Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 "Je ne veux pas changer la règle du jeu, je veux changer de jeu."[libre]

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MessageSujet: "Je ne veux pas changer la règle du jeu, je veux changer de jeu."[libre]   Sam 13 Nov - 23:18

Lorsque Shio ouvrit les yeux, son premier réflexe fut d'attraper son portable. Celui-ci était posé sur une pile de livres à coté de son lit, enfin, à coté mais tout de même assez loin pour que la jeune fille tombe de son lit en essayant de le prendre. Celle-ci laissa échapper un grognement suivit d'une injure, puis regarda l'heure affichée sur l'écran du samsung: 4h30.
Shio soupira. Ce n'était pas la première fois qu'elle se levait trop tôt, et elle savait désormais qu'il lui serait impossible de se rendormir. Elle se releva donc du sol ou elle était durement tombée et pris ses écouteurs, elle pianota trois minutes sur son Ipod avant de trouver un morceau de musique correcte puis elle s'assit et ferma les yeux pensant à tout les évènements qui s'étaient produits les trois dernières années:
Sa mère est morte, renversée par une voiture, son père est devenu fou, et maintenant le voila qui part en France...Et Shio? Elle, préfère rester au Japon. La voila donc, dans le pensionnat de Pretty School.
DANS LE PENSIONNAT? Shio réalisa tout à coup où elle se trouvait. Non, ce n'était pas sa chambre, ni sa maison...Mais bel et bien le pensionnat. Elle soupira de nouveau et décida de se lever, pour de bon cette fois! Elle fouilla dans une valise qu'elle n'avait pas pris le temps de défaire et dénicha un uniforme, apparemment celui de Pretty School. Elle l'enfila rajoutant un de ses fameux sweat bleu et blanc pardessus la chemise. Voila, elle était parée pour l'exploration du lycée, enfin presque! il manquait à Shio le plus important: Une sucette, goût citron de préférence. Elle prit les clefs, claqua la porte et s'éloigna du bordel qu'était pour le moment sa chambre, elle se promit tout de même de la ranger -mais- plus tard!
Elle marcha un long moment sans trop savoir où se rendre mais la jeune fille se rendit compte qu'elle avait faim. pas étonnant car après un rapide coup d'œil à son portable elle vit qu'il était 7h15, l'heure à laquelle elle déjeunait d'habitude. elle chercha donc la cafeteria, mais en vain! Shio décida donc d'abandonner et de se rendre dehors pour pouvoir assister à la rentrée des élèves et voir si -par hasard- elle ne trouverai pas quelqu'un à son goût. Cela n'était jamais arrivé, mais la jeune fille espérait tout de même qu'un miracle se produise! Elle s'assit sur l'un des banc et regarda les jeunes passer. Elle s'amusait à les critiquer; "Celui-la est minuscule";"Celui-ci à l'air complètement chtarbé!" ou encore; "Pfff, comment fait-elle pour venir en cours à moitié dénudée?!"
Il est vrai qu'il faisait plutôt froid, normal pour une journée de novembre! Mais certaines filles venaient encore avec leurs uniformes d'été.
En attendant la sonnerie, Shio se décida à plonger dans un autre univers: Elle reprit une nouvelle sucette, un chupa chups à la fraise et en accompagnement de cette dernière, Shio sortit aussi un livre de son sac de cours, c'était un roman policier, la jeune fille l'avait déjà lu au moins une dizaine de fois mais elle ne s'en lassait jamais!
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MessageSujet: Re: "Je ne veux pas changer la règle du jeu, je veux changer de jeu."[libre]   Mer 1 Déc - 16:04

    Je me suis réveillée en entendant la sonnerie plus que stridente de mon portable. Je sortis le plus vite possible que je pouvais ma main de sous la couette pour l’éteindre et me réinstallais douillettement pour me donner le courage qu’il me fallait pour affronter la journée de labeur qui m’attendait. Mais j’avais oublié que la vieille, j’avais dormi exceptionnellement chez moi et non pas au pensionnat parce que mon oncle, ma seule famille, s’était enrhumé et m’avait fais toute une comédie - et c’était un euphémisme - au téléphone jusqu’à que je craque et que je dis le mot fatal : « Oui » Il avait conclut par une de ses phrases qui m’agaçaient et en même temps me faisaient sourire puisqu'elles montraient à quel point on se ressemblait : « Deux heures de bus aller-retour ne va pas te tuer ! »

    C’est donc quelques minutes plus tard que je fus brusquement ramenée à la dure réalité de la vie par mon oncle adoré. Il venait me prévenir gentiment et avec un sourire chaleureux aux lèvres que si je ne me levais pas rapidement, j’allais loupé la navette qui m’emmenait jusqu’au lycée. Une autre manière de dire qu’il n’avait aucune envie de sortir par ce froid ! Il souriait, en plus, comme si il ne venait pas à l’instant, de m’arracher toutes mes couvertures pour me faire sortir du lit ! Heureusement pour moi, il était malade parce que sinon j’aurai eu certainement droit à des coups d’oreiller avec.

    Dans une semi-conscience, je me levai et allai dans la salle de bain pour une bonne douche chaude apaisante. Après avoir séché mes long cheveux et les avoir attaché en une tresse, je m’habillai rapidement d’un jean noir, de mes grosses chaussettes jaunes flashy en laines qui heureusement, seraient cachés par mes bottes longues noires, d’un sous-pull et d’un pull à col roulé d’un vert étrangement similaire à celui de mon regard. Une partie de mes affaires étaient toujours chez moi, je n’avais pas eu besoin en conséquence d’emmené des affaires de rechanges. En revanche, pour éviter de repasser ce matin dans ma chambre de pensionnaire, j’avais pris avec moi mon sac de cours pour la journée. Cela me permettait donc de traîner un peu pour prendre mon petit déjeuner tout en regardant un peu la télévision. Je descendis donc et entrai dans la salle à manger. Je saluai la cuisinière d’un sourire et j’allumai la télévision. Bon, à cette heure-ci entre les dessins animés, les informations du matin ou la météo, il n’y avait pas grands choix mais au moins, ça me permettait de fixer mon regard sur quelque chose et d’éviter ainsi celui scrutateur et interrogateur de Tsukida.

    En effet, depuis que je lui avais parlé de D-chan, un garçon de ma classe avec qui je m’étais - ô miracle ! - liée d’amitié, il s’était mis dans la tête que je ressentais un amour naissant pour lui mais que je n’osais pas lui avouée. Ridicule ? Entièrement d’accord ! J’ai bien essayé de lui enlever cette idée farfelue de la tête mais rien à faire. De toute façon, plus je lui disais que ce n‘était que de l‘amitié, plus cela le convainquait qu’il avait raison. J’ai donc préféré un repli stratégique pensant que les actes seraient plus convainquant que le dialogue… Mais c’était peine perdue ! Tsuki, que se soit par téléphone, par lettre ou dès qu‘on se voyait, ne pouvait s’empêcher d’aborder de façon très peu subtile, même si il faisait des efforts là-dessus, le sujet qu’il l’intéressait et la soi-disant relation que j’avais avec D-chan. Et à cause de cette tête de mule, j’en étais réduis à me concentrer sur le bilan météo de la semaine…

    Après un bon bol de soupe miso, un bol de riz et une tranche de saumon grillé, je fus tout à fait réveillée et pleine d’énergie pour affronter cette journée qui s’annonçait assez fraîche pour ne pas dire froide. Je remerciai Tsuki, saluai les quelques employés et le secrétaire particulier de mon oncle qui venait d’arriver et je me dirigeai vers le hall. J’enfilai mon manteau et mes bottes longues noirs, mis mes gants qui étaient de la même couleur que mon pull et sortis en attrapant au passage mon sac de cours que j’avais laissé là tout à l’heure en descendant.

    Le soleil était là, ce qui était plutôt bon signe mais cela ne changeait rien à la température. Dommage ! Avant même d’atteindre l’arrêt de bus, je ne sentais plus le bout de mon nez. D’ailleurs, dès que je fus montée, vu le monde qui se rendait à la limite de la ville de Tokyo, j’eus la chance d’avoir un espace vital plus que réduit et ainsi, je pus respirer en abondance l’agréable odeur de cigarette et d’alcool de mon voisin de gauche. Cool pour commencer la journée !

    Ce n’était que le début pourtant. La fluidité de la circulation fut de courte durée et le bus se retrouva donc en plein bouchon. Je ne savais pas quelle heure il était puisque j’avais glissé à la va-vite mon portable dans mon sac et comme la patience n’était pas l’une de mes qualités, j’avais laissé tomber à le trouver au bout de quelques minutes. De toute manière, j’étais dans l’impossibilité de le chercher correctement, tellement on était collé comme des sardines… Je ne savais donc pas combien de temps je fus bloquée mais c’est avec soulagement que j’arrivais enfin à mon arrêt.

    D’ailleurs, quelques personnes descendirent également et je remarquais que certaines ne m’étaient pas inconnus. Je les avais déjà vu au sein de Pretty School et une en particulier me fit une impression de déjà-vu. Ou plus exactement, son style vestimentaire ! Porter la mini-jupe de l’uniforme d’été du lycée - qui n’était pas obligatoire de porter, c’était l’une des choses que j’appréciais à Pretty - sans collant par ce froid, ne passait pas inaperçu et me fit me souvenir que j’avais déjà croisé cette jeune fille il y a quelques jours, avec un décolleté plus que plongeant…
    C’est avec un sourire ironique dessiné sur mes lèvres, reflétant bien mes pensées, que j’entrais dans la cours du lycée en compagnie de quelques autres personnes.

    *Nouvelle mode spéciale pour être malade et ainsi louper les cours. Pff !*

    Je remarquais tout de suite qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans la cours, une dizaine de personnes tout au plus sans compter celles qui venaient d’arriver en même temps que moi et mes doutes revinrent en force. J’étais surtout agacée d’être sujette aussi facilement à l’inquiétude. Ma raison se manifesta au même instant et me dit que ce n’était pas grave si pour une fois, j’étais en retard en cours. Une fois encore elle était en total désaccord avec mon cœur. S’excuser auprès de ma prof n’était sans doute pas un drame pour le commun des mortels, surtout pour D-chan qui le faisait presque systématiquement. Seulement, pour moi, ce n’était pas quelque chose d’aisé à faire. S’excuser auprès d’une personne était, de mon point de vue, une façon détournée de lui montrer que l’on s’était trompé, qu’on avait échoué. Or, j’avais déjà du mal à m’avouer quand je faillais à ma tâche, alors l’exposer à tous mes semblables - en l’occurrence ma classe et la prof - m’était intolérable.

    Prise par mes doutes, j’avais avancé jusqu’à l’entrée du bâtiment par automatisme et je vis en promenant mon regard autour de moi que l’un des bancs n’étaient occupés que par une jeune fille. Comme je n’en avais que pour quelques minutes, le temps de retrouver mon portable au fond de mon sac, par conséquent je m’installais à l’autre bout sans lui demander son avis. De toute façon, elle était occupée à lire alors je ne voyais pas pourquoi j’allais la déranger pour lui poser une question surtout que je ne savais pas si j’avais affaire à une gentille petite fifille ou une vraie caractérielle alors autant rester tranquillement dans mon monde.

    Dès que je fus assise, mon sac sur les genoux, je commençais ma recherche, fouillant entre chaque livre, chaque cahier, sortant ma calculatrice, mon agenda et toutes autres fournitures gênantes…
    J’entendis alors le vibreur de mon portable. Je retins in extremis toute une série de jurons et je fus prise d’une frénésie qui, par les quelques coups d’œil dont j’étais l’objet, me fit vite comprendre que je passais pour une folle-dingue récemment sortie d’un asile !
    Mais, mes semblables pouvaient bien penser ce qu’ils voulaient à mon propos, je m’en fichais royalement. Non pas que je ressentais un quelconque sentiment d’infériorité par rapport aux autres, je savais juste que ces personnes-là ne me connaissaient pas. Par conséquent, je ne voyais pas pour quelles raisons j’allais me préoccuper de leurs opinions…

    À la suite d’une lutte acharnée de plusieurs minutes, je trouvais enfin l’objet tant désiré. Avec un soupir de soulagement - je n’étais pas en retard puisqu’il n’était que sept heure vingt - je remarquais que j’avais deux appels en absence de mon oncle et un sms de D-chan. Un petit sourire en coin s’afficha sur mon visage, exprimant ainsi ma joie à l’idée qu’on allait pouvoir déjeuner ensemble ce midi, puisque son cours optionnel avait sauté… Mais il disparu aussi rapidement qu’il était venu quand je pris conscience du bazar que je venais de faire. Je posais mon portable sur mes genoux et commençais à ranger hâtivement les quelques affaires que j’avais. C’était sans compter l’acharnement qu’avait mon oncle ! Je venais à peine de ranger correctement deux livres de cours que mon téléphone sonna et évidemment, c’est pile au moment même où j’allais décrocher que Tsukida raccrocha. Mon sang ne fit qu’un tour et un mot m’échappa exprimant beaucoup mieux que tout un discours, l’agacement que je ressentais.

    « Bordel ! »

    Je pris une bonne inspiration pour me calmer avant d’envoyer un court texto à mon oncle pour le rassurer et aussi lui signaler que j’allais entrer en cours. Replaçant machinalement une mèche de cheveux qui s’était échappée de ma tresse, je repris plus tranquillement le rangement de mon petit foutoir sans que je ne remarquais que, depuis tout à l’heure, ma voisine avait eu tout le loisir d’assister à l’un de mes petits coups de délires passagers. J’étais d’ailleurs tellement dans mon monde que je l’avais plus ou moins oublié.
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