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 « Die Zauberflöte » - Keith ♣

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Asamé Kagiwara.
Androgyne Décadent.

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MessageSujet: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Jeu 19 Aoû - 12:25

« Die Zauberflöte »
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    « Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen,
    Tod und Verzweiflung
    Flammet um mich her!
    Fühlt nicht durch dich
    Sarastro Todesschmerzen
    So bist du meine Tochter nimmermehr ! »




    Elle avait mis sa plus belle robe, ses plus beaux bijoux, ses plus beaux apparats. C’est que nous ne voyons pas souvent une compagnie Allemande au japon, qui plus es pour l’opéra ! Elle avait pris sa place bien à l’avance, se plaçant dans une loge individuelle, et ceci dans la plus… Couteuse ? En effet, elle pouvait être ainsi admirée des braves gens, comme des plus riches, sur les différents côtés de la salle. Elle portait ce soir là un chapeau bleu et noir, couvert de perles et de plume, de longs gants en soie toute aussi noire et une robe… Comment décrire pareille robe ? Non, elle n’est pas bouffante. Justement, elles épousent parfaitement les formes de la jeune femme, dans un élégant mélange de dentelle, de pierreries et de perles. De couleur toute aussi noire, mais avec de léger rehaussements bleus nuit et clairs, ses yeux étaient mis en valeur dans un nombre incalculable de diamants attachés à des chaines sans ses cheveux, et un immense collier d’une incalculable valeur ornait son cou. Elle portait des bracelets larges tout aussi brillants, et une arabesque de cristal prenait naissance sur son poignet pour finir de s’entortiller autour de son épaule et de son bras. Malgré les apparences, et le nombre de pierre qu’elle portait ce jour là, tout ceci n’était pas clinquant. Il régnait dans cet ensemble une harmonie à la fois irréelle et loin d’être exubérante ou bien ridicule, Asamé était ce jour là parée comme la plus riche des Reines. Son maquillage couleur nacre et bleu lagon, avec de légères touches de bleu nuit, donnait au teint de la jeune femme une couleur presque fantomatique. Comme une poupée de porcelaine. Ses cheveux étaient attachés en un chignon lâche, presque sauvage. Ceux-ci étaient imprégnés de diamants, serpentant dans sa chevelure comme des étoiles. La jeune femme avait acheté un parfum au jasmin plus qu’hors de prix pour accommoder le tout. La fragrance, sentant divinement bon, embaumerais chacun de ses pas. Et à son passage, les hommes soupireraient. Elle s’était rendue à l’Opéra en voiture, à pied étant impensable. Lorsqu’elle arriva enfin à la salle de l’Opéra, elle prit place. Certains murmuraient. D’autres la suivaient du regard. Les femmes faisaient les yeux ronds. Et Asamé ne cillait pas. Elle était venue ce soir pour s’amuser, et si un homme lui ferait la cour, cela ne la dérangerait pas plus que ça. S’évader un peu de cette bulle qu’elle avait crée avec Sei, et profiter des nombreuses choses qu’offraient les joies de l’argent facile et de la carte bancaire illimité. Non, je vous le dis tout de suite, rien de ce que Asamé porte n’es du toc. Et… Elle doit donc porter plusieurs millions sur elle. Elle entre dans la salle, ne regarde personne, fixe juste ces rideaux fermés. Elle sentait la brûlure des regards qui pesaient sur elle, mais autant ressembler à une pure aristocrate jusqu’au bout. Taisez-vous. Cela commence.

    Les notes s’envolaient de la bouche des chanteurs, les syllabes s’élançaient vers les cieux avec une grâce infinie, et la musique était tout simplement divine. Tout les regards étaient rivés sur ces acteurs / chanteurs parfaitement rodés, et je dois avouer que j’ai d’ailleurs une préférence pour la Reine de la Nuit. Comment cela vous n’êtes pas étonnés ? Oui, moi non plus, nous sommes d’accord. Et tandis que tous fixaient les acteurs, Asamé, pour la première fois jeta un coup d’œil sur les gens de l’assemblée. Des jeunes, des vieux, des femmes, mais peu d’enfants. C’est vrai qu’en matière d’Opéra, les plus jeunes enfants ne comprendraient pas grand-chose. Elle regarda quelque de ces messieurs. Alors, elle se ferait bien payer un verre en fin de soirée non ? Non, décidément, que des vieux. Elle descendit son regard plus bas, chez les moins fortunés. Mais là nous passions dans les basses catégories, ils auraient tout juste assez pour lui payé une bière de toute manière, alors ce n’était même pas la peine d’y songer. Puis, elle le vit. Un jeune homme, caché dans l’ombre. Il n’avait même pas de place. Non, il était debout, derrière un pilier. Et, à sa grande surprise, il la regardait. Asamé réprima un frisson, il possédait deux yeux, comme tout le monde me diriez vous ! Mais regardez plus près, bande d’imbéciles. Un œil bleu, et un autre, plus sombre, il était… Rouge. Mais ce tranchant changement de tons donnait à ce regard une impression d’envoutement et de fascination. Elle le fixa, et lui aussi la regardait. Il n’accordait visiblement aucune valeur au jeu des acteurs, et encore moins aux gens qui grognaient en bas parce qu’ils n’étaient pas bien assis. Il était vêtu d’une veste noire, on pouvait cependant deviner en dessous une chemise blanche. Il n’avait pas de cravate, mais on pouvait deviner dans la pénombre qu’il prenait un soin assez maniaque à ses cheveux. Mais, je vais peut être revenir à ce que j’ai dis précédemment, mais aucuns de ses habits, de sa coiffure, ou de ses chaussures de peu de valeur n’important réellement en fait. C’était cette aura, ces yeux de serpents. Asamé n’avait pas cillé. Gardant ce visage froid, ce masque de cire parfaite. Il y’avait juste ce regard d’or liquide, qui pouvait exprimer une quelconque chaleur. Et encore. Ils étaient aussi tranchants que la glace. Elle détourna le regard, mais sentait encore celui de l’inconnu à sa droite. Un peu désarçonnée par cet échange silencieux, elle se reconcentra sur le fil de l’histoire. Mais déchanta bien vite, elle n’arrivait plus du tout à se concentrer. Oui, elle aimait Sei, plus que tout au monde. Mais elle avait le droit d’être troublée non ? Enfin, je parle intérieurement, car à cet instant précis, Asamé avait le regard de celui qui n’a rien vue de génial, ou de particulièrement intéressant. Ses talents de comédienne étaient fondés, et heureusement pour elle, un employé lui proposa une coupe de champagne. Elle le remercia d’un sourire lumineux, et celui ça s’éclipsa avec un léger trouble devant les yeux. Elle sirota son verre, puis le reposa sur une table posé près d’elle. Il restait environ vingt minutes de spectacle à ce moment là.

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« Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d\'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c\'est à ce principe que je donne le nom de conscience. »



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Keith P. Alayn
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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Jeu 19 Aoû - 17:12

    L’opéra. Keith. Qu’est-ce que tu as foutre à l’Opera. J’aime l’Opéra. C’est raffiné. Maintenant. Chut. Il faut que je me prépare. Mais tu n’as pas de place pour t’y rendre. J’ai jamais eut besoin de payer pour entrer dans ce genre d’établissement. Je fis taire ma conscience. Je sortais à peine de la douche, des gouttes d’eau perlant au bout de mes mèches de cheveux assombris. Je me frottais les mains, que la préparation commence. J’entrepris tout d’abord de m’essuyer convenablement, avant d’enfiler un boxer noir très sobre. Je me retournais, sortant de son emballage un costume tout neuf, le Monsieur Yokohama qui l’avait déposé au pressing sera surpris de ne pas le retrouver ce soir. Il est si difficile de trouver un homme de ma taille portant des costumes assez classe. Le tout n’était pas d’une très grande valeur mais d’une sobriété suffisante pour mon petit plan. Du moins, le plan que j’allais improviser. J’exposais mon corps à un parfum que j’avais emprunté dans une des parfumeries réputées de la ville avant d’enfiler ma chemise. Blanche bien sûr. Cette couleur était-celle qui m’allait le mieux au teint. Maintenant. Les cheveux. Le plus important. Ils étaient pratiquement secs. Parfait. J’attrapais mon peigne et comme ça à plaquer l’essentielles des mèches contre mon crânes. Je fis de même avec mon légendaire épi. Puis, je secouais ma tête vivement redonnant un peu de liberté à ma coiffure. Parfait. Totalement maitrisé. J’attrapais ma veste que j’enfilais en sortant. Le patron et son lièvre n’étaient pas dans les parages, sûrement à jouer à « c’est le non anniversaire à qui ? À moi, je veux déballer mon cadeau » dans leur chambre. Au cas vous n’aviez pas compris ils jouent au Paint Ball. Je quittais le Tea Party, laissant derrière moi ma moto qui serait plus encombrante qu’autre trop chose. D’un pas léger et calme j’avançais vers l’Opéra où le tout ne commencerait que dans une dizaine de minute. C’était un grand bâtiment, parfait, ce genre de lieu à beau être particulièrement raffiné c’est d’une formalité d’y rentré. Usant d’un peu de jugeote. Délaissant la grande porte je fis le tour de la bâtisse. Ce fut rapide. L’entrée des artistes. Parfait. Maintenant… Je lançais un rapide coup d’œil autours de moi, le parking du personnel étant particulièrement bondé ce soir. Wouah. Je rêve. C’est un alfa roméo. Pas mal. Tiens. Ça me donne une idée. Je toussais un instant, échauffant ma voix avant de tambouriner élégamment la grande porte. Un vieil homme vient m’ouvrir, sans plus attendre je poussais la porte le forçant à se reculer. D’un air hautain et pressé je l’empêchais de dire le moindre mot.

    « Il faut absolument que je parle au résponsable ! »


    Une voix sans appel. Grave. Autoritaire. Celle qu’on les gens qui savent qu’ils ont le pouvoir et n’hésitent pas à l’utiliser. Surpris et ne sachant plus vraiment où se mettre le vieil homme, qui semblait là juste pour faire le ménage ou ouvrir la porte désigna du doigt un couloir. Je m’enfonçais dans celui-ci, sachant que cet homme allait sûrement prévenir son patron par téléphone. Conciergerie. Parfait. Maintenant que j’étais rentré ici je n’avais plus qu’à me débarrasser du concierge. Facile. J’entrais en trombe dans son local. Un homme d’une quarantaine d’année joué au solitaire sur son pc windaube 98. Je le vis se redresser précipitamment, surpris par la stature et l’autoritarisme que je dégageais. Keith ? T’es en vie toi. Bien sûr. Je me demandais. Pourquoi tu veux aller à l’Opéra. J’ai envie de rencontré des gens aussi raffiné que moi. Et plus friqué que moi. Ah. Et ? Pourquoi tu t’amuses avec eux au lieux d’aller discrètement dans la salle ? … Je suis arrivé trop tôt. L’opéra à pas commencé et je risque plus facilement de me faire remarquer en pleine lumière. Et tu en pose de ces questions connes toi. Donc. Je posais mes mains sur son bureau. Il ouvrit la bouche. Non. Non. Toi, tu ne parles pas. Pas encore. Que lorsque je te l’autorise. Maintenant. C’est moi qui cause.

    « Mr Bernoli, membre important du club national d’Alfa Romeo. A qui appartient ce chef d’œuvre sur le parking ? »


    Sincèrement. Juste pour la tête qu’il fit à cet instant précis cela valait le coup de s’amuser un peu. Avoue que tu aimes surtout te moquer des gens en leur jouant des tours. Oui. C’est si intéressant de voir les réactions des gens devant certaines situations et de soit même endosser des rôles qui ne nous ressemble pas du tout. L’homme se décomposa, se sentant tout d’un coup minuscule devant le snob bourré de fric que je représentais. Egaillant légèrement il m’indiqua d’un flot de parole que la voiture appartenait au directeur artistique de l’Opéra et que celui-ci se trouvait dans le bâtiment voisin. Comme si cela m’importer. Il commença à me dire qu’il pouvait l’appeler, m’offrir à boire en l’attendant ou je ne sais quoi. Les idiots. Comme si les clubs de voitures avaient une si grand importance, juste un montre ton compte en banque. Un coup d’œil à ma montre m’indiqua que l’opéra allait débutait. D’un signe de la main je fis taire le concierge et lui indiqua que bien sûr j’allais trouver la sortie seul et me rendre ce pas voir le génialissime détenteur de ce petit bijoux. Tu jours très bien les snobs Keith. La ferme. A peine eus-je quitté la salle que je retrouvais mon calme habituel. Bien. Commençons. Aux lieux de retourner vers la sortie j’emprunté un des escaliers. Bien. Coup de chance. Un plan d’issue de secours. Je mémorisais rapidement les différents trajets. J’ai une excellente mémoire imminente. Demain j’aurai par contre tout oublier de tout ça. Qu’importe. Je mis cinq bonne minutes de marche dans les coulisses, évitant de me retrouver derrière le rideau par accident. C’était une agitation chaotique. Du bruit. Des rires. Même des pleurs. Les artistes. Tous des paniqués de la vie. Poussant une porte je me retrouvais dans la pénombre de la salle. Parfait. J’avançais entre les sièges et me posa contre un pilier profitant de la pénombre. Maintenant. Cherchons une fille méritant mon attention.

    La pièce avait commençait et mes yeux vairons parcourait la salle. Je cherchais mon bonheur. Il y avait de tout. Des grosses. Des maigres. Des laides. Surtout des laides. Quelques potables. A peine intéressant. Mais à cet étage ce n’était que les vulgaires morues et thons. Je levais les yeux. Un rapide coup d’œil. Et. Mes yeux continuaient de bouger alors que mon cerveau avait déjà été intercepté par la vision d’une déesse. Mon cœur ratant un battement j’observais cette jeune femme seule dans une des loges les plus chers. Si son compte en banque car gold était déjà une bonne raison de s’y intéresser, sa beauté elle était suffisant à elle seule pour ne plus la quitter du regard. D’elle émanait une grâce et une élégance que seule les reines de l’ancien temps pouvaient se vanter d’avoir. Je fus comme happer par cette vision miraculeuse. Je n’entendais plus les voix pourtant époustouflantes des artistes résonnant dans la salle. Non. Je me prenais à rechercher malgré la distance le moindre détail de sa peau fantomatique, de ces reflets bleu, de ces éclats de diamant que la faible lumière faisait resplendir. Elle étincelait. Dire qu’elle était belle aurait l’insulter tant ce qu’elle dégageait dépasser ce futile mot. Je me surpris à penser que rien dans ma vie n’avait atteint une magnificence telle. La déesse de la beauté et de la féminité apparaissaient devant moi comme une récompense à ces longues heures contemplation de tableau réelle qui me semblait de si piètre auteur à ses côtés. Je ne pouvais me résoudre à détacher mes yeux de son visage noble. Pourtant. Le désir de la voir de plus près. De l’approcher. D’espérer toucher d’une quelconque manière ses élans de perfection. De pouvoir en profiter, même d’une infime parcelle. Elle me regardait. Je le sais. Je croisais ses yeux d’ambre qui imposait une distance froide et si attirante. Elle détourna le regard. Non. Non. Intéresse-toi à moi. Laisse-moi encore admirer ces éclats dorés dans ces prunelles. Je n’y tenais plus. Quittant la grande salle je filais dans les escaliers vers les étages supérieurs, me cachant des agents et autre. J’étais comme portée par une poussée divine qui me menait à cette déesse. C’est une facilité déconcertante de se rendre jusqu’à elle. Plus que je ne le pensais. D’un geste je pris même la peine d’attraper une flute de champagne, pénétrant dans sa loge. Elle était là. Je sentais des vapeurs de jasmins envelopper mes sens. Prenant une bouffée de respirations silencieuse, je restais dans l’ombre de la pièce exigu. Ombre silencieuse contemplant l’ange éclatant de lumière. Je sortis enfin de l’ombre. M’avançant à côté du profond fauteuil d’où la jeune femme observait l’opéra. Ne disant rien, restant à ses côtés l’air de rien, j’emmenais avec élégance la flute à mes lèvres, goûtant du bout des lèvres ce champagne si goûteux. Je tournais ma tête vers elle, pouvant enfin admirer chaque trait de son visage. Elle était magnifique. Purement magnifique. Une beauté sans défaut. Je cherchais. Mais je ne trouvais pas. Que ce soit son visage ou les parures qu’elle portait le tout s’accorder avec une élégance extraordinaire. Quel plus beau spectacle que celui se déroulant sous mes yeux, évinçant n’importe quel opéra.

    « Ma chère. Excusez ma présence. Je ne pouvais me détacher du spectacle qu’est votre beauté et je ne put me résoudre de la place ingrate et éloigné que le destin m’avait offerte. »


    Quel langage. Fleuri. Peut-être. Mais n’est-ce pas l’endroit idéal pour donner un peu d’élégance à notre langue et rendre un peu de noblesse aux vieilles habitudes de gentleman ? Je devrais peut être arrêter de lire de ces histoires de gentleman hors la loi. Mais ils sont raffinés. Je ne souriais pas. Non. Un air neutre et plaisant.

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Asamé Kagiwara.
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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Jeu 19 Aoû - 19:43




    Elle n’adresse plus un regard au jeune homme, si elle le faisait, elle serait très certainement incapable de détacher ses yeux dorés sur cette silhouette sombre et ces deux prunelles vairon. Elle prend une nouvelle coupe de champagne, et la vide d’une traite. Elle devait reprendre contenance, et au mieux dissimuler son trouble. Elle se pinça la lèvre, et adressa tout de même une légère vision vers le pilier. Mais… Comment ?! Elle regarde cette fois ci complètement. Le mystérieux homme avait littéralement disparu ! Elle se lève, mais se rassoit. Passe le dos de sa main sur son front. Était-elle sujette à des hallucinations ? Asamé croise ses jambes, rassemble ses idées. Non, elle n’avait pas rêvé. Impossible de fabriquer pareil homme, surtout à des moments pareils. Elle reprit sa traque des yeux, détailla chaque visage, tout en prenant garde à ne laisser glisser ou décaler aucuns bijoux. Elle ferma les yeux, soupira. Se laissa porter par les notes de la chanteuse, se perdit dans cet univers ou tout n’est qu’harmonie et texte idylliques. La jeune femme s’avoua vaincue, elle ne le reverrait jamais. Ombre toute aussi insaisissable qu’éphémère. Dieu ! N’aurais-je jamais su au moins son nom ? Elle rouvrit ses yeux, les pupilles se rétractèrent d’un seul coup, lui provoquant un léger vertige. Elle devait se donner une raison, après tout. La jeune femme entendit des bruits de pas derrière elle, n’y faisant pas attention le moins du monde. Elle croyait que ce n’était qu’un employé, qui lui servirait une nouvelle coupe de champagne. Non, il n’en fût rien. Ce n’était pas la démarche lourde de ces incompétents en costume noir et rouge. Mais, plus féline, parfaitement silencieuse et étouffée par la moquette de l’Opéra. Elle sentie le verre porté à des lèvres, une, deux gorgées. Puis, un silence. Son cœur rata un battement. Quand elle en entendit cette voix suave, pourtant inconnue, elle réussi à poser une image à cette voix, à ces paroles, pleines de charme et de sensualité. Le jeune homme se porta à ses cotés. Elle ne lui accordait pas un regard, gardant cette posture d’Impératrice, les mains alignées sur les accoudoirs et les jambes croisés. Tout en elle scintillait. Par ses diamants comme par son être entier. Elle ne su quoi répondre, trop étonnée de voir ce jeune audacieux pénétrer l’enceinte de sa loge.

      « Jeune homme, qui vous à autorisé à venir en ce lieu ? »


    Oui, elle se faisait désirée. Mais autant lancer un sujet quelconque, autant démarré sur des bases. Elle se demandait bien quel nom pouvait-il porter. Et en quelle honneur, et pourquoi avait il cherché et détourné les hommes devant la porte, elle en devinait la raison. Oui, elle en était même parfaitement consciente. Mais elle le cherchait. Jouant la jeune pucelle effarouchée ? Oui, peut être. Enfin, ce petit jeu l’amusait. Elle était venue pour cela non ? Elle daigna enfin tourner son regard vers lui. Il était effroyablement beau, de loin comme de près. Asamé défia les prunelles bicolore de celui-ci, et cette différence la frappa d’encore plus. Elle prit son plus beau sourire, et lui dit d’une voix posée, et lui indiquant le fauteuil à côté d’elle.

      « Aimez-vous l’Opéra ? »


    Elle reprit une coupe de champagne, savourant avec délice les petites bulles et la silhouette féline s’asseyant à ses côtés. Il était grand, très grand même. Heureusement que Asamé l’était aussi. Il devait avoisiner les un mètre quatre vingt. Tandis qu’elle frisait les un mètre soixante dix huit. Oui, elle était grande pour une femme. Mais cette hauteur lui donnait cette allure élancée qu’on lui connaissait. Elle dévorait littéralement du regard ces yeux si insolites et inopinés, dans ce corps de parfait dragueur. Mais cela lui donnait une prestance, et un respect de la personne. Respect que ne semblait pas avoir la Dame, car elle ne baissait pas les yeux. Au contraire même. Il était habillé faussement chic, devinant qu’il les tirait des friperies, ou bien qu’il ne lui appartenait même pas ! Elle ria intérieurement de cette hâtive conclusion. Mais, elle connaissait ces gens qui allaient à l’Opéra pour se donner un faux genre, elle le connaissait parfaitement. Même elle n’était pas aussi riche qu’il n’y paraissait (enfin, si, mais elle dépensait très peu, vivant même dans les quartiers mal famés avec Sei) D’ailleurs, celle-ci avait émît l’idée de déménager, mais lorsqu’elle le proposait, la jeune femme s’enfermait dans la chambre de sa sœur, et par on ne sait quel miracle, l’odeur de la comateuse avait étaient parfaitement conservés. Asamé était jalouse, mais elle ne disait rien. Elle ne pouvait rien faire contre cette personne inébranlable qu’était Sei. Un bulldozer vivant. La jeune femme repris pied avec la réalité, et continua de regarder cet opéra. Nous en étions au dernier acte, et la fin était proche. Il ne serait que deux scènes, les plus douloureuses pour la jeune femme. La première, dans laquelle la Reine de la Nuit était jetée dans les ténèbres, et celle du mariage. Du « Happy end ». Non, pour tout vous dire, je ne crois à ces illusions. Elle m’on bernées trop longtemps. Bien trop longtemps. La Dame avisa une autre coupe de champagne, c’était la dernière. Elle la laisserait pour l’inconnu, il serait sûrement moins soul qu’elle, car elle regarda la bouteille vide avec amertume. Ah, mon tendre amour, tu es vidée. Dommage mon amie, je t’aimais beaucoup. Comme les trois autres avant toi. Oui, pour ce spectacle, elle avait pris trois bouteilles de champagnes. Vous direz sûrement que cela est impossible, et bien moi je vous réponds que ça l’es. Elle ne ressentait pas encore les effets de l’alcool, mais avait pour le moment cette impression de vagues aux bords des yeux. Un léger vertige. Comme après plusieurs cigarettes. Bon, elle pourrait très certainement tenir jusqu'à l’appartement. Sauf si elle rencontrait un jeune homme aux yeux vairons au bord d’une route, au détour d’une rue. Celle perspective la charma totalement. L’idée de coucher avec un parfait inconnu ne la gênait pas du tout en manière générale en fait. Et les conséquences de ces actes n’avaient aucune emprise sur elle en cet instant. Elle ressentait juste les effets des petites bulles, amplifiée par le son des chants et de l’odeur plus qu’enivrante de son voisin. C’est qu’il me tenterait bien celui là. Elle n’essaye même pas de se relever, en fait, elle avait juste conscience que si elle le faisait, elle tomberait très certainement. Comment faire ? Il devait rester à peine quelques minutes de représentation ? Remettre ses idées en ordre. Aller, courage. Hm, non, c’est trop dur. Pour se tirer de ces vapeurs incertaines que sont celles de l’alcool, Asamé se tourna vers son voisin, qui ne lui avait toujours pas répondu.

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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Jeu 19 Aoû - 22:17

Sa voix. Sa voix. C’était un éclat sonore resplendissant. Je n’en fus pas étonné. Non. Une telle beauté ne pouvait avoir qu’une voix à son image, pleine de droiture et d’une délicatesse aristocrate, ce léger ton reservé aux dâmes qui savent parler avec élégance. Ses paroles me tirèrent un sourire, appelons plutôt cela un tressaillement de lèvre. Oui. Sourire aurait été impoli et parfaitement déplacé. La conversation partait bien sûr sur de bonne base mais ne permettais pas encore de telle familiarité, pour le moment du moins. Laissant un silence s’installer suite à ses paroles je posais une nouvelle fois la flûte contre mes lèvres fines, attendant que le liquide luxueux se dépose sur ma langue. Je sentis celle-ci palpiter sous les éclats des bulles enivrantes. Pourtant. Mes sens n’étaient pas totalement portés vers ce goût si appréciable d’un champagne de qualité. Non. Mes yeux étaient rivés sur cette beauté touchante. Mon odorat était porté vers les nectars que cette déesse dégageait. Mon ouïe résonnait encore des subtilités sonores de sa voix. Je laissai tomber mon bras le long de mon corps tout en retournant mon regard vers elle. Son aura m’éblouissait comme le soleil éblouie les nouveaux. Oui. Un nouveau-né qui voyait pour la première fois la réelle splendeur que ce monde pouvait porter. Sa aveuglait légèrement, c’était trop fort, trop beau, indéfinissable. Et pourtant, impossible de fermer les yeux, impossible d’imaginer juste une seconde d’ôter cette visions de notre cerveau. Chaque clignement de paupière laissé transparaitre sur le fond noire les images pensées de la scène. Hantée. Juste hantée. C’était aussi effrayant que jouissif. Je la voulais. Oui. Juste m’approchais d’elle. Juste la touchais. Juste durant un instant sentir sa beauté m’appartenir pleinement. Je décidais que le silence avait assez durée, même si en réalité à peine quelque seconde avait échappé au sablier du temps.

« Je me suis permis. Je ne pouvais résister à la curiosité de savoir si votre beauté n’était qu’une illusion de distance. Je fus comblé de voir que c’était le cas. Vous voir face à moi me prouve que vous êtes plus magnifique que je ne le croyais. »


Je la regardais. Elle me regardait. Je connais ce regard. Depuis longtemps les personnes que je rencontre plantent leur regard dans le mien subjugué par la différence de couleur qu’offrait mes yeux. Oui. On rencontre rarement des personnes portant les yeux vairons. Encore moins lorsque l’une de leur pupille est d’un rouge écarlate. Qu’y puis-je ? Ma mère avait offert un des plus beau atout de séduction en m’offrant le malheur de ne voir que d’un œil les éclats de ce monde. Elle parla. De nouveau. Je fus attentif, oubliant les voix résonnant dans la salle sous les réactions ébahis de ces idiots de spectateurs. Ils m’importaient peu à présent. Je ne me rendais même plus compte que de leur présence, seule la sienne omnibulait mes pensée. Je pris place dans le fauteuil à ses côtés, jubilant intérieurement de pouvoir me rapprocher un peu plus d’elle, ne le montrant pourtant, gardant cette attitude neutre.

« J’aime les beaux Opéra. Ceux qui ont gardés l’élégance qu’y faisait honneur aux siècles passé. Les classiques. »


Fais comme si tu t’y connaissais en Opéra. J’avoue. Je n’y connais pas grand-chose. Je sais juste que c’est beau. Agréable à écouter. Et que ce soit les voix puissante ou les histoires conter, tous étaient raconté avec une subtilité qui leur était propre. Je l’observais de nouveau. Elle buvait. Beaucoup. Je faisais de même, finissant ma flûte, reposant celle-ci alors que ma langue tâter mon palais à la recherches des volutes de ce liquide. Je ne buvais que rarement de champagne, sauf à une époque où je vivais dans une famille d’origine française adepte de cet alcool léger. J’aime l’alcool. Jamais en excès. Sauf pour la personne qui m’accompagne. Soyons réaliste, c’est toujours plus facile quand la compagnie à un peu de ce liquide magique dans le sang, plus efficace qu’un filtre d’amour. Quelques goutte et la timidité disparait aussi vite que le verre se vide. Mais je préfère quand cela reste léger. J’aime quand elles savent ce qu’elles font. Quand elles comprennent ce qui leur arrive. Et qu’elles aiment ça. La pièce continuait son rythme. Ça dure combien de temps ce genre de chose ? Aucune idée. Qu’importe. Quoique. Je veux que sa dure longtemps. Qui sait ? Va-t-elle s’enfuir comme cendrillon aux douze coups de minuit. Je la retiendrais. Je sais me montrer très persuasif quand je le désire. Et je la désirais. La bouteille était à présent finie. Et bien, pour une jeune femme élégante la beauté semblait avoir aussi une certaine capacité à soutenir l’alcool. Qu’importe. Je trouvais que cela rajoutais un peu à sa beauté, ce côté déchéance la rendait plus humaine. Combien de temps pourrais-je me retenir. Pas longtemps. Vraiment pas longtemps. Je pris la dernière flute de champagne, je pense que la demoiselle avait bien assez bu pour ce soir. Je l’observais. C’est tentant. Bon. Keith. Je crois que c’est ton moment. La pièce était fini à présent. Je ne m’en étais pas rendu compte. Je m’en foutais un peu en fait. Mais. C’était une bonne occasion de prendre les choses en mains. Et plus si affinité. Hum.Hum. Donc. Je me relevais. Me plaçant devant la jeune femme et lui tendant une main, dans le simple désir de l’aider à se relever bien sûr. Elle la pris. Ce fut un éclatement de sensation parcourant ma peau, partant de ma main touchant la sienne jusqu’au dans ma colonne vertébrale. Elle se releva, avec élégance, mais bascula en avant. Attentif. Je la rattrapais en la collant contre mon torse. Tout de même. On ne laisse pas tomber une jeune femme aussi ravissante. Je sentis alors son parfum à la source, mon nez se retrouvant près de son cou alors que la gardais jalousement contre moi, profitant de ce contact fortuit. En profiter ? Bien sûr. Qui serait assez idiot pour ne pas profiter d’avoir une jolie femme dans les bras. Je ne tardais pas, appréciant le contact de son corps contre le mien, j’attrapais son menton entre mes doigts fin la forçant à relever la tête. Oui ; Je pouvais admirer de près son visage parfait, comme sculpter par un artiste de génie. Dieu savait parfois faire des êtres humains d’une beauté presque divine. Je sentais dans son haleine les délicat parfum du champagne, comme si de son être était emprisonné une sirène au chant silencieux. J’étais envouté. Par ses yeux d’ambres, par ses lèvres attirant, par son corps contre le mien. Je ne suis qu’un homme. C’est ainsi que mes lèvres se posèrent sur les siennes, goûtant aux délices de l’alcool, bien plus délicieux sur une bouche aussi parfaite. Mon bras passa autours de sa taille l’attirant contre moi. J’embrassais un ange magnifique. Je sentais sa beauté déteindre sur moi lors de ce baiser. Ce n’était pas suffisant pour moi. Non. Attendre ? Pourquoi ? Je n’avais aucune envie. Je ne sais pas. Je pouvais l’emmener partout. Au bout du monde. Ou bien juste dans un hôtel voisin. Ou ici. Je ne sais pas. Elle pouvait aussi me gifler. Non. Qu’elle le fasse. Je ne la laisserais pas s’échapper. Pas m’échapper. Pas avant que je ne l’ai goûté pleinement. Mes lèvres se détéchèrent des siennes, un instant à peine, juste suffisant pour replonger dans son regard mouvementé.

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Asamé Kagiwara.
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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Ven 20 Aoû - 11:49

    En effet, il répondit, enfin. Toujours cette voix de gentleman irréprochable. Une voix profonde, charmeuse. Elle eu un petit rire d’ailleurs à cette réponse. Ce jeune homme avait décidément, en plus de sa beauté et de ses manières, de la répartie. Il gardait cependant cette attitude neutre et passive, était il comme elle ? Cachait-il son plaisir ? Sa jubilation ? Dieu seul le savait. Et elle en tirait une joie d’autant plus grande. Il donna son avis sur l’Opéra. Asamé savoura de nouveau cette voix délicieuse. Se délecta des syllabes mélodieuses, des sons attirant que cette gorge produisait. Elle reprit le fil de la représentation, et fût surprise de constater qu’elle était terminée. Quelques secondes plus tard, les lumières illuminaient la salle tandis que tout le monde se levaient. Le jeune homme fit de même. Allait-il partir ? Elle aurait passé au moins un bon moment en sa compagnie. Et elle ne se rendait pas encore compte de la fascination qu’elle produisait. Contre toute attente, il lui proposa sa main, pour se relever. Elle la prit, et les enclumes de l’alcool lui retombèrent dessus comme une masse incontrôlable de fatigue et de fer. Et sans s’en rendre compte, la jeune femme bascula en avant. Elle essaya de reprendre contenance, mais se tétanisa lorsqu’elle sentit le torse de ce jeune homme aux yeux vairons. Ils restèrent comme cela quelques secondes, car elle sentait un mouvement du côté de son voisin. Il pencha son visage dans son cou. Il voulait ce parfum. Lui, qui même aux yeux de la dame sentait divinement bon. Elle ne bougeait pas, car elle reprenait ses esprits. En effet, cela n’avait été qu’un choc assit / debout. Cette sensation disparue bien vite. Elle bredouilla une quelconque excuse pour sa maladresse mais elle sentie les doigts de l’inconnu se refermer sur son menton. Et avant même qu’il ne lève son visage vers le sien, elle comprit. Cependant, il fut plus rapide, et ils échangèrent un baiser. Enfin, lui l’embrassait. Elle se laissait faire, mais cela était dû à la totale surprise. Il détacha enfin ses lèvres des siennes, et si elle n’avait pas été avec Sei. Peut être qu’elle les aurait trouvés plus douces. Et moins… amers. Oui, la tromperie à toujours cette arrière gout acre dans la bouche. Il ne la lâchait pas, et elle ne se rendit compte qu’en cet instant qu’il avait passé sa main dans son dos. Les deux jeunes gens se regardaient dans les yeux, et si elle l’avait vue dans la pénombre du pilier et aux reflets du champagne, le voir d’encore plus près lui permit de déceler cette étincelle. L’Etincelle Noire comme elle l’appelle. C’est cette empreinte que laissent les fous, au creux du regard. Elle l’avais vue. Chez Tanaka. Chez Sei. Auparavant. Mais, elle ne pouvait jamais mettre le doigt dessus. Elle devait se sortir de là, son instinct lui hurlait de dégager le plus vite possible en fait. Mais cette éventualité lui tira un bien triste sourire. Oui, un bien triste sourire.

      « Et bien jeune homme. Je vois que vous n’avez pas votre langue dans votre poche. Au sens propre. L’Opéra était délicieux en votre compagnie. Et ce fut une rencontre que je n’oublierais pas. Cependant, il me doit de retourner dans mes appartements à présent. »


    L’éventualité qu’il la suive était très probable. Elle essayait de se souvenir combien avait elle dans son sac. Peut être cinquante milles yens. Assez pour se payer une chambre luxueuse dans le meilleur hôtel de la capitale. Une nuit, voir deux. Bon, maintenant, le plus dur. Elle se détacha avec douceur des bras de l’homme, pris son manteau de fourrure grise, et passa la porte. Elle arriva dans les escaliers, immédiatement, un employé lui demanda si elle souhaitait une voiture. Elle lui fit un sourire, il lui indiqua qu’il était déjà arrivé. Elle passa rapidement devant les gens qui sortaient eux aussi, elle n’avait pas le temps de flâner. On lui ouvrit la porte de la plus que luxueuse voiture. Une BMW noire et parfaitement lustré. Elle l’avait déjà payé à l’allée, cela n’était donc pas un problème pour régler la chambre d’hôtel. Elle lui indiqua le nom de celui-ci, et elle referma la vitre qui sépara le chauffeur d’elle. Asamé jeta un regard en arrière, et le vit, debout sur les marches. Et malgré les vitres teintées, il la regardait. Enfin, c’était peut être un effet de lointain, mais elle aurait pu jurer qu’il regardait au moins la voiture s’en aller sur la route bétonnée. Elle réprima un frisson, et se laissa choir sur la banquette de cuir. Il y’avait une autre bouteille de champagne dans le mini frigo. Elle claqua la porte à celle-ci. Elle avait besoin de tous ses moyens à présent. Elle regarda les paysages urbains défiler devant elle. Et même si le sommeil commençait à la gagner, elle lutta contre cette envie qui s’abattait sur elle. Les lueurs de la ville et le retour à la réalité hors de cette voiture lui permettrais de mieux réfléchir. Elle arriva enfin au Grand Hôtel. Un luxueux établissement ou plusieurs personnalités avait séjourné. Elle sortit de la voiture, donna un pourboire au conducteur qui la remercia d’un grand sourire. Elle fit de même. Elle passa dans le hall, et demanda de toute urgence une de leurs suites. On lui indiqua qu’il leur en restait en effet une. Elle paya cash, et visiblement les tarifs avaient baissés car elle pouvait rester eu moins trois jours dedans avec ce qu’elle leur avait donnés. On lui demanda si elle avait des bagages, elle répondit que non. Mais souhaita que si un homme demandait dans quelle chambre elle séjournait, de ne pas lui répondre. Il acquiesça sans rien dire. Car il avait visiblement compris une partie de la situation. Elle lui fit un sourire désolée et se détacha enfin du comptoir de réception. Elle téléphonerait à Sei en arrivant dans la chambre. Car si elle devait s’absenter trois jours, si ce n’est plus, elle devait la prévenir. On lui demanda si elle avait des bagages, elle répondit que non. Il parut étonné mais ne pipa mot. Il lui donna la clé de la chambre 403. Elle se trouvait au dernier étage, c'est-à-dire au huitième. Elle prit l’ascenseur et jeta un coup d’œil dehors. Un taxi descendait la rue au même moment. Elle réprima un frisson et entra dans la petite boite. Personne à l’intérieur. Tant mieux. Elle attendit quelques secondes, puis enfin il se stoppa. La porte s’ouvrit de nouveau. Pris un couloir au sol couvert de moquette et le plafond peint avec élégance. Nous étions dans le couloir des suites, et le fait qu’il soit plus décoré que les autres était normal. D’un point de vue purement bancaire. Elle arriva enfin devant sa porte, celle-ci était en bois massif, et personne ne pourrait la défoncer. Même le plus baraqué des hommes. Elle fût un peu rassurée, et tourna la clé dans la serrure. Qu’elle referma aussitôt. Elle posa la clé sur la table de nuit, et accrocha son manteau de fourrure grise et blanche sur la chaise, devant un bureau de travail. Elle visita la salle de bain, tous les robinets, que ce soit de douche où de lavabo était plaqué d’or. Elle se déshabilla, posa sa robe, ses bijoux et son chapeau sur le bureau massif, contempla un instant ces trésors brillants et se détacha les cheveux. Retira unes à une les chaines couvertes de diamants qui se trouvaient dedans. Se démaquilla dans la salle de bain. Elle émit un « merde » sonore en voyant le lit. Celui-ci était double, pourquoi les hôtels avaient décidé de toujours en mettre ? Celui-ci était à baldaquins, et visiblement plus que confortable. Elle éteignit la lumière, se lova dans les draps hors de prix et affreusement doux. Mais elle était incapable de trouver le sommeil. Autant ne pas se voiler la face, elle savait qu’il était là, quelque part, dans l’hôtel. Elle décrocha le téléphone, laissa un message à l’appartement, et prévint Sei qu’elle ne serait pas là avant quelques jours. Elle se recoucha. Contempla les tissus tendus autour et au dessus du lit. Des arabesques de fleurs, finement tissés avec du fil d’or, d’argent, et de précieuses couleurs. Elle se retourna dans son lit, côté fenêtre, regardait les couleurs fugitives des lampadaires et des voitures tout en bas. Elle avait d’ici un panorama magnifique. Mais elle était tout simplement incapable de se concentrer. Bah. Qu’est-ce qu’elle risquait. Sérieusement. Rassurée par cette fausse assurance, elle ferma les yeux, et laissa son esprit dériver. Elle ne s’endormait pas, mais au moins, elle était plus sereine. Enfin. Pour le moment.

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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Ven 20 Aoû - 14:08

    Que vois-tu dans mon regard déesse ? Pourquoi le fixe-tu ainsi ? Vois-tu la fascination que tu m’apportes ? Vois-tu l’envie que j’ai à cette instant de te faire mienne pour une nuit ? Ou…Vois-tu le monstre sanguinaire qui m’habite, celui qui en cet instant précis hurle sa colère et son désir de te faire proie et lui chasseur, ce monstre que je tais silencieusement. Je le maitrise bien mieux que ma propre conscience. Ce moment est le mien. Pas le siens. Je n’en reste pas moins un danger pour autant. Tu seras mienne cette nuit. Je me fous de ce que tu peux faire. Me tomber dans les bras ou t’enfuir. M’embrasser ou te cacher. Le résultat sera toujours le même, je serais là. Irrémédiablement. Elle parla. Je restais silencieux. Me délectant de sa voix. La belle veut me fausser compagnie. Cendrillon à son carrosse magique qui l’attend pour la ramener dans la réalité. Non. Le rêve ne se terminera pas par ta fuite. Mon rêve. Peut-être ton cauchemar. Qui sait. Tu n’oublieras pas cette rencontre ? Moi non plus. Non. Je ne pourrais oublier cet honneur d’avoir vu une telle créature. Elle partit. Oui Elle partit. J’attendis quelques secondes. Assez pour la suivre. Fourrant mes mains au fond de mes poches je commençais à avancer. Il y avait foule. Qu’importe. Je ne voyais que d’elle. Elle était grande. Moins que moi. Mais grande pour une femme. Parfait. Je pouvais la suivre plus facile dans cette masse de gens uniforme. Je sortis par la grande porte cette fois. Elle était là. Je la voyais. Monter dans une voiture aussi luxueuse qu’elle. Je l’observais partir avant de réagir. Je devais la suivre. Mon regard parcouru la place malgré la foule de gens qui se bousculaient à la sortie de l’Opéra. Je les trouvais. Garé l’un derrière l’autre attendant patiemment que ces gens friqués daignent monter dans leur taxi. Je sauta dans le premier, avec un sourire goguenard le conducteur me demanda où je voulais aller. Avec un sourire amusé je lui dis de suivre la BMW noire. Oui. Sa fait très vieux films d’action avec leurs courses poursuites de dix heures. Sauf que là pas de vitesse. Non. Vraiment pas de vitesse. Purée. J’aurais dû voler une bagnole. J’aurai été beaucoup plus vite. Malgré mon attitude calme et décontracté de celui qui observe les rues défilaient je bouillonnais intérieurement de la lenteur de ce conducteur. Où allais-tu ma belle ? Hein ? Dans lequel de ces hôtel luxueux allais-tu t’arrêter. A moins que tu ne rentres chez toi ? Je vis la BMW s’arrêtait devant moi. Un hôtel ; Pas n’importe lequel. Un hôtel luxueux. J’ai toujours voulu essayer de ce genre de lieux, sans avoir à payer la note. Je m’arrêtais. Elle était déjà à l’intérieur depuis cinq bonnes minutes. Elle devait déjà avoir atteint sa chambre. Shit. C’est pas n’importe quel hôtel. On n’y rentre pas comme ça. Je souris. Un bon scandale serait parfait. Terriblement parfait.

    Je sortis de la voiture. Le conducteur ne mis pas longtemps à réagir. Hurlant avec force contre ces jeunes qui partaient payer. Aucun respect pour les ancêtres. Ces gosses de riches qui ne comprennent pas la valeur de l’argent. Qui n’auront jamais à travailler. Qui ne comprennent pas que les plus pauvres ont besoin de leur faible paie. Mon Dieu. Il doit vraiment croire que je suis riche pour me dire des choses pareilles. Quel stéréotype. Toute personne sortant d’un Opéra doit forcément être bourré à craquer de fric. Ouais. Tout à fait logique. Je couru jusqu’à l’hôtel. Il me fallait une légère marge. Et un grand coup de chance. Entrant dans l’établissement j’eus tout ce qu’il me fallait. Le réceptionniste étant au téléphone il ne me remarqua pas passer la porte. De plus, l’architecture de la pièce laissait place à deux grandes colonnes romaines près des portes. Parfait. D’un pas sur le côté je me dissimulais derrières l’une d’elle. Mon dos se colla au marbre. Je penchais la tête observant la scène. Parfait. Tout se dérouler parfaitement. Le chauffeur de taxi entra en trombe dans l’hôtel et fonça vers la réception. Je l’entendis hurler. Oui. Il avait vu l’Homme qui l’avait volé entrer dans cet hotel. Il commençait à accuser le réceptionniste de vouloir me protéger. Je souris. Décidément, je ne me trompais pas en pensant que ce chauffeur de taxi était parfait pour un bon scandale. Le personnel de l’Hotel essaya de le calmer en lui assurant qu’ils n’avaient vu aucun homme entrer depuis une magnifique jeune femme. Je souris à cette idée. Il n’était pas dur de comprendre de quelle jeune femme ils parlaient. Elle avait donc bien pris une chambre ici. Parfait. Je viendrais lui tenir compagnie. Deux molosses baraqués vinrent se mêler aux éclats de voix de leur imposante stature. Parfait. Je profitais que leurs attention soit toute dirigé vers le chauffeur de taxi pour me glisser jusqu’à l’ascenseur. Un parfum délicat explosa à mes narines. Jasmins. Son parfum. J’en étais sûr à présent. Alors. Alors. Quel étage. Stratégiquement parlant, autant commencer par le dernier. Plus facile de faire les étages en descendant qu’en remontant. Surtout si fuite il y a besoin. J’appuyais sur le bouton. Vous savez quoi ? Je n’aime pas les ascenseurs de grand hôtel. C’est silencieux. On n’entend même pas la mécanique se mettre en route La porte s’ouvrit, le son d’une petite cloche résonnant. Je me glissais dans le couloir. Ma belle cendrillon. Tu es pire que le petit poucet. Ton odeur est si présente. Si envoutante. Je me glisse dans le couloir luxueusement décoré. Une porte. Deux portes. Je ne sentais pas sa présence. Trois portes. Quatrième. Ah. Je la sentis. Elle était là. Elle ne pouvait qu’être là. J’avais une totale confiance en mon odorat qui ne m’avait jamais abandonné. Parfait. Alors une porte. Une porte. Déjà bonne chose. C’était à clef. Parfait. Je sortis de ma poche une petite pochette. Vous savez, quand vous avez des passe-temps aussi criminel que les miens, vous vous balader toujours avec un certain nombre d’outils. Dont ceux de crochetage. Tu pensais m’échapper en te planquant dans cet hôtel de riche. Tu me fais rire. C’est beau les efforts que tu fais. Il ne me fallut que quelques minutes à peine pour entendre le léger cliquetis que fis la porte en s’ouvrant. Parfait. Je l’ouvris doucement, dans un silence quasi mort.

    Les ténèbres régnaient dans la chambre. Parfait. Mon environnement de prédilection. Je me glissais dans sa chambre. Toute cette pièce respirait son être. C’était. Enivrant. Exaltant. Perturbant. Un immense lit siégeait au milieu de la pièce. Parfait. La légère lumière qui filtrait de la rue éclaira un instant cette couche. Elle était là. Je voyais la légère forme sous les draps de soie. Je pouvais voir ses courbes parfaites. Une illumination. Je m’asseyais sue le lit. Tout près d’elle. Oui. Je voulais qu’elle sache que j’étais là. Je voulais qu’elle me voit. Je voulais même qu’elle ait un peu. Et je voulais l’avoir sous mes mains. Je voulais l’avoir sous mon autorité. Que cette créature unique soit à moi pour cette nuit. Ma main passa sur son visage, goûtant à la douceur exceptionnelle de sa peau. Oui. Je suis là. Et je ne partirais pas. Tu auras beau t’enfuir. Je serais encore là. Je te suivrais. Jusqu’à ce que j’ai ce que je désire. Tu ne m’échapperas pas. Je me penchais. Je les voulais. Encore. Les sentir. Cette douceur. Ce goût. Cette impression que sa beauté rayonnait sur moi lorsque je la touchais. Oui. Je l’embrassais. A nouveau. Profitant de la surprise, mes mains glissèrent sur la soie, partant de ses épaules à la recherche de ses poignets ; faisant descendre le drap au passage. Je les trouvais. Parfait. Mes mains enserrèrent ses petits poignets. Je remontais ses mains près de son visage, lui bloquant toute tentative d’évasion.

    « On ne m’échappe pas. Jamais. »


    Je lui souris, pour la première fois de la soirée, un sourire assez inquiétant et charmeur. Celui que peut avoir le prédateur avant de sauter sur sa proie. Celui qu’à le charmeur avant de refermer ses griffes sur la jeune femme. Oui. Je pouvais aller loin pour une femme. Très loin. Et lorsqu’elle était aussi magnifique j’aurais put faire pire. Alors quoique tu fasses ma belle, je t’aurais. Laisse-toi faire. Ce sera beaucoup plus simple pour toi. Pour moi aussi. Bien que j’aime les tigresses. Je me redressa doucement, tenant toujours ses mains dans mon emprise et penchant légèrement mon corps sur le siens pour l’empêcher de trop bouger, sans l’écraser tout de même.
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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Ven 20 Aoû - 15:52

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    Quelques minutes passaient, elle s’enfonçait de plus en plus dans les bras de Morphée. Trouverait-elle alors un peu de cette paix salvatrice ? Asamé ferma les yeux, et plongea lentement dans l’abysse des rêves. Elle n’entend pas la serrure crochetée. Elle n’entend pas ces pas dans les ténèbres. Mais. Elle est brusquement réveillée. Elle à sentie ce regard dans son dos, cette homme s’assoir sur ce lit, se pencher, sentir son parfum. Elle sent la bête de terreur grandir dans son estomac. Il l’embrasse, elle sait à présent à quel genre de type elle a affaire. Elle sent ses mains découvrir la couette, descendre, et empoigner ses poignets. Il les remonte lentement jusqu'au coussin. Elle est incapable d’esquisser le moindre mouvement. Il à le contrôle total. Il le sait. Elle déteste ça. Ces paroles lui glace le sang. Il sourit, un sourire de charme, et de fou. Elle sait ce qu’il veut, elle ne lui cédera pas. Non. Elle ne devait pas céder. Elle ne devait plus céder. La jeune femme sent qu’il se rapproche de plus en plus. Ouverture. Illumination divine. Alors qu’il se penchait sur elle pour assouvir ses pensées on peu moins puritaines, elle lui cracha dessus et lui assena un coup de tête. Elle s’était fait mal par la même occasion, mais il relâcha son emprise. Elle se redressa, s’échappa de l’étreinte du jeune homme et se dirigea vers la fenêtre. Les cheveux devant les yeux, elle le contempla alors qu’il se tenait le crâne en gémissant. Elle se rendit compte qu’elle était à contre jour et failli échapper un « putain de bordel de merde » assez sonore. Les lumières de dehors illuminaient parfaitement ses courbes et formes. Ainsi que sa panoplie de sous-vêtements. Mais, voyant qu’il ne se relevait toujours pas, elle s’avança un peu. Mais recula immédiatement. Et s’il jouait la comédie ? La perspective de faire du paint ball avec était assez tentante. Mais s’il fallait pour ça qu’il la viole. Non merci, vous repasserez. Quelques dizaines de secondes, il avait au moins essuyé le crachat du revers de la main. Mais l’état de son crane alarma un peu la jeune femme. Et si il y’avait eu un problème ? Elle s’avance, sur ses gardes. Et dis d’une voix timide :

      « Euh. Ca va ? Et d’ailleurs. Je ne connais même pas votre nom. »


    Elle regretta immédiatement ses paroles, car à l’instant même ou elle eu fini sa phrase, sa main qui était il y avait quelques centimes de secondes sur son crane se referma sur son poignet. Elle entendit un petit rire. Bordel. Asamé, arrête d’avoir une âme charitable. Même envers tes violeurs. Elle est attirée contre le lit, et en un instant se retrouve une nouvelle fois sous le corps imposant du jeune homme. Elle hurle, se débat. Mais les murs et la porte sont faits pour justement étouffer ces cris de détresse. Et pour ne pas déranger les voisins dans leurs ébats amoureux. Désirés ou non. Elle sent qu’il passe son nez et ses lèvres dans son cou. Asamé. On ne t’a jamais dis de ne jamais sentir aussi bon ? Elle gémit en sentant les mains de l’inconnu parcourir son corps, ses hanches, palper ses cuisses, sentir son odeur, ses lèvres. L’ancien gout acre de la tromperie prend alors une odeur de miel. Elle griffe son dos de ses doigts et de ses ongles, entend son souffle saccadé près de ses oreilles. Et inconsciemment peut être, elle sent ses mains enlever sa veste et la jeter hors du lit. Inconsciemment peut être, elle sent ses doigts déboutonner sa chemise, et lui donner le même sort qu’à la veste. Inconsciemment peut être, elle sent ses paumes parcourir son dos et sa peau brûlante. Inconsciemment peut être, elle sent ses lèvres se plaquer contre celles, douces et mielleuses du jeune homme. Elle sent ses bras entourer son cou, et le pousser contre elle. Peut être que tout cela est inconscient. Mais. Tout ceci finalement. C’était trop tentant. Cet homme était trop beau. Ce lit était trop grand. Cette envie trop pressante. Elle cherche sa ceinture, l’enlève. Et le pauvre bout de cuir vas retrouver avec allégresse ses amies veste et chemise. Comment définir son odeur. Ce mélange d’homme, de parfum, de sueur et de produits pour cheveux. Qu’est-ce que le produit pour cheveux venait foutre là dedans ? Elle n’en savait rien. Elle voulait juste s’envoyer en l’air dans un hôtel de luxe. Sans que personne, pas même Sei ou un quelconque psy ne l’en empêche. Oui, elle le regretterait. Oui, elle le savait. Mais, elle le désirait. Là, maintenant, tout de suite, plus que tout au monde. Plus que n’importe quoi. Elle embrasse son cou, remonte jusqu'à son visage, ses lèvres, ses baisés deviennent plus longs. Plus passionnés. Pas amoureux. Plutôt langoureux. Il n’y avait aucun amour là dedans, ou alors un amour de la beauté, un amour des parties de paint ball. Elle ne le reverrait sûrement jamais. Ou alors seulement dans des hôtels de luxes pour quelques nuits. Qui peut savoir ? Elle ne voulait pas d’une relation amoureuse. Elle aimait déjà Sei tendrement. Seulement au pieu. Pas la peine de parler, ou de penser. Juste la cour de récréation pour les grands.

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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Ven 20 Aoû - 17:10

    Vous savez comme c’est terriblement excitant d’être dans la chambre d’hôtel d’une parfaite inconnue, sans que celle-ci ne soit réellement au courant de votre venue. Bien qu’elle devait se douter. Les filles comprennent rapidement qu’on ne se débarrasse pas de moi aussi facilement. Au moins, sa évite de les entendre hurler de stupeur en me voyant près d’elle en toute innocence. Je me rapprochais de visage de déesse quand. Attend. C’est quoi cette sensation d ‘humidité sur mon visage. Humidité limite gluante en plus. Comme de la salive… Je n’aime pas tellement qu’on me crache dessus, les idioties comme « la salive est très bonne pour la peau » je n’y crois. Ma belle, si tu veux que nous partagions attend plutôt que je t’embrasse, sa sera toujours plus élégant et appréciable pour nous deux. Mais. On dirait qu’elle n’en a pas fini. La douleur fut fulgurante. Je n’aurais jamais imaginé une attaque aussi brutale venant d’une fille aussi distinguée. C’est si…virile comme attaque. Un coup de tête. C’est inconscient. Tu aurais pu abimer mon beau visage. Et le tiens par la même occasion. Mais je ne préoccupais pas vraiment de ça pour l’instant. J’étais tombée sur le dos au milieu du lit, tenant ma tête entre mes mains. J’avais mal. Oui. Je n’ai pas tellement la tête dur. Mais la douleur passa bien vite. Pourtant. Je ne bougeais pas pour autant ; Continuant de cacher mon visage sous mes mains, laissant quelques interstices entre mes doigts pour observer la jeune femme. Pas mal. Pas mal du tout. Son corps ne perdait rien de son élégance sans ses habits. Et ses sous-vêtements, autant dire que la jolie demoiselle avait un goût plus que prononcé pour les beaux atouts. Un réel délice pour les yeux. Je fis durer encore la comédie, dissimulant un sourire sous mes poignets. Oui. Cela devenait limite du voyeurisme. Et alors ? Je ne faisais que contempler une œuvre d’art vivante. Ce serait une insulte à sa beauté que de détourner les yeux à présent. J’apercevais du coin de l’œil la légère marque de salive sur ma manche, heureusement que ce costume n’était pas moi. J’attendais. Elle finirai par s’inquiéter pour moi. Elle ne pouvait qu’avoir une âme trop charitable à l’image de sa beauté. Oui. Tout le monde ne peut pas avoir un cœur de démon sous les visage d’ange, certain en sont réellement. Mais les anges ont aussi leur vice, c’est ce qui les rends si tentant. Quel le tiens belle demoiselle ? La gourmandise ? La colère ? A moins que ce ne soit la luxure. Cela pourrait être drôle non ? Je l’entendis. Sa voix A nouveau. Oui, c’est ça. Approche-toi. Approche-toi de moi, encore un peu. Juste un peu. J’attrapais son poignet. A nouveau. La sentant encore une fois sous mon emprise. J’aime les sentir à ma totale merci. J’aime aussi quand elle se rebelle, un peu, au début, parce qu’à la fin, elle finisse tous par craquer. Toujours. C’est ce qui est si appréciable. Savoir que dans tous les cas elles ne résistent pas à mon charme. Je riais à cette idée. Tout cela m’amusait. Je m’amusais beaucoup. Cette nuit sera formidable, je le sentais d’avance. Je l’attirais sur le lit, plaquant son dos contre les draps de soie. N’est-ce pas une couche particulièrement agréable pour une nuit qui le serait d’autant plus ? Je passais ma jambe au-dessus d’elle, glissant mes genoux de chaque cotés de ses hanches pour lui empêcher tout évasion.

    « Mon nom ? Keith. »


    Je gardais pourtant une certaine distance avec son visage, voulant éviter un nouveau coup de tête violent. Ses cris montent à mes oreilles et ne font qu’augmenter mon plaisir. Elle se débat. Vainement. Ma force étant bien supérieur à la sienne. Allez. Comprend que c’est peine perdu. Arrête de lutter. Je sais que tu n’en as aucune envie. Je plonge dans son cou, respirant à plein poumon les parfums que sa peau dégageait. Une odeur qui s’inscrivait à jamais dans ma mémoire. J’embrassais sa nuque, sentant le goût de sa peau se déposer sur mes lèvres. Oui mon ange. Gémit sous mes gestes. Laisse-moi t’emporter là où personnes ne t’as permise d’aller. La sentant un peu moins tigresses, comme dompter sous ma main, je relâchais son poignet pour laisser mes doigts parcourir son corps de déesse. Je ne lésinais aucune partie de son anatomie, non, tout de même, je gardais le meilleur pour la fin. Ses bras, sa nuques, ses épaules, son ventre, ses cuisses, ses hanches. Dans cet ordre là. Ou dans un autre. Qu’importe. Je me laissais emporter par la douce chaleur qui irradiait de son corps. Je capturais ses lèvres, mordant légèrement. Oui. Je m’amusais. Je jouais avec elle. Un jeu dangereux. Un jeu plaisant. Comme une bonne partie de paint-ball. Sa commence. Vraiment. Cet instant ou le souffle accélère. Le rythme cardiaque s’affole. La température augmente. Cet instant précis où on franchit une limite, ou même la plus grande volonté du monde ne pourrais nous faire arrêter. Elle était foutue. Elle était à moi. J’en eux la preuve. La voilà qui s’affairait sur mes vêtements. Avec plaisir ma belle. Je l’aidais légèrement à me déshabiller, la laissant tout de même faire le plus gros du travail. Elle semblait en avoir tellement envie. Sentir ses mains parcourir mon dos provoque un long et puissant frisson le long de ma peau, je me presse contre ses lèvres, avec peu être une dose de brutalité plus forte que je ne le pensais. Moi-même je perdais le contrôle face à cette beauté et ce parfum si particulier. Je me presse contre son corps, sentant son ventre contre le miens, le tissus de son soutien-gorge contre mon torse brulant. C’était puissant. Attractif. Mes mains parcouraient son corps, se perdaient dans ses cheveux qui commençaient à devenir plus sauvage sous nos étreintes. Je l’embrassais avec cette force puissante que le désir propulsait dans mes veines, je sentais le sang palpiter dans ses lèvres. J’avais envie d’y goûter. Encore. Mes lèvres glissèrent sur sa nuque, prenant ma dose de son parfum une nouvelle fois. Glissant son sur épaule. Goutant sa clavicule. Traçant une chemin parfait jusqu’à son ventre. Je me redressais. Un sourire de carnassier aux lèvres. Avec un sourire je glissais ma main sous son dos, je dégrafais son soutien-gorge et lui ôta sans plus de cérémonie. Trop pressé, je fondais à nouveau sur elle, emprisonnant ses lèvres avec les miennes, venant chercher sa langue et la combattre. Gagnant. Evidemment. Mes mains explorant à présent le haut de son corps sans plus aucune gêne inutile. Mon souffle chaud se déposait sur son échine et je sentais les réactions de son corps sous mains.
    Je n’en pouvais plus. Je voulais sentir sa peau tout entière contre la mienne. Alors que mes lèvres quittaient les siennes pour exploser son corps nouvellement découverte, mes mains s’affairaient à ôter mon pantalon. Ce fut rapide. J’avais un certain doigté dans l’enlevage de vêtement. Mon pantalon allait rejoindre le reste de mes vêtements sur le sol alors que mes lèvres continuaient leur descentes pour s’attarder sur son ventre. La douceur de sa peau m’étonnait, la soie semblait d’une raicheur irritant à ses côtés. Chaque parcelle de sa peau raillonaient de douce odeur. Je souris. Taquin. Mes lèvres glissèrent le long de son aine, venant caresser ses cuisses. Oui. Je laissais la pression monté. Tout cela m’amusais. M’amusais beaucoup. Nous irons doucement ma belle. Qui sait ? Peut être qu’une nuit ne suffira pas. Je vais t’épuiser pour m’avoir frapper au visage. Et je vais y prendre un plaisir malsain. Je remontais. Parcourant de nouveau son corps de mes lèvres. Glissant sur le tissus de son dernier sous vêtement. Passant de nouveau par les monts de sa poitrine. Survolant son cou ; Capturant à nouveau ses lèvres. Oui. Mes mains prirent la place de mes lèvres sur son corps de déesse, parcourant sa longueur et ses formes, dessinant les tracés de ses courbes. Il était temps. J’ôtais le dernier morceau de tissus qui commençait à réellement m’agaçais sur ce corps si magnifique, il ne méritait que la beauté mise à nu au grand plaisir de mes yeux friand.



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Asamé Kagiwara.
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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Ven 20 Aoû - 19:31

    Comment. Comment le décrire. Non, elle était dépucelée depuis longtemps. Mais ici, maintenant, ce soir, tout de suite. C’était différent. Plus brûlant. Plus sauvage peut être. Ses sens éclataient, dans un feu d’artifice de sensations nouvelles. Un frisson parcourra son échine, elle sentait le corps du jeune homme sur elle, celui-ci perdait le contrôle. Ses caresses étaient moins gênées, ses baisés plus dures, plus pressants. Elle sentait cette température monter en lui, comme une tornade en marche. Il le dit enfin, son nom. Keith. C’est que maintenant que j’en suis au courant ? Bon, je l’avoue. Ce n’est pas le bon ordre des choses, mais vue comment celui-ci s’y était pris… On ne le blâmera pas. Elle sent son plaisir, son sourire, ses yeux, il jubilait. De la toucher ? Sait-tu que tu est belle Asamé ? Un ange, à qui on aurait amputé les ailes mais non la beauté. Il lui dégrafe le soutien-gorge. Ton son être hurlait cette victoire à l’arrachée. Peut être qu’il se faisait beaucoup de filles, sûrement même. Mais là n’était pas la question. Elle s’en fichait. Complètement. Elle le voulait juste, lui, dans ses bras. Le sentir. Lui. Le sous-vêtement va faire connaissance avec les autres, bientôt rejoint du pantalon. Ils étaient à présent peau contre peau, tandis que la jeune femme lui griffait le dos de plaisir. Il la couvre de baisés, passe ses mains sur chaque parcelle de sa peau. Et tandis qu’il passe ses lèvres sur son ventre, elle agrippait les coussins de toutes ses forces et se mordait la lèvre inferieur pour ne pas se trahir elle-même. Ses mains remplacèrent ses doigts, et celle-ci se plaquèrent contre celle de la jeune femme. Elle se laissait complètement aller, et si elle était à la merci de Keith qui la dominait dans cet échange, elle n’en était pas en reste. Il lui retira son dernier vêtement, elle voyant dans son regard ce plaisir malsain qu’à un homme devant une femme nue. Elle fit de même, et bientôt plus aucun vêtement n’entravait leur peau et leur contact. Elle eu le souffle coupé, son rythme cardiaque sembla exploser, et sa chaleur corporel frôler les quarante degrés. Elle laissa enfin s’échapper son souffle, mais ce fut dans un orgasme non dissimulé, ou pas assez retenu. Ses sensations explosaient dans ses hanches, et elle fourra son visage dans le cou de son compagnon. Elle avait la tête vide, juste des pensées animales, redevenues primitives. Elle soupira, sa voix avait pris une teinte aigue qu’elle ne se connaissait pas. Elle sentait dans le cou du jeune homme son artère, celle-ci semblait dopée par on ne sait quelle substances. Mais Asamé n’était pas dans un meilleur état. Le désir et le plaisir qu’elle ressentait était comme poussée par une force qu’on ne lui connaissait pas. Elle pris le dessus, et bascula son compagnon en dessous. Les rôles étaient inversés, mais elle ne s’enfuirait pas. Et il le savait. Elle aussi. Elle plaqua de nouveau ses lèvres sur les siennes, dans un baisé sauvage et irrésistible. Elle n’y tint plus, griffa les coussins, se mordit de nouveau la lèvre inferieur, mais cette fois jusqu’au sang. Elle était foutue. Elle le savait. Peut être qu’il allait la tuer. Peut être que non. Elle espérait que non. Mais, elle savait que plus rien ne serait pareil. Elle le savait. Elle s’en foutait. Elle avait dépassé la limite, celle qui retient les hommes dans leurs folies, dans leurs envies, leurs désirs. Et là, elle l’avait eu. Enfin, il l’avait bien eu elle plutôt. Nouvel orgasme, plus fort, plus puissant, plus violent. Elle bascula de nouveau, c’était maintenant lui qui menait la danse une nouvelle fois. Ses mains palpaient ce dos brûlant dans des gestes saccadés et incontrôlés. Elle gémissait, lui soufflait comme un taureau. Pourquoi à on l’impression que les hommes ne prennent aucun plaisir ? Elle ne savait pas. Elle s’en fichait. Elle voyait cette lueur de jouissance dans les yeux de Keith. Cela lui suffisait. Elle passa sa langue dans son cou, et l’embrassa de nouveau. Comme une danse terrible, qui ne s’arrêterais jamais.

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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Sam 21 Aoû - 2:26

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    Toutes les frontières étaient franchies à présent. Les vêtements trainaient sur le sol comme les vestiges de notre entendement. C’était bon. Terriblement bon. Aucun amour. Aucun de ces sentiments futile. Peut être que cette déesse avait quelqu’un dans son cœur. Peut-être qu’il y avait cet être qui avait le droit à son amour. Oui. Ma belle. Tu sais que tu vas tué l’être dans ton cœur en dépassant ses limites. Tu connais l’effroyable sensation d’être trompée ? Non. Sûrement pas. Je ne sais même pas si tu es en couple ou un aigle qui vole librement. Qu’importe. Je me fous de ta vie. Si tu savais à quel point je m’en fous. Je te veux juste. Là. Maintenant. Qu’importe le mal que sa fait. Qu’importe qui sa détruit. Ou quoi. Même si finit par te détruire toi. Je veux juste une bonne partie de paint-ball. Juste goûter à cette beauté. M’en rapprochais. Non. En faite je m’en fous pas si ça te détruis. Je veux que sa te détruise. Je veux détruire la beauté que tu es. Parce que je te jalouse ma belle. Je te jalouse toi et tes yeux d’ambre. Toi et ton corps de muse. Je jalouse tous ceux qui ont une place dans ta vie. Je jalouse ceux qui te côtoient, ceux qui profitent de ton rayonnement. Dis. Tu crois que le champagne fait son effet. Ou tout autre alcool que j’ai pût ingérer. On s’en fout en fait. On est là. Nu. Dans une étreinte passionnée. Le cœur au bord des lèvres, le souffles cherchant à l’expulsaient. Eteindre le cerveau. Assommé les sentiments. Se laisser submerger par le plaisir. Par le désir. Par l’envie. Je me perd tu sais ? Dans tes yeux d’ambres. Dans tes caresses. Dans tes baisers. Je perds un peu de mon humanité. Je perds un peu de ma monstruosité. Je crois que je perds beaucoup. Mais la récompense est si jouissive. Sans mauvais jeux de mot. Ah ah. Je crois que sa va être le rp le plus merdique de ma vie. Ma conscience dégage de là c’est pas ton moment. Oui Oui. Je me casse. J’ai fini mon verre en plus. Dégage. Okay.
    J’avais l’agréable impression d’avoir une tigresse sous les mains. Douce. Sauvage. Son corps se cambrant avec souplesse sous mes mouvements. Sous mes baisers. Féline. Dans cet instant primitif où l’homme oublie totalement tout civilité et revient à ce qui faisait de lui un redoutable prédateur. L’art du sexe ou le sexe. Je mâche plus mes mots. Où s’arrête le soft. On va essayer. Ahahah. Pardon ma belle, je me perds un peu je crois. Reprenons le sérieux. Son corps était brulant. Pourtant, que ce soit mes mains, mes lèvres ou mon cœur tout entier, je ne pouvais me détacher d’elle. L’impact de cette chaleur ne me causant pas autant d’effet que je ne le pensais n’étant pas en reste non plus. Le plaisir pulsait dans mes veines comme une drogue encore plus enivrant que l’alcool. C’était. Violent. Passionnel. L’extase dans sa forme la plus pur. Un léger grognement rauque s’échappa de ma gorge, seul son autre que mon souffle saccadé qui s’échappa de ma gorge. La déesse pris le dessus. Ce n’était pas dans mes habitudes. Je n’aimais réellement pas cela. Mais là. Dans le feu de l’action. Sa m’importait peu. Vraiment peu. Elle m’embrassa. J’approfondis. Mordant sa lèvre. Goutant à son sang. Non pas son sang. Je perdais pieds. Perdais le peu contrôle qui me restait. La nuit. Entière. Ne faire qu’un avec elle. Pour mieux la détruire. Pour la sentir se briser entre mes mains. Je montais au septième ciel et je l’embarquais avec moi. Je le sentais. Je repris le dessus. Glissant mes mains fiévreusement sur son corps. Je respirais fort. Et a chaque inspiration je sentais mon cerveau se perdre dans les fragrances de son parfum et de son plaisir. C’était si… puissant. Depuis combien de temps leurs étreinte durée ? Aucune idée. Quand elle s’arrêterais ? Sûrement dans plusieurs heures encore. Quand les forces ne seront plus. Quand la corps n’en pourra plus. Quand les esprits seront rassasiés. Si cela arrive un jour. Je m’affairais. Encore. Encore. Je voulais la faire mienne. Totalement. La laisser épuisée. Vidée. Je me foutais qu’elle soit combler. Je voulais la volé. Oui. Lui cette lueur au creux des yeux. Lui volé cette boule de beauté au creux des côtes. La casser comme on casse un jouer. Mes lèvres cherchaient les siennes. Les trouver. Les taquinaient. Les torturaient. Les volés. Les caressaient. Je la griffais. Légèrement. A peine de légère la marque rougeâtre. Je la mordais. Subtilement. Des marques s’effaceront dans quelques heures. Je la marquais, d’un suçon, au creux du cou. Elle était mienne. Et je voulais qu’on sache que j’étais passé par là. Que je l’avais dompté. Je lui avais fait perdre pied. Que je l’avais comblé. Kufufu. Je ne faisais plus qu’un avec elle à présent. Nos étreintes se faisant plus proche. Comme si nos corps ne pouvaient se détacher l’un de l’autre. Qu’important. Je sentais la sueur de l’effort sur mon corps, des perles d’humidité naissant au bout de mes mèches ébène.
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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Sam 21 Aoû - 10:24

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    La nuit fût longue, très longue. Et au réveil, Asamé n’était pas dans un meilleur état que la veille. Le soleil filtrait à travers les rideaux rouges cramoisi. Il devait être neuf heures, pas plus tard en tout cas. Elle se rendit compte qu’elle se trouvait dans les bras de Keith, et cette constatation ne l’alarmait pas plus que ça. Elle se glissa hors du lit avec précaution, regardant l’étendue des dégâts. Les draps étaient froissés, les vêtements jetés ça et là dans un désordre parfait et certains coussins portaient la trace de griffures profondes. Elle se contempla dans la glace, ses cotes portaient aussi ces très reconnaissables marques rouges, et elle remarqua dans son cou des suçons. Ses cheveux se faisaient la guerre, mais étrangement elle se sentait vraiment bien. Elles s’habilla vite, ses vêtements clinquants de la veille feraient tache, mais elle s’en foutait un peu. Elle piocha dans le tas de linge empilé à quelques mètres du lit, et enfila sa robe et son chapeau. Fouillant dans son sac, elle y trouvât son flacon de parfum. Il était à moitié vide, elle le déposa sur la table de nuit. Elle mit la plupart de ses bijoux dans son sac, mais gardait cependant sur elle certains bracelets et ses boucles d’oreilles. Elle laissa cependant un des fils couvert de diamants qui se trouvait dans ses cheveux la veille aux côtés du petit flacon de verre. Elle ouvrit le frigo, et trouva la bouteille de champagne, et deux verres prévus pour boire ce précieux liquide. Elle les remplis sur la table, et vida une, mais laissa l’autre dans cet état. Ne faisant aucuns bruits, elle chercha dans un des tiroirs du grand bureau. Elle trouva ce qu’elle cherchait, et écrivit sur la petite feuille quelques mots. Il disait :

    Je vous laisse le délicieux souvenir de notre nuit, je rentre chez moi. Si vous voulez me recontacter, contactez un certain Chapelier. Il pourra très certainement vous éclairer. Si vous ne le voulez pas, faites comme vous le sentez. Je m’en fiche. Les choses présentes sur la table sont pour vous, en espérant que le champagne d’hier ne vous à pas laissé un gout trop amer dans la bouche. La chambre est payée d’avance pour trois nuits, faites en ce que vous voulez.
    Asamé.


    Satisfaite, elle prit la porte et descendit un à un les étages. Arrivée dans le hall, elle prit un taxi et sans plus de cérémonie quitta l’hôtel. Elle demanda qu’on l’emmène chez, elle, indiqua l’adresse, et la voiture démarra. Elle fît exactement le même chemin, mais à l’envers, de la veille. Toujours les mêmes boutiques, les mêmes immeubles, les même panneaux. Et pourtant, sa vie risquait elle, d’être changée à tout jamais. C’est drôle de voir toujours les mêmes choses, alors que nous ne les voyons plus de la même façon. Non, l’herbe n’est pas plus verte, le ciel n’est pas plus bleu, les oiseaux ne chantent pas plus mélodieusement, et il y’a encore moins des personnages Disney qui chantent en vous félicitant. Enfin, si, il y’en a. Mais alors ils sont vaqués à d’autres occupations, bien plus palpitantes que de chercher un prince en s’égosillant comme une godiche ou en épousant une bête à poil, en espérant qu’elle soit un peu moins répugnante de l’intérieur. Elle soupira. Enfin, elle arriva à l’appartement. Visiblement, il n’y avait personne. C’était tant mieux. Elle se déshabilla sans plus de procès, posa la robe et le chapeau sur le comptoir, mis les bijoux dans ce fameux placard et pris une douche. Histoire de se secouer un peu la cervelle après tout ça.

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MessageSujet: Re: « Die Zauberflöte » - Keith ♣   Sam 21 Aoû - 13:05

    Une excellente nuit. Une des meilleures de ma vie. Je t’avais bien dis que l’Opéra était une bonne idée. Ouais ouais. Tu es juste jalouse cher conscience que moi je puisse m’amuser alors que toi tu regardes. Grmbl. Kufufu. J’étais réveillée, depuis plusieurs heures. Je n’ai pas pour habitude de dormir avec quelqu’un, une méfiance sans nom se prenant de moi. Dormir. C’est être sans défense. Je ne peux me satisfaire de cet état de faiblesse en compagnie, aussi galante soit-elle. Je gardais les yeux fermés, humant le parfum de la jeune femme qui emplissait à présent toute la chambre. Jamais je ne pourrai oublier les délicates subtilités d’odeur que sa peau offrait. La température de nos corps était redevenue normal, je n’en restais pas moins irradiant de chaleur. Je la sentis bouger. Je souris intérieurement, ouvrant les yeux. Juste assez pour voir dans une brume la jeune femme. Juste assez pour qu’on croit mes paupières fermées. Elle se leva, quittant mes bras. Je sentis comme un courant d’air parcourir ma peau. Je l’observais. Elle allait partir. Oui. Comme cet amant sauvage que l’on quitte au début de mâtiné de peur que son crime ne soit divulgué. C’était le charme de ces relations d’une nuit. Pas de parlotte. Pas de papier à signer, d’engagement. Juste le plaisir sauvage et dévorant. Cela ne pouvait se finir autrement que par la fuite d’un des deux amants avec le levé du jour. Je ne l’arrêtais pas. J’avais eus ce que je voulais. Je l’avais eut. Je l’avais marqué. J’avais changé sa vie. Oui. On ne peut rester insensible à une nuit comme celle-là. Elle avait changé ma vie. Pas fortement. Je ne changerais pas mes habitudes. Pas ma façon de penser. Mais je savais à présent que la beauté à l’état pur existait sur cette terre. Que faisait-elle. Oh. Du champagne. Encore. Avec plaisir ma belle, tu ne m’en voudras pas de ne pas le boire avec toi ? Je préfère t’observer en féline silencieuse. J’ouvris totalement les yeux alors que son dos franchissait le seuil de la porte. Dès que celle-ci se referma j’éclatais de rire. Oui. Un éclat de rire franc. De ceux que je n’avais pas eut depuis des années. Depuis l’enfance innocence. Une excellente nuit oui.
    Je me levais. Enfin. Attrapant mes vêtements sur le sol et les enfilant un à un. La chemise était un peu froissée. Le pantalon avait de faux plis. La veste n’en parle pas. Qu’importe. Je laissais la veste ouverte et la chemise déboutonné et le col relevé. Voilà. Je passais ma main dans mes cheveux, sentant les mèches folles glisser entre mes doigts. Je pris la flûte de champagne entre mes doigts, l’amenant à ma bouche tout en me délectant de son écriture. Un chapelier. Blood. Cela ne faisait aucun doute. Il n’y avait que ce Chapelier fou dans la ville. Pourquoi cela ne m’étonnait pas de mon patron qu’il connaisse une fille d’une de ces classes ? Asamé. Asamé. Un nom à son image. Unique. Un accent sur un prénom japonais. Une originalité particulière. Je souris. Je gardais les informations précieusement au creux de ma tête tout en glissant le morceau de papier dans ma poche. J’attrapais le parfum, l’ouvrant et glissant mes narines sur l’odeur qui s’en échappait. Dis Asamé, tu sais que tu as une odeur inoubliable ? La chambre était payée pour trois nuits. Parfait. Trois nuits à ne pas subir les parties de paint-ball de mes deux patrons. Pas qu’ils me gênent hein. Disons que la soumission de Blood est bruyante. Mais cela ne m’empêchait pas de devoir bosser. J’étais en retard. Pas grave.
    Je quittais l’hôtel, prenant attention à éviter la réception est compagnie, car même si la clef siégeait dans ma poche je n’étais pas réellement le client qu’ils attendaient. Les éclats du soleil m’aveuglèrent quelques secondes, autant qu’on pouvait m’aveuglait. Alors. C’est bien beau tout ça. Mais je ne savais pas du tout où on était. J’hélais un taxi en lui indiquant le Tea party. Sur le trajet je pris plaisir à me rappeler de la soirée dernière. L’opéra. La rencontre. Le baiser. Le premier. Puis la nuit. Entière. Un sourire léger sur les lèvres. Non. Décidément, cela avait une excellente nuit, mais tout ce qui défilait sous mes yeux semblait fade de beauté et d’éclat, j’étais encore touché par le rayonnement divin d’Asamé.
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