Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 I Feel Like A Monster - Aaron.

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Keith P. Alayn
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MessageSujet: I Feel Like A Monster - Aaron.   Dim 12 Sep - 16:40



    Ma lame parcourt son dos dénudé. Sa peau. Laissant une trainée rougeâtre sous son sillage. Une infime coupure. Je m’amuse. Doucement. Je la sens tendue. Elle ne peut crier. Elle n’a plus de langue. C’est effrayant non ? De sentir que l’on va mourir et n’avoir même pas l’occasion d’hurler à l’aide. Qui répondrait de toute façon ? Soyons réalistes. Appelez à l’aide. On feindra de ne pas vous attendre. Votre vie importe peu. Criez au feu, on accourt, les hommes ont facilement peur pour leur propre bien. C’est si étrange l’esprit humain. Chacun de mes meurtres est différent. Toujours magnifiques. J’aime la beauté de la mort. La proximité qui relie dans cet instant l’assassin et la victime. Elle m’appartient. Leur corps. Leur âme. Leur vie. Leur mort. Tout est à moi. Rien qu’à moi. Elle tremble sous mes mains. Son corps se fait chaud. Chaque cellule de son être combat pour la vie. Quelle bataille courageuse ! Mais veine. Elle mourra. Ainsi finira la soirée. Combien de temps ? Trois jours, je crois. Tu avais croisé mon regard à la terrasse d’un café. Pas de bol. Non ? C’est dommage. Tu es ennuyeuse. Tu aurais put vivre quelques jours de plus sinon. Mais bon. Ma dague remonte le long de son bras, tailladant sa peau dans une ligne parfaite. Son autre bras au même sort. Ce que je fais ? Je m’amuse. Ces longues lignées ensanglantées ne sont-elles pas magnifiques. Elle gémit. Si l'on peut appeler ça comme ça. Un grognement sortant de sa gorge. De ses tripes. Elle a mal. Elle en pleure. Et alors ? Qu’importe ? Qu’elle hurle même si elle veut. Ah non. Elle ne peut pas. C’est bête. C’est con ça. Je plante mon regard dans le sien. Où sommes-nous ? Dans une ruelle sombre. Juste à côté d’un restaurant. Qui ferait la différence entre le sang de cette gamine et celui des restes d’animaux mangés au plat du soir ? Mon jeu continue. Encore et encore. La ruelle est déserte. Comme toujours. Elle ne serait bondée de jeunes qu’à la nuit tombée. Encore quelques heures devant moi. Je sors une scie. Pas le plus pratique. Qu’importe ? Je découpe. En petit morceau. Plus ou moins grossier. Juste faire disparaitre le corps. À quel moment est-elle morte ? Je ne me souviens plus très bien. Je crois que c’est quand j’ai entamé la deuxième jambe. Après les bras bien sûr. Je jette les restes dans la benne qu’elle rejoigne les animaux démembrés. La mort est belle lorsqu’elle frappe. Ensuite elle ne laisse qu’un vulgaire corps qui se détériore.

    Je me redresse. Me change rapidement. Jetant mes vêtements tachés de sang dans mon sac. Enfilant un jean et un tee short noir. L’adrénaline retombe. Inévitable. Mes mains sont encore couvertes de sang. Mon visage aussi. Ça éclabousse. Il y a encore du monde à cette heure-là. J’enfile un sweat et dépose la capuche sur mon crâne, dissimulant mon visage en gardant la tête baissée. Je glisse mon sac dans mon dos et fourre mes mains ensanglantées dans la poche ventrale. Je m’engage dans la rue, l’air de rien. Mon attitude n’étonne personne. Qui ne croise pas une trentaine de jeunes vêtus ainsi dans leur attitude marginale. La mode actuelle est parfaite pour les personnes comme moi. Tu te caches Keith. Normal. Je suis un assassin. Je ne vais pas le crier sous les toits. Je ne veux pas aller en prison. Alors pourquoi fais-tu ce que la loi réprime ? Parce que j’aime ça. Parce que j’en ai besoin. Comme une drogue dont on ne peut se défaire. Tu fuis. Tu te caches derrière ton sourire. Ferme là. Normal que je me cache. Je ne vais pas le crier haut et fort. Il y a pourtant des gens à qui tu devrais ne rien cacher. Tais-toi. Il l’a dit lui-même. Ferme là. Entre meilleurs amis on ne se cache rien. Je le protège ! Laisse-moi rire. C’est toi que tu protèges en le laissant dans l’ignorance. J’ai que lui. Je n’ai que lui. Et tu le trahis. Tu trahis votre amitié en lui cachant cette part de toi. TU VEUX QUE JE LUI DISE ? Non. Mais… Mais… je ne suis que ta conscience moi. Tu sais, le petit ange près de ton oreille qui te dit ce qui serait bien. T’es pas un ange. Non. Pour ça que je te dis de ne rien lui dire. Mais. Je fais quoi alors ? À toi de voir. Je ne suis pas ta mère. Tu me soules. Je sais. Lui qui croit que vous n’avez aucun secret. Ce si gentil Aaron. Je m’énerve. Elle m’énerve. Cette voix dans ma tête. Cette pseudo conscience à deux balles. Aaron. Je te hais. Je te hais d’exister dans ma vie. Je te hais d’être toi. Si gentil. Si…toi. MERDE. Pourquoi es-tu dans ma vie ? Pourquoi ? Tout serait si simple. Tellement plus simple. Cette conscience se terrait. Pourquoi je tiens tant à toi mon ami ? Mon poing s’abat sur un mur. Les passants se tournent vers mois. Ce sang sur mon poing. Ils pensent que c’est le mien. L’impact du coup. Qu’importe ? Je me fous de leur avis. Seul le sien compte à cet instant. La vérité doit éclater. Mon ami ? M’aimes-tu assez pour accepter ce côté de moi ? Il me faut la réponse. Qu’on me prouve que l’amitié n’est pas une chose vaine. N’est pas une illusion.

    Je cours. À en perdre haleine. Je connais le chemin par cœur. Un virage. Un autre. Aucune réflexion. Juste cette course haletante. Je connais ce lycée par cœur. Quelques semaines à peine en tant que surveillant m’avait permis de l’explorer de fond en comble. Pourquoi cet intérêt ? Quoi de mieux qu’un lycée pour trouver un ramassis de nouvelles victimes ? Et puis. Il était dans ce lycée. C’est un détail qu’il ne faut pas négliger. Les cours étaient terminés depuis quelques heures à présent. Le début de soirée s’entamer. Les élèves trainassés dans leur chambre à vaquer à leurs propres occupations. Pas de surveillant aux alentours. Parfait. Je m’infiltrais dans le couloir des garçons. Une porte. Deux portes. Trois ports. Parfait. Chambre C. J’ouvre la porte et la referme juste derrière moi. Il est là. Aaron. Juste devant moi. Sans plus de cérémonie. Sans un mot. Je le plaque contre la porte, plantant mes yeux vairons dans les siens. Mes mains contre le mur, de chaque côté de sa tête, sentant ses cheveux foncés caresser mes pouces. J’halète. Rapidement. Ma respiration ayant du mal à revenir à son rythme normal. Ma capuche est tombée. Comme le masque qui s’effondre et éclate au sol. Du sang séché sur les mains. Sur le visage. Les yeux encore tirés par cette étrange folie. L’odeur. L’odeur du meurtre. Si particulière.

    « Pas de secret. Regarde. REGARDE LE VRAI VISAGE DE TON MEILLEUR AMI. »

    Mes yeux se plantent dans les siens. Je ne sais même pas ce que j’attends. La peur. La panique. La colère. Les coups. L’indifférence. Le rire. La blague. Tout. Tout pourrait arriver. Qui sait comment l’homme réagit à ce genre de nouvelle. J’ai tout vu dans ma vie. Tout. Mes poings se serrent. En colère ? Un peu. Contre moi principalement. Je n’ai jamais eu honte de ce que je suis. De ce que je fais. Je n’ai jamais eu de remords à tuer. Pourtant là. J’en ai. De terrible. D’avoir dit la vérité. D’avoir laissé tomber ce masque. Pourquoi ? Je l’ai dit. J’ai que lui. Je me penche. Frôle son cou. Monte à son oreille. Des mèches de ses cheveux caressant mon visage couvert de sang. Ma langue claque contre mon palet. Ma voix susurre à son oreille.

    « Regarde… Le monstre que je suis… L’assassin… »

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MessageSujet: Re: I Feel Like A Monster - Aaron.   Ven 17 Sep - 15:14

    Un rayon lunaire traverse la pièce, cette dernière vide comme un corps tout juste desséché. Cette pièce n'est pourtant qu'une grande chambre comme les autres... plusieurs lits, tous bien placés par rapport aux armoires un peu plus loin, et aux tables de chevet. Pourtant... quelques lits n'étaient pas faits... voir... pas occupés même.
    Un seul son résonnait dans ce square paisible et clos. Un jet, de l'eau... de la vapeur sortait d'une pièce un peu à part, dans un coin de la chambre. Et bien... ne perdons pas une minute de plus, et allons voir d'un peu plus près ce qui pouvait bien se passer là-dedans. Ce qui n'est pourtant pas bien dur à trouver je présume. Puisque... cet endroit, comme vous l'aurez certainement deviné, n'est qu'une simple salle de bain. Ou plutôt... dans des termes plus convenables... une douche, devrais-je dire.

    *

    Je savourais la pression du jet d'eau contre ma peau, en prenant le temps d'enlever l'innombrable mousse qui restait, déterminée, sur mon corps svelte. Le temps s'écoulait petit à petit, mais l'eau restait toujours aussi chaude... si ça continuait, l'idée de ne plus jamais sortir de cet endroit sacré allait finir par me frapper.
    Une fois parfaitement rincé, je sors de la douche, laissant la vapeur s'évaporer à son propre rythme. Je m'amuse à enlever la buée du miroir, tel un enfant devant une vitre humide en plein hiver, admirant ma longue tignasse noire. D'un autre côté, j'attrape mon peignoir, qui était d'un bleu pastel, mettant en valeur ma peau d'un blanc pur, rappelant celle d'un ange. Ce bleu me rappelait vaguement la couleur du ciel. Hum... oui. Ce qui était plutôt simplet comme pensée, mais bon... après tout. On s'en fiche complètement, je me trompe ? Non, je ne crois pas. Certes. Je glisse mes bras humides, puis plonge mon corps à l'intérieur de ce fabuleux peignoir. Puis, une fois celui-ci bien raccommodé à ma taille, je retourne devant la glace, et commence à me peigner les cheveux. Ils étaient noirs... profond... en parfait contraste avec ma peau. Je ne ressemblais qu'à une incarnation du mal et du bien à la fois. Deux moitiés réunies, donnant un spectacle pourtant loin d'être magnifique. Je les peignais avec délicatesse et facilité. Mon shampoing faisait des merveilles apparemment... depuis peu, je ne connaissais plus les nœuds, à mon plus grand bonheur.
    Hum ? Quel était donc ce bruit . ...Des vibrations provenant de la chambre. Je m'arrête en plein milieu de mon action, et par conséquent de mon activité puis je pose mon peigne. Je me dirige au pas vers la grande pièce, pensant que c'était mon portable qui émettait ces ondes. Ce qui n'était pas faux, si ma ma mémoire auditive ne me joue pas de tours malsains.

    Aurait-ce sinon, été une erreur ? Ou bien... un mauvais préssentiment ? Et bien... je l'ignore mes chers amis. Mais en tous les cas, ce qui était certain, c'était que... une fois que j'eus pénétré dans la chambre, un clic et un clac éveilla mon attention. Je lève rapidement ma tête, curieux de savoir qui était l'émetteur de ce bruit, à une heure aussi tardive. Mais... à peine ma tête relevée, je fus propulsé contre la porte.
    L'agresseur se trouvait face à moi, et entourait de ses bras mon corps encore humide sous mon simple peignoir. Ses mains étaient plaquées contre la porte. Qui était-il... je me le demandais. Même si ce genre de tempérament me rappelait quelqu'un...
    Et pourtant, je restais impassible, je me contentais d'observer l'homme capuché. D'ailleurs, cette dernière ne perdit pas de temps, et tomba doucement de son crâne, me laissant découvrir le visage de la personne que je considérais jusqu'à présent, comme mon agresseur.
    C'était... Keith ? Je ne comprenais pas... qu'est-ce qu'il faisait ici ? Et pourquoi agissait-il ainsi ? Je restais silencieux. Son visage ne me présageait rien qui ne vaille. Je remarquais alors quelques traces rouges sur son visage. Du sang...? Hé ? Qu'est-ce que c'était que ce bins ?! Il lui était arrivé quelque chose ? Oh non... ne me dites pas ça ? Avait-il mal ? Je vais finir par m'inquiéter...!
    Oh, Keith, s'il te plait, ne reste pas silencieux. Tu sais tout aussi bien que moi que je déteste ce petit jeu... le roi du silence... surtout lorsque c'est avec toi que j'y joue...
    Alors, pour casser ce silence, qui pourtant aurait duré, en réalité, quelques secondes, je lui dis, d'un ton qui me paraissait curieux, de ma part.

    - Mais Keith...! Qu'est-ce qu'il te prend ?

    De la colère ? Ou bien de la peur...? Je ne savais pas où classer l'expression qui se dessinait sur le visage de mon propre meilleur ami. Et puis, d'où sortait tout ce sang ? Même ses mains en étaient couvertes ! C'en était une, de bonne question... cette couleur presque séchée, mais prouvant bien qu'elle est réelle par la teinte foncée qu'elle nous offrait.

    - Pas de secret. Regarde. REGARDE LE VRAI VISAGE DE TON MEILLEUR AMI.

    L'entendre hausser le ton.. j'avoue que je fus assez surpris par cette phrase. Un frisson parcourra le long de mon dos. Aurait-il pété les plombs ? Un boulon ? Une vitre ? Enfin... j'arrête. Je le voyais s'énerver. Contre moi ? Contre lui ? Je ne savais pas vraiment... mais en tous les cas, je le voyais me regarder avec une certaine rancune.
    Mon ami... qui es-tu donc ? Moi qui croyais tout savoir de toi... aurais-je fait erreur ? Est-ce que... ce soir-là était le jour... ou plutôt la soirée des révélations ? Ah, Keith... dis-moi tout, tout ce que tu as sur le cœur... avoues-moi quelle personne tu es réellement... je ne t'en voudrais pas... je te le promet, mes sentiments resteront les mêmes à ton égard. Nous sommes liés... tu le sais aussi bien que moi. Si tu souffres, je souffre... ce que tu ressens, je le sens également... mon frère.

    - Regarde… Le monstre que je suis… L’assassin…

    Il avait rapproché de mon oreille, ses lèvres, me susurrant cette phrase, qui me fut fatidique. Son parfum m'enivrait... son cou où j'avais l'habitude d'enfouir mon visage ne m'attirait plus vraiment, lorsque j'eus sentis l'odeur acide du sang.
    Les gouttes d'eau présentes sur mes cheveux, tombent avec lenteur de ma frange, profitant de mon temps intimidé pour traverser mon front, jusque pour finir sur mon menton. Mouillant par la suite la peau de Keith.
    Qu'est-ce qu'il essayait de faire au juste...? Éviter mon regard en se rapprochant de mon ouïe ? Je portais avec une certaine détermination, mes mains qui avaient été jusqu'à présent inactives au cou de Keith. Je retirais avec une certaine délicatesse son visage, pour le forcer à soutenir mon regard, qui était plus noir et profond qu'autre chose.
    On resta comme cela plusieurs secondes. Jusqu'à ce qu'un sourire enfantin et doux se dessine sur mes lèvres étrangement blanches.

    - Dans quel état tu t'es mis... plus de secrets dis-tu...

    Je me doutais de ce qu'il avait fait. Et je ne voulais pas plus de précisions. Je montais un peu plus l'une de mes mains, pour atteindre sa joue, puis je commençais à la frôler doucement, la caresser tout en insistant sur les zones tâchées.

    - Tu es intenable.

    Je le repoussais soudainement, et m'en allais dans la salle de bain. N'importe qui, en observant cette scène, aurait pût croire qu'aller me sécher était mon objectif. Et pourtant... j'ouvre la porte, me dirige vers une petit armoire, sortis un gant de celle-ci. Puis, j'allais au lavabo, ouvrant le robinet du côté "eau chaude". J'attendis quelques instants le temps que l'eau se tempère, puis, je mouillai le gant. Une fois bien humide, je fermais le robinet, puis sortis de la salle de bain, le gant aux mains, rejoignais dans la pièce où se trouvait mon Keith.
    La main sur le cœur, lorsque je lui fis face, j'approchai le gant de son visage, puis, je commençais à le nettoyer, de mes gestes doux et lents, mon regard l'était tout autant... je veux dire, remplit d'une certaine douceur. Puis, tout en continuant ces gestes, je me décidais enfin à vraiment lui répondre, ce qu'il devait attendre depuis... longtemps... le début quoi.

    - Keith... tu sais très bien que je ne peux te détester, ni te haïr. Alors... calmes-toi.

    Ce que je venais de dévoiler n'était que la stricte vérité. Peu m'importait ce qu'il était et aussi bien, qui il était. Pour ma part, il restera toujours mon Keith, mon meilleur ami, l'une de mes raisons de vivre...
    Je l'aimais, je l'aime et l'aimerai toujours.
    Les tâches de sangs s'effaçaient au fil du temps. Je le regardais, un grand sourire aux lèvres. Oui, je l'aimais toujours autant, et peut-être même plus. Le fait qu'il m'annonce quelque chose d'aussi important et surtout secret à ses yeux me faisais énormément plaisir, jusqu'à m'en rendre toute chose.
    Mais là, je m'attendais à un long discours de sa part, vous savez, du genre : "Je ne veux pas te faire du mal, tu es beaucoup trop important pour moi...", mais ça, je dois vous avouer que je m'en fichais complètement ! La seule chose qui pourrait me faire du mal, c'est de m'éloigner de lui...
    Afin d'éviter cela, je plongeai mon regard dans le sien et lui dit :

    - Et surtout, ne me dis pas que tu risques de me blesser ou quoi que ce soit. Cela m'est bien égal. Tu pourrais même me tuer, ça ne me ferait rien. Mon amour pour toi est beaucoup trop fort pour s'éffondre devant ce genre de révélation, aussi bénigne soit-elle... je t'aime tellement, alors s'il te plait, ne t'éloigne pas de moi à cause de ça... d'accord ?
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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: I Feel Like A Monster - Aaron.   Sam 25 Sep - 13:00

    Je sentais sur mon visage des gouttes d’eau dévaler ma peau. Froide. Comme des larmes qui n’en sont pas. Je sens l’humidité du peignoir d’Aaron sur mon cou. Je sens son odeur m’enivrait doucement. Me calmer. Comment fais-tu mon ami pour apaiser ainsi mon caractère de tempête ? Dis quelque chose. Je t’en supplie. Je t’en implore. Parle. Ne laisse pas ce silence détruire mes certitudes. Détruire ma dernière résistance. Détruire ce mur que je dresse avec ma folie, que je condense, que je comprime. Que je supporte. Toi. Mon ami. Mon frère. Seule et unique barrière. Seule lumière dans mon âme. Seule corde pour me maintenir en surface. Parle. PARLE. Je sens ses mains sur ma peau. Si chaude. Si douce. Mes yeux croisent les siens, si noir, si profond. Je m’y perds un instant. Ma respiration se calmant doucement. Qu’est-ce qu’il m’a pris. Qu’est-ce que j’ai fais. Ce secret. Mon secret. Ce masque. Non. Aaron. Tu es du genre innocent. Adorable même. Je ne dois pas te salir de ce sang dont je suis couvert. L’eau efface la couleur mais pas la sensation. Ses lèvres s’étirent. Un sourire. Tu souris mon ami ? Tu m’étonneras toujours. Vraiment. Je t’écoute. Connais-tu l’effet de ta voix sur moi ? Surement pas. Je ne suis pas quelqu’un qui le montre. Je ne suis pas quelqu’un qui le dit. Je penche légèrement la tête, accentuant le contact de sa main sur ma joue. Intenable ? Oui. C’est ça. Intenable. Je finis toujours par faire des bêtises. Par aimer ces bêtises. Je me bute dans mon silence. Pourquoi ? Parce que je n’aurais pas la force de parler. Toute ma colère. Toute ma rage est retombé. Je suis vide. Fatigué. Exténué. Tout est dit à présent. Tout.

    Il part. Non. Non. Reste. Reste. Je ne veux pas. Ne t’en vas pas. Je le regarde. Les yeux un peu vides. La bouche un peu pâteuse ; C’est où ça. La salle de bain ? Oui. Je crois. Que fais-tu. Pourquoi me laisses-tu. J’ai besoin de toi. Je n’ai besoin que de toi pour vivre. Pour rester celui que je suis. Je me laisse tomber sur son lit, mes coudes percutant violement mes genoux. Ma tête enfouie dans mes mains. Je sens sur mes doigts les gouttes d’eau provenant de la peau d’Aaron encore présentes sur mon visage. Que fais-tu ; Pourquoi tu me laisse. Pourquoi ? Pourquoi tu n’as rien dis. Sur ce que je viens de t’avouer. Et que fais-tu là ? Trop de question. Sa bombarde mon crâne comme un raid aérien. Houston nous avons un problème. Le nombre de blessé est incalculable. Des morts ? Surement. Un mort. Moi. Je suis comme mort. De ton silence. Je deviens fou. Doucement. Je sombre. Non. Non. Je ne dois pas. La folie c’est dévorant. Enivrant. Perturbant. Exaltant. Un vrai bonheur. Une drogue pure au creux des veines. Sa gonfle. Sa excite. Sa rend heureux. T’es un peu une drogue aussi dans ton genre mon ami. Je lève les yeux. Il est là. Je fonds. Littéralement. Y’a que lui pour faire taire la bête hurlante dans mon cœur. Y’a que lui et ses grands yeux noir pour me rendre gaga. Je baisse mes bains, laissant mes avant-bras reposé sur mes cuisses et mes doigts pendre docilement au-dessus du sol. Un sourire à peine perceptible se dessine sur mes lèvres lorsque je sens le gant humide sur ma joue. Sa doit être comique à voir comme situation. Un ado qui lave le visage d’un ainé. Qui enlève les traces de sang. D’une vieille bagarre. D’une vieille guerre. D’un vieux meurtre. Toute cette douceur qu’il envers moi, Mon Aaron. Je ne connaissais rien de cette tendresse avant lui. Jamais on ne s’était comporté ainsi. Bien sûr il y a les femmes qu’on traite avec douceur pour les jeter après. Il y a aussi celle qui se croit douce, mais dans leur geste il y a cette pression, ce désir brulant. Non. Lui c’est différent. Il est doux pour être doux. Attendrissant. Je ne le mérite pas. C’est clair. Personne ne le mérite. Je m’en fous. Il est à moi. Il est Mon Aaron. Mon ami. Mon Meilleur Ami. Mon frère. Mon amant. Oups. Je m’égare.

    Sa voix. Enfin. Ses paroles. Tu ne me hais pas ? Tu es vraiment trop gentil. Décidément trop gentil. De toute façon je suis trop égoïste. Je ne t’aurais pas laissé me haïr. Je ne t’aurais pas laissé partir. J’ai trop besoin de toi. Tu es ma vie. Je l’écoute à nouveau. Oh Aaron. Pitié. Ne crois pas ça. Tu es si adorable. Si mignon. Trop peut-être. Je me relève. Je chasse se gant de sa main le laissant tomber sur le sol. Je glisse mes doigts dans les siens. Oui. Nous sommes amis. Oui sa peut paraître étrange. Ouais sa peut même porter à confusion. Je n’en ai rien à battre. Je sais qui est-il est dans mon cœur. Qu’importe la façon dont je le montre. Je n’y connais rien. Je peux vous apprendre à tuer une femme en quelques minutes. Je ne peux pas apprendre les convenances des actes en dix ans. Je plant mes yeux dans les siens. Retsant silencieux. Cherchant mes mots.

    « Jamais. Jamais je ne laisserais quelque chose entre nous. Tu es mon meilleur ami. Tu es la personne qui compte le plus pour moi. Je ne peux me passer de toi. Jamais. »

    D’un geste rapide je dépose mes lèvres sur les siennes. Quelque seconde à peine. Comme pour gravé la promesse de ne rien laisser nous séparer. Je l’observe un instant. Je me sens mal. Sale. Ma peau est encore humide. Pourtant. Je marche vers la salle de bain, ouvre le robinet. A fond. Un jet d’eau glacial percutant le fond du lavabo blanc. Précipitamment je passe mes mains sous, chassant chaque trace de sang celle-ci. Je veux me débarrasser de tout ça. Il ne mérite pas de le voir. Encore. Encore. Les minutes passent. Il n’y a plus de sang. Je frotte encore. Les mains rougissent par l’eau glaciale et les frictions. Qu’importe. Je sens encore le sang sur celle-ci. Je le sens brulant et odorant. Je finis par couper le jet d’eau et par sortir de la salle de bain, lançant un bref sourire à mon ami. Je me dirige vers son armoire. Je sais que cela ne le dérange pas de me prêter des affaires, je me contente d’attraper un bermuda. Je suis crevé. Epuisé même. J’enlève mon tee short et mon jeans avant d’enfiler le short. Je sens la fraicheur de celui-ci sur ma peau. La propreté aussi. Je me sens mieux. Beaucoup mieux. L’odeur d’Aaron s’échappant de l’armoire. Je me retourne vers lui, passant ma main dans mes che veux, les ébouriffant légèrement.

    « Je reste dormir ici. »

    Sans gène ? Peut-être. Je n’ai pas l’intention de sortir d’ici, surtout vu ma tenue. Je me laisse tomber sur le lit de mon ami. Je suis calme. Etrangement calme. On ne dirait pas vraiment que je viens d’annoncer à un ami que je suis un assassin. Ma main se glisse devant ma bouche alors que je laisse échapper un bâillement non retenue.


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MessageSujet: Re: I Feel Like A Monster - Aaron.   Ven 8 Oct - 19:16

    Pour moi, c’était simple : Le Monde tournait autour de lui. Il prenait tellement d’importance dans ma vie… aussi bien que dans mon cœur. De l’amour ? Était-ce donc ça, ce que je ressentais pour lui ? Je ne sais pas vraiment. Qu’est-ce que l’amour ? Un sentiment que l’on a bien souvent tenté de m’expliquer, avec une certaine difficulté. Souvent représenté sous la forme du cœur, et également coloré de rose ou bien de rouge. Il nous donne un battement étrange et chaleureux, nous réchauffe sans même que nous nous en attendions, à n’importe quel moment. C’est également le fait de toujours vouloir être avec cette personne, vouloir le serrer dans ses bras, ne jamais le quitter, le garder avec sois jusqu’au restant de sa vie. Si l’amour est cela, qu’il émet même parfois une certaine gêne, je crois qu’en effet, ce serait cela que je ressens pour Keith, de l’amour. Mais je ne devrais pas poser des suggestions hâtives sur la table. Je n’ai aucune définition de l’amour, et encore moins une qui m’est propre, après tout, je ne suis qu’un pantin. C’est à se demander si je dispose réellement de sentiments, ou bien même s’ils sont réels. Il faut dire que je suis assez difficile à cerner. Je souriais tout le temps. Qui étais-je ? Personne ? Tout le monde ? Ou bien… tout simplement moi ? Je l’ignore. Je suis un poupon à qui on a donné un nom et choisi une date de naissance. Aaron MacAlister, né lors d’un hiver… comme les autres. Loin d’être unique.

    Je m’en étais allé, laissant Keith seul, dans le brouillard qui devait envahir son esprit. J’avais pris un gant et l’avais mouillé à l’eau chaude avant de revenir aux côtés de mon meilleur ami. Mon idée avait été de lui enlever les tâches de sang qui régnaient sur son visage. Je le nettoyais à un rythme lent et doux. Je le regardais avec une certaine compassion : sourire aux lèvres, je lui parlais, des paroles ivres, dites avec la plus grande des sincérités. A ce moment-là, je l’avoue, j’avais peur de sa réaction. Elle fût immédiate. D’un coup vif et sec, le gant valsa. Puis il enfourna ses doigts dans les miens. Un battement de cœur, puis un deuxième. Il n’avait pas mal pris tout ce que je venais de lui dire. Je me sentais bien et mieux. Rien qu’un contact de sa part, une chaleur et je me sentais revivre. Qu’il me touche… il guidait les fils de mon bois, me contrôlait, me faisait danser. J’étais son pantin, il était mon marionnettiste, j’avais besoin de lui, que ce soit pour marcher, pour avancer dans la vie, ou même pour vivre. C’était assez marrant, car jamais je n’aurais pensé m’attacher autant à quelqu’un. Je faisais si peu confiance aux gens. Comme si la seule confiance que j’accordais était placée au creux des mains de Keith. Nos doigts étaient entremêlés, je ne désirais plus les lâcher ; je serrais l’entreinte éphémère, me rassurant comme je le pouvais. Peu importe ce qu’il fait, il resterait toujours le même à mes yeux et nos contacts le seront, et le resteront également. Comment réagirais-je si un jour, il s’avère qu’il change ? Me portera-t-il toujours cette attention particulière ? Cet amour que personne ne m’a jamais donné ? Pourrais-je encore dormir dans ses bras et rêver à ses côtés ? Tant de questions se bousculent… mais je semble malgré tout, tout oublier en sa présence.

    - Jamais. Jamais je ne laisserais quelque chose entre nous. Tu es mon meilleur ami. Tu es la personne qui compte le plus pour moi. Je ne peux me passer de toi. Jamais.

    Il m’avait touché, la flèche qu’il m’avait lancée avait réussi à m’atteindre. Un sourire se grava sur mes lèvres, un sentiment de joie m’accabla lentement. Ah, Keith, que ferais-je sans toi ? Que serais-je ? Je t’aime tellement mon ami… oui, rien ne se mettra entre nous… au fond, je suis aussi bien collant qu’égoïste. Je veux te garder, pour moi ? Si quelqu’un entre dans ta vie, tu passeras beaucoup moins de temps avec moi… et rien que l’idée de savoir que tu portes de l’affection pour quelqu’un d’autre risquerait de me poignarder. Ne me laisse pas, ne sois pas à quelqu’un d’autre, reste tout simplement avec moi, comme tu l’as toujours si bien fait. Il s’approche peu à peu de mon visage, et finit par presser ses lèvres contre les miennes. L’espace de quelques secondes, j’aurais pût rester des heures comme cela. Lorsque ses lèvres se détachèrent des miennes, un pincement m’atteint, j’eus presque envie de le retenir, lui en demander un second. Mais la gêne me parcourra et je me retins. Je le regardais se lever, lâcher mes mains claires. Mon cœur se serra soudainement, mais je le laissais aller où il le souhaitait. Il décida de partir se « réfugier » dans la salle de bain. J’entendis l’eau du robinet couler. Je me levais aussitôt et me dirigeais vers mon armoire. J’en soutirai un pyjama bleu aux manches longues. J’attrapais facilement froid, donc il valait mieux pour moi que je me couvre. Je lâchais timidement mon peignoir, puis enfila le pyjama clair tout de suite après. Une fois bien installé dans mon « nouveau foyer », je mis un peu d’ordre dans mon armoire, la trouvent assez mal rangée à mon goût. Lorsque tout fût rangé, je me dirigeais au pas vers la salle de bain.

    - Je rester dormir ici.

    Je rencontrais mon ami au passage, il m’annonça bien évidemment qu’il allait dormir dans ma chambre. Pourquoi ? Ceci était une bonne question. Peut-être parce qu’il voulait rester à mes côtés ? Ce n’était qu’une supposition bien sûr. J’arrivais dans la salle de bain, déposai mon peignoir à sa place initiale. J’allais ensuite (enfin) me sécher les cheveux, et correctement. Ahh, Keith, tu sais tout aussi bien que moi que tu peux rester ici autant de temps que tu le désires, car chez moi, c’est également chez toi. Et je suis certain que de ton côté, tu penses la même chose. Même si au fond, nous sommes tous les deux, des êtres égoïstes. Le fait que je ne veuille que tu te rapproches de quelqu’un d’autre n’est qu’une preuve de mon égoïsme. Je t’aime beaucoup trop pour te confier à quelqu’un… même si je sais qu’un jour, il y aura plus important que moi dans ton cœur. Rien que d’y penser… ça me donne envie de t’emprisonner dans mes bras pour ne plus jamais te laisser partir. Oui, je suis possessif et collant…. Mais je n’y peux malheureusement rien…
    Je séchais mes mèches, l’air pensif. Pour la première fois de toute ma vie, j’avais peur. Peur de l’avenir. Moi qui d’habitude, me contentais de vivre jour pour le jour, vivre dans le présent. Je pris d’une main tremblante, un peigne, et commençais à mettre mes cheveux en place, observant ma face dans la glace. J’étais blanc ; littéralement mort… j’appliquais sur ma peau un soin, puis je sortis de la salle bain, rejoignant mon ami qui s’était jeté sur mon lit. Je remarquais qu’il m’avait emprunté l’un de mes bermudas. Il lui allait bien, enfin, tout lui sied parfaitement bien.
    Je m’approchais du lit, puis je me couchais à mon tour, à ses côtés. Je l’entourais ensuite de mes bras, légèrement timide, je semblais me cacher pour finalement lui demander de ma voix au ton angélique.

    - Rien… rien ne se mettra entre nous ? Tu me le promets ? Je ne veux pas te perdre… tu m’es beaucoup trop précieux à l’heure qu’il est…

    Je serrais un peu plus mon entreinte, fourrant ma tête contre lui. Me cachant de plus belle. Je ne l’aurais jamais avoué, en temps réel, mais j’étais en ce moment même beaucoup trop gêné pour faire quoi que ce soit. J’étais rouge comme un pivoine. Et pourtant, face à lui, je ne pouvais le nier.

    - C’est… gênant… de l’avouer…

    Je n’osais plus le regarder. Mais… la dernière chose que j’arrivais à articuler fût celle-ci.

    - On dort ensemble… pas vrai ?
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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: I Feel Like A Monster - Aaron.   Jeu 4 Nov - 9:33

    L’égoïsme. Oui. L’Homme est naturellement égoïste. Ne me sortez pas d’exemple de personne donnant leur vie pour les autres, sacrifiant confort et compagnie pour venir en aide à ceux qui n’ont rien. Cela reste de l’égoïsme, un simple désir d’exister, de reconnaissance, de sentir supérieur, de sentir qu’on a une utilité. On n’aide pas les autres pour les autres. On les aides pour sentir cette sensation puissante de puissance. Je n’ai jamais prétendue être autre chose qu’un grand égoïste. J’aime posséder. J’aime avoir. J’aime les « mon », « ma », « mes ». J’aime toute ces marques de possession. J’aime Aaron. Il est MON Meilleur ami. A moi. Je ne laisserais à personne cette place qui m’est si cher. L’amour est un danger. Je le sais. L’amour fait peur. L’amour détruit. Il dévore. Il tue. Il asservi. Il est le pire maux de l’homme. Et pourtant, ce petit bout d’Homme si adorable m’a fait découvrir un amour qui offre les plaisirs et oublient les vices. Aaron. Te rends-tu compte de tout ce que tu m’as apporté, de tout ce que tu m’as fait découvrir ? Tu as ouvert l’être que je suis aux autres alors que je me contentais de les détruire. Tu es une corde qui me rattache au port, qui m’empêche de dériver doucement sur la mer de la folie qui me dévore, tu apaises ce monstre au fond de moi qui n’aspire qu’à la mort et au sang. Je te veux. A moi. Et a moi seul. Pourtant je sais qu’un jour où l’autre nous serons tous les deux happer par cet amour dangereux. Je te promets mon ami. Je te le promets. Que la personne qui plongera ton cœur dans cette passion destructrice et effrayante deviendra mon ennemi. Qu’à chaque faux pas, qu’à chaque douleur qu’on te fera ressentir, je la renverrais en quintuple. Il n’y a pas d’amour plus fort ou plus faible. Pas de place importante ou non attitré dans un cœur. Il n’y a que des amours différents. Et à cet instant. Qu’importe ce qui nous arrive. Qu’importe les gens qui entreront dans nos vies. J’aurais toujours cet amour pour toi mon ami.
    Je soupire. Longuement. Mes yeux fixant ce plafond que j’ai déjà admiré. De longue journée. De longue nuit. Je ne compte plus les heures passaient dans cette chambre. Avec Aaron ou non. Venant lui rendre une visite nocturne. Le rejoignant dans son lit alors que le sommeil l’entourer déjà. Le surprenant en pleine révision, l’empêchant avec amusement de se concentrer. Ou tout simplement attendre allongé sur ce lit que le jeune homme ai terminé sa journée de cours. Oui. Je passe beaucoup de temps sur ces draps imbibé du parfum d’Aaron. On a tous une grotte, un antre, une tanière, une maison, un de ces lieux où l’on vient sans rien penser, juste pour penser, juste pour se sentir en sécurité. Pour certain c’est le toit d’un immeuble. Pour d’autre une couette et un doudou. Pour certain une vieille maison dans la plaine. Pour d’autre une colline verdoyante. Moi c’est juste ce lit. Ces draps. Cette odeur. Et la certitude qu’il serait bientôt là. Tout simplement. Keith. Oui. Tu deviens une guimauve quand tu es ici. On dirait qu’Aaron à l’art de faire ressortir de moi mon caractère doux et gentil. Ne me fais pas croire que tu es un agneau. Si. Au pelage noir. A l’esprit du loup aussi. Oui. J’aime les loups. Ils ont ce côté prédateurs et majestueux. Ils ne s’attaquent pas à l’Homme, ils grognent, ils effraient, mais ils n’attaquent pas l’Homme. Oui. Mais ceux que j’attaque ne sont pas des hommes, ce sont des proies. Rares sont ceux qui ont le statut d’Homme dans mon esprit.
    Aaron est de nouveau là. Près de moi. Je sens son corps contre moi. Il est froid. Il a toujours froid. C’est un petit frileux. Nous sommes si différents. On se complète. Je sens ses bras autours de moi. Je souris, je glisse mon bras sous sa tête, posant ma main dans son dos pour l’attirer contre moi. Je l’écoute, les yeux fixement rivés sur le plafond. Il est si adorable. Franchement. J’ai réellement du mal à comprendre comment le destin avait pu nous réunir, en tout cas je le remercie du fond du cœur. Je réfléchis un instant à comment tourner ma phrase. Mes lèvres se déposent sur son front, sentant sa peau légèrement froide contre ma bouche.

    « Jamais. On est ami. C’est pour la vie ce genre de chose. »

    Je le serre un peu plus contre moi, glissant ma main dans ses mèches encore légèrement humide. Je vois sur les quelques centimètres de peau de son visage qui dépassaient de notre étreinte les rougissements de gêne. Il y a plusieurs choses que j’adore chez lui. Le voir sourire. Le voir rire. Et surtout le voir rougir. C’est devenu un petit jeu. Taquin. Des gestes. Des paroles. Des mimiques. Tant de chose pour voir apparaitre sur ses joues ces colorations merveilleuse. J’attendais, un léger sourire amusé, qu’il parle. Je savais ce qu’il me demanderait. Et il connaissait déjà la réponse. Je ne fus donc pas surprise. D’un geste je me redressais, attrap ant la couette trainant au bord du lit. Je la remontais lentement sur les épaules du jeune homme, sur les miennes au passage même si je n’avais nullement froid.

    « Bien sûr. Dors. »

    Lui ordonnais-je doucement. Il était tard à présent. Très tard. Et si l’insomnie était mon supplice depuis longtemps, j’attendais avec une impatience non dissimulé le plaisir de pouvoir observer le jeune homme endormi, d’apprécier ses petits mèches brune tomber sur son visage d’ange innocent. Je fermais les yeux. Juste un instant. Appréciant l’instant. Je ne me rendais plus compte que quelques heures auparavant j’avais sur les mains le sang d’une jeune fille. La bête au creux de mon être s’était tût, attendant son heure à l’affut de mes pulsions. Elle s’impatientait. Trépignait. Ne supporter pas cette vague de douceur qui m’envahissait en présence du jeune homme. Les minutes. Les heures. Tout cela défilaient lentement, le sommeil commençant doucement à m’envahir. Je posais mes yeux une dernière fois sur le visage de mon ami avant de me laisser emporter par Morphée, enveloppé dans cette ambiance parfaite. C’est étrange. Je dors peu. Pourquoi ? Parce que c’est lorsque l’on dors qu’on est le plus vulnérable. J’en ai la preuve avec lui dans mes bras. Et pourtant. Ici. Je sais que je ne risque rien. Rien du tout.
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MessageSujet: Re: I Feel Like A Monster - Aaron.   Mer 27 Avr - 0:05

    Tout commence par un regard, dans une rue. Puis, cela se transforme en une rencontre, pour ensuite s’approfondir en une amitié. C’est ainsi que naquit ce sentiment de sécurité, cette envie de revoir la personne, d’être de façon omniprésente à ses côtés. Toucher cette personne, s’instruire d’émotions nouvelles, allumer une lampe sur ses lèvres, formant un sourire irrémédiable et difficile à effacer. Le sang boue. Tu te sens vivant, existant. Un être comme les autres, ayant le droit de vivre, et d’aimer quiconque sur son passage. Tu poursuis la personne du regard. Tu l’observes grandir sous tes yeux, tu lui tiens la main, répétant mille et une fois un cette phrase : « Ne t’inquiète pas, je suis là ! ». Assurant que tout va bien se passer et que, quoi qu’il advienne, tu l’aimerais. Cette main, tu l’as toujours tenue, toujours étreinte. Il faudrait bien plus d’un miracle pour détisser les liens qui t’y rattachent. Tu signes ainsi un pacte d’appartenance. Toi qui te voyais maître de ta propre vie, te voilà sous l’emprise d’un amour qui pourrait te détruire. Accorder ta confiance aussi facilement, nourrir ton cœur de sentiments confus. Ainsi, tu te détruis, tu vois ta vie défiler.

    Que de nouvelles, en un jour que tu aurais crû banal, comme les autres. Tu te levais, te brossais les dents, allais en cours. Certes, tout était tout à fait normal. Tu pensais, tu discutais, tu regardais. Et pourtant… Oui, et pourtant, ça ne s’est pas déroulé comme d’habitude. Ton meilleur ami est entré en scène, a voulu tout chambouler en te dévoilant qu’il était un criminel, un meurtrier. Il s’en voulait, pleurait, en devenait malade, à se tirer les cheveux. Et toi… ? Et toi… tu restais calme. De tes mains, tu le berçais, lui chuchotant à ses oreilles des mots réconfortants « ça va aller, je ne t’en veux point… je t’aime comme tu es. » et c’était vrai. L’hypocrisie ne faisait pas partie de ton vocabulaire. Tu aurais pût le rejeter, le frapper violemment. Mais tu n’as rien fait. Sans réfléchir, tu lui as pardonné ce mensonge. Sous les yeux de Dieu, tu as agis tel un prêtre, pardonnant les pêchés et vices. Tu as agis tel un saint. Pour l’amour de ton prochain, n’agissant point à l’encontre de tes sentiments, écoutant ton cœur.

    Tu rougis sous la peine d’être persécuté. Sous l’envie de le tenir, tes joues sont teintes d’une couleur indéfinie. Tu bredouilles quelques fois des mots incompréhensibles, tu ne sais plus où donner de la tête par peur de dire quelque chose de travers pour ensuite le vexer. Tu ne veux pas qu’il s’en aille, tu veux qu’il reste ici, avec toi, dans tes bras, tout sourire, comme il avait l’habitude de faire en ta présence. Il s’était couché sur ton lit, après t’être rapidement séché les mèches humides qui régnaient sur ton crâne, tu le rejoins, petit sourire timide aux lèvres. Tu te voyais pitoyable. Tu plongeais tes mains remplies d’innocence dans son dos. Tes mains froides et fines. En y réfléchissant, ta peau a toujours été froide. Depuis ta plus tendre enfance à cause de ta peau beaucoup plus claire que les autres. Tu n’étais pas sensible au soleil, et tu réclamais toujours le chauffage. Tu craignais les glaces, elles te faisaient mal aux dents et te donnaient encore plus froid. Tu riais en voyant ton ami un éventail à la main se plaindre du soleil, alors que toi, jamais il ne te touchait. Il était bon de se retrouver contre toi lorsque le soleil tapait fort. Il était bon d’avoir un glaçon à ses côtés, prêt à vous prendre dans ses bras pour vous refroidir. Réfugiant ton visage contre son torse, tu murmurais dans l’abîme de la chambre, des paroles pénétrantes.

    « Rien… rien ne se mettra entre nous ? Tu me le promets ? Je ne veux pas te perdre… tu m’es beaucoup trop précieux à l’heure qu’il est… »

    Aaron, à quoi tu jouais exactement ? Pourquoi semblais-tu si idiot en posant cette question dont la réponse paraissait pourtant évidente ? Tant d’innocence, tant de fragilité dans le ton de ta voix. Que voulais-tu exactement… ? Certainement une marque d’affection, l’entendre dire que… oui, il t’aimait immesurablement, énormément. Que, qu’importe ce qu’il adviendrait de vous, vous seriez toujours aussi proches, qu’il serait toujours là pour toi. Tu es en réalité, légèrement trop niais dans ta tête mon pauvre enfant. Ma création, mon pantin. Tu ris sous mes ordres, et pleure également. Ta franchise est un peu trop remarquable. Tu rougis encore et toujours, et soudain, un contact te réveille de tes pensées. Les lèvres de ton meilleur ami venaient de se poser sur ton front. Un peu de chaleur dans ce monde rempli de neige. C’est comme si… tu sentais à nouveau, et pour la première fois, du soleil dans ton cœur, qui battait à un rythme rapide. Puis, de sa voix chaleureuse, te susurre des mots à jamais graver dans ton esprit et ton cœur.

    « Jamais. On est ami. C’est pour la vie ce genre de chose. »

    Tu t’avouais gêné. Tu t’exhibais devant lui par de simples paroles. Tu te sentais nu, vide. Il savait tout. Tu ne pouvais rien lui cacher. Il devinait. Connaître quelqu’un par cœur… c’est plutôt gênant pour la personne en question. Il peut t’arrêter dans n’importe quel moment, viser tes points faibles, tout comme te rendre heureux pour un rien. Tu n’osais même plus le regarder. C’était devenu quelque chose d’impensable vu la couleur qui amplifiait sur ton visage. Il joue machinalement avec tes cheveux, arrivant ainsi à calmer l’ardeur de tes rougissements. Entre tes mots, tu balançais, d’une évidence ultime ces mots à la suite.

    « On dort ensemble… pas vrai ? »

    Tu le voyais sourire. Tu sais, ce sourire taquin qui avait le don de t’énerver, t’agacer, tout comme t’aider à le reconnaître. C’était Keith. Il était toujours comme ça avec toi. Il se jouait de toi, et tu réagissais comme un bêta. Tu n’y pouvais rien, ainsi allait la vie. Tu tremblais. Tu avais froid, comme d’habitude. Quelle idée de se mettre pieds nus ? Tu finirais enrhumé, alors que ce n’est point ton but. Tu détestes être malade, même si niveau santé, dans ton corps, ce n’est pas tellement la joie… Comme s’il l’avait perçu, Keith se redressa et attrapa la couette pour vous protéger. Son corps embaumait quelque chose de sucré, cette odeur que tu aimais tant, qui chaque seconde en son absence te manquait. De sa voix naturellement douce, il te répondit enfin.

    « Bien sûr. Dors. »

    Tu souris, heureux de cette réponse positive. Et soudainement, sentis le marchand de sable déposer sur tes yeux et ta peau sa poudre magique. Tes paupières se firent momentanément lourdes, et tu les fermais petit à petit, serrant doucement de tes mains, la peau de ton ami.
    La nuit passait. Tu rêvais. De tout et de rien. Simultanément.


    *

    Le soleil montre ainsi le bout de son nez. Nous dévoilant ses magnifiques rayons à travers la fenêtre. Comme d’habitude, à l’apparition de ces derniers, tu te levais. Remarquant en même temps que tu n’avais pas bougé de la nuit. Tu étais resté dans ses bras, à la même place. C’était assez rare. Essayant de ne point le réveiller, tu te faufilais doucement en dessous de ses bras, et tu partais à pas de loup, en insistant sur le silence du parquet, vers la salle de bain. Tu rentrais à l’intérieur, tes cheveux étaient légèrement désordonnés et ton visage complètement démoli. On voyait facilement que tu n’avais pas assez dormi. Tu ouvris le robinet, commençant à te laver le visage. Une fois fini, tu te brossais les dents. Ensuite, tu te coiffais, avant de repartir en direction de la chambre. La porte du placard grinça. Tu soupires exagérément en regardant si tu n’avais pas fait la bêtise de réveiller Keith. Non, aucun signe. Tu t’habiles en prenant soin de choisir un slim mettant en valeur ton corps frêle et une chemise blanche. Tu te fais rapidement un thé, sortant une deuxième tasse au cas où Keith en voudrait, et tu repars t’asseoir sur le lit, buvant la source, en attendant que ton ami se réveille…

    « Keith… »

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