Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 Vanish, K2R, Eau écarlate, Saint Marc, Le chat, ... ? [PV : Aaron 8D ]

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Chloée Carter
Titanic



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MessageSujet: Vanish, K2R, Eau écarlate, Saint Marc, Le chat, ... ? [PV : Aaron 8D ]   Mer 15 Sep - 19:15

Because Of You


    Oh mince, shit ! Hiii, ce regard ! C’est flippant. Quelle idée de regardé une jeune fille comme ça, espèce de malpolie. Fais pas le rabat-joie, c’est juste un peu de soupe miso, de sauce soja et puis aussi quelques sushis. Avec du K2R ça s’en va. Ouais, même sur une chemise blanche. C’est moi la plus à plaindre ! J’ai plus de repas maintenant. Alors, t’as intérêt à me ranger ce regard de tueur. Compris ? Euh non… Il n’a pas l’air d’avoir compris. Quoi il se bouge ? Il comprend la situation ??? VITE ! Faut que j’me casse. Et plus vite que ça. Peut-être que si je pars vite et discrètement, il ne me fera pas de mal. Il a pas eu le temps de me voir vraiment si j’arrive à me cacher dans la foule des couloirs, il ne pourra rien m’arriver, n’est-ce pas ? N’est-ce pas... ? Dire que tout ça c’est arrivée parce que je me suis levée du pied gauche. Ou sous la mauvaise étoile, ça marche aussi.

    [Flash Back : Parce que la vie est injuste]

    Il n’était que 7h 30 et cette journée s’annonçait déjà horrible. Mon réveil n’avait pas sonné et résultat je venais juste de me levé. Je n’allais avoir qu’un temps limité pour me préparé, que c’est frustrant. Saloperie de réveil. Et ce n’était pas finit, rien qu’en sortant du lit la suite des réjouissances me fut servis sur un plateau d’argent, je n’avais pas rangé mon pantalon la veille et je me pris les pieds dedans. Je m’affalais de tout mon corps au milieu de ma chambre dans un bruit sourd. Je m’attendais à entendre les rires comme dans ces séries humoristiques, qui généralement ne sont pas amusantes. Ouais vous savez les rires du public. Bah là y’en a pas eu. Pourquoi ? C’est simple je suis encore seule dans ma chambre. Ouais je sais depuis le temps c’est suspect. Bah vous savez un petit chèque de rien du tout contre la liberté. Vous croyez qu’ils sont arrivées comment les nouveaux fours en cuisines ? Je me relevais donc car je n’avais rien à faire par terre, ce jean n’ont plus d’ailleurs, je suis fainéante ce n’est pas ma faute. Je le ramassai quand même, un cassage de gueule par jour, merci.

    Bon il ne me reste que 25 minutes pour me préparer, appelez Tom Cruise, on tourne la suite de Mission Impossible. Je me dirigeais donc vers la salle de bain, je me maquillai à la vitesse de l’éclair, j’étais plus rapide que Pikachu, ouais, ouais, j’te jure. Bon quand même pas mais pas loin. J’allais tellement vite que je fis tomber mon crayon sous le meuble, et mince ! Il tomba trop loin pour que je puisse l’attraper, il aurait fallut que je bouge le meuble mais il est trop lourd et je n’ai pas le temps de toute façon. Je regardai attentivement le miroir. Non. Là, ça ne va pas le faire. J’ai du crayon que sur un œil. Je ressemble à un Clown comme ça. Je me dépêchai de trouver un autre crayon noir dans mon placard. J’ouvris le premier tiroir à maquillage, et ce n’était bien sur pas le bon. J’ouvris le deuxième et là… miracle, il y avait ce foutu crayon. Je l’appliquai sous mon œil gauche. Un coup de mascara, finit pour le maquillage. Ensuite, on passa aux cheveux. Pas le temps pour un brushing, fait chier, justement le jour où j’avais prévue dans faire un. Bon bah, un coup de brosse et une pince pour les accroché derrière et le tour et joué. Ouais mais le chignon ça le fait pas avec mes cheveux ondulés. Je détachai mes cheveux et réfléchis, plus que cinq minutes me dit cette satané horloge. Je pris quelques mèches de devant mes cheveux et les accrochais derrière, c’est jolie, c’est bon. Je m’habillai avec les vêtements choisis la veille, enfin quelque chose d’intelligent bien que je ne sois pas stupide. J’en connais qui aurait dit « Faut voir »…
    C’est bon je peux enfin aller manger, je meurs de faim. Je n’ai pas mangé hier soir, je n’avais pas faim. Ironie du sort. Je mangeai tranquillement avec des amies puis une fois que nous eûmes finit, nous remontâmes chacune dans nos chambres respectives pour prendre nos affaire de cours. Une fois dans la mienne, je préparai mon sac, pour cela je regardai mon emploie du temps, avec la chance que j’ai ce matin je pourrais prendre les affaires du lendemain. Je partis et lorsque que j’arrivai enfin devant la salle de japonais, je me rendis compte que j’avais oublié mon sac. Et bien, faudrait mieux que retourne me coucher moi. Je pourrais me faire tuer avant la fin de la journée. Mais impossible… J’avais un contrôle important avant de manger. Je n’ai pas révisée comme une dingue (oupas) pour loupée ce concours. C’était décidé après manger, je monterai me coucher. En attendant, il fallait que je remonte chercher mon sac, et il ne me restait que cinq minute. Tout se passa bien jusqu’à ce que j’arrive à deux mètre de ma salle de cours. J’entendis un « Hé ! Toi », je me retournai et j’eue la « bonne » surprise de tomber nez à nez avec cette surveillante. Sakurazaki. Ouais il parait qu’elle est sympa mais accro aux règlements. Bah tiens. Un retard. Comme si je n’avais pas déjà assez de problème ! Et merde je n’avais pas d’argent sur moi. Je ne peux pas acheter son silence et sa clémence. Bon bah tant pis, un retard c’est rien.

    La matinée se passa sans trop de problème, quelques mines qui se cassèrent, un stylo plume qui fuit, … Ça pourrait être pire non ? Comme tout allait bien, j’envisageais de venir ‘après-midi. Surtout pas. Cette tranquillité c’est pour diminuer mon attention. J’en suis sûre, la malchance elle est sournoise. Je me dirigeais vers le réfectoire avec quelques copines. Je devais mangée avec elle. On arriva on Self. Oh ! Des sushis !! Oh ! De la sauce soja !! Oh ! De la soupe Miso !! Comme c’est lassant, pas le choix de toute façon, mais il pourrait varier un peu quand même. J’avançais distraitement. M’interrogeant sur ma malchance d’aujourd’hui. Je suivais le groupe instinctivement jusqu’à ce qu’un obstacle se présente devant moi. Un bel obstacle si on lui enlève le regard de tueur. Et oui, je venais de rentrer dans un garçon de quatrième année, il me semble. Aaron Alibu ? Aaron quelque chose en tout cas. Sauf si c’est Sharon… Ouais sauf que je n’avais pas le temps de lui demandé son nom. Parce qu’au regard de tueur qu’il me lançait et la méga grosse tache sur sa chemise blanche, j’ai compris que la fuite était la seule solution.

    [ Fin de flash back : La vie est toujours injuste… Mais j’ai plus le temps de me plaindre.]

    Ni une, ni deux je commence à courir comme une folle. Plus vite que la Musique. C’est comme cette chanson de Kyo la « Je cours » Ouais sauf que moi je risque ma vie si j’arrête de courir. Mon cerveau ordonne à mes deux saucissons de jambes d’avancé. Une deux, une deux. Mes espoirs se détruisent quand je me rends compte que les couloirs sont déserts. Normal les élèves sont en cours ou au réfectoire comme moi il ya quelques instants. Ou comme le gars bouillonnant de fureur qui doit être en train de me suivre à l’instant même.
    Oh rage, oh désespoir, oh maladresse ennemie. Que dois-je faire pour survivre ? Pourquoi Superman n’est jamais là quand on en a besoin ? Je réfléchis deux petites secondes, toutes petites. Une salle de cours ! Il faut que j’en trouve une où me cacher. Je m’approche de la porte plus proche de moi, des voix. Il y a cours dans celle-ci. Je continue tout droit. Rien. Je tente d’ouvrir et bien sûr c’est fermé alors je traverse le couloir et enfin la miracle ! Doux Jésus. Sainte Marie. Chloée Carter. Hum là je m’égare. Oui, enfin la chance me sourie ! La porte s’ouvre. Ameeeeeen. J’entre rapidement mais sous le coup de la fatigue, je claque la porte. Si ce Sharon Alibu m’a suivit et qu’il a entendu la porte claqué, je suis perdue. Et non je n’en fais pas un peu trop.

    «Pouah, j’aurais mieux fais de rester couchée. Si je sors d’ici vivante, je vais me faire un tête à tête avec mon lit moi… »

    Je n’avais pu retenir cette exclamation, mais je suis loin d’être endurante et cette petite course m’a littéralement crevée. Maintenant. Il ne me reste plus qu’à attendre. Attendre de voir si le jeune homme m’a suivit ou non. Attendre de voir si ma discrétion de Mammouth me payera. Attendre de voir ce qu’il faut voir…


Dernière édition par Chloée Carter le Dim 10 Oct - 17:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vanish, K2R, Eau écarlate, Saint Marc, Le chat, ... ? [PV : Aaron 8D ]   Mer 22 Sep - 18:55

    C’était un matin comme les autres. Pour ma part, cela signifie : je me lève pour aller en cours. Ma foi, ceci est génial, mes chers amis. Je trouvais cela vraiment ennuyeux, surtout depuis que j’eus entamé ma quatrième année au sein de Pretty School. Les cours ne m’intéressaient pas vraiment. Le programme ne m’attirait pas plus… enfin, ce n’était pas comme si j’étais un mauvais élève, bien au contraire ; je retenais tout, même sans le vouloir ! Ce qui me vouait plusieurs bonnes notes. Comprendre, c’était un deuxième point. Enfin, ce n’était pas très difficile. Il me suffisait simplement d’écouter en cours.

    En parlant de cours… je suis en ce moment même en plein milieu d’un cours de mathématiques. Assis à une table au fond de la salle. J’observais ce qui se déroulait sans un grand intérêt particulier.
    Plusieurs auras se mélangeaient ; m’offrant un spectacle bien plus que coloré. J’aimais bien… le silence n’existait pas. Le professeur n’arrivait pas à tenir tête au vacarme qui s’étalait. J’avais la tête tellement remplie que j’étais sûr qu’à la fin du cours, ma tête n’allait pas passer la porte. L’autorité n’était qu’un sujet important dans ce que l’on appelle l’éducation, et pourtant… ce professeur n’avait pas l’air de savoir maîtriser cette dernière. Mais bon sang, où avait-il eut son certificat ? Dans une pochette surprise ?! C’est à se demander… Voilà qui est bien dommage… n’est-ce pas ? Même si la totalité de la classe avait l’air de bien s’amuser.
    Certains dessinaient, d’autres discutaient, quelques uns s’amusaient même à lancer des avions en papier. De vrais gamins. Ils me faisaient de la peine. Etaient-ils réellement en quatrième année ? C’est une bonne question à se poser. J’avais plus l’impression d’avoir affaire à des élèves de primaire. J’étais pris d’un horrible mal de tête… quelle heure était-il ? Je sortis discrètement mon portable de ma poche (…même si, je l’aurais étalé sur la table, ça n’aurait pas changé grand-chose, j’imagine…) et je regardais l’heure qu’il m’indiquait. Onze heure cinquante-cinq… allez, courage Aaron… plus que cinq minutes à passer dans cet enfer… enfin… avant la pause déjeuner.

    Le professeur demande aux élèves de sortir leur agenda. Personne n’écoute, personne n’obéit, ils se contentent tous de continuer de blablater et rigoler dans leur coin. Les cinq dernières minutes se déroulèrent dans ce genre d’atmosphère. Ça sonne. Je me lève bruyamment, range mes affaires et sors de la classe au pas presque de course. De l’air ! Je souffle et respire enfin. Ah ! Comme ça fait du bien ! Les autres élèves suivent le mouvement et sortent également de la salle. Je commence à partir avec la plus grande des discrétions, jusqu’à ce que l’on commence à m’interpeller. Une voix douce et cristalline, une femme, une demoiselle. Je me tourne mon regard vers elle, sourire neutre mais chaleureux aux lèvres. Elle me rejoint, suivie de son groupe mixte derrière elle puis, une fois face à moi, elle m’adressa la parole.

    « Aaron ! Tu veux manger avec nous ? C’est plus marrant quand on est plusieurs, pas vrai ? Héhé ! »

    Mon visage s’illumina d’un sourire qui aurait pût sembler chaleureux et jovial. Ceci dit, ça signifiait que j’étais d’accord. Pas besoin d’une parole, mon sourire est révélateur. Et ce, pour tout le monde. J’avais l’habitude que l’on m’arrête dans les couloirs pour me demander de manger avec untel. J’étais très demandé. Le Prince Silencieux. Voilà comment on me surnommait. Un nom qui m’allait comme un gant je dois dire.
    Je les suivais au pas, je les écoutais. Ils se présentaient. La personne qui m’avait adressée la parole se prénommait Kazumi, et ses trois autres amis, Kei, Mari et Jun. C’était un groupe qui était des plus banaux. Des japonais. Cheveux noirs, yeux noirs, typiques, pures souches. Je faisais un peu tâche, moi. Avec mon origine, ou plutôt, mes origines franco-américaines, et ma nationalité à moitié française.
    Mais bon, il faut faire avec. Kazumi ne me lâchait pas d’une semelle, elle me lançait quelques regards intéressés, mais qui, je dois dire, me gênaient assez. Je les lui rendais en sourires courtois, c’était la moindre des choses, de la politesse. Même si j’avais horreur que l’on me fixe à plusieurs reprises sans me dire ce qu’il se passe. Si j’ai un truc sur le visage ou bien dans les cheveux, autant me le dire sur le coup, et ne pas hésiter ! Comme ça, j’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de mal ! Ce que je ne fais que rarement sous mon apparence angélique et amicale.

    On faisait la queue, la cantine était pleine à craquer. On était tous compressés et entassés dans la file. De nombreux contacts, non que ça me déplaise. Les habits se frottaient contre chacun d’entre nous et les paroles s’entremêlées. Je n’aimais pas tellement cela. J’enfilais avec une certaine grâce, sous le regard attentif de certaines personnes, mes oreillettes, activant l’une des musiques qui se trouvaient dans mon mp3.
    Je m’occupais comme cela pendant plusieurs minutes ; le temps que la file se diffuse ? Ce qui se fit assez rapidement, à mon plus grand bonheur. Quand je fus au début de la file, soit au premier rang, je pris un plateau, contemplant les plats du jour. Oh, encore des plats typiques du pays… tant pis, je n’avais pas très faim de toutes manières. Je pris donc le strict minimum, puis, au moment de m’installer, une mauvaise surprise me guetta. Une chevelure blonde et légèrement ondulée en premier plan, puis en deuxième plan, un plateau qui arrive tout droit vers ma chemise… qui est… comment dire. D’un blanc extrême. Grand silence, puis des éclats de rire. Contre qui étaient-ils ? Moi ? Ou bien… la demoiselle blonde ?
    Je demeurais pour le moment impassible sous tant de moquerie. Tout ce que j’attendais, c’étaient des excuses. Mais au lieu de cela… à ma grande surprise…cette blonde inconnue s’en alla au pas de course.
    Du foutage de gueule ? Je l’ignorais. Mais je n’allais pas la laisser filer comme cela ! Tout simplement parce que ça ne se faisait pas ! Le strict nécessaire est au moins de s’excuser ! Et la politesse était pour moi, quelque chose de très important. Et l’impolitesse m’insupportait. Kazumi et ses amis rigolaient derrière mon dos avec le reste des lycéens. Et avant qu’ils ne puissent dire quoi que ce soit, je me mis à la poursuite de la fille qui m’avait parue forte impolie.

    Je sortis de la cantine, l’apercevant au bout du couloir en train de courir, tentant désespérément de me semer, m’échapper. Arf, j’avais une sainte horreur du sport. Même si je courais vite et disposais d’une bonne endurance, je ne supportais ça. Enfin, j’aimais bien les jeux collectifs, mais c’est tout ! Sans plus ! Point final pour ce sujet, d’accord ?
    Je la poursuivais dans les couloirs assez bondés pour une heure pourtant loin d’être tardive. Puis, je la vis, au loin entrer dans une salle de classe, en touriste certainement, je la suivis, ouvrant violement la porte. Tout le monde tourna la tête. Me reconnaissant. En effet, j’avais une grande réputation, et tout le monde me connaissait. Même les nouvelles années. Certains souriaient lorsqu’ils me virent débarquer, chuchotant des : « Vous avez vu ? C’est Aaron ! » Ou bien : « C’est le Prince ! Le Prince ! » Que voulez-vous, j’étais aimé, admiré, dorloté… que demander de plus ? Herm… bref, revenons au vif du sujet. Je cherchais une tête blonde. Ce n’était pourtant pas si dur à trouver n’est-ce pas ? Je jetais un coup d’œil rapide dans la totalité de la salle, puis, en ayant marre de la chercher, après quelques secondes de répit, je dévoilais à mes admirateurs ma voix douce et angélique, qu’à peine le quart de la classe avait réussi à entendre depuis ce jour.

    « Veuillez excuser le dérangement… je suis à la recherche d’une demoiselle, blonde, aux cheveux ondulés et plutôt longs… j’ignore son nom, et je n’ai pas eut le temps de mieux la scruté du regard. Car voyez-vous, cette jeune personne a eut le cran de salir ma belle chemise… mais le pire n’est pas là. Elle a décampé sans même s’excuser auprès de moi. Et je ne peux supporter cette marque d’impolitesse. Voilà le pourquoi je la recherche. Je vous remercie d’avance de bien vouloir m’aider… »

    Je ne crois pas avoir autant parlé qu’aujourd’hui une fois dans ma vie. Enfin, comme on dit : Il y a un début à tout, n’est-ce pas ? On me pointa sans hésiter une énergumène dorée au fond de la classe. Les mains dans mes poches, je me rapprochais d’elle, remerciant la troupe. Et une fois devant elle, je plaquais mes mains sur le bureau vers lequel elle se trouvait, un bruit, un claquement brutal. Bref, c’était… très agressif. Pourtant, loin de là était mon attention… pour le moment ? Un regard de tueur mais un sourire aux lèvres, qui semblait, aux yeux de tous, amical et chaleureux. Un parfait oxymore… hé oui.

    « Alors c’est toi… »

    Mon sourire semble se transformer en quelque chose de sadique, voir même… cynique. Ah ! Elle avait osé salir ma belle chemise blanche ! Et elle n’essayait même pas de s’excuser auprès de son aîné. Son visage ne me disait rien. Je ne l’avais jamais vue. Et bien, la première chose que j’aurais à retenir d’elle, ce serait une belle impression. Quelque chose de magnifique. Vous devez le savoir, hein ? Elle a tenté de m’humilier. Mais là n’est pas le plus grave pour ma part. Un nom se répétait dans la salle. Chloée Carter… j’imagine que c’était comme cela qu’elle se nommait, cette tête blonde. Je ne la quittais pas des yeux. J’étais surprise par son manque de tact, est-ce qu’elle était normale ? N’importe qui de « normal », dans ce genre de situation, se serait excusé depuis un bon moment déjà. Mais elle… pas encore. Si elle compte s’excuser un jour, bien sûr. Bon, je m’arrête. Parce que, depuis tout à l’heure, je n’arrête pas de l’enfoncer, encore et encore. Je la regardais, gardant le même sourire ironique et presque insupportable.

    « Chloée Carter… c’est toi, je présume ? »

    C’était la première fois que je tutoyais quelqu’un sans qu’il ne m’en donne l’autorisation, à notre première rencontre. Le fait que je sois outré devait certainement y jouer son rôle. Je l’identifiais ; elle était plutôt jolie, si j’aurais été dans mon état habituel, j’aurais certainement agis en tant que parfait gentleman face à la beauté dont elle disposait… mais, ce n’était pas le cas. Je m’abaissais à la hauteur de la demoiselle, étant beaucoup plus grand qu’elle, puis, reprenant un sourire amical, je lui dis.

    « Aaron MacAlister attend des excuses de ta part, jeune fille ! »

    J’approchais mon index de son front, poussant ensuite doucement et gentiment sur ce dernier. Je n’utilisais que rarement ma véritable force. J’étais un homme contre ce genre de principe, la violence. Hum ? Une tapette, moi ? Je ne crois pas, non. Seulement… beaucoup trop gentil… et c’est tout. J’attendais de voir comment l’inconnue allait maintenant réagir.


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Chloée Carter
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MessageSujet: Re: Vanish, K2R, Eau écarlate, Saint Marc, Le chat, ... ? [PV : Aaron 8D ]   Dim 10 Oct - 13:09

    Je venais de rentrer dans la salle vide. Je venais de lâcher une exclamation qui aurait fait comprendre à n’importe qui que je comptais sécher les cours. Mais tout le monde à ma place aurait fait pareil non ? Attends mon enfant, avec la matinée de merde que je venais de passer, comment aurais-je pu supporter un après-midi en plus avec cette chance de chat noir écrasé sur le bord de la route ? Déjà vu le regard de bulldog en manque que m’avait lancé le monsieur. Bon d’accords je lui avais renversé mon plateau dessus mais ce n’était pas une raison pour vouloir me tuer d’autant plus je me suis excuser ! Quoi ? Je ne me suis pas excuser ? Oups ! À voilà pourquoi il me lançait un tel regard. En temps normal j’aurais trouvé cela extrêmement malpoli. On ne regarde pas une jeune fille ainsi. Non mais ! Sauf que dans les circonstances actuelles, c’est moi qui me trouvais à la place de l’impoli. Mais comment j’ai fais pour oublier de m’excuser. Ce n’est pas mon genre. Mais alors pas du tout. On ne m’a pas élevé comme ça. Je devrais peut-être sortir et m’excuser mais je ne sais pas de quoi il est capable. Peut-être qu’il est doux comme un agneau ou peut-être est-ce un psychopathe. Et j’ai promis à une certaine personne de ne pas m’approcher de gens dangereux.

    Je n’ai pas le temps de penser d’avantage à mes actes car que je me rends compte que dans la panique je ne m’étais pas aperçue que la salle que j’avais crus vide était pleine d’élève qui me regardait choqués. Merde la honte. Je rougis comme une tomate. Comment j’ai fait pour ne pas me rendre compte que cette salle était occupée ? C’est bien ma vaine. Mais pourquoi ai-je autant de malchance aujourd’hui ? Qu’ai-je fais de mal. D’ailleurs on est quel jour ? Lundi 13 Septembre ! Et ben voilà, tout s’explique. Le lundi 13 pour moi c’est encore pire qu’un Vendredi 13. JE HAIS LES LUNDI ! Comme ça c’est dit. Pour en revenir au fait que j’ai l’air complètement stupide devant cette classe. Je balaye la salle du regard. C’est des secondes années. Je reconnais certains visages. Le rouge de mes joues s’est complètement estompé. Mon regard croise celui d’un blond. Pas trop moche. Il rougit encore plus que moi précédemment. Je réprime un sourire. C’est toujours flatteur de plaire mais si je suis déjà au courant de ce fait. Le professeur parle :

    - Mademoiselle Carter, auriez vous l’obligeance de me dire ce que vous faites ici ? Je suis désolé mais vous gênez mon cours.

    - Oh pardon Professeur Perez ! M’excusais-je, je l’avais reconnue rien qu’à son accent espagnol. Mais voyez-vous je m’ennuyais et je me demandais si je pouvais assistée à votre cours car vous le savez, j’adore la musique.

    - Euh, bien sûr si vous voulez mais vous avez déjà eu ce cours l’année dernière. Et si ce n’est pas trop impoli, pourrais-je savoir pourquoi avez-vous parlé de survivre et de dormir tout l’après-midi.

    - Trop long à expliquer monsieur, dis-je en m’asseyant à la table du fond. “

    Une fois, installé à ma table je pousse un soupir discret mais en vérité je n’étais pas du tout rassuré. Et j’avais tout à fait raison de ne pas l’être car la raison de mon désarroi venait d’entrer dans la salle. Il me cherche. C’est évident il regarde partout dans la salle. Je cache discrètement ma tête un peu trop voyante devant celle d’une fille devant. Il ne me trouve toujours pas et continue à me chercher Je n’avais pas eu le temps de l’observer ne serais-ce qu’un tout petit peu tout à l’heure et l’avais identifié sous Sharon car sous la panique je n’avais pas réfléchit à quelque point ce garçon était populaire. Mais maintenant que je lui lançais un regard plus approfondit a il me semblait l’avoir déjà vue. D’ailleurs les exclamations qui retentissait dans la classe confirmèrent mes doutes « Vous avez vu c’est … Ron » je n’ai encore pas entendu le début de son prénom. Je ne le connais que sous son surnom. Surnom qui résonne dans la salle. Le prince du silence. Sa majesté prend la parole :

    « Veuillez excuser le dérangement… je suis à la recherche d’une demoiselle, blonde, aux cheveux ondulés et plutôt longs… j’ignore son nom, et je n’ai pas eut le temps de mieux la scruté du regard. Car voyez-vous, cette jeune personne a eut le cran de salir ma belle chemise… mais le pire n’est pas là. Elle a décampé sans même s’excuser auprès de moi. Et je ne peux supporter cette marque d’impolitesse. Voilà le pourquoi je la recherche. Je vous remercie d’avance de bien vouloir m’aider… »

    Et bien, pour le prince du silence. Il parle beaucoup. Je n’avais jamais entendu sa voix auparavant. Enfaite je n’avais jamais cherché à lui adressé la parole. Hé ! Mais attendez ! Qu’est-ce qu’ils font ces lâches ! Ils indiquent au loup où se trouve l’agneau là ! D’ailleurs il leur à explicitement révéler ma maladresse de ce midi. Je n’y crois pas. S’il veut régler son problème qu’il le fasse en privée au lieu de mêler toute l’école à notre histoire. Bon en y réfléchissant, j’aurais surement fais un sacrée scandale comme quoi un abruti de première aurait osé renverser son horrible déjeuner sur mes vêtement. Je me demande quel parti auraient pris les élèves. Un débat entre deux figures du lycée. Intéressant non ? Bref, pas le temps de m’imaginer la troisième guerre mondiale parce que Sharon s’approche de moi et plaque avec force ces mains sur mon bureau. J’aurais pu sursauter mais je l’avais vu venir cette brute. Il me regarde droit dans les yeux. Il va m’assassiner. J’ai déjà vu un meurtrier en action il avait exactement le même regard effrayant. Mais étrangement il souriait. Et son sourire me rassura. Il était doux, chaleureux. Il reprend la parole.

    « Alors c’est toi… »

    Je me retiens de lâcher un “Non, moi c’est le pape, je suis venue d’Italie pour assisté à un cours de musique japonais alors que je ne comprends pas un mot de cette langue. Celle que tu cherche est partie au supermarché faire ses courses. “ Je me suis retenue pour deux raisons. La première c’est car je suis en tord dans l’histoire et donc ce serait vraiment méchant de le prendre pour le plus grand des idiots devant toute cette classe qui suit pertinemment notre « conversation » si l’on peut appeler cela comme ça vue que je n’ai pas encore parler. La deuxième raison c’est que son sourire à complètement changer du tout au tout. De rassurant il est passé à sadique et effrayants. Cela le rend plutôt sexy. J’aime bien les Bad boy. Il a l’air de réfléchir. IL serait peut-être temps de m’excuser. Oh ! Non. Ce jeu m’amuse. Encore un peu. J’entends des gens murmuré mon nom. Et je vois mon interlocuteur l’enregistrer mentalement comme on le fait avec une inconnue. Une pointe vexée je comprends qu’il ne me connait pas. Pourtant je suis l’in d’être une anonyme dans le lycée. Bien que seulement en troisième année. Je ne suis pas connue pour les même raisons que le prince. Moi, se serait plutôt pour mon beau physique qui sort de l’ordinaire. Car au Japon il est rare de croiser une grande blonde bien bronzée et avec des yeux vert bien voyant. Je vénère sérieusement mes origines américaines. L’autre raison de ma popularité, c’est mon père. Malgré qu’il soit loin, tout le monde sait à quel point il est riche. Il ne fait pas partie des plus grand riche du monde mais il est quand même connue au Japon. Ah ! La dernière raison c’est mon ex, Fubuki, il était très connu. Malgré qu’il se comporte comme le pire des salauds et des abrutis avec les trois quarts des gens qui côtoyaient. J’étais sortit avec lui non pas sentiment mais par attirance parce qu’il faut l’avouer il était très beau mais notre histoire s’est finit lorsqu’il s’est fait renvoyé du lycée. Je n’aime qu’un homme et les autres me servent à l’oublier bien que ça ne marche pas.
    Le prince continue de me regarder avec cet air de Mickey affamé. Puis après une petite attente il déclare enfin « Chloée Carter… c’est toi, je présume ? » . Il me tutoie. C’est son choix de plus nous sommes tout les deux des lycéens, quoi de plus normal. Je lui lance un regard blasé. Et lâche un petit « Bravo, c’est bien » mais je suis sure qu’il ne m’a pas entendu. C’était bien trop bas. Il me dévisage un peu puis m’affronte du regard. Je réponds à son défi en le regardant sans détourner mes yeux des siens. Il est beau ce mec. Brun, un air innocent malgré son regard méchant, de yeux marron perçant. Mais je n’ai pas envie de me servir de lui pour oublier celui que j’aime. Je n’ai plus envie de me servir de quelqu’un. Il a l’air de me trouver à son gout. Il s’abaisse un peu. Etant assise je suis bien petite. Il ré-ouvre la bouche. Dis-donc il parle beaucoup quand même. Prince du silence ?

    « Aaron MacAlister attend des excuses de ta part, jeune fille ! »

    Aaron… Ah bah il ne s’appelait pas Sharon alors. Ni Alibu non plus. Bah, j’y étais presque. Il pose son index sur mon front et exerce une légère pression. Rien de bien grave. Même plutôt gentil. Bon, il serait peut-être temps que je m’excuse non ? Oui, surement. Très bien j’y vais.

    Ouais, euh désolé Aaron. Je peux t’appeler Aaron ? Enfin, voilà tu aurais vu ton regard. J’ai paniqué voilà tout. Donc oui je m’excuse, dis-je avec nonchalance. Au pire j’appelle Keith, il me défendra, rajoutais-je plus bas.

    MINCE ! MAIS QU’EST-CE QUI M’A PRIS DE DIRE ÇA ! KEITH ME TUERAS S’IL L’APPREND ! Il me fait confiance ce qui est quelque chose d’exceptionnel pour lui. Enfin personne ne peut comprendre de quoi je parle. Je soupir. Je suis vraiment débile. Foutue malchance. Attend Aaron me regarde choqué, il a comprit de quoi je voulais parler. Il connait Keith. C’est évident vu son expression. Attends ! Attends ! Il connait Keith et il est encore vivant !? Ça pour être de la contradiction, c’est de la contradiction ! Les seules personnes qui connaissent Keith et qui sont encore en vie son ses proies ou les témoins de ses actes et ces derniers ne vivent pas très longtemps. Moi je suis une exception. J’apprécie beaucoup cette fille. Mais heureusement elle n’est pas au courant que je suis une amie de l’homme qu’elle hait. On apprend plein de chose quand on est amie avec un psychopathe tel que Keith. Ces vrais, il se renseigne sur ces proies et m’en parle un peu parfois. Il sait que je ne lui en tiendrais pas rigueur. Il a l’air de vouloir me poser une question. Mais on ne peut pas parler de Keith ici. Je me lève donc le délicatement possible et attrape la main d’Aaron. Je le tire avec moi vers la sortie mais arrivée au bureau de Monsieur Perez je ne peux m’empêcher de lui présenter mes excuses pour le dérangement. Heureusement qu’il m’aime bien ce prof. Sinon à coup sur j’aurais eu le droit à une heure de colle. Une fois dehors, la porte de la salle fermé et après avoir vérifié que le couloir est bien vide je prends la parole la première :

    TU CONNAIS KEITH ?

    J’avais crié malgré moi. Bon bien sur personne ne m’a entendu. Mais j’ai dut faire mal aux oreilles délicate du Prince. Il ne me manque plus qu’à attendre la réaction du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Vanish, K2R, Eau écarlate, Saint Marc, Le chat, ... ? [PV : Aaron 8D ]   Ven 26 Nov - 18:58

    Journée fatigante.
    Elle venait pourtant, à peine de commencer, mais j’en avais déjà marre. C’est certainement le coup du plateau que j’ai mal digéré. Raaah ! Quand j’y repense ! Ma belle chemise ! Elle était pourtant si propre… erf. Super. Mais ce que me força à suivre au pas (ou presque) la demoiselle, c’était le fait qu’elle ne s’était pas excusée. Ah, ça, je détestais. Les gens qui ne s’excusaient pas. C’était un strict minimum. « Je m’excuse ! » Ce n’était pourtant pas très difficile à exclamer, à dire, à faire comprendre ! Surtout que d’habitude, je n’étais pas du genre à tout prendre au second degré. J’aurais très bien compris, lui aurais souri, affirmant que ce n’était pas très grave. Mais… ça ne s’est pas vraiment passé comme cela. Disons qu’il y a eut de nombreux contre temps. Elle s’était échappée, sans un mot, à toute vitesse… bon, disons que j’aurais imaginé quelque chose de beaucoup moins recherché. Après tout… pourquoi chercher loin et difficile quand on peut faire court et simple ? J’ai beaucoup de mal à cerner les logique des gens, moi qui les observe bien souvent. C’est à la limite du déconcertant. Mais bon, après ça, vous vous étonnez que je la poursuive ? Qu’auriez-vous fait, vous ? Vous auriez laissés les élèves se moquer de vous, le visage couvert de honte ? Oh, et bien, je m’excuse, ceci n’est pas de mon tempérament. Et rares sont les fois où mes joues s’empourprent pour des raisons aussi bénignes…

    Je la poursuivais donc. J’ignorais combien de couloirs nous traversâmes, et combien d’élèves nous bousculâmes, mais, je suis certain qu’ils furent nombreux. Je n’aimais pas courir. C’était horrible, pas mon genre. Je n’étais pas un très grand athlète, bien que je savais bien retenir mon souffle. Le sport n’était pas ma tasse de thé, et encore moins ma passion. Ah… je suis désolé, le Prince que vous connaissez n’est pas un sportif, mon corps n’est pas très bien bâti, les tablettes de chocolat sont inexistantes sur ce dernier, mon teint hâlé ne fait que confirmer la chose, vérifiant mon apparence frêle et à la fois innocente. Mais… détrompez-vous, il se trouve que j’ai beaucoup plus de force que je n’en parais. Et… c’est ça qui est marrant. Bien que je déteste l’utiliser, sauf en cas d’extrême urgence, bien évidemment. On courrait, elle tentait de me semer, en vain. Elle finit par entrer dans une salle. Je ralentissais doucement mon rythme, sachant qu’elle ne pouvait s’enfuir, à moins qu’elle ne saute par la fenêtre. Enfin, c’était impossible, tout ce qu’elle risquerait, ce serait de se retrouver à l’hôpital. Et disons que… ce serait vraiment débile, de sauter, tenter de se tuer, à cause d’une simple et pauvre tâche sur la chemise de ma personne. Ah. Et croyez-moi, j’aurais certainement cela sur la conscience. Il ne faut surtout pas croire que je suis insensible ! Bien au contraire ! Même si mon air semble bien souvent impassible. Je me dépoussiérais doucement, tout en subissant le claquement de la porte de la salle de cours. C’était tellement… indiscret. Plusieurs élèves se tournèrent vers moi, murmurant quelques phrases. Je n’y prêtais pas très grande attention. Disons que cette dernière était déjà préoccupée par quelque chose d’autre.

    Je poussais la porte, entrant, silencieux, cherchant la demoiselle qui m’avait causée bien des maux. Je saluais vivement le professeur, que je connaissais plutôt bien. Ah. Sacré Perez ! Puis, je regardais autour de moi. Des tables, des élèves, des tables encore et toujours des élèves. Pas la moindre trace de la petite blonde. Chercher m’ennuyait profondément. Disons que je n’étais pas d’humeur à jouer au chat et à la souris. J’entendais quelques exclamations portées par plusieurs des élèves, provoquant un brouhaha dans toute la pièce. « Vous avez vu, c’est Aaron ! » « Le Prince Silencieux ? » « Que peut-il bien faire ici ? »Je portais doucement ma main à mon front, ne supportant presque plus toutes ces paroles. Combien de fois les avais-je entendues, au juste ? Trente fois en moins de vingt et une secondes ? C’était barbant. Afin de remédier à tout ce brouhaha, je pris une profonde inspiration, entamant un long discours. Tout d’abord, pour bien commencer ce dernier, il faut que je m’excuse. Puis, je pourrais enfin dire la cause de ce dérangement, aussi soudain soit-il. C’est donc ce que je fis. Les aidant en ajoutant des descriptions pour identifier la jeune fille. Tout en finissant par leur demander, avec la plus sage des politesses, de bien vouloir m’indiquer où elle pouvait bien se trouver.

    Réaction immédiate. Ils se tournèrent tous vers la cible en question, me la pointant discrètement du doigt. Je les remercie d’un geste de main des plus banals accompagné d’un petit sourire charmeur, révélant le plus doux des remerciements. Ceci provoqua quelques haussements de tons, petits cris hystériques et déprimants, puis des rougissements auprès des deux gents. Puis, je m’approchais, petit à petit de la demoiselle. Une fois près de son bureau, je plaquais férocement mes mains contre celui-ci. Je plantais mon regard dans le sien, esquissant doucement un petit sourire. Ce sourire que tout le monde aimait. Doux et à la fois chaleureux, faisant tomber plus de mille personnes. Je lâchais un soudain « Alors c’est toi ». Bien sûr que c’était elle. Je pouvais identifier la culpabilité sur son visage, et je la reconnaissais. C’était mal… de se moquer. Je l’admets, mais mon sourire s’accentua un peu plus face à ce doux spectacle. Se transformant en quelque chose de sadique. Ah. Maintenant… il fallait plutôt se méfier. J’entendis quelques personnes murmurer un nom, puis un prénom. Chloée… Chloée Carter ? C’était donc comme cela, qu’elle s’appelait ? D’accord, je retiens. Disons que j’étais doté d’une certaine facilité pour retenir les prénoms. Ce dont je n’allais pas me plaindre, bien au contraire. Chloée Carter… ça ne me disait rien. Et je n’avais pas spécialement envie de connaître, après ce qu’elle venait de me faire. Mais bon, en tous les cas, tout ce que je pus constater, c’était qu’elle n’était pas inconnue aux bouches et oreilles des autres.

    M’enfin, il serait certainement temps d’oublier ce détail. Répétant, tel un écho parmi tant d’autres, le nom complet de la jeune fille aux beaux iris. D’ailleurs, je vis une expression des plus ignobles se dessiner sur le visage que j’avais désigné peu auparavant « beau ». Un air blasé, je vis ses lèvres bouger, j’entendis un simple « Bravo, c’est bien. » Ouais, en gros, cool ta vie. Vous voyez le genre ? Je soupirais doucement, l’affrontant du regard. Je ne voyais pas pourquoi je devrais répondre à une telle provocation. Les ennuis étaient les dernières choses que je voulais. Après quelques longues secondes, je finis par m’abaisser, afin de lui faire face, lui parlant une nouvelle fois. Je lui dévoilais ainsi mon nom, par politesse. Sait-on jamais. Puis, j’insérais dans cette phrase, le fait que j’attendais des excuses de sa part. Je posais ensuite mon index sur son front, la poussant légèrement, ce geste aurait pût être interprété comme affectif, vu le peu de force que j’eus exercé dans cette action. Elle ouvrit à son tour sa bouche. Je prêtais attention à ce qu’elle me disait, tirant doucement mon oreille attentive.

    - Ouais, euh désolé Aaron. Je peux t’appeler Aaron ? Enfin, voilà tu aurais vu ton regard. J’ai paniqué voilà tout. Donc oui je m’excuse.

    Eh bien. Voyez-vous, c’était tout ce que j’attendais. « Je m’excuse ». Je soupirais un bon coup sous l’hésitation de la jeune à la chevelure dorée. Mon regard ? Hum… oui, certainement, je n’aurais pas parût des plus gentils. Mais disons que c’est une réaction des plus normales. Je n’allais pas sourire à pleines dents alors que je venais de me prendre un plateau AVEC nourriture sur le corps ! Il ne faut tout de même pas abuser ! Mais enfin… il faut que je me calme. Enfin, je l’étais, mon visage était inexpressif, jusqu’à ce que je dessine un petit sourire sur ce dernier, lui avouant gentiment.

    - C’était si dur que ça, de s’excuser ? Dans ce cas, je crois bien que moi aussi, je me dois de le faire, puisque je t’ai effrayée. Enfin, j’ai l’habitude. Désolé. Sinon, ce n’est pas grave.

    Mon sourire restait en place, jusqu’à ce que j’entende…

    - Au pire j’appelle Keith, il me défendra.

    Keith ? Pardon ? Ai-je bien entendu ? Elle a bien parlé de Keith ? Ma surprise se fit belle de bien voir. Mes yeux typés s’ouvrirent rapidement laissant place à cette dernière. Mon Dieu. Elle avait bien dit Keith ? Est-ce que l’on parlait du même ? Enfin. Il serait plus juste que je me dise : Est-ce que je pense bien à la même personne ? Elle… ce n’était pas possible. Je ne pense pas qu’elle serait encore ici si elle… ? Hein ? Elle me prend la main ? Me hisse vers la sortie ?! Plus aucun doute, je suis certain que l’on parle du même. En sortant, elle s’excuse auprès de Perez, et j’en fis de même, le saluant une nouvelle et dernière fois. Une fois que nous étions à l’extérieur de la salle, porte fermée, je la vis patrouiller, vérifier s’il n’y avait personne dans les environs, puis, elle s’exclamant d’un timbre haut et prononcé. Et après elle cherchait à ne pas se faire entendre ? Je crois que presque tout le bahut l’aurait entendu à l’heure qu’il était.

    - TU CONNAIS KEITH ?

    Aïe, mes oreilles… aïe, mes tympans ! Je me massais instinctivement ces dernières. Si je le connaissais ? Non, pas du tout voyons. Je ne vois pas de qui elle peut bien me parler… BORDEL ! Bien sûr que je le connais. Je soupire doucement, me débarassant doucement de sa main, qui retenait la mienne depuis tout à l’heure. Non pas que ça ne me dérangeait. J’aimais bien les contacts, et ce, avec tout le monde, même avec mes ennemis. Ah, ça, pour être étrange, je l’étais certainement. Je lui répondis ensuite, tout de même choqué de savoir qu’elle le connaît.

    - Si je le connais… ? Keith ? …Bien sûr, quelle question.

    Je passais doucement ma main dans mes cheveux, un léger rougissement inconscient s’installa sur mes joues. Parfois, le fait de penser à lui parvenait à me faire rougir. Je le sais, c’était complètement débile. Mais bon, je n’y pouvais rien. Je replaçais quelques mèches rebelles, puis, je poursuivis.

    - Keith est mon meilleur ami.

    Je la regardais, sourire niais aux lèvres. Encore une réaction débile. Grrr. Saleté de conscience, remets-toi en place une bonne fois pour toutes ! Je détachais ma main de mes cheveux, me dépoussiérant pour la deuxième fois de la journée.

    - Et toi ? Comment se fait-il que tu le connaisses ? Pas que ça m’étonne. Quoi que… si. Ce n’est pas tous les jours qu’on le rencontre.

    Mon regard était interrogatif. Il était vrai que je me demandais ce qu’elle faisait encore ici, le connaissant. Sa tombe n’avait pas encore été choisie… ? Quoi que… je savais qu’au fond, Keith n’était pas méchant. Il était même attendrissant. Mais… une question m’envahissait, petit à petit. Une question dont je me débarrassai rapidement.

    - Il ne t’a rien fait apparemment ? Tant mieux pour toi… m’en voilà ravi.

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MessageSujet: Re: Vanish, K2R, Eau écarlate, Saint Marc, Le chat, ... ? [PV : Aaron 8D ]   Aujourd'hui à 14:15

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Vanish, K2R, Eau écarlate, Saint Marc, Le chat, ... ? [PV : Aaron 8D ]
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