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 [ Défi Halloween, Vladdy & Bloody ]

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Asamé Kagiwara.
Androgyne Décadent.

Androgyne Décadent.


Féminin Messages : 748
Age : 26
Emploi/loisirs : Mafieux o/
Humeur : On a tous besoin de croire que quelque chose existe au delà de la banalité du quotidien. Être capable de se transformer en quelque chose de mieux, même si personne ne croit en vous.
Ici depuis le : 16/02/2009

PERSONNAGE ;
Emplois / Classe : Mafieux à plein temps.
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MessageSujet: [ Défi Halloween, Vladdy & Bloody ]   Ven 22 Oct - 19:44


      « Il ne faut jamais dire qu'on est intègre. Parce qu'on ne l'est jamais tout à fait. »
      Bernard Clavel.

      Vladimir Kalachnikov.


    Ding dooooooong.

    La mère de famille ouvre la porte, grand sourire à la clé. Qui passe de la gentillesse à l’étonnement. Ses yeux baissés n’atteignaient que le ventre du grand jeune homme qui à la place devait se trouver un enfant entre 6 et 12 ans… Lui, par contre, sourit de toutes ses dents. Des quenottes blanches, tout comme ses cheveux. Ses lentilles rouges pourrait le faire passer pour un albinos, tant sa couleur de peau semble blanche. Elle s’éclaffe, la grosse femme, et finalement lui donne une grosse poignée de bonbons. Son déguisement ne trompait pas, il venait pour ça. En effet, notre jeune russe était en squelette, une combinaison entièrement noire et tagués dessus, des os plus ou moins bien fait. Il en était fière ! Vladimir. Il l’avait fait lui-même, répugnant de devoir s’en acheter un à des prix qui dépassaient l’entendement. ( Bien qu’il aurait pu s’en procurer des centaines sans s’inquiéter de son porte monnaie ). Il se pavanait donc, dans sa combinaison d’espion du KGB reconvertie en ridicule déguisement pour une fête toute aussi débile. Vladimir, t’as quel âge déjà ? Les gens se retournaient, parfois. Avec ton sac de bonbons, on te prendrait presque pour un pédophile tu sais… Il se retourne, des cris lui parviennent. Non, ce ne sont pas des hurlements de douleur, ou de terreur. Mais de joie, d’espérance. Des cris d’enfants. Il entendait ses bruits de leurs baskets sur le béton, et leurs défis mutuels. « ATTRAPE MOI SI TU PEUT ! » - « JE TE PARI MES 5 SUCETTES QUE JE PEUX SAUTER LA BARRIERE ! » Ce genre de choses si stupides, et pourtant regrettées. C’est sûrement ça, qu’on appelle la nostalgie. Il regarde les gosses passer devant lui, un léger courant d’air fait virevolter ses mèches blanches. Réajustant d’une d’elles, il reprend sa route devant les lueurs urbaines. Il commence à avoir froid, notre jeune milliardaire. Même son attirail de combat ne lui permet pas de se tenir au chaud, et plus la nuit s’avance, plus il grelotte. Il porte une sucette à la pomme dans sa bouche, se délectant du goût artificiel et démesurément sucré. Il était peut être temps de rentrer non ? Il sort son portable, son écran de veille affiche un chat tigré. Un Néon grésille dans un semblant de miaulement plaintif au dessus de la tête, en effet, la nuit était bien avancée. Il devait être 5h. Et plus personne ne répondrait à ses appels aux portes. D’ailleurs, tout les bonbons semblaient être liquidées dans les maisonnées. Il s’enfonce un peu plus dans la banlieue tokyoïte, de nombreux arbres étaient plantés ici, ce n’était pas comme en ville. Il regarde les dernières lucioles s’ébattre et dépérir dans de faibles grésillement. Il était loin, le sauvage été. Vladimir grimpe une colline, combien de temps avait il marché ? Il ne le savait pas vraiment. Peut être deux heures, peut être, sûrement plus. Car les premières lueurs de l’aube lui parurent. A ce moment là, il montait encore la pente relativement raide; tandis que les rayons chauds et lumineux perçaient l’horizon. Les écorces, les arbres, le sol se couvrait de sang et d’or. Donnant des ombres fantomatiques et éphémères sur les feuilles, toutes tombées à présent. Il se dépêche, ne voulant rater ce spectacle. Il se souviens de l’aube, dans sa Russie natale. Donnant sur les neiges des allures de champs de bataille, perpétuel combat entre le jour et la nuit. Et gagnant, chaque fois, un peu plus de son temps. Une combat salutaire, qui pourrait passer inaperçu aux yeux des autres gens. Jours et nuits se succèdent, étoiles perforant nuages lumineux et déversant sur le monde des taches sanglantes et éphémères. Il arrive enfin au sommet, son souffle dessinant dans l’air automnal des volutes de buée blanchâtre. Il ouvre les bras, inspire à fond un oxygène brûlant et froid. Lacérant ses poumons. Revigoré, il entend un bruit derrière lui. Un craquement de branche. Le russe se retourne, et contemple les deux yeux orangés qui le fixe dans les lueurs colorées. Et se souvint des paroles de son grand père. « Comme des tisons. Comme des tisons, les yeux du loup la nuit. »




      « SEE AS I SEE »
      http://www.youtube.com/watch?v=0aSLS2GhyXA

      Blood Nightmare.


    Elle est là, vous la sentez, au creux de votre cœur, de votre corps. Cette peur qui vous empoigne les tripes, qui est en train de vous broyer les entrailles. Ce regard, dans votre dos. Cette brûlure imaginaire, qui vous titille, vous pousse à vous retourner, vous pousse à marcher plus vite et qui vous fait suer sous vos vêtements. Vous la sentez, là, toute proche, cette peur insidieuse. Qui se fais son chemin, tout proche. Car vous le sentez, il est tout près. Elle se retourne une nouvelle fois, et ne vois que les néons faiblards et les lueurs fantomatiques de la ville grouillante, même la nuit. La nuit du chasseur. Elle n’entend que les klaxons des voitures et les crissements de pneus, ainsi que ses talons qui frappent par petit coups saccadés l’asphalte gris et humide. Il avait plut toute la journée, et l’orage grondait encore au dessus des têtes. Nouveaux bruits, des pas. D’autres pas que les siens. Elle se retourne, trop violement. Il trahissait son trouble, sa nervosité. Comme une bête à l’affût, une proie traquée, sachant pertinemment qu’elle est suivie mais s’assomme de « ça vas aller » et de « tout ira bien » s’insultant parfois de sa débilité, se disant qu’elle avait une trop grande imagination. Mais elle est là, cette ombre, cette pensée insidieuse, ce diablotin riant au dessus d’elle. Alors elle avance, plus vite qu’à l’accoutumée. La jeune femme jette un nouveau regard en arrière, une ombre se découpe dans l’obscurité. C’était sûrement un homme, il était relativement grand. Encore plus avec son chapeau haut de forme que l’on devinait dans la nuit déjà bien avancée. Elle tourne à droite, à gauche, et toujours l’ombre la suit. Pourquoi ? Elle sent une boule d’angoisse se former dans sa gorge, dans son cœur, sa respiration deviens sourde tandis que son être entier lui ordonne de courir. Cet instinct, cette poigne puissante qui est en train de la broyer entière. Seule sa conscience et sa raison lui interdise ce geste, qu’elle trouve idiot, profondément idiot. Elle est en plein conflit intérieur, la primitivité de ses réaction la dépasse. Cet instinct de survie. Mais allait elle mourir ? Pourquoi cette soudaine pensée ? Tentant de se convaincre que tout ceci n’était que pure folie, et pour mieux en rire après, elle jeta un coup d’œil par-dessus son dos.

    Il était encore là.

    Son sang se glaça dans ses veines, et la vague de peur et d’angoisse tant bien que mal retenue était à présent incontrôlable. Elle ne réfléchis pas plus, et se mit à courir. La certitude que l’homme la suivait se confirma quand elle entendit la démarche féline du grand type prendre une soudaine accélération. Elle dépassa un boulevard, des larmes de panique commençaient à couler sur ses joues. Ses talons ne l’aidaient pas à courir en cet instant et elle se tordit souvent la cheville sur le trottoir humide. Elle ignora la douleur électrique qui lui déchirait les muscles des jambes ainsi que cette pression de l’effort au creux de sa cage thoracique. Elle regarda autour d’elle, à présent, celle-ci n’était plus très loin de chez elle. Un regain d’espoir illumina son visage ravagé par l’effort, ses traits déformés sous la douleur bien présente. Encore quelques centaines de mètres. Mais l’homme, visiblement, n’avait pas dit son dernier mot, et ses pas fluides et puissants se rapprochaient de plus en plus. Et c’est avec l’énergie de la proie acculée et du désespoir qu’elle accéléra plus encore. Quelques secondes passèrent encore, elle soufflait comme une forge et ses vêtements lui collait à la peau. Elle ouvrit son sac et chercha frénétiquement les clés de sa maison… Qu’elle ne trouva pas. A quelques mètres de la porte maintenant, elle fouilla toutes les poches, tout les recoins, tournant et retournant tout dans son petit sac. Elle arriva enfin devant l’entrée, et fixa l’intérieur à travers une petite fenêtre, inaccessible. De grosses rivières cascadaient de ses joues, Nils incontrôlables, celles-ci trempaient son écharpe en tissus épais.

    - « Attendez ! »

    Contrairement à ce qu’elle pouvait penser, la voix du grand type était douce. Virile, mais douce. Elle sentie ses jambes flageoler tandis qu’il se découvrit à la lumière d’un lampadaire. Il portait un grand manteau noir, un démesuré haut de forme se tenait miraculeusement sur sa tête alors qu’il venait de courir quelques centaines de mètres à toute allure. Il ne semblait pas si essoufflé que ça, à croire qu’il aurait pu aller bien plus vite si il l’avait voulu. Elle frémit à cette idée, mais cela revenait au même à présent. Il tenait dans une main une canne de style anglais très personnelle et de l’autre… Ses clés. Elle balbutia quelque chose d’incompréhensible et s’affaissa sur une voiture, tenant d’une main son front brûlant.

    - « Vous avez fait tomber ça… J’essayais de vous rattraper, mais si j’avais tenté de vous le dire vous vous seriez enfuie encore plus vite… »

    Elle le remercia vivement et tendis sa main pour récupérer son bien. Il lui adressa une regard bienveillant et les lui donna… Avant d’empoigner son épaule et barrer sa bouche de son autre main. Elle écarquilla les yeux, terrifiée, et tenta vainement de se débattre. C’était peine perdue, il était beaucoup plus musclé et entraîné que lui. Elle parla, mais ses paroles se perdirent dans le noir et dans les gants de l’homme. Des gants qu’elle n’avait pas remarqués quelques instants plus tôt. Mais maintenant, elle les sentait. Cette odeur qui lui prenait le nez et le palais, cette odeur si caractéristique, métallique. Celle du sang. Il repris les clés, ouvre la porte comme si de rien n’était et emporte la jeune femme à l’intérieur. Il aurait toute la nuit après tout. Et la lune au dessus de la ville, hilare, fixa son éclat argenté et luminescent au creux des pupilles totalement dilatés du chasseur et de la proie.

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Asamé Kagiwara.
« Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d\'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c\'est à ce principe que je donne le nom de conscience. »



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