Pretty School, un simple et joli lycée, tenu par une directrice très désagréable, peuplé par ses élèves et son personnel.
 
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 Mother Mary comes to me - Za.

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Aku Fukuyama
Titanic



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MessageSujet: Mother Mary comes to me - Za.   Lun 28 Juin - 1:49

    I ' m . y o u r s .

    L
    e destin. Un mot simple pour une chose bien compliquée. Il parait que son destin est écrit dès sa naissance. Peut importe ce qu’on fera alors, le destin est immuable. Il ne se trompe jamais. Il sait ce qu’il fait. Il est intelligent. Le destin est quelque chose d’imperturbable. D’insidieux. Et dès qu’il est décidé, on ne peut plus faire grand-chose. Comme si toute votre vie était écrite dans un livre épais, rangé dans une étagère quelque part. Derrière notre monde. Le destin est un exquis mélange de paradis & d’enfer. Mais le destin se trompe parfois. Et certaine personne lui échappe. Mais le destin est un acharné, je suis sérieuse. Qui je suis ? Vous m’avez déjà oublié ? Je dois dire que je suis vexée. Je ne suis personne. Et tout le monde. Je ne suis là que pour veiller sur une personne. Sur une seule personne. Aku.

    Il avait un destin heureux. Mais il semble y avoir une erreur. Une ridicule, minuscule erreur. Elle était apparue, à la rencontre amoureuse des deux gamètes défendue, d’un spermatozoïde & d’un ovule. A la formation de la cette cellule œuf. A la naissance d’Aku. Cette erreur, c’est juste un chromosome. Juste un seul chromosome. C’est monsieur Y qui s’invite à la fête. Alors qu’il n’a rien à faire là. C’est son destin, son destin d’être féminin. Alors oust, monsieur Y, ne bousille pas son beau destin. Mais il est trop tard. Mr. Y s’installe. Et le destin d’Aku ne peut qu’avouer son échec. Mais le destin est quoi déjà ? Il est acharné. Il n’abandonnera pas Aku. Et cela ce fait ressentir dès le lendemain matin de sa création. Maman est seule. Plus de Papa. Heureusement que Maman ne sait pas encore qu’elle t’attend, Aku. Neuf mois plus tard, Aku découvre le monde. Et le destin frappe à nouveau. Pauvre Aku. Maman perd la tête. Elle te pense féminine. Heureusement, encore une fois, que ça ne te dérange pas. Tu es si petit, mon bel Aku. Et tes traits si fins portent si vite à la confusion. Alors Maman t’aime. Et le destin te laisse tranquille. Même si Maman est dérangée, Aku va à l’école. Ecole féminine. Exclusivement. Mais il est si mignon, on ne se pose même pas la question. Et ça va continuer ainsi, jusqu’au collège. Toujours aussi féminin. Tu étais si calme, si doux, si beau. Tous tes traits restent si féminins. Et tes cheveux noirs, bien entretenus par ta mère qui sont si long. Aku était un de ces élèves naturellement doué, naturellement beau. Et le destin s’invite à nouveau dans sa petite vie pleine de quiproquos. Pauvre Aku, qui commence à regarder les garçons. Oh, les filles aussi, mais les garçons quand même. Mais ce n’est pas normal. Pas normal pour un garçon. Si ? Oh, comme ta vie aurait été si belle si ce maudit Mr. Y ne s’était incrusté dans ton si parfait caryotype. Encore un peu plus de trouble, dans ta vie si étrange. Après son brevet passé sans encombre, c’est le déclique. Non Maman, je ne suis pas une fille. Oui, je sais, c’est ce que tu penses. Crise de nerfs. Pleurs. Cris. Arrachage de cheveux pour les unes, simplement coupe de cheveux pour les autres. Puis, la séparation. Aku ne sépare de sa pauvre mère folle. Une bataille de gagnée pour Aku, contre son destin.

    La suite, on la connait. Il entra à la Pretty School. Il a alors fais la connaissance d’un beau jeune blond, avec qui tout se passa très vite. Trop vite. Le schizophrène lui offrait une chance. Une chance d’être heureux. Son premier véritable amour. Mais il disparut tout à coup. Et Aku se sentit plus seul que jamais. Puis un deuxième blond. Plus silencieux. Plus froid. Plus triste, aussi. Il l’aimait bien, lui aussi. Sauf que lui aussi, il abandonna Aku au détour d’un chemin. Trop de déception pour un lycée avec un si jolie nom. C’est à partir de là, que tout dérailla. Il disparut aussi, à son tour & déserta l’école. Vous savez pourquoi ? Parce que le destin est revenu. En sa faveur cette fois. Lui avait-il reconnu une quelconque valeur ? Toujours est-il qu’Aku gagna au Loto. C’est génial, non ? Mais en fait, le destin est plus insidieux. Beaucoup plus. Aku était malheureux. Et que fais un malheureux milliardaire ? Des bêtises. Rien que des bêtises. Et sa plus grosse bêtise ? Sa visite dans une clinique. Le destin le martyrisait. Il n’en pouvait plus, le pauvre Aku. Et ce fut le cataclysme. Aku ne seras plus jamais ce qu’il était. Car aujourd’hui, Aku a une cascade de cheveux longs, mesure plus d’un mètre soixante dix & possède un tour de poitrine remarquable. Aku n’est plus un il mais une elle. Comble du comble, Aku n’est pas plus heureuse. Elle est beaucoup plus belle, mais pas plus joyeuse. Après 5 mois pour s’acclimater à son nouveau corps, s’acheter une nouvelle garde-robe, il fallait bien retourner à l’école. Durant cette longue période, elle avait pris des cours par correspondance & s’apprêtait à terminer sa quatrième année de cours. Et voilà. Mais après ? Après l’école ? Quel boulot ? Quel avenir ?

    On n’en était pas là. Dans une petite robe bleue légère, Aku était de retour à Pretty. Un peu perdue, un peu triste, elle ne savait plus trop quoi faire. Elle était toute seule. Encore. Toujours. Elle retrouvait avec nostalgie les couloirs qui l’avaient déjà accueilli. Peut-être aurait-elle une nouvelle chance ? Mon Dieu, je vous en prie, pardonnez-moi. Pardonnez-moi d’être ce que je suis. Mais pardonnez-moi surtout de ne pas être ce que je devrais être. Destin, soit heureux, la faute est réparée. Alors abandonne-moi à mon sort de triste-sir, & va donc te jouer de quelqu’un d’autre. Permettez-moi simplement de connaître l’amour, l’amitié & le bonheur.

    Elle s'était dirigée vers le secrétariat toujours aussi désert. Pourquoi il n'y avait jamais personne ? Déjà à sa première arrivée, l'endroit était désert. A sa première arrivée, elle avait rencontrée une nouvelle arrivante & ils avaient déjà errer plusieurs temps avant de trouver un peu de compagnie. Sur le bureau, un gros dossier bleu. "Membres de la Pretty School". Le sang de Aku battait ses pauvres tempes martyrisées. Avec ses doigts fiévreux, elle feuilleta le gros dossier. Les gens qu'elle connaissait... Où étaient-ils ? Les fiches d'Akemi & de Mikami étaient manquantes. Mais, comment s'appelait la jeune fille qu'elle avait aider & rencontrer autrefois ? C'était sur le toit. Avec plein de Vodka. Elle glissa ses cheveux derrière l'oreille. Et consultait les photos d'identité. Des dizaines de visages défilaient devant ses yeux. Aku n'avait pas de nom. Juste une image un peu floue avec le temps de la seule personne qui lui reste ici. Elle finit par la trouver. Asamé Kagiwara. Elle se répétait son nom intérieurment. Il fallait qu'elle la retrouve. Il le fallait. Elle n'avait plus qu'elle. Rien qu'elle. Asamé Kagiwara...

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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Lun 28 Juin - 20:10


    Rosæ Ave Maria.

      Ave Maria, gratiae plena,Dominus tecum,benedicta tu in mulieribus,et benedictus fructus ventris tui Iesus.Sancta Maria mater Dei,ora pro nobis peccatoribus,nunc, et in hora mortis nostrae.Amen.

    Réveil brutal.Asamé transpire, elle se trouve dans l‘appartement de Sei. Celle-ci semble déjà partie, elle ne se trouve plus sous le lit, là où elle avait l’habitude de dormir. La lycéenne se redresse, un peu. Les draps se froissent dans un bruit étouffé, sa respiration sifflante trahis son trouble. Elle venait encore de faire un cauchemar. Elle passe ses jambes sur le rebord du lit, observe la pièce faiblement éclairé par les rayons du soleil. Une journée radieuse, comme il y’en a tant en été. La jeune femme se dirige vers le placard défoncé, et prend quelques affaires vite fait. Une veste en cuir, jean serré, tee shirt blanc. Il faisait chaud, mais elle ne se montrait que peu bras nus en ce moment, il y‘avait encore les traces des seringues et des perfusions. Ayant quitté l‘hôpital clandestinement, Asamé n‘avait pas eu vraiment le temps de se rétablir, pas du tout même. Elle se dirige vers le couloir, le traverse, n‘accorde pas un regard à la chambre de Yohko et Mya, trouve une note sur le bar. Sei était partie, et reviendrait plus tard. Quelle gentille attention, la jeune fille ne savait même pas où sa colocataire était aller fouiner. Elle ouvre le frigo, il est plein. Elle avait repris en main les habitudes de la brune -qui commençait d‘ailleurs à devenir blonde, n‘ayant pas renouveler sa teinture- et même ci celle-ci râlait beaucoup, se résignait à manger la plupart du temps. Elle ouvre la fenêtre, aère la pièce à vivre qui sentait la fumée et le renfermé. Où pouvait elle aller ? Un mot, un nom s‘imposa dans son esprit. Pretty School. C‘était déjà les vacances, et plus personne n’occupait le bâtiment. Mais il était ouvert pour les pensionnaires n’ayant pas encore récupérer leurs affaires. Elle irait donc les chercher de ce pas, vivant uniquement de la garde robe de la famille Mc Cray. Et puis aussi son argent, c‘est vrai qu‘il commençait à en manquer ici bas. Elle prend son sac, les clefs de l’immeuble, descend les escaliers de béton, traverse le couloir, ouvre la porte de verre. Où était elle, exactement ? Asamé s‘était fait traînée de l‘hôpital par Sei jusqu’à chez elle, d’ici elle s’était enfuis, avait traversé un pont -ou plutôt s’était réfugié sous lui- et par sa gauche avait acheté les premières courses, avant cette rencontre avec le père de la fausse brune. Une pensée pour ce type lui avait foutu les chocottes, c’était vraiment une larve de la pire espèce.Elle avait à peu près pris ses repères, et s‘était dirigé d‘un pas décidé vers cette école, dont elle n‘avait pas mis les pieds depuis six longs mois. Qu‘était devenu sa chambre ? L‘avait on laissé en état ? Impossible à dire, mais vérifier était sa dernière carte. Elle ne voulait pas s‘attarder là bas, trop de trop certainement. La lycéenne renégate prend le train, refaire le trajet en entier lui prendrait trop de temps sinon. Ticket qui s’enclenche, le métro tokyoïte démarre dans un doux balancement. De ses yeux ambrés elle regarde les paysages défilés, les immeubles gris et les maisons minuscules se suivent et se ressemblent. Quelqu’un là bas la reconnaîtrait ? Difficile à dire, Asamé avait bien changé. Ses yeux avaient pris une couleur encore plus fantomatique et étaient deux prunelles d’or liquide, ses cheveux eux au contraire étaient devenus plus foncé, d’un brun terre avec des mèches au contraires plus claires. Son allure était plus cette d’une femme que d’une adolescente, et du haut de ses 1m78, elle toisait la plupart des gens. Elle était décidément tout, sauf japonaise. Mais ses yeux en amande rappelait ses origines asiatique. Peut être les gens croiraient aux lentilles et à la teinture de cheveux. Sei était naturellement blonde, d’ailleurs elle irait lui poser la question. Le train se stoppe, c’est son arrêt. Elle descend de la rame, traverse la gare en quelques minutes et se retrouve dans la rue. Les endroits deviennent de plus en plus familiers, et lui reviennent en mémoire comme des éclats perdus. Les secondes passent et s’étreignent, elle avance et se rapproche de plus en plus de l’impact. Bizarrement, il fait plus chaud dans cette partie de la ville, et les cigales chantent malgré le monstre urbain. Où se cachaient elles ? Impossible à dire, mais les espaces de verdures qu’offrait le lycée donnait à penser qu’elles se trouvaient en grande majorité là bas. Elle inspire un grand coup, regardant les nuages défiler dans le ciel comme autant de moutons blancs. Elle se souvenait, quand elle était petite elle observait sur la plage les formes insaisissables et difformes qu’offrait les cieux aux yeux des enfants couchés sur le sable fin. Pas vous ? Ne serait-ce que sur la banquette arrière de la voiture familial, à travers la vitre ? Ou encore sur le toit de votre triste maison parisienne ? Sur le gazon de la campagne profonde ? Sur la falaise rocheuse du bord de mer ou tout simplement en tournant la tête en vous décollant les yeux de votre écran ? Sourire qui vacille sur ses lèvres, le vent lui ébouriffe ses cheveux attachés d’une pince faussement chic. Elle arrive enfin devant la porte grillagée, elle est entrouverte. Quelqu’un était passé là avant elle. Qui ça ? Impossible à dire de toute manière. Boaf. Elle s’en foutait un peu à vrai dire. Sous ses pas, l’allée de terre mainte et mainte fois parcourue donne une impression de fausse assurance. Asamé se dirige vers le hall d’entrée, mais suspend sa route. Elle aperçoit au loin une tache bleu, comme une mer idyllique. Elle s’avance vers elle, les traits de la personne se précisent. Elle est de dos, c’est une fille, une longue cascade de cheveux noirs dévalent ses épaules. Celle-ci est de dos et son visage est tourné d’une telle manière qu’elle ne peux le voir. La lycéenne observe cette fille, la fixe, détaille ses hanches, ses bras, ses jambes et ses jolis souliers. Mais. Malgré cette parfaite apparence, quelque chose clochait. Un petit truc d’indéfinissable, d’impossible à écrire. Quoi exactement ? Rien. Si ce n’est cette sensation de malaise au creux des tripes. Elle reste plantée là, à une vingtaine de mètres de cette fille qu’elle ne connaissait pas. Elle voulait se retourner, partir et aller chercher ses affaires. Mais malgré tout ses efforts, elle restait enracinée sur ses jambes. Dans l’incapacité complète et totale d’esquisser le moindre mouvement. Au contraire de ce qu’elle voulait faire, ses jambes la portèrent jusqu’à « l’inconnue ». Elle était à maintenant à dix mètres, nouveau stop. Asamé veux, tente de reprendre contenance. Celle fille, elle ne la connaît pas après tout. Qu’est-ce que ça pouvait lui faire ? Rire intérieur. Le fait de revenir ici était vraiment trop bizarre, elle n’avait pas prévue cet état là. L’ancienne lycéenne se détourne, et se dirige vers le hall d’entrée. Qu’est-ce que ça pouvait lui faire, de toute façon.
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« Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d\'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c\'est à ce principe que je donne le nom de conscience. »



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Aku Fukuyama
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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Jeu 1 Juil - 9:17

      Je suis excessive,
      J'aime quand ça désaxe,
      Quand tout accélère,
      Moi je reste relaxe
      Je suis excessive,
      Quand tout explose,
      Quand la vie s'exhibe,
      C'est une transe exquise.
      Je suis excessive,
      J'aime quand ça désaxe,
      Quand tout exagère,
      Moi je reste relaxe
      Je suis excessive,
      Excessivement gaie, excessivement triste,
      C'est là que j'existe.
      Mmmm, pas d'excuse ! Pas d'excuse !

    Vous saviez que le bonheur est à porté de main ? Mais ne tendez pas la main. Oh non. Vous finiriez fou. Non, vivez votre vie de tous les jours. N’attendez rien, surtout n’attendez rien. Et le bonheur vous récompensera. Il se posera sur vous. S’infiltrera dans vos veines. Encombrera vos terminaisons nerveuses. Bourdonnera dans votre tête. Vous serez insensible. Vous serez récompensé. Heureux. Oh, pas longtemps. Et votre vie de tous les jours reprend. Vous ne vous en rendez même pas compte, en fait. Le bonheur n’a besoin de rien. Il choisit qui il veut rendre heureux. Et décidément, ce n’est pas Aku. Pourtant, il ne tend pas les mains. Il attend simplement. Il n’a jamais été heureux. Content, peut-être. De bonne humeur, plus rarement. Mais jamais heureux. Ni avant ni après. Ni même maintenant. Au fait, c’est quoi, le maintenant ? Ah, oui.

    C’est être debout, dans le hall de Pretty School. Toute seule. Debout, dans tes petits souliers vernis, tu n’as pas mal aux pieds ? Si. Beaucoup, même. Mais tu aime bien souffrir. C’est la seule façon que tu as trouvé pour te sentir en vie. Alors tu reste debout. Du haut de tes un mètres soixante-dix, tu regarde le monde, de tes grands yeux tristes. Un regard lui réchauffe le dos. Un de ces regards remplis de curiosité. Et d’intensité. Aku est mal à l’aise. Comme toujours. Il faudrait qu’Aku se retourne. Il le faudrait. Et que de ces grands yeux bleus tu foudroies du regard celui ou celle qui te dévisage de dos [?] sans vergogne. Mais tu ne le fais pas. Tu laisse la chaleur du regard s’emparée de toi. Tu entends à présent ses pas. Ils s’approchent. Puis se stoppe, à quelques mètres de toi. En fait, tu ne bouge pas non plus. Tu la laisse, cette inconnue. Qu’elle passe. Ou trépasse. Une larme coule, roule, s’écoule & s’écroule. Et finit sa course sur le pavé du hall. C’est inacceptable. Pourquoi une ? Juste une ? Ton pauvre corps contient plus de cinquante pourcent d’eau. Et tu trouves le moyen de ne verser qu’une seule larme ? Tu me révolte.

    Tac. Tic. Tac. Pied droit, pied gauche, pied droit. Trois pas, rien que trois pas. Pour un demi-tour tout en grâce, tout en douceur. Enfin, yeux clos, tu peux sentir le regard révolver, aussi brulant que le feu mais aussi glaçant qu’une brise polaire. Tu ouvres enfin les yeux. Tes beaux yeux bleus limpides. Et qui vois-tu ? Oh, comble de surprise. C’est ta Asamé. Si si, c’est elle. La buveuse de Vodka. Mais avait-elle de si beau yeux dorés ? Et des cheveux si bruns, vraiment ? Elle a du changer. Elle a du devenir heureuse. Elle a sur croiser le bonheur. Peut-être même l’amour. Mais c’est elle pas, que je veux ! Non, c’est pas Asamé, c’est pas ma buveuse ! Non ! C’est pas elle ! Moi je veux celle aux grands yeux profonds & perdus. Je veux celle qui pue l’alcool. Celle qui se blesse avec des tessons de bouteille. Celle qui arrive a joué avec les rayons de lune, là, juste dans ses cheveux. C’est elle que je veux. Elle.

    Cependant tu la regarde. Tu la détaille. Pire que ça tu la dévore avec dégout [?]. Tu as peur de tout voir mais tu ne veux rien manquer. Asamé, oh, Asamé. Pourquoi te contente tu d’être Asamé ? Etonne-moi. Surprends. Fais-moi rêver. Fais-moi comprendre. Mais ne passe pas ton chemin. Pitié, Asamé, entends cette prière muette. Ou fais-moi taire à jamais. Pourquoi m’abandonnes-tu ? Les mots viennent à toute vitesse mais Aku reste muette. Pas par la peur. Pas par la honte. Juste parce que le bonheur, là, juste là, viens de s’inviter dans sa petite tête. Pauvre Asamé. Elle va devoir, sans aucune consigne, sans aucunes indications, lui redonner envie de vivre. Ainsi va la vie. Le monde c’est ça. Bonheur ; déception. Et on reprend. Bonheur ; déception. Jusqu’à la fin. Jusqu’à la mort.

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Asamé Kagiwara.
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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Jeu 1 Juil - 15:54

    La révolution, c'est une tentative pour faire aboutir les rêves.
    Aku mon amour quand tu n'es pas là, j'ai envie de Vodka. La nicotine est telle une épine qui s'enfonce en moi comme une défonce de Tequila. Limoncello et Rhum Brun, c'est alcool à gogo et bouteille de Vin. ♪ †


    http://www.youtube.com/watch?v=e4EqjvnWfRM&feature=related

    Fugace geste, froissement de vêtement.
    C‘est à son tour de sentir son dos la brûler, de cette étrange sensation, de cette observation. Arrête toi ? Oui, elle se stoppe dans son élan, et sans savoir pourquoi, elle se retourne. Lentement, sans précipitation, et contemple la jeune fille, à quelques mètres d’elle. Sensation violente, un violent coup viens la cueillir au creux de l’estomac. Ce regard, je connais ce regard. Ces grands yeux bleus brillants, ces prunelles dévastées. Non. Impossible… Je rêve ? Mais, c’est une fille ! Surprise, elle ne pouvait pas se tromper pourtant. Elle ne bouge pas, mais son cœur et ses tripes tremblent. La jeune femme devant elle l’observe, ses yeux semblent lui adresser un supplique. Comment ? Moi ? Ne te retourne pas Asamé, c’est bien à toi qu’est destiné ce regard. Ses jambes lui semblent tout à coup trop grandes, elle veux vaciller et tomber sur le gravier. L’ancienne lycéenne est prise d’un violent vertige, mais se rattrape in extremis. Mais alors que tout ses sentiments se bousculaient, se déchiraient, se violaient dans son esprit, elle ne bouge pas. Ses yeux ne sont que de pâles miroirs ambrés, remuant faiblement à chaque battements de paupières. Ses yeux lui font mal, tellement ils semblent froids. Elle s’était déjà vidé, complètement, entièrement. Était elle encore capable d’exprimer n’importe quel sentiment affectif ? Suis-je devenue un monstre de mensonge, une imposture à la vie ? Plus de bonheur, plus de malheur, plus de rire, plus de douleur. Finalement, c’était ça ? Asamé Kagiwara ? Soudaine envie de vomir. T’a manger quoi ce matin ? Rien. Un goût affreux de bile lui traverse les entrailles et lui enserre la gorge. Aller. Bouge toi bon Dieu. BOUGE TOI.

    Un pas, un autre. Chancelants, vacillants, hésitants. Un mètre, deux, puis trois. Comme les petits enfants qui apprennent à marcher. Elle avait l’impression que son cœur allait exploser dans sa poitrine, la coupant dans son élan puis en éclatant tout ce qui lui restait d’humain. Nouveau stop, elle voudrait avancer, elle en est incapable. Les deux jeunes femmes ne sont qu’a quelques dizaines de centimètres. Aku la regarde toujours de ses prunelles océan. Deux grands lacs de mélancolie et de tristesse. Asamé. Pourquoi donne tu cette impression à cette jeune fille ? Pourquoi ton regard semble si clair à ses yeux ? Pourquoi parait tu si droite ? Si heureuse ? Non. Tu te trompe. J’ai juste évacuer cette nuit là, tout ce qui s’était accumulé. Sur le cœur, sur le corps, sur l’esprit. Et faisait elle parti de ce tout ? La fille devant toi ? Oui. Trop de trop je crois. Et, le résultat arrosé de Vodka. Ses bras sont paralysés, elle voudrait tellement pourtant ! La prendre dans ses bras, et lui chuchoter tout bas qu’elle était là, et que plus rien ne lui arriverait. Mais ses articulations semblent être enlisés dans du béton et ses bras d’une incomparable fatigue. BOUGE TOI MERDE. Tu le veux, l’esprit est plus fort que le corps. Aller bordel ! Approche toi. Oui, c’est bien, encore plus près. C’est bon. Tu à la frêle poupée dans tes bras. Elle sent encore les médicaments, comme toi. Encore ces marques de perfusion sur tes bras, encore ses marques assommées dans ton esprit ressentant encore les effets des douces drogues. Et toi, Aku ? Pourquoi ? Avoir quitter ce corps. Non, fais comme tu veux. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas mon combat. Tu sens bon. Un parfum de fleur. Parmi les fragrances et les pétales des dolipranes. Viens, plus près. Tu m’a manqué, dans un sens. Même si c’est flou, même si je n’ai entendu ta voix qu’une seule et unique fois. Ça parait con hein ? Je m’attache trop, et finalement, je me perd dans un océan trop immense pour moi. Tout fini par déborder, et alors que je suis entourée, je me sens plus seule que jamais. Devrais-je lui donner ça ? Non. J’en fais trop. Je l’aime trop, si elle part je suis morte. Seule, vieille, et morte. Et elle ? Que ressent elle ? Je fais comment maintenant ? On s’est disputées, je crois qu’on est en froid. Non, je veux pas que ça se termine comme ça. Je me sens mal, pendez moi. Finalement. Je crois être malade. Malade d’amour.

    Elle est petite, on dirait presque une poupée. En porcelaine ou en verre. Était tu réellement un homme avant ? Elle enleve ses talons, elle est trop haute. Toujours, et éternellement trop haute. Comme avec Sei, quand elle avait eu cette même sensation. Elle les avaient enlevés, ses talons. Trop grossiers. Les pierres sous ses pieds lui font mal. Elle s’en fout en fait. Ce n’est pas un geste déplacé, même si Asamé en fait beaucoup trop. Des geste déplacés. Mais là, c’est juste qu’elle l’enlace. Par aide, par pur besoin. Non. C’est trop ? Je suis maladroite à ce qui parait. Enfin, ça devient plus un fait. Je suis conne, ça aussi ça l’est. Un oiseau décolle dans un bruit strident. Cette situation est trop bizarre. Pourquoi je fais ça moi ? Non, en fait, je sais pas. J’en sais rien. Mais c’est tout, c’est un fait. Tu est là, toute proche de moi. Ton cœur, je le sent contre ma poitrine, tu est vivante. En fille. Mais vivante. Peut être pas intérieurement, juste physiquement. Et que quand viendra l’heure de ta mort, cela sera finalement un deuxième glas. Mais, j’aimerais, pouvoir te sortir de ça. Je suis plus dans le gouffre, on essaye de remonter la pente. Pas après pas, marche après marche. On dit que être trop persévérant ne donne rien de bon, tout comme la curiosité. Pourquoi je me pose tant de question, je déteste mon Rp.

    Juste ça. Je + t’aime.


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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Sam 3 Juil - 1:48



      Une belle promesse d’amitié à vie, entre Aku & Asamé.
      Et si, au lieu de chercher la mélodie du bonheur, on l’inventer ?
      A eux deux, & un bon coup de crayon, ils referont le monde.
      A la vie, à la mort. ♠

      ♣•♣•♣•♣•♣•♣•♣•♣•♣•♣•♣•♣
      I'm Alive, I'm Alive ! Oh yeah
      Between the good and bad is where you'll find me
      Reaching for heaven
      I will fight, and I'll sleep when I die
      I'll live my life, I'm alive !

    N o w . o r . N e v e r .


    I
    maginez que vous attendez une missive tous les jours de votre sainte vie. Imaginez que tous les jours on vous en parle avec un peu plus d’intensité, d’excitation. Alors que ce passe t-il ? Vous vous mettez à y croire. A attendre. Pire, une sainte impatience vous gagne. Et chaque jour il est de plus en plus difficile d’attendre. Plus difficile de vivre pour autre chose. Une obsession. Aujourd’hui ? Demain ? Quand ? Mais quand ?! L’attente. Encore l’attente. C’est trop ! Trop !! On s’arrache les cheveux, trépigne, hurle. Mais ça n’a aucune emprise sur le temps. Il s’écoule toujours aussi doucement. Toujours aussi lentement. Trouve t-il cela si jouissif ? Voir la folie s’emparer d’un pauvre corps qui ne faisait qu’attendre. Mais attendre quoi, au fait ? Plus l’attente est longue, plus on attend de cet objet beaucoup. Mais qu’attends-t-on ? On ne sait plus. On ne sait pas. On s’en fiche. Tout ce qu’on sait c’est qu’il faut attendre. Alors on patiente. C’est dur. C’est insupportable. L’esprit si torturé. C’est dangereux d’attendre. Et puis, dans sa boite à lettre, ce qu’on attendait. La missive. Mais c’est quoi une missive ? Il suffirait d’ouvrir ce petit paquet pour le savoir. Mais on attend encore un peu. On dit que ça s’appelle « faire durer le plaisir ». Faire durer la torture. On devient tout sado-maso à ce moment. On le pose sur une étagère. On essaie de l’oublier mais vos yeux se posent continuellement dessus. Votre esprit ne pense plus qu’à ça. Mais c’est quoi ? C’est quoi ?! Et puis on craque. Avec des doigts fiévreux, pâle. Malade. L’attente est une maladie sans remède. On déballe avec violence. Et que découvre-t-on ? Rien. C’est vide. Vide à part une petite enveloppe barbouillée d’un seul mot. Patience. Déception. Pleurs. Tout ça pour ça ? Avait-on gaspillé autant de temps, autant de sa vie pour rien ? Les larmes qui s’écoulent de vos pauvres yeux mortellement touchés brouillent le mot. Votre esprit se meurt dans votre pauvre tête. Même votre cœur semble ralentir. Vos mouvements sont lents. Vous n’attendez plus rien. Alors autant crever. Allongés sur votre lit, vous n’attendez rien. Mais quelqu’un vous attends. Si, si. Une grande dame de noir vêtue. Son nom ? La mort. Elle aussi en a marre de vous attendre. Et vous connaissez ça. Oh oui. C’est une souffrance. Une blessure qui ne se referme jamais. Une tumeur à l’âme. Alors dans le petit tiroir, on prend le petit objet de métal. Cela s’appelle un parabellum. Vous posez le petit tube contre votre tempe. C’est froid. C’est doux. Et vous pressez la petite détente. Pourquoi vous souriez ? Vous aimeriez voler. Like a bird. Pourvu que madame la mort ne vous attende pas trop longtemps. Chut. C’est rien. C’est fini. Non ? Zut. Alors ? Qu’attendez-vous maintenant ?

    Aku attend aussi. Passion dévorante qu’est celle d’attendre. Au fait qu’attend-t-il ? Je ne sais pas. Même moi, je ne sais pas. Un signe. Sainte Marie, faites donc quelque chose. Amen. Oh ? Je dois être plus près de la bienheureuse Marie que vous, petits bonhommes. Car elle m’entend. Mieux, elle m’écoute. J’ai demandé un miracle. Et le voilà. Asamé qui ne regardait jusque là Aku que comme un parfait inconnu semble avoir tilter. Limite si j’ai pas entendu le petit bruit ni vu l’ampoule s’allumée au dessus de sa tête. Alléluia, Marie divine. Je ne vous aime que plus fort. Une lumière nouvelle brille dans le regard de la jeune brunette aux yeux d’or. Elle semble appeler Aku du regard. Alors qu’elle ne sait même pas comment elle s’appelle. Et surtout qu’elle ne l’a connu que du temps de son ancien moi. Aku l’a comprit et sa solitude semble se terrer plus profondément en lui un instant. Son regard toujours aussi éteint, fixe la brune avec une intensité nouvelle. On pourrait lire au fond de ses mirettes « N’aurais-je pas attendu pour rien ? ». Pas de sourire. Mais pas de larmes. Juste un cœur qui tambourine de toutes ses maigres forces. En fait il ne rêve que de s’échapper de sa poitrine pour plonger rejoindre celui d’Asamé à quelques mètres. Etre libre. Like a bird. Sous la pression de son organe de pierre, Aku titube. Un pas en avant.

    Aais Asamé semble le deviner. Et avance comme un zombi. Un zombie très sexy. Mais un zombi quand même. Tiens, je ne voyais pas Asamé aussi grande. Les corps se rapprochent. Se frôlent en un frisson exquis. Se touchent tout à fait, faisant fi de toutes les confusions, embarras, malaises, & autre gènes humainement humains. Un élan de tendresse qui tombe a un moment particulièrement particulier. Aku entendait le cœur d’Asamé battre contre le sien. Le sien qui doit en être très heureux car il bondit dans sa poitrine comme un jeune cabri cabrant. Mais… Oh ! Santa Maria ! Ne serais-ce pas un sourire, aux creux de tes lèvres, Aku chérie ? Non, c’est pas possible. En fait, c’est pas un sourire. C’est un brouillon de sourire. Un sourire triste. Et intérieur. C’est un sourire qui pleure. Avec des jolies larmes qui s’écoulent le long de ses jolies larmes pour s’écraser sur sa jolie robe bleue & sur la jolie poitrine de la jolie Asamé. Boum. Asamé descend d’un étage. De l’étage « talon de chaussure ». Ils sont à la même taille, maintenant. Les yeux grands ouvert, la tête contre sont épaule, Aku fixe le mur le plus proche & cherche à entendre le bruit des oiseaux. Elle aimerait être libre. Like a bird. Ses bras jusque là inactif se pose sur les hanches de la brunette. Aku décolle sa joue de l’épaule d’Asamé un instant pour la fixer, les prunelles dans les prunelles. Elle sent le souffle délicat de la demoiselle contre son visage. Sans fermer les yeux, elle approche doucement son visage de celui d’Asamé. Plus près, toujours plus près. Dans un énième mouvement, une énième souffrance, elle pose ses lèvres douces & meurtries contre celles plus sanguines d’Asamé. Un premier baiser. Un baiser du pardon. Un baiser du merci. Un baiser aussi saint que la mère de Dieu. Merci d’avoir pris soin d’Aku. Même si c’est juste l’histoire d’un envol. Like a bird.

    When I say...

    I love you.

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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Dim 4 Juil - 16:27


    http://www.deezer.com/listen-1171879 || SUM 41. WITH ME.
      I don't want this moment
      To ever end
      Where every thing's nothing, without you
      I wait here forever just to,
      To see you smile
      'Cause it's true
      I am nothing without you

      Through it all
      I've made my mistakes
      I'll stumble and fall
      But I mean these words

      I want you to know
      With everything, I won't let this go
      These words are my heart and soul
      I'll hold on to this moment you know
      As I bleed my heart out to show
      And I won't let go

      Thoughts read unspoken
      Forever and know
      Pieces of memories
      Fall to the ground
      I know what I did and how so
      I won't let this go
      'Cause it's true
      I am nothing without you

      On the streets, where I walked alone
      With nowhere to go
      I've come to an end

      In front of youree eyes
      It falls from the skies
      When you don't know what you're looking to find
      In front of youre eyes
      It falls from the skies
      When you just never know what you will find
      What you will find

      I don't want this moment
      To ever end
      Where every thing's nothing, without you.

    Elle lui rend son étreinte, Asamé s’attendait plutôt à un râteau en fait. Elle en avait plus l’habitude, mine de rien. Tu le sent ? Le cœur, ballotté, déchiré, baladé, drogué, de la jeune fille en bleu ? T’aurais pu te jeter dans ses bras, comme les films débiles américains. Y’aurait très certainement la musique de violons derrière et les jeunes filles célibataires et même pas encore pubères pour pleurer dans leur mouchoirs avec dans leurs poches, une photo de leur idole. Oui, j’aime me moquer quand j’aime quelqu’un. Ça me permet, je crois, de rire de moi-même et de ne pas m’impliquer tant que ça. Pourtant, « je t’aime ». Peux on aimer quelqu’un toute sa vie ? Tous se le disent, se le répète autant de fois qu’ils le peuvent. Pour se rassurer, pour se protéger, et se complaire dans une relation qu’ils n’envisageaient même pas dans leurs rêves quelques mois, quelques semaines, quelques jours, quelques secondes auparavant. C’est drôle, comme tout semble facile, quand on aime. Regardez une femme amoureuse, dans les bras de l’homme qu’elle aime, ou même deux hommes, ou même deux femmes. Qu’importe. Mais regardez leurs visages, comme ils rayonnent. Quand bien même ceux-ci soient plus laids que vous, plus beau, plus grands, plus petits, plus mesquins. Fixez leurs prunelles, ne sont-ils pas beaux ? La grâce que leur confèrent l’amour est il si puissant ? Je ne peux que constater, avec un rire et un sourire d’idiote sur le visage. Moi qui était juste présente comme spectatrice, je commence à faire mon entrée timide. Souriez, vous êtes embrassé.

    Elles se regardent. Longuement. Tu a de beaux yeux chérie, deux grands lacs. J’aime tes yeux, ils sont beau. Elle enlève une mèche de cheveux noir qui passait devant ses prunelles océan. Que fais tu ? Aku prends ses lèvres, Asamé lui rend son baiser. Sans contrainte, sans gêne. Après tout. Après rien. Non, je sais pas. Je me laisse porter par le courant. La jeune fille en bleu, passe ses mains sur ses hanches. Que faire maintenant ? Non, stop. La dernière fois, la lycéenne s’était enfuie. Loin. Et s’était mis dans la tête de ne plus revenir. Et ses affaires ? Arrête de penser. Elle t’embrasse. T’est devenue un monstre, @ Asamé Kagiwara. Ou fait en sorte de ne pas le faire transparaître. Rire. La lycéenne décolle ses lèvres, et niche son nez dans le cou de la fille aux longs cheveux noirs. Et ris. Pas un rire de dément, comme elle a l’habitude de le faire. Juste ça, ce bruit léger qui remonte le long de sa gorge, et se fraye un passage jusqu’à sa bouche, pour naître sur ses lèvres. Un rose ses colore sur ses joues. Comment ? Asamé ? Heureuse ? Elle, qui était pourtant, la plus abominable des dépressives suicidaires ? Comme quoi, tout le monde a sa chance. L’ancienne lycéenne regarde à droite, à gauche. Tout le monde pourrait les voir ici. Pas qu’elle avait peur mais il y’avait ce truc, ce machin qu’elle n’expliquait pas. Non. Ce n’était pas le bon endroit. La jeune femme passe ses mains plus bas, et soulève comme une plume la Princesse. Est elle surprise ? Elle se cramponne à Asamé. La jeune femme jette un nouveau regard vers l’entrée, et constate qu’il n’y avait pas un chat. Elle contourne le secrétariat, se dirige vers les arbres. C’était un terrain vallonné, quelques feuillus se dressaient de ça et là. Elle s’avance encore plus, a tu peur que je te fasse du mal ? Non, ce n’est pas mon intention. Ne prend pas peur, ne tente pas de t’échapper, ne m’échappe pas. C’est bon, elle dépose Aku au sol. Elles sont au pied d’un arbre, c’est un érable. Il est beau, un beau vert. Enfin, dans la limite du possible, en sachant que le vert ne me vas pas au teint. Ça me ressort par les yeux, sans mauvais jeux de mots. Elle se laisse glisser le long du tronc, l’écorce rugueuse lui érafle un peu le dos. Elle fixe la silhouette longitudinale de Aku. Une ben jolie silhouette d’ailleurs, un peu androgyne encore. Mais ça passerait avec le temps, il était déjà efféminé par le passé.

    « Il fait beau. »

    Quand tu ne sait pas quoi dire, observe le monde qui t’entoure. Elle baisse son regard, et détaille le paysage environnant. C’est vert. Pourquoi je suis venue ici déjà ?


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« Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d\'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c\'est à ce principe que je donne le nom de conscience. »



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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Dim 4 Juil - 22:15


      They will not force us
      They will stop degrading us
      They will not control us
      We will be victorious

    Un baiser. C’est pas plus compliqué. Pas plus simple. Pas plus étrange que ça. Tant pis si c’est sacrifié. Tant pis si c’est mal donné. Pas au bon endroit. Pas au bon moment. Donner c’est donner, reprendre c’est voler. Alors Asamé le lui avait-elle volé ? Je sais pas, je sais plus. Aku n’était plus qu’une poupée de cire entre les mains ravageuse de la brune. C’était elle qui avait posé en première ses lèvres contre celles d’Asamé. Mais ce n’était pas un baiser d’amour. Ni même un baiser d’amitié. Puisqu’elles ne se connaissaient pas. Juste un merci silencieux. Un pardon en douceur. Et comme réponse ? Rien. Rien qu’un baiser tout à coup partagé. Un pardon accepté. Aku ne veux pas plus. Pas plus. Alors elle se recule. Elle ne rougit pas. Elle n’a pas honte. Et ses grands yeux vides le sont toujours autant. Mais suffisait-il d’un baiser pour rendre heureux ? C’était peut-être le cas pour Asamé. Parce qu’elle riait. Pas sadiquement. Pas non plus un rire d’ivrogne. Un rire doux. Un rire parfait qui résonnait au creux des entrailles d’Aku. Mais pourquoi ce n’était pas elle ? Pourquoi ne ressentait-elle pas ça, elle aussi ? Pourtant elle n’était plus seule. Si. Si elle était seule. Elle n’ouvrait pas son cœur. Ni son âme. A personne. Même pas à Asamé.

    Changement de décor. Ce n’est plus les murs du hall qu’elle voit. Mais le plafond. Oh comme c’est joli. Je flotte dans l’air. Pourtant j’ai rien pris aujourd’hui. Chut. Mais non, tu flotte pas, idiote. Ne sens-tu pas les mains d’Asamé sur toi ? Elle te tiens. Te soutient. Te porte. Et vous disparaissez. Oh, c’est plus le plafond mais le ciel. C’est encore plus beau. Je suis soufflée. Le ciel est bleu. Parsemé de nuages d’un blanc immaculé. Qui se trainent tendrement. Et Asamé qui te porte. Ne suis-je pas trop lourd ? Ne suis-je pas dérangeant ? Oh ! Le voyage se termine au pied d’un bel arbre. Un érable, si je ne m’abuse. Elle te dépose. Avec tant de douceur. Tant de précaution. Serait-tu si fragile ? Elle ne fait plus rien. Asamé ne te regarde même plus. Alors tu fixe le bout du bout du paysage. En écoutant les oiseaux chanter. Et puis sa voix.

    « Il fait beau. »

    Tu sursaute. Elle t’as fait peur, hein ? Avec sa voix magnifique. Sensuelle. Légèrement éraillée. Elle se drogue ? A l’alcool. Ou autre chose. Peut-être au baiser. Et c’est pour ça qu’elle riait ensuite. Elle avait reçue sa dose. Aku, Aku. Réponds-lui donc. Oh non. On ne peux rien répondre à une déclaration comme ça. Assise par terre, tu ramène tes genoux contre ta poitrine. Et tu t’en fous pas mal qu’on puisse voir ta culotte blanche. Aku est fatiguée. Très fatiguée. Ses cernes aussi bleues que sa robe. Elle respire l’odeur d’Asamé. Une odeur de médicament. Une odeur qui lui plait, à Aku. Une odeur qui l’attire. Une odeur addictive. Dis Asamé, je peux me blottir contre toi ? Je peux t’embrasser à nouveau, pour voir si j’ai une chance de rire moi aussi ? Je peux pleurer contre toi pour ne plus jamais être triste ?

    « Dis Asamé, tu m’aime ? »

    Décidemment, Aku, tu est fatigué. Elle se laisse tomber sur le gazon & garde les yeux bien ouvert. Tu as déjà oublier l’horreur que tu viens de lui demander ? Vous n’avez jamais échanger un mot ou presque. Juste un rire à sens unique. Et toi tu lui pose l’ultimatum du siècle. Et si elle dit qu’elle te hais, que fera-tu ? Rien. Elle ne fera rien. Elle s’endormira peut-être. Et espérera ne plus jamais se réveiller.

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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Lun 5 Juil - 18:02

Si tu m’aime bien, tape 1.
Si tu m’adore, tape 2.
Si tu tiens à moi, tape 3.
Si tu me déteste, tape 4.
Si tu a du mal à me supporter, tape 5.
Si je te suis indifférente, tape 6.
Si tu veux sortir avec moi tape 7.
Si tu me trouve conne, tape 8.
Si tu a confiance en moi, tape 9.
Si tu n’a pas confiance en moi, tape 10.
Si tu ne m’aime pas du tout, tape 11.
Si tu te fout de ma gueule, tape 12.
Si t’es un pote, tape 13.
Si tu es proche de moi, tape 14.
Si tu a un faible pour moi, tape 15.
Si tu veux m’embrasser, tape 16.
Et pour finir, je suis quoi pour toi ?


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    « Dis Asamé, tu m’aime ? »

    Juste ça, juste cette question. Comme une pression dans le cœur, dans l’estomac. Comme dirait une certaine alcoolique, « la question qui tue ». Envie de se panquer dans les entrailles de la terres. Et toujours ces mots qui résonnent dans sa tête. « Dis Asamé, tu m’aime ? » Dans un écho lointain. Aller Asamé, c’est pas compliqué. Tu n’a qu’a répondre oui, et tout passera. Mais tout ce que je profère comme parole n’est pas réel, je ment, tout le temps. Alors ne parle pas. Mais… Mais elle m’a posé une question. C’est con hein ? Tu bute sur trois mots, sur 7 malheureuses lettres. Non, je pourrais jamais lui dire. Sans que cela soit sincère. Je ne la connais pas non ? Coup de batte de base ball dans la tête, elle avait l’impression qu’un démon lui martyrisait les tympans, les nerfs, la vue, le cœur, le corps, l’esprit. Tu est belle portant ton visage exprime pourtant rien. Le seul mouvement sur celui-ci sont ses maigres cheveux ballottés par le vent d’ouest. Aller, ouvre la bouche. Pour la refermer ? Non, de toute manière les phrases non formulés et un ouragan d’émotions lui déchirent la gorge. Et toujours la même question. « Dis Asamé, tu m’aime ? » Elle avait envie de se prendre la tête dans ses mains blanches et longues. « Dis Asamé, tu m’aime ? » Pleure ? Pour voir. Alors en fait, tu ne l’aime pas. Alors pourquoi tu l’a embrassé ? Je sais pas. Laissez moi tranquille… LAISSEZ MOI TRANQUILLE !! Elle aussi avait ramené ses genoux près de son torse, et elle avait son visage dans ses mains. Asamé observe sur ses doigts ce liquide limpide et salé, des larmes. Venait elle de pleurer ? Oui visiblement. Elle regarde de ses yeux écarquillés d’enfant ses paumes, et avec stupéfaction toujours ces perles longues qui cascadaient le long de ses joues. Essuie tes larmes, il y’a Aku près de toi. Juste physique. Ce qu’elle avait eu comme relation, les « amours » auxquels elle avait été confrontés n’étaient que purement physique. Mais, l’Amour. Tu connais ? Le vrai, l’indomptable à ce qu’ils disent. « Dis Asamé, tu m’aime ? » Rien. Sauf cette abominable question. Sauf cette mise au pied du mur. Moi, j’ai l’habitude de le faire pour les autres. J’en prend presque un plaisir malsain. C’est assez jouissif, faut dire les choses telles qu’elles sont. Mais… Moi. Tu tremble, Asamé ? Oui. Peut être, je sais pas. Tu fais quoi, maintenant que t’a emmener Aku dans les bois. Tu t’attendais peut être à une partie de cache-cache ? Non. Je voulais pas. Et si je la froissais ? Non pas que j’ai envie de dire non. Non pas que je la déteste. Je… L’aime ? Je sais pas. Je sais plus. Elle se prend la tête dans ses mains, essayant d’agripper ses pensées malsaines. Les faire fuir, à grand coup de crosse. Elle enfouis sa tête dans ses genoux, « Dis Asamé, tu m’aime ? » Elle le sent monter. Ce cri, cette plainte. Ce…

    Hurlement.

    Il sort du plus profond de ses entrailles, du plus profond de son être. Elle pleure, sans pouvoir s’arrêter. Et cette plainte hurlante s’étire et ricoche sur le tronc des arbres qui restent, eux impassibles. Une famille d’oiseaux s’envolent dans un tintamarre affolé. La lycéenne n’a plus de souffle, et son cri se termine dans un râle d’agonie. Une glouglou effrayant. Ses poumons sont vidés, son être entier l’est. Vidé. Ses yeux deviennent vides, eux aussi. Mon psy avait une théorie là-dessus. C’est « Le Cri Originel. » Celui du commencement. Il lave les gens de leurs impuretés, de leurs péchés. Non, ils ne sont pas vides. Mais, purs. C’est le hurlement qui s’élance au dessus des cœurs, comme cette prière tant de fois répétés dans les églises. C’est le Cri qui tue. Vous entendez la voix de cet enfant, dans le Miserere ? Celui qui plane bien au dessus des autres, dans un élancement ? Elle se terre, se roule en boule près de l’arbre à l’écorce rugueuse. Pourquoi ai-je hurler ? Non. Je ne ressent plus rien. Avant, il y’avait cette question, cette question entouré de noirceur, et de peur. « Dis Asamé, tu m’aime ? » Sa joue est collée au gazon, elle est couché sur le coté. Est-elle morte ? Non. Juste là, et au contraire même.

    Vivante.

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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Mar 6 Juil - 0:38


      Tu fais quoi ?
      Je souffre.
      Et ça fait quoi ?
      Ca fait mourrir.
      Alors meurs-bien.

      I'm addictived.



    T e . A r i i . H a u .

    J
    e n’aurais pas dû dire ça. Cette question sans aucun sens. Elle n’aurait pas du franchir mes lèvres. Aku garde ses grands yeux bleus ouvert. Face contre terre, elle regarde les brins d’herbes s’agiter au rythme de la brise délicate. Elle a coupé tout ses sens. Elle n’est plus là. Elle n’entend plus. Elle ne sent plus ni odeur ni la moindre caresse du vent. Elle ne peut que voir. Et contemple le gazon. Le gazon, & le ciel. En fait, plus le ciel que le gazon. Il y a plus à voir, dirons-nous. Elle suit des yeux les nuages se trainer lentement dans le ciel. Aku a complètement oublié Asamé. Elle est dans sa bulle. Hermétiquement fermée. Qu’on se sent seule. Mais c’est une sensation à double tranchant. On se sent en sécurité. Parce que personne ne peut nous atteindre. Personne ne peut nous toucher. Et en même temps, on n’a personne pour partager sa peine. Sa joie. Pour donner son amour. Vous me direz, c’est facile, il suffit d’ouvrir son cœur, de laisser le destin placer sur votre chemin la personne qui vous rendras heureux. Mais Aku est aveugle. Complètement aveugle. Sainte Marie lui a déjà donné tant de raison de sourire. Mais elle tournait simplement le dos. Elle retournait simplement à sa mélancolie habituelle, retournant les mêmes pensées neurasthéniques. Elle tremble de doucement, se mordillant la lèvre inférieur.

    Un arrière gout d’Asamé. Asamé. Elle est là. Elle ne t’aime pas, certes, mais elle est là. Alors sort de ta petite bulle. Allez, fait un effort. Arrête tes caprices. Non. Je veux pas. Je veux pas. Elle m’aime pas, je le sais, je le sens. Mais c’est ta faute, petite idiote. Tu la brusquée. Elle est aussi fragile que toi, tu sais. Non. Tu mens. Je sais qu’elle n’est pas seule. Elle pense à quelqu’un. Tout le temps. Elle vit pour quelqu’un. On est pas pareil. Moi je suis seule. Pas elle. On a rien en commun. J’en ai rien à faire de sa tronche de macaque hypocrite. Arrête de faire l’enfant. Ca suffit maintenant. C’est de ta faute. NON ! NON ! C’EST PAS MA FAUTE ! J’AI RIEN FAIT ! Mais enfin, tu l’as embrassée. C’était juste pour… Pour je sais pas. Mais c’est pas ma faute. Sale gamine imbécile. La schizophrénie de guette. Si tu ne l’es pas déjà. ET NE ME REPETE PAS QUE TU N’AS RIEN FAIT. Silence. Les tremblements s’accentuent. Tu cherche à faire le vibromasseur ou quoi ? Sors. Sors-vite avant que la folie ne te gagne tout à fait. Sèche-tes larmes. Et vite. Brise tes chaines. Sors de ton monde. Fais un effort. Le monde est beau, je t’assure. Mais fais l’effort de le voir.

    Un hurlement. Hystérique. Aku sursaute. Elle a peur. Et hurle aussi. En un concert cacophonique. Tu pleures encore. Elle aussi. Tu vois, vous vous ressemblez. Non. Pas du tout. Moi j’ai peur. Elle, elle… Elle aussi ? Tu tremble toujours autant. Mais tes bras l’agrippent. Mets-y plus de douceurs, enfin. LA FERME ! J’FAIS C’QUE J’PEUX ! Oh, tu as grandis ? C’est bien. C’est mieux. Je n’aime pas la gamine infernale que tu es. Aku secoue la tête avec force. D’accord, j’ai compris, je me tais. Elle l’attire contre elle. Elle tremble toujours. Plus de peur. Pas de froid. Peut-être les médicaments qui lui manquent. Mais ne pleure plus. Elle se devait d’être rassurante. Alors Aku se souvint. Se souvint de la seule fois où elle était au bon endroit au bon moment. Ou tout le contraire. On avait eut, une fois, besoin d’elle. C’était lors de la mise bas de sa chienne. Elle pleurait. Gémissait. Elle avait peur. Et mal. Comme Asamé. Alors fais pareil, Aku. Comment avais-tu fais ? Je… J’avais parlé. D’une voix douce. Parler de n’importe quoi. Chanter un peu aussi. Et je l’avais beaucoup caressé. Alors fais pareil. Aku hoche la tête. Ne plus trembler. Ne plus trembler. Tu la cale contre toi. Et tu commence ton monologue.

    « Tu sais… J’te demande pardon.

    Et tu parlais à mi-voix. Longtemps. Tu lui racontais ta grande fatigue. Ton sommeil si troublé de rêve horrible. Tu lui expliquais que tu ne voulais pas lui faire mal. Qu’elle ne savait même pas pourquoi elle avait dit ça. Tu la comprenais. C’était pas grave si elle t’aimait pas. Toi non plus tu ne l’aime pas. Enfin, se corrige-t-elle très vite, si, tu l’aime mais pas de tout ce que tu connais déjà. Alors on ne peut pas parler de « Je t’aime ». Tu parles encore. Tu sens son corps se mouvoir doucement. Tu lui caresse les cheveux avec douceur. Et tu lui explique la fluidité de ses cheveux. Tu ne te rappelle même pas de ce que tu raconte. Tout ce que tu sais, c’est que tu dois parler. La rassurer. Ne pas la brusquer. Pas encore. Tu lui raconte l’histoire d’une princesse amoureuse de sa servante qui doit épouser le prince charmant. Mais tu changes la fin. Ils ne vécurent pas tous heureux. Seulement la princesse. Qui avait fugué avec sa servante. Elles avaient fuguées & s’étaient retrouvées sous un immense érable. Comme celui là. Et tu continuais. Encore. Encore. Jusqu’à que ta salive se tarisse. Aku la berçait. Doucement. Régulièrement. Et continuait de passer tes mains dans sa magnifique chevelure. Et puis tu lui pris simplement la main. Sans aucune arrière-pensée. Aku était décidément une enfant étrange. Ne savait-elle donc pas qu’à son âge, ce genre de geste s’apparentait à de la drague ? Elle ignorait tout cela, en effet. Mais elle s’en foutait. Elle voulait juste voir un joli sourire sur les lèvres abimée d’Asamé. En fait, elle voulait entendre à nouveau le rire de tout à l’heure. Fallait-il qu’elles s’embrassent à nouveau pour que la musique magique se fasse entendre ? Elle attendait patiemment. Qu’Asamé finisse de mettre bas toute sa colère. Toute sa peur. Aku devrait faire sage-femme. C’est vrai. Qu’en penses-tu ? J’en sais rien. Il me faut mon diplôme avant ? Oui, évidemment. Alors on verra si je l’ai.

    « Dis, tu crois qu’on mérite un happy end ? Enfin. T’es pas obligé de répondre. Non. Ne répond que si tu as envie. J’aime bien le silence aussi. »

    Voilà qui était sincère. Je suis fière de toi, tu sais. Mother Mary aussi.

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Asamé Kagiwara.
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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Ven 16 Juil - 21:20


      /l、
    ゙(゚、 。 7
     l、゙~ヽ
     じしf_,)ノ
    Miaouuuw ?

      Mon amour à toi en tant qu'acquis, mon amour est, toute d'attente, pour changer tes larmes en roses..


    Elle aussi hurle. Ça fait du bien de hurler non ? De cracher tout ce que l’on voulait dire, et ressentir. Cela ne vous est jamais arrivé non, d’avoir si mal qu’on en à mal au cœur, que même la pire des violence extérieur ne vous atteint plus. NO ? D’avoir votre corps qui tremble, du mal à respirer, du mal à survivre. C’est comme une onde de choc qui se dégage de votre être entier. NO ? Aku crie aussi. Toi aussi tu a mal ? Toi aussi tu ressent ça ? Elle la prend dans ses bras. Comme une personne qui s’accroche à la dernière chose qu’elle possède sur terre. Tu n’a que moi ? Mais, tu sais très bien que je ne suis pas à la hauteur. A moins que je le sois ? Oui. Mais alors je suis bien cruche, no ? Asamé se laisse doucement bercer par la jeune fille, elle sent cette chaleur sur sa peau, cette personne. Car c’est quelqu’un Aku, oui, c’est une personne très importante. Très, très, importante. Je sent ses paroles, comme une douce litanie se dérouler dans mes oreilles, au creux de mes tympans. C’est doux, comme une drogue sucrée. Cette sensation possède son corps entier, dans cette tendre chaleur. La brune passe ses bras dans le dos de la jeune fille en bleu, en nichant son visage dans son cou. Elle se calme, se sent. Bien. Elle raconte cette histoire de Princesse, amoureuse de sa servante. Puis elles s’étaient enfuies, le prince s’était finalement retrouvé comme un con, et les deux jeunes femmes vivaient à présent des jours heureux, sous un grand érable aux feuilles vertes. Elles avaient bien de la chance, ces deux filles là. Parce qu’elles étaient enfin réunies. Et si je faisais des bêtises, Aku, tu m’en voudrais ? Je veux dire, très fort ? Je n’aime pas faire des conneries, mais je peux pas m’empêcher de les faire. C’est con. C’est moi. C’est bête. Maladroit. Et je suis perdu, froid et confus.

    Tu sent bon Aku, on te l’a dis ? Oui, je sais, je radote. Mais c’est si bon. Cela pourrait presque paraître vrai, tellement cette sensation me parais proche. Et comment te dire, non, alors je ne dis rien. J’aime ta voix, et tu aime le silence. Alors je me tairais. Nouvelle question, un happy end hein… C’est drôle. Non, sérieusement. Limite flippant. J’avais posé la même question, avant que tout cela ne me fauche. « Je le veux, mon happy end ». Oui, je m’en souviens comme c’était hier. Tout semble si proche ! Et à la fois si lointain… Oui, je le veux. Je l’ai toujours voulu. Mais je ne l’ai jamais eu. Désolée, mais je dois finir vite. J’ai peu de temps, c’est vrai? La fin sera sûrement bâclé, vraiment, désolée. Oui, c’est vrai. Alors le happy end ? Ah, oui, c’est vrai, je ne dirais rien. Tu aime le silence non ? Moi aussi , mais je t’aime toi. Cela ne changera pas. Rien, ne changera. J’aimerais que rien ne change du moins. C’est triste, je me perd dans toutes ces explications inutiles. Ça sert à rien, je crois à ça aussi.

    « Moi aussi. »

    Oui, c’est juste deux mots. Fait quelque chose, ça tu l’a soufflé au creux de son oreille. C’est pas du concret. Asamé se lève, elle porte Aku dans ses bras. Danse, jolie Princesse, danse. Elle redresse la Princesse en question, attrape ses mains, l’entraîne. Viens avec moi. La brune joue avec elle, fait se mouvoir son corps fin et ses articulations. Danse avec moi, juste un peu. Sourire aux lèvres, je t’aime, tu sais ça ?

    Comme to Fly with me.

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« Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d\'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c\'est à ce principe que je donne le nom de conscience. »



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MessageSujet: Re: Mother Mary comes to me - Za.   Mer 18 Aoû - 21:52

    Aku était décidément douée. Douée faire accouchée. Les bébés, la haine, la colère, la nature ou les chiots, dans tous les cas tout s’arrange après. Ou pas. Aku avait fait son travail comme il faut. La berçant. Lui murmurant des belles histoires. Les assurant des choses à la fois vrai & fausse. Mais on s’en fout. Ce qui comptait c’était la voix. Suave & rassurante. Bien plus important que toute ces sages-femmes qui hulent « MAIS POUSSEZ ! POUSSEZ !! ». Ca sert à rien. Et c’est prouvé. Bref Aku avait réussi sa mission soudaine. Calmer cette hystérique & hypocrite du rire. Tout en la berçant, Asamé avait « réagie ». S’était blottie contre Aku. Oh non, je sais que ce n’est pas au creux de mes bras qu’elle a sa place. C’est au creux de ceux de… De j’en sais rien. Mais pas de moi. Elle, elle ne m’aime pas. Elle, elle ne rêve que d’une autre. Ce qui ne me coute rien. Puisque je ne connais Asamé depuis si peu de temps. Et que je ne l’aime pas non plus. Alors pourquoi tu es si gentille avec elle ? Mais c’est ça, mon métier ! Mon rôle sur cette Terre. Je répands douceur & gentillesse. Et amasse leur crainte & haine. Douleur surtout. Quitte à prendre sur moi. A souffrir pour deux. Le monde à plus de valeur que moi. Logique.

    En tout cas Asamé prenait son pied. L’attirant, la serrant, collant son visage à son cou. Aku, petite poupée fragile, tu te laisse faire sans broncher ? En sachant qu’elle ne pense qu’à une autre ? Se méprisant simplement sur la personne ? A quoi bon la repousser. Je n’ai besoin de personne. Et surtout, je veux qu’elle aille mieux. Ainsi elle me laissera. Et je pourrais m’en aller. Simple, clair, logique. T’es donc en train de la manipulée ? Pas du tout. J’accomplis ma tâche. Et c’est tout. Tu parle !!

    Enfin elle se raidit. Se calme. Elle arrête de me souffler dans l’oreille de sa respiration irrégulière.Ca fait du bien. Surtout qu’Aku est assez sensible des oreilles. Autant que du nez, qu’elle a planté dans les cheveux d’Asamé. Cheveux qui sentent l’amande. Un peu comme la frangipane. Hm, un parfum de galette des rois pour la Princesse ! Pourtant elle continue de te serrer. Est-elle complètement folle ? N’y aurait-il plus une seule lueur de raison au creux de son regard ? Et ça repart. Elle te souffle dans l’oreille. Tout doucement. Mais pas que de l’air. Non-non, elle articule quelques mots. Deux en fait. Moi aussi, si mes oreilles sont aussi sensible que bonne. Moi aussi. Moi aussi quoi, du con ? Ah oui, le happy-end. En fait j’ai dis ça en l’air. Parce que je sais déjà que je ne suis condamnée à ne recevoir que des coups. Jusqu’à la mort. Oh, mais Aku ! C’est toi l’optimiste, d’habitude ! C’est quoi ton problème ? Mon problème ? Mon problème c’est que je n’ai pas de problème.

    Asamé ne s’arrêtera donc jamais de te malmenée ? Voilà qu’elle se lève. Pire, elle TE lève. Et si j’ai pas envie de le levée ? Si je veux rester sous cet érable géant & attendre la personne qui m’aimera parfaitement, puisque je sais que ça peut, & ne sera jamais toi, Dieu merci ? Laisse Dieu tranquille, il est fatigué. Te voilà levée. Et Asamé te fait danser. Comment ?! Mais non ! Je ne peux pas accepter ! Elle ne m’a pas demander la permission ! Pourquoi une Princesse ne pourrait pas se permettre de demander à une poupée la phrase magique ? « Voulez-vous m’accordez cette danse ? ». Elle n’a rien dit. Elle n’a rien dit. Je ne vaux même pas ça. Asamé fait voler Aku. Elle est tellement forte que ses pieds frôlent à peine le sol. Non ! non ! Qu’elle me lâche, la Princesse des hypocrites. Qui se permet de me repousser pour mieux me forcer une valse. Aku met du temps avant de percuter. Plusieurs tours sont passés avant que tu prennes une décision. Elle se détache de la force croissante d’Asamé. Qu’elle me lâche, cette Princesse de la frangipane. Aku se détache. Se pousse. Se décale. Elle hésite. Enfin nom, elle n’hésite pas. Aku tourne les talons & s’en va. Elle dépasse Asamé. Dépasse l’érable. Dépasse ses propres limites.
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