Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé.
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Sei McCray
Tueur en Chocolat.
Messages: 1126 Age: 20 Emploi/loisirs: Puisque je suis vouée aux enfers, autant me damnée avec application. Humeur: La vie passe par la mort. Je détruis pour transcender. Ici depuis le: 27/02/2010
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Sujet: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Dim 27 Juin - 1:13
- Quelle est votre ambition dans la vie ? - Devenir immortel et mourir. À bout de souffle
Elle est partie. Partie. Wouah. C’est vide. Silencieux. Limite flippant. Mais non ma belle. Ce n’est pas vide. Je suis là. C’est bien ce que je disais alors, vide et flippant. Tu n’aimes pas ma présence ? Tu es toujours là. On se lasse des gens qu’on côtoie à chaque instant. Tu ne te lasse pas de moi. C’est vrai. J’aime ta putain de présence. Ta sale manie de me provoquer. De ne pas me laisser seule. De me pousser au danger. Parce que. Parce que. Je suis ton excuse. Rho la ferme. Tu es hilarante Sei. Chut. Je quitte ma chambre, déambulant dans les couloirs. C’est trop vide. Trop silencieux. Il manque les râles de Yohko. Il manque les soupirs de Mya. Il manque leur chaleur. Ils reviendront. Asamé aussi reviendra. Ils reviennent toujours. Non. C’est faux. Les gens partent toujours à un instant avec pour idée de ne plus revenir. C’est toujours comme ça. Que ce soit la mort où leur volonté ils sont toujours arraché à moi. Je m’assois derrière le bar, allumant une petite lampe. Qu’est-ce que j’attends ? Asamé ? Ma famille ? Autre chose ? Aucune idée. Tiens. Une bouteille de vodka. Oh ma belle qui jamais ne m’a trahie, laisse-moi te vider jusqu’à la moelle de ton essence. Pourquoi ? Pourquoi ce vide. Ce foutue vide au creux du bide. Qu’est-ce qui me manque. Quelle est cette sensation depuis plusieurs minutes. Cet instinct. Que se passe-t-il ? MERDE. Même la vodka ne comble plus cette sensation. J’en peu plus. Expliquez-moi. N’importe qui. Non. Pas n’importe qui. Pas lui. Pas cette voix que j’entends derrière la porte. Pas cette voix qui cri mon prénom. Qui hurle. Je sais que tu es là Sei. Je sais que tu es là. Chut. La ferme. Je ne veux pas te voir. Pas toi. Tu n’es rien. Plus rien. Juste une tache sur mon extrait de naissance. Juste un générateur à spermatozoïde déglingué. Regarde tes gosses vieux cons. Un fils qui kidnappe sa sœur pour qu’elle t’échappe. Une fille qui aide à couvrir sa sœur devant son meurtre. Et le meilleur. Celle que tu continues d’aimer. Celle que tu oses assumer ta ressemblance avec. Bourrée aux médocs, droguée à l’adrénaline, meurtrière et un pied dans l’asile. Moi. Ha ha. Quel portrait élogieux. Soyons honnête. Si on m’enlève ce sois disant quotient intellectuel je n’ai rien qui pourrait rendre un père fier.
« SEI ! Je sais que tu es là… J’entends du bruit… Ouvre-moi… »
Ces suppliques. Pourquoi ? Je t’aime. Je te hais. Crève. Casse-toi. Laisse-moi. Putain de bouteille. Pourquoi fais-tu tant de bruit. Ma belle, ton père est un casse-pied. Casse-toi de ma vue, j’ai déjà assez d’un boulet. Ok ok. Pas la peine de t’énerver, je préfère être spectateur. Comme toujours. Je me lève. Trainante. La porte est devant moi. A quelque centimètre. J’entends presque la respiration haletante de mon paternel derrière celle-ci. J’entends presque ses gémissements. Ma main se pose sur la porte. Je sens presque les palpitements de la situation contre ma paume. Mon autre main amène à mes lèvres la bouteille. Sa voix s’élève à nouveau. Mon cœur s’arrêtte. Quelque chose ne va pas. Je le sens. Il n’est pas assez con pour venir ici sans raison. Il n’est pas assez con pour risquer de me perdre définitivement. Il n’est pas assez con pour risquer ma colère. Alors…
« Tu répondais plus au téléphone… Je suis venu après être passé à l’hopital… »
Hôpital ? Qu’est-ce que cette infamie vient faire dans l’histoire. Pourquoi ce mot si banni de mon esprit vient faire là. Pourquoi ce mot ne fait que renforcer ce vide dans mon cœur. Parce que je sais. Je le sens. Sa bourdonne dans mes veines comme une vérité incurable. Je le sais. Je le savais. Depuis le début. Je le sentais. C’était là devant moi, mais sa n’avait pas de nom. Pas de définition. Ça n’en a toujours pas. Je comprends juste à présent. Et c’est mauvais. Très mauvais. Pas maintenant. Pas ce soir. Pas eux. Pas lui. Pas moi. Non. Il ne faut pas. Il ne faut pas. C’est mauvais. Mauvais. Ils n’ont pas droit. Tais-toi papa. Tais-toi. Ferme là. Oublie-moi. Crève. Retourne dans ton enfer. Ne dis plus rien. Ce n’est qu’un rêve. Un foutu rêve. Accident de voiture. Chut. Yohko va sortir de sa chambre et te foutre dehors. Il va le faire. Non. Il ne le fera pas. Il ne le fera plus. Multiples blessures. Tu as mal frangin ? Tu souffres grande sœur ? Coma. Coma. Quel doux mot. Vous me laissez ? Je m’en fous que vous soyez blessé. Défiguré. Mortellement blessé. Je m’en fous. Vous n’avez pas à me laisser. Pas moi. Pas avec lui. Vous êtes les pirates sanguinaires qui me pousse sur la place. Ils sont là, sous moi. Dans l’eau. Nageant paisiblement. Leurs longues dents tournées vers moi. Ils me dévorent. Lentement. Elles me dévorent. ELLE me dévore. La bouteille tombe. Tiens. La vodka se repend sur le sol. Mya nettoiera ça. Elle nettoie toujours. Oui. Je dois faire ça. Tout casser. Tout détruire. Comme ça ils vont revenir m’engueuler. Et puis. Sa soulage. Non ? De tout casser. Tout réduire en poussière. La vie passe par la mort. Je détruis pour transcender. Je vis moi. Hein. Dis que je vis. J’attrape la table. Elle est légère. C’est fou. Où est-ce moi qui ai perdue toute notion. Pourquoi. Pourquoi mon ami as-tu peur ? Peur de me voir balancer cette table contre la fenêtre. Peur de voir cette vitre explosée en une pluie d’éclat brillant ? Tu n’as pas peur toi. Tout ce que tu veux c’est jouer. Avec moi. Avec ma vie. Alors pourquoi as-tu ce regard si peinée. Tu n’as pas à me regarder comme ça. Je ne fais pas pitié. Je ne veux pas ta compassion. TOUT VA BIEN. Mes mains se perdent dans mes cheveux. J’ai mal au crâne. Tout se bouscule. Ça fait mal. Les idées contre la boite crânienne. La colère contre le cœur. Les larmes salées sur les joues. Sa brulent. Lentement. Je détruis. Oui. Je détruis tout. J’explose tout. La lampe explose dans un léger volupté de fumée contre le mur. Le canapé se renverse. Les feuilles volent. Les verres se brisent dans mes mains, écorchant ma peau. Ça fait mal. Oui. Ça fait mal. Mais ça soulage. Le cœur. Un peu. Je chasse les gouttes de sueurs sur mon visage. Tiens. Du sang. Je saigne. Ah oui. Des ecorchures. J’ai du sang un peu partout. Ma chemise. Mes mains. Mes bras. Mon visage. Chut. Sei. Ecoute. Il parle encore.
« Ma puce… Calme-toi… Je ne veux pas te perdre toi aussi… pas toi… Je n’ai plus que toi ma fille… »
LA FERME. Ils ne sont pas morts. Pas mort. Pourquoi ! Pourquoi depuis des mois ne parles-tu d’eux que comme deux cadavres au fond d’une crypte. Leur cœur bat. Encore. Toujours. Ferme là. Disparais. Définitivement. J’ouvre la porte. A la volée. Tu ne passeras jamais ce seuil. Jamais ! Disparais de ma vie toi et ta vie. Toi et ta culpabilité de nous avoir abandonné. Disparait. CREVE. CREVE. Je le pousse. Il tombe. Il est surpris. Je suis sur lui. C’est fou la force qu’on peut développer. Je suis invincible. Rien ne m’atteint. Je pleure. Oui. Je pleure de rage. De colère. De faiblesse. Je le frappe. Un coup. Deux coups. Des dizaine de coups. Partout, le visage, sur la poitrine. Partout où sa fait mal. A lui. A moi. Mes phalanges se saignent. Du sang. Encore du sang. Toujours du sang. Sur mes mains. Sur lui. Le siens. Le miens. Le même. Ils se mêlent. Se confonde. Je vient de lui casser le nez. Il hurle. Je sens son coeur exploser dans sa poitrine. Ses battements qui se meurt. S’affolent. Tu as peur. HEIN. HURLE TA PEUR. Ta fille. Ta fierté est en train de te tuer. Tu le sens ! DIS-LE ! Celle qui te ressemble tant. Celle qui te comprend si facilement. Celle qui comme toi aime les femmes et leur beauté. Celle qui comme toi se perd dans l’alcool et la décadence. Celle qui comme toi est soumis aux autres. A leur attention. Alors qu’elle les déteste. Nous détestons les gens. Nous les haïssons. Nous voulons leur mort. J’ai juste plus de culot que toi. Ma main gauche enserrent ton cou. Écrase ta carotide. Écrase ta trachée. La broie. Tu suffoques. Plus de courage. Plus de folie. Tu me jalouse. Je le sais. Je le vois. Je t’aime. Tu m’aime. Je te hais. Tu me hais. Je vais tuer. Tu en rêve. HA HA HA. Je resserre mes doigts. Tu me griffes. Tu gigotes. Tu as peur. Hein. Tu veux vivre. Mon poings droit s'abat sur ton crâne. Encore. Encore. ENCORE. Souffre. Je m’essouffle. Je sature je crois. Sa tangue. C’est étrange. Meurs. Meurs. Meurs. Que ta mort les ramène. ME LES RAMENENT. Je tuerais le monde pour eux. Je tuerais le monde pour ces gens qui me font vivre. Alors qu’en fait. Je les hais. HAHAHA. Tu débloque Sei. Calme toi. Je suis calme. Tu ne le vois pas ? Il est presque 7h et je tue mon père. Après avoir détruit ma mère. Il est où le complexe d’Œdipe là-dedans ? J’en ferais pâlir Freud dis donc. Sei. Tu te perds. Je suis déjà perdue. Je suis l’enfant oublié au fond du puits. On le laisse pourrir là. Enfermé dans un corps. Dans une enveloppe. Entre 4 murs avec pour seule espoir une lumière qu’il n’atteindra jamais. Perdu dans les ténèbres. Dans la folie. Car oui. On devient toujours fou à tourner en rond dans un petit espace. Mon corps est ce puits. Sei. Il commence à s’evanouir. ET ALORS. JE VEUX QU’IL CREVE. HA HA HA HA HA HA HA.
MEURS ! MEURS ! MEURS !
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Asamé Kagiwara.
Androgyne Décadent.
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Dim 27 Juin - 15:30
http://www.youtube.com/watch?v=5h2Tfhs4-eU
Les rayons pleins de bouffe défilent uns à uns, les étalages multicolores, les produits avenants, les lumières blanchâtres, les odeurs de nourriture pleines de conservateurs et de colorants artificiels. C’était ça, Carrefour. « La qualité pour tous » qu’ils scandent dans leurs pubs, sur leurs murs et leurs affiches ou les appareils photos pour ceux qui on passer le brevet est à moins 40%. Waah, super la remise. On vas fêter ça; tu viens Germaine ? Elle passe dans les allées désertes et mortes, il était tôt dans la grande ville, et les femmes au foyer n’arriveraient en magasin que quelques heures plus tard. Nous sommes samedi, rien ne presse, c’est le week end après tout. Oui, rien ne presse jamais. Le panier rouge se remplis de moitié, trousse de secours, car elle en avaient entamés les pansements; bananes, chocolat, crêpes, sucre, cigarettes, mais pas d’alcool. Elle irais peut être en acheter, mais elle ne voulait pour l’instant plus y toucher. Prenait elle enfin ses responsabilités ? Oui. Non. Peut être. Elle flâne dans les rayons, regarde les choses qui manquaient. Asamé savait qu’elle aurait dû jeter un coup d’œil dans le frigo, pour voir ce qu’il manquait. Mais bon, elle se doutait qu’il n’y devait pas y avoir grand-chose, visiblement faire les courses n’était pas dans les habitudes de la famille Mc Cray. Raviolis, pâtes, quelques fruits, des légumes, un peu de viande. Pas de quoi nourrir une armée en pleine conquête, mais assez pour tenir quelques jours à plusieurs. Elle passe à la caisse, tend un billet, la grosse dame derrière le comptoir encaisse l’argent. Transaction, la nourriture est à elle. La jeune femme récupère la monnaie, ne dit pas d’au revoir. Cette femme devait avoir l’habitude de ce manque de politesse et ne releva pas, Asamé non plus. Adios, maintenant. Elle passe dans la rue, le jour se lève de plus en plus, il devait être 7h05. C’est bon, la boulangerie à laquelle elle voulait passer est ouverte, une odeur de pain chaud et de brioche doré se fraye un chemin jusqu’à son nez. Un imperceptible sourire se dessine sur ses lèvres. Elle se dirige vers celle-ci avec son sac en plastique pleins de courses, elle avait assez pour le petit déjeuner. La lycéenne entre dans la boulangerie, le carillon sonne dans un bruit cristallin. Une jeune femme apparaît derrière le comptoir, et lui adresse un lumineux sourire. Elle avait des cheveux noirs arrivants aux épaules, et dévisagea Asamé. Un peu interloqué. La fixant du regard, et oui, c’est pas courant ma chérie les yeux ambres. Surtout chez les japonais. Comme réponse, elle lui demande une brioches, une baguette de pain ainsi que deux pains au chocolats. La vendeuse bredouilla quelques incompréhensibles excuses et alla lui chercher ce qu’elle lui avait demandé. Quelques secondes passèrent puis elle ré apparus, chargée de ce qu’elle avait commandé. Nouveau sourire, elle paye une nouvelle fois, sort de la boulangerie. Elle pouvais revenir « à la maison » maintenant. Oui, se faire à l’idée que maintenant, elle habitait chez Sei était assez… Étrange ? Oui, peut être. Sûrement. Elle avance dans les rues, reprenant l’exact chemin qu’elle avait pris quelques dizaines de minutes auparavant. Asamé traverse la rue qui la mène à l’appartement… Pour se stopper. Elle entend des cris, des coup, des gémissements. Elle cours à présent, ses jambes la porte dans un effort soutenu, elles la porte très facilement. Depuis combien de temps est tu une championne en course à pieds avec sac de bouffe dans les mains ? Bravo. World record. Elle arrive dans le couloirs, aperçois ces deux ombres batailler sur le sol froid et dur. Elle vois la face déformé par la haine de Sei, les yeux pleurant de rage. Elle vois aussi cet homme au sol, au teint presque gris se décomposer par l’étrangement atroce de la jeune femme aux cheveux teintés. Asamé ne réfléchie pas, elle lâche les sacs en plastique et hurle.
« ARRETE !! »
Elle cours dans sa direction, et la percute de pleins fouet. La douleur est fulgurante, et la transperce de part en part. Elle hurle, une nouvelle fois. Mais de douleur cette fois. Son fragile corps viens de sortir de sa torpeur hospitalière est encore faible, et son esprit chamboulé. Mais elle tient bon. Les deux corps des jeunes femmes roulèrent à quelques mètres, la force de l’impact fut terrible, même pour sa morphologie d’allumette, la lycéenne avait plus de force qui n’y paraissait. Sei est sonnée, elle en profite pour la plaquer au sol, elle la tient d’une poigne de fer par les épaules, et le fait d’être à cheval sur son ventre l’empêche de fuir et de la regarder dans les yeux. Une suffocation, une toux violente, un râle affreux. L’homme à terre se plaque contre le mur et agrippe son cou comme pour vérifier qu’il est encore en place. Asamé ne voulait pas savoir ce qu’il s’était passé pour le moment, et encore moins de savoir qui était cet homme. Juste lui sauver la vie, qu’importe ce qu’il pouvait être pour Sei. La lycéenne sent une violente douleur sur sa joue, elle s’était coupé avec un morceau de verre traînant par terre. Elle pleure, aussi. Une bête la griffe dans son ventre, dans son esprit terrifié. Il gratte comme pour sortir, comme pour implorer quelque chose. Les sacs de courses gisent quelques dizaines de mètres plus loin, elle avait parcouru une telle distances en quelques secondes ? Ce n’était pas vraiment le moment pour contempler ses exploits sportifs. Sei se débat, Asamé la retiens fermement. Avec poigne et force, elle l’oblige à s’incliner et à ne plus tenter quoi que ce soit. Drôle. T’est pas censée être sortie du coma il y a quelques heures toi ?
« Qu’est-ce que tu foutais bordel ? »
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Asamé Kagiwara. « Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d\'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c\'est à ce principe que je donne le nom de conscience. »
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Dim 27 Juin - 16:32
Sei. La ferme. SEI. LA FERME. Laisse-moi le tuer. Juste le tuer. Après j’irai dormir. Oui. Dormir. Longtemps. Jusqu’à ce que ces deux idiots se réveillent. Jusqu’à ce qu’ils me réveillent. Oui. Dormir. Dormir. Sans plus rien pensé. Sans plus rien ressentir. Juste dormir. Longtemps. Tu sais très bien que tu ne dors pas, tu cauchemarde. Non. Tu es un idiot. Je ne parle pas de ce genre de sommeil. Tu veux mourir ? Mourir ? Je ne meurs pas. Je ne peux mourir. Je ne peux que vivre. Je suis invulnérable. Invincible. Immortel. Je veux juste le sommeil éternel. Juste ça. Sei. Tu pete les plombs et pas qu’un. C’est pas une nouvelle. Regarde. Tu es là, debout devant moi, et tu me regarde tabasser mon père. C’est pas de la folie ça. La folie n’est pas ma présence. La folie c’est que je ne fais rien pour t’empêcher de te détruire. Bien sûr que non. Ma destruction fais ton bonheur. Tu te délecte des pièces détruites de mon esprit, de mon cœur. C’est délicieux hein. Du nectar et de l’ambroisie. La nourriture des dieux. Je ne suis pas un dieux. Non, tu es une âme errante qui s’amuse de la déchéance des autres. Non. Non. En faite tu es plus pitoyable que ça. Tu es juste une âme errante à la recherche d’un peu de compagnie. Mais je ne meurs pas. Et ça te fous en rogne. HA HA HA. C’est con ça. Tiens. Papa. Prends toi ça dans la gueule. Encore une pour la route. Juste une. Tiens. Une voix. Un ordre. Mon geste se stop. Une hésitation. Important. Vitale même. Un soupir de soulagement. Pourquoi es-tu soulagé mon vieil ami ? Pourquoi ne veux-tu pas que je me perde totalement. Tiens. Le plafond. Le sol. Sa tourne. C’est brusque. Violent. Sa fait mal. Un contact chaud. Je le sais. Je reconnais cette odeur au loin. Du Jasmin. Asamé. Tu es revenue. Oui. Toi tu es revenue. Ha ha. Sauve-moi. Encore un peu. Laisse-moi apercevoir un peu plus la lueur à la sortie du puits. Un dernier coup et sa aurait été ma fin. Un seul coup. Je sens le contact froid du sol contre mon dos. J’ai chaud. Très chaud. Je sens la sueur sur mon visage. Je la sens couler le long de ma nuque, se perdre dans mes cheveux. Je suis fatiguée. Mais pas assez. Pas encore. Je suis comme un poisson hors de l’eau. Hors de son environnement. Je gigote. Encore toujours. Je veux retourner là-bas. Dans ma folie. Je veux y retourner parce que je m’y sens bien. A l’aise. Lâche moi Asamé. Retiens-moi. Laisse-moi partir. Garde-moi près de toi. Je sais plus. Je sais pas. Je veux juste le tuer tu sais. Après tout ça sera fini. Tout sera fini. C’est lui. Lui. Toujours lui. Pourquoi lui ? Parce que tout es plus facile avec un coupable. Tout est plus facile avec quelqu’un a haïr. Parce qu’il m’a trompé avec son illusion de perfection. Parce qu’il a préféré les inconnus à sa famille. Parce qu’il a préférer le mouton noir à sa fratrie bien plus parfaite. Parce qu’il est mois sans la folie. Je l’entends. Il se relève. Il est près de nous. Il est surpris. Quoi ? Tu ne t’attendais pas à sa présence. Tu demandes qui est-elle est hein. C’est ma muse. Elle est belle hein. Elle tu la fouttera pas dans ton lit. Tu la touche je te tue. JE TE TUE. Tiens. Qu’est-ce que tu tiens dans ta main. Ce flacon. Cet horreur. Mes medocs. Ils ont du tomber. HA HA. Tu es heureux avoue. Ce pouvoir entre tes mains. Tu ne vaux pas mieux que Tanaka. Tu ne comprends pas. Ce sont ces gellules qui me tue un peu plus. Mon esprit les combats. Les surpasse. Elles n’aiment pas. Elles se vengent. Elles me détruisent. Elle me drogue. Encore. Toujours. Avec la dépendance. Je m’échappe. Il le faut. J’y arrive pas. Asamé. Lâche-moi. Pitié. Il me force à prendre une des gélules. Je la sens glisser. J’essaye de l’expulser. DEGAGE. Non. Je l’avale.
« C’est pour ton bien Sei. »
Mon bien ? Que sais-tu de mon bien ou de mon malheur ? Je fatigue. Je suis fatiguée. Vide même. La colère est fulgurante. Violente. Mais éphémère. Elle emporte avec elle toute énergie. Les minutes passe. Je me détends. Mes muscles se décontract. Mes spasmes s’estompent. Mes larmes se sèche. Les medocs n’y sont pas pour grand-chose. Ou peut être pour beaucoup. C’est juste l’après choc. L’après folie. L’après destruction. Un vide intense. Troublant. Presque agréable. Et pourtant. Je me sens mal. J’ai envie de vomir. Vomir mes tripes jusqu’à ce que je me sente nettoyer de l’intérieur. Je le sens. Ce sang qui s’infiltre dans mes vêtements. Dans ma chair. Dans mon âme. Toujours le sang. Il parle. Avec Asamé. Il lui parle. Je n’entends rien. C’est lointain. Très lointain. Quelques bribes. Par-ci. Par là. Quelques mots sans sens. Un « Merci ». Oui. Remercie là papa. Elle vient de te sauver la vie. Je t’aurais tué. Tu le sais. Je t’ai toujours fait peur. « Je ne savais pas ». Tu ne savais pas quoi papa. Que j’allais prendre le fait que mon frère et ma sœur sont dans le coma. Que les seules personnes qui m’éduquent depuis dix ans m’abandonnent. « Son état à empirer ». Mon état. Purée. J’ai toujours été comme ça. Toujours. Sauf qu’avant je n’avais pas de quoi m’énerver. Je n’avais pas de quoi te haïr. Enfin si. J’avais toutes les raisons. Mais ils étaient là pour me retenir. Ils sont plus doués que toi pour élever quelqu’un. Je tremble. Je respire mal. Je suis calme. Trop calme. Mon esprit analyse tout à présent. Trop peut-être. Un accident. Un foutue accident. Toujours des accidents. C’est un accident si la maladie ma mère a empirer. Rien ne l’annoncer. C’est un accident si cet homme est tombé de l’immeuble. Rien n’annoncer qu’il allait monter. C’est un accident si ce bus a percuter Asamé. Rien ne l’annoncer. C’est un accident si cet accident de voiture leur est arrivé. Toujours des accidents. La vie est faite d’opportunité. Quelle connerie. Tout s’enchaine. Trop de chose. De vue. Trop entendue. Trop vécue. Je pleure. Je les sens ces larmes salées qui sillonne mes joues. Ne pars pas Asamé. S’il te plait. Pas maintenant. Ne me laisse pas toi aussi. Ne m’abandonne pas.
- Actions du père xD. Parce que là pas facile de forcement comprendre. –
Il se relève péniblement, le visage boursoufflé et couvert d’equimose rougeâtre. De sang aussi. Beaucoup de sang. Sa main bute contre un objet. Il regarde. Des médicaments. Les siens. Il les reconnaîtrait entre mille. Ceux qu’elle n’a jamais voulu prendre. On dirait qu’elle a céder. Est-ce mieux. Il la regarde. Toujours en crise. Il a peur. Peur de ce qu’elle devient. Peur de là où elle se dirige. Il n’a plus qu’elle. Plus qu’elle et il la perdu il y a si longtemps déjà. Il s’approche. Boitant. La tête dans un étau violent. Il la force à avaler les pilules. Il le faut. Pour elle. « C’est pour ton bien Sei » Oui. Pour son bien. Et pour le sien aussi. Calmer sa colère, ne pas qu’elle le tue. Avoir peur de sa propre fille. Il lève les yeux vers la jeune femme devant lui. Elle est belle. Très belle. Il parle. « Merci… Je serais surement mort. Je… Je ne pensais pas qu’elle le prendrait si mal. Enfin. Si. Je me doutais que sa la briserai. Mais pas que son état avait autant empiré, que ses crises étaient aussi destructrice. »
-Revenons a nos moutons X3 –
Il faut que je bouge. Il le faut. Asamé. S’il te plait ; je ne peut plus le voir. Je ne veux plus le voir. Il n’est plus qu’un corbeau annonciateur de mauvaise augur depuis des années. Depuis si longtemps. Les médocs n’enlèvent pas la haine. N’enlèvent pas l’envie de tuer. Il ne calme que les composants chimiques. Que ces idioties médicales. Ces connexions nerveuses. Ils ne changent pas l’âme. Pas les sentiments. Je vais le tuer. C’est irrémédiable. Si je n’en ai pas la force maintenant je le ferais plus tard. Il m’a tout enlevé. Tout. Je dois bouger. L’éloigner de ma vue. Mettre des murs épais entre lui et moi. Asamé à de la force. Beaucoup de force. Elle sort réellement du coma ? Oui. L’adrénaline surement. Je souris. Malgré les lames. Malgré la peine. L’idée qui germe dans ma tête me fait sourire. Oui. Le genre d’idée connes qu’on les héros dans les films de série B. Je me redresse, profitant d’un moment d’inattention. Oui Asamé. Sois surprise. Il le faut. Je capture ses lèvres. C’est doux. Salé aussi. Je pleure. Amer aussi. Des restes de sang. Etrange. Mais sa marche. Je sens la surprise détendre ses muscles. J’en profite. Mes mains attrapent ses épaules et je me redresse. Désolée Asamé. Oui c’est déloyal . Oui c’est fourbe. Mais je ne peux plus le voir. Je ne peux plus. Je me relève. J’attrape sa main. Je ne te lâche pas. Si je te lâche je tombe. Physiquement. Moralement. Mes yeux se pose sur lui. Il a peur. Tu n’as rien à craindre. Pas ce soir. Je ne te toucherais plus. Je suis assez salie de ton sang. Et toi assez punie de ton existence. De mon existence. Oui. Je le pousse, qu’il soit assez sonné pour ne pas me suivre. J’attrape les médocs au passage. Ô douce drogue ne me quitte pas. Je m’élance. Je cours. La porte est encore ouverte. Ouf. Je la franchis, emportant Asamé sur mon élan. Je referme la porte derrière moi. Je plaque Asamé contre la porte. Empêchant son ouverture. Empêchant sa fuite. Oui. Reste avec moi. Je me colle contre corps. Sentir sa chaleur. Entendre les battements de son cœur. Mes doigts attrapent sa veste, l’enserrent. En faite. Je ne me sens pas mieux d’être plus loins de lui. D’être dans ce salon dévasté. De sentir un courant d’air froid entrer par la fenêtre explosée. J’ai froid. Je tremble. Je pleure. J’ai mal. Très mal. Le froid s’engouffre en moi et parcoure le vide. Sa en fait du volume. J’enfouis ma tête au creux de son cou. Je me fous de ce qu’elle pense. De ce qu’elle ressent. De ses envies. Je veux juste combler les mienne et me perdre un instant dans cette présence rassurante, dans ce parfum.
Sa toque à la porte. Doucement. Presque timidement. J’entends une voix étouffé derrière celle-ci. Je suis un peu assommée maintenant. Les médicaments font leur effet. Je ne bouge pas, collée à ma muse. Si je la lache je m’effondre. Je dois tenir. Encore un peu. Debout. Sa voix résonne , timide.
« Vous…vous avez oubliés vos courses dehors »
Mon père est un idiot.
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Asamé Kagiwara.
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Dim 4 Juil - 22:29
Le père se relève, chancelant, hésitant. Venait il de prendre conscience qu’une inconnue venait de lui sauver la vie? Oui on dirait, parce qu’il bredouille un truc incompréhensible et se dirige vers Sei et Asamé, que fait il ? Un bruit léger de plastique qui s’entrechoque. Des cachets. Des « médicaments ». Elle veux protester, mais elle sait aussi que si elle esquisse le moindre mouvement, sa colocataire en profitera pour s’enfuir. Et elle ne doutait pas de sa force, pas le moins du monde même. Aussi elle s’accorda un soin tout particulier de ne pas lâcher prise. Il parle à présent, il la remercie. Asamé ne répond pas, elle n’avait pas envie de répondre en fait. L’ancienne lycéenne sent les muscles de la brune teinté ses détendre peu à peu, minute par minute. Sans s’en rendre compte, elle baisse sa vigilance, croyant celle-ci assez assommée pour être hors d’état de nuire. Enfin, toujours se méfier du feu qui semble dormir. L’autre prend la parole, ses mots, ses phrases lui donnent envie de vomir. Sei n’est pas un monstre, Sei n’est pas un « cas ». C’est au tour de Asamé d’avoir envie de tuer cet espèce de con, mais c’est pas poli sur le palier d’une porte. Elle ne dit rien, reste silencieuse. Elle ne parlera pas pour ce type. Jamais. La jeune femme sous elle a les yeux humides, et commence à trembler légèrement. Tu veux me faire pleurer ou quoi ? Me lance pas ce regard de chien battu, tu sais que je déteste ça. Ne me jette pas la pierre, ce n’est pas de ma faute. Arrête. Elle ferme les yeux, ceux-ci commençaient à s’embuer. Elle se crispe, sans le vouloir, sans le sentir. Elle a une boule dans la gorge, et rien ne peux stopper ce jeu de domino. Oui, vous connaissez les domino ? Quand y’en a un qui tombe, tous l’imitent. Et c’est dans une cacophonie monstre que tout s’effondre. Sei voie une ouverture, l’action n’a duré qu’une seconde, à peine. Vent de panique à bord, elle veux à son tour faire une action qui pourrait la sauver et plaquer de nouveau la brune au sol. Mais non, d’un geste habile, elle lui prend les mains, les ligotent de ses doigts fins et capture ses lèvre. Comment ? Cette fois, c’est la surprise totale. Elle s’attendait à tout, sauf à ça. Elle écarquille les yeux de surprise, plus que de rejet. Asamé aimait bien quand la jeune fille l’embrassait. C’était doux, amer. C’était les lèvres de Sei en gros.
Elles se relèvent, enfin, Sei force la lycéenne à se lever. Elle n’oppose aucune résistance, les deux femmes passent la porte de l’appartement. Il fait noir, un courant d’air passe… UN COURANT D’AIR PASSE ? La lycéenne écarquille les yeux, de peur cette fois, de surprise mêlé à une monstruosité de peur. La table avait disparue, visiblement elle avait décidée de voir ce que ça faisait de sauter par la fenêtre. Les meubles étaient reversés, des verres étaient brisés. Comment ? Asamé n’a pas le temps de se demander ce qu’il lui arrivait. Elle la plaque contre la porte, elle a été un peu brusque et la lycéenne ressent une passagère douleur dans les épaules. Elle n’a pas le temps de protester, Sei se blotti dans ses bras. Elle sent ses larmes dans son cou, c’est comme si elles s’enfonçaient dans son être entier. Elle s’accroche à son manteau kaki, la lycéenne se laisse glisser au sol, doucement, lentement. Elle ne voulais pas la brusquer, pas la briser plus qu’elle ne l’était. Asamé la prend par la taille, l’attire tout contre elle. Pleure, pleure, mais reste avec moi. Pleure, pleure, mais reste près de moi. Un léger toc toc à la porte. C’est ce con. Il gratte comme un chien galeux. Les courses, elles avaient oubliés le sac de courses. Asamé ne sert que plus fort Sei. Elles se rassurent mutuellement, elles sentent le parfum de l’autre, la jeune fille ne dis rien, juste être là, un peu, pour elle, encore un peu, pour l’éternité. L’éternité qu’il nous reste.
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Asamé Kagiwara. « Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d\'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c\'est à ce principe que je donne le nom de conscience. »
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Sei McCray
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Lun 5 Juil - 1:36
La tête enfouie au creux de son cou, les élans de son parfum pénétrant mes narines et s’enfonçant dans mon cerveau. Sa calme les idées. Sa calme la folie. Un simple parfum doux. Je m’accroche, je m’accroche à elle comme l’échouée à son radeau, comme un militaire à sa dernière munition, comme un parachutiste à son parachute. Juste se raccrochée à elle pour ne pas sombrer. Les jambes qui faiblissent. Le cœur qui lâche. L’esprit surtout. Qui se meurt un instant. Se raccrochée à tout ça pour ne pas se perdre. Il y a les gens qui comme mon paternel sont persuadés que toute les crises se soigne à coup de médicament, de drogue, de psychologie. C’est une logique d’adulte, de ces adultes qui croient que tout se soigne avec des éléments chimiques alors que parfois un peu d’attention suffise. Oui. De l’attention. De la chaleur. Juste se raccrochée à une main tendue, a un regard, à une odeur, à une étreinte. A une attention. Sa suffit parfois. Souvent même. Se sentir existant aux yeux des autres. Se sentir retrouvée. Ne plus être perdue dans une foule de pensée tumultueuse et déchirante. Une lueur. Je tremble. De peur. Oui. Toujours. Parce qu’il est là derrière cette peur. Tu as peur de lui Sei ? Oui. C’est mon père. On ne croit pas au pouvoir des parents. Mais ils en ont. Mais de quoi as-tu peur Sei ? Moi ? J’ai peur d’être seule. D’être abandonnée. D’être perdue dans une foule d’inconnue. D’être perdue dans une foule de vide, dans une chambre blanche. Vous savez, c’est lieux où on envoie ceux dont on ne veut plus, les machines abimées. Pas la casse. Ça y ressemble. Mais pas de saleté là-bas, juste du blanc, encore et encore. Et l’odeur vaporeuse des médicaments. Et l’isolement aussi. Les cris qui se perdent. Les murs qui ne ressentent rien. Même la bouffe n’a plus de texture. Et puis. J’aime pas quand on me cri dessus. Et lui il cri. Oui. Il se remet à crier. Plus fort.
« SEI ! MERDE ! ME FOUT PAS A LA PORTE JE SUIS TON PERE ! »
Et ? Cette maison n’est pas à ton nom. Elle est a celui de ton fils. Tu sais. Yohko McCray. Celui qui dort paisiblement sans connaître tes cris. Ton insistance. Tes coups sur la porte. Je l’envie. Je veux dormir. Un nouveau courant d’air. Je frissonne dans les bras de ma muse. Pourquoi j’ai brisé cette fenêtre moi. Je suis vraiment conne. Je te laisse à la porte. Je laisse cette barrière entre nous. Je laisse Asamé entre nous. Je m’accroche un peu plus à elle. Ne me laisse pas avec lui. Reste avec moi. J’ai besoin de toi. Il n’est rien. Rien qu’une erreur. Rien qu’une erreur qui en enchaine autre. Nous ne sommes qu’une suite d’erreur lui et moi. Mais je veux arrêter la chaine ici. Être le dernier domino. Celui qui s’écrase sans amortie. Celui qui subit le poid de ses ancêtres. Ne plus infligez cela à personne. Je mourrais jeune. Ils en ont décidé ainsi. Ils ont fait de moi ce que je suis. Ha Ha. Comment rejeter la faute sur les autres. C’est facile comme ça ? Non ? Mais faut être réaliste, on ne se fait pas tout seul, on est doucement façonné parce que la vie veut bien faire de nous, parce qu’elle veut bien dresser devant nous. Aurais-je été différente sans tout ça. Surement. Mais je n’aurais pas été-moi si j’avais été quelqu’un d’autre. Vous suivez ? On s’en fout en fait. Avec des si on refait le monde. Dans tous les cas il est pourri. BAM. BAM. BAM. Je sursaute dans les bras de la belle. Mon cœur s’emballe. C’est… Lui ? Oui. Il frappe à la porte. Fort.
« SEI TU FOUS QUOI ! ET C’EST QUI CETTE FILLE HEIN ! C’EST QUI ?! »
C’est qui ? Elle ? Une fille rencontrée dans un bar, avec qui j’ai finie totalement soûle. Une fille qui s’est prie un bus sous mes yeux. Ouais. T’as vue. J’attire les accident. Une fille que j’ai regardé dormir durant des semaines. Elle ne le sait d’ailleurs peut être pas. Une fille qui obsède mes dessins, qui les embellissent de sa beauté. Une fille qui est là pour moi. Juste. Regarde. Je te connais papa. Je te connais depuis des années. Et pourtant nous ne sommes que des étrangers. Asamé ne sait pratiquement rien de moi et pourtant elle me touche bien plus que toi. Tu te sens minable avoue. Tu bénis en cet instant mon manque de parole. Car oui, je te briserais avec une telle facilité. Sa t’arrange. Tu peux hurler. Tu parles au mur. Tu voudrais que je te parle. Que je te réponde. Que j’offre une illumination à tous tes questionnements. Que je sois le bourreau et toi le condamnée à mort. Tu veux te suicider ? Ha Ha. Tu es si bas dans la pente. Tu me dégoûte. Tu n’es pas capable de survivre à ta fille.
« PUTAIN SEI REPONDS ! C’EST QUI ! QUI EST CETTE FILLE AVEC QUI TU T’ENFERMES ! CETTE FILLE QUE TU EMBRASSES »
Oh. Tiens. Intéressant. Jalousie ? Oui. Je préfère m’enfermer avec elle que rester avec toi. Oui je préfère m’accrocher à sa veste plutôt que de te voir. Oui je préfère me perdre dans son cou que de d’entendre. Oui je préfère écouter les battements de son cœur plutôt que de subir des vociférations. Désolée. Désolée Asamé de te faire subir ça. De t’imposer mes larmes. De t’imposer ces cris. De t’imposer mon père. Mauvaise endroit au mauvais moment. Non ? Peut-être. Encore un accident. Une bourrasque de vent pénètre dans la salle. Je me serre contre elle. Un peu plus. Evitant ainsi que le vent ne s’engouffre entre nous. Non. A cet instant je ne laisserais rien entre nous. Tu sens bon Asamé. Tu le sais ça. ? Tu sens formidablement bon. Une odeur si particulière. Oui. Tu es celle avec qui je m’enferme. Comme tu es celle que j’ai embrassé plusieurs fois. Pourquoi ? Parce que j’aime le goût de tes lèvres. Parce qu’un baiser à beaucoup d’utilité. Tout simplement. Sa dérange mon paternel ? En quoi ? Que je le fasse devant lui sans aucun gène. Que je le fasse alors qu’il en aurait envie ? Que tu sois une fille ? Je n’en sais rien. Je n’en ai strictement rien à foutre de son avis. Il n’est rien. Je la sens plus crispé. Que se passe-t-il Asamé ? Sa te touche. Sa t’atteint ? Il ne mérite pas de pouvoir t’atteindre. Il n’a pas à te toucher. Je le hais un peu plus. Mes mains lâches doucement sa veste. Glisse le long de ses épaules. Enserrent sa taille. Doucement. Mes lèvres glissent le long de sa nuque. Tranquillement. Oubliant les cris et les hurlements qui résonnent derrières la porte. Ignorant la peur qui me bouffe au ventre. Cette sensation étrange. Profitant seulement de l’apaisement.
« Merci… »
Merci ? Merci pour quoi ? Pour tout. Pour rien. Parce que je sentais que je devais le dire. Parce que sans elles je l’aurais tué. Parce que sans elles je serais en fuite. Encore. Plus que d’habitude. Parce que sans elles j’aurais finie plus vite à l’asile. Parce que sans elle je serais seule. Parce que j’ai besoin de ses bras. De sa chaleur. De son parfum. Parce que j’ai besoin d’elle. Parce que j’ai plus qu’elle. Ma Muse. Pourtant. Je la sens. Tendue. Les yeux humides. Ses beaux yeux d’ambres. Non. Asamé. Je ne veux pas. Ouais. Je suppose qu’on n’en a rien à foutre de ce que je veux ou que je ne veux pas. Je la serre un peu plus dans mes bras. Il est calme. Tiens. Trop calme. Ce n’est pas son genre. Je le connais assez. Il ne peut pas. C’est trop facile comme ça. Et sa voix. A nouveau. Plus calme. Pas moins terrifiante. Au contraire. Les éclats de voix on les sent fugace, éphémère. Sa voix là à tout de la rancune tenace. De la haine.
« Sei… C’est injuste tout ça. C’est toujours injuste. Pourquoi…pourquoi toi tu aurais quelqu’un … alors que moi je n’ai plus rien. Tu ne mérites pas tout ça. Tu es une erreur. Les erreurs ont les détruits ou on les oublies. On les isole. Tu ne mérites que la solitude. Tu m’as tout ôté. Je ne comprends pas. Vraiment. Pourquoi ? Pourquoi sont-ils tous de ton côté. Qu’à tu de plus ? Cette fille. Je ne la connais pas. Et pourtant. Je la hais. Tu le sens ça. Je la hais comme tous ceux qui sont proche de toi. Si je la blessais… tu aurais mal Sei. Hein… Tu aurais mal. C’est si doux de le savoir. Si puissant. Je suis ton père, j’ai encore du pouvoir sur toi. »
Un frisson parcoure ma nuque. Ma colonne vertébrale. Mon esprit. Il me terrorise à cet instant. Mon père n’a pas de cran. Sur la longueur il s’essouffle et ne tient pas ses engagements. Quel qu’ils soient. Mais sur le coup il est d’une volonté de faire. Ces paroles virulentes ne seraient dangereuse qu’aux premiers instant. Cela n’enlève rien au danger. Cela n’enlève rien à ma réaction. Je ne le laisserais pas faire. Je ne le laisserais pas la toucher. Pas d’un cheveu. Même si je dois le tuer. Même si je dois finir enfermée. Je ne le permettrais pas. Jamais. Je resserre avec douceur mon étreinte. J’ai peur. C’est vrai. De la bonne peur. Celle qui booste l’adrénaline. Celle qui donne une volonté de fer. Plutôt mourir. Cette phrase prend tout son sens dans mon esprit. La mort ne m’effraie pas. La douleur non plus. Ce qui m’effraie c’est qu’elle souffre de ces histoires. Si cela devait arriver je ne répondrais de rien. Et ce serait la fin. Pour lui. Pour moi. Essoufflons nous doucement. Je lui murmure doucement à l’oreiller, d’une voix si calme et si douce que je m’en étonne moi-même, je lui dis doucement que je ne le laisserais pas la toucher, laissant dans ma voix percer ma détermination sans limite. Quelques soient les risques. Quelques soient les conséquences. J’irai au bout. Je la berce lentement. Il se lassera avant moi. Je sais me monter extrêmement patience. Il est calme derrière la porte. Il ne dit plus rien. Je sais qu’il attend. La mort aux tripes. Il attends nos réactions. Elle ne vont pas tarder. S’en ai sûr. Elle vont arriver. Les miennes seront les conséquences de la réaction d’Asamé. C’est fou. Tout est entre ses mains. Mon avenir et celui de mon père se trouve dans les mains d’une inconnue. C’est presque risible. Encore faut-il que cela en vaille la peine. Je le sais que cela le vaut. Que toute cette comedie vaut des sacrifices. Pourtant. J’ai besoin de l’entendre juste une fois. Ou de le voir. Je sais pas. Il me faut. Une conviction que tout cela n’est pas vain. Je passe doucement ma main sur la joue de ma muse, dégageant une mèche de cheveux. Je me mords la lèvre. Sei. Je rêve ou tu hésites. Bien sûr que j’hésite. C’est un peu la question qui tue non ? Le dilemme. La pire chose qu’on peut demander à une personne. Parce que sa demande la vérité. C’est dur la vérité. Allez. Ouvre la bouche. Dis le. Toi qui ne parle pas pour ne rien dire. Toi qui réfléchis toujours à tes paroles. Cette question te tiens à cœur depuis plusieurs jours. Alors pose là. Tu y perds quoi ? Elle. Peut être. Non. Il ne faut pas. Je croyais que tu vivais l’instant. Je croyais que tu suivais tes envies. Mais là. Là. C’est trop étrange quand même. Trop. Puissant. Lance-toi. Vis.
« Dis Asamé, Tu m’aime ? »
Le cœur qui rate un battement. La respiration qui se stoppe. Une attente. Effrayante. Qui gonfle la boule dans l’estomac. Qui gonfle la peur. Parce que beaucoup se joue avec une simple question. Parce que la réponse peut détruire. Peut sauver. Peut tuer. Peut mener à la folie. Wouah. C’est fou. Un sentiment. Une émotion peut-elle mener à de tels extrêmes. Oui. Et tu le sais Sei. Cette force incroyable qui pulse dans les veines. Qui emmène sur des chemins dangereux. Cruel. Il gratte à la porte. Insecte pressant. Veux-tu tant te faire écraser vermine ? Tu me stress. Arrête. J’entends ta respiration derrière la porte. Pas maintenant. Je le chasse de mes pensées. Me concentrant juste sur elle. Juste sur ma muse.
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You'll never be alone When darkness comes I'll light the night with stars
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Asamé Kagiwara.
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Mar 6 Juil - 11:35
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Je suis maso.
Les deux femmes s’étreignent dans le noir, le bruit des voitures au loin étaient transporté par le vent léger et odorant de pollution. Elles s’éteignent, Asamé se raccroche à Sei autant que Sei se raccroche à Asamé. Deux âmes à la dérive, et toujours derrière la porte, cet homme hurlant. Tu pleure ? Tu a peur ? Oui. Une peur qui m’étripe les entrailles et qui me violente l’esprit. C’est son père, derrière la porte. C’est l’homme qui l’avait chéri dans son enfance. Peut être pas après, sûrement pas après. Mais d’une certaine manière, il devait l’aimer. Pour la protéger pareillement. Alors pourquoi hurle il ? Ses mots la frappent en pleine poitrine, son souffle se tari. Elle reste pourtant accrochée à Sei, comme une dépendance, comme une drogue. Ses mains, ses ongles s’enfoncent dans sa peau d’albâtre avec une déconcertante facilité. Elle est agrippée à elle, et était dans l’incapacité de bouger. Pas d’elle-même du moins, car elle était secouée de spasmes, de terrifiants tremblements. Elle avait peur, oui, elle était morte de peur. A cause de cet homme, qui tambourinait maintenant la pauvre porte de l’appartement. Il vociférait, et Asamé était percuté de plein fouet. C’est pire que le bus, le bus, tu t’en remet. C’est une douleur atroce, une déchirure totale, tu sent tes os craquer sous ta peau, mais tu perd conscience. Là, ce n’est que purement mental, alors pourquoi ? Dieu, pourquoi ? Pourquoi cela fait si mal ? Si mal que tu a envie de hurler. De t’arracher les cheveux, de te terrer quelque pars. Asamé se recroqueville dans les bras de Sei, troublée d’un spasme. Un merci s’échappe de sa bouche, un léger merci. Pourquoi merci ? En tout cas, cela frêne un peu la jeune femme et sa sensation affreuse. Son trouble se voile un peu, elle est dans ses bras, c’est tout ce qui compte. Juste ça, être dans ses bras. Le père et ses cris reprennent, et prennent vite le pas sur cette fausse assurance, il se demandais qui était elle, qui pouvait bien être cette brune, cette brune qu’avait embrassée Sei. Sa fille chérie, son enfant. Aller, fait les présentation. C’est son père, ‘quand même’. Elle n’a pas le temps de se poser plus de questions, il gémit, se lamente, il est terrifiant. Oui, vous savez, comme dans les livres de contes. Le méchant orge, la méchante sorcière, le loup, le géant qui vas manger les enfants… Comment peux elle resserrer son étreinte sans étrangler Sei ? Impossible à dire, elle est déjà entièrement a elle. Cachant ses yeux dans son cou, alors que sa compagne était tout aussi dépendante de son étreinte. Puis, les paroles qui terrifient, vraiment. Qui vous font trembler de peur, qui vous mettent au désespoir, qui vous donnent envie de pleurer encore plus que vous n’êtes déjà en train de le faire. Elle à peur, et toujours ces mots qui dansent dans sa tête, comme une menace sourde, comme une hache au dessus de votre tête, prête pour le peloton d’exécution. « Si je la blessais… tu aurais mal Sei. » Elle tremble, elle sanglote, peut être que cela s’entend derrière la porte. Elle s’en fout, elle est juste morte de trouille, devant le grand méchant loup. Devant cette abomination qui tenait pourtant un sac de courses Carrefour dans les mains. Elle sent pourtant une rage, une colère, une pulsion dans le cœur, dans la gorge de la jeune femme. Sei est en colère, et pourtant elle la berce doucement, ces paroles ne la rassurent pas, mais elle est là. C’est tout. Elle savait qu’en face d’elle, juste sous son cœur, une personne avait penser, formuler ses paroles dans son esprit, que ses poumons s’étaient soulever, et avaient crée ces paroles, qui paraissaient sublimes aux yeux et aux oreilles de Asamé. Sei se stoppe, la lycéenne est attentive, elle semble hésiter. Non pas que la jeune femme la voie de face, mais c’est ce souffle bloqué dans sa poitrine, cette phrase qui semble ne pas vouloir sortir. Ne jamais vouloir sortir. Puis, enfin.
« Dis Asamé, tu m’aime ? »
C’est au souffle de Asamé de se stopper. Le temps semble arrêté. C’est pas une demande en mariage ça, c’est pas comme dans les séries télé, où le mari se met à genoux et finalement, la fille se jette dans ses bras en beuglant un « OUI » pleins de larmes. Là, la fille en question pleurait déjà et visiblement le père derrière la porte ne voulait pas que sa chérie adoré aille voir une autre. Voulant rester le centre de sa vie, pour l’éternité. Et toi, Sei ? Tu veux pas rester le centre de ma vie pour le restant de l’éternité qu’il nous reste ? Et que ferais tu, si elle, ne t’aimais pas ? Elle m’a posé la question pourtant. Alors ça doit être le cas. J’espère, juste ça. Juste, ça… Elle se déloge de son cou, d’ailleurs, ça la rend triste, mais elle sait. Elle possède juste cette certitude. Elle regarde Sei droit dans les yeux, toujours ses bras autour de son cou, la fixant de ses grand yeux écarquillés. Deux grandes prunelles baignés de larmes, mais surpris. Elle se trouve dans l’incapacité de parler, d’esquisser ne serait-ce que le moindre petit mot dans sa tête, en encore moins de sa bouche. Mais, elle est certaine, elle à cette certitude, au creux des reins. Que si elle répondait, elle pourrais passer le reste de sa maigre vie dans le cou de Sei. Alors, elle l’embrasse. Oui, y’avait déjà eu des baisers auparavant, plusieurs même. Mais, pas des comme ça. Ouais, je suis conne. Mais des baisers d’amoureux, vraiment. Y’en a jamais eu. Jamais. Elle sent cette chaleur, tout près de son cœur, mais elle entend aussi les grattements derrière la porte, des plaintes, des gémissements. La peur est encore présente, bien sûr. Mais moins, juste cette chaleur, cette douceur au milieu de sa poitrine.
« Asamé McCray. »
AND NOW WE’RE ALL TO BLAME, WE’VE GONE TOO FAR, FROM PRIDE TO SHAME, WE’VE HOPELESSLY BLISSFUL AND BLIND. WHEN ALL WE NEED IS SOMETHING TRUE TO BELIEVE, DON’T WE ALL ? EVERYONE, EVERYONE, WE WILL FALL.
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Mar 6 Juil - 14:40
C’est fou. Dans les romans on dit que c’est après des questions pareils que le temps se stoppe. Que le cœur s’arrête. Qu’on se perd un instant dans la peur totale. Celle du rejet. On peut croire que c’est l’idiotie à l’eau de rose. C’est vrai. Dans la réalité c’est pire. Parce que ce n’est pas fictif, ce n’est pas juste deux personnages qui n’existeront jamais. C’est un vrai cœur, qui bat, qui s’arrête. Une machine infernale qui se perturbe dans la poitrine. Ça fait mal. C’est comme si il voulait exploser, sortir de la cage thoracique et s’enfermer dans celle d’Asamé. Pourquoi tu dis rien Asamé. Pourquoi tu ne parles pas. Pourquoi tu laisses ce silence que d’habitude j’affectionne me détruire de l’intérieur. Fais quelques choses… N’importe quoi. Par pitié. Gifle-moi si tu veux. Jette-moi en pâture à mon paternel. Embrasse-moi. Tue-moi. Étrangle-moi. Je ne sais pas. Mais ne reste pas comme ça à me fixer avec tes grands yeux ambre embués de larme. J’ai peur Asamé. Tu le sens ça ! Je crève de peur ! Comme un aveugle qui recherche désespérément une lueur. Comme un poisson attiré par l’eau. Comme un cœur perdu recherchant la paix. Juste un peu. Juste… tiens. C’est chaud. C’est doux. C’est apaisant. Un baiser. Pas comme ceux d’avant. Pas comme ceux pour s’amuser. Pas comme ceux pour rassurer. Pas comme ceux pour remercier. Non. Bien plus fort. Bien plus éclatant. Le cœur qui explose en de millier d’étincelle. Comme un envol de papillon au creux de l’estomac. Juste se fond en elle. Juste oubliée tout. Le salon dévasté. La fenêtre brisée. Ce père horrifié. Juste tout oublié et se concentrée sur elle. Sur elle seule. Sur ce baiser. Un vrai baiser. Ceux qu’on recherche sur les lèvres des autres. Ceux qu’on ne trouve que rarement. Tiens. Ton cœur bas. Ce n’est pas une nouvelle, il a toujours eut ces battements. Non. Ecoute Sei. Tu le sens battre. Tu te sens vivre. Ah. Oui. C’est bon. Et le baiser se termine. C’est blessant. Terriblement blessant. Comme une drogue qu’on vous enlève avant que vous n’ayez été rassasié. Un vide qui s’installe. Un manque. Sa voix. Elle parle. Mais. Non. Sei. Tu rêves là. Elle n’a pas dit… si. Elle l’a dit. Lui aussi il l’a entendue. Lui aussi il a compris ce que tout cela signifiait. Il hurle. Un hurlement profond. Venant du cœur. Venant des tripes. Arrachant la gorge. Eclatant contre la porte. Sa t’énerve hein. Tu es fou de rage. Tu la sens cette rage au creux du cœur. Qui vous bouffe. Tu ne me touches plus. Tu n’es plus rien. Il y a des choses dont il faut se débarrasser pour commencer quelque chose. Oublier le passé. S’ouvrir au présent. Enfin vivre. BAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAM
Je sursaute. Qu’est-ce que…PUTAIN. Il est en train de défoncer la porte. BAM. Il a déclaré la guerre on dirait. Dans un geste vif j’attrape Asamé contre moi. BAM. Contre mon cœur. Je m’éloigne de la porte. Rapidement. Juste à temps. La porte s’ouvre. Un violent courant d’air traverse la pièce. Il est là. Les mains sur les genoux. Courbés. Comme si un poids peser sur ses épaules. La haine ? L’amour ? La peine ? Qu’est-ce qui est si difficile à supporter. Tu veux mourir ? Sa peut s’arranger tu sais ? Je ne suis plus à sa près. J’ai déjà fait. Je le referais. Pour elle. Juste pour elle. Tu es fou. Tu le sais. Tu sembles fou. Tu l’es surement. Je souris. C’est héréditaire ? Je suis aussi effrayante durant mes crises ? Possible. En tout cas. Là. Maintenant. C’est contre moi que tu te battras. Car tu ne la toucheras pas. Tu ne l’approcheras pas. Tu le sais. Tu le sens. Tu devras me passer sur le corps. Au sens propres. Il fonce. Il court. Vers moi. La folie sur le visage. Doucement je me détache d’Asamé, la plaçant derrière moi. J’attrape la première chose. Une chaise. Tiens. Y’a encore une chaise en vie. Ce fut. Violent. Le pied de la chaise percuta son visage. Je la lâche. Il bascule. Il titube. J’ai déjà prévu. Je sais ce que je vais faire. J’ai juste à le faire y aller. Doucement. Surement. J’avance vers lui. Il se relève. Un coup. Violent. Tu me frappe. Tu me touche. Moi. Ta fille. Un coup de poing. Violent. Dans le ventre. Je me plis en deux. Le souffle coupé. Ça fait mal. Il m’attrape. Par les épaules. Par le cœur. Je vole. Wouah. Etrange. Mon dos percute la rambarde du balcon. Je sens sous mes pieds le tapis de morceaux de verre. Comme les débris de notre famille. Plein de petit morceau éclatant. Mélancolique. Nostalgique du beau verre resplendissant qu’ils étaient avant. Unis. A présent ce ne sont que des joyaux mal taillé qui s’entrechoque et se délaisse. Il fait mal. Très mal. Ses mains sur mon cou. J’étouffe. Lentement. Les poumons qui manquent d’air. Le cerveau qui manque d’oxygène. Ça brule. Mon genou se lève. Salvateur. Ça fait mal. Dans les bijoux de famille. L’origine de tout. Mon origine. C’est perturbant de penser ça. Dans un effort surhumain je saisis ses épaules, enfonçant mes ongles dans sa chair. Je bascule. Lui avec. Déséquilibre. Je me sers de son poids. C’est si facile. Un peu de vitesse. Et le voilà. Il passe de l’autre côté de la rambarde. Zut. Il s’est accroché au béton. Je m’accroupis. Lentement. Observant ses doigts blanchirent par l’effort.
« Cassons les chaines du passé. Elles sont rouillées et foutue. C’est la fin. Un nouveau commencement. Adieu. »
Il glisse. Lentement. Doucement. Il tombe. Lentement. Doucement. Tiens. Encore une chute. Tu n’en mourras pas. On est au premier étage. Pourtant. Je sais que tu as compris. Pour l’instant. Je ne suis plus ta fille. Tu n’es plus mon passé. Il tombe. Reste un instant au sol. Allongé. Me fixant. Puis se lève. Titubant. Tu as mal ? Moi aussi. Lorsque l’on brise des liens il faut s’attendre à souffrir. C’est irrémédiable. Je soupire. Un instant. C’est…fini ? Vraiment. Oui. On dirait. Asamé. Je me retourne. Elle est là. Elle est belle. Je retourne à l’intérieur, sentant le vent frappé contre mon dos. Tiens. Le jour est presque levé. Un nouveau matin. Un nouveau présent. Elle. Juste elle.
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Asamé Kagiwara.
Androgyne Décadent.
Messages: 748 Age: 22 Emploi/loisirs: Mafieux o/ Humeur: On a tous besoin de croire que quelque chose existe au delà de la banalité du quotidien. Être capable de se transformer en quelque chose de mieux, même si personne ne croit en vous. Ici depuis le: 16/02/2009
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Mar 6 Juil - 16:02
Ça me tape sur les nerfs, ça m'irrite et ça me rend fou. Ouais je me soumets sans cesse et ça me met sens dessus dessous.
Parce que je le veux maintenant je le veux maintenant. Donne moi ton coeur et ton âme. Et je m'évade je m'évade. Dernière chance pour perdre le contrôle .
Ça me retient, ça me transforme. Et ça me force à lutter. Pour être sans cesse froid à l'intérieur . Et rêver que je suis vivant.
Parce que je le veux maintenant je le veux maintenant. Donne moi ton coeur et ton âme. Et je ne m'effondre pas je m'évade. Dernière chance pour perdre le contrôle.
Et je te veux maintenant je te veux maintenant. Je vais sentir mon coeur imploser . Et je m'évade je m'échappe maintenant. Je sens ma foi s'éroder.
Tout s’était passé très vite en fait, et le temps qu’elle ai compris ce qu’il lui arrivait, le père avait déjà fait le grand saut. Enfin, grand. Nous étions seulement du premier étage, et en fait, Sei avait déjà survécue à cette chute là. Asamé ne le savait pas, vue qu’a ce moment là elle était en train de s’enfuir en courant, mais c’est un détail qui mérite sa réflexion. Alors, repassons donc le film à l’envers, si vous le voulez bien. Petit a, elle était dans les bras de Sei, elle étais bien, elle était au chaud. D’ailleurs, elle était en train de lui rouler une pelle si mes souvenirs drogués sont bons. Ah, et puis j’avais pris la parole, histoire que le père aille se faire mettre. Je crois qu’il n’a pas apprécier, parce que il avait ensuite défoncé la porte. Une fois, deux fois, trois fois. La jeune femme avait tout juste eu le temps de la mettre à l’abris, elle s’était laissée faire sans aucunes résistance, flottant encore sur son petit nuage je crois. Ah, il apparaît devant elle, enfin, devant elles plutôt. Il reprend son souffle, pauvre chéri, il n’a pas l’habitude d’aller chez sa fille et de la surprendre avec une autre fille. Enfin, La fille plutôt. Visiblement, on avait pas la bénédiction du géniteur. Amen. Il charge, les deux âmes du même sang se battent, Sei s’était dressé devant lui comme une véritable forteresse, une barrière inviolable. Asamé recule, par pur instinct de conservation. Sei avait littéralement volé vers le balcon, la jeune femme posa ses mains sur sa bouche, horrifiée. Mais elle ne peux rien faire. Le père se jette sur elle, lui enserre le cou. C’était comme si Asamé était en train de s’asphyxié avec sa compagne. Mais, un miracle. L’étreinte mortelle se desserre, le père avait une grimace tordue sur le visage. Outch, dans les parties. Dégoûtée, la jeune femme mima une douleur sur son visage. Mais c’était bien fait pour lui après tout. Enfin, dans un ultime effort, elle hissa son « père » sur le rebord, il resta accrocher quelques secondes. Elle retint sa respiration. Sei glissa des paroles pour l’homme, avant que celui-ci ne s’écrase sur le sol dans un bruit mat. Elle ne savait pas ce qu’elle lui avait dit, elle ne le saurait jamais. En fait, elle s’en foutait royalement. Elle se retourne, elle est belle. Effroyablement belle. Asamé se précipite dans ses bras, écrasant les morceaux de verre de la fenêtre par laquelle était passé le paternel quelques secondes avant. Elle se loge dans ses bras, sent son odeur si particulière. Puis, elle est frappée d’une envie, une pulsion. Oui, c’est ça. Une pulsion. Comme si elle l’avait désiré toute sa vie, attendant avec langueur, et finalement voir sa récompense arriver. C’était violent, très violent. Impossible à réfréner. Asamé plaque ses lèvres contre celles de Sei, passe ses mains sans complexes sous sa chemise abîmée. Elle lui glisse à l’oreille, d’une voix presque sensuelle.
« Je te veux. »
Ouais, c’est dit. Pas la peine de faire un dessin non ? Un ordre, Asamé est intransigeante. Elle se colle à Sei. Gênée ? Pas le moins du monde. Les limites, autant les dépasser. Elle savait que la jeune femme répondrais à son appel, l’appel du corps, de la peau. Elle avance, et fait reculer Sei contre le mur. L’accule. Choc, elles venaient de toucher le mur, dans un bruit presque violent. Mais là, le besoin, l’envie, le désir, la pulsion, étaient comme sublimés. Plus aucuns sentiments humains, plus de comment et encore moins de pourquoi. C’était cette hésitation, qui l’avait fait s’enfuir, la dernière fois. Plus maintenant, plus jamais.
Inviolable la forteresse hein ?
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Asamé Kagiwara. « Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d\'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c\'est à ce principe que je donne le nom de conscience. »
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Sei McCray
Tueur en Chocolat.
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Mar 6 Juil - 16:44
C’est étrange. C’est calme. Très calme. Trop calme. Je ne veux pas de calme. Pas maintenant. Pas là. Je suis pas calme. Je suis une bouffée d’adrénaline à l’état pur. Pas que de ça. Normal. Elle est là. Devant moi. Dans toute sa splendeur. J’ai encore ce vide au fond de moi. Ce vide profond. Douloureux. Exaltant. Juste parce que, dès qu’on le comble un peu, on se sent remplie. Débordante. Remplie-moi de ta chaleur. S’il te plait. Elle le fait. Je le sens. Je la sens. Dans mes bras. Je sens la chaleur enivrante de son corps contre le mien. Je sens les battements de son cœur contre le mien. Je sens son souffle chaud au creux de mon cou. Je le cherche. Ce souffle de vie. Ce souffle d’envie. Le chercher. Le trouver. Le capturer. Tout comme ses lèvres. Les embrasser. Encore et encore. S’en abreuver. S’y pendre. Laisser son cœur se balancer au bord de ses lèvres. S’y mourir. Juste un instant. L’histoire de quelques minutes. Vivre. Et mourir. Le temps d’un détachement. Pour y revenir. Encore. Infreinable. Incontrôlable. Une envie. Suivie d’une autre. Sans arrêt. Des flots brulant dans les veines. Oui. C’est presque effrayant. Passionnel. Terriblement bon. Accrochée à ses lèvres pour se sentir complet. Entière. Comme une âme déchirée cherchant les pièces manquantes. C’est long de les trouver, sa peut même des années. C’est long de les assembler, sa peut mettre des mois. Mais quand le puzzle chaotique est complet c’est bon. Terriblement bon. Je sens ses mains sur ma peau brulante. Fiévreuse par le combat. Fiévreuse par l’envie. Ces mains qui apaisent doucement le cruel assaut du désir. Ce n’est pas une première fois. Techniquement. Pourtant. C’est incomparable. Bien plus exaltant. Sa voix. Au creux de mon oreille. Son souffle contre ma nuque. J’en tressaillis un instant. Tu me veux Asamé ? Je souris. En cet instant je t’appartiens corps et âme. Mais ne fuiras-tu pas encore ? Hein. Tu ne le feras plus. Ne me brise plus le cœur. Je ne te laisserais pas partir. Tu es as moi. Le mur. Les choses sont clairs, je suis au pieds du mur. Sans jeux de mot vaseux. Enfin si. Un peu. Je passe mes mains sur sa taille, sous ses vêtements, laissant mes doigts parcourir sa peau. Des frissons. Encore. Le vent frais qui pénètre dans la salle n’atténue en rien la fièvre de mon corps. Il n’y a qu’elle qui le peut. Elle seule. Le mur fait mal ? Et alors ? Oh moins je rêve pas. Non ceci n’est pas un rêve.
Juste une douce réalité.
Mes lèvres cherchent les siennes, un instant à peine. Les trouvent. Les dévorent doucement. Passionnément. Un mélange de tendresse et de bestialité. Pourquoi ? Parce que je ne veux pas la blesser. Non. Et en même temps. Les envies sont incontrôlables. Violente. D’un geste je chasse ces vestes des épaules d’Asamé. Cette veste kaki dont la présence m’insupporte. Mes lèvres quittent les siennes, papillonnant sur sa nuque. Sentant son pouls contre mes lèvres. C’est brulant au creux du ventre. Sa pousse les gestes. Sa saccade la respiration. Je me sens bloquée. Je n’aime pas. Pas là. Pas maintenant. Jouons. Un peu. M’appuyant contre le mur je récupère de la force. Je la fait reculer. Un pas. Deux pas. Quart de tour. Un pas. Deux pas. Pouf. Nous tombons sur le canapé. Totale maitrise. Oui. Aucun problème. Je suis sûre elle. Je l’observe. A moi. Totalement a moi. Ma main glisse de nouveau sous son tee shirt, parcourant sa peau. Elle maigre, je le sens, le coma n’a du pas arranger sa silhouette svelte. Je mémorise chaque courbe de ses formes sous mes doigts. Je mémorise chaque parcelle de ses lèvres sous les miennes. Son parfums exulte de son corps et aveugle mes sens. Autant qu’il les intensifie. Brule moi. Dévore moi de ces flammes si puissante. Je chasse son tee shirt. Ils m’importune. Encore. Je n’en veut plus. Je ne veut plus d’eux. Je veux juste elle. Je veux ma muse. Je veux sa beauté sans artifice sous mes yeux. Sous mes mains. Je l’embrasse. Encore. Je la cherche. La taquine. L’agace. Le cœur qui se meurt dans des battements puissant.
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Asamé Kagiwara.
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Mar 6 Juil - 22:17
Elle ne se demande pas comment, elle ne se demande pas pourquoi? Juste ça, ces sensations à fleur de peau, juste ces frissons qui la parcourent entièrement, juste ses cheveux qui lui effleurent les épaules. Elle se colle à ses reins, passe sa langue dans son cou. Sent ses baisers sur sa nuque. Cet envol dans la poitrine, dans le ventre, dans la tête. C’est quoi ? Le septième ciel, comme tant le disent ? C’est l’adrénaline dans les veines, cette impression de perdre pied ? D’être… Possédée ? Oui. C’est ça. Voler. Enfin, la liberté, sous ses caresses enflammées. Soudain, elle se sent poussée. Sei est toujours contre elle. Deux pas en arrière, Asamé ne vois pas où elle met les pieds. Des morceaux de verre éclatent sous ses pieds, la jeune femme lui retire sa veste, son grand manteau kaki. Elle le laisse choir plus loin. Elle se laisse aller encore quelques pas, puis se retrouve sur la canapé. Le même canapé de cuir marron clair, avec la même couverture qui les avaient couvertes quelques heures auparavant. Elle s’accroche au cou de Sei tandis qu’elle sent ses mains remonter son torse. Elle lui déboutonne sa chemise, et l’envoie valser plus loin. Elle sent enfin la peau de Sei contre la sienne, sans les contraintes qu’imposent les vêtements, sans les autres pour les observer, sans le temps pour les arrêter. Elle s’accroche, l’embrasse à pleine bouche. Sent pourtant des larmes lui couler au bord des joues. Elle a chaud, très chaud. De la sueur commence à perler le long de son dos nue, elle ne regarde plus Sei dans les yeux, mais laisse juste libre cours à ses envies, ses pulsions. Sei est à cheval sur elle ? Elle sent comme un poids, elle gémit un peu. Pas de peur. Loin de là mes enfants. Elle est partie, Asamé. Ce serait une bonne, une excellent nuit.
Elle se redresse. Le soleil était haut dans le ciel, elle a mal au crâne. Chérie, tu viens de sortir du coma, t’a couché, jeter un type par la fenêtre, tu est tombée amoureuse, tu a trouvé une nouvelle maison… Franchement, tu aurais pu y aller plus doucement. Elle contemple le salon dévasté, et pouvais enfin regarder les dégâts. La table s’était envolée - au sens propre comme au sens figuré-, plusieurs chaises casées, la baie vitrée brisée, des taches de sang, si on y regardait de plus près, les vêtements des deux jeunes femmes qui visiblement avaient quittés leurs propriétaires, des meubles défoncés… De ses yeux ensommeillés, elle constate sans ciller. Ce n’était que matériel. Elle se retourne. A sa droite, Sei dort. Paisiblement, en toute tranquillité. Sourire. Elle prend la veste blanche de Sei et s’en recouvre les épaules, ramasse ses sous-vêtements qui traînaient et les enfilent. Contourne prudemment la fenêtre brisée et atteint la porte d’entrée elle aussi défoncée. Elle regarde le sac de courses qui attendant tel un ange derrière la porte, elle le regarde, toujours ce même sourire aux lèvres. Asamé arrive dans la cuisine, ouvre le sac. Banane et chocolat. Elle prend une crêpe, la badigeonne de pâte à tartiner chocolatée et y ajoute le délicieux fruit. Sei semble sortir enfin de sa torpeur, et fixe la lycéenne de son air endormie. Finalement, cette première nuit leur ressemblait. A l’image de ce salon dévasté. Elle était belle, comme ça. Se frottant les yeux telle une enfant, et cachée par la couverture blanche. Elle n’avait pas cet air de droguée, ou juste à cette substance qu’on appelais l’amour. Elle ferme la crêpe, l’enroule soigneusement. Prend une assiette, dévore cette fille du regard, emmitouflée dans ces draps blanc et dépose le plat chocolaté sur le bar. Pose sa tête sur ses deux paumes et attend le réveil de la princesse.
« Bien dormi ? »
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Sujet: Re: Tend la main mon enfant. La lumière restera hors de portée. -_ Asamé. Mer 7 Juil - 1:34
Tu ne vas pas trop loin ? Pourquoi ? Il y a une limite ? Je fais ce dont j’ai envie. Et là. La seule chose dont j’ai envie, c’est elle. Oui. Mais tu sens aussi cette force au creux de ton cœur. Ouais. Je la sens. Je la laisse me consumer. Et tu sais quoi ? J’aime ça. Tu sais. Elle semble plus âgée que toi. Peut-être même majeur. Hou. On va à l’encontre des lois alors ? Que j’ai peur. Tu te fous moi foutue conscience. Sincèrement ? A notre niveau ? Au point où en est ? J’ai jeté un homme du haut d’un immeuble. J’ai balancé mon père par la fenêtre. Je devrais m’inquiéter pour un âge ? Je la débarrasse de ses vêtements. Elle est belle. Terriblement belle. Dis Sei, tu l’aime ? Oui. Tout simplement. Je souris. Un instant. Avant de l’embrasser, encore. Jeter ses vêtements au loin. Pour se rapprocher d’elle. De sa peau. Pour se sentir complète. Enfin. Se sentir vivante. Sentir un bonheur intense envahir ses sens. Juste ça. En tout simplicité. Etre heureux. C’est si étrange. Inhabituel. Agréable aussi. Sa fait combien de temps que tu n’as pas passé d’aussi bonne nuit ? Hein. ? Sei ? Réponds-moi ? Redescend sur terre ! Quoi ? Pas maintenant ? Encore un peu ? Va… Profite. On a tous le droit à des petits instants de plaisir intense.
Ouvre les yeux. Pourquoi ? Parce qu’il est temps de te réveille marmotte. Mais. C’est si bon. Je viens de dormir. Une vraie nuit. C’est étrange. Aucun cauchemar. Aucun. Juste un sommeil réparateur bercer par les battements du cœur d’Asamé. Tiens. Asamé. Elle est où. Elle n’est plus là. Il y a juste la couverture sur mes épaules. Tu t’es… enfouie ? Non. Je n’y crois pas. Je vais ouvrir les yeux et tu seras là. Mais si tu n’étais pas là, je ferais quoi ? Hein. Dis. Sans toi là je ferais quoi ? J’ouvre les yeux. C’est dur. Limite pénible. Aie. Bobo. Le soleil. Pourquoi les reflets sont si violents. Y’a pas de volet dans cette baraque ? Nouvelle tentative. Plus prudente. Oui. Elle est là. Dans le flou. Mais elle est là. A la cuisine. Je souris, sans m’en rendre compte. Un léger flottement sur mes lèvres. C’est brouillon. Mes bras me sembles lourds, encore engourdie par le sommeil. Je ferme les poings et me frotte doucement les yeux. Comme les rendre plus net l’image. Oui. C’est bien mieux comme ça. Comme une bonne vieille télévision qu’on vient de régler péniblement. Elle est là Sei. Tu l’as vois. Elle ne s’est pas enfouie. Elle est juste là devant toi en cuisine. Et. Mais. Attend. Cette odeur. Je la reconnaitrais entre mille. Je ferme les yeux, laissant l’odeur de ce mets somptueux atteindre mes narines raffinées. Est-ce encore un doux rêve ? Mes yeux parcourent la pièce un instant. Un courant d’air soulève un instant ma chevelure. Tiens. Je comprends mieux. Il n’y a plus de volet. Il n’y a meme plus de fenêtre si on y regarde bien. Juste des bouts de verre sur le sol. Juste un salon chaotique. Post apocalypse. Tiens. Je me souviens. Un peu. La veille. C’est…moi ? J’ai abusé je crois là. Yohko va me tué en râlant devant le prix des travaux. Ow. Non. Yohko ne dira rien. Il ne dit plus rien là où il est. Je secoue la tête vigoureusement, chassant cette pensée. Non. Pas maintenant. Pas eux. Juste elle. J’ouvre les yeux. Elle est là. Elle me regarde. Suis-je au paradis ? Non. Surement pas. Le paradis ne me sera pas accordé après ma mort. Pourtant, il semble que de mon vivant j’ai le droit d’y gouter. Qu’importe. Je ne vais pas me plaindre. Au contraire. Je vais en profiter.
Je me lève. Lentement. Encore ensommeillée. Me drapant dans la couverture à l’allures d’anciennes tuniques grecques. Avec précaution j’évite les bouts de verres qui trainent sur le sol. Je pense que mon corps est assez meurtri de mes derniers exploits. Quelques bleues et coupures parcourent mon corps, rescapée d’un duel familial. Tiens. Elle est lourde la couverture ? Et alors. Elle sent Asamé. Elle est chaude. J’ai chaud. C’est étrange. Une douce chaleur. Je suis bien. Calme. Sereine presque. Quelle drogue étrange. Je me hisse sur une des chaises du bar, volant un baiser à la jeune femme.
« Pour la premiere fois »
Oui. Bien dormie pour la première fois. Comme un bébé qui découvre le sommeil sécurisant. Le sommeil sans rêve. Sans cauchemar. Juste dans un nid apaisant. Mes yeux cyans se posent sur l’assiette, sa sent bon, terriblement bon, et sa à l’air tout bonnement appétissant. Ma main gauche se faufile sous la couverture qui m’entoure et subtilise un instant un couteau et une fourchette. A L’ATTAQUE. Avec un léger sourire je commence à découper ma proie. Je n’y résiste pas. L’appel de mon estomac résonne doucement dans le salon. J’ai faim. Et j’ai devant moi un de mes plats favoris. Et j’ai devant moi une muse à la beauté sans pareil. Que demander de plus ? Je un morceau de crêpe, laissant mes papilles exploser sous l’effet du chocolat et de la banane. Un délice. Un pur délice. Mon regard parcourra le salon. Il est bon à refaire. Il n’y a plus d’argent sur notre compte commun. Les deux seuls qui travaillaient été dans le coma. Sei. Bienvenue dans le dur monde des adultes où l’argent est maitre de tout. Expliquer la situation à Asamé ? Lui dire que les deux personnes qui vivaient normalement avec elle étaient tout les deux coincé dans un hôpital ? Lui expliquer qu’elle venait de renvoyer la seule personne qui avait encore des droits sur elle. Comment ? Comment expliquer tant de chose. Non. En réalité, la seule chose dont elle avait besoin, c’était que sa muse reste près d’elle. Reste avec elle. Rien que ça.
« Tu…restes avec moi hein ? »
Fis-je d’une voix encore ensommeillées. Les idées embrumées par un épais brouillard. La tête dans le coltard. L’esprit dans la brume. Qui laisse les paroles s’échapper de sa bouche avant que son esprit ne le réalise vraiment. Une question. Un besoin. Une envie. Oui. Reste. S’il te plait. Reste. Reste avec moi. Reste dans cet appartement dévasté.
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