
Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel. |
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| | « Quand je serai grande, je serai un oiseau. Un oiseau sans plume ni aile. » (Julien. ♫) | |
| | Auteur | Message |
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Invité Invité

 | Sujet: « Quand je serai grande, je serai un oiseau. Un oiseau sans plume ni aile. » (Julien. ♫) Sam 17 Juil - 23:14 | |
| « T'es qui, toi? ─ Un garçon... Dis, tu veux sortir avec moi? ─ T'aimes ce qui est dangereux? ─ … Non. ─ Alors dégage. »
Diling, diling. Sploutch. Bruit de grelots, bruit d'eau que l'on frappe. Des éclats, des soupirs, des sourires, des rictus, des murmures, des hurlements, des gémissements, des râles, des grognements, des couinements, des haussements d'épaules, des haussements de sourcils, des roulements d'yeux, des grimaces, des mordillements de lèvres, des serrages de dents. Et puis des rires. Surtout des rires. Parce qu'il faut toujours rire, quand on s'appelle Kyôka.
Diling, diling. Splatch. Bruit de grelots, bruit de boue remuée. Arrête de sauter dans les flaques. Ou si, continue. C'est bien, tellement bien d'embêter les passants. Des passants qui scrutent, d'un air méfiant, cette petite fille au pantalon orange, au pull multicolore et au bonnet rouge à grelots qui leur rend leurs regards avec un sourire angélique. Un sourire angélique qui lui va tellement bien... mais qui est tellement, tellement hors personnage qu'un individu qui la connaîtrait se roulerait de rire devant elle. Ils ne se méfient pas à cause de son visage qui mime celui d'un être humain calme et sage, mais à cause des taches de boue présentes sur le bas de son pantalon, ou encore des éclaboussures qui se dessinent sur les costumes noirs des hommes d'affaire passés trop près d'elle sans s'en rendre compte.
Diling, diling. Eh ! Bruit de grelots et d'une jeune fille que l'on arrête en plein saut.
« Passe ton chemin ou tu auras des ennuis. » Allez, ça suffit. Tu vas être en retard. On sait que tu ne veux pas y aller, mais tu n'as malheureusement pas le choix. Ne traine pas des pieds, tu vas abîmer tes chaussures. Comment ça, tu n'en as « rien à foutre » de tes godasses? T'es chiante, quand même. Alors maintenant, tu te remets en marche, et plus vite que ça. Mal aux pieds? Je ne veux pas le savoir, tu n'avais qu'à pas faire la folle dans les flaques. En plus, à présent, tu es toute sale. Tu t'en fiches? Tu te rebelles? Parce qu'on t'a envoyée ici alors que tu n'en avais pas envie et qu'en plus on te force à y aller en marchant? Ok. Mais en attendant, ce ne sont pas les cailloux qui vont rouler pour t'y trainer, dans ta nouvelle maison. Alors marche, my lady. On dit que le bonheur est au bout du chemin.
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Les mains dans les poches, Kyôka se dandinait en sautillant. Elle aimait pencher la tête de droite à gauche : cela faisait gémir les grelots de son bonnet aux allures d'oreilles de lapin. Ainsi, en marchant, la demoiselle créait autour d'elle un univers de musique aiguë, presque féérique. C'est, d'ailleurs, ce qu'elle se plaisait à dire de temps en temps. « Je suis un farfadet orange et souriant ! » Les farfadets verts foncé sont réputés pour être ronchons. Le orange clair étant la couleur opposée au vert foncé, il était logique aux yeux de la jeune fille que le farfadet orange ait un caractère opposé au farfadet vert. Mais tout le monde n'a pas la logique de Kyôka, n'est-ce pas? Surtout, tout le monde n'a pas eu la chance d'un jour rencontrer une colonie de farfadets verts pour confirmer du fait qu'ils soient supposés avoir des caractères de cochon. Voilà pourquoi elle se sentait obligée de rajouter qu'elle est souriante.
Elle avait les chaussures mouillées. Problématique? Non. Pour une personne normale, ce serait gênant mais, pour Kyôka, c'était un atout. En plus du bruit des grelots, il y avait le « splutch » causé par les grincements des semelles humides qui ajoutait un espèce de rythme dans la mélodie qu'elle jouait avec ses vêtements et accessoires. Diling diling splutch splutch diling splutch. Diling diling splutch splutch splutch. Mh, oui. C'était très amusant. Enfin, tout était amusant. Le bruit, les chatouilles qu'elle ressentait au niveau des pieds à cause de l'eau, la tête que faisaient ceux qui passaient non loin d'elle en marchant, le chat qui n'en avait strictement rien à faire de ce qu'elle pouvait bien être en train de faire mais qui tirait une tronche louche et le regard choqué des automobilistes dans leur voiture.
Tu n'aimes pas marcher? C'est normal. Tu préfères courir? Alors, cours. Sa nouvelle maison était trop loin de chez elle. Et puis, c'est lourd une valise. Papa aurait pu au moins faire l'effort de m'emmener au lieu de câliner sa pétasse pas assez bien pour lui. C'est moche comme sentiment, la colère. Parce qu'elle ne ressentait pas que ça, sûrement. Déception, dégoût, mépris, haine, trahison, incompréhension, insatisfaction et tout plein d'autres noms en « ion », « aine », « is » ou tout ce que vous voulez. Assemblez-les et vous obtenez des envies de meurtres sanglants. C'est pour ça, qu'elle court dans ces cas-là. Courir, ça la détend. Surtout lors du sprint où elle ne sent plus ses pieds toucher le sol. « I believe I can fly. I believe I can touch the sky ». Mais elle dut freiner, elle est arrivée.
Les murs sont hauts et imposants. On dit que la première impression est toujours la bonne, hein? Elle espère que cette impression-là est l'exception qui confirme la règle étant donné qu'elle trouve que ce bâtiment, vu de l'extérieur, ressemble à une prison. Le genre de bâtiments qui n'attirent personne vu de là où elle était. C'est pour cela qu'elle avait envie, là, de tourner les talons et de s'enfuir. De partir. On ne sait pas où, on ne sait pas comment, on ne sait pas avec quel argent ni pour quoi faire. D'ailleurs, c'est à cause de la question de l'argent et du but de sa fuite qu'elle n'est pas partie. Autrement... N'y pensons pas, ce n'est pas notre histoire. Elle entra. Elle ne le savait pas, mais elle avait bien fait.
C'est chiant, d'entrer en pensionnat. Les papiers, les machins, les bidules. Veuillez remplir ceci, veuillez déposer ceci à tel endroit, voici notre règlement intérieur que vous devez lire et signer, voici vos manuels, voici votre emploi-du-temps, voici le nom de votre classe, voici la clef et le nom de votre chambre. Plein de choses qui n'intéressaient pas le moins du monde la brunette. Politesse et sourires dignes de ceux faits par les présentateurs télé, mais pas là où tout ça devrait être placé. A vrai dire, elle préfèrerait nettement que l'on lui dise d'un ton désagréable « Vous voulez de l'aide pour porter votre valise qui m'a l'air bien lourde? » que « J'espère du fond du coeur que vous vous intègrerez bien dans notre école » avec un sourire qui se veut agréable et sincère. Il fallait encore qu'elle aille dans sa chambre, fasse ceci et cela, range ses fringues, fasse son lit... Et elle avait la flemme. Une grosse, grosse flemme.
Tant pis pour la lourde valise. Elle n'avait pas envie d'aller dans sa chambre tout de suite. Elle avait envie de visiter, ou de voir ce qu'offrait l'école. D'où sa décision de monter sur le toit. Après tout, le toit, c'est de là que l'on voit tout. Les lumières, la ville, les arbres, la mer et surtout le ciel. Contre toute attente, elle n'abandonna pas sa valise dans un coin ─ même si elle en eut grandement envie ─ et se décida à gravir les escaliers menant au toit. En fait, à présent qu'elle s'était fixé un but ─ certes provisoire mais but quand même ─, elle ne voyait plus le poids de cette valise comme un fardeau.
Diling, diling. Bruit des grelots secoués par la course dans les escaliers. La porte est loin. Elle se rapproche. Diling, diling. La porte est presque à sa portée. Elle court et manque de se casser la figure dans les escaliers. Diling, diling. Elle pousse la porte dure à ouvrir pour entrer. Shblom. Spling. Elle fait tomber sa valise et son bonnet à grelots.
« … J'ai failli croire que je ne ferai rien tomber aujourd'hui. »
Mais, elle relève la tête et devient silencieuse. Parce que là, sur le toit, elle a trouvé un ange.
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|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: « Quand je serai grande, je serai un oiseau. Un oiseau sans plume ni aile. » (Julien. ♫) Mar 20 Juil - 16:34 | |
| I'm the only one and I walk alone.
C'est bizarre, les pensionnats.
Depuis ton arrivée, tu te dis toujours ça. T'es pas habitué. Mais, tu vas t'habituer, bien sûr. Tu t'habitues toujours. Sauf que d'habitude, tu t'habitues quand même plus vite que ça. T'arrive pas à comprendre où est le problème. Peut-être parce que cette fois, t'as plus ta famille au complet avec toi ? Ta soeur est toujours là, bien évidement, vous mangez ensemble et vous passez du temps ensemble. Peut-être que c'est parce que ta chambre n'est plus juste à côté de la sienne, ni même de celles d'Ingrid ou de tes parents. T'es pas habitué à dormir loin de tes soeurs. T'es pas habitué à ce qu'elles ne viennent plus te faire chier en pleine nuit soit-disant parce qu'elles n'arrivent pas à dormir. T'es pas habitué à partager une chambre avec d'autres garçons. Ça doit être pour ça que t'es vachement pas agréable avec eux et que tu les fait chier. Enfin, non. T'as toujours été comme ça avec les mecs. C'est ta nature. C'est dans les gènes de la famille McCross, de se foutre de laggle des gens et de les faire chier. Sauf que t'es un Gentleman, et que tu veux pas emmerder les filles. Alors tu te rattrape en emmerdant les garçons, logique non ?
N'empêche que tu te fais chier. T'es venu dans ta chambre pour trouver une occupation, mais au final tu t'es larvé sur ton lit à fixer le plafond. Passionnant. T'as bien envie d'aller embêter un peu ta soeur mais... T'as pas la moindre idée d'où elle peut être. A ce rythme, tu vas t'endormir. Tu commences déjà à bailler. Et puis, il est confortable, cet oreiller. ... Ouais, c'est pour ça que t'as tes bras dessus et que c'est donc sur tes mains que ta tête est appuyée. T'es pas logique, des fois. Ça doit être le fait que t'es sur ton lit. Ça te donne envie de dormir et ton cerveau s'embrume. Tu peux pas réfléchir correctement à une activité sur ton lit. Faut que tu bouges, si tu veux pas faire une sieste. Comment ça t'as la flemme ? J'en ai rien à foutre, tu bouges ton cul, c'est toi qui veux pas dormir, à la base ! Comment ça « Mais il va bientôt faire nuit. » ? T'as finit de trouver des excuses à ta flemme oui ? Secoues toi et va te trouver une occupation, tu dors pas aussi tôt d'habitude.
Oh, le soleil va bientôt se coucher. Ah, ça fait « Tilt! » dans ta tête, hein ? T'aime bien les couchers de soleil, c'est beau, c'est... romantique. Il te faudrait une fille avec qui le regarder. Ouais mais... Non. T'as la flemme de chercher quelqu'un. Et puis, avec ta chance, tu vas passer tellement de temps à chercher avant de trouver que tu vas rater le spectacle. Allez vas-y, grouille toi ! Ah, cette fois tu protestes pas, hein ? Mais, pourquoi tu cours ? T'es pas obligé, tu sais. T'es bizarre quand même, à faire la larve et déborder d'énergie 2 secondes après. Non, ne cours pas dans les escaliers Julien ! Tu vas-
- WATCHATCHAiiie ! ... te casser la gueule. C'est malin, t'as mal à la tête maintenant. Ça se trouve, tu vas avoir droit à une jolie bosse en plein milieu de ton front. Heureusement que ta frange a été gentille et à décidé de rester bien sur ton front, aujourd'hui. Maintenant t'es tout plein de poussière. Bawai, c'est pas particulièrement propre, un escalier, surtout quand tu sais que la dame de ménage le nettoie une fois par semaine. Et tu vas finir par le rater, ton coucher de soleil. Quoi que, tu sais que t'as du temps, quand même. Vu le sprint que tu as fait. C'est rare de te voir courir aussi vite, d'ailleurs. T'en est même presque essoufflé. Bon, allez. T'enlève cette poussière sur tes vêtements et tu les monte, ces putains de marches.
Voilà, c'était quand même pas sorcier. T'as réussi à arriver en avance, bravo, t'as gagné un bonbon. Tu pourras aller le piquer dans les poches de ta soeur après le couché de soleil. En attendant, tu peux souffler. T'aime bien les toits, parce que y'a toujours une rambarde sur laquelle tu peux t'appuyer pour regarder le ciel en réfléchissant. Au moins là, tu seras pas déconcentré dans tes réflexions par une quelconque envie de dormir qui t'embrume le cerveau et te fais devenir illogique. Alors tu laisses aller ton côté rêveur. Tu fixes le ciel qui se teinte de lueurs oranges et roses. Quand t'y penses, ça plairait à ta soeur, d'être là. Bon, le rose l'énerverait peut-être, mais le orange la ravirait. T'y pensera, la prochaine fois. T'iras le voir avec ta soeur, ouais.
Shblom. Spling. Hm ? Ça t'as tiré de tes pensées, hein ? Quelqu'un vient voir le couché de soleil aussi ?
- … J'ai failli croire que je ne ferai rien tomber aujourd'hui. Oh. Une fille. Toi qu'avais la flemme de te retourner pour regarder qui venait d'arriver, tu t'es tourné presque par réflexe. Finalement, t'as pas eu besoin de la chercher, ta compagnie féminine. En plus, elle est jolie. Comme toutes les filles à tes yeux, certes. Mais... Non, pas comme toutes les autres. Elles s'habillent pas de la même manière qu'elle, les autres. Ça lui fait un truc en plus. Comme un air de petite fille. Mignonne. C'est ça le mot qui correspond. Ça tombe bien, tu les préfère comme ça. ... Comment ça, « Retire ce que t'as dit » ? Mais...
Tu t'approches d'elle. Tranquillement, normalement. Tu t'arrêtes devant elle. Et tu te penches, pour ramasser le bonnet au sol. Un bonnet rouge, avec des grelots. Original. T'aime bien l'originalité, ça te rappelle ta soeur. Enfin, là n'est pas le sujet. Tu vas pas garder ce bonnet dans tes mains. C'est pas ton intention, de toute façon. T'enlève les saletés dessus. Parce que le toit non plus, il est pas très propre. Et doucement, tu lui remet sur la tête. Hm. Un peu de travers. Tu l'arrange, le remet droit. Là, voilà, c'est bien. Tu la regardes. Et tu lui sourit.
- Tu viens voir le couché de soleil, toi aussi ? D'ailleurs, en parlant de ça, tu tournes la tête , pour voir où il en est, le soleil. Mais ça va. C'est encore un gros rond orange au dessus de l'horizon. T'as rien raté, t'en fait donc pas Julien. Alors tu retourne la tête vers cette file. Elle te dit rien, pourtant t'en a vu, des filles, ici. Tu te serais souvenu d'elle, c'est sûr. Ça va être difficile de l'oublier, en tout cas. Surtout si son look définit son caractère.
- Je m'appelle Julien Matthew McCross. Mais appelle moi... Comme tu veux ! Et toi ? Toujours avec ce grand sourire. T'façon, t'es trop optimiste et joyeux de nature pour faire laggle quand tu parle à une fille. Même quand tu vas faire chier un mec d'ailleurs, t'as le sourire. Mais pas le même. Un sourire ironique, celui du parfait chieur quoi. Les dames par contre ont, bien évidement, le droit à ton sourire gentil. L'un de ceux qui te vont le mieux, avec le charmeur. Mais tu le fait moins souvent, le deuxième. Mais, ne sortons pas du sujet, hein.
L'important, c'est que là, t'avais ton grand sourire gentil et enthousiaste. Parce que t'aime bien tomber sur des filles, comme ça, par hasard. Surtout quand t'as l'impression que vous allez bien vous entendre. |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: « Quand je serai grande, je serai un oiseau. Un oiseau sans plume ni aile. » (Julien. ♫) Ven 20 Aoû - 23:54 | |
| (tu me tapes pour le retard : je te mords. zwz /PAN/) |
|  | | | | « Quand je serai grande, je serai un oiseau. Un oiseau sans plume ni aile. » (Julien. ♫) | |
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