trainent dans la « salle de jeu ». Oui. Salle de jeu est bien grand mot. Juste un coin de l’entrepôt emménagé au fil des années avec des objets trouvés. Et volé. J’y été à ce moment même. Installé dans un des canapés miteux, ma langue jouant avec une sucette à la pomme qui déverser ses saveurs sucrés au creux de ma gorge. Dans mes mains trônait une Game boy. Une vieille Game boy color bleu vert qui tenait encore la route. La musique entêtante de Pokémon résonnait dans l’entrepôt accentuait par mes cris de joie à chaque capture. « NYAAAA MON CANINOS A EVOLUE *w* » qui faisait soupirer mon frère. Oui. Il était là aussi. Assis sur une des tables à gratter le bois de celle-ci de la pointe de son couteau. Il a un peu changé depuis qu’il est ici avec moi. Plus silencieux. Plus froid. Plus…Racoleur aussi. Je n’aime pas tellement, voir toute ces filles autours de lui. Elles monopolisent mon frère. Mais il a l’air d’aimer ça. Alors bon. Il a l’air stressé aujourd’hui. Nerveux. Moi aussi. Terriblement. Vous imaginez. La ligue Pokémon. Elle est devant moi. Pas que je ne la connaisse pas. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fini ce jeu. Mais à chaque fois j’ai la même poussée d’adrénaline à l’arrivée de cette instant. Vais-je réussir. Vais avoir assez de pp pour mener à bout tous ces combats. Mon Arcanin aura-t-il la force de soutenir les assauts violents du Leviator de Peter le maitre des Dragons. Tant d’émotion. J’en pleurerais presque alors que son attaque vitesse extrême envoie au tapis ce serpent des mers.
    Et puis. Je me rendis compte que toutes les conversations dans l’entrepôt avait cessé. Me redressant je sortis la tête du canapé, posant mon menton sur le dossier de celui-ci. Oh. Les grands patrons étaient arrivés. Ils faisaient peur à tout le monde. Y compris moi. Ok. C’est pas dur. Je suis un froussard. J’y peux rien. Ils ont des tatouages partout. Des piercings à des endroits où la douleur devait être terrible. Des airs de pit-bull affamé. Et ils ne souriaient jamais. Comment ne pas avoir peur avec tous ces détails ? Ils s’avancent. Vers moi ? Non. Surement pas vers moi. Ils ne se sont jamais adressés et c’est pour une bonne raison. Laquelle ? Je n’ai pas tellement la carrure des personnes qui sont aptes pour leurs missions. Non. Je sais parfaitement qui ils viennent voir. Et lui aussi le sait. Je sens Kyle se tendre derrière moi. Les deux mafieux se laissent tomber dans les fauteuils en cuir trainassant devant la table où mon frère siégeait. Il ne tarda pas à descendre de celle-ci, les yeux baissés. Un vent de révolte souffla dans mon cœur. Dans ma gorge. Kyle n’est pas soumis. Non. Mais Kyle ne cherche pas à mourir. Ou à m’attirer des problèmes indirectement. Je le sais. Et pour ça. Il faut se soumettre à l’autorité. Lui comme moi n’aimions pas cela. Et pourtant. Nous n’étions que deux chiens dans leurs cages attendant qu’on les jette dans l’enclos pour le combat final. Je les regarde. Ils prennent leur temps. Il s’amuse de la sueur perlant sur les tempes de mon frère. Et enfin. L’un deux. Le plus effrayant. Celui aux airs de monstres défigurés par de multiple cicatrice.

    « Kyle… C’est bien ça ? Rien à foutre en fait. Je vais t’expliquer simplement, histoire que tu comprennes. Y’a un gars, ils payent pas leur dût. Et nous, sa nous fait perdre du pognon. Tu te doutes qu’on de-te-ste perdre de l’argent. Alors tu vas aller le voir. Tu vas me buter toute sa petite famille, enfin non, laisse sa fille. Et après les neurones vont revenir dans son petit crâne et il va nous payer. Sinon… Sa fille ira bien rejoindre les vers à son tour. »

    J’observe mon frère. Je la vois. Cette déglutition. Je réfléchis. A leur demande. Buter. Buter. Ils… Ils demandent à mon frère de tuer quelqu’un ? Non. Pas quelqu’un. Des innocents. Personnes n’ayant rien demandé. Rien voulu. Subissant juste les choix de ce gars s’étant associés à des mafieux. Ils ne pouvaient pas demander un tel acte de cruauté à mon frère. Il ne pouvait pas ainsi lui demander de se salir les mains. Il balbutie un oui peu convaincue. Ils s’en foutent. Ils sont déjà partis. On connait tous ici ce qui arrivent à ceux qui n’obéissent pas. A ceux qui font preuve de faiblesse. Les autres se taisent. Ils sont juste heureux de ne pas avoir été choisis. Elu comme on peut dire. Moi. Je souris. Tout simplement. Je ne laisserais personne salir mon frère. Et je sais déjà comment m’y prendre.
    Le soir tombait rapidement. Tout comme la nuit. L’hiver surement. Mon frère tournait comme un lion en cage dans la chambre de l’internat. Il se préparer. Il se sentait mal. Je le sentais. Son mal-être ricochait sur les murs et m’atteignait en plein cœur. Comment. Comment aurais-je pus laisser faire ? C’est ainsi que la poudre se glissa dans le verre d’ice-tea. C’est ainsi que je lui tandis en buvant le miens. C’est ainsi que je vis ses yeux devenir brumeux. La fatigue l’assaillir. Le corps de devenir lourd. Il s’allonge. Tout habillé. Sur son lit. Je souris doucement. Je te protègerais. Je t’éloignerai de tout ça. Je te tiendrais à l’écart. Ne t’inquiète pas. Ne t’inquiète pas pour moi frangin. Je me penche. Ote quelqu’un de ses cheveux ébènes tombés négligemment sur ses yeux. Embrasse son front. Lui murmure. D’un ton calme.

    « Je t’aime mon frère. Tu n’auras pas à tuer. Je le ferais pour toi. »
    J’attrape le dossier sur la table. Celui dans lequel il y a toutes les informations. Il y a des photos. Une adresse. Des raisons. Je me fous des raisons. Ma raison je l’ai. C’est ce sentiment au fond du cœur. Cet amour puissant. Si pour lui je devais détruire un pays. Je le ferais. Juste pour le voir heureux. Prêt du dossier. Il y avait une arme. De ces armes faciles à utiliser. Même pour les débutants. Pas de la grande précision. Juste ce qu’il faut. Je n’aimais pas le contact glacial de l’acier sur ma paume. Cette froideur mortel. Je me sentais mal. Très mal. Envie de vomir. J’avance. Dans la rue. Il fait noir. Très noir. Je n’aime pas le noir. J’ai peur la nuit. Toujours. Mais je refoule tout ça. Je m’en sers. C’est comme si mon corps et mon esprit étaient devenus une machine à recycler. Juste une froideur. Je lève les yeux. La maison est là. Une jolie petite maison de quartier. Je ne m’y attendais pas. On ne s’attend pas à ce que la classe moyenne frôle la frontière de la déchéance. Et pourtant. L’archétype de la famille de classe moyenne. Je soupire. Pousse la porte. Elle était ouverte. Un jeune garçon joue devant moi. Dans le couloir. Première cible. Je lève le bras. Je tire. Le coup résonne encore dans le couloir alors que ma mère ne tremble pas. Pourquoi ? Je n’éprouve aucun remord à faire cela. J’ai mes raisons. Et lorsqu’on a une raison. On n’a pas la culpabilité. C’est tout. Pourtant. J’ai mal. De voir ce sang couler du crâne de cet enfant. Mal. Juste mal. Comme un coup de marteau dans le miroir de mon cœur. Terriblement mal. Les cris. La peur. Rester calme. Juste calme. Je pleure. Je le sais. Je les sens. Ces larmes. Je pleure. Simplement. J’aime les humains. J’aime les êtres humains. Et je les tues. Parce qu’il y a cet humain-là. Et que l’amour que je lui porte transcende mon amour de l’espèce humaine. Alors je n’hésite pas. Une nouvelle balle. Une seule. Dans une petite fille. Plus qu’une enfant. Elle doit vivre. Je ne m’arrête pas. Pourquoi ? Je pourrais tuer tout le quartier si il le fallait. Je pourrais tuer encore et encore. Oui. Sa ferait mal.
    Une femme. Elle me regarde. Elle pleure. Comme moi. Elle ne comprend pas. Il n’y a rien à expliquer. Aucun remord. Aucune honte d’agir ainsi. Le mal ? Qu’est-ce que le mal ? Protéger une personne qu’on aime. Est-ce mal ? Le mal est une futilité dont les hommes se bornent pour ne pas franchir les limites. Soyons réaliste. Il n’y ni bien. Ni mal. Juste l’amour. A nous de décider ce que l’on peut faire pour lui. Elle ne bougea pas, elle me regarda. Longuement. Mon arme. Elle passa. De la tête de la petite fille qui tenait faiblement la main de sa mère, encore innocente de la barbarie qui l’entourait. Puis. Vers sa mère. En pleine poitrine. Elle soupire. Doucement. Je ne sais pas.

    « Pourquoi ? »

    « Je dois le protéger. De tout ça. »

    Elle sourit. Moi aussi. Pourquoi ? Pourquoi sourire quand on va mourir. Pourquoi sourire quand on va ôter la vie. Parce qu’on se comprenait. Parce que pour protéger ses enfants elle aurait été capable de la même chose. Parce qu’elle aussi connait l’amour pour un être. Oui. Voilà pourquoi. Le coup part. En pleine poitrine. Sa robe blanche se tachant de sang. Elle tombe. En arrière. Mollement. Sa main ne lache pas celle de sa fille. Elle la regarde. L’ai perdu. Je l’entends. Ses murmures. « Maman…Maman… ». Je n’arrive pas à comprendre. L’amour qu’on porte à une mère. Les subtilités. Mais. Cela ne doit pas être bien diffèrent. Des autres amours. C’est fort. Juste fort. Un homme arrive. Il hurle. Je sens la rage. La peine. La douleur. Je sens tout cela. Il me regarde. Il veut me tuer. Cela se voit. Dans ses yeux. Je pointe mon arme sur la petite fille. Le fixant. Dans les yeux.

    « S’il te plait. Paye. Et ne cherche pas la vengeance. Pour elle. Par Amour. »

    Je tourne le dos. Et je pars. Il ne fera rien. Je le sais. Il a trop peur. De la perdre. Sa dernière attache. Je croise des gens, sortant d’une camionnette. Ils viennent nettoyer. Il ne dira rien. Non. Il a trop peur. C’est la loi des gangs. Je range l’arme. Dans mon sac. Je marche. Je sens. Du sang. Sur mes mains. Alors qu’elles sont propres. Mais je sais qu’il est là. Il va râler. Me gifler. Hurler sur moi. Il va être en colère. Il va m’en vouloir. Mais je ne regrette rien. Je le referais. Autant de fois qu’il le faut. Je rentre dans la chambre. Pose l’arme sur la table. Mon frère est réveiller. Il me fixe. Il est en colère. Il est triste. Je lis tout en lui. Il s’en veux aussi. De s’être fait avoir par moi. Je l’ignore. Me dirige vers la salle de bain. Une douche. Une longue douche. Je me sens mal. Juste mal. Et j’ai mal. Terriblement mal. Je me regarde dans le miroir. Une trainées sur mes joues, marques des larmes. Lyle. Tu es un meurtrier. Et ? Cela va changer quoi ? Au final. Pas grand-chose. Réellement pas grand-chose. La vie continue. Il faut vivre. Respirer. Sourire. Profiter. C’est tout. Je me laissais glisser contre la porte. Je l’entendais. Sa respiration. Oui. La porte était un miroir. Nous étions assis chacun d’un coté. Dos contre Dos. Je n’avais pas été aussi proche de mon frère depuis longtemps.
    Bien longtemps.

    « Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée... la connerie aussi !!»
    ... Kiss.



    Ma bouche s’ouvrit. En grand. Très grand. Un long bâillement échappant de ma gorge, mes amygdales habilement cachées aux yeux des hommes pars ma main. Au coin de mes yeux perlais deux larmes. Pas que je sois triste. Non. Vous savez. Ces larmes qui débarquent subtilement lors d’un bâillement. Symbole de la tristesse du sommeil envolé. Ma main frotta l’arrière de mon crâne, semant une bataille innommable dans ma chevelure brune. J’aurais bien dormie encore un peu. Une ou deux heures. Peut-être plus. J’aime dormir. J’adore ça. Sa embête beaucoup Kyle. Et nos parents. Enfin. Parents. Ceux du moment quoi. On change souvent. Kyle dit qu’il s’en fout. Moi je sais qu’il déteste ça autant que moi. Heureusement. En ce moment. Les familles qu’on nous trouve sont toutes dans cette ville. On change juste de quartier. Parfois juste d’étage. C’est rarement mieux qu’avant. Mais parfois. Y’a des améliorations. J’aime bien cette famille par exemple. On ne voit jamais les parents. On est tranquille. Ils rentrent tard le soir. Repartent tôt le matin. Nous laisse de quoi nous acheter du soda et de l’ice tea. Au final. On ne demande pas plus. Cela fait longtemps que nous avons compris que n’avions plus rien à attendre d’une pseudo-famille. La seule famille que j’ai. C’est mon frère. Et seul lui m’importe. En errant dans le salon je trouve d’ailleurs un post-it marqué de sa main, son écriture hésitante et rapide, limite brouillonne. « Plus de soda. Trop soif. Je te ramène ton foutu thé glacé. » Je souris. L’idée d’avoir une de ces boissons dans la main me comble de bonheur et m’éveille. D’un bon je saute au-dessus du dossier du canapé et atterrit souplement, rebondissant légèrement sur les vieux ressorts. Mes mains tâtonnaient autours de moi avant de tomber sur le sceptre sacré. La télécommande. Ni une ni deux, mon pouce presse le bouton rouge et devant moi la boite magique s’illumine de couleur. Une chaine. Deux chaines. Evitant les films. Les dessins animés. Les vieilles séries. Jusqu’au Saint Graal. Les pubs ! Alors que je fournissais ma culture en nouveau slogan, thèmes musicaux, visage souriant aux sourires colgates, fruits chantants, créatures étrange et comique, des battements contre le bois de la porte me firent sursauter. D’un bond et d’un seul je me levais. Le cœur battant. Kyle ne toque pas. Les parents ne sont jamais là. Avançant à petit pas je m’approchais de la porte. Enfant. Mon frère s’amusait à dissimuler d’étrange créature en carton et papier crépu dans le placard, derrière les meubles, juste pour entendre mon cri de terreur. A chacun de mes pas qui me rapprochaient de la porte, je me sentais vivant, et effrayé. Qui sait… Ma main se posa sur la poignet glacial Une grande respiration. J’ouvris la porte à la volée.
    Je restais bouche bée. Là où j’attendais un monstre aux milles tentacules et aux dents acérés se tenait une jeune fille très mignonne. Mon regard apeurés laissa place à un air plus calme, passerelle entre la terreur et l’amusement. Un léger sourire parcoura mes lèvres, tirants celle-ci vers le haut et laissant découvrir à la jeune fille une rangée de dent blanche. La journée n’étais pas si mal que cela, j’avais bien fait de sortir de mon lit. Hein ? Oui. Cela aurait put être Jean Richard, quarante-sept ans, chauffeur routier de son état attendant les petits enfants dans sa camionnette. Ou Freddy, personnages de films d’horreur aux griffes acérées. J’aurais tout de même ouvert la porte. Et peut-être même que j’aurais crié. Qu’importe. Là j’avais de la chance. C’était une jolie jeune fille. Pour une fois que ce n’était pas mon frère qui attirait à lui les personnes de la gente féminine. Quoique. Elles venaient me voir aussi. Mais étrangement elles semblaient préférés le côté bad boy de mon jumeaux. Moi. Je m’en fous. Tant qu’elle aime les câlins et les bonbons. Quoique. Même si elles n’aiment pas. Moi. Je les aime. J’aime tout le monde.
    « KYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYLE »

    Un cri. Puissant. Strident. Un cri de fille quoi. Je n'ai jamais compris comment elles arrivaient à atteindre une telle puissance vocale. Pourtant. Y parait que je ne me débrouille pas trop mal selon mon frère. Il aime bien me balancer toute sorte d'objet à la figure lorsque je me mets à chanter ou à crier ma joie lorsqu'une bataille rudement menée sur Pokémon stadium se finit par ma victoire écrasante. Mais attends. Elle cri bien Kyle. Tiens. Une connaissance de mon jumeau. J'aurais dut m'en douter. Il y a peu de chance pour qu'une aussi jolie fille vienne pour moi. Et encore moins pour que celle-ci me saute dessus. Mais alors les chances qu'elle se mette à me rouler une pelle sont encore plus rare. Et pourtant. C'est bien ce qu'il se passa. Avant même que j'ai le temps ne fusse que de cligner des yeux, ses lèvres s'étaient retrouvées sur les miennes. Pas désagréable. Loin de là. Au contraire. C'était. Doux. Et chaud. Humide *CREVEDANSDATROCESOUFFRANCE*. Baveux What a Face. C'était. Agréable. Très agréable. Durant quelques secondes je comprenais même à présent pourquoi Kyle aimait tant que ça les présences féminines. C'est. Comme un câlin. En bien mieux. Je fermais les yeux. Jusqu'à ce que cela cesse. Et encore. Même après. Je mis du temps à redescendre sur terre. A ouvrir mes paupières. A observer de mon air bêta la jeune fille en face de moi. Je ne savais plus où me mettre, sentant la chaleur me montait aux joues. C'était. Mon premier baiser. Vous savez cette chose qu'on imagine durant des années, lorsqu'on imagine une jolie princesse à sauver qui viendrait vous remercier de ces lèvres... Heureusement que Kyle m'entends pas penser. Il se fouterais de ma gueule et me traiterait de fillette. Mais. J'y peux rien. J'adore Mulan *w*. Le rapport ? Aucun. Vous croyez réellement que j'arrive à réfléchir correctement avec le goût appréciable de ses lèvres sur les miennes ? Elle me regardait. Surprise. Sûrement autant que moi. Elle finit par parler à nouveau.

    « Bah... Qu'est-ce qu'il se passe Kyle ? T'es pas très réactifs ce matin...! TU VEUX PLUS DE MOI C'EST CA ? »

    Je ne savais plus où me mettre. L'idée de traverser le pays pour me rendre à Johto traversa même mon esprit. Car oui ! Johto existe ! J'en suis sûr ! Cela ne peut pas être autrement. Enfin. Pour l'instant. J'étais bien là. en face de cette fille. Je baissais les yeux, tapotant mes index l'un contre l'autre d'un air géné. Balbutiant des mots incompréhensible avant de retrouver un dictionnaire normal.

    "M-Moi c'est Lyle... MAIS MAIS T''ENERVE PAS. JE T'AIME BIEN MOI !!! "

    Je me sentais mal. Pas a ma place. Elle cherchait Kyle. Elle avait moi à la place. Et. Elle semblait en colère. Ou je sais pas. Mais elle semblait croire que Kyle ne l'aime plus. Mais. Je suis pas Kyle. Je suis Lyle. Je suis bien Lyle. HEIN JE SUIS BIEN LYLE ? AAAAAAH. Elle m'a perturbait avec son baiser. Je sais plus. Je veux ma peluche Balto. Je veux un câlin. Je veux pas qu'on me cri dessus. J'aime pas quand on me cri dessus. Je suis pas méchant. J'ai rien fais.

    « ... Je sais... Tu es tombé ce matin en te levant et tu te souviens pas de qui je suis et comment tu t'appelles... Mon pauvre chéri... Viens, on va à l'hôpital ! »

    Un grognement. Non. Un raclement de gorge. Je tournais la tête, dans un geste en synchronisme parfait avec la jeune fille. Un miroir. Mon double. Il était là. Un sac de course à la main. L'air. Je ne sais pas. Perturbé. Et en même temps Particulièrement froissé. Il devait avoir tout vu. Non. Je savais qu'il avait tout vu. Le baiser. L'incompréhension. Tout. J'aurais voulu m'expliquer. Tomber à genoux et lui implorait pardon. Mais c'était inutile. Il m'avait devançait. Il s'était approché de moi. Tout près de moi. Je m'attendais à une gifle. Comme celle qu'il m'avait donnée. Plus jeune. Pas si loin que ça. Il me gifle que rarement. Mais le plus souvent. Non. En fait. Je ne le mérite pas tellement. C'est lui qu'il gifle à travers moi. Je le sais. C'est étrange. Vous ne pouvez pas comprendre. Vous n'êtes pas son frère. Vous n'êtes pas moi. Je vois dans ses yeux. Cette étrange colère. Sourde. Profonde. Sa main se pose sur ma joue. Passe à l'arrière de mon crâne. Ses doigts se mêlant à mes cheveux. Je ne sais pas où il veut en venir. J'ai peur. Je suis mort de trouille. Je n'ai pas peur de lui. Je n'ai pas peur de sa violence. J'ai peur de ce qu'il va passer. Parce que justement. Pour la première fois de toute mon existence je n'arrive pas à lire dans ses yeux rouges. Je n'arrive pas à prédire son geste. A déchiffrer ses pensées. Et cela me perturbe. Fortement. C'est là que je les sens. Elles n'ont pas le même goût. Elles n'ont pas la même douceur. Elles n'offrent pas les mêmes sensations. C'est plus intime. Plus profond. Peut-être parce que c'est mon frère. Peut-être parce que c'est un garçon. Peut-être parce que c'est mon jumeau. Moi. Ca a un goût de soda, de colère, de cigarette. Ma respiration s'arrête. Non. Cela fait bien longtemps que plus une once d'air n'entre dans mes poumons. Je suis. Non. Pas choqué. Juste. Sur le cul. Totalement. Il. Il vient de m'embrasser. Mon frère. Mon jumeau. Vient de m'embrasser. Il ne semble pas plus perturbé que cela. Il me regarde. Me fixe. Profondément. Sa voix. S'élève. " Tes lèvres. Elles sont à moi. Tu es à moi." Je déglutis. Lentement. Hochant la tête pour acquiescer ses dires. Oui. Au final. Ca a toujours été comme ça. Je suis a lui. Juste à lui. Et il est a moi. Quelques soit les filles qui sortent avec lui. Au final. Y'aura toujours que nous. Toujours. Il se tourna. Vers la jeune fille. Avança vers elle. La colère dans ses yeux était toujours présente. Virulente. Il l'attrapa. Par la taille. L'attira vers lui. Je penchais la tête. Pour mieux voir la scène. La curiosité l'emportant sur la surprise de l'instant. Je le vis. L'embrasser. Pas comme avec moi. Pas comme elle avec moi. Non. Plus violent. Plaquant ses lèvres sur les siennes. Mordillant sa lèvres inferieur. Il était cruel. Beau. Mais cruel. Kyle. Il finit par quitter ses lèvres, au bout d'exactement 12 seconde et 13 millisecondes. Un murmure. Que je ne compris qu'à peine. " Toi aussi tu es a moi. Rien qu'à moi." Il finit par reculer. Croisant ses bras contre son torse. Nous regardant. Moi. Elle. Moi. Elle. Elle. Moi. La jeune fille hoche la tête. Observant Kyle. Et moi. Et Kyle. Prenant un air sérieux. A quoi pouvait-elle penser ? A quoi pouvait-elle réfléchir ? Peut-être aux baisers qu'elle venait d'enchainer. A moins que notre côté jumeaux n'occupaient ses pensées. Elle finit ouvrir la bouche et crier :

    « ... Beuuuw... Deux Kyle ? Pourquoi y'a deux Kyle...Kyle fois deux ? Kyle... Mais c'est pas possible qu'il y est deux Kylou ! »

    Deux Kyle... Ah ! Moi ! Mais. Mais. Je suis pas Kyle. Je suis Lyle. Je le murmurais. Timidement N'osant pas affirmer mon identité. Un coup d'œil vers mon frère. Il semblait. Agacé. Dépité. Je pouvais même imaginer la goutte de sueur coulé le long de sa tempe. Mais. A cause de qui ? De moi et de ma timidité flagrante. Ou de la jeune femme et de son incompréhension face à cette situation qui aurait pût en déstabiliser plus d'un. Je ne sais pas. Mais. En tout cas. Il commençait à piétiner le sol d'impatience. Un soupir. Il nous fit taire d'un simple regard. Son autorité naturelle reprenant le contrôle de la situation. Il finit par nous regarder. L'un l'autre. Avant de parler d'une voix monotone, presque blasé de cette situation :

    « Amaya je te présente mon idiot de jumeau Lyle. Lyle je te présente ma PETITE amie. »

    Petite ? Elle ne semblait pas si petite que cela au final. A peine quelques centimètres de moins que nous. Amaya. A-ma-ya. Ma-ya. Maya... Maya l'abeille . Maya the bee. BEEEEEEE. [ l'heure est fautive xD ]. Je ne savais pas que mon frère aimait les abeilles. Quoi ? Je suis totalement à l'ouest ? Surement. Un cri retentit. Féminin. " OW ! UN DOUBLE DE KYLE EN PLUS GENTIL ET PLUS MIGNON ! " Et d'un coup. D'un seul. Elle était là. Dans mes bras. Contre moi. J'adore les câlins. Alors quand on vient dans mes bras. C'est une source de plaisir intense. Amaya. C'est devenu une de mes plus proche amie. Bien sûr. Avec mon frère. Cela n'a pas durer. Kyle. Je ne sais pas pourquoi. Il n'arrive pas à garder longtemps les mêmes personnes près de lui. A part moi. Mais moi. Je n'aime pas perdre les gens. Alors. Amaya et moi. On ne s'est pas quitté de vue. Non. On se voyait souvent Elle me supportait plutôt bien. Je ne savais pas. A ce moment-là. Que même si la vie allait nous séparer durant une courte période. Je la retrouverais dans un endroit tel que ce salon de thé ou plus tard elle viendrait m'accueillir à bras ouvert.


    « On n'est jamais aussi bien battu que par soi-même.»
    ... Blessure.



    PAN.


    Aie. Ça fait mal. Comme ces coups de poings si souvent reçu. En plus violent. Beaucoup plus violent. C’est chaud. Tout chaud. Doux. Tout doux. Comme du coton. Sauf que c’est rouge. Sauf que c’est vital. Le temps c’est comme le sang. Il s’enfuie bien trop souvent. Les deux semblent m’échapper d’un coup. Ma main se pose sur mon ventre. Je sens comme un trou. Comme un gouffre. Je tombe à genoux. Mes yeux se lève. Un voile étrange passant devant eux. Cet homme. Celui qui vient de me tirer dessus. Son visage. Ses mèches sombres. Son chapeau étrange. Gravé. A jamais. Je sombre. Je m’enfonce. Dans les ténèbres. Ah ah. Si souvent. Si commun. Pourtant. Là. Tout cela n’a pas le même goût. Un peu plus amer. Un peu plus marquant.

    Hey Lylou ? Comment t’es arrivé là ? Tu veux tout savoir ? Alors tout à commencer par un ananas chantant la recherche de son amour la framboise qui étaient en fait sous son nez, mais elle était trop petite et il ne la voyait pas. Vous croyez que cette histoire ne commence pas ainsi ? Chaque histoire commence par quelques choses. Par un choix défini. Elle peut commencer par une naissance. Comme elle peut commencer par un simple spot publicitaire. Tout est une question de choix. Ce soir j’en ai fait beaucoup. Toute cette histoire est choix au final. J’étais assis sur le canapé, genoux ramené contre ma poitrine, un paquet de chips bloquer contre mon torse. Je chantonnais, en rythme avec l’ananas chantant à l’écran. « Tu vois c’est bizarre, tu es là près de moi si petite… si petite que quand je te regarde c’est comme si tu étais loin et quand tu es loin moi je suis triste » Un bruit. Derrière moi. Kyle. Ouvrant le frigo, surement pour attraper une canette de coca. Il soupirait. Je l’entendais. Je ne comprends pas. Il n’aime pas ma passion pour les pubs. Il ne comprend donc pas leur pureté culturelle ? « Tu sembles si loin que déjà je pleure, tu es l'absence qui fait grillé mon cœur, Et le flot de larme de l'enfer de la vie du ciel et des fleurs ». Il se marre. Pourquoi. Les paroles sont d’une intense profondeur. Une déclaration d’amour. Et les cris perçant de la framboise pour se faire remarquer. Une telle métaphore. C’est trop mignon. « Ou es-tu, mais ou es-tu... ? Je te vois presque plus. Et mon cœur qui se brise comme une aile de papillon qui s'endort sur une autoroute de pissenlit de la pénombre des sauterelles de la vie de la mort de l'amour de la vie. J'ai envie de crier, de crier mais où ais je foutu mes clefs, mais tu es si loiiiin. » Un éclat de rire. Derrière moi. Kyle. Je souris. Doucement. Tu ne vas pas rire longtemps. Vraiment.
    Je sors mon portable. Mes yeux se posent sur le dernier message reçu. « Hey, Lylou. Ton frère à une mission assez hard ce soir. N’oublie pas. Demain je veux l’argent pour st’info. » Oui. Vous savez. Cela fait quelques années à présent que nous sommes dans ce gang. J’ai eus le temps de perfectionner mes techniques. Il se méfie. Il m’en veut aussi. Il a souvent râlé. Il m’a souvent giflé. Mais je trouve toujours le moyen. Toujours. J’entends. Des bruits. Déglutition. Mal être. Je me retourne. Ses yeux. Pleines de rage. Il a compris. « Lyle… » Je souris. Doucement. C’est pour toi petit frère. C’est pour toi. Je dois te protéger. C’est tout. Rien de plus. Il court. Vert les toilettes. Je l’entends. Vomir. Encore. Et encore. Je peux vous dire. En quelques mois j’ai développé un arsenal de poison bénin mais qui peuvent vous paralyser plusieurs heures. Que ce soit en vomissant. En dormant. Ou autre. Je me met derrière lui. Passant ma main dans ses cheveux.


    « -- Le soda ? -- Non. Les canettes. Toutes les canettes. »


    Il rit. Doucement. Avant de déverser un nouveau flot. Toutes les canettes. De toute la maison. Qu’importe la boisson. Il aurait eu. Et puis. Aussi les poignées de portes de sa chambre. Et le frigo. Et pratiquement toute la maison. Sauf la télé. Je ne voulais pas être malade. Je ne devais pas être malade. Je me lève. Attrape ma veste. Il est temps. L’intitulé de la mission ? J’ai appris à ne plus m’occupé de cela. Non. Seul m’occupe de l’effectuer. A la place de mon frère. En son nom. Du moins. Pour les chefs. Ainsi. Il est bien vu à leurs yeux. Et moi. Je l’éloigne de tout danger. Je ne mis pas longtemps à atteindre le QG. J’avançais vite. Ne voulant pas m’attarder dehors. Sautillant. Evitant les lignes sur le sol. Imaginant par instant que celui-ci était une rivière de lave et sautant de plot en plot pour éviter la chaleur étouffante. De jeunes enfants jouaient encore dans toute leur innocence dans la rue. Je m’arrêtais échangeant quelques ballons avec eux, avant de reprendre ma route. Mon contact m’attendait. Il y avait du monde ce soir. Comme tous les soirs. Pratiquement toute la bande était présente. Il me parla de la mission. J’écoutais à peine. Je sentais. Je ne sais pas. Un mauvais pressentiment. Je fixais la porte. Attendant. Ça allait venir. Expliquer comment ? Aucune idée. Expliquer pourquoi ? Aucune idée. Je le savais. Juste.
    Et cela arriva. La porte de l’entrepôt s’ouvrit à la voler. Ainsi que toute les autres. Des hommes. Une centaine. Peut-être plus. Armé jusqu’aux dents. Même plus. Ils réagissent tous au quart de tour. Sortant les armes. Sortant les chargeurs. Balançant un flot de munition. Les bruits fracassants des attaques. Les cris des hommes. La douleur. Je ne bougeais pas. Restant le cul rivé contre le dossier du canapé. Debout devant ce spectacle. Pourquoi me battre ? Je n’aime pas tellement mon battre. Je n’ai rien contre ses gens. Bien sûr. Je pourrais me battre. Et protéger ceux de mon gang. Je les aime. Parce que j’aime les humains. Mais les ennemis aussi des humains. J’aime Kyle. Et pour lui je détruirais les humains. Mais. Là. Si je tuais. Il faudrait que je tues les deux camps pour arrêter leur boucherie. Ils savent très bien le faire seul. Je n’ai pas à me battre. Et puis. Au milieu des mafieux. Il y avait cet homme. Avec son grand chapeau. Je l’observais. Je savais ce que j’avais faire. Expliquer pourquoi j’allais le faire. Impossible. Il n’y avait aucune raison. Il y a des choses que l’on doit faire. On le sait. On n’en connait pas la raison. Mais tout dans notre être nous cris de le faire. Même si sa vous semble fou. Comme pour lier deux destins. Comme pour interpeller deux êtres. Ma main gauche se glissa dans ma veste. Lentement. Je sentis sous mes doigts le contact froid. Avec assurance. Je tendis le bras. L’arme devenant le prolongement de celui-ci. L’intention de tirer ? Nullement. Pourquoi aurais-je tirer ? Non. Il tendit son arme. Elle est belle ton arme. Très bien. Tu vas tirer. Je le sais. Et je ne vais pas mourir. Je ne crois pas. Le seul moyen de se sortir de ceux lieux. C’est dans une ambulance. Etrange raisonnement ? Pas tant que ça. Vous avez déjà essayez de fuir la mafia ? Le meilleur moyen. C’est de mourir. Juste mourir.


    PAN.


    Ah. Nous revoilà. L’histoire vous a plus ? Pas trop mal hein. Je raconte bien. Je sais. Enfin. Là. Je ne suis plus tellement en étant. Mes yeux rouges fixent le plafond. Je toussais. Doucement. Je soulevais ma main. Elle était rouge. Rouge sang. En fait. Je me trompais peut être. Peut-être qu’ici était la fin de l’histoire. Je n’entendais plus rien. Plus de bruit autour de moi. La bataille s’était-elle terminée ? Ou mes oreilles avaient abandonné le combat ? Cet homme. Il n’était plus. Ou je ne le voyais plus. Il y avait juste ces autres hommes. Flingues encore fumants à la main. Ah ah. Ah… Je ferme les yeux. Une chaleur. Une douce chaleur. Sur ma joue. Sur mon bras. J’ouvre les yeux. Une lueur rouge. Je souris. Doucement. Je t’ai évité ça. J’ai encore réussi. « Lyle… » C’est toi… qui m’appelle ? Kyle ? « Petit frère tiens bon ! » Ne t’inquiète pas. Je ne vais pas mourir ; Je dois encore te protéger. Dis. Grand frère ? Tu vas t’occuper de moi ? Je crois… Que je ne veux pas mourir. Non. Je ne veux pas. J’ai encore des choses à faire. Sans moi. Tu n’es rien. Sans toi. Je ne suis rien. On est jumeaux. Je ne peux pas te laisser. Vous vous en doutez bien. Mon histoire ne se finit pas là. Il y a encore cette histoire de pimpon raisonnant dans la ville. De ces médecins qui s’affairent. De ces instruments qui agissent.
    Et de lui. Mon double. S’enfouissant dans la nuit.


    « Revenge Is not good. Once you’re done. Believe me.»
    ... Vengeance.

    Il se passe quoi quand on est dans le coma ? On ressent quoi ? On se sent comment ? Je ne peux pas vous répondre. Je ne suis pas dans le coma. Ah ah ! Vous y avez cru hein ? Bah non. Je suis juste endormie. L’opération s’est bien passée. Du moins je pense. Je me sens vivant. Et je rêve. Vous savez. Ce genre de rêve si improbable que vous savez que s’en est un. J’étais là. Dans ce pays sans queue ni tête. Un petit être courant devant moi en hurlant. « JE SUIS EN RETARD ! » Un petit lapin blanc. Mignon. Terriblement mignon. Le genre de peluche que l’on désire serrer dans ses bras. Sauf que lui il m’échappe. Encore. Encore. Il court vite. Je le suis. Haletant. Je dois l’attraper. Vraiment. Je ne sais pas pourquoi. Mais j’ai la sensation que s’il m’échappe je vais rater quelque chose d’important. Comme lorsqu’on se retrouve face à Mewtwo et qu’on se rend compte trop tard qu’on a plus de ball. Et puis. Alors que mes doigts serrer les poils. Alors que je l’attrapais enfin. Tout sombra. Le décor autours de nous se fit aspirer par un gouffre sans nom. Le néant. Je tombais. Encore. Encore. Jusqu’à ce que mes yeux s’ouvrent. Jusqu’à les néons m’aveuglent. Oui. Une faible lumière flottait au-dessus de mon visage. Des bandes serraient mon abdomen.

    « J’ai fait un rêve. Je devais suivre un lapin blanc. Il semblait en retard. »

    Dis-je à haute voix. Quelqu’un pour m’entendre ? Je ne sais pas. Je m’en fous. Je parlais juste. Pour me sentir vivant. Pour entendre le son de ma voix. Pour sentir mon souffle quitter ma bouche. Pour sentir ces sons m’échappaient. Mon visage se tourna. Pourquoi ? J’aurais put rester là à fixer ces néons. A fixer ce plafond craquelé. A imaginé le nombre de tour que faisait cette bande autours de mon ventre. A repenser à ce lapin courant. A ce néant. A ce soir aussi. A tout. Mais non. Mes pensées étaient dirigées ailleurs. Vers la source des paroles qui venaient de retenir. Cet ombre.

    « Le Chapelier quant à lui est légèrement en avance. »

    Oui. Le chapelier. Cet immense chapeau. Les néons étaient la première chose que j’avais vue à mon réveil. De leur lumière aveuglante et brulante. Les ténèbres étaient la dernière que j’avais vu avant de sombrer, dans leur douceur rassurante. Et avant les ténèbres. Et après les néons. Il y avait lui. Ce chapelier. Celui qui m’avait tiré dessus. Celui qui m’avait blesser. Et au final. En y réfléchissant bien. Celui qui m’avait sûrement épargné la mort. Etrange logique ? Vous trouvez ? Vous pensez que si j’étais resté debout au milieu de cette tuerie j’en serais ressorti vivant ? Non. Je ne pense pas ? Le meilleur moyen de survivre. C’est de faire le mort. On ne s’attaque pas aux morts. Par une étrange pitié ou sens du respect, on ne s’acharne pas sur ceux qui ont déjà un pied dans la barque. Alors oui. Dans un sens. Il m’a sauvé la vie. Je l’aime bien. Je le regarde. En silence. Il quitte les ténèbres. Il se dévoile à moi. Je l’avais déjà vu. Toute a l’heure. Plus tôt dans la soirée. Mais là. Les circonstances me permettent de bien le détailler. Il est beau. Affreusement beau. Il a la classe. Tout son être impose un respect sans faille. Et. Un certain sentiment de sécurité. Vous pouvez me croire. Ou pas. Mais. Malgré le fait que cet homme m’a tiré dessus quelques heures auparavant. J’ai la certitude de ne rien craindre à ses côtés. Rien du tout.

    « --Ton frère a une dette envers moi. Il me doit plusieurs vies. Celles de mes hommes de mains, tués cette nuit. – Je payerais, quel que soit le prix, toutes ses dettes – Alors je prends ta vie – Elle vous appartient. »

    Un échange. Bref. Sans fleuritude. Juste la vérité. Juste un pacte invisible. Ce genre de pacte qu’on signe avec son sang. Qu’on signe avec son cœur. Ce genre de pacte qui ne se brise pas impunément. Ma Vie. Et tout ce qui la compose. Appartiennent à cet instant précis à cet homme. Si il me demandait de plongé dans une mer de lave. Je sauterais. Sans hésiter. Il y a des choix qu’on fait. Comme les débuts d’histoires. On peut en décider de son déroulement. On peut en confier l’écriture à un autre. On peut même lui confier l’épilogue. Tout en gardant les reines. Tout en gardant le contrôle. La différence est subtile. Mais. Qui que soit l’écrivain. Quel que soit l’histoire. Il n’est pas rare que le personnage s’échappe à leur contrôle. C’est ainsi que la vie s’écrit. C’est ainsi que la mort s’inscrit. C’est ainsi que l’histoire s’est faite. De choix et de personnages. D’écrivain et de rebelles. De ceux qui veulent écrire l’histoire et au final se font contrôler par ceux qu’ils manipulent. Les dresseurs apprivoisent les Pokémons, Sacha parcoure le monde et écrit une histoire, mais au final, ceux qui décident réellement de ce qui s’y passe, se sont ses Pokémons. Sans eux. Il n’y a plus d’histoire. Sans eux Il n’y a plus rien qu’un gamin aux fringues étranges et à la casquette ringarde. Vous suivez encore le raisonnement ? Ah ah. Parce que moi, franchement. Je m’égare. Un peu. Les médicaments font leur effet.
    Un bruit. Des pas. De course. Rapide. Bruyant. Une porte. Qui s’ouvre à la volée. Miroir. Kyle. Mon frère. Mon jumeau. Tu es… Couvert de sang ; Non. Non. Pas toi. Pas tant d’effort réduit en néant. Tu as réellement. Je comprends. Je comprenais. Enfin les paroles du chapelier. Kyle. Mon frère. Celui que je protégeais. Il a tué. Juste tué. Ce sang sur lui. Cette lueur dans le regard. C’est un. Assassin. Tout comme moi. J’ai échoué. Lamentablement échoué. Je baisse les yeux. Il s’en veux. Il y a des choses que l’on arrive à se dire sans même parler. Juste un regard. Juste une attitude. Comment dire. Nous sommes un. Il sait. Il sait très bien. Que toutes ces fois où je l’ai empoisonné. Ou toutes ces fois où je lui ai menti. C’était. Pour lui. Pour le protéger. De tout ça. Du sang. De La mort. De la conscience. La conscience. C’est quoi. Une conscience ? Franchement. C’est ce qui nous dit si ce que l’on fait est bien. Ou mal ? Je n’ai jamais su. Je n’ai jamais eus. Ces petits démons. Ces petits anges. Sur les épaules. A dire. Fait pas ci. Fais pas ça. Jamais personne. Aucune limite. Pour ça. Que je pouvais. Que je peux. Tuer. Sans rien ressentir. D’autre qu’une douleur sourde. Mon frère. Il est là. Il lève les yeux. Il voit le chapelier. Une lueur de colère. De haine. Il bondit. Sautant à corps perdus, comme un long saut dans un précipice, sur l’homme. Ce fut rapide. Très rapide. La canne du chapelier s’abattit sur le crâne de mon frère. Je fronçais les sourcils. J’avais mal pour lui. Tout s’enchaina. Dans une rapidité qui me coupa le souffle. Une clef de bras. Immobilisé. Kyle ne pouvait plus bougeait. Ne pouvait plus agir. C’était la fin. Il me regarda. Une telle peine inscrit sur son visage. Il abandonnait. Il abandonnait. Kyle. Lui. Il avait perdu toute force de se battre. Il savait. Il savait que pour lui la belle escapade était terminée. La porte s’ouvrit. Deux hommes. Des flics. Le chapelier avait dut les appelé. Oui. Surement. Ils étaient là. Pour Kyle.
    J’aurais dû être à sa place. J’aurais pu être à sa place. Mais je ne pouvais plus agir. Lui. Si. Le chapelier le laissa partir. Kyle avança. Il avait fait son choix. Se rendre. Assumer… Assumer quoi au final ? Mes actes ? Ou les siens ? Surement les deux. Tant d’année à agir à sa place. Maintenant. Il assumer tout sur ses épaules. Vous savez. C’est mon petit frère. Je suis le siens. Y’a pas d’ainé. On se protège. L’un l’autre. Il me sourit. Avec une tendresse que je n’avais pas vue depuis des années. Durant. Durant une fraction de seconde, je revenais des années plus tôt. Lorsque mon frère me serrait dans ses bras pour me réchauffer. Lorsqu'il me tendait du chocolat pour le goûter. Lorsque ces petites intentions me tiraient des sourires énormes. Oui. Durant une minute je retrouvais mon frère tel qu’il avait toujours été derrière cette façade de brute de quartier. « --Reste en vie. – toi aussi. » Il partit. Avec les deux flics. Quand est-ce que je le reverrais ? Aucune idée. J’avais mal. Un pincement au cœur. Jamais. Jamais je n’avais été séparé de lui. Et là. Maintenant. J’allais devoir exister sans lui auprès de moi. Mais. Lui comme moi. Nous savions que tout cela est bien mieux. Pour lui. Pour moi. Nous étions seuls. A présent. Avec le Chapelier. Il s’approcha. Me regarda. Et parla.

    « --Je t’emmène avec moi. – D’accord »

    Il décrocha une à une les aiguilles qui s’enfonçaient dans ma peau. Enleva les capteurs et autres machines qui décoraient mon corps. Ses bras passèrent sous moi. Me soulevèrent. Sans comprendre. Je me retrouvais contre lui. Entendant sous mon oreille les battements réguliers de son cœur. Mes bras passèrent autours de son cou. Pour me tenir. Pour me rapprocher de lui. J’étais bien. Incroyablement bien. Malgré la douleur lancinant qui traverser mon abdomen. Je fermais les yeux. Me laissant bercer par les battements de son cœur. Par le rythme précis de ses pas. Par les odeurs qui traversaient l’hôpital. Cet endroit ou je me sentais presque chez moi aux nombres d’heures que j’y ai passé. C’est fou. Au final. J’aurais passé plus de temps dans les hôpitaux que dans chacun des foyers de familles d’accueil où moi et mon frère avons été lâchés. Je vis défiler les couloirs. Les murs. Les escaliers. Le parking. Oui. Le parking. Jusqu’à une voiture ; Très classe. Très très classe. Un chauffeur vint nous ouvrir la porte. Le chapelier me déposa à l’intérieur, posant ma tête sur ses genoux. Je souris. Doucement. Les mains posées sur mon ventre, sentant la douleur palpitante sous ma paume. Je somnolais. Doucement. Je sortais tout de même de l’hôpital. A peine d’une opération. J’étais. Fatigué. Très. Fatigué. Les lampadaires nous éclairaient par alternances. J’aimais bien ça. Des ténèbres aux lumières. Des lumières aux ténèbres. Encore. Et encore. Je sentais sa main. Dans mes cheveux. Distraitement. J’aimais bien ça. J’aime bien. Qu’on s’occupe de moi. Je souris doucement. Profitant de l’instant. Je me sentais chez moi. Etrangement chez moi. La voiture s’arrêta. Je fus de nouveau soulevé. Je me calais contre lui. Fermant les yeux. Me laissant transporter au bout du monde s’il le fallait. Un endroit. J’aimais bien cette odeur de thé. Si semblable au parfum de cet homme au chapeau étrange. Et puis. Une chambre. Un lit. Remplie de cette odeur rassurante. Je me laissais aller contre celui-ci. Observant cet homme. Il commença. A partir. Ma main se glissa dans la sienne. Un regard. Un simple. Une demande. Une supplique. Reste. Je ne veux pas. Etre seul. Dans le noir. Dans cette chambre. Il enleva son chapeau. Le posa sur la table de chevet. Ota sa longue veste. Et s’installa. L’air de rien. Comme si rien ne s’était passé. Je souris. Doucement. Me calant dans ses bras. M’endormant. Cela peut paraitre étrange. De s’endormir ainsi près de l’homme à l’origine de la blessure qui vous transperce le ventre. Mais moi. Je me sens pour la première fois chez moi. Même si. J’ai perdu une partie de mon être cette nuit. J’ai gagné une famille.



    « Ce n’est pas parce que c’est comme ça que ça ne changera jamais.»
    ... Coffee.


    J’aime bien ces murs blancs. J’y viens souvent. M’y enfermé. Pas que j’ai le choix. Mais je l’accepte. C’est marrant. Je déambule dans les couloirs en sautillant. Le sourire aux lèvres. Je sais que sur mon passage parfois le visage morose des autres patients s’illumine d’un peu de gaieté dans ces lieux. Oh. Bien sûr, les traitements et les multiples analyses sont assez lourde à supporter mais je m’en accommode facilement. Un virage. Un autre. Je fais la course avec un petit pépère en déambulateur. Je gagne haut la main. La salle de repos est là. Je sautille jusqu’au distributeur en faisant teinter les piécettes dans ma main. D’un geste joueur je les envois une à une en l’air. Et là. C’est le drame. La scène se passe au ralenti. La pièce s’envole, tournant sur elle-même. Imperturbable. Et la réalité revient, brutale. Gravité attractive. Elle retombe. Echappe à mon emprise. Ricoche sur le sol carrelé. Se glisse sous le distributeur. Oh… Zut. Je plonge. Me jetant au sol. Amortie par mes mains. Brouuuh. C’est froid. Un frisson parcoure ma peau alors mes yeux rouges se plissent pour discerner dans l’obscurité la pièce. Elle est là ! Pas loin. Mes doigts se faufilent dans l’obscurité. Tâtonne. Encore. J’esquisse des grimaces faces aux choses ignobles que mes doigts frôle. Et enfin. L’acier. Je fais glisser la pièce vers moi, poussant de léger gémissement d’effort intense sous le regarde des autres patient. Qu’importe. Je me redresse d’un bon, levant mon bras devant moi, tenant entre mes doigts. Je l’admire, ue légère couche de poussières l’ayant recouverte. Oh. Oh… D’un coup. J’ai même plus envie de l’utiliser. JE SAIS. Je vais la garder en porte bonheur. Je la glisse dans la poche arrière de mon jeans avant de glisser une nouvelle pièce dans la machine. Je réfléchis un instant avant de choisir une canette de café chaud. La canette glisse dans ma main.

    « Ouch »


    Laissais-je échappé. Chaud. Chaud. Chaud. Chaud cacao o/ Chauuuud Chocolat o/ Si tu me donnes tes noix de coco moi je te donne mes ananas ♪. Hm. Je m’égare. Je sortis donc de la salle de repos, jonglant avec la canette pour éviter de brûler mes fragiles mains. Plusieurs fois la précieuse boisson avait manqué d’échapper à mon emprise, mais mes reflexes surhumains avaient déjoué leur facétieuse tentative. Levant les yeux je la vis. Elle était là. Assis au milieu du couloir. Ce n’était pas une patiente. Elle n’avait pas cet air malade qui nous correspond à tous. Elle n’avait rien de tout ça. Des cheveux châtains. Des yeux bleu perdus dans le vide. Je m’arrête, oubliant la douce chaleur se dégageant de la canette. Je ne peux m’empêcher de l’observer. Elle est là pour voir quelqu’un. Cela se remarque que ce n’est pas une habituée à son détachement notoire avec l’environnement. Pourtant. Il la dérange. Ces yeux qui fixent le mur. Cette cigarette éteinte tournoyant entre ses doigts. Je m’avance vers elle et sans un mot je m’assis en tailleurs à ses côtés. Elle ne me remarque pas. Les premières minutes du moins. Pourtant. Lorsque je lui tends la canette de café ses doigts se glissent contre les miens pour la prendre. Je souris. Elle semble triste en avalant le liquide. Qui peut être bien venir voir ici. Un proche ? Un parent ? Un ami ? Qu’importe. Au bout de quelques minutes elle se leva et entra dans une des chambres sans un seul mot. Je haussais les épaules et je rejoignis la mienne.
    Le lendemain je la revis. Le jour d’après aussi. Et encore celui d’après. Les jours passaient. C’était devenu un jeu. Une course poursuite. Tous les jours, je la cherchais. Du matin au soir jusqu’à ce que je daigne la croiser sur mon chemin. Jamais au même au endroit. C’est mon jeux de piste. Elle n’est jamais aux mêmes endroits. Ne prend pas les mêmes chemins. Ne reste pas en place. Certaines infirmière, amusée de ma quêtes, m’indique par de subtiles indices la direction à suivre, d’autre, pensant que la jeune fille voulait simplement m’éviter, me disait de la laisser tranquille. Mais je savais mois. Elle cherchait juste à briser la routine de ses journées à l’hôpital, routine si dangereuse dans un lieu comme celui-là. Je l’aidais. Une canette de café chaud dans les mains. Ce soir-là, la journée est bien avancée alors que je venais de la trouver dans les escaliers d’une aile où personne ne se rend jamais. J’aurais pût lui demander ce qu’elle venait faire ici, qui elle venait voir avec tant d’assiduités. J’avais entendu les ragots d’infirmière, elles aussi avaient remarqué cette jeune fille à l’air absent et au silence de plomb, elle venait voir une jeune femme ayant eu un accident de bus et qui ne recevait que peu de visite autre qu’elle. Qui était-elle pour elle ? Aucune idée. En tout cas elle était là. Malgré le dégoût que semblait lui apporter ce lieux. Je sifflotais une comptine alors qu’elle avalait le liquide odorant. Elle avait toujours cet air triste qui semblait être greffé à son visage. Bouh. J’avais envie de câlin. D’un gros câlin. Mais je sentais qu’elle était le genre de personne qu’on laisse approcher, comme un animal méfiant. Je ne tenais pas tellement à la perdre, je n’avais pas tellement de personne de mon âge avec qui m’amusait. Et notre jeu de cache-cache était génial ! Elle se leva, sans un mot encore. J’observais son dos. Elle avait une aura si particulière. Elle me rappelait un peu Kyle, lorsqu’il n’était pas dans son extravagance outrageante. Lorsqu’il était lui. Etrangement lui. Un être aux pensées torturés et déglingué, vieille machine aux rouages déformés.

    « Tu sais. Un jour je te ferais sourire ! C’est mon défi ! »

    Je me battrais sans répit ! Je ferais tout pour être vainqueur et relever ce défi o/ ♫. Elle ne dit rien, ne se retournant pas. Je ne savais pas si ma simple remarque avait fait son effet, si elle avait souri. Qu’importe. Si cela avait été le cas. Je me contenterais de recommencer. Je voulais voir sur son visage ses lèvres s’étirait. Je m’étais levé. Je ne m’en étais pas rendu compte. Je portais mon regard le plus conquérant. Semblable à celui de Simba sur le rocher des lions prêt à récupérer son royaume. Son royaume c’était son sourire. Et de par mon drapeau je le ferais revivre. La gaieté au cœur je rejoignais ma chambre. Préparant secrètement mon plan machiavélique pour voir apparaitre le sourire sacré.

    Le lendemain, je n’eu aucun mal à la retrouver. Elle l’était là. Assise devant cette même porte. Celle où je l’avais aperçue la première fois. J’en fus surpris. Il y avait quelque chose qui changeait dans son regard. Une certitude. Je ne s’aurais pas expliqué ce que j’y lisais. Enfin ci. Celle qu’aujourd’hui les choses serait diffèrente. Elle se souvient. De mon défi. Elle attend. De voir comment je vais m’y pendre. Elle ne fixait pas le mur. Au contraire des jours précédent elle plantait son regard cyan dans mes yeux rouge. Je fus déstabilisé. Un instant. A peine quelques secondes. Et je repris ma contenance, sautant pour m’asseoir à ses côtés. Avec un air mystérieux je la fis languir de sa canette de café. Elle ne la cherchait pas. Elle se contentait de me regarder. De me fixer. De me sonder. De m’observer. Comme moi je l’avais fait. Je la laisse faire. Qu’est-ce que tu y lis ? Qu’est-ce que tu y comprendre ? Nous restons ainsi plusieurs longue minutes. A la fin de celles-ci mes doigts glissent dans la poche de ma veste. J’en sors une sucette. Une simple friandise dans son enrobage vert. Pomme. Mes préférés. Je voulais du changement moi aussi. Je me lassais de la couleur foncé de la canette. Des murs blancs de l’hôpital. Je voulais mettre de la couleur dans la vie de la jeune fille. Elle regarda la friandise que je lui tendais. Elle était surprise. Et je le vis. Ce sourire, esquisse douce sur ses lèvres. Je levais le bras en vainqueur, hurlant ma réussite dans un cri de victoire retentissant m’attirant les regards désapprobateur des quelques infirmières. Elle glisse la sucette entre ses lèvres et la déguste, toujours ce léger sourire entre les lèvres. En silence. Je sens toujours en mois l’exaltation de ma réussite. Moi ! Lyle McNeal ! J’ai fait sourire la belle inconnue de l’aile C. Je suis fier de moi. Terriblement fier. Mon pouvoir à encore fait effet et je prouve que l’être humain peut aspirer au bonheur.
    Lorsque je redescends enfin de mon nuage, je sens un poids léger sur mes genoux. Je baisse la tête et je la vois. Ses mèches châtaines sont en bataille sur son visage alors que ses paupières sont délicatement refermées. Elle dort. Elle dort tout simplement. Avec la facilité d’un enfant de jeune âge. Oui. Si elle bien comme je le pense. Je prends cela pour un grand acte d’amitié. Il y a de ces gens, qui ne dorment pas aussi facilement. Qui ont besoin, d’un endroit sûr, d’une sécurité, avant de se laisser aller totalement dans les bras dangereux de Morphée. Elle me faisait confiance. Elle ne craignait rien en ma présence. Oui. Quel plus bel acte de confiance de que de s’endormir en votre présence. Je souris. Doucement. Alors que mes doigts taquinaient ses cheveux. Nous passâmes des heures ainsi, sur le regard protecteurs des infirmières et autres patient. Il ne faut pas croire. Moi je les connais. Elles semblent souvent débordées. Parfois peu attentive. Mais elles ont de l’affection pour moi. Et pour cette jeune fille aussi qui chaque jour passant est fidèle au poste. Elles en ont pour chacun d’un patient ici, surtout ceux ayant cette étincelle au creux du cœur qui leur donne envie de faire ce métier. Et moi. Je suis malade. Et pourtant. Je suis le plus heureux des hommes dans ces instants-là, mon sourire restant gravés sur mes lèvres fines.

    Le lendemain, elle n’est pas là. Le jour d’après non plus. Je ne comprends pas. Je m’inquiète. M’aurais-t-elle oublié ? Non. Je le sais. Je le sens. Elle est juste occupée ailleurs. Terriblement occupée. Alors je l’attends. Je vais bientôt quitter l’hôpital. La crise est passée. Et pourtant. Je voudrais seulement. La revoir. Je déambulais des heures dans les couloirs. Sautillant. Vivant ma vie pleinement dans les courses de fauteuils roulant et les batailles de perfusion sous les réprimandes du personnel médicale. Oui. Quelques jours plus tard je la revis. Elle était là. Je me stoppais. La regardant. Elle s’avança vers moi. Un pas. Deux pas. Dans un rythme calme. A son image. Elle fut tout de même rapidement à mes côtés. A quelques centimètres de moi. Je sentais son parfum dans mes narines. Je souris. Ses lèvres glissèrent sur ma joue. Je sentis celle-ci se rosirent légèrement. Alors que sa main venait glisser un papier dans la mienne ses lèvres laissèrent échapper une parole, me permettant d’entendre cette voix si rare :

    « Je ne t’ai pas oublié. »

    Je comprenais à présent. Cette certitude. Celle de ne plus à avoir à venir ici. Du moins. Pas pour la raison initiale. Elle ne m’abandonnait pas. Je sentais encore sur ma joue la promesse d’une belle amitié. Et dans le creux de ma main un simple parchemin d’alliance entre nos deux destins. Alors qu’elle n’était plus, s’étant enfouie au pas de course, j’ouvris ma main et découvrit au creux de ma paume un morceau de papier. Je l’ouvris. Il n’y avait que peu de chose d’écrite à l’intérieur. Un numéro de téléphone. Et un prénom. Sei. Oui. Nous nous reverrons. Je le savais. Et si le détins ne nous le permettait pas. Je le forcerais. C’est vrai. J’ai son numéro.






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Lyle McNeal
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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Dim 14 Nov - 16:47

    « Je me présente. Chevalier McNeal de la confrérie du Balai. Pour vous servir.»
    ... Crazy.

    Wouah. C’est grand quand même. Mes yeux écarquillés observer chaque détails. Je dévisageais les autres étudiants. Les professeurs. Saluait chaleureusement les techniciens de surfaces. Oui. Je leur semblais bizarre. Il ne me connaissait pas. Et alors. On m’a toujours dis qu’il fallait dire bonjour aux personnes que l’on croiser. Pourquoi cela parait si surprenant aux gens quand des inconnus leurs souhaites une bonne journée sans rien attendre en retour ? De bonne humeur ? Oui. Je l’étais. Comment cela pouvait être autrement ? Une nouvelle ville. De nouveau visage. De nouveaux humains. Une nouvelle vie. Tout commencer ici. J’étais inscrit dans cette école. Euh. C’est quoi le nom déjà ? Ah oui. Pretty-school. Avec un nom pareil comment cela pourrait être autrement que GENIAL ? Par contre. J’avais encore un problème à régler. L’internat. Car bien sur je pouvais dormir au tea party, mais je voulais rester à l’école. Pour une fois que j’allais être dans une école digne de ce nom. Autant en profiter. En plus. Un internat. C’est génial !!! Toujours des gens avec nous !! On doit forcément bien s’y amuser. Cela ne peut pas être autrement. Par contre. Je n’ai pas une tune. Pas grave. Avec mon savoir-faire extraordinaire je trouverais bien quelques choses à faire dans ce bâtiment pour payer mon lit. Mais pour cela. Je devais trouver le secrétariat. Je soupire. Doucement. C’est grand une école quand même. J’en ai monté des escaliers. J’en ai parcouru des couloirs. DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING. La sonnerie retentit. Je déglutis. Je sais parfaitement ce que cela annonce. Les portes s’ouvrent une à une. Un. Deux. Trois. Dix. Vingt. Trente. Les élèves arrivent en masse dans le couloir. Aie. Aie. Aie. COMMENT VAIS M’Y RETROUVER MOI LA DEDANS ? Je sens les larmes me monter aux yeux. Je me sens. Perdu. Terriblement battu. Je m’accroupis au milieu de la foule, tenant ma tête entre mes mains. Je me sens seul. Perdu. Ils font trop de bruit. J’ai peur. Je veux quelqu’un. Les larmes coulent doucement sur mes joues. Je voulais juste aller au secrétariat moi. Juste ça.
    Et puis là. Je la sens. Cette main sur ma tête. Frottant mes cheveux. Sa me rappelle quelque chose. Il n’y a que deux personnes qui faisaient cela. Kyle. Et elle. Je lève mes yeux. Embuait de larme je discerne difficilement la personne devant moi. Une chevelure blonde. Deux yeux cyans. Sei. Un grand sourire apparait sur mon visage, oubliant la brulure légère de mes larmes sur mes joues. Je bondis, passant mes bras autours de son cou et hurlant son prénom. Plusieurs visages se tournaient vers nous, observant nos deux corps emmêlés sur le sol. Certains pouffèrent. D’autre furent choqué. Certain ne nous remarquèrent même pas. Je m’en foutais. J’avais quelqu’un. C’était tout ce qui m’importait. J’enfouissais ma tête au creux du cou de la jeune fille. Je ne savais pas qu’elle était élève ici. Quoique. C’était à s’en douter. Elle passa ses bras autour de moi avant de nous relever tous les deux. Elle ne parlait pas. Je m’y attendais il faut dire ; Elle ne parle pas. Et alors. Pas besoin. Elle se redresse. Remets en place sa chevelure blonde. Affiche une moue de reflexion en passant à nouveau sa main dans mes cheveux. Je souris à pleine dent. Content d’être avec elle. Content de la revoir. Mais. Elle doit avoir cours. Et moi j’ai encore une chose à faire. J’attrape son poignet et affiche mon regard le plus implorant que j’ai en stock.

    « Seiiiii…. Je dois aller au secrétariat mais j’sais pas où c’est. Tu m’aides ? »

    Elle lève les yeux au ciel. J’arque les sourcils. Vous connaissez Schrek ? Le chat potté. Ses deux grands yeux larmoyant et suppliant. Ce visage de chat battu. Et bien. Je la maitrise assez bien. Et je sais que ça fonctionne à tous les coups. Elle soupire. Me prends la main. Mêlent ses doigts aux miens. Youpiiiiiiiiiiii. Elle avance. Je sautille derrière elle, attirant les regards. J’aime bien qu’on me regarde. Je m’en fous un peu. Mais au moins. Sa veut dire que les gens s’intéressent à moi. Donc qu’ils ne sont pas autant dans leur monde que l’on pourrait le croire. Un virage. Un autre. Encore. Elle aurait put m’emmener n’importe où que je l’aurais suivis. Les couloirs se vidèrent. Peu à peu. Les murs se firent plus strict. Le silence plus de rigueur. Des bureaux. Des salles austères. L’administration. Je déglutis. Elle lâcha ma main, me montrant du menton une salle. Sur la porte verglacé siéger une inscription. SECRETARIAT. Je tourne la tête. Elle n’est plus là. Une vraie flèche quand elle veut. Elle ne doit pas aimer ce genre d’endroit. Je prends une grande inspiration. Pousse la porte. Mes joues se rosirent de timidité. Une femme à l’air austère joue avec son stylo derrière son pupitre. Elle lève les yeux vers moi.

    « Bon…Bonjour »

    Laissais-je échapper. Timide ? Terriblement. Les adultes ont quelques choses de terrifiant. Et puis. Elle ne semble pas commode. Elle me toisa de nouveau, silencieuse. Elle devait attendre que je continue de parler. Surement. J’espère. Je me rapproche. Prenant confiance en moi à chaque pas qui me rapprochais d’elle. Je me frotte l’arrière de la tête.

    « Je viens d’être inscris dans cette école. Mais….Comment dire. J’ai pas l’argent pour l’internat… Alors je me disais que… Je ne sais pas. Je pourrais peut être aidé aux cuisines ou je ne sais pas… Vous savez… En échange de l’internat… »

    Elle me toise. Me regarde. De haut en bas. De bas en haut. Je m’engorge. Et bien. Alors. Que veut-elle. Je ne demande pas la lune non plus. Je veux juste travailler. Et puis. Je ne sais pas. Une idée de génie traverse mon esprit. Un balai. A porter de main. MAIS OUI. C’est une idée EX-CE-PTIO-NELLE o/ Quoi de mieux comme travaille que de passer le balai. La serpillère. De laver le sol. Les murs. Les plafonds. Même si je ne sais pas si cela se lave. De laver les tableaux de leurs traces impures de craies. D’ôter les œuvres d’art des élèves sur les murs et les portes. De refaire chaque soir la même chose. Bien sûr. Ma vocation est apparue devant mes yeux. J’attrape le balai. Le tenant fermement entre mes mains. Mes jambes se fléchissent. Je saute sur la chaise. Et je commence mon œuvre. Le balai tourne entre mes mains. Virevolte. Tournoie au-dessus de ma tête. Au-dessus de celle de la secrétaire. Alors que de mon ton le plus solennel je lui déclare :

    « Je me présente. Chevalier McNeal de l’ordre du balai brosse pour vous servir ! »

    Alors que je finissais à peine ma phrase, la chaise sur laquelle je paradais bascule en arrière. Dans un retentissant vacarme je bascules avec elle, m’étalant de tout mon long sur le sol du secrétariat. Le balai. Encore tournoyant. Dévaste tout sur son passage. Les stylos. Les feuilles. L’agrafeuse qui décharge ses munitions sur le bureau. Le bâton de colle qui s’ouvrent et vient se coller contre le mur, parfaitement horizontale. Les post-il qui virevoltent dans les airs, s’attachant à tout, au moniteur de l’ordinateur, aux lunettes de la secrétaire, au bout de mon nez. En louchant j’arrive d’ailleurs à lire à l’envers « Demineur : Record 6 secondes ». Un rire nerveux sort de ma bouche. Je me relève rapidement. Affichant de nouveaux mon air de chat potté.

    « S’il vous plais »

    D’un signe de tête elle me fit un non déchirant. Mais. Mais. Mais. Les larmes me montèrent aux yeux. Non. Cela n’était pas possible. Cela ne pouvait pas se passer ainsi. Je devais avoir ce travail. Je le devais. Un bruit. Derrière. Je me retourne rattrapant le balai qui était tombé à mes pieds. Une jeune femme. Plus âgés que moi. Qui elle était ? Aucune idée. Peut être quelqu’un d’important. Peut-être un membre de l’équipe enseignante. Ou quelqu’un de l’administration. Peut être quelqu’un qui allait me sauver la mise. Oui ! Cela ne pouvait être que ça. Cette jeune fille était ma sauveuse. Je le savais. C’est un miracle. Un grand sourire éclaira mon visage avant même qu’elle n’ouvre la bouche. J’avais une certitude ancrée en moi. Avant demain je serais le nouvel homme de ménage de cette école. Avant demain je serais admis à l’internat de Pretty School.

    « OHHH UN HOMME DE MENAGE ! CEST SI RARE ! Dire que cette profession est surtout constitué de femme, faut bien qu'au lieu de faire pipi debout et bouffer nuit et jour qu'ils fassent des choses plus utiles. AHHH CE BALAIS TE VAS TRES BIEN, MOI CEST HIKARI KIYOMIZU, ENCHANTEE !! »

    Hikari Kiyomizu. Surement une personne important à sa façon de parler décontracté devant la secrétaire. Et puis. Elle me complimentés sur mon balais. Je frappais celui-ci au sol à la manière d’un soldat saluant son sergent. Oui. Cela ne pouvait être que la directrice. Une telle classe. Une telle assurance. Quelle chance ! Elle prend un air sérieux. Je prends le même. Attendant loyalement mes futurs ordres.

    « Maintenant va accomplir ta mission et va balayer le couloir du premier étage... »

    Je laisse échapper un cri de joie avant de courir en dehors du bureau pour nettoyer le couloir du dit premier étage. Cela me pris toute la journée. Mais j’y mis toute mon âme. Et le soir même. Fière du travail que j’avais accomplis. La secrétaire me fis signer un contrat de travail. J’étais à présent élève et homme de ménage.



    « Parce que ta présence a remplacé mon sang dans mes veines.»
    ... Love.

    Tadadam... tadadam... TADAM. Tam. Tam. Tam tamtam. Tam. Tam...tamtam. Tam. Tam tamtam. Tam. Tam...tamtam. TUDUDUUUU... TUDUDUUUU... TUDU. TUDUDU DU. TUDUDUDU. Ce rythme endiablé s'échappait de ma bouche. Son saccadé. Musique emplie de suspense. Mission Impossible. Je bondis. Mes pieds nus caressant le carrelage gelé qui laissa un long frisson parcourir mon échine. Les genoux fléchis l'un deux caressant le sol. J'étais concentré. Cette mission était des plus important. Que DIS-JE ! Vitale même. Ma tête se balance sur le côté. Un coup d'oeil. Fugace. Il est là. La cible. L'ennemi. AH AH. Quelques secondes. Je stoppe ma respiration. A peine un instant. Et je BONDIS. Mes pieds quittent le sol. Je reste quelques secondes à peine en suspension dans les airs, à la manière de Michael Jordan devant le panier de la victoire pour les Chicago taureau. YATAAAAH. Triple axel dans les airs. Retombée parfaite sur le sol, les pieds bien ancrées dans la terre mère. Enfin. Dans le carrelage sur le sol du bâtiment touchant la terre mère. Le regard fixe. Les yeux plantés dans le regard effronté de l'adversaire. Oui. Il est là. Devant moi. Je tends vers moi mon arme laser explosive. Une pression. Brève. AH AH. Un puissant jet Colgate FRESH Confidence s'écrasa de son jet bleuté sur le miroir, en plein sur le visage de l'ennemi. Dans un geste plein de classe, mon index vient souligner mon menton alors que mon pouce caresser le coin de ma bouche.

    "Mission réussi agent Lylou"

    Sortis-je alors qu'un léger courant d'air fis dresser mon échines. Un frisson. Un tremblement. Les yeux qui se baissent. ET OH SURPRISE. OH MY GODNESS ! Mes joues sont alors décorées d'une légère teinte rosées alors que je découvre ma serviette étalée sur le sol. Je ne me fourvoie donc pas en pensant que les minutes précédentes elle siégeait encore en habit de maitre autours de ma taille. Huhu. Moment gênant. Vous n'avez rien lu. Vous n'avez rien imaginé. D'un geste malhabile je rattrape le tissus et entoure ma taille avec. Ah. Ca va mieux.

    Et là. Un cri. Perçant. Aigu. Effrayant. Eclatant mes tympan. Stoppant mon corps. Désarticulant mes bras. "HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII" Un vent de panique souffle dans la salle de bain. Mon regard se tourne vers la porte. Mais. Mais. Mais. MAAAAAAAAAIS. JE SUIS SEUL NORMALEMENT. Normalement. Parce que là. Sur le pas de la porte. Il y a la source de ce cri strident. La réponse est immédiate. Du plus profond de mes entrailles.

    "AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH"

    Effet immédiat. Mes jambes me lâche. Mes fesses atterrissent lourdement sur le sol. Ma serviette glisse le long de mes cuisses pour devenir un simple tapis sous mon royal postérieur. Quoique. À cet instant précis. J'aurais presque préférer qu'il devienne un tapis volant. Dans ma tenue d’Adam, assis sur le cul sur un carrelage royalement froid. Un jeune garçon était devant moi. Enfin. Jeune de mon âge. Disons. Les mains cachant ses yeux. Mes mains cachant tant bien ce qui pouvait me donner le prétexte d'être un homme. Un nouveau cri sortit de ma bouche, tentant de percer face aux HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII strident qui continuer de sortir de la bouche de l'inconnu.

    "JE TE JURE QUE LA DOUCHE ETAIT FROIDE."


    Pourquoi cette phrase était sortie de ma bouche ? Aucune idée. Disons que j'ai souvent entendue parler, par mon frère essentiellement, du deuxième cerveau d'un homme. Il semble qu'ici il fut plus réactif que celui qui me traitait à l'instant d'idiot. D'un geste rapide je remettais la serviette autours de ma taille, attrapais un peignoir et fis de même, et tenta désespérément de cacher les rougeurs qui parcouraient mon visage. Je levais enfin les yeux pour observer l'inconnu dans ma salle de bain.

    "HIIIIIIIIIII !! Nuny est innocent ! Nuny voulait pas faire ça !! NUNY VOULAIT PAS REGARDERRRR !!" dit-il en larmoyant, visage rongé par la gêne.

    Je me sentais mal. Très mal. Il était. Trop. MIGNON *w*. Veux câlin. Une baffe intérieur me fis comprendre qu'il n'est peut être pas le moment. Ni la tenue d'ailleurs. Enfouissant mon visage dans le peignoir je sortie en trombe de la salle de bain, évitant soigneusement de frôler le jeune inconnu. Pas si inconnu. Nuny. Nuny c'est mignon. Nuny. **. Comme Nunzio. AH. NUNZIO ! OUI ! ON M’AVAIT DIS UN TRUC AVEC UN NUNZIO. Je sais plus. C'était un truc. Ne mets pas de sceau sur Nunzio. Non. Pas ca. Ne joue pas au sot avec Nunzio. C'est déjà mieux. Ah. NE FAIS PAS L'IDIOT AVEC NUNZIO ! Ah oui. Il devait partager ma chambre. Ma chambre. AAAAH TT. La honte. Il va avoir peur de moi. Non. Non. Non. Je ne veux pas. Je ne suis pas un pédophile. Je suis gentil. J'aime les câlins. Je file dans mon armoire. Attrapant mon sublime pyjama bleu avec une magnifique tête de chien loup dessus. Je l'enfile rapidement, cachée derrière la porte de bois. Ni une ni deux. La honte aidant. Je plonge sous ma couette et reste cachée dessous. Dans le noir... Sans un bruit... Un tremblement. Ma main quitta la couette et attrapa la lampe qui trainer sur la table de chevet. je l'allumais. Eclairant sous ma couette. Ouf. Ow ** un joli toutou. Avait-il été choqué ? Traumatisé ? On ne savait pas vraiment qu'en dire face au visage enfantin et larmoyant qu'il affichait. Mais tout ce que l'on pouvait constater, c'était que ses pas se rapprochaient petit à petit. La moue active, il s'approchait doucement de mon lit, tout en butant sur ses mots.

    "Hum... euuuuh... Lyle en veut à Nuny...? Nuny voulait vraiment pas que ça se passe comme ça... Nuny avait juste vu la lumière allumée dans la salle de bain et a été attiré... Nuny est vraiment vraiment désoléééé ! Nuny veut pas que Lyle évite son regard !"

    Ajouta-t-il en pleurnichant tel un véritable gamin.

    Une voix. Oui. Sa voix. Si petite. Si timide. Si adorable. Doucement. Je sortis ma tête de la couette, les cheveux ébouriffés par ma cachette improvisée Je l'observais. Pleurnichant. Je m'en voulais. Un pincement au cœur. Celui de la culpabilité. Du moins. Cela y ressemblait. C'était décidé. Je n'aimais pas voir une telle expression sur le visage de Nuny. Non. Surtout pas à cause de moi. Je l'observais. Un instant encore. Hésitant. Sur les mots. Sur les gestes. Sur l'attitude. Ma tête se pencha sur le côté. Ma main passa dans mes cheveux, les laissant un peu plus en bataille. Un air gêné. Les joues encore légèrement rosies par tout ce qui venait de se passer.

    "Lylou en veux pas en Nuny. Lylou est géné. Lylou n'avais pas prévu qu'on le voit tout nu... "

    Je me cachais. Une nouvelle fois. Cachant mon visage. Ma gène. J’étais mignon. Je le sais. Mais pas au point à ce qu'on me vois tout nu. C'est gênant. Un coups d'œil vers la fenêtre. Nuit. Noir. Effrayante. Un frisson. Je n'aime pas le noir. Ni la nuit. Ni les monstres. Je jetais un coup d'œil au jeune homme.

    "Dis... J'ai peur du noir... Tu veux bien dormir avec moi... ?"
    "Lylou a peur du noir...? C'est vrai...? Nuny aussi a peur du noir......."

    Vous vous souvenez de cette époque ? De cet âge ? De cette période fragile et courte ou la gêne n’existe pas. Ou vous pouviez-vous blottir contre n’importe qui pour un peu de chaleur. Ou vous pouviez inviter un inconnu dans votre lit juste par peur d’être seul ? Avec toute la simplicité du monde. C’est cet instant là que je retrouvais. Mon nouveau colocataire avança rapidement et se glissa dans mon lit comme on le faisait avec un ami. Aucune surprise. C’était dans mon caractère, même si sa ne plaisait pas à tous les garçons internes de cette école. La pénombre avait emplie la salle, outre ma lampe de chevet toujours allumé. Je glissais simplement mes bras autours du corps de Nunzio, l’attirant contre moi. J’avais besoin. Pour être rassuré. De ne pas me sentir seul. De sentir sa présence. D’entendre les battements de son corps. Je le calais contre moi. De plus. Un lit une place ne permet pas un espacement conséquent. Je m’en fous. Je ne fais rien de mal. Juste un câlin. Juste une étreinte. Je m’endormie, comme un bébé. Comme un être ignorant les cauchemars de ce monde.

    Cette rencontre fut haute en émotion. Tant de chose divulguée par accident. Deux caractères concordant. Oui. Toutes les nuits qui suivirent ne furent qu’une étreinte calme de deux être effrayé par la pénombre. J’apprécié. J’apprécie encore de sentir Nuny dans mes bras. De voir ses sourires. Mon meilleur ami ? Non. Il est devenu bien plus depuis son arrivé à l’école. Comme une dose de bonheur brut et vitale. Oui. Une belle rencontre. Très belle. Qui se résume en deux phrase.

    Lylou aime Nuny. Nuny aime Lylou ♥.




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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Dim 14 Nov - 17:03

C'est quoi ce concours de la fiche la plus longue ?
Je refuse de lire flower /sort/

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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Dim 14 Nov - 22:34

Concours ? Quel concours ? Je vois pas de quoi tu parles. What a Face
Franchement je ne vois pas de quoi tu te plains alors qu'on vous trouve des occupations èé Tu devrais nous remercier au lieu de critiquer. Rolling Eyes
Sinoooooooooooooooooon. "Bienvenue" Lylouuuuuuuuuuuu <

Édition (Faut pas flooder) : Pour moi lire n'est pas un loisir vu que je n'aime pas donc non ça ne m'occupe pas. Et je critique pas, je fais une remarque. flower
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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Ven 19 Nov - 18:57

    Bienvenue, gentil inconnu 8D.

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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Sam 20 Nov - 17:21

Ouah !!! J'adore !
Le ton change radicalement lors de l'histoire.
J'aime bien ^^

(Re)Bienvenue même si ça sert à rien XD
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Hikari Kiyomizu

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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Dim 5 Déc - 13:19

Bonjour, mais où est donc cette fiche ? What a Face /sort/

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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Sam 8 Jan - 10:37

    Deux chapitre ajouté o/ Bon. C'est pas dans l'ordre :a
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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Mar 15 Mar - 12:52

    Grouille toi ou je devrais vérouiller 8D.

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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Mar 15 Mar - 15:19

*Déprime...*

...

*Sort avant que son cerveau ne bug*
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MessageSujet: Re: Lylou ♥ !    Lun 18 Avr - 9:21

    HAHA. Enfin terminé, bravo o/. Je te met ta couleur, et tu peux Rp 8D.

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