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 Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé

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Sei McCray
Tueur en Chocolat.

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MessageSujet: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Dim 11 Juil - 18:51

    Je ressentais chaque vibration contre mon dos, étendue sur la banquette du compartiment. C’était étrange de ne pas être seule sur ce trajet. Ma tête reposée lascivement sur les genoux de ma Muse, mon regard se posant sur son menton fin. Est-ce réellement une bonne idée de l’avoir embarquée avec moi voir ce salop ? Aucune idée. Qui sait comment les choses vont se dérouler. Je tourne la tête observant la banquette en face de nous. Non. Ce trajet je ne l’ai jamais fait seule en réalité. Tu es là mon vieil ami. Ma vieille hallu. Tu viens de plus en plus souvent en ce moment. Sens-tu la mort qui m’enveloppe ? Tu es chanceux. Un seul de ces médocs et tu ne serais plu qu’un souvenir durant de longue heure. Malheureusement, je n’en ai plus. Qu’importe, bientôt il m’en redonnerait. Je le sais. Il le fait toujours. Sa m’aide. Je crois. Autant que sa me détruit. Mais au moins je ne te vois plus. Tiens. Ma main. Elle tremble. Anxiété. Peur. Oui. Surement. J’ai de plus en plus peur en ce moment. Cette peur au creux de l’estomac qui me bouffe doucement. Je l’avais vaincu. Les médocs ? Non. Ils apaisent ma peur. Et plus j’ai peur plus je prends de médocs. Je crois que je suis dans un cercle vicieux. Oui, c’est le cas Sei. Je t’ai pas demandé d’ouvrir ta gueule toi. Je ne fais que remarquer que tu as changé. Changer ? Oui. Tu changes beaucoup depuis qu’elle est là. En quoi ? Tu es plus calme, presque plus loquace. Et ? Elle m’apaise comme ces médicaments. Tu crois que ces médocs sont plus efficaces qu’elle ? Je ne sais pas. Je sais juste que j’ai besoin de ces médocs. C’est tout. Faut pas aller voir plus loin. C’était pas beau à voir ce matin pourtant. Ce matin ? Ah oui. Revenons à ce matin.

    Chut. Taisez-vous. Je veux juste dormir. Juste un peu dormir. Fermez là. Arrêtez de rire. Péniblement je me colle à ma muse, cherchant les battements apaisant de son cœur. Elle dort. Elle est belle. Si calme. J’ai peur de la réveiller, de la sortir de ce monde de rêve. Je la détaille, à nouveau, comme je le fais depuis quelques jours à chaque instant. Quelques jours. A peine. C’est étrange. Tant de chose se sont passés ses derniers jours. Elle est sortie du coma.. J’ai tenté de la violer. Ouais, parce qu’elle ne semblait pas vraiment consentant. Je lui ai couru après. Je me suis battue. Encore. J’ai jeter mon père par la fenêtre. Je suis tombée amoureuse. Non. Sa ce n’est pas nouveau. Si. Non. Sei. Tu le sais très bien. Tu l’aimais bien avant cette soirée. Ah oui. Peut-être. Qu’importe. J’ai dévastée mon salon. Il est déjà réparé. C’est fout comment les gens peuvent bosser vite avec un peu d’argent. Un peu. Non. Beaucoup. Purée. T’as l’œil Sei. De quoi ? Attends, elle est bourrée de fric. Ah.. Et ? Tu t’en fous ? Un peu. Sa sert juste a pas tombée malade à cause de la fenêtre dévastée. Ouais. Pas faux. Ah oui, j’ai oublié, elle a aussi pris ma tutelle. Je ne suis plus sous la responsabilité de mon père. C’est étrange. Je me sens libérée de mon passé. Mais il va revenir à moi. Je ne le sais pas encore. Mais il me reste une chose à me débarrasser. Nous verrons ça plus tard. Donc, je suis officiellement sous sa tutelle. Ô Asamé sais-tu dans quel merdier tu t’es fourrée ? Probablement pas. Hey. HEY. La ferme. HEY SEI. Je t’ai dis de la fermer. Pourquoi ? Parce que je sens que tu vas me souler. MAIS NAN. Si. T’es une sale voix qui me soûle à longueur de journée. Quoique. T’es pas la pire. Y’en a des moins agréables. Merci du compliment. J’avais pas vraiment envie de te complimenter. Qu’importe. Dis. Quoi ? Tu lui as dis que tu vas mourir ? La ferme. Tu pourrais répondre au moins. Tu connais la réponse. Tu crois qu’elle sera triste ? Surement. Mais j’ai pas l’intention de mourir. Si si si. Il t’attend. J’avais oublié que tu étais la voix la plus agaçant dans le genre gamine. Je suis toi. Nan. J’ai pas cinq moi. Reste à voir. La ferme.
    Je me redresse. Rapidement. Trop rapidement. Mon rythme cardiaque baisse. Ma tension avec. Leger malaise. La galère. J’en ai marre. D’eux. La paix. Juste la paix. Comme quand je suis dans ses bras. Quand je n’écoute que sa voix. Quand je n’entends que sa voix. Plus ces petits jappements agaçant au creux de mon esprit. Je me lève. Titubant un instant. Me rattrapant au mur. Je suis épuisée. Physiquement. Ils rient encore. Ma mort les fait marrer. Ils le sentent. Il la sente. Cette fatigue au creux de mes artères. Ces malaises. Ce n’est rien. Juste de la fatigue. Terrible fatigue. C’est de leur faute. Ils le savent. Ils exultent. Qu’ils se taisent. Enfin. Que je puisse dormir. Juste dormir. De ce sommeil sans rêve que j’ai trouvé au creux de ses bras. Mes doigts tâtonnent le mur crépu. Que la lumière soit bordel. Et la lumière fut. Wouah. Sa fait peur. T’as une tête de déterrée Sei. Tu sais, dans le genre la gueule des gens des films d’horreurs tout juste sortie de leur tombe. Les cernes, la peau cadavérique, l’air du « je vais buter si tu m’approche buearrrrrrh ». Très sexy. On s’en fout. AH AH AH AH. Miss cimetières 2010. Fermez là bordel. J’actionne le robinet, un puissant jet d’eau glacée tambourinant contre l’évier. Coule. Coule belle eau. Je la recueille au creux de mes mains. Sa fait très scène religieuse de purification. Sa va te purifier tu crois ? Nan. Mais m’en fous. L’eau frappe mon visage. Une fois. Deux fois. C’est glacé. Je sens un long frisson parcourir mon échine. Ils se taisent. Un instant. Les perles d’eau dévalant mon visage pour s’écraser contre mon tee shirt. Puis ils recommencent. En cœur. Violement contre mon cerveau. BAM. BAM. BAM. Des tambours de guerres fracassant ma conscience. Fermez la putain. Elle est là. Derrière moi. La gamine. Elle sourit. Elle rit. Elle se fout de moi. De mon reflet dans le miroir. Je la vois, légèrement flou. Tu crois mieux ? Regarde de toi. Tu trembles de peur comme si tu voyais le croque mitaine. BOUH. Je vais venir te bouffer. Dégage. Tu trembles plus que moi tu sais. Ah oui. Je tremble aussi. Non. C’est une hallucination. Je ne tremble pas. JE NE TREMBLE PAS. Mon poings s’abat sur le miroir. 7 ans de malheur. Je serais surement crevée avant. Nan. Pire. Ils vont me faire vivre encore sept ans. Ça c’est le malheur. Je sens les bouts de verres s’infiltrer dans ma peau. Sei, tu devrais vraiment arrêtter de tout casser. Fermez là. Je ne veux plus vous voir. Plus vous entendre. Mes mains tatonnent les multiples produits qui trainent autours du lavabo. Sur les étagères. Les restes de Yohko et Mya. Les miens. Ceux d’Asamé. Sa en fait du monde. Je m’en fous de tout ça. Je les veux elles. Je veux la paix. Juste la paix. Le calme. Mes doigts font tomber une boite. Je la survole. Puis m’arrêtte dessus. Enfin. Dans un geste frénétique je jette le bouchon qui rebondit au fond de la baignoire. Elles sont là. Deux minuscules gélules perdues au fond de cette trop grande boite. Ce n’est rien mes bébés. Je suis là. Je suis là à présent. Penchant ma tête en arrière je les laisse tomber au creux de ma gorge. J’ai la nausée. Envie de vomir. De les vomir. De vomir ces voix dans ma tête. Les minutes pas. Je regarde mon reflet en multiples devant moi. L’effet. C’est si bon. Si doux. Si calme. Le silence. Juste le silence. Je souffle.
    Alors que je passe la porte je sens mon portable vibrer contre ma poche. Tiens. Personne n’as de raison de m’envoyer de sms. L’hôpital prendrait la peine de téléphoner. Plus de nouvelle de mon paternel. Et il faut le dire, je n’ai pas franchement d’ami qui m’enverrais des sms. Tanaka. Merde. J’ai un rendez-vous cette après-midi. Non. Pas Merde. Ouf. Il me faut cette ordonnance. Je ne veux pas me retrouver sans médicament. Qui sait que ferais-je lors d’une nouvelle crise ? Je ne veux plus perdre le contrôle. Je ne veux pas prendre le risque de blesser Asamé. « Sei. J’aimerais que tu ramènes avec toi cette fille que tu dessines tout le temps. Je suis sûre qu’elle n’est pas loin de toi . 16H, n’oublie pas. » Il. Il veut voir… Asamé. Je ne veux pas l’emmener. Je ne veux pas qu’il la rencontre. Et si il lui faisait du mal ? Hein ? Mais je ne dois. Je ne dois pas le vexé. Le mettre en colère. Sinon, il risquerait de me privée de médicament. Il l’a déjà fait. Putain. J’ai l’impression d’être une gamine privée de bonbon. Je m’effraie. Je ne veux pas y aller seule. Je ne veux plus y aller seule. Je ne veux plus le voir sans soutient. Il me tue. Ses médicaments me tuent. Je me tue. Elle est là. Elle dort. Elle est belle. Terriblement belle. Je dois la réveillée. Je ne veux pas. Je veux juste qu’elle m’enveloppe et qu’elle me fasse oublier tout ça. S’il te plait Asamé. Sors-moi de ce merdier. Sors-moi de cet enfer. Tue-moi. Étrangle-moi ; Achève-moi. Juste la paix. Je me pose au-dessus d’elle, laissant mes cheveux tomber sur son visage. Comment on réveille les gens doucement ? Comment on fait pour les sortir du doux pays des rêves sans être coupable. Aucune idée. Doucement je pose mes lèvres sur les siennes. Oui. Cette chaleur. Ce léger goût qui se dépose sur mes lèvres et s’y collent. Réveille-toi belle muse. Rejoins ce monde pourrie et tiens moi la main. Je l’observe se réveiller. Doucement. Admirant chaque sursaut de son visage. Chaque mouvement de son corps. La dessinant mentalement. Lorsqu’elle commence à être bien réveillée je lui montre le sms, lui expliquant d’une simple phrase qu’il émane de mon psy. Un air de dégout sur le visage. Les yeux légèrement fuyant. Ils fuient quoi d’ailleurs ? Peut-être l’idée de le revoir. L’idée d’être dans son cabinet. L’idée de retrouver ce sentiment d’enfermement, de chaine qui m’enstèrent en sa présence. Oui. Allons en enfer combattre l’affreux troll.


    Retour dans le train qui commence doucement à ralentir. Je me suis assoupie. Un instant. Le calme des médicaments et la chaleur émanant d’Asamé m’ayant permis de rejoindre enfin le calme pays du sommeil. Je me sens prête. Je crois. Qui sait ? Il la touche je le tue. C’est clair. Qu’il ne l’approche même pas. Il le sait. Il l’a compris à nos séances. Il sait parfaitement qu’au moindre mot de travers la concernant sa jolie table de verre lui exploserait à la figure. Que je le tuerais. Même si sa doit me pousser à la mort. Nous sommes tous irrémédiablement condamnée. Alors qu’importe. Le train s’arrêtte, je me redresse, m’étirant un instant. Faut le dire, c’est pas tellement confortable les banquettes de train. Ma main frotte mon coup endolorie alors qu’observe la foule de gens s’activer sur le quai. Je n’aime pas cette ville. Trop…peuplée. Mais Tanaka refuse de se bouger pour moi. Je le comprends. J’attrape la main d’Asamé, la tenant fermement contre la mienne. Allons combattre le boss final de ce jeu mal foutu. Il suffit de quelques minutes pour atteindre le lieux dit Ma main toujours dans celle d’Asamé, lui indiquant de mes pas le chemin à suivre, une allure combinant l’impatience que tous cela se finisse et la peur que cela commence. Le cabinet du Dr Tanaka se trouve dans un immeuble miteux au creux d’un quartier de classe moyenne. Rien de bien attrayant. Un psy maudit dévoré par l’ambition mis en quarantaine. On lui refile les cas que personne ne veut, les cas ennuyant. Ou ceux qu’on pense l’être. Une banale histoire d’accident. Une fille suicidaire qui fait tomber par accident un homme. Cause sa mort. Rien de bien palpitant. Sauf quand on a l’intelligence de cet idiot. Quand on comprend qu’il n’y avait pas d’accident. Et les évènements qui suivirent n’eurent aucun mal à le convaincre. Mon paternel à sûrement tout balancer. C’est bien son genre. La salle d’attente est vide ou presque. Une femme en pleure traine dans un coin. Loque. On dirait un meuble de mauvais goût. Des chaises. Un ficus. D’autre plantes diverse. Un cactus. J’aime les cactus. Sa pique, mais au fond, ils ont un nectar délicieux ; Faut juste savoir aller plus en profondeur. Rien de bien palpitant. Le temps passe. Encore. Quelle longue journée. Attendre. Attendre. Attendre. Je n’aime pas attendre. Putain de jugement qui me force à voir ce fou. Putain d’ordonnance qu’il est le seul à pouvoir me donner. Tiens moi la main Asamé. Ne me lache pas. Ou je m’enfuie. Je pars. Je cours. Je ne veux plus le voir. Mais j’ai pas le choix. Je ne veux pas finir chez les fous. Je ne veux pas me passer de ces connasses de gélules. Enfin. Il ouvre la porte. Son léger sourire insupportable aux lèvres. Ses petits yeux de fouines passe de moi à Asamé. D’Asamé à moi. Quoi ? Tu te rends compte que je déssine bien ? Ah moins que tu sens un nouveau jeu commencer.

    « Bonjour Sei. Mademoiselle Asamé je suppose. Je suis heureux que vous soyez présente. J’aimerai m’entretenir seul à seul avec vous avant de commencer. Entrez. »


    Je fronce les sourcils. Quoi ? Non. Je ne veux pas la laisser seule avec lui. Je ne veux pas. Je resserre doucement la pression de ma main sur la sienne. Ne me laisse pas. S’il te plait. Asamé. Je croise son regard. Non. C’est quoi ce regard. C’est méchant. C’est cruel. Pourquoi. Je lui lache la main. Doucement. Fais attention. Je ne veux pas. Mais je ne peux pas résister à bce regard tendre.

    La porte se referme. Je me laisse péniblement glisser le long du mur la cotoyant. Les genoux ramener contre ma poitrine et la tête enfouie dans mes bras. J’attends. Encore.



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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Lun 12 Juil - 13:46

    Elle flotte, dans ce monde bleuté et gris. Dans cette fausse apesanteur, dans cette sensation factice. Le sommeil n’apporte pas à chacun ce manque de liberté ? A quoi pensez vous, lorsque vous rêvez ? Vos désirs inassouvis, des mirages qui s’effacent après chaque réveils. Le sommeil, c’est le cerveau qui fait le tri à ce qui parait. Les pensées, les actions, les choses assimilés. C’est pour ça qu’en période scolaire on dors si mal ? C’est parce que y a trop de tri à faire peut être. Entre la fille en face qui te fais chier avec ses pauvres histoires de couples, la mort de l’ancêtre et tes problèmes existentiels. Y a pas trop de place pour le théorème de Pythagore. Comment ? Je parle pour ne rien dire ? Comme beaucoup de monde tu sais. La plupart des gens bien le sont, fous. Elle sent une chaleur douce sur ses lèvres, un baiser. Non, laissez moi dormir. Laissez moi dormir. Pour une fois que c’est un doux rêve. Laissez moi dormir. Laissez moi dormir. PUTAIN MAIS T’EST BOUCHEE ? LAISSEZ MOI DORMIR ! Elle se lève tout de même. L’ombre de Sei au dessus d’elle. Ah, c’est toi. Alors ça vas. Elle s’étire lentement, baille un peu. Puis fixe le portable de ses yeux tout ensommeillés, la douce lueur bleuté lui vrille les yeux, mais elle n’en dis rien. Elle comprend, de toute manière il fallait bien qu’elle le rencontre un jour. Elle aurais pris rendez vous elle-même de toute manière. Asamé regarde les mains de la brunette, elle saignent. Avait elle cassé quelque chose ? Tant pis. C’est pas grave. Rien n’est grave. Rien n’est grave. La jeune femme regarde le visage de sa compagne, il se tord dans un rictus dégoûté. Aimait elle son psy ? Non. Mais ça elle le savait déjà. Elle se lève, s’habille de son maintenant fétiche manteau kaki. Tailleur gris en dessous. Croix d’or autour du cou. Bottes noires. Strict. Mais elle devait bien ça, pour faire peut être plus responsable. Même si elle se voyait plusieurs fois sur les dessins de Sei, comme était une femme aux lèvres pulpeuses et terriblement attirante, toujours avec cette lueur peut être un peu trop aguicheuse dans les yeux. Tanaka avait sûrement déjà vue ces dessins, aurait il cette image d’elle un peu trop actrice de film x ? Elle n’en avait rien à faire en fait. Elle prend la jeune fille par la main, elles traversent la ville en train. Le voyage est paisible, ou peut être tendu au contraire. Elle sent la jeune fille se crisper sur ses genoux, et se détendre au fil du temps. Elle dormait. Son visage n’exprimait peut être rien, mais Asamé avait conscience de « l’intérieur ». Le conscient torturé. Écorché. Et puis toujours ces pilules. Cette drogue. La jeune femme regarde les paysages défiler et se ressembler à travers la vitre. Il était temps d’y mettre fin.

    Elles arrivent à la station. Sei se redresse, comme calibré pour se réveiller à cette seconde près, à cette station près. Aller, un peu de courage. Asamé et elle traversent les rues bondés, c’était les quartiers populaires et bourrés d’alcooliques côtoyant les jeunes mères avec leurs poussettes. Même si à cette heure ci, les gens hurlaient que leurs poissons étaient les meilleurs et les moins cher. Depuis quand l’un vas avec l’autre ? Mystère. La misère du monde ne se préoccupaient pas de ce genre de détails sur l’hygiène. Elles arrivent près de la cité, là où les gens puent le plus le désespoir. Un immeuble, un autre. Et enfin, la plaque doré. Elle disait « Docteur Ryo Tanaka, Psychologue spécialisé. » On aurait pu ajouté aussi au marqueur pour cas désespérés derrière spécialisé, mais Asamé avait toujours eu un humour douteux et tortueux. Alors c’était pas tellement grave en soi.
    Elles arrivent en salle d’attente, une femme pleure dans un coin de la pièce, une pauvre loque qui n’attend plus rien de la vie. Un ficus, un cactus. La jeune femme avait toujours aimé les ficus. Elle en avait pleins quand elle était petite. Enfin, surtout un. Elle l’avait appeler « Vladimir ». De son nom complet Vladimir Vodka Ier du nom. Comme quoi, l’alcoolisme chez les jeunes vient très tôt. Il était beau. D’ailleurs, il se trouvait encore dans sa chambre à Pretty School. Sa colocataire devait l’avoir arrosé. C’était une bonne chose, elle aimerait le récupérer. Elles attendent, Sei contemple le cactus. Un peu de fascination mélangée à de la curiosité peut être. Elles attendent. Encore. Puis la porte s’ouvre, leurs regard convergent vers le même homme. Un type grand, plutôt fin. Peut être beau, mais son expression de vice enlevait toute la beauté des traits. La jeune femme serre sa main, elle ne lui accorde pas un regard. Juste ne pas perdre la face, un jeu de gamin. Qui détournera les yeux en premier. Il passe son regard de Asamé à Sei, ou vise versa. Qu’importe. Il parle, enfin. Une voix de psy, qui s’infiltre en vous. Je connais bien. Il veux s’entretenir avec la lycéenne plus vraiment lycéenne. Elle lui serre la main, mais Asamé lui coule un regard presque autoritaire, mais doux à la fois. Comment pouvait elle faire ça ? Je sais pas. C’est étrange.

    Elle passe dans la salle, un bureau, deux fauteuils, puis cet espèce de lit. Là où les patients disent leurs milles et uns maux à cet homme. En de milles et un mots. Elle s’assoit sur un des fauteuils en osiers, face au bureau. Ce n’est pas une patiente, elle est là pour autre chose.

    « Bonjour Docteur Tanaka. Vous désiriez me voir n’est-ce pas ? »

    Commencer en douceur, ne pas le braquer. On verrait ensuite. En fait, elle n’avait pas vraiment réfléchie de la manière dont elle s’y prendrait. A l’arrache comme disent les gens hein ? Aller. A l’arrache.

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Asamé Kagiwara.
« Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d\'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c\'est à ce principe que je donne le nom de conscience. »



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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Sam 17 Juil - 13:04


    Que pouvaient-ils se dire ? Que pouvaient-ils faire ? Que pouvaient-ils penser ? Je sais qu’il se passe quelque chose. Ou qu’il va se passer quelque chose. Je le sens. Mais à quoi va aboutir cette discutions entre ces deux personnes. Que vais-je y perdre ? Car ça ne peut se passer autrement. A choisir je veux bien tout perdre sauf elle. Plutôt tout abandonner. Tout serait bien plus facile. Mais en fait Sei. Tu vois. Là. Tes états d’âme. OSEF. Vraiment. Osef. Ce n’est pas à toi qu’on s’intéresse. Non. Ce qui est réellement important c’est ce qui se passe derrière cette porte. Celle qui vient de se refermer sur toi. Celle qui vient de te privée d’importance et de tes choix. Car tu sais. C’est de ta vie qu’ils vont parler. Un peu. Beaucoup peut être même. Et toi tu ne pourras rien faire d’autre que de la leur confier, quoi qu’ils en fassent. Flippant non ? Oui. Mais on te laisse à ta peur. Nous, on va voir ce qui se dit là-dedans.


    Ryo Tanaka rajusta ses lunettes en demi-lune tout en observant la jeune femme vêtue d’un tailleur entrer dans son bureau. C’était bien la première fois qu’il accueillait dans son antre une personne aussi élégante. L’habitude de recueillir tous les chiens perdus de la ville avec leur puce et leurs tares peut être. Après il y a ces jeunes chiens qui fascine, ceux pour qui on développe une certaine émotion, pas de pitié ou d’émois, juste une étrange fascination dévorante. Par de petit pas silencieux le docteur Tanaka se dirigea vers son bureau, s’enfonçant dans son odorant fauteuil de cuir rapiécé. Joignant ses mains devant son nez, ses coudes posés sur le bureau, là où une légère usure sur le bois indiquait que ce geste était habituel. Presque une manie. Ses lunettes mal réglée retombée sur son long nez alors que par-dessus les verres ses yeux détaillés la jeune femme. Elle était semblable en tous points aux nombreux dessins de sa patiente. En plus, comment dire, vivante. Sei ne mets que rarement de la couleur sur ses œuvres, il fut alors surpris de découvrir chez la jeune femme deux yeux couleurs ambres. Et bien Sei, tu l’étonnes là je crois. Oui. Il est étonné. Il connaissait l’affection de la jeune fille pour la beauté, mais trouver une telle perle, surtout que ce tailleurs lui allait à merveille. Ryo eut d’ailleurs durant un instant l’idée de lui proposer une poste de secrétaires, mais cela allait dépasser les limites de cet entretien. Car le sujet était Sei. Rien que Sei. Il l’écoute lorsqu’elle parle. Sans ciller. Sans bouger. Il laisse un instant le silence flotter dans la pièce. Cette pièce si habituée aux éclats de voix, aux pleurs, aux colères. Au silence. Surtout depuis qu’il à Sei comme patiente. Là. Tout est étrangement calme. Il n’est pas con. Cela ne vas pas le rester. Autant aller droit au but.

    « Oui. Je pense qu’il est important pour moi de vous rencontrer et surtout de vous mettre en garde. »


    Il reprit sa respiration, soufflant légèrement sur bureau, quelques feuilles se soulevant légèreté. Comment mettre ça en forme pour que tout se passe dans la douceur ? Le fait que Sei soit séparer d’eux d’une porte et d’un mur facilite déjà les choses, en effet, la suite de la conversation risquerait fortement de la mettre dans une de ces colères qu’elle a le secret. Le psychologue continua d’une voix monotone, semblable à celle d’un vieux serveur trop habitué à répéter le même menu.

    « Il serait préférable voyez-vous que vous cessiez de fréquenter Sei. J’ai pu observer une évolution empirique de son état. Elle est un danger. Pour elle. Comme pour ceux qui la fréquente. »


    Attendre. Attendre que les paroles s’infiltrent dans le cerveau de l’interlocuteur. Attendre que toute la portée de ses mots aies l’impacts prévue. Et guetter. La moindre réaction. Le moindre sursaut. Apprendre à prévenir la colère ou ces autres émotions violentes. C’est ainsi qu’on reste en vie dans ce quartier pourri avec ces patients qui sortent des problèmes de dépression post-divorce et compagnie.

    « Je ne pense pas que vous soyez idiotes. Vous devez bien vous douter des limites de Sei. Elle est capable de pousser son père par la fenêtre. Mais elle a prouvé qu’elle était parfaitement capable d’ôter la vie avec sang-froid. Comprenez-le. Vous devez vous éloigner d’elle. Pour vous. »


    Nouveau silence. Lui dire ? Ne pas lui dire ? Autant placée toute les cartes dévoilés sur le jeu. Que rien ne soit caché. Non. Il ajoute, tout en rajustant ses lunettes devant ses yeux perçant.

    « Je compte d’ailleurs la faire interner dans les jours qui viennent. Pour son bien, bien sûr . »


    Et pour le siens. Il le sens. Tu la sens. Cette haine qui vibre derrière ce mur. Cette envie de te tuer. Il n’est pas assez stupide. Il a dépassé les limites avec Sei. Il ne l’a pas soigné. Non. Et maintenant. C’est lui qui risque d’en payer le prix. Mais il vaut mieux l’avoir toujours sous la main. Il le sait. Car elle est sa patiente la plus intéressant, imprévisible. Les autres ne sont qu’un ramassis de détritus dans un quartier déjà foutue.


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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Sam 17 Juil - 15:50

    Asamé observe Tanaka, il portait des lunettes sans cesse déréglées, cela ne devait pas être très pratique mais c’était sûrement aussi un de ses nombreux tics. On en a tous, des tics, des tocs. Littéralement « troubles obsessionnels compulsifs ». De légères actions répétés qui s’encre dans chaque personnes pour finalement passer totalement inaperçues pour elle, mais qui se répète, s’infiltre dans le quotidien. Cela pourrait marcher avec des personnes non ? Être dans une vie, immergée complètement dedans, passer des semaines, des années avec elle, et finalement ? N’être qu’un passage monotone, une case, une chose comme on en voit tant. Drôle. Peut être un peu satirique aussi. Mais ! Que pouvons nous y faire ? Je suis invisible. Et pourtant, invincible. Il s’assoit derrière son bureau, détaille Asamé de haut en bas, comme un examen vicieux. Mais bon, tout les psy font ça en même temps, alors une fois de plus une fois de moins. Puis, il prend la parole. Toujours cette même voix de psy, flegmatique au possible, des « hum, hum » acquiescant à chaque paroles des patients mais dessinant des morpions sur leurs feuilles et leurs calepin. Rappelez moi pourquoi on paye ces types déjà ? Il voulait la voir, c’est bien, ça je le savait déjà. Me mettre en garde, de Sei je suppose. Je sais déjà de quoi elle était capable, oui, j’ai vue les ravages dans l’appartement, j’ai vue les destructions, les brisures à l’intérieur d’elle. Je ne suis pas bête, je l’ai vue. Il ne veux plus qu’elles se voient, la colère commence à frémir comme une casserole d’eau chaude en elle, la jeune femme attend, fixe le psy de ses yeux inquisiteurs. Il n’a pas terminé, elle attend qu’il finisse sa tirade pour l’achever. Il reprend, guettant ses réactions. Peut être croyait il qu’elle allait hurler ? Sursauter ? Frémir ? Non, rien ne se passe, elle écoute avec attention. C’est tout. Elle a poussé son père par la fenêtre, je sais, j’étais là. Pour moi ? Là, elle avait vraiment envie de rire. D’hurler de rire même. C’était tellement drôle ! Mais elle se retiens, on peux voir tout de même cette lueur dansante dans son regard, cette lueur terriblement amusée. Tu est drôle Ryo, très drôle. Il réajuste ses lunettes, et ajoute la phrases fatidique. Interner Sei ? Non, il n’en avait pas le droit. IL N’EN AVAIT PAS LE DROIT. Asamé réajuste elle aussi quelque chose, son tailleur et ses pensées. Préparant son discours avec soin.

    « La loi du 5 mars 2007 a d'abord limité le prononcé d’une tutelle ou d'une curatelle aux seules personnes atteintes d’une altération de leurs facultés personnelles. Avant de prononcer une telle mesure de protection, le juge des tutelles doit désormais vérifier que la personne souffre d'une altération de ses facultés mentales ou corporelle de nature à empêcher l'expression de sa volonté, et qu'aucune autre solution de protection (procuration, règles relatives au mariage et aux régimes matrimoniaux et mandat de protection future) n'est suffisante. L'étendue et le contenu de la mesure doivent, en outre, être adaptés aux stricts besoins de la personne. Par ailleurs, le juge des tutelles ne peut plus se saisir d'office à la suite d'un signalement des services sociaux ou médicaux. Ces derniers doivent désormais saisir le parquet. J’ai la tutelle de Sei, c’est donc à moi et à moi seule que reviens le droit de l’interner. Et je suis aussi venue vous demander à vous de stopper le « traitement » de Sei. J’ai fais quelques recherches sur le médicament en question, il rend le patient dépendant aux substances 6 et 8, qui de plus contient des produits non reconnus par l’état. Bien qu’il soit vendu en pharmacie, il faut une ordonnance des plus importante, et l’état de Sei ne justifie pas cette délivrance d’ordonnance. Alors en plus je vais vous demander de nous laisser tranquilles, mais en plus je vais vous demander de vous tenir à carreaux. Parce qu’avec ces ordonnances falsifiés, je peux vous faire plonger pour une bonne dizaines d’années de prison. Pour tentative d’homicide involontaire, peut être même volontaire et délivrance de documents illégaux. Et si je ne connais que Sei, je pense qu’il y a dans votre cabinet sûrement quelques autres personne dans le même cas. Et je crois que le Monsieur McCray est venu vous voir ? Si vous avez entendus parler de sa sortie violente contre le sol. A ça, j’ai d’autres arguments. Nous ne désirerions pas qu’il aille dans notre appartement et celui-ci à purement et simplement défoncé la porte, avant de se jeter sur Sei. Ceci est donc de la légitime défense, et je peux aussi porter plainte contre lui pour dégradation et au moins l’amande que nous à coûté les réparations du salon. Et un petit plus je pense, en compensation. Pour quel motif ? Violation du domicile plus coups et blessures. Lui aussi peux plonger au moins cinq ans. »

    Elle n’avait jamais parler si longtemps, et elle était un peu essoufflée. Mais rien ne se laissait transparaître sur son visage, juste ce masque de cire parfait, pas de sourire en coin, pas de lueur dans le regard. Ou juste cette dureté qu’elle réservait aux parfaites ordures.

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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Sam 17 Juil - 20:02


    Elle avait parlé. Un long discours. Organisé. Minutieux. Et très détaillée. Et bien Sei. Aux yeux de Tanaka tu viens de te trouver une alliée de choix. Il semble calme. Tout comme Asamé. Il l’observe. Quelle dureté dans ce regard. Il ne dit rien. Il ne trouve rien à redire à tout ça. Il est encore sous le choc de la connaissance que pouvait avoir cette jeune femme. Les Lois. Les médicaments. Comment une personne de son âge pouvait-elle avoir une telle culture sur des sujets aussi pointilleux ? Qu’importe. Elle avait raison. Trop raison. Il respire. Calmement. Mais au fond. Il fulmine. Qui est cette fille pour venir lui dire de telle chose. La prison. Oui. Il a peur de la prison. Comme tout psy véreux incapable de se défendre des prisonniers. Enfermé dans la cage au lion. Sa lui irait bien. Le silence s’éternise. Il se passe quoi dans ta tête Tanaka ? Tu cherches comment te défendre contre cette tirade bien rodée ? Tu imagines déjà la prochaine déco de ta belle cellule dans une prison pourrie ? Tu te rends compte que tu vas perdre Sei ? C’est quoi le plus dur. Ah. Tiens. Tu bouche. Posant tes mains jointes sur le bureau, froissant au passage un petit tas de feuille qui ne semble plus avoir grande importance à présent.

    « La tutelle de Sei… J’aurais du être mis au courant de cette nouvelle, c’est étrange, même son propre père ne semblait pas être au courant. Vous êtes jeunes. Vous pensez qu’il est raisonnable de vous encombrer d’une personne telle que Sei ? Elle ne vous apportera que des ennuis, occupez-vous plutôt de votre avenir. »


    Rien. Rien dans sa voix ne semblez laisser apparaitre la moindre peur. Non. Il ne devait pas lui montrer. Il devait la raisonner. Mais avait-il réellement l’espoir d’y arriver ? Qui sait. Jouer le tout pour le tout. Jamais cette expression n’avait pris autant de sens. Tout perdre. Ou tout garder. Quitte ou double. Non. Il ne gagnera rien de plus. Il n’a plus rien à gagner. Juste à perdre. C’est effrayant Tanaka. De se sentir piéger. Comme tes patients. Pas vrai ? Cette impression de ne plus avoir le contrôle de sa vie. D’être soumis aux décisions d’une autre personne. Etrangère qui plus est. Il se leva. Lentement. S’approchant de la jeune femme en tailleurs. Tournant le dos à la porte. A Sei. Il s’asseye sur l’autre fauteuil. Chassant entre eux deux cette barrière de bois qu’était le bureau. Il l’observe. Un instant. Avant de laisser échapper :

    « Je ne te laisserais jamais Sei. Elle m’appartient depuis le jour où le juge me l’a offert comme patiente. »

    Cette phrase il l’avait dis beaucoup plus fort qu’il ne le pensait. Il aurait voulu la murmurer. Il aurait sûrement dut la murmurer. Parce que pour lui, les choses allaient empirer à présent. Bien empirer. Il se redressa, sentant une pression étrange et dur dans son dos. Il se retourna, lentement. Tiens. Sei. Tu étais là. Tu as tout entendue. Oui. J’ai tout entendue. Je ne pouvais plus rester dehors. En faite. Sa fait longtemps que je suis là. Si longtemps que ça ? Non. J’avoue, je suis arrivée au moment où il est commencé sa phrase. Je suis calme. Parfaitement calme. Les bras croisée sous ma poitrine. Légerement accoudée sur le pan de la porte. Je l’observe. Il se leurre.

    « Je ne t’appartiens pas. Jamais. »


    Je le regardais. C’était étrange. L’ambiance ici était étrange. Je ne sais pas ce qu’avais bien put lui dire Asamé. Je n’avais rien entendue de la salle d’attente. Qui sait ? En tout cas je n’avais pas apprécié ce qu’il venait de dire. Lui appartenir ? Plutôt mourir. Dans tous les cas je choisirais Asamé. Il le sait. Pourtant, il continue de vouloir me garder. Mais MERDE. Je suis qu’une patiente. Une simple patiente. C’est même pas moi qui lui paye ces séances. C’est l’Etat. Qu’est-ce qui t’interesse tant chez moi pour tout faire pour vouloir me garder ? Hein ? EXPLIQUE MOI. Pourquoi cherches-tu à me détruire Tanaka. Parce que c’est ce que tu fais. Tu le sais. Et je me laisse faire. Je dois être maso. Surement. Non. C’est pas toi que je veux. C’est juste un léger sacrifice pour avoir ces foutues medocs de merde. FUCK. En plus la joueuse ne sait plus quoi écrire et commence à raconter n’importe quoi. Qu’est-ce que je fais pas pour toi ma reine, je suis malade mais en bon chevalier je travaille tout de même.




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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Dim 18 Juil - 13:34

« Aussitôt se précipitèrent, des enfers, au milieu de la flamme, les déesses horribles, redoutables et invisibles. Celle que les enfers appellent Pandore avait un corps de fer ; avec elle, Hécate aux trois têtes [...]. Pandore et Hécate tournaient toutes les deux en rond autour de la fosse, et les Furies se ruaient avec elles dans des courses de Bacchantes. »


    Il garde toujours cet agaçant fascises, cet air de psy calme et posé. Mais elle sent, cette vibration changeante dans l’air. Il à peur ? Est-il en colère ? C’est exactement ce qu’elle cherchait, colère, impatience, énervement, trépignement, peur, rage, tout ces facteurs poussait à l’erreur. Et il risquait d’en commettre une énorme, elle attendais, elle attendrait, tapis dans l’ombre, tel un prédateur face à sa proie. Alors Ryo, on ne s’avoue pas vaincu ? Il pose ses mains sur le bureau, calmement, posément. Il réorganise ses idées, visiblement elle l’avait prise au court. Il froisse un tas de feuille, il es stressé, derrière ses verres à lunettes. Il répond, tout aussi calme qu’une mer d’huile mais qui cache en elle colère qui allait s’abattre sur Asamé. Tant mieux, elle ne se laisserais pas faire. Il recrache l’excuse de l’âge, qu’elle ne sera qu’un poids. Sait tu qui je suis, sac à merde ? Je suis sa muse, je suis le martyr comme le maître, le Dieu comme le Diable, l’Ange et le Démon, l’eau et le feu. A tu idée ? Une vague, simple idée, de qui je suis ? Pauvre fou, homme de peu de foi. Ne me pousse pas à bout. Tu ne me la prendra pas, et tu ne m’arrachera pas à elle. Jamais, comprend tu ?

    « Malgré mon jeune âge dites vous ? Je suis majeure, donc adulte, consentante et vaccinée. Mes choix n’appartiennent qu’à moi-même. Si vous n’étiez pas au courant, voilà chose faite. Je suis passée au tribunal il y a déjà plus d’une semaine. »

    Il se lève, s’assoit sur le fauteuil juste à côté d’elle, ne t’approche pas de moi, tu me répugne. Il cause, encore, un faux murmure, il ne peux contenir sa voix. Il lui appartiens, elle ne lui la prendra pas. Asamé s’approche de Tanaka, encore plus, jusqu’à presque poser ses lèvres sur son oreille et lui murmurer tout bas:

    « C’est déjà chose faite. Et personne ne vous à autorisé à me tutoyer, Ryo Tanaka. »

    Claquement de porte, une personne entre. Sei ? Oui, Sei. Elle semble en déroute, affolée. Que fais tu ici, pourquoi est tu entrée. Comment veux tu que je t’en sorte, si tu viens maintenant ?

    « Sei, retourne dans la salle d’attente. Immédiatement. »

    Elle se redresse sur sa chaise, la regarde droit dans les yeux. Comme deux lames d’acier liant la jeune femme sur le pas de la porte, comme si celle-ci était parfaitement enchaînée. Elle ne bougerait pas, et au contraire même, reculerais lentement, refermerait la porte et patienterais dehors.

    « Dehors. Recule. »

    Peut être que cela ne marcherait pas, mais elle devait encore parler au psy. Cette démonstration, si cela marchait, prouverait sa capacité à retenir Sei ? Pas qu’elle soit très heureuse que cela se soit passé comme ça, mais si cela pouvait aidé. Elle n’avait jamais parler à la jeune femme de cette manière, jamais aussi durement, elle comptait jouer sur cette carte pour qu’elle obtempère sans faire d’histoire. Personne dans la salle d’attente, la femme pleurant avait disparue, peut être qu’elle ne cherchait rien d’autre qu’un endroit ou se reposer ou même qu’elle venait de finir sa séance et qu’elle ne se remettait tout juste de ses émotions. Quoi qu’il en soit, ils étaient à présent tranquilles. Sei semblait confuse, Asamé matraqua une nouvelle fois.

    « DEHORS. »

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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Dim 18 Juil - 14:53


    J’étais là. Je ne comprenais réellement pas ce qui venait de se passer. Non ce qui se passait tout simplement. Il y avait-elle. Il y avait lui. Qu’est-ce qu’il pouvait bien se dire. Je voulais rester. Je voulais savoir. Merde. C’est de ma vie qu’on parlait. De mon avenir. Tu penses à l’avenir maintenant Sei ? Oui. Non. En faite j’en ai rien à foutre. Je veux juste pas crevée dans un hosto. N’importe où mais pas là-bas. Tout simplement. C’est vrai que sa serait moins drôle. Ouais. C’est ça. Moins drôle. Je regarde Asamé, ignorant totalement cet homme que je hais plus que mon propre père à présent. Elle me parle. Je ne l’entends pas. Je suis ailleurs. Qu’est-ce que tu dis Asamé ? Que veux-tu ? Je ne comprends pas. Je ne comprends plus grand-chose. Parle plus fort. Que je t’entends. Que tes paroles filtrent ces brouillards épais dans mon esprit. Tu te redresse. Ce regard. Il est… blessant. Terriblement blessant. Pourquoi me regardes-tu avec ce regard d’acier. Hein ? J’ai fais quoi ? QUEL EST MON CRIME MERDE ? Juste d’être entrée dans cette salle ? Tu fais quoi avec lui pour que je ne puisse pas être là ? Dehors. Ce mot. Dehors. Encore. Pourquoi ? Je recule. Titubant un instant. Je me raccroche à la portée. Dehors. Ce mot résonne dans ma tête. Je me sens. Exclue. De ma propre vie. De mon propre destin. Je claque la porte sur eux. Je veux juste. PUTAIN. Qu’est-ce que je veux en fait ? Je la veux elle. Je veux mes médocs. Je veux me casser d’ici. Je veux le tuer. Je veux dormir. Je veux rêver. Je veux faire exploser ce cabinet. Je veux courir. Je veux mourir. Je veux vivre. J’ai mal aux doigts. Ah nan ça c’est la joueuse. Elle n’a pas tort. T’avais qu’à écrire plus tôt merde. Ouais je sais la ferme. Retournons à nos moutons. Ouais. Mon pied percute la table basse. Ça fait mal. Je ne ressens même plus la douleur. Sei. Oui ? Tu pete encore les plombs. Je sais. Et alors ? Son bureau c’est de la merde. Sa salle d’attente aussi. Y’a qu’aux plantes que je ne toucherais pas. Je les aime bien ces plantes. Le reste. Sa vole. Les chaises. Contre le mur. Je fais du bruit. Beaucoup de bruit. Un vrai vacarme. Du bruit. Encore. ENCORE. La chaise percute la porte. Entendez-moi. JE SUIS LA. Je suis là… Juste là. Derrière cette porte qui nous sépare. Vous parlez de quoi merde ?! Dite le moi. Je n’aime pas ne pas savoir. J’aime être spectateur. Mais pas quand sa me concerne. C’est normal non ? J’ai plus de médocs. J’ai plus de médoc. J’ai mal au crâne. Arrête de tambouriner dans mon esprit. Je fais rien moi. Si c’est toi. Sa peut être que toi. Ça fait mal. Putain. J’ai mal. Sa tourne. Zut. Se passe quoi. Me faut Asamé. Ou ces gélules. Je sais pas. Faut que ça se calme. Juste que ça se calme. Merde. Me laissez pas seule. J’abats une nouvelle chaise contre le mur/ Encore. Encore. J’observe les barres de fer se plier sous les chocs. Pourquoi tout casser ? Pourquoi détruire ? Pour sentir le contrôle peut être. Juste un peu de contrôle sur les choses. Sur ce monde pourri. Sur mes actes. Mais est-ce que tu contrôles réellement ? J’en sais rien. C’est important ? Je sens juste l’adrénaline dans mes veines. Ça c’est bon. Merveilleusement bon. Enivrant. Tu dérives. Comme tout le monde.

    Tanaka est revenu derrière son bureau. Calmement. Assise dans son fauteuil de cuir. L’arrivée de Sei l’a calmée. Pourquoi ? Parce qu’il sait que ses paroles l’ont touché. Il a encore du contrôle. Un peu. Par contre il est étonné. Et vexé. Parce que elle. Cette jeune femme devant lui. Sei lui a obéit. Sans rien dire. Sans se révolté. Car il le sait. Cette révolte dans la salle d’attente. Cette destruction qui va lui coûtait une bonne somme d’argent. Ce n’est pas contre Asamé. C’est contre les circonstances. Il plisse les yeux. L’observe en silence. Comment fais-tu jeune fille pour maitriser ainsi Sei ? Comment fais-tu pour qu’elle t’obéisse aussi facilement. Cette brise qui passe si facilement à la tempête comment la calme tu. Le silence à nouveau. Si on oublie le vacarme de guerre qui règne dans la pièce d’à côté. Comme une louve en cage. Il l’imagine. Oui. Il l’imagine enfermée. Sa lui fait plaisir. Le plein contrôle. L’observe comme on observe un hamster dans sa roue. Qui tourne en rond. En carré. Qui sombre doucement. C’est jouissif. Terriblement jouissif.






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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Dim 18 Juil - 17:07

Il est de nos jugements comme de nos montres, aucunes ne dit comme l'autre mais chacun se fit à la sienne.




    Finalement, est-ce que cette entrevue a un sens ? Sei referme la porte, elle la claque, les jointures hurlent, elle aussi. Une rage fulminante derrière le mur, derrière la fine parcelle de bois. Elle explose les chaises contre les murs, contre la salle, la tempête est en marche. Asamé ferme les yeux, laisse chaque particules détruites s’infiltrer dans son être, dans sa chair. Détruit, tout, je rattraperais. Tout, tu m’entend ? Je rattraperais, car je t’aime. Je rattraperais, car je pourrais le faire. M’entend tu Sei ? M’ENTEND TU ? Elle garde son calme, mais pourtant tressailli à chaque fracas dans la salle voisine. S’en suit un silence religieux entre le psy et la jeune femme.

    « Je rembourserais, tout naturellement. »

    Oui, t’es pleine de fric, tu peux te le permettre. Aller, sort ton portefeuille maintenant. Tu est drôle Asamé, très drôle. Elle reprend contenance, remet ses idées en place, ajuste son tailleurs comme un trader. Et maintenant ? Maintenant. Je pense que cette démonstration était convaincante. Du moins, assez pour à présent pour que le psy les laissent tranquille pour un bout de temps, ou toute la vie. La jeune femme tire de son sac une feuille soigneusement pliée, elle avait préparer celle-ci la veille, et elle disait en toute lettre.



Mardi 22 juillet 2010.



    Je soussigne, moi, docteur Ryo Tanaka, diplômé de la faculté de Osaka, me défaire de toute la responsabilité de Mlle Sei McCray, 17 ans. Je laisse donc toutes les charges à son tuteur légal et légitime, Mlle Asamé Kagiwara et renonce à mon statut de psychologue de la famille McCray, à partir de ce jour. Aucunes plaintes ne pourra être portée à la tutrice et à Mlle Sei McCray si cela n’a pas lieu d’être.

    Signature: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .



    Cette lettre, elle l’avait préparée de nombreux jours auparavant, et le juge y avait apposé sa signature. La balance finement dorée le représentait parfaitement, tel le glaive de la justice agité au nez du psy véreux. Ce sui était d’ailleurs le cas, d’une certaine manière. Elle regarde son air, cette expressions livide sur son visage. Tu a perdu Tanaka, et tu le sait. Alors, tu pourrais bien toi aussi te rebeller, pousser un dernier hurlement de rage ou bien me frapper, cela ne changerait rien à la donne que si en cet instant même tu te mettait à sangloter comme une petite fille sous ton bureau, ou signerait le papier sans autres formes de procès. Asamé sourie, elle possède elle aussi cet air de triomphe qui parcourt son visage d’une joue à l’autre. Oui, exactement le même air particulièrement agaçant sur le visage de certaines personne, mais qui, quand elle s’empare de votre peau, la remplis d’une douce chaleur. La victoire est bonne, la victoire on la savoure avec plaisir. On la déguste allègrement, comme un excellent cru. Elle prend exactement la même position que Tanaka, le visage dans les paumes, et les coudes sur le bureau. Le regardant de ce regard acide que peu possède et que peu maîtrise. Des pupilles corrosive, qui vous oblige à détourner le regard. Alors Ryo, on le signe ce papier ?

    « Vous n’avez pas le choix. Comme Sei n’avait pas le choix de venir vous voir, c’est l’arroseur arrosé. »

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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Mar 20 Juil - 14:14


    Il est calme. Parfaitement calme. En apparence. On ne peut pas réellement rester calme quand on sent la rage à l’état pur exploser dans la pièce d’à côté. Surtout quand on sent en sursis. Tanaka le sait. Si cette jeune femme n’était pas présente dans la même pièce que lui, c’est ce bureau que l’adolescente serait en train de dévaster. Si cette jeune femme en décider. C’est lui qui se retrouverait par la fenêtre. Comment on se sent, Tanaka, quand sa vie est entre les mains d’une inconnue ? Détruire l’esprit de ses patients, c’est si facile, terriblement facile. Sauver sa peau de la fureur de l’un deux, par contre, devient beaucoup difficile. Comment te sens-tu Asamé, en entendant cette destruction de l’autre côté de la porte. En entendant cette pièce se faire dévastée par la tornade que Sei peut devenir. En attendant l’esprit de l’adolescente se détruire un peu plus ? Elle va avoir besoin de ses médicaments. Tu le sais. Pas vrai ? Il a fait en sorte qu’elle en soit dépendante, la dépendance est si facile à créer. Elle va réclamée, comme un petit chien voulant sa balle, l’air abattu et la queue entre les jambes. Tu penses vraiment pouvoir y survivre, avoir la volonté ? Agresser un pauvre psychologue dérangé comme lui est très facile, résister aux suppliques et à l’état de manque d’une personne qu’on aime. Plus dur non ? Même dans ces circonstances tu t’amuses de la situation Tanaka. Tu devrais pas aller voir un psychologue Ryo ?

    « J’espère que vous avez un excellent compte en banque alors Mlle Kagiwara »


    Tu abandonnes Tanaka ? Tu abandonnes Sei ? Non. Jamais il ne le fera. Il sait que les choses vont être encore amusantes après ? Vous voulez la sauver Mlle Kagiwara, qui sait, peut être qu’elle réussira juste à vous détruire. C’est bien la chose qu’elle fait le mieux. Que ce soit ses parents. Que ce soit ses amis. Que ce soit sa famille. Que ce soit son psy. Sei à la faculté étrange de faire virer vers la folie les gens qu’elle fréquente. Ou de les détruire. Il se demande. Combien de temps avant qu’elle ne détruise aussi cette jeune femme devant elle. Elle l’aime ? L’amour est destructeur non ? A trop voir les problèmes des personnes qu’on reçoit on en oublie que les gens ne sont pas tous des monstres. Et puis, quand on est soit même un monstre, comment voir les choses autrement. Elle sort une lettre. Il voit. Tout mettre sur papier. Que tout soit clair. Qu’importe. Il restera gravé dans l’esprit de l’adolescente. Il le sait. Jamais elle ne pourra vivre sans avoir cette voix au creux de l’esprit. La sienne. Lui rappelant sans cesse qui elle est, ce qu’elle est. Il lit la feuille. Livide. Pourquoi ? Parce que tu te rends réellement compte à présent que tout est fini. Non il n’y a jamais de fin. Par contre tu te rends compte que cette femme devant toi est beaucoup plus douée que toi à ce jeu. Extrêmement doué. Peut-être ? Non, impossible. Elle ne pourrait pas y arriver avec Sei. Il attrape un stylo plume et signe le papier. Sans autre forme de procès. Ce n’est qu’un papier quand on regarde. Il y a tant de moyens d’atteindre Sei sans même l’approcher. C’est si facile.

    « Vous êtes une jeune femme épatante, très intelligente et avec un certain… culot. Je dois l’avouer. Avec de telle capacité vous avez un brillant avenir devant vous, si vous faites les bons choix. Peut-être que vous arriverez même à quelques chose avec Sei. Mais, il est sûrement trop tard pour la sauver totalement. Elle ne m’oubliera pas. J’aurais toujours, même léger, un impact sur ses pensées. Toujours. »






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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Mar 20 Juil - 19:31

    Tu à eu ce que tu voulais, tu à eu ce que tu voulais. Maintenant, Asamé est satisfaite. Si le psy revenait, ce ne serait que dans les pensées déglinguées de Sei. Elle se lève, satisfaite. Prend le papier, le fourre dans son sac. Ce n’était pas un document à perdre ça, toujours le garder sous la main. Elle prend passe derrière le bureau, tout proche, dans le dos de l’homme blond. La jeune femme en avait marre de ses réflexions, comme quoi elle n’y arriverait pas. Qu’elle devait penser à son avenir, et toutes ces conneries. La jeune femme passes ses bras autours du coup de Tanaka, vous savez, comme les amoureux adolescents. Peut être que pour certains cela pouvait porter à confusion, mais à cet instant, aucuns doutes n’était permis, les doigts de Asamé étaient froids comme la mort, tout comme son regard, tout comme son être entier. Juste ces deux lueurs ambrés polaires et cette voix, qui pourrait peut être paraître sensuel, si elle n’avait pas prononcé ces paroles.

    « Ce que vous ne savez pas, Ryo Tanaka, c’est de qui Sei ou de moi est la plus cinglée. »

    Sourire qui illumine son visage, effrayant d’éclat, elle pouvait sentir ce mec puer la peur et la sueur en même temps. Cela était répugnant, mais au contraire pour elle, jouissif. Lui, qui avait tenue Sei en son pouvoir durant ces si longues années. Lui, qui l’avait terrifiée, droguée… Elle se redresse, prend son sac dans lequel repose le précieux papier, et enfin passe la porte. Regarde les dégâts et ne prend pas la peine de la refermer, pour que le psy constate des dommages de son petit bureaux sans se bouger les fesses. Elle regarde les chaises explosée, le tableau éventrée, les tables renversés, les livres déchirés… Et Sei, par terre, recroquevillée sur elle-même. Asamé s’approche, se met à genoux sur le sol, passe sa main dans ses cheveux.

    « Aller. C’est fini, on rentre à la maison. »

    Elle redresse la jeune fille, elle est toute molle, évacuée de sa rage. Une poupée de chiffon, Asamé connaît cet état. Elle la prend dans ses bras, se lève. Elle est toute légère, elle aussi. Et sans aucuns regards vers l’homme dans son cabinet, prend la porte.

    Elle passe dans la rue, contemple les nuages quelques instants. Les arbres semblent plus verts, le ciel plus bleu, le vent plus frais malgré l’accablante chaleur. La jeune femme prend une ultime inspiration, toujours Sei dans ses bras blancs, le refuge d’une amante, d’une mère. Elle prend le pas, un pas fluide, léger, simple. Quelques passants lambda la regarde, les regardent. Oui, c’est assez insolite de voir une fille en porter une autre, ils croiraient au malaise. Mais le regard détendu de Asamé ne devait pas beaucoup les aider, cette longue sorcière longiligne portant dans ses mains une ado visiblement épuisée. Elle reprend le chemin du train, prend deux tickets, passe dans la rame. Elle ne sent pas la fatigue lui engourdir les membres, ou lui picoter les yeux. Enfin, il arrive. Le train arrive sur la rame et grince, elle prend une place dans un des compartiment, personne dedans, tant mieux. Elle s’assoit, redresse Sei et la prend, plus près encore dans ses bras. D’une respiration sourde, le cœur battant. Je suis désolée. Désolée. Me pardonnera tu ? De t’avoir dis ça ? De t’avoir fait ça ? Je t’ai privé de tes médicaments, peut être en a tu pris conscience. Peut être pas. Tu m’en veux de t’avoir dis ça, dehors, dehors. Toujours ces mots de trop. Et cette rage mal contenue. TA rage. Elle ne pleure pas, juste le cœur au bord des lèvres; juste cette impression de déjà vue. Elle regarde le sol du train, cette vision barré par les cheveux de Sei. Et ce cœur, battant trop fort. Si fort, qu’il semblait vouloir éclater en plein vol, dans sa poitrine. Juste cette peur, dans les veines, dans la tête. Terrifiée à l’idée de la perdre, à l’idée de tout perdre. Qui sait, peut être que la jeune blonde n’avait pas conscience de ce qu’il se passait autour d’elle, qu’elle n’avait pas conscience de cette étreinte. Es-tu tombée dans les pommes, ou au contraire, ne me répond tu pas ? Par plaisir ? Ou par douleur. Je ne sais pas. Je crois que je vais pleurer. Mais je peux pas, pas maintenant. Pas tout de suite. Juste attendre, la peur au ventre, l’effroi au cœur, dans cette rame de métro pourrie.

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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Mar 20 Juil - 21:00



    C’est fini. Véritablement fini. Ce papier dans le sac d’Asamé signe la fin de tout. Tu te sens comment Tanaka ? Mal ? Non. Même pas. Tu te sens normal. Mais est-ce que sa va durer ? Non. Tu l’observe. Elle s’approche. Ne laisse pas tes ennemis dans ton dos. Cette leçon ne la tue jamais apprise ? Non. Tu as toujours eut tes ennemies en face, soumis à tes idées et tes ordonnance. Là. Elle est dans ton dos. Tu te sens faible d’un coup. Elle est froide. Tu la sens. Tu les sens. Ses bras autours de toi. Comme un cadavre. Tu frissonnes. Ces poils qui se dressent sur tes bras. Et bien. Est-ce vraiment que la froideur de sa peau qui te touche ainsi ? Tu l’écoute. Et là. Là. Tu sens cette vagues parcourir ton échines. Cet éclair éléctrique le long de ta colonne vertébrale. Ses mots te frappent ? Oui. Parce qu’à cette instant précis ta raison chancèle. Sei est dangereuse. Mais envers ses ennemis, sa destruction est physique. Il n’y a que ceux qu’elle aime qu’elle détruit psychologiquement. Donc. Tu ne risques de te faire exploser. Elle. Cette femme dans ton dos. Elle est plus calme. Plus froide. Tu as peur. Tu la regarde partir. Tu es terrorisé à l’idée de revoir cette silhouette squelettique. Tu es trempé de sueur. Et de liquide bien moins glorieux. Pitoyable. Ton pauvre fauteuil en cuir est irrécupérable maintenant. Ton honneur aussi. Heureusement que personne ne te vois hein ? Mais tu le sens. Tu sens ton égo se fissurer. BAM. Tu as échoué. Game Over.

    Regarde-toi. Quoi ? Tu es fière de toi ? Ouais j’aime bien la déco à présent. Sa t’a mené à quoi ? Sa soulage. T’es sûre. Ouais. Je me sens agréablement vide. T’as surtout l’air d’un cadavre sur le sol. Je l’attends. Asamé. Oui. Je l’attends. Elle va sortir. Elle va m’emmener loin. Loin de lui. Loin de tout ça. Loin de tes médocs. Je sais. Je m’en passerais. Tu crois ? J’en suis sûre. Regarde toi quand tu n’en as pas pris depuis deux heures. Tu pete les plombs. Tu casse tout. Non. Je vais y arriver. Tu n’y arrivera pas. Tu le sais. Tu vas être en manque. Tu vas peut-être même en mourir. Non. Sa ne tue pas. Non. Mais ce que tu peux faire peut te tuer. Non. Et si tu la blesser ? JAMAIS. JAMAIS je ne la toucherais. Tu te contrôleras ? Je suis physiquement incapable de la toucher. Je ne veux pas. Et ferme là. Laisse-moi tranquille. Asamé. Sa main. Je la sens. Tu es là. Je me sens soulevée. Oui. Éloigne-moi Asamé. Ma muse. Je le sens. Son corps. Alors pourquoi tu ne bouges pas ? Pourquoi tu ne réagis pas ? J’ai pas la force. J’ai plus de force. C’était trop dur. Trop éprouvant. Je suis fatiguée. Alors repose-toi. C’est ce que je fais. Contre elle. Y’a que là que je me repose réellement. Tiens. Il fait chaud. Tu la sens cette chaleur sur toi. Je n’aime pas la chaleur. Je n’aime que la chaleur humaine. Celle d’Asamé me suffit. Elle est douce. Le soleil m’agresse. Où allons-nous ma muse ? Je m’en fous. Emmène-moi dans les Enfers si tu le désire. Je t’y suivrais. Je n’arrive pas à ouvrir les yeux. Je ne veux pas. Pourquoi ? Parce que sa serait accepter la réalité ? La réalité… ? Oui. Sei. Tu te rends compte. Tu es libre. Libre ? Idiote. Tu ne sens pas encore cet étau libérer ton esprit. Tu ne comprends pas ? Je te croyais intelligente. Je ne réfléchis plus. Si. Bien sur que tu réfléchis. Je suis dans ta tête. Je me sers de ton intelligence. Ah. Pas con. Non. Pas con. Tu vas m’expliquer alors ? Elle t’a libérer. Tu n’es plus sous l’emprise de Tanaka. Ah. Pourtant. J’ai envie de médoc. Les médocs ne sont pas Tanaka. Oui. Mais Tanaka fournit les médocs. Il n’y aura plus de médoc. Je risque de lui faire du mal alors. Ils te détruisent. Ils me calment. Non. Ils calment le manque. Possible. Sei merde, réveille ton cerveau ! Tu sais très bien que c’est juste une vacherie dont tu es dépendante, depuis quand tu es du genre à te laisser leurrer l’esprit. J’en sais rien. C’était… facile. La facilité ne résout rien. Non. C’est vrai. Et après ? Après ? Après tu vas dérouillée ma vieille. Mais elle sera là hein ? Oui. Surement. Peut-être. J’espère pour toi. Oui. On est où là ? Je ne sais pas. Ça bouge. Un train surement. Ah oui. Déjà. Rentrons.

    J’ouvre les yeux. Doucement. Surprise par la lumière du compartiment. Tiens. Tu sens bon. Contact avec la réalité. J’aime ton odeur Asamé. Tu le sais ? Je suis sensible à mes sens. Je crois même que je m’y consacre trop. L’odeur des gens. Leur parfum. Ce qui dégage. C’est si repoussant. Si écœurant. Mais pas toi. Toi c’est agréable. Presque une drogue. Non. Ne parlons pas de drogue. Tu es une bonne drogue. Mais je ne veux plus de ce mot pour aujourd’hui. Doucement. La force revient dans mes muscles. Le sang afflut de nouveau dans mes veines. Je sens ton cœur. Il bat fort. Très fort. C’est rassurant. Tu es là. Tu es en vie. Tu es près de moi. Malgré toute cette histoire que je t’impose. Mes bras se lèvent doucement. J’enserrent ton cou doucement. Mon visage s’enfuie dans ton cou, tes cheveux caressant mes narines. Juste rester comme ça. Juste profiter de la douceur de cette étreinte. Mais je veux te voir. De nouveau. Je veux voir ton visage. Je m’écarte. Doucement. A peine. Mon visage se plaçant à quelques millimètre du siens. Mes yeux cyans dans ses yeux d’ambre.

    « Merci. Pour tout. »


    Mes mains glissent le long de son cou. Se pose sur ses joues. Les caressent un instant. C’est pénible. Sa fait mal. Je sais que sa va empirer. Ça va être dur. Mais si tu n’avais pas fais ça. J’aurais fini par mourir. Etrange. Je n’ai pas peur de la mort. Non. J’ai juste peur de perdre. Cette peur au creux des viscères. Je m’en fous de crever. Je n’en ai jamais eut peur. Mais sa voudrait dire ne plus te voir. Ne plus admirer ta beauté. C’est dur. Je ne veux pas finir en vieille camée à des médocs qui me rendent folle. Je veux décider pleinement de ma mort. Doucement je l’embrasse. Avec une tendresse dont même moi je ne connaissais pas l’existence. Je croyais que tu étais épuisée. Je le suis. Mais pour ça j’ai la force. Idiote. Possible. Je m’en fous. J’aime ses lèvres. J’aime sa langue. Je l’aime. Point. Barre. Je me sépare de ses lèvres. A contre cœur. Le train s’arrêtte. Tiens. On est déjà arrivée ? Ça fait combien de temps que je suis dans les vapes ? Ou sa fait combien de temps que je l’embrasse ? Qu’importe. Je n’ai pas envie de me lever. Je n’ai pas envie de quitter ses bras. Ils ne vont pas râler pour une minute de plus non ? C’est le terminus de toute façon. Qu’est-ce qu’on risque ? Je l’embrasse. Une nouvelle fois. Pourquoi ? Parce que je veux profiter de ce calme. Mais bon. J’attrape sa main. Doucement. J’ai chaud. C’est étrange. J’ai le corps froid d’habitude. Qu’importe. Je me lève. Chancèle. Wouah. Tu vas pas un trop vite Sei ? Pourquoi ? Tu es épuisée. Ah. Oui. Je peux quand même tenir debout. Je crois. Je serre doucement la main de ma muse, sentir sa présence, sentir sa peau. Sortons de ce foutue train et rentrons dans notre ville ma belle.



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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Mar 20 Juil - 22:28

    Elle se sentait engourdie, un peu perdue aussi. Sei se trouvait dans ses bras, avait même passé les siens dans son cou, elle frissonne un peu sous la caresse. Cette sensation d’engourdissement, dans le cœur, dans le corps. Elle sent ce parfum, cette fragrance enivrante. Elle resserre son étreinte, tu dormais, Sei ? Elle pleure un peu, ses yeux la pique. Mais les larmes ne coulent toujours pas. Elle refusent de le faire, de bouger. Alors, elle stagnent sur ses yeux. La blonde déplace ses doigts sur sa peau, à chaque frôlement, ce frisson, et cet engourdissement. Asamé les sent se mouvoir, pour finalement atteindre ses joues, ses lèvres. Et elle l’embrasse, peut être que tu ne t’y attendais pas, mais tu le lui rend. C’était étrangement doux, les lèvres de la jeune fille lui paraissent drôlement plumeuse, comme le baiser d’un ange. Le train s’arrête. Non, pas maintenant. Pas tout de suite. L’ancienne lycéenne à les yeux rouges, peut être qu’elle est fatiguée. A moins que ce ne soit que la fille qui écrive, on s’en fout de ça. OSEF, comme disent les jeunes maintenant. Sei se détache d’elle, non, reste avec moi. Sil te plais, ne pars pas. Pas maintenant… Pas tout de suite. Mais, qu’importe visiblement, car la jeune femme l’embrasse de nouveau. Celui-ci semble encore plus doux que le précédent, les lèvres d’un ange, vous dis-je. Les lèvres d’un ange. Elle pars, se sépare d’elle. Mais il le fallait bien. Elle se redresse, prend la main de Asamé. Celle-ci se laisse faire docilement, il fallait bien que l’oiseau se relève un jour. Elle chancelle, rétablis son équilibre. Marche. Lève toi et marche, dirait un certain mec. La jeune fille aux yeux dorés aide un peu son amie, et se lève à son tour. Elle descendent de la rame, et prennent la direction de l’appartement. Les deux jeunes femmes gardent pourtant leurs mains liées, certains comprendrons le messages, d’autres ne le verrons certainement pas. Qu’importe en fait. Qu’importe.

    Elle traversent les mêmes rues, la jeune fille commençait à bien mémoriser le quartier, il le fallait bien en fait. La boulangerie, l’épicerie, le super marché du quartier, les passants lambda, les divers autres magasins, le sex shop, et autres fantaisies du genre. Nous étions dans l’après midi, et de nombreuses personnes traînaient dans les allées urbaines et bétonnées. L’appart est en vue, Asamé avait remplis le frigo (c’était une véritable mère poule, il ne manquait jamais rien, comme si le frigo se remplissait par magie.) Pour tout dire, un plat était lui aussi dans le frigo, elle n’avait pas eu le temps de préparer quoi que ce soit, alors elle avait commandé la veille divers plats asiatiques. Nems, vapeurs, bœuf à l’oignon et autres crevettes sautés. Un peu de riz et de nouilles, c’était tout. Dois-je vous préciser que Asamé n’a pas mangé durant neufs mois et qu’elle meurs de faim tout le temps ? Et fallait bien reprendre du poil de la bête. Je ne vous parle même pas de la fille derrière son clavier, mais comme dis plus haut, OSEF. Les clés. La jeune femme ouvre son sac, en extirpe le trousseau et la glisse dans la serrure. Enfin, elles étaient rentrées. Les deux compagnes débarquent dans la cuisine silencieusement, il était l’heure de manger. La jeune femme ouvre le frigo, passe tout dans le micro ondes. Elle attend ensuite, bercée par le doux vrombissement de l’appareil. Puis, le « tut » se fait entendre. Répétitif. Signalant que la nourriture était enfin chaude. Elle sort tout, prend des assiettes, des verres, des couverts, et tout le nécessaire sur la table. Visiblement, il n’y en avait pas et Asamé râlait toujours quand Sei se mettait devant le canapé pour se faire un plateau télé. Elle en avait une sainte horreur, mais quand celle-ci n’était pas là, elle ne se privait pas de le faire. En fait, c’était justement parce qu’elle n’était pas là. Pour s’occuper l’esprit, et ne pas être obnubilée par son image; et cet état de manque. Elles passent à table, l’odeur était particulièrement appétissante. Elle en profita pour tirer la lettre de Tanaka de son sac, et de la mettre sous les yeux. Bien lui faire comprendre, pour qu’elle réalise. Puis, elle se concentre sur son assiette. Les plats étaient particulièrement bons, et les vapeurs divines. Pourquoi elle n’avait pas pris de sushi déjà ? Ah, oui. Sei n’aime pas ça et ça se gardait mal. A manger frais, pas traîner toute une nuit dans le frigo. Elles finissent rapidement leurs plats, la femme aux cheveux bruns ne lui avait pas accordé un regard. Elle devait se concentrer sur cette lettre, cette nouvelle, pas sur ses beaux yeux. Asamé débarrasse entièrement, comme d’habitude. Pas que c’était embêtant, mais il y avait toujours peu de choses, et cela ne la gênait pas. C’était elle la tutrice. Même si Sei était tout de même obligée de faire quelques corvées dans la maison. Elle retourne à table, regarde le visage de la jeune femme blonde. Elle fixait cette lettre, ces mots, ce cachet du juge, la signature de son psy.

    « Tu n’aura plus de médicaments. Même… Même si tu dois t’en être aperçue. »

    Oui, lui dire. Juste ça. Il le fallait. Tu pouvait me frapper, hurler, tout détruire. ME détruite. Si cela pouvait te soulager. Enfin, certains disent que le manque viens après. Alors, j’essaierais de combler ce manque, cet affreux vite. Je m’y emploierais, y mettrait toute mon énergie. Mais là, juste là, Asamé était fatiguée, affreusement fatiguée? Les yeux lui brûlent, comme si on lui mettait du sel dans les yeux. Elle pose son sac sur la table, celui-ci est grand ouvert. Son portable, son calepin, son agenda, des stylos, des mouchoirs, une bague en argent. Tout s’y trouvait. Mais pour l’instant, elle était fatiguée. Très fatiguée. Trop peut être. Elle se lève, mollement. Se dirige vers la chambre. Retire ses chaussures, ferme la porte. Elle voulait être seule. Pas de partie de jambes en l’air. Désolée Sei. Je suis fatiguée. Vidée. Elle s’écroule sur le lit, complètement habillée. Contemple les coussins, se met ensuite sur le dos. Et regarde le plafond.

    Qu’est-ce que tu fais Asamé ?
    Je contemple le néant.

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MessageSujet: Re: Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé   Mer 21 Juil - 3:01



    Fatiguée. Fatiguée. Et pourtant. Je n’ai aucune envie de dormir. Aucune envie de fermer les yeux. Je sens. Je sens que se ne sera pas une bonne nuit. Tic tac. Tic tac. Tu l’entends pas vrai ? Ce petit battement au creux de tes veines. Ils attendant. Ils attendent les médicaments. Tic Tac. Tic Tac. Tu t’amuses pas vrai ? Oui. J’ai hâte de voir ce que sa va donner. Te voir en petit chien à la recherche de son nonosse. La ferme. Quoi ? Ose dire le contraire ma belle. Je te connais depuis des années. Je t’ai vu droguée à l’adrénaline, cherchant la moindre sensation de danger pour ressentir ça dans ses veines. Et ça, c’était de la drogue douce par rapport à ces médocs. Chut. Je ne veux pas y penser. Pas encore. Tu vas attendre que sa explose. Oui. C’est con hein ? Regarder le tank arriver, mais attendre en lui faisant face qu’il vous explose à la gueule. Tu peux fuir aussi. Comment ? Tu cours, tu supplie Tanaka, il te filera bien deux trois gélule. Jamais. Plutôt mourir. Je ne vais pas la trahir en agissant ainsi. Je ne vais pas me trahir. Trahison ? Oui. Pas après tout ce qu’elle à fait pour me sortir de ce merdier. Je ne pourrais vraiment pas lui faire ça. Je ne veux pas la perdre. Tu t’es attachée Sei. Oui. Je n’ai plus qu’elle. Juste elle. Plus de famille. Pas vraiment d’amis. Juste elle. Quelle romantique tu fais Sei. Romantique ? Possible. Et alors ? Qu’est-ce que sa peut faire ? Hein ? On s’en fous un peu. Je l’aime. C’est tout. Tu as toujours pas compris ? Je n’ai besoin que de savoir ça. J’ai juste de besoin de sentir cette sensation dans mes artères quand elle est là. Une nouvelle drogue. Arrête avec ce mot. Ferme là juste en faite Je lève les yeux, fixant depuis notre sortie les pieds d’Asamé devant moi. Tiens. Une vieille. Quoi, t’es choquée de voir deux filles se tenir la main ? Ah moins que ton cerveau d’ancienne génération n’est compris la portée de notre relation. Bouuh. Jeunesse décadente. C’est bête hein ? Je lis sur tes lèvres. Et tu fais quoi ? Le pire c’est qu’elle majeur. Oh le crime. Vite. Vite. Pendaison. Sei tu es irrécupérable. J’aime pas les préjugés. Je sais. Mais arrête de tuer du regard toute les petites vieilles que l’on croise. Oui. Je détourne le regard, fixant le dos de ma muse. Tiens ? On est arrivées.
    Je lâche la main d’Asamé. A contre cœur. Marchant un instant dans le salon rénové. Tout est silencieux ici, loin du vacarme de la ville. C’est étrange. Dites. Vous allez bien dans votre sommeil hospitalier ? Vous êtes sûrement plus heureux là-bas. J’entends le vrombissement sourd du micro-onde, celui-ci bientôt accompagné par les grognement de mon estomac. J’ai faim. Oui. Je m’installe à table, les yeux dans le vide. C’est étrange. C’est si… normal. Je ne suis plus habituée à tout ça. Je ne l’ai jamais réellement été. Ce calme. Avec un frère et sœur comme Yohko et Mya, surtout avec moi, ce n’était jamais très calme. Maintenant. C’est juste reposant. Mais pas là. Je le sens. Au creux de mes veines. Mes yeux se posent sur ma main. Tiens. Elle tremble. Des tremblements incontrôlables. Ça commence. Je sais. Je le sens. J’ai trop l’habitude. Je n’aime pas les habitudes. Oui. Mais celle-là va être dur à casser. Et là, c’est encore gentil. Ça va empirer. Quand ton corps va le réclamer. Plus vivement. Quand ton esprit. Vas le réclamer. Plus vivement. Chut. Elle est là. Je ne veux pas l’inquiéter. Elle est fatiguée. Ça se voit à ses yeux rougit. Elle à trop fait pour moi. Trop. Elle ne mérite pas que je lui en impose plus ce soir. Je mange. Avec avidité. Pourtant. Ce succulent repas à un goût acre dans ma bouche. Comme si il manquait quelque chose. Un sensation étrange. Je n’aime pas ça. Je veux me débarrasser de cette impression. Perdue dans la contemplation de mon assiette je sursaute doucement en voyant la lettre sous mes yeux. Je l’attrape, de ma main droite, laissant ma main gauche encore tremblante se crisper sur mes couverts, avec assez de force pour rompre les sursauts. Je regarde. Je fixe. Ce simple papier qui signe ma liberté. Je souris, intérieurement. Tu dois rager Tanaka. Hein ? Oui. Il rage. Asamé débarrasse. Ah ? Tu ne t’en rends pas compte ? Non. J’essaye de récapituler. Tout. Toutes les conséquences de cette signature. Plus de Tanaka. Plus de séance. Plus de médicament. Je suis soulage. Et terrifié. Asamé. Tu penses vraiment que je tenir sans tout ça ? Ah la moindre faille je vais m’enfoncer. Tuer ? Possible. Aussi. Dire que tuer ne fais rien est un mensonge. C’est plus profond que ça. Ancré au fond de l’âme. Pas vraiment de remord. Ou autre. Non. Juste une sensation, une marque au fer rouge. Elle me parle. Je le sais Asamé. Je le sais. Je le sens déjà au creux de mes veines. Cette envie. Ce besoin. Cette sensation étrange. J’en ai besoin tu sais ? De ces médicaments ? C’est autodestructeur. C’est con ça. Hein ? J’ai besoin de les sentir dans mes veines. J’ai besoin de les sentir agir. De ne plus entendre ces voix. De ne plus entendre tout ça. J’en veux. J’en ai terriblement envie. Mais je reste silencieuse. Va dormir ma belle. Va dormir. Qu’importe les méandres de mon esprit. Tu dois te reposer. Je te dois bien ça. Si tu savais tout ce que je te dois. Je reste assise à cette table alors qu’elle s’éloigne. Je veux être seule. Un peu.
    Je dépose lentement la feuille sur la table. Avec précaution. Oui. C’est mon ticket de liberté. Tout tiens en une feuille. Je souffle. T’es encore là toi ? Je suis toujours là. Oui. Toujours. Assise sur la chaise à mes côtés. L’air prétentieux. Mon bel ami. Tu jubile à l’idée de t’amuser toute la nuit pas vrai ? Oui. Je suis fatiguée. Dors. Je ne peux pas. Je n’y arriverais pas. Je le sais. Pas encore. Mes mains se perdent dans mes cheveux. Ma tête me fais mal. Tout me fait mal. Ce n’est que le début. La ferme. J’ai hâte de voir l’apogée de ton manque. Connard. Va crever pour voir. Je ne mourrais qu’avec toi ma belle. Et merde. Je comprends mieux pourquoi tu veux que je crève. A toi la liberté. La liberté ? Peut-être. Surtout la paix. Tu aurais la paix si tu me laissais tranquille. Je ne peux pas. La ferme. Tu es si irritable. C’est un symptôme ? Peut-être, surtout un état naturel chez toi. Je me lève. Vivement. Tourne un peu rond. Dans le salon. Dans la cuisine. Besoin de bouger. Je finis par me laisser tomber sur le canapé. Me recroquevillant. Dormir. Je veux dormir. Juste dormir. Je ferme les yeux, obstinée. J’en viens même à compter des moutons au-dessus de barrière. Un mouton. Deux moutons. Trois moutons. Sept-cent quatre-vingt-dix-sept moutons. Purée. Je me retourne une nouvelle fois. Encore une. Combien d’heure ont passé depuis le départ d’Asamé. Dis. Asamé. Tu dors ? Sûrement. Tu étais si fatiguée. Je me lève. Marchant dans les couloirs sombres. Je les connais par cœur. Dans les moindres détails. Je m’arrête. Tiens. La porte est ouverte. D’un geste j’entre. Sa me prend au cœur. Sa me prend au tripe. Cet odeur. Ce parfum. Mya. Tu me manques tu sais. Toi qui connais mes pires vices. Toi qui a si souvent essuyé ce sang sur mes mains. Toi qui a si souvent cachés mes bêtises. Protecteur dans l’ombre. Je m’assois sur son lit. J’ai l’impression qu’elle est là. Encore. Je sens son parfum. Je sens sa présence. J’entends sa voix. Je sens mon cœur vaciller. Pas ça. Je ne veux pas. Tais-toi Mya. FERME-LA. Dégage de ma tête. Va-t’en. Pitié. Il me faut un médoc. Oui. C’est ça. Après tout sera calme. Après je pourrais dormir. Arrête de rire toi. Ils sont où. Sei. Ferme là. Je dois les trouver. Sei. Je t’ai dis de la FERMER. Sei. Il n’y a plus. Plus… du tout ? Plus du tout. Oh. La fatigue s’abat sur moi comme cette réalité. Oui. Plus rien pour calmer ces voix. Plus rien. Si. Elle. Juste elle. Elle peut. Mais. Elle veut être seule. Désolée Asamé. Je vais être égoiste. Mais si je ne me calme pas. J’ai peur te blesser. Tu ne la blessera pas. Comment peux-tu en être sûr. Je te connais. Comme ma poche. Jamais tu ne la blesseras volontairement. Possible. On sait jamais. C’est si vite arriver. Si vite. Je vais ptete même la blesser en franchissant cette porte. Tiens. Oui. Je suis déjà devant la porte. J’entre. Pardonne-moi.
    J’en eut le souffle coupée. Une légère lumière éclairé la pièce. Elle était là. Magnifique. Ma muse. Je me sens d’un coup coupable de venir troubler cet instant. Tu étais réellement épuisée. Dors. Dors mon ange. Je marche. Silencieuse. De peur que mes pas de monstres ne viennent la sortir de ce sommeil réparateur. J’enlève mes baskets tout en avançant vers le lit. Ne te réveille pas. Par pitié. Ne m’inflige pas cette peine. Je m’allonge. Près d’elle. Recroquevillée sur moi-même. Position fœtale. Position de chien de faïence. Ma main gauche sous la joue. La droite posée près de ton cœur. Ne te réveille pas. Je veux juste cette berceuse formidable. Les battements de ton cœur. Je ferme les yeux. Enfin. Juste dormir. Une heure ou deux. Je n’en demande pas plus. Juste ça. Près de toi. En silence. Avant le chaos.



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Parfois ma belle il faut combattre ses vieux démons - Asamé

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