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 Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]

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Amaya Etsukoi
Petite pluie



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Emploi/loisirs : Serveuse au Tea-Party, Informatrice pour la mafia (Mais chut hein 8D)
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Emplois / Classe : Serveuse au tea party, mafieuse.
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MessageSujet: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Mer 10 Nov - 22:31

    Elle est longue mon amie. Il va falloir qu’elle accélère. Le patron, il n’aime pas attendre. La pauvre elle doit être stressée. Je n’imagine même pas. Enfin si un peu. Parce que je n’étais pas mieux le jour de mon entretient d’embauche. Blood, c’est simple, tu le vois tu le respect. C’est quelque chose d’inévitable. Tout chez lui amène au respect. Son visage, sa classe, sa posture, son caractère. Tout ; Je ne sais pas pourquoi, je l’admire, vraiment. Même en m’étant à part l’affection que je lui porte, je suis vraiment en admiration devant cet homme. Il est tellement gentil malgré sa place. Bon, ça dépend avec qui aussi. Si vous lui voulez du mal ou qu’il vous en veut, là, c’est différend. C’est pour ça que je me méfie pour Chloée. Bloody chéri n’a pas l’air de la porter dans son cœur. Bah dans un sens il a raison. Il n’a aucune raison d’avoir confiance en elle, et si elle fait une gaffe elle peut couler son business. C’est vrai qu’à sa place je me méfierais. Il pourrait se fier aux dires de Keith et moi mais il est méfiant. Dans sa position, c’est surement une qualité. Je suis pressée de la voir. J’adore le voir. Même si je le vois assez souvent vu que je travaille dans son thé. Mais ça n’empêche qu’il me manque très rapidement. Comme un deuxième père pour moi. Papa Bloody n’est pas qu’un simple surnom pour rigoler, c’est par rapport à mes sentiments. Sa ne fait que deux mois et demi que je le connais mais je m’attache vite et les personnes comme lui sont des aimants. Elles nous effraient et nous attirent en même temps. Je ne sais pas comment on en est arrivé à une telle relation. Vous vous voyez vous, appeler un mafieux Doudou Câlin. Je ne pense pas non. Toi, Amaya, c’est différend. Tu es folle, sans gène. Sautez dans les bras d’un homme que tu ne connais pas ne pose aucun problème. C’est vrai. Les gens coincés sont d’un ennuie. Tu as raison. Un peu d’originalité ne fait pas de mal. Avec toi c’est beaucoup.
    Amaya demande à Chloée d’accélérer, si elle ne veut pas subir de représailles, elle ferait mieux de s’exécuter. Demande cette nuit il ya un peu plus d’une semaine, Chloée et Amaya se sont pas mal rapproché. Elles se sont parlé assez souvent. Et Amaya avait été très inquiète pur sa nouvelle amie quand Bloody avait demandé à la rencontrer. Qu’est-ce qu’il peut bien manigancer. Le connaissant, il ne va pas juste vérifier qu’elle est digne de confiance. Il va un peu joué. Ҫa risque d’être marrant. Amaya est vraiment pressée d’arrivé. Ce qui n’est pas près de se réaliser si elles continuent d’avancé à se rythme. Quelles longueurs extrêmes. Oh c’est bon toi, j’irais bien plus vite sans elle, mais il ne faut pas qu’elle se perde. Je sais bien pourquoi elle avance si lentement. Elle n’est pas pressée d’arriver. Elle m’a dit qu’elle avait toujours voulue rencontré Blood mais qu’elle avait aussi très peur. Maintenant il va falloir assumer ce que tu sais et tes fréquentations ma petite. Blood va bien s’amuser. C’est triste pour elle, elle est innocente après tout. Mauvais endroit, mauvais moment. Juste tomber sur la bonne personne, en théorie. Mais alors, qu’en théorie. Une personne sensée aurait… Fuit ? Oui, c’est vrai, une personne normale aurait fuit laissant la pauvre blonde entre des mains assassines. Alors finalement. Chloée a eu de la chance.

    Les minutes défilent, Chloée est incapable d’aller plus vite. Et Amaya essaye de la convaincre d’accélérer. Elle s’excuse, c’est plus forte qu’elle. Une nécessité. Mais sous les demandes répéter de la mafieuse, elle presse légèrement le pas. Ce qui leur permet d’arriver au bout de dix minutes au Tea Party. Amaya s’apprête à rentrer quand une idée lui vient. Devant Chloée il sera hors de question qu’elle se montre très familière avec le patron. Ҫa ferait tache. Et vive la crédibilité. Mais, je refuse de passer l’après midi avec Papa Bloody sans lui avoir au moins fait un câlin. Rahlala, t’es vraiment bête toi. Peut-être. Surement même. Mais les câlins de Blood sont juste géniaux. Chloée est très pâle. Elle ne peut pas rentrer sans s’être calmé. Sinon Blood aura une mauvaise première impression et il vaut mieux éviter non ? Amaya demande a la jeune fille de patienté. Elle viendra la chercher bientôt. Tu ferais mieux de te calmer, lui dit-elle. La jolie blonde accepte. La remercie du regard. Derien. Finalement tu as peut-être un cœur. Bien sur que j’en ai un. Pas sur. Et qu’est-ce qui te fait dire ça ? Le fait que tu amènes une amie terrifiée dans l’antre du loup. Et que tu n’as pas l’intention de l’aider, peut-être même de l’enfoncer. C’est vrai. Je vais aussi jouer. Mais discrètement. Tu es cruelle. Non, juste étrange. Sadique ? Aussi.
    Amaya rentre dans le Thé en laissant la blonde à l’extérieur. Elle regarde la sale et un sourire né sur ses lèvres. Il est là, en train de siroter un thé comme à son habitude. Il la voit et se lève. La sourire de la jeune fille s’élargit et un cri sort de sa bouche.

    Papaaaaaaaaaaaaaaa Bloody ! ♥

    Ni une, ni deux elle court dans sa direction et se jette dans ses bras. Elle se colle affectueusement contre lui. Elle se sent bien, à l’aise. Aucune gêne. Juste du bien être. Qu’est-ce que je disais tout à l’heure ? Les câlins de Blood sont les meilleures. Tellement rassurants, tellement agréable. Je me sens si bien dans ces bras. Le charisme de Blood fait que je me sens en sécurité près de lui. Si ça avait été un autre que Blood, ça n’aurait pas été la même chose. Il y a quelque chose chez Blood qui fait que lorsqu’on est dans ses bonnes meures, on se sent protéger. Et c’est ce que son étreinte me fait ressentir. Peut-être que cette chose, c’est son instinct paternel mélangé à sa classe indéniable ? Ou peut-être que tu racontes n’importe quoi. Désolé, j’essaye de poser des mots sur mes pensées, mais je n’y arrive pas. Pour conclure, Blood est Blood. Et Blood est très important. Amaya finit par lâcher le Chapelier. Il était temps ? Oui, déjà deux minutes. Le patron doit se demander où est la blonde, si elle s’est défilé ? Ne t’inquiètes pas mon grand, elle est là, derrière la porte. Amaya rassure son patron en rigolant.

    Ne t’inquiètes pas, mon beau. Elle est derrière la porte. Je lui ai demandé d’attendre un peu, le temps que je profite un peu de t’avoir seulement pour moi. Je débarrasse ta tasse puisque tu semble l’avoir finit et je vais la chercher. Elle marque une pose et rajoute sur un temps toujours amusé mais un peu plus sérieux. Essaye de ne pas trop ma terrifier, elle est sympa et puis on sait jamais, elle peut être utile.

    Sans vraiment attendre, mais en l’écoutant, la réponse du brun, Amaya saisit la tasse et la pose à l’endroit le plus adéquat. Le thé est fermé aujourd’hui alors aucun client ne viendra les déranger. C’est le but en même temps. La tasse attendra donc un peu avant d’être lavé. Mais qu’importe. Amaya va ouvrir à la jeune fille. Elle la regarde de petites secondes, le temps de vérifier qu’elle va bien. Son visage a reprit une couleur normal. Elle a l’air calme mais une lueur d’inquiétude trône dans ses yeux. Tout va bien, tant qu’elle ne nous fait pas une crise d’angoisse en pleine discussion. Amaya l’invite à entrer. Elle obéit. Elle la sens un peu crispé, elle s’avance vers le patron en désignant une table à Chloée. Cette dernière s’y assoit. Amaya lance un petit regard au patron. Ses traits sont indéchiffrables, c’est dur de savoir ce qu’il pense. Voir impossible. Elle se retourne vers Chloée avec un sourire rassurant sur les lèvres, elle lui propose un thé. Celle si accepte prudemment. Alors Amaya se dirige vers le bar mais Blood l’arrête d’un signe de main. Il lui dit qu’il va s’en charger. Un vrai hôte. Amaya s’approche de Chloée et s’assoit à côté d’elle. Elle pose une main rassurante sur son genou. La blonde est tendue. Fallait s’en douter. Blood qui lui sert le thé, ça fout la pression quand même. Au bout de quelques minutes, Blood s’approche des filles et leur serre une tasse chacune avec une classe digne d’un prince. D’un chapelier. Amaya le remercie avec un franc sourire. Les thés de Blood sont toujours délicieux. Chloée fait de même à côté avec un sourire crispé. Blood part chercher son thé et reviens s’assoir près des jeunes filles. Cela aurait pu être considéré comme une situation inconfortable si Papa Bloody n’était pas Gay. Enfin ça Chloée ne le sait pas. Amaya rigole intérieurement. Elle doit sérieusement avoir peur. La mafia est aussi connue pour le viol. Pauvre fille. Je suis méchante avec toi. Pas que je t’aime pas, au contraire. Mais j’ai quand même le droit de me divertir un peu, non ? Le manège de Blood avait eu l’effet surement estompé par ce dernier. Chloée était vraiment stressée. Je retire tout ce que j’ai dit sur la gentillesse du patron. Quand il s’y met, c’est vraiment un monstre sans cœur. Mais, à mon avis, c’est juste pour l’embêter un pu. Après tout Keith et moi lui avons assuré qu’elle était digne de confiance.
    Ah… Je l’adore ce type. J’aime son comportement ; Sa façon de parler me fait bien rire aussi. Je sais qu’il va chercher un maximum à l’effrayer tout en gardant son air bienveillant. Mais oui, Bloody Chéri, tu es un ange. On y croit tous. Amaya rigole discrètement mais assez fort pour qu’on l’entende. Les silences radios, ce n’est pas son truc. Il lui faut du bruit, toujours du bruit. Encore et toujours. Elle ne s’imagine pas vivre sans. Les gens silencieux ne sont pas ce qu’elle préfère. Elle aurait surement pu être musicienne. Chloée regardait Amaya sans comprendre la raison de son rire. Blood lui ne devait même pas chercher à comprendre. Il savait qu’il n’y avait que rarement une logique dans l’agissement de son employée. Sans prêter attention au regard interrogateur de sa camarade de classe, Ya’ se tourne vers l’homme et lui demande avec une pointe d’amusement dans la voix :

    Alors Patron ? De quoi voulais-tu parlé ?

    Elle savait qu’elle ne serait pas vraiment concernée par la discutions, pas du tout même. Elle était là uniquement car Chloée l’avait suppliée de l’accompagné et qu’elle voulait revoir celui qu’elle considérait comme son père. Elle se doutait qu’elle risquait de s’ennuyer mais un coup d’œil au visage terrorisé de Chloée suffit à lui faire comprendre qu’elle se trompait. Cette après-midi risque d’être drôle. Mais alors très drôle.


Spoiler:
 
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Blood Nightmare.
Chapelier Fou et Chef Mafieux.

Chapelier Fou et Chef Mafieux.


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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Sam 13 Nov - 19:17


http://www.youtube.com/watch?v=3PG6zNdyX3g

Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rhythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.


A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature.


    Où suis-je ?

    Il se relève, observe autour de lui. Le ciel est écarlate, des corbeaux par dizaines déploient leurs immenses ailes dans un bruissement assourdissant et croassant par milliers. Un chemin de terre s’ouvre devant lui, les arbres avaient perdus toutes leurs feuilles et le froid lui mordait la peau. S’époussetant, il fixe aussi ses vêtements. Un brin inhabituels. Un long manteau noir le couvrait, ainsi qu’une capuche aux allures d’assassin de l’époque italienne. La retirant de devant ses yeux, il peux aviser avec un peu plus de netteté les environs. Une route, unique, se déployait, immense et interminable. Pas de lune, pas de soleil, juste ces diodes rougeâtres dans les yeux des grands corbeaux noirs. Il lève la tête, une brise bien présente fait voleter avec légèreté ses cheveux ébène. Blood avance, finalement, il n’y avait que ça à faire. Les oiseaux s’envolent à son passage, hurlant et le fixant. Le Chapelier ne sait réellement pas où est-ce qu’il peut se trouver. Ni qui il allait rencontrer. Vérifiant si il n’allait pas se prendre les pieds dans son manteau un peu trop grand, il se mit à courir. Cela le ferait sûrement réfléchir. Où se trouvait-il ? Et pourquoi dans un endroit aussi glauque et morbide ? Impossible à savoir. Et si cette route ne s’arrêtait jamais ? Et si ce chemin de terre et de plumes galoperait toujours devant lui avec une effroyable avance ? Il fronça des sourcils. La sénilité c’est pour les vieux. Tu est encore dans la fougue de la jeunesse. Alors pourquoi on m’appelle Papa ou Tonton ? C’est à cause de ton instinct maternel et paternel trop poussé. Je te dis, tu devrait adopter. T’es malade hein, un type seul et à la tête de la mafia, tu crois que ça ferait un bon père peut être ? Tout est relatif tu sais… T’es con. Regarde devant toi, tu vas te prendre une branche. Blood eu quelques centièmes de secondes seulement pour éviter l’arbre tombé au milieu du chemin. Au moins, cette route n’était pas infiniment pareille. Cela signifiait sûrement qu’elle avait une fin. C’était… Rassurant. Au possible. Dans pareil endroit. Il s’assoit sur la souche morte et pourrie. Plusieurs corbeaux se posent aussi sur le bois froid et dur. Il les regarde, dans leurs dizaines de loupiottes rouges et lumineuses qui leur servait de paires d’yeux. Plusieurs se rapprochent, avancent la tête, la retire. Testant les réactions de la grosse bête devant eux. Il avance une main, c’est la panique dans la petite troupe. Ils caquettent et crient. Certains s’envolent de nouveau vers leurs branches protectrices. Puis, comme médusés, ils viennent, plus proches encore. Ils lui pincent les doigts avec méfiance. Comme des sales gosses indisciplinés. Ils me rappellent Keith. Ces oiseaux là. Sombres, inquiétants, de mauvais augures, mais attendrissant. Quand on les regardent bien.

    Des mains lui agrippe le cou, les corbeaux s’envolent. Assenant un violent coup de coude à son agresseur, qui chancela un peu mais ne lâcha pas. Recommençant, plus fort cette fois, il parvint à se dégager et se remplir d’air ses poumons qui en avaient eu défaut. Il tituba et se mit en garde… Avant de chanceler à son tour. Sa vue se brouilla un instant, avant de reprendre le cours de la réalité. Lorsqu’il parla, sa voix était chevrotante.

    - « Hyde…? »

    Il était bien là, son lièvre de mars. En chair et en ossement. Se redressant, le grand blond repart à la charge. Incapable de se défendre comme de se reprendre ses esprits, le mafieux est violement plaqué contre le sol. Sentant de nouveau les mains de son amant sur son cou, il senti des larmes embuer ses yeux. Et avant de défaillir totalement, le canon froid et régulier du glock de celui-ci se coller à son cœur. Inspirant une dernière fois, Blood Nightmare entendit la détonation lui déchirer les oreilles et le torse.

    ___

    Il se réveille en sursaut, sa main moite collée à son front trempé de sueur. Il regarde autour de lui, reconnaît sa chambre. Son chapeau haut de forme placé sur son rempli de papiers administratifs des transactions finies ou à venir. Depuis que le grand blond était parti, c’était un foutoir monstre qui s’était installé ici. Une chambre de célibataire en somme… Blood était arrivé à cette conclusion quelques temps plus tôt, en ne voyant pas revenir Hyde. Il était parti. Définitivement. Le chapelier se lève, prend une rapide douche et s’habille avec soin. Aujourd’hui, il devait recevoir une certaine Chloée Carter. Dans sa maison, son domaine, le Tea Party. Se séchant les cheveux et se brossant les dents, il lus aussi les ordres du jours, post-it ajournés toutes les 24 heures. Cela disait : Carter. Sa journée se résumait maintenant à « Carter ». Avant, il y’avait toujours Hyde pour lui mettre un petit cœur où de fausses indications. Avant… Se renfrognant et s’insultant lui-même, c’est dans cet état d’esprit qu’il descendit au rez de chaussé et alluma l’eau chaude qui devait faire son premier thé de la journée. Il ouvrit les stores et la lumière du jour baigna la salle aux multiples tables. Les deux jeunes filles devaient êtres en route, heureusement qu’il avait mis du gâteau de coté. Il s’assit à une table, sirotant son thé au jasmin. Il n’avait pas été forcé de voir la demoiselle Carter, et cela démontrait ses projets du moment. C’est-à-dire le néant le plus total. Au moins il verrait Amaya ! Cette perspective le fit sourire. Il l’aimait beaucoup, cette petite là. Une sorte de fille ? Très certainement. Il considérait même Keith comme l’un de ses enfants. L’espèce d’ado rebelle en pleine crise d’adolescence. Cela le faisait rire, et montrait à quel point notre Chapelier pouvait ressembler à un père de famille. Il avait d’ailleurs fait en sorte que si le réseau était démantelé, lui et lui seul en subirait les conséquences. Il est impliqué, Papa Bloody. Des pas et des voix se firent entendre dans la rue, la porte s’ouvre et laisse entrevoir Amaya. Le mafieux ouvre les bras pour accueillir la jeune fille, qui la salua de son traditionnel « PAPA BLOODYYYYY ♥ !! » Il failli tomber lorsque celle-ci se jeta sur lui, mais ça allait à présent. Il était habitué. Elle ronronna dans ses bras quelques minutes avant de lui dire où se trouvait la Miss Carter. Elle la trouvait « sympa ». Raison de plus de lui faire un peu peur, c’était tout un sport, de terroriser les braves gens. Lui adressant son plus beau sourire, la lycéenne débarrassa sa tasse vide et ouvrit la porte du salon de thé. Une petite blonde fit son entrée, visiblement peu rassurée. Amaya lui désigne une table, elle pars lui chercher un thé mais il l’arrête d’un signe de main, il allait s’en charger. Passant derrière le bar, Blood prend un sachet de thé au jasmin et prépare trois tasses. Il savait que son informatrice était friande de ce genre de breuvage et son invitée ne refuserais pas, sauf si celle-ci avait des tendances suicidaires très prononcées. Le mafieux arriva à la table, tout sourire, déposa les deux tasses devant les jeunes filles et alla chercher la sienne. Un silence pesant s’en suivit, il ne savait pas par où commencer et commença à siroter son thé lentement. Il savait que Amaya briserait le silence, elle était très forte pour cela. C’est ce qu’elle fit, il chronométra trente-huit secondes mentalement. Un exploit en somme. Il attendit encore quelques secondes de plus avant de répondre. Il savait mettre la pression, le Chapelier.

    - « Déjà les circonstances dans lesquelles cette bavure à pu être commise. »

    Les yeux toujours fermés, il sirota encore un peu sa tasse avant de goûter une part de son gâteaux aux fraises, préparé la veille. Il était délicieux, comme toujours. Bloody fixa de nouveau la blondinette du regard, elle ne semblait pas se décider, mais après quelques hésitations intérieures, elle se mit à parler…

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Chloée Carter
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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Dim 14 Nov - 19:11

    Demain ma vie est finie. Terminée. Morte. Je vais mourir. Je ne sais pas encore comment. Mais je vais mourir. Crise cardiaque, infarctus, suicide, balle dans la tête. Je ne sais pas encore. Tout dépendra de comment se déroule la journée de demain. En tout cas, je ne suis pas pressée d’y être. Mais alors, vraiment pas. Keith parfois je me dis que t’aurais mieux fait de me laisser mourir. Non. Je ne peux pas reporter la faute sur Keith. Il m’a sauvé la vie, je dois lui en être reconnaissante. Je le suis d’ailleurs même si parfois ça m’entraîne dans des situations vraiment désagréables. Il fait partie de la mafia c’est quand même logique que si une amie à lui qui n’a rien avoir avec eux est au courant de l’existence d’unetelle organisation, qu’elle soit surveiller. Ou, dans mon cas, que le chef de la mafia veuille la rencontré. J’ai beau savoir que c’est normal et qu’on ne peut rien y faire car si je n’y vais pas Amaya va surement avoir des problèmes, Keith aussi. Et moi donc mais ça c’est moins important. Donc j’ai beau savoir ça, ça n’empêche que je préférerais éviter. Le stress ce n’est pas bien pour mon cœur. Bien que je n’ai pas vraiment de problème de santé. Juste quelque trace de mes anciennes souffrances. Je devrais aller me coucher mais je n’arrive pas à m’y résoudre. Je sais que me coucher tard ne retardera pas le moment fatidique. Je sais aussi que ce n’est pas en me couchant à une heure pas possible que j’aurais l’impression que le lendemain viendra moins vite. Au contraire, ça serait une belle connerie. Vu que je serais complètement morte de fatigue l’après-midi. Pas sur que se Blood apprécie que je m’endorme en pleine discussion. Je ne sais même pas de quoi il veut me parler. Je ne sais pas comment il a su que Keith et moi sommes amis mais il doit quand même savoir comment on s’est connue. C'est-à-dire, que Keith m’a sauvé la vie. Bah… de toute façon, je vais quand même devoir me justifier. Enfin j’espère qu’il ne va pas me tirer une balle avant que j’ai ouvert la bouche. Ne serait-ce que pour le saluer. Amaya m’a assuré que non mais quand même. Certes je l’aime bien. Elle est spéciale mais je ne la connais que depuis deux semaines donc je ne sais pas vraiment si je dois lui faire confiance ou non. On va espérer que oui, hein ! Bon il va quand même falloir que je me couche. Bien que je n’en ai pas envie. Un coup d’œil à mon portable. 23H29.Bon, je n’arriverais pas à m’endormir avant trois heures minimum. Bon. Bah. Euh. Un somnifère ? Pas le choix. Je me dirige vers la salle de bain. D’habitude je me lave le matin mais la j’ai besoin d’une douche glacée. Je suffoque avec ses bouffés de chaleur.
    Après ce rafraichissement j’enfile un simple pyjama. Un tee-shirt trop large et un petit short moulant. Rouge et blanc. Puis je me faufile sous ma couette. Quand tout d’un coup je me souviens d’un détail. Mon somnifère. Que je suis stupide. Et la je ne peux même pas mettre sa sous le coup du stress car déjà je suis toujours comme ça et après ma douche je suis pas mal détendue. Je me relève donc et prend le comprimé. Puis me recouche. Dans la catégorie des personnes inutiles, je dois être bien classé quand même. Une fois allongée, j’attends que le médicament fasse effet. Je recommence à m’interroger pour demain. Pourquoi il ne se fie pas tout simplement au dire de ses deux employés ? Ne serait-ce pas beaucoup plus simple. Pour moi en tout cas. Amaya elle avait l’air ravie. Elle est amoureuse du patron ou quoi ? Ou tout simplement elle l’apprécie énormément. Elle ne ma rien dit sur le lien qui les unis mais il est facile de comprendre, à sa manière de parler de lui, qu’elle tient beaucoup à Blood. C’est peut-être un chiqueuh typeuuh…

    Hum ? À j’ai du m’endormir. Le somnifère à fait effet. Ce qui est pratique c’est qu’on ne fait pas de rêve en en prenant. Ni de cauchemars par la même occasion. Il est quelle heure ? 7h04. Pouah. On est Samedi et il n’y a pas cours. Bon bah il ne me reste plus qu’à me rendormir. … Aaah ! Il est qu’elle heure ? 12h45. Mince il faut que je me dépêche. Le rendez-vous il est à environ 15h et d’après Amaya il faut marcher un peu, beaucoup, pour arrivée au Tee-Party. Rien que le nom est effrayant. Ça fait très chic et malgré le faîte que je sois loin d’être pauvre, je n’ai pas l’habitude de ce genre d’endroit. Tiens ça doit faire bientôt deux ans que je n’ai pas bu un thé. Raaah ! Fin’ maintenant il faut quand même que j’aille manger et que je me prépare. Je descends au réfectoire, mange très peu car j’ai l’estomac noué par le stress et remonte dans ma chambre. Je retourne sous la douche car j’ai transpiré pendant la nuit. Durant la deuxième fois où j’ai dormis. On peut échapper aux cauchemars avec des somnifères. Sans, c’est déjà plus dur. Beaucoup plus dur. Maintenant, je me maquillais, crayon, mascara, un petit coup de rouge à lèvre assez discret, le tour était joué. Pas d’inquiétude de ce côté. Par contre, la où ça posait un problème c’était pour les vêtements. Il n’était dit dans aucun magasine comment s’habiller lorsqu’on va rencontrer le chef de la mafia du coin. Bon, ben. Euh. Bah. En clair je n’en avais vraiment pas la moindre idée. Le thé s’appelle le Tee-Party ? C’est classe. Des vêtements classes. Euh… Je n’ai pas vraiment envie de me mettre en robe alors qu’il fait si froid. Bon quelque chose de jolie et pas trop choquant. Je choisis un jean plutôt serré. Un t-shirt noir assez long recouvert par un fin gilet blanc. Puis une paire de bottines noir. Je regarde l’heure. 13h45. J’ai le temps pour les devoirs. Je commence les maths, les avances, les finis. Je prends mon livre de Japonais quand on frappe à ma porte. Amaya. Très jolie, comme toujours. Elle porte un manteau gris assez élégant qui ressemble pas mal au miens. Un slim banc et une paire de bottines avec un peu de laine en haut. C’est très féminin. Ça lui va bien. La première fois que je l’ai vue elle était en jogging donc…

    Bref, on part de l’internat. Direction l’enfer. Enfin presque. Pour moi du moins. Amaya est d’une humeur plus que joyeuse. Comment fait-elle ? Elle n’est donc pas stressée à l’idée d’aller voir un chef mafieux ? Quand bien même il s’agit de son patron, on n’est pas forcément ami avec ses supérieurs alors dans la mafia je n’imagine même pas. Quoi que, si je comprends bien, c’est aussi une histoire de confiance. Kyaah ! Il ne va pas me demander d’intégrer la mafia quand même ? Aaah ! Non ! Et puis je lui serais inutile. Enfin. On avance lentement. C’est de ma faute, je le sais bien. Amaya en a marre et elle me demande d’accélérer. Blood va se fâcher sinon. Vous avez entendu mes jambes ? Blood va s’énerver si on est en retard. … Merde, elles ne veulent rien entendre ces idiotes. Je regarde discrètement mon portable. Il faudrait que je songe à m‘acheter une montre. Il ne nous reste pas beaucoup de temps. Vingt minutes. Je finis par accélérer un peu. Mais ça ne change rien, sauf que je ne pouvais pas faire mieux. Je suis à mon maximum. On continue d’avancer et les supplications d’Amaya se font de plus en plus pressantes. Je m’excuse lui disant que c’est plus fort que moi, que j ne veux pas arriver. Puis je me tais. Elle aussi est silencieuse contrairement à son habitude. Finalement j’aperçois enfin une bâtisse nommé Tee-party. Nous y voilà. Je me retiens de prendre mes jambes à mon coup. Plus on s’approche de la porte, plus mes pas se font lent. Mon visage pâlit. On pourrait me prendre pour un vampire. Rosalie dans Twilight tiens. J’ai un haut-le-cœur. Signe de grand stresse chez moi. Mon dieu. Je ne veux pas entrer. J’ai peur. Vraiment. Trop. Je ne peux pas entrer. Tout simplement. Amaya se tourne vers moi. La main sur la poignée. Elle me dit qu’elle doit d’abords parler au patron et lui demande de patienté. Ouf. Avec plaisir. Tant mieux. Prends donc tout ton temps. Elle me dit aussi de me calmer. Elle a raison. Je ne peux pas faire demi-tour. Je n’ai donc pas le choix. Il ne faut pas que Blood croit que je suis une créature faible. Il le croira de toute façon mais bon, essayons d’éviter une telle situation dès la première seconde. Mon amie rentre dans le thé me laissant seule avec mon inquiétude apparente. Je m’assois deux minutes sur le sol à côté de la porte, dos contre le mur. J’avais ramené mes genoux contre ma poitrine et entouré ses derniers de mes bras puis enfuit ma tête dedans. Cette position était sensé calmé mes nausées. Et c’était efficace. Très efficace. Car au bout d’un cours laps de temps, mon mal de cœur était partit. Je me relevais donc et me préparais mentalement à la suite des “réjouissances“. J’espère vraiment qu’Amaya va m’aider. Tiens en parlant du loup, la voilà qui vient me chercher. Elle me m’observe quelques secondes puis me demande d’entrer. Comme dans un état second, j’entre. Nous y voilà. Nous sommes enfin à ce foutu “rendez-vous“.

    Je n’ai pas le temps d’observer la pièce car Amaya me demande de m’assoir à une table. Je me concentre sur la table pour ne pas voir l’homme qui se trouve à côté. Je m’assois sur l’une des chaises et je lève enfin les yeux vers cet homme en murmurant un petit Bonjour timide. Je ne l’avais jamais vu avant. Mais je devinais immédiatement son identité. Blood. Blood Nightmare si on va par là. Savoir que c’était lui c’était plus simple que 2x2. Il était le seul à pouvoir vous donner de tels frissons et vous donner une telle sensation d’être un être insignifiant. Et puis, aussi, c’est lui que j’étais sensé rencontrer dans ce thé qui est le sien. Alors question de logique, ce brun à l’allure imposante était Blood. Le chef de la mafia à laquelle appartenait Keith et Amaya. Cet homme qui avait demandé à me rencontrer. Il était beau. Sublime. Sans exagération. Une carrure assez impressionnante sans non plus être un de ces musclors genre Monsieur Propre. Un visage fin et délicat. Des yeux indéchiffrables. Les vêtements classes et élégants. Bref, vous l’aurez compris, Blood ressemble assez à un prince. Amaya interromps mon observation en lui proposant un Thé, j’accepte. Mais Blood la devance en allant lui-même préparer le thé. Je déglutis. Il va me servir le thé ? Argh. Pourquoi il ne laisse pas Amaya faire, c’est son boulot si j’ai bien compris. Peut-être qu’il me considère comme une invité et non comme une cliente habituelle. N’empêche ça me fout la pression ça. Pendant qu’il s’active à la tache, Amaya s’assoit à côté de moi. Elle pose une main sur mon genou gauche. Ça me rassure en quelque sorte. Heureusement qu’elle est là. Je serais déjà morte de stress si elle n’avait pas accepté de m’accompagné.
    En attendant que le chef finisse de préparer nos thés, je regarde un peu la salle. Elle est grande et très joliment décorée. De la classe, toujours de la classe. Des tables sont disposées un peu partout. Et un drôle de chapeau se trouve sur l’une d’elles. Il est magnifique. Mais je n’ai pas le temps de me perdre à sa contemplation car Blood nous apporte nos thés et une part de gâteau en prime. Quand il me prend le thé, j’hésite un peu. Il a peut-être mis du poison dedans. Ou… Euh. Il me lance un regard qu’il semble signifier : Refuse et meurt. Alors j’accepte. N’importe qui de sensé aurait fait pareil. En regardant le tout, je salive. Il repart chercher sa part et son thé. Puis s’assoit à côté de nous. Cette sensation. Je m’en rappelle, c’est comme cette nuit, celle où Keith ma sauvé. Cet homme qu’il a abattu, j’avais la sensation qu’il n’allait pas se contenter de me tuer. Et là, j’ai la même impression. Je me fais surement de fausses idées. La main d’Amaya sur mon genou me rassure. Elle est là tout va bien se passé. Il ne me fera pas de choses étranges. Il me torture déjà psychologiquement. Même si je n’ai aucune preuve que c’est intentionnel. Un silence insupportable s’installe. Une vraie torture. C’est gênant. Pourquoi Blood ne parle-t-il pas ? Il n’avait pas quelque chose à me dire ? Il ne m’a quand même pas fait venir pour rien. Hahahaha. Hein c’est quoi ça ? Amaya qui rigole. Discrètement. Pourquoi rigole-t-elle. Je me tourne vers elle. Et lui lance un regard interrogateur ? Elle n’aime pas le silence je sais. Mais pourquoi rigoler ? Elle aurait tout simplement put parler. C’est ce qu’elle fait maintenant.

    Alors Patron ? De quoi voulais-tu parler ?

    Bonne question. Je me demandais la même chose. Sauf que moi je ne l’aurais pas dis de la même façon. Ça aurait plutôt été quelque chose du style : Euh, bien. De quoi souhaitez-vous parler ? Elle, elle le tutoyait carrément et lui parlait comme si c’était son ami. Ce que finalement devait-être le cas. Je n’avais relevé aucune animosité entre eux et lorsque le regard de l’un se posait sur l’autre on pouvait y voir un peu de tendresse. Alors, il a peut-être un cœur. Pourquoi il ne répond pas ? Pourquoi laissé à nouveau un silence s’installer alors que je sais très bien que cette fois, mon amie ne le brisera pas. Je commence de nouveau à avoir la pression. Et je m’imagine plusieurs scénarios dans ma tête. Par exemple : Alors comment souhaitez-vous mourir ? De façon lente et douloureuse ? Ou plutôt rapide et indolore ? Bien sur je répondrai rapide et indolore alors il me dirait avec un sourire sadique : Qu’on sorte les instruments de torture. Pour l’instant son silence ne faisait office. Il se décide enfin à prendre la parole.

    « Déjà les circonstances dans lesquelles cette bavure à pu être commise. »

    Je soupire discrètement. Pfiou. Moi qui m’attendais à bien pire. Enfin je ne suis quand même pas sortit de l’auberge. Expliquez que Keith m’a sauvé la vie, d’accords. Mais dire pourquoi il m’a révéler son secret après. La, c’est une autre histoire. Je n’en connais même pas la raison moi-même. Alors la donner à quelqu’un d’autre. Et puis cette histoire est assez personnelle. Mais bon, ma vie est en jeu alors. Pendant que je réfléchissais, un nouveau silence s’était installé. Il était temps de répondre. Alors je prends une inspiration et lui explique la situation.

    Les circonstances ? Et bien, c’était pendant une nuit de juin que nous nous sommes rencontré. La situation était… comment dire, désagréable. Il y avait un homme qui me menaçait avec une arme. Il me demandait de me déshabiller. Enfin, bref, je vous laisse imaginer ses intentions. Mais heureusement Keith passait par là et en voyant la scène, il tua cet homme. Il m’a donc sauvé la vie. Sauf que je savais que c’était un meurtrier, il avait donc le choix entre me tuer, ce qui n’aurait servie à rien vu que dans tout les cas je serais morte et me faire confiance. Il a choisit la deuxième option. Voilà, après je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans sa tête, peu de gens le savent.

    J’arrête mon explication en espérant qu’elle satisfera Blood. Il analyse la réponse avec un air sérieux. Puis il répond et en je l’observe. Me concentrant sur chacun de ses mots je ne remarque pas le liquide qui s’écoule sur moi. Aiiiiiie ! Ça brule ! Aie ! Aie ! Aie ! Je venais de me renverser mon thé dessus. Je lève les yeux désolé vers Blood. Il va me tuer. Sérieusement. Il a l’air de tenir à son thé comme à la prunelle de ses yeux et la j’en renverse sans faire attention. Amaya aide moi. Non attend. Elle se lève. Elle va dans une pièce sans donner d’explication. Elle me laisse seule avec Blood. Non Amaya, reviens ! Je t’en supplie. S’il te plait ? Tu ne peux pas me faire ça. Oh my Chloée. Je vais mourir. Cette fois c’est sure. Je regarde toujours Blood avec un air de chien battue. Et murmure un léger pardon. Pour merder. J’ai merdé là. Mais alors totalement. Blood, il ne m’aime déjà pas beaucoup, c’est évident. Alors là. Il va me détester et ce n’est vraiment pas ce dont j’ai envie.
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Amaya Etsukoi
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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Ven 19 Nov - 22:25

    Petit Papa Bloody. Quand tu descendras du ciel, avec tes flingues par millier. Je n’oublierais pas de te rembourser. Hahahaha ! Hahahaha ! J’aime trop cette chanson. Han my Gad. Tu gères Amaya. Je sais, je sais mais ce n’est pas de moi. Alors tu ne gères pas du tout. Si. Non, c’est de qui alors ? Une des dernières victimes du chapelier ? Non, mais de Papa Bloody lui-même. La classe, hein. Ah mais trop ! Bloody chéri à toujours la classe enfaite. Surtout quand il dégaine son flingue. Rien que quand il parle. Toujours ses mots inspirent le respect. La peur. La crainte. Enfin pour toi ce n’est que du respect. Un immense et infini respect. C’est vrai, je n’ai pas peur de lui. Pas le moins du monde. Pas que je le crois doux et innocent comme un bisounours hein ! Mais la confiance que j’ai en mon tuteur est extrême. L’amour que je lui porte est irréversible. Il pourrait se passer n’importe quoi entre nous que ça ne changera en rien ce que je ressens pour lui. Blood est si important. Mon second père. C’est lui qui m’a adopter après que la mafia italienne est retrouvée mon père et l’ai tué il y a deux mois. Ce qui entrainer ou du moins accélérer ma décision de m’enrôler dans la mafia. En y pensant ce n’était pas très raisonnable pour un mafieux d’adopter quelqu’un. Ce n’était pas non plus raisonnable pour un tuteur de faire rentrer sa fille adoptive dans une organisation pareille. Mais franchement. Qu’importe ? Je lui suis tellement redevable. C’est beau ce que tu dis tu sais. Magnifique même. Attends ! Je finis d’essuyer mes larmes et je vais chercher les violons. Oh, Taggle toi. Qu’est ce que tu peux être chiant quand tu t’y mets. T’as grave cassé le moment. T’vois. Là j’étais en mode sentimentale et tout. J’avais grave le feeling. J’étais dans le flow. Stop ! Stop ! Stop ! C’est bon Ya’ j’ai compris ! Toi ? Comprendre quelque chose ? Laisse-moi rire. Je comprends les choses grâce à ton cerveau. Donc il est vrai que je ne dois pas comprendre grand-chose. Ferma la donc et revenons-en à Blood. Franchement je me dis que s’il savait ce que tu penses de lui il ne pourrait plus rentrer dans ses chaussures tellement ses chevilles auraient gonflées. Il ne pourrait même plus mettre son chapeau ! AH ! HORREUR ! ABOMINATION ! HATSUMINATION ! Blood qui ne peut mettre son chapeau c’est comme, comme… du coca sans bulles ! C’est le comble de l’horreur ! Oh non, non, non. Blood ne doit pas savoir ce que je pense. Du calme idiote. Même si tu l’idolâtres pour tout un tas de qualité il n’en est pas non plus au stade de grand manitou non plus. Il ne peut pas lire dans les pensées d’autrui. Pas plus dans les tiennes que dans celle de Chloée alors du calme. On sait jamais vu comment il est extraordinaire. Tu ne serais pas amoureuse de lui par hasard. A…Mou…Reuse ? C’est bon, je rigolais ! Je sais très bien que l’amour est la dernière chose qui t’intéresse. Je ne vois pas pourquoi je m’emmerderais avec des sentiments futiles. Je n’ai rien contre l’amour au fond mais bon, ne jamais le connaître ne me dérange pas. Tu compte finir comme une vieille mémé seule avec sa folie. Je l’aime bien ma folie alors, encore une fois ça ne me dérange pas. Et bah dis donc.

    Revenons-en à la réalité peut-être ? Oui, bonne idée. Comme toutes celles qui viennent de moi. N’avons-nous pas dit que nous devrions revenir à la réalité. C’était aussi pour toi. J’ai gardé les pieds sur terre moi. Suis-je censée rire ? Non. Trop tard. C’était tu le sais déjà pour brisée le silence. Ma réaction à amuser Blood en tout cas. Tant mieux. Il savait très bien que j’allais agir de toute façon. Il me connait que trop bien. Je ne dirais pas par cœur. Je ne suis pas le genre de personne que l’on peut connaître par cœur. N’ayant aucune logique mes actes ne sont pas prémédités donc je suis quand même pas mal imprévisible. Si Blood savait obligatoirement que j’avais brisée le silence c’est car il sait pertinemment que je n’aime pas ça. Mais bien sur il ne savait pas comment. Enfaite là j’ai été très calme. S’il n’y avait pas eu la blonde, ou du moins si la blonde n’était pas là pour parler sérieusement avec Blood j’aurais agis autrement évidement. Par exemple ? Je ne sais pas. Je me serais levé d’un bon en criant : Longuuuue vie au peuple. Ouais, valait mieux que tu ries. Tu crois. Non. J’en suis sure et certain. Bah tu sais quoi tu peux aussi, éventuellement hein, aller te faire voir chez les turques hein. On ne dit pas chez les grecques d’habitude. Je t’en pose des questions moi ? Non. Bref. Je demande à Blood ce qu’il compte faire. Chloée semble étonnée de la manière dont je m’exprime envers le chapelier. Oui bah quoi ? Je le tutoie. C’est quand même mon tuteur. Ton père tu le vouvoie pas quand même ? Han ! Un jour faut absolument que je vouvoie Bloody pour voir sa réaction. Haha, j’en ris d’avance. En tout cas, lui il n’a pas l’air pressé de répondre. Il compte quand même pas garder Chloée tout l’après midi. Elle a d’autre chose à faire comme aller voir son copain par exemple. Et nous aussi. J’avais bien l’attention de rester un peu seul avec lui. N’ai-je pas dit qu’une des raisons pour lesquelles je suis venue était de voir Blood. Quand je dis ça, je veux dire lui parler tranquillement de ma vie, qu’il me parle de la sienne. Qu’il me demande de nouvelles choses niveau boulot. Au thé ou à la mafia. Qu’importe. Lui demander comment vont les affaires, car bien qu’indirectement concernée, ça m’intéresse tout de même un peu. Et si lui il n’a pas envie de passer un peu de temps avec toi ? Ben tant pis. Mais quand même je ne pense pas que ce soit la raison de son silence. À mon avis c’est une histoire de torture mentale. Le connaissant il s’y donne à cœur joie. Haha. Si je pouvais moi aussi. Mais je suis trop gentille. Mais oui bien sur. Ma gentillesse me tuera. Si ta modestie ne le fait pas d’abords. C’est vrai. Huhu. Tu sais ya’ ? Non, mais tu vas me le dire hein 8D ? La chose qu’on remarque le plus chez toi c’est ta modestie et ton intelligence. Oh et puis chut. Blood parle. On se tait.

    « Déjà les circonstances dans lesquelles cette bavure à pu être commise.»

    Baaaam. Ça fait mal, ça fait mal. Il est lourd, il met des claques. Ça fait mal, ça fait mal. … . Bah… Euh ? Y’a un problème ? Oui. Un gros. Lequel ? Toi. Tu es un problème. Tu me désespères. Tu me dépites. Tu me dépressionnes. … Ce n’est pas gentil ! C’est mérité, c’est ce qui compte. Buah. J’ai juste dis ça parce que ce que Bloody chéri à dit c’est bien stressant. Ah ouais ? Tu crois ? Bahui. Alors pourquoi Chloée a l’air rassuré ? Euh... Parce qu’elle n’est pas très nette cette fille ? C’est une possibilité. Mais avoue ça gérait grave ce que vient de dire Blood. C’est vrai. Mais comme tu l’as si bien dit tout à l’heure. Chaque parole du Chapelier inspire la peur et la crainte. Alors, il est normal que dans ce genre de situation une simple phrase est la capacité de te terroriser. Raaah. Blood, je t’aime. Mais oui, mais oui. On est au courant. Enfin Chloée elle n’a pas l’air terrorisé. Et après je disais que tu me dépitais. Il doit sérieusement lui manquer une case. Pas qu’une d’ailleurs. Elle fait une tête concentrée. Elle réfléchit donc sa réponse. Résultat ? Un nouveau silence s’installe. Nan mais c’est quoi ce Bowdel ? Trois silences en même pas dix minutes. Mais vous voulez ma mort ou quoi ? Blood, sale père indigne. Et toi Chloée, sale Blonde, tu ne veux pas répondre. Et bien, on dirait que tes souhaits ont été exaucés.

    Les circonstances ? Et bien, c’était pendant une nuit de juin que nous nous sommes rencontré. La situation était… comment dire, désagréable. Il y avait un homme qui me menaçait avec une arme. Il me demandait de me déshabiller. Enfin, bref, je vous laisse imaginer ses intentions. Mais heureusement Keith passait par là et en voyant la scène, il tua cet homme. Il m’a donc sauvé la vie. Sauf que je savais que c’était un meurtrier, il avait donc le choix entre me tuer, ce qui n’aurait servie à rien vu que dans tout les cas je serais morte et me faire confiance. Il a choisit la deuxième option. Voilà, après je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans sa tête, peu de gens le savent. “

    La cause de leur rencontre je la connaissais déjà. Pas en détail par contre. Je savais que Keith lui avait sauvé la vie en tuant un homme. Tout par des recherches. Très dure à trouver d’ailleurs. Franchement quelle idée de laisser aucune trace. Raaah. M’énerve ce mec. Enfin maintenant que j’en sais plus. J’ai envie de rire. Pourquoi donc ? Un violeur qui tue un tueur pour l’empêcher de violée une jeune fille. Un monstre joue le héros. C’est tellement gros ! Franchement si je n’avais pas pu me renseigner là-dessus, je n’y aurais pas cru une seconde. Je ne connais Keith que de l’extérieur. Les rares fois où je l’ai vue au thé. Je ne suis pas son amie. Je ne cherche pas à être son amie. Je ne veux pas être son amie. Je mélange très peu ma vie côté mafia avec ma vie côté normale. Blood et Chloée sont des exceptions. Je ne veux pas que la mafia soit quelque chose d’important. En Blood, c’est la personne qui est importante, pas sa place. En tout cas Chloée ne comprend pas non plus les actes de Keith. Puis c’est inutile de les comprendre à mon avis. Ce qui est fait est fait. Point Barre.-
    Je me demande si cette explication va suffire à Bloody. Après tout il s’agit d’un acte de bonté de Keith. Bien sur il y croit. Il connait Keith mieux que moi. Toi tu as tes préjugés. Ils sont mérités. Amplement. Bref, ne nous attardons pas sur lui. Tu vas dire quoi ? Qu’il n’en vaut pas la peine. J’y ai songé mais je ne me serais pas permis. Blood répond. J’analyse ses mots d’une oreille distraite. Enfaite j’observe Chloée pour voir sa réaction. J’ai bien fait. Pendant qu’elle buvait littéralement les mots du Patron, elle a fait l’impardonnable. Le huitième péché capital. Elle a… osé… renverser le thé du chapelier. Elle a osé. Elle va mourir. HAHA ! TROP FORT ! HAHAHA ! Arrête ce n’est pas gentil Amaya. HAHAHAHA. Mais arrêtes merde, tu ne tiens pas à elle. HAHAHA. Je … peux… plus … haha … m’arrêter. C’est… trop… fort. Au moins tu ne rigoles pas sérieusement. Non Hahahaha. Si je me cache pas vite, je vais exploser de rire et là elle va vraiment ce sentir mal. Très mal. Vite, je dois sortir. HAHAHAHA. Amaya se lève. D’un coup. Sans raison apparente. Elle regarde deux petites secondes la salle et se dirige vers le chapeau de Bloody. Son visage est impassible mais à l’intérieur ce n’est pas la même chose. Elle ne donne aucune explication car si elle ouvre ne serait-ce qu’un petit peu la bouche elle ne pourrait se retenir de rire. Pareil si elle regardait le visage de Blood qui doit refléter une immense colère ou celui de Chloée. Non Amaya ! Ne pense pas à ça. Vite, elle n’en peut plus. La réserveµ. Amaya se dirige le plus rapidement possible vers la salle au fond du thé. Une fois entrée elle referme le plus vite possible la porte. Se laisse glisser le long de celle-ci. Puis explose d’un rire franc et bruyant. HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. Allo ? La planète terre, nous avons perdu Amaya en route. HAHAHAHA. On a comprit Amaya. Han putain, c’est trop fort. Mais quelle idiote cette fille ce n’est pas possible. Blood va la tuer. Il va m’en vouloir de lui avoir prit son chapeau sans demander. Mais j’avais deux bonnes raisons de le faire. La première c’est que je tiens quand même Chloée et sur ce coup là elle avait vraiment besoin d’aide. Donc quoi de mieux que de toucher aux chapeaux si important du chapelier pour détourner l’attention de ce dernier. Et puis il me fallait surtout un prétexte pour être partit. Je me suis dis qu’avec ce chapeau j’en trouverais un. Waouh ! Amaya tu as eu une pensée intelligente. Oui ça m’arrive parfois. Bref. On a qu’à dire que y’avait une tache et que je voulais la nettoyer. Puis, Blood m’en seras reconnaissant. Il lui sera plus facile de mettre la pression à Chloée si je ne suis pas là. Mais ça. Je viens juste d’y penser. Rien de préméditer.


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Blood Nightmare.
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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Jeu 6 Jan - 19:29

Os iusti meditabitur sapientiam, et lingua eius loquetur iudicium. Beatus vir qui suffert tentationem, quoniam cum probates fuerit accipiet coronam vitae. Kyrie, ignis divine, eleison. O, quam sancta, quam serena, quam benigna, quam amoena. O, castitatis lilium.

La bouche du juste annonce la sagesse, et sa langue proclame la justice. Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation, car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie. Seigneur, Feu Divin, prends pitié. Ô si sacrée, si sereine, si bienveillante, si belle. Ô lis de pureté.






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    « Les circonstances ? Et bien, c’était pendant une nuit de juin que nous nous sommes rencontré. La situation était… comment dire, désagréable. Il y avait un homme qui me menaçait avec une arme. Il me demandait de me déshabiller. Enfin, bref, je vous laisse imaginer ses intentions. Mais heureusement Keith passait par là et en voyant la scène, il tua cet homme. Il m’a donc sauvé la vie. Sauf que je savais que c’était un meurtrier, il avait donc le choix entre me tuer, ce qui n’aurait servie à rien vu que dans tout les cas je serais morte et me faire confiance. Il a choisit la deuxième option. Voilà, après je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans sa tête, peu de gens le savent. »

    Amaya avait enduré un nouveau silence, comment pouvait-elle réussir pareil exploit ? Surtout venant d’elle en fait. Était-ce la présence de la blonde ? Très certainement. Pensez donc à sa réaction s’ils étaient seulement eux deux, la jeune lycéenne et lui. Non… Finalement, je préfère pas y penser. Le Chapelier examina avec sérieux la réponse de la blonde. Bon; si Keith se recyclait en chevalier servant maintenant… Non d’un ananas transgénique, on est pas sortis de l’auberge. Il analysait encore ses paroles lorsqu’il entendit un bruit de tasse et un gémissement de Chloée. Oh my Tea. Elle venait de se renverser le précieux breuvage sur les genoux ! Bon. Certes. Il était maintenant habitué mais tout de même ! SON THÉ ! Le mafieux vit Amaya prendre son chapeau, son visage déformé par un rictus hilare, puis s’enfermer dans la réserve. S’en suivit un bruit léger, qui était en fait un rire tonitruant, étouffé par le mur. Il soupira, pris un torchon et le tendis à la gamine désemparée.

    - «  Un malheureux accident, involontaire. Je n’en tiendrait par rigueur. »

    Il insista sur le involontaire de la chose, et un sourire tantôt sympathique tantôt terrifiant apparut sur son visage. Le téléphone retentit à ce moment là. Il s’excusa auprès de la jeune lycéenne et décrocha. S’en suivit un long. Très long silence. La tasse qu’il tenait dans la main se brisa, broyée par la poigne de Blood qui s’était soudainement serrée dans un étau monstrueux. Il souffla à l’appareil.

    - «  Faites le nécessaire, je vous fais confiance.
    - Êtes vous sûr Monsieur ?
    - Ceci est un ordre.
    - Bien, Monsieur. »

    Il raccrocha sans répondre, failli défaillir et s’effondrer mais se retint. D’un geste de la main, il indiqua la sortie à la jeune blonde.

    - «  Vous pouvez partir. Merci de votre venue. »

    Chloée pris la poudre s’escampette, et alors qu’elle sortie à toute vitesse, Blood sentit des larmes couler de ses yeux gris orage. Une boule compact se forma dans sa gorge, et une terreur immense déploya ses ailes dans son ventre, telles celles des corbeaux dans la nuit. Il tituba, s’approcha de la porte derrière laquelle Amaya s’était enfermée.

    - «  Pourrais-tu m’ouvrir… S’il te plais. Amaya. »

    Sa voix se brisa sans qu’il ne s’en rende compte, il tremblait légèrement, non, il tremblait affreusement. Sa terreur, sa tristesse, son déchirement grandissait en lui de seconde en seconde. Un vide, un gouffre immense s’ouvrit à la place de son passé, de son présent, de son futur. Il avait l’impression qu’une force invisible lui arrachait le cœur, et, toujours palpitant, se vidait peu à peu dans une longue plainte. Il repris conscience de la réalité lorsqu il senti la porte s’ouvrir. L’air froid de la réserve refroidit ses larmes, ce qui lui montra à quel point les ravages qu’elles causaient sur ses traits et de leur abondance. De longs sillons humides coulaient sans parvenir à s’arrêter sur ce visage qui ne montrait jamais ses sentiments véritables. Il regarde Amaya, les prunelles vides, le mafieux devine dans ses yeux sa surprise. Le visage hagard, perdu et brisé, Blood se précipite dans les bras de sa fille, l’emportant légèrement dans son élan et ne contrôlant aucuns de ses tremblements et de ses gestes, et du haut de son mètre quatre vingt, fourra son visage ravagé dans son cou. Elle laissa tomber le chapeau, qui se posa au sol dans un bruit feutré. Il senti les bras fins de la jeune fille se glisser dans son dos, il la serra fort, voulant faire cesser les tremblements qui agitait son corps. La présence de Amaya le rassurait, affronter cette épreuve seul n’était pas concevable. Il dit dans un murmure presque plaintif :

    - « Hyde est mort. »

    Ils restent ainsi quelques secondes, quelques minutes, il ne le savait pas. Blood avait perdu toute notion du temps. Il ne sentait que cet effrayant vide; au creux du cœur, au creux du corps; que lui avait laissé le lièvre de mars. Pourquoi ne s’était-t-il pas inquiété ? Après tout. Le blond a l’habitude… Avait l’habitude de partir longtemps. Disparaître sans prévenir, sans laisser de traces. Mais il était aussi adulte, et non pas un enfant après duquel il faut s’inquiéter. En somme, il a confi… Non… Avait confiance.
    A présent, il est parti. Laissant le Chapelier désemparé, brisé, froid et confus. Ses pensées se mélangeaient entres ses souvenirs heureux en sa compagnie, et les longues attentes seul, sous la pluie, alors que Hyde vagabondait dans la nuit. Plus il s’enfonçait dans ses tergiversations, plus il doutait des sentiments de son ancien amant. Cette nouvelle prise de conscience le fit chanceler. Il imaginait le cadavre du grand blond, ensanglanté, le trou d’une balle lui ayant perforé le torse. Les larmes du Chapelier se glissaient dans le cou de Amaya, et rien ne semblait pouvoir stopper ce torrent, cette hémorragie. Que ferait-t-il maintenant ? Sans lui ? Le mafieux tiendrait-t-il sans son lièvre de mars ? Il claquait des dents, tremblait comme une feuille, comme un enfant. Il se sentait si faible, si démuni… Lui. Blood Nightmare. Le Chapelier Fou, le Chef mafieux de Tokyo. Il devait se reprendre, pas seulement pour lui. Mais aussi pour sa « famille », sa mafia. Il avala sa salive, ravala ses larmes mais resta collé à Amaya. Ses tremblements diminuèrent peu à peu, sans pour autant disparaîtes totalement. Les dernières larmes finirent par se tarir, mais il avait les yeux rouges, et des sillons humides restaient le long de ses joues. La chaleur de sa fille le rassurait, mais il avait aussi honte. Cela avait été un moment d’une impardonnable faiblesse. Enfin. Impardonnable. Gênant plutôt. Que penserait Amaya Il était son père tout de même à présent. Depuis peu de temps, certes, mais il était son père tout de même. Et en plus de cela son patron… N’osant pas bouger d’un pouce, de peur d’affronter son regard, le Chapelier glissa à la jeune lycéenne d’un murmure à peine audible.

    - «  …pardon. »

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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Ven 7 Jan - 19:24



Manquerait plus que le mauvais temps s'y mette, une goûte de pluie, et j'aurais vraiment tout perdu...

    PDV Chloée.

    " Un malheureux accident, involontaire. Je n’en tiendrais pas rigueur. "

    Ouf ! Je pousse un soupir discret. Je m'attendais à bien pire. J'étais persuadée que même s'il ne me tuait pas, il me ferait souffrir. Endurer d'innombrables tortures. Quoi je mélodramatise ? Pas du tout ! Non, non ! Imaginez Que vous renversez le thé que le chef de la mafia vous a préparé en personne et en plus dans son propre restaurant ! Suicide. M'enfin. Il ne men voulait pas… Il m'avait fait un sourire assez sympathique mais qui restait quand même assez effrayant. Il m'en veut ? Il ne m'en veut pas ? Bah… Je ne sais pas. De toute façon je n'ai pas le temps d'y réfléchir car son téléphone sonne. Blood s'excuse et décroche. Il écoute ce que lui dit son interlocuteur. Puis le grésillement venant du téléphone indiquant que quelqu'un parle, s'arrête. Mais Blood continue de garder le silence. Pendant longtemps. Jusqu'à ce que sa tasse explose dans sa main, signe qu'il l'a serrée trop fort. Puis il reprend la parole.

    "- Faites le nécessaire, je vous fais confiance.
    - Êtes-vous sûr Monsieur ?
    - Ceci est un ordre.
    - Bien, Monsieur. "

    Il se tourne vers moi après avoir raccroché. Son visage est toujours aussi impassible, pourtant j'ai l'impression qu'il y a quelque chose de différend. Je ne sais pas quoi, mais je suis sure qu'il s'est passé quelque chose. Bon, ce ne sont pas mes affaires. D'un geste de main, il me désigne la porte.

    " Vous pouvez partir. Merci de votre venue."

    J'opine légèrement et me dépêche de partir. Je souffle un léger au revoir avant de disparaître. Bonne journée ne m'avait pas parut convenir. Finalement ça s'était bien passé… même si j'étais encore passé pour la pire des cruches. Que faire maintenant ? Si je passais à la bibliothèque ? J'ai besoin de "m'instruire". Je souris et me dirige vers l'endroit où travaille celui qui fait battre mon cœur.


    PDV Amaya.

    Hum, je m'ennuie maintenant. T'as qu'à écouter ce qu'ils racontent. Pfeuh ! Ca ne me regarde pas. Comme si ça t'empêchait de fouiner d'habitude. Peut-être. Mais là c'est Bloody. Hors-de-questions que je l'espionne. Tiens. C'est la sonnerie du portable du patron. Ca non plus tu ne veux pas écouter ? Non. Pourtant il y a de grande chance que ce soit en rapport avec la mafia. Et "grande" est un euphémisme. Surement mais si je dois être au courant, le boss m'en parlera. Ouais donc en clair tu t'en fous de ce qui se passe derrière cette porte. Non, je ne dirais pas ça comme ça. Tout ce qui concerne papa Bloody m'intéresse. Mais quand même.

    Bon qu'est-ce que je peux faire pour m'occuper ? Ranger un peu la pièce/ Même s'il n'y a pas grand-chose à faire. C'est ordonné au Tea party quand même èé ! Au bout de quelques minutes de rangement, j'entends une porte de fermer. Chloée est partit. Déjà ? Je croyais que tu t'en foutais ? Effectivement. J'ai juste été surprise. Oui, oui. Enfin maintenant je peux sortir. O/ Attends ! Range au moins ce sachet de thé que tu as dans les mains. Hum ? Ah oui, je m'en rappelais plus. Tch. Amaya se dirigea vers l'étagère où elle devait poser ce fameux sachet. Puis elle alla à la porte de la réserve en attrapant le chapeau au passage. Mais au moment où elle s'apprêtait à ouvrir la porte la voix de Blood retentit.

    " Pourrais-tu m'ouvrir… S'il te plait. Amaya."

    Sa voix se brisa, devint faible comme un supplice. Et Amaya prit peur. Pourquoi parle-t-il comme ça ? Je ne veux pas ouvrir la porte. J'ai peur de ce que je pourrais trouver derrière. Jamais je ne l'avais entendu parler comme ça et c'est ce qui m'inquiétait le plus. Je pensais que jamais je ne l'entendrais parler ainsi. Enfaite l'idée ne m'avait même pas efflorer l'esprit, tellement qu'elle était absurde. Ya' ! Oui ? Tu ne peux pas le laisser dehors. Je sais… Amaya ouvrit la porte et ses craintes se confirmèrent. Blood se tenait là, dans l'embrasure, les larmes aux yeux ou roulant le long de son doux visage. Ce dernier semblait déchirer par mille émotions. Amaya écarquillait les yeux de surprise. Elle sentit son cœur se briser dans sa poitrine mais elle ne montra pas. Voir Bloody dans cet état une torture. Un supplice. Mais elle ne devait pas le lui montrer, elle ne voulait pas lui faire plus mal. Il se jeta dans mes bras. Il tremblait énormément. Trop. Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Bloody, mon dieu, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu pleures ? J'ai vu pas mal d'émotion t'animer, joie, colère, sérieux, mystère, peine et bien d'autre mais celle-là, celle su désespoir, jamais. Sous la force de son étreinte, je laisse tomber ton chapeau mais ça m'importe peu. Amaya passa ses mains désormais libre dans le dos de cet homme auquel elle tient tant. Il enfouie sa tête dans mon cou et me serra plus fort. Je fais de même pour lui montrer mon soutient. J'ai un peu mal au début mais je me laisse faire. Ca lui fait du bien. Et je finis par m'habituer. Il tremble toujours. Encore. Pourquoi ? Merde ! Pourquoi ?

    " Hyde est mort."

    … Tout s'explique alors. Amaya cesse de respirer. Hyde mort … ? Impossible ! Ca ne pouvait pas être vrai ! Non ! Qu'allait devenir Blood si son amant était mort ? Blood. Blood. Je suis terriblement désolé. Qu'est-ce que je peux faire ? Que dire ? Je ne sais pas ! Je ne sais pas quoi dire pour aider cet être ! Comment puis-je être aussi stupide, aussi inutile. Blood pleure. Putain ! BLOOD PLEURE ! Comment supporter ça ! Blood est mal au point de pleurer. Lui qui jamais ne laisse savoir ses sentiments. Il pleure dans mes bras et je ne sais quoi faire pour sécher ses larmes. Uniquement lui prêter mon cou pour les déverser. Et mes bras pour le réconfortèrent. Le silence persiste. Uniquement entrecoupé par les tremblements bruyants de Blood. Ils restèrent longtemps comme ça. Amaya préférait se taire de peur de dire des paroles qui empireraient les choses. Elle n'a jamais été forte pour les mots. Agissant toujours qu'à sa tête sans penser à ce que ressentaient les autres, elle n'a jamais pu comprendre leur façon de penser. Les tremblements de Bloody commencèrent à diminuer. Les larmes se faisaient moins abondantes dans le cou de la jeune fille. Il se calmait enfin. Amaya resserra encore l'étau de ses bras. Finalement il finit par s'apaiser complètement mais ne relève pas la tête. Amaya monta une de ses mains et commença à caresser ses cheveux. Tendrement. Il ne relevait pas tête mais murmura quand même un faible "…Pardon."

    Il s'excuse ? Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait de mal ? Il m'a prit dans ses bras ? Je le fais tout le temps. Il m'a serré fort ? Qu'importe. Il a pleuré ? Idiot. T'excuser car tu as pleuré en apprenant que celui que aime est mort… C'est vraiment une bêtise.

    " Je comprends ne t'en fait pas. Je sui là Bloody. Je serais toujours là. "

    Le sérieux présent dans ma voix m'effraye. S'il ne me reconnait pas dans ma façon de parler, peut-être que ça ne le réconfortera pas. Mais si je dis quelque chose sur le ton niais que j'ai habituellement, alors il le prendra mal et sera encore plus véxé. Quand je disais que je ne savais vraiment pas m'y prendre avec les sentiments. Surtout les sentiments amoureux, amicaux. Tout ce qui concerne le social. Je suis une novice la dedans. Et ça m'effraye. Je me déçois. Lui a été là quand j'allais mal après la mort de mon père. Il l'a remplacé. Rien de mal bien sur. Je lui dois tellement de chose. Et quand il a besoin de moi, je ne suis pas en mesure de l'aider. Il me semble. Blood relève la tête s'il te plait. Regarde-moi. Il n'en fit rien. Alors Amaya retira sa main de la chevelure de Bloody et s'en servit pour lui relever le menton délicatement. Une fois que se fut fait elle planta son regard dans le sien. Ces yeux étaient rougit et humide. Elle posa une main sur sa joue. Et sans comprendre pourquoi, elle s'approcha de ses lèvres et l'embrassa.

    Le baiser qui d'abord était innocent devint plus puissant lorsque l'autre y répondit. Il semblait perdu, indécis. Et Amaya l'embrassa avec plus de force. Une autre façon de lui montrer son affection pour lui. Elle l'embrassait avec autant de force que d'amour qu'elle éprouvait pour lui. Il était comme son père. Elle avait vraiment besoin de lui. Et pourtant elle était en train de l'embrasser. Inceste ? Non. Ils n'ont pas le même sang. C'est différend entre eux. Elle passa sa main dans les cheveux de Blood pour approfondir le baiser. Tantôt il se laissait faire, tantôt il menait la dance. Leur langue dansait un slow enchainé. Puis ils sortirent de la pièce, toujours en s'embrassant. Se dirigèrent vers les escaliers. Les montèrent. Se dirigèrent vers la chambre de Blood. Toutes ces actions ne diminuèrent en rien l'ardeur de l'étreinte. Au contraire. Leurs souffles étaient de plus en plus saccadés. Leurs gestes incontrôlés. Ils rentrèrent dans la chambre. Le désir bel et bien présent. Blood poussa Amaya sur son lit. Mais tout en douceur. Rien de brusque.

    Leurs corps se trouvaient tandis qu'Amaya retirait la chemise de Blood. Son corps se cambrait sous les caresses. Puis les autres vêtements rejoignirent cette chemise. Ils finirent par s'abandonner l'un à l'autre. Ce n'est que quelques heures plus tard que leurs désirs fut atténué et qu'ils tombèrent de fatigue dans les bras de l'autre. Amaya s'endormit sans penser aux conséquences de ses actes. Elle se serra un peu plus au torse de Blood, instinctivement. Les choses serait surement moins belle au réveil.

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Blood Nightmare.
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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Ven 7 Jan - 20:15

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir plein de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux :

Et bientôt un Ange, entrouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes
.

Baudelaire - La mort des amants.






____

    Il se sentait si faible, si misérable, si insignifiant. Lui, ayant perdu toute crédibilité, tout ce statut de chef de la mafia qu’il s’était amusé à forger dans le sang, les balles et la haine. Pourquoi les hommes sont-ils si faibles, si miséreux, affreusement fragiles. Pourquoi la mort de milliers nous indiffèrent, alors que celle d’un ami, d’un amour, d’un amant nous affecte autant ? Serait-ce ça… La raison de vivre ? Alors n’ai-je aucun avenir ? Suis-je condamné à mourir ? Parce que ce cœur alternatif a cessé de battre ? Une extension de soi, un kaléidoscope d’images, de sentiments, projeté sur les autres. Hyde est mort. Est-ce que pour autant que son souvenir se fane avec lui ? Pourquoi toute cette violence, pourquoi cette douleur sourde, cette souffrance lente et aigue. Oh, Dieu, dites moi pourquoi cela fait si mal ! Non, Amaya, ne me regarde pas. Ne regarde pas ce moment de faiblesse. Ne regarde pas ces larmes indignes sur mon visage. Pourquoi me regarde tu de ces yeux là, Amaya ? De ce regarde si vert, si intense. Pourquoi est-ce que je suffoque, dans ces prunelles d’émeraude et d’océan ? Pourquoi est-ce que mon cœur cogne si fort dans ma poitrine…? Blood a encore les yeux humides de larmes, les prunelles rougies par ces perles salés si souvent retenues et refoulées. Elle l’oblige à la regarder, il se perd dans ces yeux devenus si sérieux, et à la fois si perdus. Il ne veut pas soutenir son regard, il veut juste oublier. Juste ça. Oublier. Il sent de nouvelles larmes lui remonter aux yeux, mais cette fois il les contient. La jeune lycéenne parle, d’une voix dont il ne la connaissait pas. Amaya… Est-ce moi qui te fais ça ? Où est passé ton sourire mon ange ? Où est caché ton rire, ton sourire si malicieux. Elle dit qu’elle serait là. Toujours là. Ce sérieux me fais peur. Il me fais terriblement peur. Peur de la perdre. L’angoisse se résume donc à l’affection que je porte aux gens ? Et en fonction de leur réactions, de leur apparitions, de leurs paroles, de leur présence, mon univers est-il modulé en fonction de cela ? Finalement. Je suis bien égoïste.

    Ses lèvres se posent délicatement contre les siennes, Blood tressailli, avant de passer ses mains sur les reins, et sent un grondement sourd du plus profond de son être. Il tente d’abord de le refouler. Mais il est trop fort, trop présent. Ce hurlement de bête qu’entendent les hommes, lorsque le désir charnel est palpable. Non, il ne peut pas. Il refoule. Il reste ahurie. Amaya. Pourquoi. Pourquoi fais tu cela ? Pourquoi tes lèvres sont si douces, si belles, comme les pétales d’une rose de mai. Pourquoi ton parfum est-il si attirant ? Pourquoi me tente tu ? Et, pourquoi moi-même je me perd, autant dans tes yeux que dans ton étreinte ? Ta chaleur, ton odeur, ta peau, tout ton être m’attire. Et Dieu me pardonne, je te rend ton baiser, qui se fait plus passionné. Le grondement sourd de la bête se mua en hurlement, en ordre, en plainte. Elle rugit, s’énerve, tourne dans sa cage. Blood l’embrasse. Encore. Cherche sa langue, la trouve. Se colle à son corps pour épouser ses formes. Et finalement, ils montent, tous deux, les escaliers, les étages, et finalement ils arrivent à la chambre. La veste du Chapelier tombe au sol, suivit de peu du gilet blanc de Amaya. D’autres vêtements viennent les rejoindre, quittant leurs propriétaires. Blood pousse la jeune fille sur le lit, le désir pulsait dans ses veines, il rythmait ses respirations, devenues tantôt saccadées, entrecoupées, rapides et profondes.

    Dieu. Mes gestes. Aucuns de mes gestes je ne les aient voulus. Aucunes de mes caresses, de mes baisers parcourant sa peau n’était prémédités. En aucun cas, je n’ai voulu cela. Mais ses yeux étaient si beaux, si brillants, son parfum si entêtant, ses soupirs si enivrant, ses lèvres si douces. Si légères. Sa candeur, sa douleur autant que son bonheur, je les voulais. Pardonnez mes gestes, pardonnez mes plaisirs, pardonnez cet amour. Tuez moi si il le faut. Vos sévices, vos punitions, vos sermons, rien ne m’atteindra. Ôtez moi cette vie sans rimes ni propos. Ôtez moi cette vie de regrets et de sanglots. Pitié. Prenez pitié Seigneur. Je vous l’implore. Je vous en supplie. Laissez nous dans nos peu pieuses intentions. Laissez moi mourir plutôt que de la voir souffrir.
    Laissez moi mourir plutôt que de la voir partir.

    Les oiseaux et le murmure du vent contre les fenêtres réveille l’homme allongé sur le lit, il ouvre les yeux. Amaya est collée à son torse. Blood sent la nausée s’envahir. Que venait il de faire ?! BON DIEU ! QUE VENAIT IL DE FAIRE ?! Il passe la main sur son front, des cheveux restèrent collés à celui-ci, témoin de la sueur à présent froide. Un affreux mal de crâne le faucha alors qu’il se redressa contre le lit. Il attendit quelques secondes que celle-ci s’estompe, avant de doucement décaler sa fille pour qu’il puisse se lever, sans qu’elle ne se réveille pour autant.

    Sa fille.
    Mais que venait il de faire non de Dieu…

    Il se précipita dans les toilettes, pour évacuer la bile qui lui était remonté des entrailles. Après quelques secondes, haletant au dessus de la cuvette, il enfila un kimono. Passant dans la salle de bain, il se rinça le visage à grandes eaux et fixa son reflet dans le miroir. Ses cheveux noirs tombaient en cascade trempée sur les cotés de son visage, il était livide, et surtout, il avait chaud. Bon Dieu… Mais que s’était il passé dans sa pauvre tête imbécile…? Il repassa dans la chambre, regarda quelques secondes le corps allongé et endormi de Amaya, légèrement découverte par les draps. Il détourne le regard, dégoûté de lui-même.

    Descendant vers la salle principale, Blood ferme boutique et les stores avec. Il se prépare un thé noir, qu’il fixe à présent l’air absent. Sa tasse fumante attend donc que celui-ci la porte à ses lèvres, pour s’extasier une nouvelle fois de la douceur du thé. Il n’en fit rien.
    Mais qu’avait il fait…?
    Amaya s’enfuirait-elle ? Le laissant seul, encore plus que la veille ? Il sent, en plus d’une nausée, une angoisse, une peur sans nom le dévorer lentement et l’envahir. Et si Amaya partait…? Une boule dans sa gorge se forma, comme un cancer métastatique. Et si elle partait… Que ferait il ?
    Il mourrait.

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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Sam 8 Jan - 21:34

    Hum… Où suis-je ? Amaya baille. Tu ne voudrais pas le savoir. Pourquoi ? Amaya s'étire. Parce que tu es la pire de toute les idiotes qui peuplent ce monde. Oh ferme-la ! J'ai hyper mal à la tête. Et j'ai des courbatures partout… C'est fatiguant le sport hein ? Hum ? Amaya se redresse, les yeux toujours clos et les mains sur les tempes. Sa migraine passe rapidement mais un autre problème vient s'imposer à elle. Pourquoi est-elle nue ? Où est-elle ? Pourquoi a-t-elle mal ? Elle ne peut répondre qu'à deux de ces questions. Elle a couché. Evidement. Mais avec qui. C'est comme si la vérité refusait de s'imposer à moi. Comme si je ne voulais pas accepter la vérité. Etait-elle trop dure ? Trop monstrueuse. Je n'en sais rien. Amaya ouvre les yeux pour pouvoir répondre à sa deuxième question. Mais décidément ça ne l'aide pas. Elle ne reconnait pas la chambre dans lequel elle se trouve. Puis finalement elle se rappelle de tout. Tout, dans les moindres détails. Chaque baiser, chaque caresse, chaque cri. Tout ce qui s'est passé quelques heures plutôt. Combien ? Je ne sais pas. Que faire ? Ca non plus je ne peux pas te répondre, Amaya. Ce qui lui ramena la mémoire, ce fut la douce odeur qui enivrait la chambre, les draps, sa peau. L'odeur de Blood. À mon tour de poser les questions, ma petite. Non, s'il te plait. Il le faut. Pourquoi ? Parce que sinon, tu vas le perdre. Non ! Je ne veux pas ! TU M'ENTENDS JE NE VEUX PAS LE PERDRE ! Alors laisse ta putain de conscience t'interroger sur tes actes et réponds à ses putains de questions ! … Mais tu ne sais pas comme c'est dur toi ! Je n'arrive pas à ordonner mes pensées ! Je ne sais même plus quoi penser ! Tout pour éviter la réalité ! Alors il disparaîtra de ta vie ! Non ! Stop ! Pose tes questions ! Les souffrances inutiles, ce n'est pas pour moi. Très bien. Pourquoi ? Pourquoi quoi ? Pourquoi t'as fait ça, pourquoi tu as couché avec lui, pourquoi tu l'as embrassé ? Je ne sais pas ! Je n'en sais strictement rien ! Qu'est-ce que tu ressens pour lui ? C'est mon Père ! Tu en es sure ?… Amaya ? Non, je n'en suis pas sure. Je ne suis plus sure de rien. J'ai peur. Enormément peur. Je suis terrifiée. Effrayée ! Je ne sais pas ce que je dois faire. Des milliers de questions se bousculent dans ma tête. Et même si tu tentes de m'aider, je n'arrive pas à démêler toutes ces choses. Et Amaya commence à trembler. Une larme coule le long de sa joue.

    Je repose la question Amaya, je suis désolé. Même si c'est dur. Il faut que tu répondes… Tu comprendras peut-être ton geste ensuite. Mais ! Moi, mes gestes, ils ont toujours été dénués de sens. Tu le sais. J'agis comme ça, par instinct, par pulsion. Jamais je ne réfléchis. Alors, tu as couché avec Blood, celui que tu considères comme un "père", comme ça. Pour le plaisir, parce que tu avais envie ? NON ! TU ES COMPLETEMENT MALADE ! Je ne fais que retranscrire ce que tu dis, mais tu autre façon. Oui, peut-être. Mais tu sais très bien combien c'est faux. Même si je ne sais pas pourquoi j'ai fais ça, je sais que ce n'est pas une pulsion. Peut-être que tu es simplement amoureuse de lui. Comment le saurais-je ? Ce n'est pas comme si ça m'était déjà arriver d'aimer quelqu'un de cette façon. Oui, bien sur j'ai déjà eu des copains, des copines. Mais ce n'était jamais sérieux. Du moins de mon côté. Eux je ne sais pas, je m'en fous. Je suis cruelle hein. Quand je disais que je n'agissais que pour moi-même…

    Tu sais Amaya… Tu ne réponds pas à ma question. Loin de là. Repose-la. Qu'est-ce que tu ressens pour Blood ? Je ne sais toujours pas. De l'amour ? Surement… Mais je ne peux pas le savoir. En tout cas je ne peux plus dire que je le considère comme un père. C'est faux. C'est bien plus que ça. Ca à changer depuis le temps. Ce n'est plus pareil. Loin de là. Sinon je ne l'aurais pas embrassé. Je le fais souvent. Embrasser les gens comme ça. Sans raison. Mais pas Blood. Je ne l'aurais jamais fais si ça n'avait été qu'une pulsion. Là, j'en avais envie, besoin. C'était vital. Devant le visage si triste, si fragile, si beau de cet homme. Amaya ressentit un pincement au cœur en pensant à la raison. Hyde. Il pleurait pour Hyde. Déjà qu'il pleure, c'était horrible. Mais il pleurait pour quelqu'un qui n'était pas moi. Pourquoi pensais-je ça ? Pourquoi étais-je jalouse. Certain de mes copains me trompaient, je faisais pareil, ça ne m'a jamais déranger. Kyle était le pire et pourtant celui que je préférais parmi eux, je n'avais pas cette sensation d'être en prison. Pourtant imaginer Blood dans les bras d'un autre ou d'une autre. Ca me fait mal, terriblement mal. Pourquoi ? À ton avis, pourquoi tu souffres de l'imaginer avec quelqu'un d'autre ? Je l'aime ? Je pense. Mais qu'elle conne je fais. Tomber amoureuse de lui. Comme s'il pouvait m'aimer. Alors qu'il n'y a même pas quelques heures il pleurait en apprenant la mort de Hyde. Il doit me considérer comme une fille, rien de plus. Ce que je suis en somme. Pourquoi aimerais-je plus ? Cet après-midi encore, je l'appelais Papa Bloody. Et je le pensais. Mais c'est uniquement car tes sentiments étaient encore bien cachés. Peut-être. Papa Bloody… Pourquoi penser à ce surnom me dérange maintenant. J'ai l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. Mais… j'ai fais quelque chose de mal. De très mal surement. Je l'ai séduis. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je suis assez aussi conne ? Il doit me détester. Peut-être que je le répugne. Peut-être qu'il ne voudra plus jamais me voir. Il m'enverra en maison d'accueil. Et je partirais finalement chez ces gens, à l'autre bout du pays. Loin de lui, loin de tout. Une nouvelle larme coule le long de sa joue. Amaya la laisse faire. Elle a mérité son supplice.

    Pourquoi es-tu si sure qu'il te déteste idiote ? Il n'est plus là. Regarde ! Il n'est plus là. Il a préféré partit au réveil ! Il me hait ! Je l'ai perdu ! Perdu ! Non, c'est impossible. Ca ne peux pas être vrai… D'abords j'apprends que je l'aime. Ensuite que je l'ai perdu. Finalement je me rends compte combien j'ai eu de la chance de ne jamais goûter à l'amour avant. Toutes ses souffrances. Elles me donnent la nausée. C'est horrible. Et Blood qui n'est plus là pour me réconforter. À qui la faute ? Toi aussi tu m'abandonnes. Amaya, parfois. Il faut assumer les conséquences de ces actes. Evidement tu n'as pas l'habitude. Je sais. Je m'en doute. Mais si tu l'as perdu, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. C'est toi qui l'as embrassé, qui a rendu le baiser plus passionner. Et bizarrement à ton réveil il n'est plus là. Il fallait que ça arrive. C'est arriver. Tes actes te reviennent enfin dans la gueule, comme un boomerang. Et ça fait mal. Tu es tellement cruel quand tu t'y mets. Et toi tu es tellement stupide. Non conne. Terriblement conne. Oui je sais. En quelques heures tu as perdu ton deuxième-père, ton honneur, ta protection contre les sentiments inutiles et accessoirement ta maison. Ferme-la ! Compris ? Ferme-la ! Sinon, je te ferais aussi disparaître. Et comme tu ferais ? Nous sommes liés. Certes, tant que mon cerveau est en état de marche, tu es la. S'il s'arrête, tu t'arrêtes aussi. Tu penses à mourir. Je ne sais plu ce que je pense. Amaya se sent mal, elle est complètement paumée. La peur de l'inconnu, la peur d'avoir perdu Bloody, la peur en elle-même. Elle saisit l'oreiller qui se trouve derrière elle et enfouie son visage dedans, notant au passage que lui aussi sent Blood. Elle pousse un cri désespéré, frustré, étouffé par le tissu. Finalement, elle décide de ne pas abandonner. Ou au moins s'excuser. Elle espère vraiment qu'il est encore là, en bas. Sirotant comme à son habitude, son thé. D'habitude… Comme ce serait bien si tout était encore comme hier, mais ce serait différend maintenant. Sois terriblement mieux si elle avait de la chance. Soit désespérément pire si elle avait raison. Elle se leva et faillit s'écrouler. Il avait pourtant été tendre. Elle se souvint en rougissement de son corps, tellement beau. Ca non plus ce n'état pas normal ! Elle qu'y rougissait en pensant à ses ébats. Le monde a l'envers…. Elle ramassa ses affaires et les enfila avec difficulté. Elle ne savait plus vraiment ce qu'elle faisait.

    Elle se dirigea vers l'escalier et le descendit. S'arrêta devant la porte de la grande salle. La lumière était allumée, signe qu'il y avait quelqu'un. Il était là. À moins que ce soit cet idiot de Keith… Mieux valait éviter, dans cette état elle serait capable de le supplier de l'achever. Comme il ne souviendrait pas de son identité, comme toujours. Il la tuerait sans problème. Elle poussa un soupir et pénétra dans la pièce. Blood était là. Assis, une tasse de thé posé devant lui. Aucune fumée ne s'en échappait, signe qu'il était froid, et pourtant la tasse était pleine. Amaya se figea lorsqu'il se retourna. Immobile. Apeurée. Effrayée. Encore. Pétrifier. Que dire ? Que faire ? Elle mourrait d'envie de fondre dans ses bras, mais la peur prit le dessus et elle s'effondra, inconsciente, au sol. Et tout devint noir. Terriblement noir.

    J'émergeais difficilement. Mal au dos. Mais ça je m'en foutais pas mal. Enfaite… J'avais peur d'ouvrir les yeux. Je savais qu'il était là. Je l'entendais respirer. Je me retrouvais dans la même situation qu'avant mon malaise… Où étais-je ? Dans mon lit. Blood m'y aurait porté ? Qu'importe. Je ne peux plus fuir. Ca ne me ressemble pas. Alors Amaya ouvrit les yeux, déterminée. Elle se tourne lentement vers lui et croit mourir en voyant son visage décomposer par l'inquiétude qui marquait ses traits. Elle se redresse et s'approche de lui. En restant à bonne distance quand même. Pour ne pas recomaitre la même erreur. Elle a peur. Elle plonge ses yeux dans ceux saphir du chef de la mafia. Et se sent mal, seule. Idiote et fragile. Alors elle commence à pleurer. Vraiment. Beaucoup. Les larmes ne s'interrompent plus. Elle veut parler. Elle n'y arrive pas. Après beaucoup d'effort elle finit par réussir à murmurer un léger.

    "… Je… suis terriblement désolée !... je n'aurais jamais du."

    Et refond à nouveau en larme. La peur lui déchirant les entrailles. Elle aimait Blood. Mais lui ? Que ressentait-il pour elle ? Resterait-il à ses côtés ou l'avait-elle définitivement perdu ?

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Blood Nightmare.
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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Dim 9 Jan - 9:53

Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.

L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Projette l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au-delà de sa capacité.

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers ;
— Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers
.

Baudelaire - XLV Le Poison.






__

    Les minutes défilaient irrémédiablement, elle coulaient entre ses doigts comme du sable et il ne pouvait pas les empêcher de passer. Comme il aurait aimé arrêter le temps. Juste quelques heures. Mais surtout. Comme il aurait aimé oublier. Seulement, tu ne peut pas oublier. C’est impossible. C’est réellement impossible. Laisse moi espérer un peu. Tu ne veux pas oublier, ça je le sais. Qu’est-ce que tu entend par là. J’entend par là que tu voudrait tout, sauf oublier. Ses courbes, ses formes, ses soupirs, son parfum. Arrête. Quoi ? Avoue que tu à aimé ça. Ta gueule, c’est dégueulasse. Ne joue pas au plus pieu entre nous. C’est ma fille bordel. Et alors ? Alors quoi. Qu’est-ce que tu en pense ? J’en pense que dalle. Ma morale bordel. T’en a pas de morale, Blood. Tu se fais prostituer des jeunes filles bien plus jeunes que Amaya. Tu fais passer de la drogues que les filles de son âge achètent pour finalement crever dans une cage d’escalier, seules et désespérées, alors ne me dis pas que tu a une morale. Aucuns de tes actes ne sont moraux. Tu n’a pas tord. Mais je me fout des autres. Je me fout qu’ils crèvent seuls, la peur au ventre et la gueule défoncées. Ce qui importe là, c’est Amaya, et ce qui vas arriver dans les prochaines heures. Je me fout des invisibles, je me fout de tout ces gens. Ce qui importe le plus, l’important, la chose qui compte le plus à mes yeux, c’est elle. Je me fiche des autres trafics. Nous y voilà. De quoi nous y voilà. Tu l’aime, avoue le. C’est ma fille non de Dieu, je ne peux pas l’aimer. Tu jure beaucoup en ce moment Bloody. Ferme là, je t’ai jamais demandé ton avis d’abord. Mais tu es perdu. Non, sans blagues. Pourquoi tu ne pourrais pas l’aimer ? C’est ma fille. Non mais ça on s’en branle que ce soit ta fille, je te rappelle que tu n’a aucune morale. +1 Pour toi. Bon, alors pourquoi tu ne pourrais pas l’aimer ? Parce que elle, je sais même pas ce qu’elle ressent. T’as qu’à lui demander. Non mais t’es malade. Lui demander comme ça « Est-ce que tu m’aime ? » Et pourquoi pas rajouter après « Tu pourrais faire quelques courses après ? Le frigo est vide. » Bonne idée, le frigo est vide en plus. T’es con ma parole. Bon, tu me dis toujours pas si tu l’aime ou pas. MAIS JE NE PEUX PAS L’AIMER ! Ça, ça veux dire que tu l’aime. Ouais. Je l’aime. T’es content. Oui, j’ai obtenu ce que j’ai voulu. Merci ma biche.

    Il se passe la main dans les cheveux, et fixe le fond de sa tasse, toujours pleine, mais maintenant froide. Houlà. Combien de temps était il resté prostré comme ça ? Un bruit se fit entendre, il se retourna. Amaya était sur le seuil de la porte, les jambes flageolantes, le regard perdu. Ses yeux étaient humides, et elle semblait désespérément perdue. Le cœur de Blood se serra dans un étau, que lui avait il fait… Elle voulait parler, mais ses yeux se firent vides et elle s’effondra. Le chapelier se bondit pour la rattraper en renversant au passage la table et la chaise auquel il était attablé. La tasse froide se brisa mais il ne s’en soucia même pas. Amaya était inerte dans ses bras, et lui était complètement affolé. Pour s’évanouir, elle devait être dans le même état que lui. Voir pire. Était-ce de peur qu’elle s’était effondrée ? Peut être qu’elle voulait partir du Tea Party ? Cette perspective lui arracha un gémissement, il ne voulait pas qu’elle parte. Il mis son bras derrière son dos et derrière ses genoux, et se leva avec la jeune fille dans ses bras. Elle était légère comme une plume, enfin, ça, il l’avait déjà remarqué lors… Enfin. Cette nuit. Il monta les étages, passa devant sa chambre mais dépassa la porte. La ramener dans sa propre chambre, après ce qui s’était passé hier… Cela lui parut déplacé. Il continua donc dans le couloir, et pénétra dans celle de Amaya. Il l’avait déjà vu quelques fois, mais pas souvent. Elle tenait à son espace privée, et de toute manière la décoration n’était même pas encore terminée. Cela faisais même pas deux mois que la jeune fille vivait ici. Cela dit, le Chapelier la rangeait parfois, passait l’aspirateur et toutes les bêtises du genre. Il la considérait comme une simple pièce dans ces moments là. Seulement. Tout avait changé présent. Il la déposa sur le lit, et la glissa avec douceur dans ses draps. Il senti l’odeur de son cou, irrésistible. Cette odeur, qui maintenant couvrait ses propres draps, dans sa chambre à a peine quelques mètres. Elle était inconsciente. Et son coup lui était entièrement dévoilée. Blood déposa un baiser dessus, et sorti de la chambre, le cœur battant. Trouvant le kimono trop impersonnel, il s’habilla comme à son habitude. Pantalon, chemise blanche, veste par-dessus. Nous étions dimanche, Amaya n’avait pas cours ce jour là. Il repassa dans la chambre, et voyant qu’elle était toujours endormie, il passa dans la salle principale, celle-ci était rangée, sauf la table qu’il avait renversé. Il rangea rapidement et se coupa au passage, mais n’en fit pas un drame. Il faisait tout rapidement, trop peut être. Mais le mafieux devait s’occuper l’esprit. Et malgré tous ses efforts, celui-ci était accaparé par Amaya. Son visage le hantait à chaque secondes. Il arrivait même à certaine moments qu’il repense aux ébats de la veille. Son esprit s’attardait sur certains détails… Avant qu’il ne s’inflige une paire de gifles et se remette au travail. Lorsqu’il n’eu plus rien à faire, il remonta dans la chambre. Seulement une petite heure était passée. En remontant les escaliers, il eu peur qu’elle ne soit plus là. Qu’elle ai disparue à tout jamais. C’est d’ailleurs ce qui allait sûrement se passer, maintenant ou plus tard. Il pris une chaise sous le bras et s’installa près du lit, qui à son grand soulagement, était encore en présence de Amaya. Il ne commit pas le même égarement que lorsqu’il était parti de la chambre, et s’interdit formellement de la toucher, ne serait ce que pour vérifier les battements de son cœur. Il se serait inventé des excuses à lui-même pour se permettre de s’approcher un peu plus de toute manière. Les minutes passaient, longues, très longues. Mais Blood restait à son chevet, et ne se lassait pas de la regarder ainsi. Certains prendrait cela pour du pur du voyeurisme, mais non. Le Chapelier contemplait. Après une nouvelle heure, ses paupières bougèrent, un peu. Elle se redressa, Blood aussi. Ils restèrent ainsi quelques centièmes de secondes avant que la jeune lycéenne ne se mette à pleurer. Beaucoup pleurer. Ses larmes dégoulinaient de ses joues comme des cascades que même lui ne pouvait arrêter. Le cœur du grand brun se serra encore plus, paralysé par la peur d’aggraver encore plus la situation. Amaya s’excusa entre deux sanglots, elle tentait d’essuyer ses larmes mais elle ne pouvait pas, d’autres vinrent les remplacer à peine quelques secondes passées. Il ne tint plus, après les excuses qu’ils s’était inventé pour refouler ses sentiments, tout ressortait d’un coup. Il la pris dans ses bras. Il en avait besoin. Blood est égoïste. Il se fiche si la jeune fille à peur pour le moment, il veux juste lui dire.

    - «  Amaya, s’il te plais, ne pleure pas. C’est de ma faute. Tout est de ma faute. S’il te plais mon ange calme toi. Tout vas bien, tout ira bien. Je suis là. Moi aussi je serais là. Je te le promet Amaya. Je serais là. Quand tu ira mal. Quand tu sera heureuse. Quand tu doutera de toi ou des autres, voir même de tes sentiments. Je serais là. Alors s’il te plais. Ne pleure pas… Je t’aime. »

    Et tout devint clair. Tout devint affreusement clair. Pourquoi il aimait la voir dans ses bras. Pourquoi il acceptait ses étreintes alors que en temps normal il aurait déjà sorti son arme. Pourquoi le fait qu’elle le nomme de noms stupides ne le gênait pas, lui faisait même plaisir. Pourquoi il l’avait adopté, pourquoi dès que Hyde était mort, il n’avait pas hésité. C’était parce que, inconsciemment, il savait déjà. Il savait déjà pourquoi il avait fait tout cela, juste qu’il ne se l’avouait pas. Il la serra autant qu’il pu, sans lui faire mal. Il avait besoin d’elle. C’était primordial, vital.

    - « Reste avec moi. »

    Il l’embrassa, doucement. Comme si il embrassait la beauté elle-même. Amoureusement. Ce n’es pas de ces baisers sans aucun sens que les couples s’échangent la plupart du temps. Non, celui là était un vrai baiser. D’amour. Blood y mit un terme à regret, et n’eu plus peur de la regarder dans les yeux. Comme pour lui montrer à quel point il était sincère. Comme pour lui montrer à quel point il ne regrettait rien.

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Amaya Etsukoi
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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Dim 9 Jan - 15:25

    L'inconscience c'est comme un trou sans fond. Au premier abord du moins. On tombe inlassablement dedans. On pense ne jamais retrouver la terre ferme. Quoi que, non, on ne pense pas. La raison s'est envolée, avec nous, dans cet abîme. Certains disent qu'ils se voient. Heureusement je n'ai pas eu cette torture. Car si j'avais vu la pièce qui m'entourait pendant ces quelques heures où mon esprit et mon corps étaient séparés, je l'aurais vu lui. J'aurais vu son visage déformé par l'inquiétude. Je l'aurais vu cette lueur de culpabilité dans ses yeux. Et. Je ne l'aurais pas supporté. Surtout sachant que j'en serais la cause. Tout est de ma faute si Blood va mal. C'est à cause. C'est une des raisons qui m'ont fait éclater en sanglots près de lui. L'inquiétant encore plus surement. C'est de ma faute. Tout est de ma faute. Et mes excuses ne pourront surement rien y changer. Je l'ai embrassé alors qu'il venait de perdre son amant. J'ai profité de cette instant de faiblesse pour le séduire et pour être avec lui plus que je ne le devrais. Et le pire ? C'est que j'ai aimé. Et j'ai envie de recommencer, encore. De retoucher son corps tellement parfait. Car entre nous, il a vraiment un corps de rêve. Amaya ! Oui ? T'es conne ou tu le fais exprès ? Je suis conne. Penser à son corps alors que le propriétaire est juste à côté, dans un état qui te torture. Je ne peux pas m'en empêcher. Pardon. Mais ces flashs. J'en suis folle. Je suis folle de lui… Folle tout court oui. C'est vrai. Comment une passion cachée peut-elle être aussi forte une fois révélée ? Tch. Me poser ces questions à moi. J'en connais aussi peu que toi sur l'amour. C'est un horrible sentiment. Une vraie torture. Tu sais, Amaya, d'après ce qu'on dit. Quand c'est réciproque, quand c'est partagé. Il parait que c'est merveilleux. Le paradis au quotidien. Après bien sur, il y a des moments moins joyeux, des disputes, des complications. Mais une fois que le bonheur revient, il en est encore plus fort. Chut ! Tais-toi ! Ce genre de paroles me donnent envie de vomir. Même si je l'aime, je ne suis toujours pas une romantique et tu le sais. Quelle horreur. Je préfère vivre au jour le jour. C'est moins chiant, que de se préoccuper du lendemain. De toute façon… Il ne m'aime pas, il aime Hyde. Alors, tout ce bonheur, je peux me le foutre où je pense. Mon dieu le pessimisme ! Oh, c'est bon. Donne-moi une raison de croire qu'il m'aime.

    Je ne peux pas vraiment t'en donner pour le moment. Tu vois. Il n'y en a pas. Certain signe ne trompe pas. Je ne sais pas s'il t'aime, mais tu n'es pas n'importe qui pour lui. Crois-moi. Sinon, il ne serait jamais dans cet état en te voyant en pleure. D'ailleurs arrêtes de pleurer. Je ne peux pas. Il te prend dans ses bras. Te sert contre lui. Je sais, je perçois la chaleur de ses bras. Tellement agréable. Tellement apaisante. Finalement, je ne le considérais peut-être pas comme un père. Les amants aussi nous réconfortent et sont là quand on a besoin. Peut-être qu'au début ce n'était vraiment qu'un lien paternel. Mais au fur et à mesure, je suis devenue dépendante. Prête à tout pour lui rendre service. Je me rends compte que je pourrais tuer s'il me le demandait. Pour lui et uniquement pour lui. Ironie quand tu nous tiens. Moi la fille dont la famille a été décimée par la Mafia Italienne, je tombe amoureuse du chef de la Mafia de Tokyo. Suis-je donc à ce point stupide ? Peut-être bien. Son étreinte me réconforte. Et même si elle ne suffit pas à sécher la totalité de mes larmes, elles se font quand même bien moins abondantes. Haha. Tu as enfin goûté au pouvoir de l'amour. Non, c'est le pouvoir de Bloody, pas de l'amour. C'est car il est ainsi. Pas parce que je l'aime. Tu es têtue. Tu persistes à le considéré comme un Dieu. Je n'irais pas à ce point. Mais, tu sais j'ai beau chercher, je ne lui trouve pas tant de défaut. La seule chose sombre chez lui, c'est son rôle de chef de la mafia. Sinon la personne est quelqu'un de bien. De très bien. Extrêmement gentil. Compréhensif. Tu parles de lui avec toi, là. Peut-être, mais les autres je m'en fous. Je m'en doute. Arrêtes de pleurer. J'aimerais bien. Mais ce n'est pas aussi simple, loin de là. Regarde, j'essaye de me calmer depuis qu'il m'a prit dans ses bras, et j'y arrive pas. Ca ne fait même pas une minute. Et… Alors ? Des heures ne suffiraient peut-être pas. Chut… Regarde, il te parle.

    " Amaya, s’il te plais, ne pleure pas. C’est de ma faute. Tout est de ma faute. S’il te plaît mon ange calme toi. Tout va bien, tout ira bien. Je suis là. Moi aussi je serais là. Je te le promets Amaya. Je serais là. Quand tu iras mal. Quand tu seras heureuse. Quand tu doutera de toi ou des autres, voir même de tes sentiments. Je serais là. Alors s’il te plaît. Ne pleure pas… Je t’aime."

    Les larmes d'Amaya s'arrêtent d'un coup. Comme son cœur surement. Qu-Quoi ? Il-Il m'aime ? Vraiment, c'est vrai ? Je ne rêve pas ? Et Hyde. On t'en pose des questions, toi ? Putain mais t'es conne Amaya ! BLOOD T'AIME ! ET TOI LA PREMIERE CHOSE A LAQUELLE TU PENSE C'EST A L'AUTRE LAPIN ?… Fais-moi plaisir, pour une fois ferme-la. Blood m'aime… Il m'aime vraiment ? Mais… Comment ? Pourquoi ? Tu n'es pas heureuse. Si, bien sur. Enormément. Mais, je m'en veux aussi tellement. J'ai douté de lui. Amaya refond en larme. Puis se calme à nouveau. Il lui a demandé de ne pas pleurer. Alors elle ne pleure plus. Je croyais que ce n'était pas si simple. Pourquoi pleurer s'il m'aime ? Il me promet qu'il sera toujours là pour moi. Et je ressens un bonheur inimaginable à l'entente de ces mots. Il parle de toujours. Alors, je ne l'ai pas perdu. Il ne va pas disparaître. Il t'a aussi appelé "mon ange". Je ne suis pas un ange? Je suis qu'une idiote, égoïste, cruelle parfois. Et bien d'autre. S'il te considère comme un ange, alors tu en es un. Tu te rappelles de ce principe de "Bloody chéri a toujours raison". Ca marche toujours. Oui… Il te sert un peu plus conte lui. Je n'ose pas relever la tête. Moi, ayant peur du regard des autres. Décidément… Mais qu'est-ce que je deviens. Vais-je rester comme ça ? J'espère bien que non, je te préfère folle, pleine de bonne humeur, incroyablement stupide. Libre, légère. Au fond, j'espère que cette Amaya n'a pas disparut. Que ce n'est que la magie du moment qui te rend ainsi. Parce que, là, tu m'effraies. Et toi tu m'emmerdes. Surement, je m'en fous. J'aime t'enfoncer, c'est marrant de te voir patauger. Être perdue. Tu l'es autant que moi.

    " Reste avec moi."

    Amaya écarte les yeux. Encore. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui demande de rester. Il croit vraiment qu'elle va partir ? Bien sur, elle ne lui avait pas dit, elle, qu'elle l'aimait mais quand même. Si elle avait voulu partir, elle l'aurait déjà fait. Ne me dites pas qu'il croit que je ne l'aime pas ? C'est évident que si ! Même Chloée l'avait légèrement deviné. La veille elle m'avait demandé qu'elle fût ma relation avec lui, car la façon dont je parlais de lui l'intriguait. Je lui avais répondu avec un faux ton mystérieux que c'était un secret de mafieux. Amaya relève la tête vers lui, et il l'embrasse. Jamais elle n'avait été embrassée de cette façon. Aussi tendrement, amoureusement. Avec une telle douceur. Avec tant de chose indescriptible qui rende ce baiser parfait. Elle se laisse faire, mener l'échange. Le lui rendant tout de même assez pour qu'il soit satisfait de son côté. Elle était quand même perdue. Il finit par quitter ses lèvres. Comme à regret. Puis plongea son regard dans le sien. Je ressentis des frissons traversé mon corps devant ces yeux. Bleus. Magnifique. Tendre. Amaya ne peut s'empêcher de sourire. Elle trouve ce regard tellement profond et tellement agréable. Elle se rappelle des derniers mots du Chapelier. Et se dit qu'il est temps de le rassurer.

    " … Je n'ai pas l'intention de partir. Si je peux rester, je reste. Je ne veux pas m'éloigner de toi. Parce que… Je… Euh. Je t'aime. "

    Que dire ces mots à haute voix était dur. Première fois que je les disais. Les penser ce n'était déjà pas facile, alors les lui dire… Vraiment. Trop dur. Qu'importe. Je lui ai dis, maintenant. C'est fait. J'ai le droit au bonheur non ? Il sourit en signe d'approbation. Nous sommes donc ensemble ? Ouais mais tu sais, tu as beau dire. Tu finiras par le laisser seul dans le thé. Hein ? Oui, tu devras retourner passé la semaine à l'internat. Et il sera à nouveau seul avec Keith. C'est suffisant ? Non. Bien sur je ne doute pas de l'affection que porte Blood à Keith. Mais quand même, il doit s'ennuyer pendant la semaine. Je n'ai pas envie de rentrer. Je veux rester. Tu restes déjà ce soir, tu sais. Je sais, mais je parle du faite que je ne veux pas passé la semaine sans le voir. Alors arrête l'école pour être à ses côtés. Je ne peux pas arrêter l'école. J'ai mes amis là-bas. Quelle égoïste tu fais. Oui. Mais je peux peut-être emménager ici ? Ce n'est pas à moi, qu'il faut demander.

    " Bloody… Est-ce que… Je peux emménager ici… même pendant la semaine ? Je n'ai pas envie de partir…"

    Je replonge mon regard dans le sien. Je me perds à nouveau dans l'océan de ses yeux. Je ne peux retenir cette envie de l'embrasser, alors je me penche sur ses lèvres et y dépose un léger baiser. Chaste. Elles sont douces. J'aime les embrasser. Je me détache de lui, espérant qu'il accepte ma requête. Qu'il accepte de me supporter même pendant la semaine. Mais je me vois mal le quitter aussi longtemps qu'une semaine, maintenant que j'ai pris conscience de mes sentiments. Blood… Accepte-moi… S'il te plait.

    " D'accord."

    Il a murmurer ça d'une manière tendre, amoureuse je dirais même. Amaya rougit légèrement, la voix est trop belle, sensuel même. Il ne sent rend donc pas compte ? Mais il est d'accord pour que je reste auprès de lui. Amaya est plus qu'heureuse, elle murmure un merci et lui fait un grand sourire. Ses yeux brillent comme jamais. Il sourit de son beau sourire et me demande s'il peut venir dormir a côté de moi, j'opine simplement. Il n'a pas besoin de demander[. Il se déshabille pour ne rester qu'en sous-vêtement et plonge dans mes dras. Je me sers contre son corps chaud, pose délicatement ma tête sur son torse et finit par m'endormir dans ses bras.
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MessageSujet: Re: Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]   Aujourd'hui à 7:41

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Tu as peur ? Tu fais bien. [ Pv Blood et Chloée ]
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