Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 Pile ou Face ? - P V .

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Aku Fukuyama
Titanic



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MessageSujet: Pile ou Face ? - P V .   Dim 4 Juil - 9:40

      Is it really necessary
      Every single day
      You’re making me more ordinary
      In every possible way
      This ordinary mind is broken
      You did it and you don’t even know
      You’re leaving me with words unspoken
      You better get back because I’m ready for

      More than this
      Whatever it is
      Baby, I hate days like this

      Caught in a trap
      I can’t look back
      Baby I hate days like this

      When it rain and rain
      And rain and rain
      When it rain and rain
      And rain and rain...


    W h y . n o t . ?


    O
    n a tous un passé. Des casseroles qu’on traine derrière soie. Des événements de la vie qui vous tombent. Dessus. Il parait qu’on ne peut rien y changer. Qu’il faut laisser faire le courant silencieusement. Combien de casseroles trainez-vous derrière vous ? Si on pouvait voir celles d’Aku, il n’y aurait pas assez de la circonférence de la Terre pour les exprimées. Aku est de ceux qui trainent leur histoire comme un fardeau. Comme une suite de parpaings qui dégringolent sur son pauvre petit cœur. Oh que c’est lourd. Oh que c’est douloureux.

    Il n’y avait pas longtemps qu’Aku était de retour à Pretty School. Dans sa même belle robe bleue. Et ses même délicieux souliers vernis noirs. Elle déambule dans les jolis couloirs de l’école, pour une fois. Oh, bien sur, elle va en cours. Et elle trouve ça bien facile. Bien plus facile, en fait, que les cours par correspondance. Mais l’ambiance n’était plus aussi studieuse qu’aux premiers jours. Un léger parfum de fin des cours & de vacances avant l’heure. Parfum qui flotte partout & irrite l’odorat frêle de la jeune fille. Ramenant sur le tapis de l’esprit les terribles questions de l’après Pretty. Peut-être pourrait-elle se faire embaucher chez sa cousine au bar ? Mais elle n’était pas au courant de sa petite transformation. Et elle ne voulait pas servir des ivrognes toute sa vie ; Et puis, le futur s’annonçait si dur. Si plein de solitude. Et c’est triste, la solitude.

    Pourtant, Aku a beaucoup de choses à partager. Des sourires. Des larmes. Des histoires. Son histoire ? Peut-être.
    Un soupir. Celui d’Aku. Sa robe légère ne volait plus. Ses jambes lui font mal. Et son visage, si grave. Etait-elle déjà adulte ? Elle marchait, seule. Enfin, pas vraiment seule, puisqu’elle est entourée d’inconnu. Mais tous se dirigeaient vers la cour, pour profiter de la pause. Alors qu’elle, elle remontait le courant. Elle se dirigeait vers les toilettes les plus reculés au fin fond de l’école. Pourquoi ? Je ne sais pas. Même elle, elle le sait pas. Peut être envie de se passer un peu d’eau sur le visage, histoire de se donner contenance. Ou de se regarder une fois de plus dans le miroir pour pleurer. De rire. De tristesse. D’horreur. Mais pleurer quand même. Bientôt le flot d’élève se tarit. Elle est toute seule, Aku. Toute seule dans un couloir désert. Puis, elle arrive enfin devant la double porte. Celle avec un petit bonhomme ou celle avec une petite bonne femme ? Instant de silence. Un de plus. Elle ne sait. Il ne sait plus. Alors elle s’assit sur le petit banc, juste devant. Pourquoi un banc dans un couloir, au fait ? Je ne sais pas. Mais c’est très pratique. Aku s’était donc assise, pensive. Droite ou gauche. Passé ou futur. Des cernes sous les yeux, son visage tout en finesse se creuse. Un air de fatigue. Un sourire triste. Un dernier soupir. Et les parpaings qui s’amoncellent. A quand la fin ? A quand le bonheur ? A quand la vie, la vrai [Auchan] ?

    Un truc passe dans sa tête. Une chose sans nom. Qui s’imprime derrière ses paupières lourdes de sommeil. Juste un nom. Ca veut dire quoi ? Non. Je m’y refuse. Je m’y refuse catégoriquement. Oublie. Oublie vite. La pauvre poupée qu’était Aku plongea sa tête entre ses mains blanches. Yeux clos. Mains closes. Esprit clos. Sa cascade de cheveux noirs la cachait presque toute entière en de splendide boucles soyeuses. Et plutôt raplapla, vu son état. Elle n’avait qu’une envie. C’était de prendre un petit cachet. Ou deux. Pourquoi pas trois ? C’est vrai, jamais deux sans trois, quoi. Un soupir. Encore un. Bientôt elle expirera l’air du monde entier. Et Aku était là. Pauvre petite chose assise sur un banc, à se poser des questions existentielles. Vulnérable. Elle était vulnérable. C’est triste, n’est ce pas ?
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Sei McCray
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MessageSujet: Re: Pile ou Face ? - P V .   Dim 4 Juil - 20:31


Chaque histoire n’a qu’une fin, on finit tous par tomber.


Domino.



    Parait-il que la plus grande peur de l’Homme c’est le futur. Quelle idiotie. On connait tous notre futur, faut être réaliste, on finira tous en cadavre. C’est ça qui les effraies peut être ? De disparaître, de ne plus être qu’un nom sur une stèle, nom qu’on finira par oublier, que la vie finira par oublier. Est-ce si effrayant ? C’est sensé l’être Sei. Par pour moi. Ça fait longtemps que tu n’es plus sensé. Oui, c’est vrai. Regarde-les. Ils me harcèlent. Encore. Toujours. Ils ne sont pas les seuls. Cette question à l’air de préoccupé tant de gens. Depuis si longtemps. Mon avenir. Haha. Je n’ai pas d’avenir, comprenez le. Cette question existentielle avec laquelle les adultes nous harcèlent depuis notre plus tendre enfance. Que veux-tu faire plus tard ? Vivre. Que veut faire comme métier plus tard ? Mourir. L’homme cherche à tout prévoir. Que vais-je faire demain. Que vais-je faire de ma vie. Que vais-je faire pour gagner ma vie. Tiens. Une vie sa se gagne ? Je croyais que sa faisait partie des péché libéré par la boite de pandore. Une espèce d’épée qui vous tombe sur la gueule à cause de la décadence de vos parents. Un fruit de l’amour ? Quoi ? Sei. Oui ? Tu divagues là. Ah ouais ? Le sujet de l’avenir t’intéresser tant que ça ? Ouais, je connais ton avenir. Je n’ai pas d’avenir. Je croyais l’avoir déjà. Si. La mort. C’est pas un avenir, c’est l’avancement naturel des choses. Mon frère me disait qu’enfant je désirais devenir voleuse. Je m’en souviens. Il était persuadé que c’était à cause des animes à la télévision. Il se leurrait. Je voulais juste vivre l’instant présent, côtoyant le risque et la mort. J’ai atteint mon but. Ah ouais, et que voles-tu Sei ? Je vole chaque seconde de ma vie. Tss… Et oui, toi qui attends tant ma mort, tu devrais savoir qu’elle viendra bien assez tôt, assez pour que je trouve les études d’une futilité affligeante, assez pour que je trouve inutile de penser à un après ? Mon avenir c’est le présent. Sei. Oui mon beau ? Tu te rappelles où tu es ? Hm.

    J’ouvre les yeux. La salle de classe est vide. Ils sont tous partis depuis bien cinq bonnes minutes. Tiens. On me parle. Encore. Ah oui. C’est vrai. Mes notes. Catastrophique ? J’y peut rien si j’aime la beauté de la feuille blanche. C’est beau le blanc. C’est doux. Mon avenir ? On ne va pas revenir sur ce sujet. Ils ne savent plus quoi faire de moi. Laissez-moi tranquille alors. Rien n’est utile dans cette mascarade. La fin est proche pour moi. Faut être réaliste. Je suis détruite. Brisée.. Une voiture promise à un brillant avenir, le moteur surpuissant grondant dans sa tête. Bling. Blang. C’est puissant mais déglingué. Les pièces s’entrechoquent dans le moteur et se meurs. On plonge le tout dans l’alcool et les médocs. Et le tout finira à la casse avant d’avoir parcouru les grands circuits. Belle métaphore. J’y peut rien, y’a une belle voiture garée devant l’école. Oui, ton manque d’attention à l’air d’énerver ton professeur. Je tourne ma tête vers lui. Oui. Il s’énerve. Il est debout. Il hurle. Qu’est-ce qu’il dit ? Aucune idée. Je penche la tête sur le côté. J’ai mal au crâne. Sa gronde. Sa explose. Boum. Boum. Boum. BAM. Son poing sur la table. Ha ha. Sa devrait me toucher ? J’en peut plus. Je me casse. Je commence à sortir. Il m’attrape le bras. Il hurle que mon comportement est inacceptable. Dis. Oui ? Je rêve pas là. Non non, la seule hallucination ici c’est moi. Ah. Il est bien en train de me toucher. Oui oui oui. Sa t’amuse ? Oui oui oui. Tu sais que ça m’énerve. Oui oui oui. Zen. Non ne reste pas Zen Sei. Putain la ferme toi. Déjà qu’il me soûle avec son hypocrite inquiétude sur mon avenir, voilà qu’il tente de m’empêcher de me casser. Pas grave ma belle t’as tes médocs pour te calmer. Ne me parle pas de medoc ! Je ne veux plus de ces vacheries qui m’illusionnent. Mais tu y es accro. Chut la ferme. Dépendante ! MAIS LA FERME. Ha Ha Ha Ha Ha. Avoue. Sa t’amuse de m’énerver ? Ouais, je ne suis qu’une hallu, c’est les autres qui en pâtie. Un coup sec. Je m’echappe. Je m’évade. Je cours. Comme toujours. Je cours. Bousculant deux trois élèves au passage. Peut être plus. Et alors ? Ils vont râler. Hurler que je suis folle. Et ils auront raison. La machine dégringole un peu plus.
    J’ouvre la porte à la volée. Les toilettes. Une fille se remaquille péniblement devant la glace. Elle croise mon regard. Je suis essoufflée. Extenuée presque. Je dois faire peur à voir. En tout cas ça marche. Elle bafouille et se casse. Laisse-moi seule. C’est bien. T’es pas seule. Toi tu n’es rien. Toi tu vas disparaitre. Comment ? Je sors la petite boite de gélule. Oh je vois. Tu sais que je reviens toujours. Je veux juste la paix, un peu. Je m’incline alors gente demoiselle. J’avale la gélule. La laissant aller le long de ma gorge avec une gorgée d’eau polluée. L’eau des lavabos est décidément infecte. Un léger goût de ferraille se déposant sur ma langue et mes lèvres. Je lève les yeux. Il n’est plus là. Il n’est plus dans ce reflet du miroir, riant derrière moi. Non. Je suis seule. Enfin. Je m’observe un instant. Deux longs cernes se dessinant sous mes yeux cyans. Dormir. Un luxe que j’ai oublié depuis des années. Encore plus à présent qu’ils ne sont plus là. Heureusement, Elle, elle est encore là. Je passe de l’eau sur mon visage. Ça fait du bien. Je suis calme. Dans une douce léthargie. Respire ma belle. La journée est loin d’être fini et les enfers trop long à parcourir. Sa fait combien de temps que tu es dans ces toilettes minables ? Laisse-moi regarder ma tronche. Je suis mignonne. Sans prétention, j’ai vu pire. Je fais tache dans le paysage, pas très asiatique tout ça, la peau blanchâtre, les yeux bleus, les cheveux blonds, les traits caucasiens. On dirait un personnage de ces séries américaines pitoyable. Sex drug and Rock’n roll. Il est temps de sortir de ta tanière et d’affronter un peu le monde extérieur. Je n’ai pas les armes. Ni les boucliers. Je les aies plus. Ils sont loin.
    J’ouvre la porte. Lève les yeux. Tiens. Quelqu’un. Le couloir est vide si on oublie cette jeune fille assise sur le banc. Intéressant. J’ai envie de dessiner. C’est quoi le rapport ? Elle me donne envie de dessiner. Comme Asamé. Mais pas de la même manière. Asamé c’est ma muse. C’est juste que là, le portrait rendrait bien sur le papier. Rien que ça. Juste dessiner. Ce n’est pas ces mots, au prof ? Si. Tu dessines bien Sei, très bien même, pourquoi ne pas en faire un métier ? Je ne dessine pas pour l’argent. Je ne dessine pas pour vendre. Sa reviendrait à vendre mes modèles. Et ça, je le refuse. Je me baisse. Non. Je m’assois en tailleurs devant la jeune fille. Sans un bruit. Dans un silence presque religieux. Assise devant la statue d’une sainte qu’on prie avec désespoir. Je prie ? Non. Sa pourrait même l’insupporter. Ouais. Possible. Tout le monde n’aime pas se faire dessiner. Je m’en fous. Je ne demande pas l’avis. Ma mémoire est suffisante pour dessiner un visage que je n’ai vu qu’une seule fois. Alors ça ne change rien. Autant le faire ici. Je sors de mon sac mon carnet. Feuillète les pages un instant, Asamé parsème les feuilles. Ah. Une page blanche. Je sors mon crayon. Je commence. Un croquis rapide d’abord. Elle. La jeune fille. Assise sur un banc, la tête entre les mains. Dans un couloir. Puis les détails. Plus net. Doucement. Détaillant un peu plus la scène. Les murs prenant leur teinte sombre. Le banc attrapant sa singularité. Elle prenant de sa splendeur. Ses cheveux noirs tombant sur ses mains, sur son visage. Son visage. La touche finale. Un visage d’une infinie tristesse. Il est rare que mes dessins présentent des expressions de bonheur. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas dans la nature humaine d’être heureux. Non. Le bonheur est une émotion. Comme toute émotion elle arrive, elle vous prend, vous détruit, et disparait. Elle n’est pas une constante inébranlable de la vie. Faut pas rêver. Le dessin fini, je le pose sur mes jambe. Posant déliquatement le crayon à mes côtés. Je lève les yeux, vers elle. En silence.




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MessageSujet: Re: Pile ou Face ? - P V .   Lun 5 Juil - 2:30


      Oh, kiss me
      Flick your cigarette, then kiss me
      Kiss me where your eye won't meet me
      Meet me where your eye won't lick me
      Flick your mind and mine so briefly
      Oh you know, you know you're so sweetly
      Oh you know, you know that I know that I love you
      I mean I, I mean I need to love
      Do you never wonder
      No, no no
      No you girls never know
      Oh no, you girls'll never know
      No you girls never know
      How you make a boy feel
      You girls never know
      Oh no, you girls'll never know
      No you girls never know
      How you make a boy feel
      How you make a boy feel
      How you make a boy
      Sometimes I say stupid things
      That I think
      Well, I mean I
      Sometimes I think the stupidest things
      Because I never wonder
      Oh how the girl feels
      Oh how the girl feels
      No you boys never care
      Oh no you boys'll never care
      No you boys never care
      How the girl feels
      No you boys never care
      You dirty boys'll never care
      No you boys never care
      How the girl feels !

    E t . a v e c . ç a , v o u s . v o u d r e z ?


    J
    e pleure. Tu pleures. Il pleure. Nous pleurons. Vous pleurez. Ils pleurent. Je pleure. Non. Je t’assure. Je pleure pas. Aku ne pleure pas. Elle réfléchit. La tête dans les mains, les yeux clos. Elle réfléchit. Ou rêve. Oui, c’est un mot un peu plus juste. Elle rêve d’un silence absolu. D’un bien être totale. D’un sourire sincère. Peut-être va-t-elle s’endormir. Chose qu’elle n’arrive déjà même pas à faire dans un lit. Alors sur ce banc dur & dans cette position atypique ? Peut-être. Ca l’emmène. Ca l’emmène dans un pays étrange où tout est parfait. Ou pas. Un bruit attire son attention. On est là. On est pas loin d’elle. Et on s’active. Elle se sent observée. Traquée. La mort ? Elle en a l’odeur. Enfin je crois. Mais elle dégage autre chose. Une aura étrange. Un truc qui met mal à l’aise Aku. Que fait elle ? Le bruit régulier du crayon sur le papier la renseigne un peu plus. Elle dessine. Elle TE dessine, Aku. Elle sent le regard de l’intruse la détailler. Suivre le contour de ses formes. Elle se sent explorée de fond en comble. Avec un regard presque pervers. Oh, que ça rends mal à l’aise. Mais Aku s’en fout. Le sommeil n’en fait qu’à sa tête & l’emmène rêver. Un instant. Puis deux. Puis trois.

    Puis c’est la fin. Le dessin doit être terminé. Le bruit du crayon griffant le papier s’arrête. Et la rêverie d’Aku aussi. Elle relève la tête. Et a l’impression de regarder un miroir ne serait-ce qu’un instant. Les mêmes yeux troubles. Les mêmes cernes de six pieds de longs. Mais la ressemblance s’arrête là. Enfin, on dirait. De ses yeux bleus emplit de fierté, elle contemple celle qui, en quelque minutes à peine, lui a volé son image. Le silence reigne. Un silence lourd, palpable. A couper au couteau. Avec des mouvements lent & un air de défi, elle se lève. Fait trois pas. Et s’assois par terre. A coté de l’inconnue. N’importe qui, qui passerait en ce couloir, pourrait penser voir deux amies. Il faut dire que malgré l’animosité d’Aku, une complicité abracadabrante était née. Elles n’avaient pourtant jamais échangée un regard, une parole avant aujourd’hui. Mais il faut un début à tout. Aku prit de ses mains avec une exquise délicatesse le carnet de croquis. C’était pas Aku. C’était idiot. Elle ne savait pas regarder. Elle ne savait dessiner. Et il fallait lui dire. Mais pas maintenant. Enfait, si. Maintenant.

    « Je suis pas comme ça. Je n’ai jamais eu ce léger sourire aux lèvres. Et j’étais ammassé sur moi-même. Pas dans cette position. On dirais presque une… Une princesse. Ce n’est pas moi. »

    Avec un air mauvais, elle déchira la page. Avec soin c’est vrai, mais déchira quand même la page. Elle allait réduire l’œuvre de la jeune inconnue en un demi-milliard de poussière lorsqu’elle entrevit le dessin qui était sur la page suivante. Ces yeux. Cette bouche. Ces épaules. Aku connaissait tout cela. Chez une seule personne. C’était Asamé. Et derrière son propre portrait ? Encore Asamé. En plus baclé peut-être. Avec des traits plus flous. Aku le trouvait magnifique. Pire que magnifique. Plusieurs secondes passèrent. D’un coté son portrait plutôt raté. De l’autre l’œuvre d’art qu’est Asamé. Elle devait beaucoup compté pour la jeune inconnue. C’est mignon.
    Après avoir fixé le dessin plusieurs seconde, elle regarda la blonde un peu troublée. Ses joues s’empourprèrent. Et son antipathie pour la jeune inconnue diminua. Ses immenses yeux bleus se fixèrent sur la jolie fille.

    « Je suis désolé… Je ne suis pas comme ça d’habitude. Un peu fatiguée je crois. »

    Non, c’est pas je crois. J’en suis sûr, moi ! Combien de temps s’est il passé depuis la dernière fois que tu t’es présentée ? Des lustres. Des années lumières. D’ailleurs, tu ne l’a toujours pas fait. Allez, crache-le que tu t’appelle Aku ! Non. Elle reste silencieuse. Tranquille, apaisée. Mais silencieuse. Elle replace entre les mains de la blonde le carnet de croquis. Et affiche sur ses lèvres un sourire de politesse. Elle ne sait plus quoi faire. Plus quoi penser. Elle n’a pas fait de nouvelles connaissances depuis des lustres. Des siècles. Alors si un jour Aku avait eu du tact, ça fait longtemps qu’elle n’en a plus. Espérons que la blondinette soi bavarde pour deux.
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MessageSujet: Re: Pile ou Face ? - P V .   Lun 5 Juil - 17:02



    Sei. Que fais-tu là. Assise par terre. Fixant cette inconnue. Les gens qui semblent malheureux t’attire hein. C’est comme un aimant. A moins que ce ne soit l’inconnue et le mystère qui t’attire. Comme avec cette blonde que tu as embrassé le premier soir de ton arrivée. Comme avec Asamé que tu as invité chez toi sans même la connaître. Et avec cette fille-là, assise devant toi. Qu’est ce qui se passe ? Pourquoi tant de question. Je m’en fous, de ce qui se passe, de ce qui va se passer. Elle peut bien entrer dans une colère noir, tout détruire, me blesser. Elle peut bien s’esclaffer, rire, être fascinée par mes dessins. Elle peut bien s’enfuir. Cela ne changera rien. Que vas-tu faire belle jeune fille. Ça m’intéresse. Sincèrement. Je devrais me lever, partir, vaquer à ma vie comme le fond tant d’autre sans me préoccupé des autres. Pourquoi faire ? Nous sommes une vie d’hypocrite, on regarder, on observe, on rit, mais tant que sa ne nous ne concerne pas, sincèrement, faut avoir les yeux en face des trous, on en a strictement rien à faire que des gens crèvent et souffre. Tiens. Elle se lève. La scène semble au ralenti. Comme les vieux effets sur les films. Sa rajoute de l’intensité. De la profondeur. Je penche la tête au rythme de ses mouvements, la suivant du regard. Elle est là, a côté de moi. Je sens un léger courant d’air accompagnant ses mouvements. Tout est si calme. Qui pourrait nous dire que nous sommes dans une école au milieu de la journée ? Rien. Rien du tout. Nous ne sommes que deux personnes assise dans un couloir silencieux. J’aime le silence. C’est agréable. On passe notre vie accompagnée du vacarme de la vie. C’est lourd. Sa main s’approche, touchant mon carnet. Je la laisse le toucher. C’est rare. J’ai volé son image elle est donc en droit d’en décider de son sort. Qu’importe. Mes dessins ne servent pas à ma mémoires, ils servent à… c’est compliquer. Vous expliquez ? Un jour peut-être, là, à cet instant, cela n’a rien de bien important. Tiens. Elle parle. Je l’écoute. Silencieuse. J’aime le son de sa voix. Elle a quelques choses d’étrange dans le timbre. Une particularité. Quoi ? Je n’ai pas dessine la réalité. Tu te trompes. Je ne dessine juste pas ce que je vois. Pourquoi ? Parce que la vie est un théâtre ou chacun porte un masque. Quelle est l’utilité de dessiner ce que l’on voit à l’exactitude près, aucun, car de toute façon il est impossible de faire cela. Un dessin ne peut reproduire les mouvements imperceptibles de l’être, la respiration douce ou saccadée, les frissons qui parcourent l’échine, le tressaillement au creux des yeux. Tant de chose. Je la regarde un instant, un léger sourire se dessinant sur mes lèvres. Pourtant, là, à cet instant, tu as tout d’une princesse. Pas ces princesses de conte de fée horripilante. Non. Plus noble. Plus triste. Plus seule. Plus perdue.

    Mon coude se câle au creux de mon genoux, et, dans un geste lent, accompagnant celui de la jeune fille déchirant la feuille, ma tête se pose sur ma main. Je l’observe, sans esquisser le moindre mouvement pour l’arrêter. Je n’ai pas à le faire. Du moment où j’ai commencé à la dessiner ce dessin n’était plus le mien. Mes yeux se posèrent sur les siens. Elle observait les autres portraits. Ceux d’Asamé. Ceux de ma muse et de sa beauté sans comparaison. Mes plus belles œuvres. Tiens. Elle prend des couleurs. Serait-il possible, que, cette belle inconnue connaisse elle aussi cette muse ? Oui. Cette ville n’est pas bien grande. Tout est possible dans ce bas monde. Mes yeux cyans se posent dans ses grands yeux bleus. Elle reparle. Oui. Sei, écoute là. Ecoute sa voix. Désolée ? Pourquoi s’excuser. Il n’y a aucun crime dans ses gestes. Aucun délit. Juste des actes. Mais oui, tu sembles fatiguée, bien fatiguée. Ce n’est rien. La fatigue est si problématique. Si habituelle. Angie t’as vraiment du mal à écrire où je rêve. Nan nan tu ne rêves pas je meurs de chaud, sa serait tellement plus facile si tu étais du genre bavarde ma Sei, mais enfin bref tu pourrais me laisser fini ? Oui oui, je me tais, revenons à nos moutons arc-en-ciel. Je ne suis pas bavarde. Je ne l’ai jamais été. Sa effrayait mes parents. Mais ils ont fini par se foutre dans le crâne que c’était mon caractère. La parole est trompeuse. Tant de gens qui parlent pour ne rien. C’est si vite soûlant. Autant parler quand cela est important. Quand il n’y a rien d’autre pour l’exprimer.
    D’un geste de rouvris mon cahier de croquis. Elle avait déchiré le dessin. Elle l’avait ôter de mon carnet. Malheureusement, je suis du genre butée. Affreusement beauté. Je la veux dans mes dessins, je veux me souvenir de ce visage angélique. Parce qu’au fond de ces yeux il y a cette profondeur, il y a ce perle de solitude. J’aime la beauté. Ce n’est pas une nouvelle. Je l’aime, je l’admire, je la chérie. Je la dessine. Je commençais. Juste son visage. Juste les traits fin de sa mâchoires. Juste ses grands yeux bleus. Juste ses longs cheveux. Juste sa beauté. Et bien sûr. Au creux de ses lèvres. Un léger sourire. Triste. Profondément triste. Désespérément triste. Mais un sourire tout de même. Un espoir. Léger. Flânant sur un visage. S’échappant doucement. S’effaçant sous les tornades. Survivant aux courants d’air. Le finissant je l’arrachais avec précaution de mon carnet de croquis avant de lui tendre lentement. Posant mes yeux dans les siens.

    « Tu as un visage qui mérite des sourires qu’ils soient tristes ou heureux. »




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MessageSujet: Re: Pile ou Face ? - P V .   Lun 12 Juil - 8:36

      Who are those little girls in pain
      Just trapped in castle of dark side of moon
      Twelve of them shining bright in vain
      Like flowers that blossom just once in years
      They're dancing in the shadow like whispers of love
      Just dreaming of a place where they're free as dove
      They've never been allowed to love in this cursed cage
      It's only the fairy tale they believe


    Aku restait assise a coté de la jeune fille sans nom. Bientôt, tu vas te mettre à l’appeler Mademoiselle X. Même si elle n’a pas une tête à s’appeler X. Non. Ses courbes délicates. Ses yeux troubles. Son mental aux airs instables. Ca lui inspirait plus le… S. Oui, le S lui convient tout à fait. Aku, Aku, Aku… Te voilà à distribuer des lettres aux gens que tu connais. Et toi, tu serait quoi ? Aucun doute. Le Y. Deux choses bien distincte qui se rejoignent finalement en une. Garçon & fille. Toi & moi. Le soleil & la lune. Le bleu & le rouge. Et le tout ? C’est Moi. C’est Aku. C’est pas grand-chose, te fais pas d’idées. J’m’en fais pas. Aucune. Je ne suis rien. Je ne vaux rien. Rien du tout. C’est vrai. Mais ensemble, on pourra faire quelque chose, hein ? J’espère. J’espère. En attendant, que fais-tu assise au coté de Mademoiselle S ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. J’ai peur, je crois, de son silence. De son regard. Qui me suit. Dans chacun de mes mouvements. Le vois-tu aussi ? Je ne vois que ça. Son insistance. Sans sourire. Sans bouger aucuns autres muscles de son visage. Assise en tailleur, Mademoiselle S te guette. Comme un prédateur à la recherche de sa proie.

    Sauf que sa proie, elle l’a déjà trouvé. Mademoiselle S te veux sur son papier. Et elle insiste. Puisqu’elle reprends son crayon. Et gratte le papier à nouveau. Tu fronce les sourcils. Tu n’aime pas qu’on te regarde. Non, je n’apprécie pas. Je me sens dénudée. Et tu sais quoi ? J’me préfère habillée. Surtout dans cette jolie robe bleue. Mais Aku que fais-tu ? Tu lui tire la langue ? C’est… Puéril. Oui. Mais je m’en fiche. Tu le sais ? Oui. Je te connais. Et puis elle ouvre la bouche. Oui, Mademoiselle S ouvre la bouche. Tu sais quoi, il faudrait que tu apprenne à écouter. Chut, je veux entendre sa voix.

    « Tu as un visage qui mérite des sourires qu’ils soient tristes ou heureux. »

    Mademoiselle S, c’est le sphinx ou quoi ? Elle ne parle que par énigme. Sourire, sourire, je t’en foutrais, moi des sourires. Calme-toi. Elle ne nous connait pas. Sinon elle ne dirait pas ça. C’est une évidence. Toi, tu n’est rien. Celle qu’elle veut dessiner, c’est moi. C’est Aku. Mais tu viens de dire qu’Aku, c’était plus moi ? Je sais ce que je dis. N’oublie simplement pas que le personnage principal, c’est moi. Je ne l’oublie pas. Mais je te suggère de régir au son de sa voix. Que dire ? J’aime bien sa voix. Elle est douce. Masculine. Suave. Etonement forte, en fait. C’est vrai. Elle ne colle pas avec le reste de Mademoiselle S. Et le papier, ton premier portrait grossier, où il est ? Dans ma main. Je le garde encore un peu. Mais sens-tu encore son horrible regard de dépecer vivante ? Te caresser avec autant de douceur qu’une bardée de crocodiles assoiffée de ton essence vitale ? Te deviner avec tellement de mépris ou méfiance ? Ce regard plus insistant que ton docteur pour voir comment tu vas depuis ton opération. Pourquoi me fait-elle supporter ça ?! Je n’aime pas. Pas du tout ça. PAS DU TOUT CA !

    « Laisse-moi tranquille. Je n’aime pas ton regard. »

    Tu lui balance ton premier portrait. Aussi horrible & peu ressemblant soit-il. Qu’elle le garde. Je n’en ai rien a faire. En plus il est moche. Mais plus de ce regard. Il m’insupporte. Elle m’insupporte. Mademoiselle S m’insupporte. Elle me vole. Je n’ai déjà pas grand-chose, mais elle me prends ce qu’il me reste. Tu juge vite Aku. Trop vite. Et pire, tu juge mal. Mais elle… Elle… Elle rien, Aku. Laisse-lui le temps de faire ses preuves. Non. Je suis capricieuse. Oui je sais. Bien trop. Mais elle ne fait rien pour me donner envie de rester. Et tu n’es pas curieuse ? Tu n’as pas envie de savoir ce qui unie la belle Asamé & la fameuse Mademoiselle S. ? Non. Je m’en contrefiche. Je ne veux pas finir spectatrice d’une vie qui n’est pas la mienne. Alors… Alors tu a vraiment changer. J’ai muri. C’est pas grand-chose. Mais c’est vrai. Je peux pas rester la même alors que je vieillis. Mais plus tu vieillis, plus je sens notre séparation approchée. Oh, tu peux te rassuré. Le grand amour, c’est pas pour bientôt. Tant mieux Aku. Tant mieux. Et Mademoiselle S, t’en fais quoi dans l’histoire ? Hein ? Et bien tu es bien rester plus de trente seconde à la fixer sans la voir. Et sans bouger, qui plus est. C’est pas de ma faute. Tu m’accapare. Alors je me tais. Oui, tais-toi.
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