Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 Un déjeuner un peu arrosé [Rina Maeko]

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MessageSujet: Un déjeuner un peu arrosé [Rina Maeko]   Ven 15 Oct - 13:10

    *Piouf, enfin !*

    Je venais à peine de m’asseoir dans la salle de cours que ma voisine de classe se mit à me raconter dans les moindres détails une rumeur qu‘elle venait d‘entendre. Un petit coup d’œil de son côté me fit comprendre qu’elle ne s’était pas aperçue qu’on était toutes les deux, à peu de choses près, à la même hauteur alors que j‘étais assise et elle, debout. Je ne sais pas pourquoi, mais cette petite observation me fit sourire. Mes lèvres s’étirèrent en un vrai petit sourire sincère et cela a rendu ma camarade muette pendant plus de cinq secondes. Un miracle ? Pas vraiment puisque juste après, j’ai eu droit un véritable interrogatoire. J’ai pensé alors qu’elle devrait faire carrière dans le droit ou le journalisme plus tard, cela lui rapporterait beaucoup en très peu de temps.

    Je ne montrais pas souvent mes sentiments alors je comprenais que voir un vrai sourire se dessiner sur mes lèvres tout d’un coup et surtout dès la première heure de cours un lundi matin, était plus que surprenant pour les autres.
    Pourtant, c’était bien le cas. Tout cela n’était dû qu’à un petit week-end, à seulement quarante-huit petites heures passées avec l’unique personne au monde que j’aimais et en qui j‘avais confiance : Mon oncle.

    Après un peu plus d‘un mois d‘internat au sein de la Pretty School, Tsukida avait enfin pu se libérer de ses obligations professionnelles et nous avons pu profiter ainsi de la présence de l’un de l‘autre. On s‘est raconté plusieurs anecdotes, fait une soirée spéciale « plateau télé » composé seulement de glaces de différents parfums. Tout un petit tas de choses absolument banales pour beaucoup de gens mais qui nous détende toujours et nous permet d‘évacuer mieux que tout autre remède nos tracas.
    Par conséquent, ce matin, je n’avais pas eu besoin de faire mon jogging pour me mettre en forme. J’avais pu ainsi dormir une heure de plus et à l’instant même où l’alarme de mon réveil avait sonné, je m’étais levée sans aucune de mes sombres pensées habituelles à l’esprit. Et même quand je me suis prise dans mes draps et que je me suis étalée de tout mon long sur le sol, j'ai pensé qu'il y avait quelque chose d’agréable là-dedans.
    Pour une fois, j’avais été la dernière à me lever, mes colocataires étaient déjà partis et ça m’avait fais une étrange sensation, mais au combien plaisante. J’avais pris une bonne douche chaude dans la salle de bain attenante et m’étais habillée d’un jean noir, d’un t-shirt rouge, d’un petit sous-pull de la même couleur, ma veste en jean et mes bottines noires. Je suis partie en refermant la porte de la chambre à clés derrière moi, mon sac de cours en bandoulière. Et quand je fus dehors, le soleil radieux qu’il y avait amena mon premier sourire de la journée sur mes lèvres et augmenta encore plus mon taux de « pensées positives. »

    Je me suis rendue à la cafétéria ensuite pour prendre mon petit déjeuner et évidemment, j’ai eu droit au « pot de colle. » Petit surnom donné à un gars de ma classe qui avait un nom français quasi imprononçable. Depuis qu’on s’était rencontré, par hasard, dans un cinéma dans le centre de Tokyo, il n’arrêtait pas de me demander comment j’allais ou encore, il s’imposait comme partenaire dès qu’on devait faire un travail en groupe en classe. La vraie définition d’un « pot de colle, » quoi.
    Comme chaque matin, il s’est plus ou moins invité à ma table et m’a parlé pendant environ dix minutes de je-ne-sais-quoi. Je ne pourrais pas le répéter puisque je ne l’ai pas écouté. Je me triturais trop l’esprit pour trouver un moyen de lui faire vraiment comprendre que le seul ami que j’avais c’était le silence et qu’avec sa simple présence, il m’empêchait d’être avec lui.
    Cependant, j’étais tellement de bonne humeur qu’à la place d’essayer de lui demander d’aller voir ailleurs, de m’énerver, je ne lui ai pas répondu. Je l’ai tout bonnement ignoré. Je suis restée sagement assise et j’ai continué à manger tranquillement comme s‘il n‘existait pas. Je n’ai pas levé une seule fois la tête vers lui et vu comment il a pénétré quelques minutes après moi dans la salle de classe, il avait dû être vexé par mon petit manège. Mais, au lieu de culpabiliser, mon esprit fut plus que ravi. Je ne venais enfin de trouver le moyen pour m’en dépêtrer. Restait à savoir maintenant si dans mon état normal, je serais capable de l’ignorer, lui et ses réparties.

    L’entré de ma prof me fit revenir à la réalité. Le cours commençait et je me concentrai pour comprendre un minimum de choses de qu’elle débitait. On dû se mettre par groupe de deux pour un exercice et j’eus droit à un autre monologue de ma charmante voisine, absolument pas en rapport avec le sujet du cours mais je n’en étais pas vraiment étonnée. Je vis, grâce à la pendule accrochée au mur, chaque minute de l’heure passée avec une lenteur désespérante. Néanmoins, à aucun moment, je sentis mon irritation pointée et quand la sonnerie se déclencha, je sortis suivi de ma camarade encore et toujours en train de parler. Je ne l’avais pas encore envoyé sur les roses, un exploit à mettre dans les annales !

    Le couloir était pire que bondé et pour se rendre à notre second cours de la matinée, il nous fallut bien cinq bonnes minutes pour traverser cette masse humaine. Jetant un coup d’œil à gauche, je remarquai alors qu’elle avait du mal à avancer puisque elle était plus petite que les autres. Je l’attrapai alors par les épaules et la fit passer derrière moi. Je lui faisais en quelque sorte « garde du corps. » Je n’avais aucun problème pour circuler dans une foule, du moins physiquement puisque j’avais une quinzaine de centimètre de plus que les autres jeunes filles. Emotionnellement, par contre, c’était une autre affaire. Je ne supportais pas que des inconnus me touchent, qu’ils soient à seulement quelques centimètres de moi. Je me sentais alors comme oppressée, à l’étroit. C’était une forme de claustrophobie en quelque sorte mais cela ne se passait qu’en présence de mes semblables.

    Mes deux heures de cours suivants me permirent d‘évacuer mes sentiments. Mon regard, pendant chaque exercice que le prof nous faisait faire en classe, se perdait dans le parc que j’apercevais par la fenêtre. Arbres, fleurs, élèves, tout y passait.
    Quand la prof partit ensuite dans l’une de ses grandes parenthèses, sans aucun rapport avec le sujet précédent, j’observai quelques instants mes camarades autour de moi, j’entendis les petits bavardages qu’il y avait, avant de me concentrer sur les tics du prof.
    Quand l‘heure se termina, j’avais copié les grandes lignes de la leçon avec trois - quatre exemples mais sans en avoir compris les trois quarts. J’étais bonne pour réviser une heure de plus ce soir à la bibliothèque, chose qui m’enchantait plus que la nouvelle qu’on m’apprit ensuite.

    Un surveillant était en train d’expliquer à mes camarades que notre prof avait eu un problème et donc qu’il ne pourrait pas assurer ses cours aujourd’hui.
    Les troisièmes années avaient ainsi deux heures et demi pour aller déjeuner et la plupart des élèves de ma classe ne s’en privèrent pas. Plus de la moitié partit comme un seul homme, en courant, en direction de la cantine et je ne pus m’empêcher d’avoir une petite pensée amicale pour les personnes qui allaient devoir servir ces ogres affamés.

    Tout en remettant mon sac sur mon épaule, je partis dans la direction opposée. Je n’avais pas encore faim alors au lieu de rester à ne rien faire j’avais décidé d’aller dehors. Il faisait encore beau et malgré la fraîcheur qu‘il y avait, je savais que c’était le meilleur endroit pour passer le temps. Un bon livre dans un coin tranquille, c’est tout ce dont j’avais besoin.

    Une heure et demie plus tard environ…

    Je ne sais pas combien de temps je suis restée sur ce banc en face d’un des terrains de sport de l’école, mais mon ventre me rappela à l’ordre en émettant un bruit pas du tout féminin, qui fit rire d’ailleurs un élève de première ou seconde année qui passait par là.

    *Bien pour se faire remarquer…*

    Quand je relevai les yeux, les élèves qui avaient eu rugby et que j‘avais regardé quelques minutes, étaient en train de sortir les uns après les autres du gymnase. J’étais tellement plongé dans mon roman que je n‘avais pas du tout remarqué que le cour avait fini et donc qu‘il y aurait encore pas mal de monde à la cafétéria. Ça n’arrivait qu’à moi ce genre de choses. Reprenant mon sac, je rangeai mon livre et me levai en vitesse. J’espérai que tout ce temps passer dehors, je n’allais pas attraper un rhume sinon j’allais surement me faire remonter les bretelles par mon oncle, une fois encore.

    Je marchai d’un pas rapide en direction de la cafétéria et ce n’est qu’en entrant dans le hall que je remarquai alors que pas mal d’élèves m’imitaient, comme je l‘avais pressenti. Je voulus faire demi-tour pour attendre encore un peu qu’il y ait moins de monde mais j’ai été involontairement prise dans la masse et je n’ai pas eu d’autres choix que de suivre le mouvement. Je retins un petit soupir et commença à choisir mon repas parmi les plats proposés. Je me jetai évidemment sur les makis à l’avocat, je pris un bol de soupe miso, deux sushi au saumon et je repérai de loin les deux boules de coco que j’allais prendre en dessert. Un plateau bien rempli en somme. Mais alors que j’avais enfin pu avoir mes makis, je me suis retrouvée au milieu d’un groupe de pousseurs. Et je pèse mes mots !

    Après une guerre de plusieurs longues minutes, je pus enfin sortir de toute cette foule d’affamés sans faire tomber quoique se soit de mon plateau. Par contre, mon sac n’avait pas eu cette chance. Il avait été plus que secoué et je pensais même qu’il s’était déchiré à un endroit. Mais, après le week-end que j’avais passé, je ne voulais pas laisser le monde extérieur me baisser le moral, pour aujourd’hui du moins.

    Je me rangeai alors derrière une jeune fille, plateau en mains, pour prendre mon dessert.
    Alors que j’attendais depuis une trentaine de secondes, les deux acteurs principaux de la bousculade de tout à l’heure, me suivirent. Je levai involontairement les yeux au ciel face à ma malchance. Je remarquai qu’ils étaient en train de se taquiner mutuellement alors que chacun d’eux tenait leur plateau respectif presque d’une seule main. J’avais le pressentiment que j’allais avoir droit à des coups de plateau dans le dos de la part de celui qui était derrière moi, puisqu’il était concentré à empêcher son ami de parler de je-ne-sais-quelle-fille.

    Tout le temps de la queue pour atteindre l’emplacement des desserts, j’eus l’honneur d’entendre toute, mais absolument toute leur conversation. J’appris donc qu’ils étaient tous les deux en quatrième année et que l’un venait de changer de bord… Il était passé d’un célibataire endurci à un amoureux transi.
    Je ne pus m’empêcher de pouffer lorsqu’il le dit de manière à ce qu’on pouvait penser que c’était eux qui était en couple… Evidemment, comme je ne regardais qu’approximativement devant moi, j’étais plus dans la conversation des deux jeunes gens mais à tel point que je n’ai pas remarqué que la jeune fille qui me précédait, s’était arrêtée. Et fatalement, je lui ai rentré dedans.
    J’ai sauvé in extremis mon repas ainsi que la demoiselle en face de moi d’une bonne douche de soupe.

    Je baissai mon regard pour rencontrer le sien, sans pouvoir vraiment déchiffrer son expression. Je lui souris sans savoir quoi faire ni quoi dire. J’étais mal à l’aise et pourtant, j’eus la pensée incongrue qu’à force de l’éprouver, je devais être habituée à ce sentiment. Mais non.
    J’étais pourtant soulagée que pour une fois, ma maladresse légendaire combinée à la malchance qui me poursuivait, n’avaient pas joué les troubles fêtes, juste pour le plaisir de me rendre ridicule.
    En dix-sept ans de vie, il m’était arrivé un nombre incalculable de fois de me prendre des portes, de renverser des verres, de casser des assiettes, de m‘écrouler par terre tête la première, évidemment.
    J’y ai cru, j’y ai vraiment cru pendant les cinq secondes qu’a duré ce petit miracle. Mais, bien entendu, c’était un espoir totalement vain que j’avais au fond de mon cœur.

    Celui qui me suivait était concentré sur sa conversation, en conséquence il n’eut pas le temps de se stopper et me percuta de plein fouet. Il ne put retenir son plateau qui m’atteignit dans le dos. Instinctivement ou par l’élan que m’a donné le coup, je ne sais pas, j’ai avancé d’un pas… Un seul petit pas mais qui a été de trop.
    Mon bol de soupe bascula sur le plateau repas de la jeune fille… Et se déversa en une seconde sur tout ce qu’elle avait.
    Avant même que j’eus le temps d’ouvrir la bouche pour lui proposer de lui payer son repas pour me faire pardonner, je sentis un liquide chaud couler dans mon dos… L’un des bols qu’avaient pris l’élève de quatrième année derrière moi s’était renversé et sans que j’en prenne conscience dans un premier temps, j’en avais eu droit à une bonne louche sur ma veste en jean. Dire que je venais de la sorte de mon armoire, la vieille.

    Je sentis une intense chaleur au niveau de mon visage et je sus à cet instant que mes joues avaient viré un joli rouge coquelicot. Je repris un peu mes esprits grâce au départ précipité des deux élèves de quatrième année, donc le coupable involontaire de l’énorme tâche qui décorait maintenant ma veste. Je ne restai pas planté-là vu les regards qu’on me jetait et regardant la jeune fille une fois encore, je lui demandais suite à la présentation de mes excuses.

    « Désolée, pour ton… » dis-je en regardant d‘un regard contrit son plateau. « Hum… Heu, je te payes ton repas. »

    Après une petite hésitation perceptible, je terminai tout en ne sachant absolument pas comment l’adolescente allait réagir. Les relations humaines n’étaient pas mon fort.

    «  Et… Heu… Pour me rattraper… On se partage le mien. »



Dernière édition par Rya Ashina le Mer 9 Fév - 23:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un déjeuner un peu arrosé [Rina Maeko]   Jeu 21 Oct - 18:38

[ Désolée j'fais pas aussi long que toi, parce-que ça fais pas longtemps que j'reprend le RP... Faut je me re habitue =) ]

Les cours m'exaspéraient... C'était ennuyant a un point indescriptible, je n'en peux plus ! La sonnerie retentissait dans ma tête, seulement dans ma tête d'ailleurs... Pendant que mon professeur parlait, je regardais dehors. Les plus grandes années s'y trouvaient, nous, les premières années étions déjà en classe histoire de nous expliquer le fonctionnement du lycée et tout le reste... Inintéressant, vous trouvez ? Je suis bien d'accord, j'aurai aimé être avec les autres lycéens... Il y a avait pas mal de beaux garçons dont plusieurs que j'avais déjà repéré... Non, je ne suis pas une perverse, ni une fille qui est en manque de câlin ou autre. Juste avant que je me retrouve ici, j'étais a la cérémonie d'entrée... Elle était ennuyante aussi. A cause de ma taille, je m'étais retrouvée tout a l'avant, la honte, il y avait tous les adultes en face de moi. Je devais être toute rouge, c'est même sûr ! Je rougis vite. Je devrai penser à m'endurcir un peu... Oui, juste un peu. Ah, enfin. Une sonnerie bruyante et assourdissante retentissais tout à coup. J'étais la seule a me lever en se dirigeant a la sortie, le sac a la main. Tout à coup, mon professeur m'interpella, pour me rappeler que les cours n'étais pas finit, c'était juste l'alarme pour les seconde année... Aie, je me sentais honteuse, je me cachais. Avec mon sac, bien-sûr. Puis, je repartait discrètement, enfin la plus discrète que j'ai pu, a ma place. Ma place ? La dernière au fond. Devant moi, c'était une fille aux cheveux rouge, percée de partout. Elle me fous les boules c'est pas possible ! J'avais envie de vomir, et je stressais rien qu'a sentir son regard sur le mien. Elle puait le tabac, et j'apercevais de l'alcool dans son sac... tss, celle là, j'espère qu'elle se fera très vite virée, c'est mon plus grand souhait pour cette année... De plus, elle faisait bien 30centimètres de plus que moi, je voyait rien. Dans mes pensées, j'imaginais le prince sur son cheval blanc venant a la rescousse d'une pauvre jeune fille ; moi. Quand tout a coup un élève m'appelait. Je le regarda, et il me parlait. C'était mon voisin. Et une amitié se créa très vite avec lui. Il était dans ce lycée depuis longtemps mais ne changeait jamais de classe... Bizarre, au Japon le redoublement n'existe pas pourtant... Nos bavardages furent passés le temps, et la vraie sonnerie retentissait vers midi pile. Le fameux garçon m'accompagna a la cafétéria. Les couloirs étaient interminable, ce n'est pas que sa présence me dérangeait, mais il était tellement bavard. Moi qui aime le contact humain, et bien, je suis servie ! Il me racontait toute sa vie dans les moindre détails, et la plupart de ce qu'il disais, je m'en foutais. Nous voilà donc arrivés, heureusement. Je le remercia, puis il reparti. J'ai du mal dans le sens de l'orientation, et je m'aurai très vite perdue. C'était blindé, whaou ! La foule me bousculait, et j'avais peur de me recevoir un plateau sur la tête. Faut dire que les premières années sont mal vu au lycée. Ils nous piétinent comme une vulgaire miette de pain. Je tenta, en vain, d'avancer pour aller chercher mon repas.

Ouf, j'y étais ! Il y avait une queue immense, et j'ai bien du attendre au moins 30minutes avant de m'acheter mon repas : Tout équilibré, bien sûr ! Mais je n'ai pu m'empêcher de m'acheter mon dessert au chocolat. Les repas était bien cher à mon gout. Ma mère ne m'a donner que de l'argent pour m'acheter très peu de chose. J'étais encore dans la foulée, je venais a peine de prendre mon dessert, quand tout à coup, je me retourna. Des garçons riaient, et curieuse comme je suis je n'ai pu m'empêcher d'écouter. Une fille, elle aussi attiré, me fonça dedans. Je m'abaissa pour éviter de recevoir son repas sur la tête. Heureusement qu'elle avait de bonne réflexion. Sans se soucier de rien, elle me souriais, et je lui rendis son sourire, pour la remercier de m'avoir sauvée de la douche. Je n'aurai pas du espérer trop tôt... Son bol se renversa sur mon plateau, ainsi qu'un peu sur mes vêtements. Un jeune garçon l'avais bousculé a son tour... J'étais énervée, on m'avais gâché mon dessert au chocolat. Tout mais pas ça ! C'était l'horreur, la fin du monde, l'apocalypse, tout ce que vous voulez... Je me pencha pour regarder le garçon d'un air mécontente, et je le menaçait de le tuer. Et il parti. Un autre garçon le suivais... Pfff, des inséparables quoi ! C'est si énervant de voir ça ! On aurait penser une minute qu'il était gay, vu la manière qu'ils se collaient. Je regarda mon plateau tristement et à la fois énervée, sans me soucier de la fille devant moi.


" Put**n, mon plateau, fais chier ! "

De tel mot d'une jeune fille, est-ce étonnant ? pas vraiment... Surtout pas pour une fille comme moi qui ne sors que des insultes a longueur de journée. Soudainement, je redressa la tête, les cheveux me frotta la tête et j'apercevais le visage de la fille de devant. Elle me proposa son plateau et de me repayer le mien. Étant bien élevée, je refusa. Je posa mon plateau sur la glace transparente qui recouvrait les desserts. Humm... Ils avaient l'air délicieux, j'en aurai lécher la vitrine. Un cuisiner prit mon plateau et le jeta à la poubelle. Cela n'allait plus me servir après tout... Je reposa mon regard sur celui de mon interlocutrice, qui elle, avait encore son plateau.

" Bah ! Tu sais c'est pas grave, je me suis mise au régime après tout. " Je m'arrêta puis montra mon ventre du doigt. " Regarde, j'ai des poignées d'amour, je dois les perdre. "


Je souriais, puis fit un clin d'œil. Je constata une tâche énorme sur sa veste, je la toucha, elle était encore toute humide. C'était moche a voir, la pauvre. Tout le monde la regardait. J'étais gênée a sa place... Moi non plus je n'aimerai pas qu'on me fixe, surtout que le regard des autres est important, il faut toujours avoir une bonne image de notre personne pour être accepter dans la société d'aujourd'hui. Et oui, malheureusement, le physique compte plus que ce qui se trouve a l'intérieur de chaque personne... J'ai toujours détesté ces gens là. Moi-même ayant vécut une expérience qui me prouve que la chose qu'il faut aimer est le coeur d'une personne... Enfin, si tous les gens été comme moi, le monde serait trop beau ! M'ouais, pas sûr, ça serait la catastrophe... Je suis trop maladroite, avant d'entrer a la cafétéria j'ai renverser deux assiettes en les bousculant, tout tombe sur moi ! La cafétéria était pleine à craquée et je pointa sa tâche du doigt en faisant une tête assez étonnée. Je lui parla de manière a ce qui tout le monde m'entend... involontairement.

" Ouah la vache ! T'as une énorme tâche, c'est dégoutant, change toi ! "


Je remarqua vite, que moi aussi j'étais tâchée sur ma belle robe rouge. Ah cela m'a bien mis en colère, et je partais m'assoir a une table de la cafétéria. Les bancs étaient en cuir et l'ambiance un peu Américaine... Qu'est-ce que j'aimerai aller en Amérique, c'est un de mes plus grands rêves... Partir avec mon amoureux, sur une île ou autre m'attire aussi ! Toute rêveuse, je tourna ma tête pour apercevoir celle de la jeune fille qui était restée plantée là-bas. Je lui fit signe de venir, en l'attendant sagement a cette table, j'étais impatiente de faire sa connaissance.
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MessageSujet: Re: Un déjeuner un peu arrosé [Rina Maeko]   Lun 25 Oct - 11:47

[Bonjour mademoiselle. ^^ Comme promis, je poste ma réponse Razz J'espère qu'elle te conviendra, surtout la fin. Bonne lecture !]

    J’étais un peu perplexe. Je m’attendais à ce que cette fille soit d’un naturel calme vu la fragilité qu’il se dégageait de son apparence. En effet, la première impression que j’ai eu en la voyant était qu’elle était plutôt délicate. Son un mètre soixante, soixante-cinq au maximum, ainsi que sa chevelure d’un blond vénitien qui encadrait son visage aux traits fins et en augmentait l’harmonie et la douceur, me le faisaient croire. Mais quand j’ai croisé son regard pétillant d’un bleu profond, je sus que je m’étais trompée. Elle n’était en aucun cas une simple coquille vide.

    Bon, par contre elle aurait pu choisir un tout autre vocabulaire pour exprimer son mécontentement. Je le comprenais parfaitement, mais à ma connaissance, la langue japonaise était assez riche pour éviter de dire certaines vulgarités, même sous l’emprise d’une forte émotion. J’en étais souvent la proie, par conséquent je pouvais concevoir que face à elles, on se laissait aller, mais ce n’était pas pour autant que j’en oubliais mon éducation et mes bonnes matières… Enfin, chacun sa façon de faire.

    Après quelques minutes d’attentes, la jeune fille tourna enfin la tête vers moi. Elle refusa la proposition que je venais de lui faire sans que je remarque la moindre trace de rancœur dans le ton de sa voix. J’en fus surprise surtout suite à la démonstration de sa colère. Je pensai plus qu’elle allait m’en vouloir et le dire très clairement. A cet instant, j’étais moins mal à l’aise qu’il y avait quelques minutes et donc le rouge de mes joues avaient un peu diminué, pourtant la manière dont la jeune fille me parla me gêna plus que si elle s’était mise en colère.
    C’était tout moi. Je préférai les discussions franches, directes et en conséquence une bonne remontrance au lieu d’un flot de paroles inutiles qui me mettait dans une incertitude malsaine puisque alors je ne savais aucunement si elle m’en voulait ou non de ma gaffe.

    Comme je savais que je réfléchissais pour trouver la réponse que seule la jeune fille avait, j’arrêtai là et je posai mon plateau sur la vitre transparente face aux desserts. Pendant que le cantinier jetait le continue du plateau de ma camarade, je pris un ramequin contenant mes chères boules de coco. J’eus alors un fort sentiment de culpabilité au sein de mon cœur quand je la vis regarder avec envie l’un des gâteaux au chocolat et je ne pus pas m’empêcher de demander une seconde fois à la jeune adolescente si elle était certaine de son choix, à propos de mon offre… Ou plus exactement, j’avais l’intention de lui redemander. Seulement, je n’eus même pas le temps d’ouvrir la bouche que mon interlocutrice me fit part de son humour quelque peu décalé.
    En effet, le fait de ne pas manger n’était en aucun cas un problème pour elle - chose totalement incongrue pour ma part - puisque qu’elle avait quelques petits bourrelés disgracieux à perdre. Non pas que je sois insensible à sa tentative pour essayer d’alléger l’atmosphère, mais je ne compris pas le rapport qu’il y avait entre vouloir faire un « régime » et le dessert que la jeune fille avait pris. Un gâteau au chocolat garni de calories et de sucres n’était pas vraiment adapté dans une quelconque hygiène diététique, surtout quand on voulait perdre du poids.
    Regardant alors plus attentivement sa taille soulignée par sa robe rouge, je me demandai qu’est-ce que c’était cette lubie de perdre des kilos ? Le fait qu’elle trouvait normal de sauter un repas pour ça me perturbait. Si elle continuait ainsi elle allait devenir plus que maigre. Cependant, mon instinct me soufflait que le corps de cette fille n‘en était pas à sa première privation de nourritures. Nonobstant, je pensais qu’il n’allait pas tenir ce rythme encore bien longtemps si c‘était le cas…

    Ne voulant pas me mêler de quelque chose qui ne me regardait aucunement, c’était sa vie après tout, je détournai les yeux sans répondre à ce trait d’humour pas que je ne voulais pas, mais parce que je ne savais pas quoi dire. Je repris mon plateau pour avancer jusqu’à la caisse et pour cela je due passer devant elle. Je sentis son regard et eut la sensation d’un petit frôlement dans mon dos. Je m’interrogeai pendant une longue seconde et ce n’est qu’en voyant l’expression de son visage quand je me suis retournée que la lumière se fit dans mon esprit.
    Bien évidemment, elle venait de remarquer la tâche que j‘avais dans le dos, petit cadeau du charmant garçon de tout à l’heure. Mais, j’en avais été tellement été traumatisée que j’avais totalement oublié ce petit détail.

    Alors que j’allais faire une remarque précisant que tout cela n’était rien, mon interlocutrice me pointa du doigt - l’une des plus grandes impolitesses possibles que l’on puisse faire envers une inconnue - et s’écria presque comme si je venais de lui dire que j’avais la peste.

    « Ouah la vache ! T'as une énorme tâche, c'est dégoutant, change toi ! »

    Qu’est-ce qui lui prenait ? J’avais cette tâche depuis tout à l’heure et elle s’en était très bien accommodée. De toute façon, je ne voyais pas ce qu’il y avait de choquant, de dégoutant à avoir une tâche sur l’un de ses vêtements. Ça prouvait peut-être qu’on était maladroit cependant, ce n’était pas la fin du monde. D’accord, j’étais tout de même une pointe d’irritation car ma veste venait tout juste sortir de l‘armoire, mais bon, un tour en machine et elle serait de nouveau toute propre. Et puis, étant donné que j’étais en plein milieu de la cafétéria, l’idée de me changer devant autant de monde ne me faisait pas vraiment envie. Cela pouvait très bien attendre la fin de la journée. Une simple tâche de soupe dans le dos n’était pas de l’acide sulfurique, je n’allais donc pas en mourir alors pourquoi s’inquiéter autant comme elle le faisait. Était-ce une manière de faire une sorte de diversion ? Je haussai les épaules et ne poussai pas plus loin ma réflexion.

    Le cantinier me dit alors combien je lui devais et mes yeux se délaissèrent de la jeune adolescente pour m’aider à fouiller dans mon sac pour trouver mon portefeuille. Dès que je l’eus en mains, je l’ouvris et pendant une bonne minute, je me bataillai avec le peu d’argent que j’avais. J’étais en train de lui tendre les trois cents yens que je devais quand un second cantinier arriva alors avec un nouveau plateau bien garni. Je compris que c’était le remplaçant de celui que j’avais noyé. Je dis alors à ma camarade qu’elle allait tout de même pouvoir se remplir l’estomac, d‘un ton un peu plus joyeux que celui que j‘avais employé tout à l‘heure. Je me sentais tout de même beaucoup moins coupable puisque maintenant, je savais que la jeune fille n‘allait pas sortir de la cafétéria le ventre vide.
    Néanmoins, comme elle ne me répondait pas, je lui jetai un coup d’œil par-dessus mon épaule et c’est avec une grande stupéfaction que je remarquai qu’elle était tout bonnement en train d’aller s’installer à l’une des tables, me laissant me débrouiller toute seule avec les deux plateaux. J’essayai de la rappeler pour qu’elle puisse récupérer son déjeuner, mais elle ne m’entendit pas. Je n’eus donc pas d’autres choix que de payer moi-même son repas - même si elle m’avait bien précisé le contraire tout à l‘heure - ce qui me ruina totalement… Quelle idée aussi de prendre un déjeuner à plus de cinq cents yens ?

    Tout en remettant mon portefeuille dans la poche intérieure de mon sac - mit toujours en bandoulière sur mon épaule gauche - j’entendis quelques filles pouffées de rire et en croisant le regard de l‘une d‘elles quand je relevai la tête, un sourire ironique se dessina sur mes lèvres sans que je m‘en rends compte. Elles étaient en train de se moquer de moi à cause de ma maladresse. C’était les personnes comme ces filles-là que je supportais le moins. La moindre faiblesse, le moindre petit incident, elles s’en servaient pour amener les autres à se considérer comme des moins que rien. Seulement elles étaient mal tombées avec moi.
    C’est donc d’une voix haute et assurée que je les apostrophai.

    « Vous savez, si vous voulez une photo de ma veste, y a qu’à demander. C’est deux cents yens par personne, hein ? »

    Une simple phrase pour les remettre à leur place et elles en caquetaient d‘indignations, comme des poules dans une bassecours. Elles sortirent de la cantine en me foudroyant du regard et même si je savais que je venais, en moins d’une seconde, de me faire trois ennemies mais j’en avais que faire, j‘étais plutôt amusée par leur manège. Ça ne devait pas être tous les jours que l’une de leurs cibles leur tiennent tête.

    Prenant alors un plateau dans chaque main, j’avançais calmement de quelques pas et regardai autour de moi pour voir où ma victime involontaire s’était assise. Tout en parcourant la vaste salle des yeux, je ne pus pas retenir un soupir. La cafétéria était bien bondée et bien entendu, il n’y avait plus de tables de libre où j’aurai pu manger toute seule. J’allais donc me coltiner un voire plusieurs de mes semblables bruyants et plus qu’indésirables surtout quand on ne voulait que de la tranquillité et un maximum de silence.

    Je la vis alors me faire un grand signe de la main avec un grand sourire sur le visage. L’adolescente s’était installée sur la seule table qu’il restait et qui était plus confortable que les autres. Je reconnus grâce aux bans en cuir que c‘était l‘une des tables réservées aux professeurs. La chance qu’ils avaient ceux-là !

    Je ne savais pas si ça venait de moi, mais j’avais bien l’impression qu’elle se comportait en cet instant comme si elle était contente de déjeuner avec moi. Une première si on excluait le « pot de colle. » J’avais encore plus de mal à trouver la logique qu’il y avait dans son comportement. Si du moins, il y en avait une.
    J’avais cru, par sa fuite subite après avoir émit son dégout d’une voix forte qu’elle avait voulu - peut-être d’une façon inconsciente - que les quelques paires d’yeux qui nous dévisageaient se concentrent seulement sur ma personne. Si ma déduction était exactement, cette jeune fille n’avait pas, ou alors très peu, confiance en elle et avait donc peur de ce que pourrait penser les autres à son sujet. Une des choses dont je ne m’étais jamais souciée en dix-ans de vie, ou alors très rarement. Pourtant, il se dégageait d’elle une certaine bonté, accentuée plus encore par son sourire et si on la regardait quelques secondes, on ne pouvait que penser qu’elle était l’une de ses personnes sociables et qui avaient plus que besoin de compagnie. C’était quelque peu contradictoire, en somme.

    Je m’avançai jusqu’à elle, en soupirant ce qui exprimait bien ce que je pensais. Je ne pouvais pas m’assoir ailleurs et puis après ce que je lui avais fais, c’était le seul moyen que j’avais pour me faire pardonner, une bonne fois pour toute, de ma bêtise.

    Ne voulant pas faire d’autres gaffes, j’arrêtai là mes réflexions et dès que je fus à sa hauteur, je déposai les deux plateaux sur la table. Je déposai mon sac à mes pieds, ma veste tâchée dessus pour éviter de salir le cuir des bancs. Dès que j‘eus finis de m‘installer, je plaçai son plateau devant elle et avec un sourire bienveillant sur les lèvres, je lui dis.

    « Hey, tu es rapide. Le cantinier n’a même pas eu le temps de te donner ton "plateau remplaçant" que tu étais déjà installée ici.»

    Mettant correctement mon propre plateau en face de moi, je commençais à déguster mes makis. Malgré le bruit aux alentours, je commençais à me détendre peu à peu et après plusieurs minutes, un petit espoir vint naître au fond de mon cœur faisant encore diminuer la culpabilité que je ressentais depuis l‘incident. J’aurai peut-être l’occasion de déjeuner sans être assaillie de paroles, pour une fois… Mais c’était sans compter ma malchance.


Dernière édition par Rya Ashina le Mer 9 Fév - 23:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un déjeuner un peu arrosé [Rina Maeko]   Mar 26 Oct - 19:12

[ Désolée je fais court, j'ai pas trop d'idée x_x ]

De ma table, je contempla le reste de la foule. Pfeuw, que de gens. Ça me stressait, et ça se voyait. Je souriais le doute aux personnes qui me regardaient. Et certaines jeunes bimbos se moquaient du style des filles qu'elles classaient dans les "ringardes". Oh, moi, je n'ai pas à paniquer. Je suis toujours à la mode. Je regarda la jeune fille qui avait, accidentellement, renverser un bol sur mon déjeuner. Ça m'avait énervée... M'enfin, c'est passé. Je ne reviens que rarement aux évènements déjà passés, et je ne suis pas du tout rancunière. Une chance pour la jeune fille, car sinon, je l'aurai insulté ! Et oui, je suis franche et mon vocabulaire laisse a désirer. C'est sûrement dû au fait que je trainais souvent dans des quartiers mal nourri, mal éduquer et tout le reste... Pourtant, on m'a disputée plus d'une fois pour que je n'y retourne pas... Que voulez-vous je suis têtue, comme toutes les filles... Une fille reste une fille, non ? La jeune fille de tout à l'heure, s'amusait a vanner des petites pestes et des petits garnements. Ça m'amusait, et j'en souriais, voir rigoler. Elle s'approcha de moi, un plateau en main. Elle a du remarquer mon grand, et pas très discret, signe de la main. Ouais ouais, j'avoue, je suis pas discrète... Quoi ? Elle a un nouveau plateau ? Ouah, la chance. Je me retourna, puis j'apercevais un groupe de jeune fille pas très commode. Elles avaient un air assez intellectuel. Je leur demanda discrètement leur "banana Split". J'en raffole. Avec toute leur gentillesse, elles me le donnèrent. J'allais me manger, toute seule, un banana Split, et gratuitement ! Tout ça grâce a ma sociabilité abondante. Je n'avais même pas remarquer que la jeune fille s'était déjà installée en face de moi. Elle dégustait des Makis, ou autrement dis, des Sushis. La chance, c'est tellement bon... Enfin, ça me vaut pas ce que j'étais en train d'engloutir, évidemment. C'était bruyant, et le bruit m'exaspéraient. Pour "étouffer" ce bruit, je commença la discute avec ma voisine d'en face. J'avais bien envie de faire connaissance avec elle, histoire d'avoir de nouvelles amies... J'avais promis à ma mère d'être gentille et polie de toute manière... Même si c'est pas gagné.

" Eh, T'as vu j'ai piqué la table des professeurs... C'est pas grave de toute manière ils ne mangent que dans une demie-heure, on a encore le temps " Je m'arrêta pour faire un clin d'oeil. " Au faite, moi c'est Rina, et toi ? "

Je continua de déguster. Je m'étais arrêter, après tout on ne mange pas la bouche pleine, c'est impoli et dégoutant. Même si certain le font à la cafétéria... Ça m'écœure. J'évitais de parler, pour ne pas déranger mon interlocutrice qui avait l'air de se régaler. Moi aussi d'ailleurs. Je me leva puis me servais un grand verre d'eau. Le distributeur d'eau était juste derrière la jeune fille. Je lui servit un verre aussi, pour ne pas paraitre radine, je lui en avais mis beaucoup plus qu'à moi... Cependant, j'espère qu'elle aime l'eau. Sinon, tant pis, je boirai dans son verre, tant qu'a faire. Il ne faut pas brader l'eau, c'est mauvais pour environnement. Ça sentais tellement bon. Le cuisinier venait de faire cuire des ramens... C'est tellement délicieux. J'admirais l'agilité qu'il avait dans ses mouvements à les faire retourner. L'odeur prit une tournure horrible en se mélangeant avec les autres aliments. Je retourna donc a mes occupations, c'est à dire ; Parler avec ma voisine de devant. Je la questionna, mais pas trop tout de même. Je lui faisais des sourires chaleureux, et des vrais !


" Je suis contente de manger avec toi, sérieux. "

Et sur ces quelques mots, je buvais silencieusement mon verre d'eau. Je regarda yeux dans les yeux mon interlocutrice, toute souriante, en attendant sa réponse, qui sera positive, je l'espère.
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MessageSujet: Re: Un déjeuner un peu arrosé [Rina Maeko]   Lun 8 Nov - 13:43

[Bonjour, bonjour ! ^^ J'ai eu un peu de temps ce week-end et j'ai réussis à finir tous mes Rp ! J'écris vite XD J'espère que mon poste te plaira et les idées que j'ai eu également ^^ Bisous !]

    Je venais à peine de commencer à manger que mon interlocutrice se tourna vers la table voisine, où un groupe de jeunes filles venaient de s’attabler. Je n’entendais pas ce qu’elles se disaient mais quand la jeune adolescente se remit correctement sur sa chaise, j’aperçus qu’elle avait en main une coupelle contenant un banana split, dessert américain. J’en déduisis qu’elle avait demandé à l’une des jeunes filles de derrière si elle pouvait lui céder son dessert, après avoir surement raconté sa mésaventure. Et sous mes yeux, alors que je venais de lui apporter un plateau tout neuf à mes frais, elle le dégusta avec un plaisir plus qu’évident.

    J’en étais figée de perplexité. Mon regard passa de la coupelle au plateau, puis du plateau à la jeune fille pour enfin revenir sur la coupelle. Qu’est-ce qu’elle n’avait pas percuté ? Je ne mettais absolument pas son intelligence en doute, cependant le fait qu’elle avait tout de même demandé le dessert d’une autre élève alors que j’avais posé juste devant elle son repas, en le lui précisant, on pouvait penser qu’elle était un peu longue à la détente.

    Pour que l’échange soit équitable, je me levai en prenant le gâteau au chocolat qu’il y avait sur le plateau destinée à ma camarade et je l’amenai à la jeune fille. Après un « en échange du banana split, » je repartis à ma place pour continuer mon déjeuner sans me préoccuper plus de la jeune fille.

    Je haussai les épaules, ne comprenant pas son comportement tout en étant irritée d’avoir du dépenser un peu plus de cinq cents yens pour rien. Je pouvais dire au revoir à la suite de mon mangas jusqu’au mois prochain… Je reposai mon regard sur ce qu’il y avait dans mon assiette puisque face à l‘innocence qui se dégageait de ma camarade, je n‘arrivais même pas à lui dire quelque chose de désagréable… Je coupai mes makis en morceaux pour ensuite les manger proprement avec les baguettes puisque j’avais un certain dégoût face à ceux et celles qui mangeaient avec leurs mains. On touchait beaucoup de choses avec, comme les poignets de portes par exemple. Seulement, on ne savait pas ce que la plupart des gens faisaient avec leurs mains et où ils les mettaient.

    Je fus sortie de mes répugnantes pensées par la prise de paroles de ma voisine. Pour une prise de parole, cela en était une ! Je ne compris pas la moitié de ce qu’elle me dit tellement son débit était rapide. Comment embrouiller une personne en une minute ? Laisser une bavarde parler. J’étais pourtant une de ses filles qui aimaient le silence par-dessus, mais étrangement le monologue de ma voisine ne me dérangeait pas plus que ça. Je remarquai l’enthousiasme qui émanait d’elle et sa joie était communicative. Ce n’était pas que j’étais malheureuse au sein du lycée, mais loin de la présence rassurante de Tsukida, je me sentais un peu isolée et différente des autres alors voir sur le visage de mon interlocutrice, un certain bonheur rien qu’en parlant de tout et de rien, était rafraîchissant et me réchauffait un peu le cœur… Chose plus qu’étrange mais je n’osai pas m’interroger là-dessus.

    Elle se présenta au bout d’un moment et après une seconde d’hésitation, je lui répondis avec mon petit sourire.

    « Rya Ashina. Enchantée.»

    Suite à cette courte présentation, Rina se leva et alla remplir son verre au distributeur qu’il y avait derrière moi. Elle prit mon verre par surprise et le remplit également. Je la remerciai avec un autre de mes sourires sur les lèvres, même si j’avais plus l’habitude de boire en fin de repas. Elle reprit sa place en face de moi et après quelques secondes, je me rendis compte du silence qu’il y avait. Je relevai les yeux vers Rina et je la vis fixer le cuisinier. Elle avait un nom japonais et semblait être habituée à la vie nippone pourtant, la jeune fille paraissait surprise face à la dextérité du cuisiner avec ses ramens. Mon sourcil droit se releva pour exprimer tout mon étonnement face à sa réaction. Je ne voyais pas vraiment ce qu’il y avait d’ahurissant à voir un cuisinier japonais montrer son savoir-faire, même si bien sûr on était dans une cantine. Mais la Pretty School en avait les moyens et la directrice mettait un point d’honneur à donner aux élèves qui venaient au pensionnat, une qualité de services et d’enseignements plus que prestigieuse. Ainsi, elle avait engagé un cuisinier plus qu’hors-pair et nous avions droit à des repas nourrissants et délicieux, le tout dans un environnement plus que confortable.
    C’était contradictoire quand on y réfléchissait un peu, car sa réputation la dépeignait comme une vieille sorcière acariâtre alors qu’elle faisait tout pour que les pensionnaires se sentent ici comme chez eux…

    Le silence ne dura pas longtemps et la jeune fille reprit ensuite ses questions. Je sentais qu’elle avait une certaine envie de me connaître cependant, j’avais également l’impression qu’elle réfrénait sa curiosité pour éviter de me mettre trop mal à l’aise et si c’était vraiment le cas, je lui en étais reconnaissante. Je lui répondis donc que j’étais en troisième année, que je venais de fêter mes dix-sept ans et que j’étais une judokate de ceinture bleue puisque j’en faisais depuis mes six ans.

    Je venais à peine de finir de répondre à sa dernière question que Maeko-san reprit la parole, avec un sourire jusqu’aux oreilles.

    « Je suis contente de manger avec toi, sérieux ! »

    C’était plus que soudain. Je ne savais pas ce qui lui était passée par la tête, je n’arrivais pas vraiment à suivre l’ordre -si il y en avait un, d’ailleurs - de ses pensées. Je ne concevais pas qu’elle démontrait déjà une affection à mon égard - sincère qui plus est vu l’expression de son visage - avec une telle facilité alors qu’on s’était rencontré seulement une quinzaine de minutes auparavant. Je reposais mes baguettes et je réfléchissais très vite à une réponse adéquate… Mais au bout de quelques secondes, comme rien ne venait, je répondis un « moi également » assez rapidement avant de me lever tout en saisissant le pichet qui était sur la table. La seule contenance qui m‘était venue à l‘esprit en voyant la jeune ado finir son verre, avait été d’aller le remplir au distributeur. J’avais ainsi le temps de me remettre quelque peu de mon malaise.

    Je n’étais pas une fille qui exprimait ses émotions facilement. Je ne savais jamais comment réagir face aux sentiments alors que Maeko-san vienne en parler sans détour et tellement soudainement, avait ravivé une peur tapis au fond de moi depuis quelques temps, maintenant. J’appréciais la franchise, j’aimais que l’on me dit la vérité même si elle n’était toujours pas bonne à entendre, pourtant, tout ce qui concernait le domaine du cœur, je préférais les actes aux paroles. Et quand je parlais « d’actes » ce n’était en aucun cas des démonstrations physiques d’affection, mais plutôt une preuve de loyauté, d’amitié. Prendre ma défense, venir m’aider pour un devoir ou juste demander mon opinion lors d’un dilemme.

    Dès que le pichet fut remplit, je respirai à fond et me retournai pour faire face à ma voisine. C’est alors que quelques garçons bruyant s’installèrent à l’autre bout de la table où j’étais avec Rina. Je fronçais les sourcils en voyant qu’ils s’envoyaient de la nourriture, un gaspillage que je ne supportais pas mais ne voulant pas m‘attirer de problèmes, j‘évitai de dire quoique se soit.

    Je posai le pichet en souriant à ma voisine et alors que j’allais m’asseoir, mon regard fut de nouveau attiré par les trois jeunes hommes. Au moment même où j’ai vu le morceau de poisson dans la cuillère d’un des types, je sus ce qu’il allait se passer. Le jeune homme le lança, son ami l’esquiva et instinctivement, je me précipitai derrière Rina et tirai de toutes mes forces sa chaise vers moi pour qu’elle évite de se le prendre en pleine figure. La jeune fille avait reposé son verre sur la table, heureusement. Il n’eut donc pas de casse de ce côté-là.
    Néanmoins, je n’avais pas bien évaluer la trajectoire du morceau de poisson. Il atterrit non pas sur ma camarade comme je le supposais, mais en pleine milieu du reste de banana split qu’il y avait dans la coupelle, dans un « Ploff » bien peu ragoutant : Le morceau de poisson accompagné d’une sauce verte inidentifiable, baignait à présent dans le chocolat mélangé à la boule de glace vanille qui avait fondu, au côté du dernier bout de banane…
    Je n’avais pas sauvé son dessert, mais au moins je lui avais évité une belle tâche sur sa robe rouge.

    Je me penchais alors pour lui demander si elle allait bien et je m’excusais en passant pour la brusquerie de ma réaction. Puis, après avoir foudroyé d’un regard glacial le groupe de jeunes garnements, totalement hilares, je me rapprochais de la table.
    Avec un certain dégout, je reposai la coupelle sur le plateau de Rina, avant d’essuyer avec ma serviette en papier les quelques gouttes de sauce chocolat qui avait éclaboussé sur la table. Je pris mes deux boules de coco et tout en regardant mon interlocutrice, je lui dis.

    « Tu ne vas pas finir ton banana, vu son état. Je te passe mon dessert pour finir de satisfaire ta faim »

    Comme elle n’avais pas vraiment eu de réaction, je la fixai encore, puis sans que je sache vraiment pourquoi, je lui pris la main. Un comportement que je n’avais pas l’habitude d’avoir mais c’était comme si je ressentais le devoir et l’envie de la protéger. La seconde émotion était toute nouvelle et elle intensifia le sentiment de peur qui m’habitait. Je préférais pourtant me concentrer sur ma camarade, c’était beaucoup plus facile que d’analyser ce que je percevais au sein de mon cœur.

    Je me penchais une nouvelle fois pour que l’on soit à la même hauteur et que je puisse ainsi lire les expressions de son visage. Après encore une seconde, je lui redemandai tout en la regardant dans les yeux avec sollicitude.

    « Tu es sûre que ça va ? »
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MessageSujet: Re: Un déjeuner un peu arrosé [Rina Maeko]   Aujourd'hui à 0:11

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Un déjeuner un peu arrosé [Rina Maeko]
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